Compositrices

Francesca CACCINI (1587 – 1641)

Contemporaine de MONTEVERDI, première femme à avoir écrit un opéra, Francesca CACCINI est née le 18 septembre 1587 à Florence. Son père, chanteur et compositeur, faisait partie de la Camerata fiorentina, ce cénacle d’intellectuels visant à retrouver l’art tel qu’il se pratiquait dans la Grèce antique. Il travaillait à la cour des MÉDICIS.

À ce titre, il compose en 1600 à l’occasion du mariage de Marie de Médicis et d’Henry IV une pièce musicale chantée, Euridice, sur le même livret que son collègue de la Camerata, Jacopo PERI. C’est à la suite de ces représentations que Claudio MONTEVERDI « inventera » la forme opéra, avec son Orfeo de 1607.

Pour en savoir un peu plus sur cette époque, vous pouvez cliquer sur le lien « Histoire de l’opéra, les années 1600« .

On connaît de Giulio un très bel Ave Maria, même si les recherches musicologiques récentes ont tendance à l’attribuer à un autre compositeur.

Caccini ave MariaCliquez sur l’image

La petite Francesca apprend de son père la musique : le chant, le clavecin, la composition.

De 1604 à 1605, le père, sa femme et ses deux filles sont invités à Paris par Henry IV et Marie de Médicis, où ils raviront les courtisans, notamment par la qualité du chant de Francesca.

En 1607, elle se marie et entre au service des Médicis au grand-duché de Toscane en tant que musicienne, et a été à une époque la musicienne la mieux payée.

En 1618, elle publie son premier livre de musique : Il primo libro delle musiche a una, e due voci (Le premier livre de musique à une et deux voix.)

Caccini Francesca Maria, dolce MariaCliquez sur l’image

Caccini Ch'amor sia nudoCliquez sur l’image

Caccini Chi desiaCliquez sur l’image

Caccini O che nuovo stuporCliquez sur l’image

Caccini francesca ChaconneCliquez sur la chaconne

Caccini Lasciatemo qui soloCliquez sur l’image

Francesca est restée dans l’histoire de la musique en tant que première femme compositrice d’opéras. En effet, en 1625 elle écrit la liberazione di Ruggiero dall’ isola d’Alcina (la Libération de Roger de l’île d’Alcina), d’après l’Orlando furioso de l’ARIOSTE.

Caccini Francesca La liberazione di Ruggiero dall' isola d'Alcina Ahi, MelissaCliquez sur l’image

Elle écrit aussi un Rinaldo inamorato dont la partition est malheureusement perdue.

On ne connaît pas exactement la date de sa mort, probablement survenue après 1641.

Dans mes recherches pour écrire cet article, je suis tombé sur la page suivante (en anglais) très intéressante: https://www.youtube.com/watch?v=DmHhvpbxoNM.

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Écrivains, Compositrices, littérature, Théâtre

LES TRAGIQUES GRECS – 1 – ESCHYLE (- 525, – 456)

Il y a quelque 2500 ans, un trio d’auteurs grecs, SOPHOCLE, EURIPIDE et ESCHYLE, fixait les grands mythes grecs et jetait les bases de la tragédie, creuset de notre culture. La force de ces archétypes est telle qu’ils inspirent toujours les auteurs, comme nous allons le voir.

Eschyle est l’aîné de nos trois tragédiens, peut-être est-ce pour cela qu’il fait plus intervenir les dieux que les humains dans ses tragédies. Il a écrit plus de cent pièces, mais seules cinq d’entre elles nous sont parvenues.

Les Perses. Cette pièce, écrite en – 472, évoque la victoire des Grecs contre les Perses à la bataille de Salamine. C’est la plus ancienne pièce de théâtre conservée.

Les sept contre Thèbes. Cette pièce écrite en – 467 décrit le siège et l’attaque de la ville de Thèbes contre sept chefs d’Argos, dans le combat fratricide entre Étéocle et Polynice, les fils d’œdipe et frères d’Antigone. L’action se déroule donc avant les multiples versions de la tragédie Antigone.

Les Suppliantes, qui date d’environ – 460, raconte l’histoire des 50 Danaïdes (les filles de Danaos, lui-même descendant de Zeus et Io) qui devaient épouser les 50 fils d’Égyptos. Ne voulant pas de ce mariage, elles se réfugient avec leur père à Argos, le berceau de leur race, où elles demandent l’asile. Le roi d’Argos accepte de les protéger. Je reviendrai dans un billet spécifique sur l’histoire des Danaïdes, et de leur aînée, Hypermnestre.

