Anniversaire, Divers

SIXIÈME ANNIVERSAIRE DU BLOG

Voilà déjà six ans que je me suis lancé dans cette aventure d’un blog consacré à la musique et à la littérature. En six ans, j’ai publié presque 865 articles. Au début, j’en publiais beaucoup pour enrichir ma base de connaissances, et maintenant je suis arrivé à un rythme d’un article tous les 3 jours (sauf événement spécial).

Vous vous êtes mis à plus de 115 000 visiteurs cumulés, venus de 159 pays, pour voir plus de 196 000 vues sur ce blog.

Carte des vues par pays

J’ai consacré 139 articles à mes opéras préférés, de l’Orfeo de Monteverdi aux Ailes du Désir de Louati, ou d’Adrienne Lecouvreur de Cilea à Zoroastre de Rameau. Le plus regardé est celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, juste devant Norma de Bellini.

barcarolle

J’ai également consacré 80 articles à des compositeurs ou des compositrices, de Monteverdi à Othman Louati. Le compositeur qui vous a le plus intéressés est Franz Schubert. Parmi ces articles, 18 concernent des compositrices, pour la plupart injustement méconnues.

Schubert FierrabrasCliquez sur Fierrabras (de Schubert)

Ces chiffres de 139 opéras et 80 compositeurs (ou compositrices) chroniqués sont à rapprocher de mon objectif initial, quand j’ai commencé mon livre sur l’opéra (livre qui s’est transformé au cours du temps en ce blog), de retenir 99 opéras et 49 compositeurs (j’avais en tête, pour la structure de ce livre, La vie mode d’emploi de Perec).

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 61 écrivains passés à ma moulinette, d’Homère à Échenoz, le billet le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma (pas encore assez par rapport à mon objectif initial), à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

Une catégorie très prisée est celle sur les publicités se servant de musique classique pour vendre pâtes, lessive ou autres grosses ouatures. Cette catégorie très populaire vient en tête des vues puisque l’article le plus consulté est « De l’emploi de la musique classique dans la pub » suivi de près par « la Musique de Vivaldi dans la publicité« , avec environ 4000 vues pour chacun de ces 2 articles.

Côté classique, la vidéo la plus regardée est l’Ave Maria de Schubert interprété par Maria Callas.

Schubert Ave Maria CallasCliquez sur la Callas

En septembre 2022, j’ai fait une petite sélection de 57 compositeurs et compositrices d’opéra dans un livre, Compositeurs et compositrices, très beau et pas cher. Il m’en reste une cinquantaine, donc vous pouvez encore le commander. Cela me fera de la place pour le second volume qui sera consacré aux Écrivains et librettistes.

couverture-du-livre-image

À la sortie de ce livre, je suis passé dans le poste, et vous pouvez trouver cidsous le podcast de l’émission.

image podcastCliquez sur le podcast

Et pour finir ce billet, je vous propose de retrouver une de mes vidéos préférées, Nathalie Stutzmann et Philip Jaroussky dans un duo de HAENDEL.

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur Philippe Jaroussky et Nathalie Stutzmann

Point d'interrogationCliquez sur le bonus surprise

2 ter Liste alphabétique des compositeurs et compostrices, Compositeurs, Compositrices

LISTE ALPHABÉTIQUE DES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs et compositrices », destiné à vous faciliter la recherche par thème.