En 1941, HONEGGER écrit une musique de scène pour cette pièce

L’Orestie , qui date de – 458 est une trilogie composée de Agamemnon, les Choéphores et les Euménides. L’Orestie sera adapté par Darius MILHAUD sur un livret de Paul CLAUDEL.

Milhaud l'Orestie AgamemnonCliquez sur Agamemnon

Milhaud l'Orestie les ChoéphoresCliquez sur les Choéphores

Milhaud l'Orestie les EuménidesCliquez sur les Euménides

En 1966, c’est le compositeur grec Xenakis qui met en musique l’Orestie.

Xenakis OresteïaCliquez sur l’Oresteïa

Et en 2011, la compositrice polonaise écrit le drame lyrique Oresteia.

Il reste une autre pièce, Prométhée enchaîné dont la date est incertaine. Je reviendrai également dans un billet spécifique sur ce héros de la mythologie grecque, qui ayant volé le feu pour le donner aux hommes, se trouve cloué sur un rocher. Immortel, il est condamné à avoir le foie mangé chaque jour par un aigle, jusqu’à ce qu’il cède et révèle à Zeus un secret, mais Prométhée tient bon.

Honegger a écrit en 1946 une musique de scène pour ce Prométhée enchaîné d’Eschyle.

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Compositeurs

Bedrich SMETANA (1824 – 1884)

Bedrich SMETANA est un compositeur tchèque né en Bohème le 2 mars 1824.

Dans le bouillonnement des nationalismes du milieu du XIXe siècle, il est considéré comme le « père » de la musique tchèque.

Musicien précoce, il apprend le piano et le violon et compose sa première œuvre à l’âge de huit ans. Il part ensuite étudier la musique à Prague. Il a l’occasion de rencontrer Robert et Clara SCHUMANN et Franz LISZT. C’est le soutien financier de Liszt en 1848 qui lui permet d’ouvrir une école de musique et de publier ses premières œuvres.

Il se marie à une pianiste en 1849 et perd rapidement trois de ses quatre filles.

En 1856, il part à Göteborg en Suède, où il enseigne la musique, est chef d’orchestre et pratique la musique de chambre.

Il revient à Prague en 1863, où il ouvre une autre école de musique dans le but de promouvoir la musique tchèque. Il est alors chef d’orchestre de l’Opéra de Prague en 1866, orchestre dans lequel joue DVORAK et avec qui il se lie d’amitié.

Smetana a écrit une dizaine d’opéras. Le premier, Les Brandebourgeois en Bohème (Braniboři v Čechách) (1863) est le premier opéra écrit en langue tchèque.

Smetana les Brandeb ourgeois de BohèmeCliquez sur l’image

La plus connue de ses œuvres lyriques est La fiancée vendue (Prodaná nevěsta), écrit en 1864 – 1866 et créé en 1866. Après différentes révisions, il obtient un succès mondial à partir de 1870. Son ouverture fait partie des ouvertures d’opéras que les orchestres aiment bien programmer en première partie de leurs concerts.

Smetana la fiancée vendue (Prodana nevesta) ouvertureCliquez sur l’orchestre

Syphilitique, sa maladie lui cause une surdité totale en 1874. Il doit alors mettre fin à sa carrière de chef d’orchestre et se consacre désormais uniquement à la composition.

De 1874 à 1879, il compose Ma Patrie (Ma Vlast), un ensemble de poèmes symphoniques célébrant son pays, la Bohème. Le deuxième de ces poèmes est la Moldau (Vltava), du nom du fleuve qui traverse Prague. Cette pièce est certainement l’œuvre la plus connue de Smetana.

Smetana la Moldau (Vltava)Cliquez sur l’image

Sa santé décline et il est interné en 1883. Il meurt à Prague le 12 mai 1884.

Parmi ses œuvres, outre sa dizaine d’opéras, il nous laisse de la musique de chambre : trois quatuors à cordes et un trio piano, violon violoncelle, de la musique pour piano et des poèmes symphoniques.

Quatuor à cordes n° 1 : De ma vie (1876).

Smetana Quatuor 1 De ma vie 1er mouvementCliquez sur le quatuor

Trio piano, violon violoncelle.

Smetana Trio piano violon violoncelleCliquez sur le trio

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Compositrices, Mythologie, Théâtre

OEDIPE

Sujet complexe que celui d’Œdipe. On connaît ce héros essentiel de la mythologie grecque grâce aux deux pièces Œdipe roi et Œdipe à Colone de SOPHOCLE.

Œdipe était le fils de Laïos et Jocaste, abandonné à sa naissance parce qu’un oracle avait prédit à Laïos que son fils le tuerait. Recueilli par le roi Polybe, et ayant appris qu’il devait tuer son père, il quitte la cour de son père adoptif et se dirige vers Thèbes. En chemin, il croise Laïos et le tue. Arrivé à Thèbes, et après avoir résolu l’énigme du sphynx (voire de la sphynge), il épouse sa mère, la reine Jocaste, qui lui donnera quatre enfants, Antigone, Ismène, Étéocle et Polynice. Lorsqu’il apprend son forfait du devin Tirésias, il se crève les yeux et quitte Thèbes.

En 1786, SACCHINI a composé un opéra, Œdipe à Colone.

Sacchini Oedipe à Colone

À la même époque, le prolifique GRÉTRY avait entamé un Œdipe à Colonne qu’il n’achèvera pas.

En 1845, Félix MENDELSSOHN, le frère de la compositrice Fanny, écrit une musique de scène pour Œdipe à Colone.

Mendelssohn Oedipe à ColoneCliquez sur le chœur

En 1861, c’est MOUSSORGSKI qui écrit Œdipe à Athènes, une musique de scène pour une pièce de OZEROV.

Moussorgski OedipeCliquez sur l’image

En 1927, STRAVINSKY écrit son Œdipus Rex, sur un livret de COCTEAU.

Stravinsky Oedipus RexCliquez sur l’image

Le compositeur LEONCAVALLO n’aura pas la chance de voir la création de son opéra Œdipe-roi (Edipo Re) en 1930, un an après sa mort.

Leoncavallo Oedipe roi (Edipo Re)Cliquez sur l’image

alors qu’en 1936, le trop méconnu ENESCO écrit son opéra Œdipe, qui reprend toute la vie du personnage.

Enesco Oedipe Voyez, Thébains, voyez !Cliquez sur l’image

Antigone, une des filles d’Œdipe, connaîtra le même succès que son père. Voir ici https://toutloperaoupresque655890715.com/2020/12/29/antigone/le billet qui lui est consacré.

(P.S. De nos jours, Œdipe est généralement connu par le « complexe d’Œdipe » théorisé par le médecin viennois Sigmund FREUD. En effet, en 1897, alors qu’il avait commencé à élaborer sa théorie de la psychanalyse, il s’est rendu compte qu’il y avait en lui un désir pour sa mère doublé d’une jalousie envers son père. Privé de repères externes, il en a déduit, à l’encontre de toute rationalité scientifique, que ces envies étaient communes à tous les enfants !)

Compositeurs

Claude DEBUSSY ( 1862 – 1918)

Achille-Claude DEBUSSY naît en 1862 à Saint-Germain-en-Laye, de parents commerçants.

La famille s’installe à Paris en 1867. En 1870, madame Debussy part à Cannes avec ses enfants pendant que son mari reste à Paris. C’est à Cannes que le petit Claude reçoit ses premières leçons de piano. À la fin de la Commune, la famille rentre à Paris mais le père, communard, est mis en prison. Là, il se lie d’amitié avec un autre prisonnier, le beau-frère de Paul Verlaine. Cet ami lui conseille de confier Claude à sa mère, excellente pianiste. Au bout d’un an, celle-ci recommande aux parents de le faire entrer au conservatoire de Paris, ce qu’il fait en 1872. Il a LAVIGNAC, wagnérien de la première heure, comme professeur de solfège.

Après des années d’études pas toujours couronnées de succès, son professeur de piano, MARMONTEL, le recommande à une riche veuve russe, qui cherchait un pianiste pour l’accompagner durant l’été. Il s’agit de Nadejda von MECK, que nous avons déjà rencontrée à propos de TCHAÏKOVSKI. En 1880, elle s’installe pour l’été avec ses enfants à Interlaken, en Suisse, où Debussy les rejoint. Après la Suisse, ils s’installent à Arcachon, puis partent en voyage à travers la France et l’Italie. C’est de cette époque que datent les premières compositions de Debussy, dont une transcription pour piano du Lac des Cygnes de Tchaïkovski commandée par Nadejda. À l’automne, il rentre à Paris et au Conservatoire.