image Aboulker

DFE Auber

image Jean-Chrétien Bach

Beethoven

Bellini

berlioz

bernstein-candide-ouverture

image-hildegarde-von-bingen

image Boïto

Mel Bonis par Adrian

bizet

boieldieu

Brahms Fest und Gedenkspruche opus 109

Britten

bartok-musqiue-pour-cordes-percussions-et-celesta

francesca-caccini-par-adrian

debussy-par-adrian

Donizetti

image Dukas

Dvorak Symphonie du nouveau monde mvt 4

image-enesco

image De Falla

image Louise Farrenc

Fauré

image César Franck

Image Galuppi

Gershwin

Glinka

gluck image

Gounod

image-de-grandval

Grieg

haendel

image Haydn

image Jacquet de la Guerre

janacek

Image Jolas

image Sophie Lacaze

lalo-portrait

liszt

image Louati

lully

massenet

mecc81hul-par-adrian

fanny-mendelssohn-1

Felix Mendelssohn par Adrian

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image olivier Messiaen

Meyerbeer

Monteverdi par Adrian

Moussorgski

Mozart par Adrian

offenbach

image Camille Pépin,

arnoldo-poivrieri-petit-format

Image Nicola Porpora

Prokofiev

Puccini

Purcell

rachmaninov

Rameau

Ravel

image Claire Renard

Rimski-Korsakov

rossini

image Roussel

image Saariaho

Chevalier de Saint-Georges portrait

Camille Saint-Saëns

Salieri la Locandiera

image Erik Satie

Schubert image

image-robert-schumann

Clara Schumann Adrian Mercure 2021

Heinrich Schütz

Smetana par Adrian

image Ethel Smyth

barbara-strozzi

Richard Strauss portrait

Stravinsky

image Tailleferre

tchaikovsky

tchaikovsky le retour

ambroise thomas

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Compositrices, littérature, Mes opéras préférés, Théâtre

LA ESMERALDA, de Louise BERTIN (1836)

Parmi les dizaines d’opéras adaptés d’œuvres de Victor Hugo, il y en a un seul dont le livret a été écrit par VH lui-même. Il s’agit de La Esmeralda, écrit d’après Notre-Dame de Paris pour Louise Bertin. L’œuvre, créée le 14 novembre 1836 à Paris, est tombée assez vite, non pour des raisons musicales, mais pour des raisons politiques, Bertin étant la fille du directeur du Journal des Débats dont les positions politiques conservatrices étaient critiquées. La musique en a pourtant été jugée suffisamment bonne pour qu’on l’attribue à Berlioz.

On peut noter que ce livret a servi plus tard à Dargomijski.

Acte I : De nuit, à la Cour des Miracles. C’est le jour des fous. Le chœur des truands acclame Clopin, le roi de Thune. (chœur des truands « vive Clopin, roi de Thune »). Esmeralda, une orpheline qui vit parmi eux, chante son chant (Air : « Je suis orpheline »).

Frollo, déguisé sous une cape, se cache parmi eux. Il souffre car il est amoureux d’une bohémienne, Esmeralda, ce que son statut de prêtre de Notre-Dame de Paris ne permet pas. (Air : « Ô ciel, avoir donné ma pensée aux abîmes »).

Les truands élisent « pape des fous » Quasimodo, une créature difforme qui vit dans le clocher de la cathédrale. Quand celui-ci arrive vêtu d’habits pontificaux, Frollo se jette sur lui pour lui arracher ce costume sacrilège. Les truands grondent quand Clopin arrive, se mettant au service de Frollo pour le sauver. La foule partie, Frollo demande à Clopin et Quasimodo d’enlever Esmeralda.

Le capitaine Phœbus intervient, sauvant Esmeralda. Esmeralda le regarde avec admiration, mais quand Phœbus demande un baiser, elle le lui refuse. (Duo: « Un beau capitaine/Pour un capitaine »).

Air de Quasimodo « L’amour conseille »

Acte 2 : Quasimodo a été mis au pilori sur la place de grève. Les truands le vilipendent (Chœur des truands « Il enlevait une fille ») quand Esmeralda s’avance et , prise de pitié, lui donne à boire.

Chez madame Aloïse, qui s’apprête à célébrer le mariage de sa fille Fleur-de-Lys avec le capitaine Phœbus. Mais Fleur-de-Lys se doute bien que Phœebus aime ailleurs. (Duo Phoebus Fleur-de-Lys « Comme ma belle fiancée gronde aujourd’hui/Me trahir, moi, sa fiancée »). Fleur-de-Lys sortie, Phœbus chante son amour pour Esmeralda (Air : « Fille ravissante ! À toi mes amours ! »).

La fête bat son plein quand, par la fenêtre, de jeunes femmes voient Esmeralda danser sur la place. Elles reconnaissent la bohémienne que Phœbus a sauvée la veille. Phœbus lui fait signe de venir le rejoindre à la fête. Esmeralda arrive tout intimidée. (Ensemble Phoebus Esmeralda monsieur de Chevreuse « O la divine créature »).

Cliquez sur les actes 1 et 2

Acte 3 : Dans un cabaret. Phoebus et le chœur chantent une chanson à boire. Phœbus laisse entendre qu’il a rendez-vous avec une belle quand le couvre-feu sonne. Les buveurs sortent.