Debussy le Lac des CygnesCliquez sur l’image

Il suit la classe d’orgue de César FRANCK et, pour gagner sa vie, devient accompagnateur dans un cours de chant. Là, il rencontre une femme mariée et mère de deux enfants, Marie VASNIER, dont il s’éprend. Il compose alors des mélodies pour Marie. Il écrit néanmoins à Nadejda von Meck pour passer un nouveau séjour avec sa famille, et elle l’invite à Moscou, où il passe deux mois, avant de partir à Florence avec la famille von Meck. Il rentre à Paris en décembre 1881, mais passe plus de temps chez les Vasnier qu’au Conservatoire. Il publie sa première œuvre, la mélodie Nuit d’étoiles.

Debussy Nuit d'étoiles (Véronique Gens)Cliquez sur l’image

Après deux échecs au concours du Grand-Prix de Rome, il est reçu en 1884, et part pour la Villa Médicis. Il découvre la musique de PALESTRINA, comme GOUNOD l’avait fait quelques années auparavant.

Au bout de deux ans (au lieu de trois), il donne sa démission et rentre à Paris. Il s’installe rue de Londres avec Gabrielle DUPONT, avec qui il vit pendant près de 10 ans. En 1887, on le voit fréquenter les mardis de Stéphane MALLARMÉ. En 1888, il fait le voyage à Bayreuth, où il entend Les Maîtres Chanteurs, Tristan et Parsifal. En 1890, il compose sa première œuvre à succès, la Suite bergamasque. En 1893, c’est son quatuor à cordes, et en 1894, le Prélude à l’après-midi d’un faune, une mise en musique des impressions laissées par le poëme de Mallarmé.

Debussy Prélude à l'après-midi d'un fauneCliquez sur l’image

En 1894, il commence son opéra Pelléas et Mélisande, d’après l’œuvre de MAETERLINCK. Après un long travail de composition, Pelléas est représenté à l’Opéra-Comique en 1902. La première est catastrophique, mais au bout de quelques représentations, la situation évolue et l’opéra triomphe.

Debussy Pelléas et MélisandeCliquez sur Mélisande

En 1897, il met en musique trois chansons de Bilitis, sur des poèmes (érotiques) de son ami Pierre LOUYS.

Debussy Trois chansons de Bilitis la chevelureCliquez sur l’image

En 1899, il quitte Gabrielle Dupont pour épouser Rosalie TEXIER. Il passe l’été avec elle dans l’Yonne de 1902 à 1904, et c’est là, au cœur des terres, qu’il écrit son poème symphonique La Mer.

Debussy la Mer Dialogue du vent et de la merCliquez sur l’orchestre

Il rencontre Emma, l’épouse d’un banquier avec qui il a une relation, ce qui provoque une tentative de suicide de sa femme. Il divorce pour se marier avec Emma en 1908. En attendant, ils avaient déjà eu une fille en 1905, surnommée Chouchou, à qui il dédie la suite pour piano Children’s Corner.

Debussy Children's CornerCliquez sur Debussy

En 1908, il signe un contrat avec le Metropolitan Opéra de New York, lui réservant la première d’un opéra, La Chute de la Maison Usher, d’après Edgar Allan POE. Il y travaille en 1909, mais un cancer, diagnostiqué en 1910, commence à le faire souffrir. Il travaille à son nouvel opéra jusque vers 1916 – 1917, mais le laisse inachevé à sa mort en 1918.

En 1912, il écrit Jeux, pour DIAGHILEV et ses ballets russes, pièce qui sera créée en 1913, la même année que le Sacre du Printemps, de STRAVINSKY. Enfin, parmi ses autres chefs-d’œuvre, notons les deux livres de Préludes pour le piano, écrits entre 1909 et 1913, musique souvent qualifiée d’impressionniste, ses pièces portant des titres tels que « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir », « Les fées sont d’exquises danseuses », ou encore « Ce qu’a vu le vent d’ouest ». En 1915, il publie également un cahier d’Études pour le piano.

Debussy La Cathédrale engloutieCliquez sur la cathédrale engloutie

En 1921 paraît un recueil de ses articles de critiques musicales, Monsieur Croche antidilettante.

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Compositrices, Historique

LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est l’hymne national français depuis 1795. Elle a été écrite par ROUGER DE LILLE en 1792 sous le titre Chant de marche de l’Armée du Rhin.

En tant qu’hymne révolutionnaire, elle a été citée par bien des compositeurs.

Ainsi, dès 1799, SALIERI la citera dans sa cantate Der Tyroler Landsturm.

2021-07-13_22h20_04Cliquez sur Salieri

La version la plus connue de nos jours est celle orchestrée par BERLIOZ en 1830.