Phœbus + Chœur « Sois ma dame »

Frollo arrive et interroge Phœbus sur l’identité de celle qu’il aime. Quand Phœbus lui dit qu’il s’agit d’Esmeralda, Frollo lui prédit sa mort ! (Duo : « Il m’étonne, il me donne / Je l’étonne je lui donne »).

Esmeralda et Phœbus se sont donné rendez-vous (Duo : « Ô fille adorée »). Ils s’avouent leur amour mais dans l’ombre sont cachés Clopin et quelques sicaires payés par Frollo. Le prêtre poignarde Phœbus avant de prendre la fuite. (Trio : Phoebus Esmeralda Frollo « Fée ou femme sois ma dame »). Esmeralda tombe sur le corps sans vie de Phœbus et les sicaires se précipitent pour l’arrêter.

Acte 4 : En prison. Esmeralda ne comprend pas ce qui se passe, elle enfermée et Phœbus mort ! (Air : « Quoi, lui dans un sépulcre »).

Frollo entre et se dévoile. Il révèle son amour infâme pour Esmeralda (Duo Frollo Esmeralda : « Détresse extrême/Moment suprême »).

Sur le parvis de Notre-Dame. On entend les cloches. Quasimodo chante son bonheur simple de vivre dans les tours de Notre-Dame. (Air des cloches : « Mon Dieu, j’aime »).

Cliquez sur l’image

Frollo et Clopin entrent. Clopin annonce que Phœbus n’est pas mort. Frollo compte sur Clopin pour posséder Esmeralda. (Ensemble Frollo Esmeralda peuple: « C’est mon Phœbus qui m’appelle »).

Le cortège au supplice avance vers l’église. Frollo annonce à Esmeralda qu’il peut encore la sauver si elle se donne à lui, mais celle-ci refuse. Frollo prononce alors sa condamnation quand Quasimodo, qui assistait à la scène, se précipite sur Esmeralda et la conduit dans l’église, réclamant asile. La foule reprend le cri d’Asile ! (Chœur : « Asile, asile, asile »).

Frollo refuse. Esmeralda n’est pas chrétienne, elle ne peut pas bénéficier de la protection de l’église. Soudain, Phœbus intervient. Il s’est traîné jusqu’au parvis de Notre-Dame et accuse Frollo d’être son agresseur, innocentant Esmeralda. Mais Phœbus a présumé de ses forces, et il meurt. Esmeralda tombe sur son corps sans vie et le rejoint dans la mort.

Cliquez sur les actes III et IV

(Source principale : le livret.)

Écrivains, littérature, Poésie

Stéphane MALLARMÉ (1842-1898)

Étienne Mallarmé, dit Stéphane, naît le 18 mars 1842 à Paris. Son père était employé à l’administration de l’Enregistrement et des Domaines. En 1844 naît sa sœur Maria (qui mourra à l’âge de 13 ans). Stéphane perd sa mère en 1847 et son père se remarie l’année suivante.

En 1850, Stéphane entre en pension à Auteuil. Ses études sont assez médiocres. Ses premiers écrits connus datent de 1854, et en 1855, il est renvoyé de la pension de Passy. Stéphane part alors en pension à Sens.

En 1860, il entre comme surnuméraire à l’administration des enregistrements à Sens, ce qu’il appelle « ses premiers pas dans l’abrutissement ».

En 1862, Mallarmé publie pour la première fois : des articles ainsi que son poème Placet (Placet futile). Il courtise Christina (Maria), une jeune Allemande avec qui il s’installe à Londres en fin d’année.

En 1863, il se marie à Londres avec Maria. Mallarmé obtient son certificat d’aptitude à l’enseignement de l’anglais, et est nommé professeur à Tournon, en Ardèche.

En 1864, il commence une œuvre qui l’occupera toute sa vie, Hérodiade. 1864 est aussi l’année de la naissance de sa fille, Geneviève.

En 1865, il écrit Faune (première version du Prélude à l’après-midi d’un faune) et Sainte.

En 1866, des poèmes de Mallarmé paraissent dans le Parnasse contemporain. Après la parution de ces poèmes, il est renvoyé du lycée de Tournon sous la pression des parents d’élèves. Il est alors nommé au lycée de Besançon. Cette année-là, il rencontre « le néant » qui le lancera dans sa recherche vers l’absolu. Vers la fin de l’année, il commence une correspondance avec Verlaine.

En 1871, c’est la naissance de son fils Anatole. La mort d’Anatole à l’âge de 8 ans marquera profondément Mallarmé.

En 1872, lors d’un « dîner des Vilains Bonshommes », Mallarmé côtoie Rimbaud.

En 1874, Mallarmé se lance dans une aventure originale : il lance La dernière Mode, un journal de mode pour femmes dont il écrit tous les articles, et qui aura 8 numéros !

En 1875, il traduit des poèmes de Poe, dont le fameux Corbeau, qui paraîtra avec un frontispice de son ami Manet. Mallarmé s’installe rue de Rome, à Paris. C’est là que se tiendront ses fameux « mardis ».

En 1876, il fait paraître le Prélude à l’après-midi d’un faune, illustré par Manet, ainsi que le Tombeau d’Edgar Poe (Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change.)

En 1884, son ami Debussy met en musique le poème Apparition. C’est cette même année que Mallarmé fait allusion à son amie Méry Laurent.

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Mallarmé faisait partie du cercle des premiers admirateurs français de Wagner (mort en 1883). À la demande de « la Revue wagnérienne », il salue sa mémoire dans le poème Hommage (« Le silence déjà funèbre d’une moire »).

En 1891, à l’occasion d’un de ses « mardis », il rencontre Oscar Wilde qui écrira, sur le même sujet qu’Hérodiade, Salomé. Salomé sera adapté à l’opéra par Richard Strauss.

En 1892, Debussy commence la mise en musique du Prélude à l’après-midi d’un faune.

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En 1893, Mallarmé fait valoir ses droits à la retraite. En 1894, il donne deux conférences sur « la Musique et les Lettres » à Oxford et à Cambridge.

En 1896, il travaille sur Un coup de dés jamais, pour lequel son éditeur a le projet du « plus beau livre du monde ».

Mallarmé meurt le 9 septembre 1898 à Valvins, à l’âge de 56 ans. Hérodiade reste définitivement inachevée.

Ses poèmes ont également inspiré Ravel (trois poèmes de Mallarmé) ou encore Boulez (Pli selon pli) et Graciane Finzi (Un coup de dés jamais n’abolira le hasard).

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(source principale : la chronologie des Œuvres complètes dans la bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 1998.)

Cet article est une refonte complète d’un de mes tout premiers articles, que vous pouvez retrouver ici : « Mallarmé et la musique« .

Retrouvez ci-dessous des liens vers quelques poèmes mallarméens illustrés sur ce blog :

Apparition

Brise marine

Oh si chère de loin, et proche et blanche, si…

La Chevelure vol d’une flamme à l’extrême

Don du poème

En envoyant un pot de fleurs

Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change

Feuillet d’album

Le nuage (1859)

Hommage

M’introduire dans ton histoire (1886)

Quand l’ombre menaça de la fatale loi (1883)

Le Pitre châtié

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx

Remémoration d’amis belges

Renouveau (1866)

Sainte

Au seul souci de voyager (1898)

Le tombeau de Charles Baudelaire

Tombeau (de Verlaine) (1896)

Le Vierge, le vivace et le bel aujoud’hui

Maria Callas, Mes opéras préférés, vérisme

ADRIENNE LECOUVREUR, de CILEA (1902)

Adapté d’une pièce de Scribe, Adrienne Lecouvreur (Adriana Lecouvreur) de Cilea s’inspire de la tragédienne Adrienne Lecouvreur, très célèbre à son époque (elle débute à la Comédie-Française en 1717), qui collectionna les amants (Voltaire, le maréchal de Saxe,…) et mourut dans des circonstances étranges. On dit qu’elle fut empoisonnée par la duchesse de Bouillon, qui s’intéressait également au maréchal de Saxe.

Bien que ne répondant pas au cahier des charges du vérisme, les héros et héroïnes ne sont pas des gens « comme nous », mais des princes et princesses, des comtes et comtesses) Adriana Lecouvreur fait partie de ce mouvement musical, Cilea étant même un des représentants de ce mouvement.

Le pitch : Adrienne est courtisée par le comte de Saxe, incognito. Le prince de Bouillon croit que sa maîtresse, la Duclos, le trompe avec le comte. La princesse de Bouillon rompt avec son amant, le comte de Saxe. Quand les deux femmes se rendent compte qu’elles aiment le même homme, la princesse délaissée veut se venger. Elle fait porter un bouquet de violettes empoisonnées à Adrienne qui, l’humant, meurt.

Acte I : Avant le lever de rideau, le prince de Bouillon et son abbé sont avec Michonnet, le régisseur du théâtre. Adrienne Lecouvreur entre. Complimentée, elle chante qu’elle n’est que la servante du théâtre (Air : « Io son l’umile ancella »).

Cliquez sur Adrienne Netrebko

Adrienne Lecouvreur dit à Michonnet, le metteur en scène, qu’elle aime le jeune Maurizio. Maurizio n’est autre que le comte de Saxe qui a pris ce pseudonyme pour approcher Adrienne. Michonnet, secrètement amoureux d’Adrienne, la met en garde contre ce genre d’aventure. Maurizio arrive et offre un bouquet de violettes à Adrienne. Ils décident de se voir après le spectacle.

Cliquez sur Maurizio

Pendant la représentation, le prince de Bouillon intercepte une lettre écrite par sa maîtresse, la Duclos, une autre actrice. Il y lit que sa maîtresse a rendez-vous avec Maurizio. En fait cette lettre a été écrite par la Duclos à la demande de la princesse, qui aime Maurizio. Le prince invite tout le monde au pavillon où doit avoir lieu le rendez-vous, afin d’y voir plus clair sur ce qui se trame.

Acte II : Au pavillon de la Grange batelière. La princesse et Maurizio se retrouvent. (Air de la princesse : « Acerba voluttà ».)

Cliquez sur la princesse

Maurizio annonce la fin de leur liaison et offre, par galanterie, le bouquet de violettes d’Adrienne à la princesse. Les invités du prince arrivent. La princesse se retire discrètement, aidée par Adrienne. Mais lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont rivales, elles se disputent violemment. La princesse s’échappe, mais elle oublie son bracelet qu’Adrienne ramasse.

Acte III : Le prince donne une grande réception dans son palais.

Cliquez sur Maurizio

La princesse provoque Adrienne en révélant que c’est la nouvelle maîtresse du comte. Adrienne montre alors le bracelet de la princesse, bracelet que le prince reconnaît comme étant celui de sa femme. La tragédienne récite la tirade de Phèdre, de Racine, révélant ainsi l’attitude coupable de la princesse, qui jure alors de se venger.

Cliquez sur la tragédienne

Acte IV : Adrienne souhaite rester seule chez elle pour son anniversaire, mais ses amis arrivent. Michonnet tente une déclaration d’amour maladroite quand on apporte, de la part de Maurizio, une boîte contenant un bouquet de violettes fanées. Comprenant que c’est la fin de sa liaison avec le comte de Saxe, Adrienne embrasse le bouquet avant de le jeter au feu.

Cliquez sur Adriana Callas

Le comte de Saxe arrive alors, et demande sa main à Adrienne, qui est folle de bonheur avant de s’effondrer dans d’atroces douleurs.

Cliquez sur Adriana Gheorgiu

On comprend alors que le bouquet, empoisonné, a été envoyé par la princesse qui voulait se venger de sa rivale. Adrienne meurt dans le bras de son amant.

Agenda Ironique

TAMERLAN ET ATTILA

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Ce mois-ci (avril 2024), c’est le retour de Carnets Paresseux aux commandes de l’Agenda Ironique. Ékoikilnoudemand’, Carnets Paresseux ? Et bien voilà :

Avril oblige, il vassagir d’une histoire avec un poisson, mais comme on n’est plus le premier ravril, d’un poisson qui ne serait peut-être pas un poisson, ou pas que poisson. Skil serait d’autre que poisson ? A vous de le dire !
Et puis
 ‘vassagir d’une maison, ou d’un appartement, d’un terrier, bref, d’un logement, d’un lieu clos. J’aimerai aussi que ce lieu ne soit pas un simple décor, mais participe à l’action, voire pique la vedette au poisson.

Des mots imposés ? Taxiphone, rhubarbe, paresse et Vierzon.

Bien sûr, ilïaura une phrase à glisser ici ou là ; équanime, j’en propose deux au choix. L’une, c’est « d’ici à là, y a quoi, tu crois ? juste assez, où presque…» qui pourra s’achever sur un ? ou un . ou un ; ou trois …
L’autre ? « Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une larme. »
les plus intrépides pourront placer les deux phrases, ou plusieurs fois l’une, ou plusieurs fois les deux. Mais sans exagérer.

Et puis quoi plus ? peut-être que je proposerai chaque dimanche un petit truc en plus, pour s’il y a des amateurs qui voudraient tenter le feuilletonnage. Sinon, poème, recette, conte, épistolage, tout est formellement possible et attendu.

Bref, un poisson, où pas, un lieu clos, quatre mots, une ou deux phrases, et la possibilité d’épisodes.

Mais le mieux, c’est que vous alliez voir directement chez lui, à l’adresse suivante :

Peut-être avez-vous vu le film Ponyo sur la falaise, de Miyazaki. Dans cet anime, l’héroïne est Ponyo, un bébé poissonne qui se trouve enfermée dans un bocal clos sur la plage. Un petit garçon, Sosuke, la trouve et cherche à la libérer mais il se blesse à la main. Ponyo lèche sa plaie et se trouve contaminée par l’ADN humain. Elle commence à se métamorphoser, devenant une presque poissonne, et une presque humaine. L’équilibre du monde s’en trouve menacé et, comme le rapporte le philosophe romain Gracchus Confucius, « Xénophon se mit à pleurer quand il eut achevé la conquête du monde, conscient qu’il avait ainsi bouleversé l’équilibre d’ycelui. Tamerlan et Attila, eux, n’en eurent aucune larme ».

Mais qui étaient tous ces gens ? Xénophon était le grand frère de Taxiphon, un obscur inventeur grec, qui aurait trouvé le moyen de parler à distance. Malheureusement, la technologie des Grecs anciens ne lui ont pas permis de tester son invention et Taxiphon est resté totalement inconnu, au contraire de Xénophon, qui nous a laissé comme écrit l’Apologie de Socrate à propos de la mort du philosophe grec, obligé de se suicider en buvant du jus de rhubarbe pour avoir corrompu la jeunesse. Cette mort de Socrate a inspiré Erik Satie dans sa cantate Socrate. Mais de Xénophon à Satie, il y a quoi, croyez-vous ? Juste assez, ou presque, pour que la rhubarbe soit remplacée par de la ciguë.

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Attila était le farouche chef des Huns, et on disait de lui que derrière son passage, l’herbe ne reVERDIssait plus. Pourtant pas ingrat, Verdi écrira un opéra sur lui.

Cliquez sur Attila

Liszt le hongrois a aussi mis en musique l’épopée d’Attila dans son poème symphonique les Huns.

Un millénaire plus tard, Tamerlan était un chef mongol. Tamerlano a fait l’objet de mises en musique par Haendel et Vivaldi.

Cliquez sur l’image

Et un Agenda Ironique sans une citation de mon pote Mallarmuche serait comme une jambe de bois sans emplâtre, alors laissons-lui le mot de la fin. Saviez-vous par exemple que son poème « Loin de l’amer repos où ma paresse offense » avait été écrit pendant des ouacances à Vierzon?

Et si vous n’êtes pas convaincus par les ouacances de Mallarmuche à Vierzon, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous n’êtes pas convaincus par les ouacances de Mallarmuche à Vierzon

Articulet complémentaire : De récentes recherches dans les vélins veloutés antiques, menées par le très sérieux médiéviste F’Murrrrr nous apprennent qu’Attila était un compagnon de Jehanne d’Arcque, au même titre que Gilles de Rai, dit Barbe-bleue. Malheureusement, la barbe bleue de Gilles était habitée par des poux dingues. Quoiqu’il en soie, écoutons le concerto que Rossini a écrit pour la voix de velours de Jehanne d’Arcque. (La version en trio, un véritable petit opéra écrit pour Jehanne, Gilles et Attila a malheureusement était perdue.)

Cliquez sur Jehanne

(Si vous ne comprenez pas les paroles, ne vous inquiétez pas, elles sont écrites en volapükapi, une langue compréhensible uniquement dans le multivers.)

Compositeurs

André MESSAGER (1853-1929)

André Messager, carictaure au crayon de Gabriel Fauré © Gallica-BnF
André Messager, caricature au crayon de Gabriel Fauré. Gallica-BnF

André Messager naît le 30 décembre 1853 à Montluçon.

À sept ans, il commence à apprendre le piano. En 1870, il vient à Paris et étudie à l’école Niedermeyer où il a comme professeur Saint-Saëns et comme condisciple Fauré, avec qui il se liera d’amitié. En 1882 Messager compose avec Fauré la Messe des Pêcheurs de Villerville pour chœur de femmes.

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Après ses études, en 1874, il succède à Fauré à l’orgue de Saint-Sulpice. Devenu chef d’orchestre aux Folies-Bergères, il y compose des ballets comme Fleur d’oranger ou les Vins de France.

Messager fait ensuite un passage à Bruxelles avant de revenir à Paris où il devient maître de chapelle à Sainte-Marie des Batignolles.

En 1882, il se rend au Festival de Bayreuth en compagnie de Fauré. À leur retour, ils écriront à quatre mains leurs Souvenirs de Bayreuth.

Cliquez sur les pianistes

En 1886, Messager écrit la musique d’un ballet, les deux Pigeons d’après la Fontaine, pour l’Opéra de Paris.

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En 1896, c’est le Chevalier d’Harmental un opéra-comique de Messager d’après Alexandre Dumas.

En 1898, Messager est nommé chef d’orchestre de l’Opéra-Comique. Parmi les créations qu’il dirige, on trouve Louise de Charpentier ou Pelléas et Mélisande de Debussy. Il dirigera ensuite à Covent Garden (à Londres), à la Société des concerts du Conservatoire (à Paris) avant de devenir codirecteur l’Opéra de Paris de 1908 à 1914.

Aujourd’hui, le nom de Messager reste associé à ses opérettes comme Véronique (1898), les P’tites Michu ou Fortunio (1907) d’après le Chandelier d’Alfred de Musset.

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On peut noter également Madame Chrysanthème (1893) sur le même texte de Pierre Loti que celui qui a inspiré Madame Butterfly à Puccini.

En 1926, Messager est élu à l’Académie des Beaux-Arts.

André Messager meurt à Paris le 24 février 1929, à l’âge de 75 ans.

littérature, Oulipo, Poésie

« LA MUSIQUE », de Charles BAUDELAIRE (4 – BEETHOVEN)

Après avoir wagnerisé le poème La musique, de Baudelaire, puis debussysé, puis encore fauréïsé ce même poème, je vous propose une quatrième version de ce poème traité à la sauce OuLiPo.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Aujourd’hui donc, en voici une version beethovenisée.

La musique souvent me prend comme une mer !

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Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

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Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;

Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Cliquez sur le pianiste

Sur l’immense gouffre

Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

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Citations musicales :

Comme une mer : Beethoven Mer calme et heureux voyage.

Les poumons gonflés : Beethoven, Fidelio, chœur des prisonniers

La tempête : Beethoven sonate n° 17 – la tempête

Me bercent : Beethoven Sonate n° 14 Clair de Lune (Quasi una fantasia)

Divers

LES PLUS BEAUX CRIS DU CŒUR

Cet article est le support d’une présentation qu’une association lommoise m’a demandé de faire à ses adhérents pour un récital de la basse Alexandre Baldo, accompagné au piano par Antoine Palloc, et qui aura lieu le 10 avril à l’opéra de Lille, et dont le titre est « Les plus beaux cris du cœur ».

Cliquez sur l’interview d’Alexandre Baldo

Son programme alterne des airs de compositeurs (très) connus (Mozart, Donizetti, Bellini, Rossini, Gounod) et d’autres moins (Thomas, Tosti) allant essentiellement de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe. Il est complété par deux pièces pour piano seul de Chopin et de Catalani.

Cliquez sur l’affiche de film

Stefano Donaudy (1879-1925) est un compositeur palermitain, surtout connu pour ses 36 chants dans le style antique.

O del mio amato ben (extrait des 36 airs dans le style antique)

Cliquez sur l’image
Ô mon enchantement bien-aimé et bien perdu !
C'est loin de mes yeux
qui étaient ma gloire et ma fierté !
Maintenant pour les salles silencieuses
Je [le cherche toujours et] 1 appel
avec le cœur plein d'espoir ?
Mais je cherche en vain, j'appelle en vain !
Et pleurer m'est si cher,
qui ne nourris mon cœur que de larmes.

Sans lui, chaque endroit me semble triste.
La nuit me semble être le jour ;
le feu me semble froid.
Même si j'espère parfois
pour me donner à d'autres soins,
Une seule pensée me tourmente :
Mais sans lui, que ferai-je ?
La vie me semble si vaine
sans mon bien.

Mozart (1756-1791) a eu une courte vie, mais bien remplie musicalement.
Per questa bella mano (Air de concert)

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Tosti (1846-1916)

Non t’amo più (Je ne t’aime plus)

Cliquez sur le ténor

Vous souvenez-vous encore du jour où nous nous sommes rencontrés ?
Vous souvenez-vous encore de vos promesses ?
Fou d’amour je t’ai suivi, on s’aimait
Et à côté de toi j’ai rêvé, fou d’amour
Je rêvais joyeusement de caresses et de baisers
Une chaîne qui disparaît dans le ciel
Mais tes paroles étaient mensongères
Parce que ton âme est faite de gel
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !
Dans les chers jours que nous avons passés ensemble
J’ai parsemé ton chemin de fleurs
Tu étais le seul espoir de mon cœur
Tu es la seule pensée de l’esprit
Tu m’as vu prier, pâle
Tu m’as vu pleurer devant toi
Et moi, juste pour satisfaire ton désir
J’aurais donné mon sang et ma foi
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !

Chopin (1810-1848)

Nocturne n° 20 (piano solo)

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Donizetti (1797-1848) est, avec Bellini, un des plus illustres représentants du bel canto.

Amore e morte (ariette)

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Bellini (1801-1935)

La Sonnambula : «Il mulino ! » (« Vi ravviso »)

Cliquez sur la basse

Rossini (1792-1868) ferme le XVIIIe siècle et ouvre le XIXe.

Semiramide : « Si, vi sarà vendetta » (« Deh, ti ferma »)

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Catalani (1854-1893)

In sogno (en songe) (piano solo)

Cliquez sur le pianiste

Et le récital se termine par deux gloires françaises du XIXe siècle.

Gounod (1818-1893)

La Reine de Saba : « Sous les pieds d’une femme »

Cliquez sur le chanteur

et le trop méconnu Ambroise Thomas (1811-1896)

Le Caïd : « Je comprends que la belle aime le militaire » (air du tambour-major)

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Compositrices, Fantaisie, Premier avril

Zelda OCARINA

image Zelda

La compositrice Zelda Ocarina est une princesse musicienne née au Japon le 1er avril 1966. Ses parents, qui étaient proches de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, lui donnent le prénom Zelda en hommage à leur ami (son petit frère, de deux ans son cadet, s’appelle Gatsby).

C’est à l’âge de 1986 que Zelda fait ses débuts mondiaux avec son poème symphonique The Legend of Zelda. Malheureusement pour elle, son statut de princesse ne lui permettait pas une reconnaissance de compositrice, et ses partitions ont été publiées sous le pseudonyme de Koji Jondo, à qui on attribue de nos jours sa musique.

Entendant ce poème symphonique à Tokyo, les concepteurs de jeux vidéo Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka s’inspireront de la vie de la princesse Zelda pour créer leur série Legend of Zelda.

Dès lors, les succès s’enchaînent pour Zelda avec The Adventures of Link (1987), A Link to the Past (1991) ou Link’s Awakening (1993).

Mais c’est en 1998 que sa renommée devient vraiment mondiale avec son titre Ocarina of Time, composé pour son instrument aussi éponyme que favori, l’ocarina.

Cliquez sur l’ocarinatiste

En 2010 paraît le poème symphonique Symphonic Legends, qui sera créé à Cologne.

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En 2011, c’est une nouvelle symphonie qui est créée au Japon, avec Symphony of the Goddesses, qui fera ensuite l’objet d’une tournée mondiale.

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Il faut également noter l’adaptation en comédie musicale de ses poèmes symphoniques qui sera créée à l’Opéra de Saint-Glinglin. Il n’existe pas d’enregistrement de cette comédie musicale, mais je vous propose de trouver ici le top 10 des musiques de Zelda Ocarina.

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ou encore Twilight Princess

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Outre ses talents cachés de compositrice, la princesse Zelda était également chanteuse (ça faisait partie de l’éducation des princesses !) Retrouvez-la ici dans un pot-pourri de ses succès.

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(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)

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