Robert SCHUMANN (le mari de Clara) a écrit le lied « les deux Grenadiers » sur un poème de HEINE datant de 1822, décrivant les mésaventures de deux grenadiers de l’armée napoléonienne en déroute. (Robert citera également la Marseillaise dans son Carnaval de Vienne.)

Schumann les deux grenadiersCliquez sur l’image

En 1861, VERDI compose l’hymne des Nations pour faire connaître la jeune Italie, qui sera créé à l’Exposition universelle de Londres en 1862. Cette cantate reprend la plupart des hymnes nationaux, dont évidemment la Marseillaise pour la France.

Verdi Hymne des nationsCliquez sur Toscanini

En 1880, c’est TCHAÏKOVSKI qui se sert de la Marseillaise dans son ouverture 1812 célébrant la victoire des Russes contres les armées napoléoniennes.

Tchaïkovski Ouverture 1812Cliquez sur l’image

En 1913, DEBUSSY conclut ses Feux d’artifices par une citation de quelques notes de la Marseillaise.

Debussy Feux d'artifice finalCliquez sur le pianiste

Plus tars, STRAVINSKY a écrit cette transcription pour violon :

Stravinsky la MarseillaiseCliquez sur l’image

Et en 1967, ce sont les BEATLES qui la citent en ouverture du célèbre « All you need is love ».

The Beatles All you need is loveCliquez sur le Yellow Submarine

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Compositeurs, opéra russe

Alexandre BORODINE (1833 – 1887)

Alexandre BORODINE est né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833. Durant ses études, il étudie à la fois la flûte et la médecine, avant de se spécialiser en chimie.

Ses premières œuvres musicales sont de la musique de chambre et des mélodies (si on excepte une polka écrite à l’âge de neuf ans pour une dame dont il était « follement amoureux ».)

De 1856 à 1859, il exerce comme médecin militaire. C’est là qu’il rencontre MOUSSORGSKI (qui était également militaire à cette époque). En 1859, il rencontre une pianiste de talent avec qui il se mariera.

Son œuvre musicale est relativement étique, car Borodine a consacré plus de temps à sa carrière de chimiste qu’à sa carrière musicale.

En 1860, il écrit sa Sonate pour piano et violoncelle (il était lui-même violoncelliste).

Borodine sonate pour piano et violoncelleCliquez sur l’image

En 1862 à Saint-Pétersbourg, Borodine rencontre BALAKIREV et rejoint le Groupe des Cinq, avec RIMSKI-KORSAKOV et César CUI.

En 1864, il devient professeur de chimie à l’académie de Moscou, et c’est là qu’il travaille avec MENDELEÏEV, « l’inventeur » du tableau périodique des éléments.

En 1869, il écrit sa première symphonie, ainsi qu’une farce, les Preux, qui est un échec. (Il écrira trois symphonies, dont la troisième est restée inachevée.)

Borodine Symphonie n° 1 adagioCliquez sur l’image

En 1879, il écrit son premier quatuor à cordes.

Borodine quatuor n° 1Cliquez sur le quatuor

En 1880, il écrit, à l’occasion des 25 ans du règne d’Alexandre II, le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie centrale, sans doute son œuvre la plus connue de nos jours.

Borodine Dans les steppes de l'Asie centrale

En 1881, il compose son deuxième quatuor, dont le mouvement « nocturne » (« notturno ») est resté relativement connu.

Borodine quatuor n° 2 nocturneCliquez sur le quatuor

En 1869, il commence son opéra le Prince Igor, opéra sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort le 27 février 1887 à Saint-Pétersbourg, et qui sera terminé par GLAZOUNOV et Rimski-Korsakov. Ses « Danses polovtsiennes » sont également un morceau de bravoure pour les orchestres symphoniques.

Borodine le Prince Igor danses polovtsiennesCliquez sur les polovtsiennes

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Compositrices

Clara SCHUMANN (1819 – 1896)

Clara SCHUMANN fait partie de ces femmes artistes dont le talent a été éclipsé par celui d’un homme, en l’occurrence l’homme de sa vie, le compositeur Robert SCHUMANN.

Née le 13 septembre 1819 à Leipzig, elle est la fille d’un professeur de piano, Friedrich WIECK, qui la fait travailler très tôt pour en faire une virtuose, et comme les pères de MOZART ou BEETHOVEN, la lance encore enfant dans une série de tournées et de concerts.

Elle n’a que neuf ans quand elle rencontre Robert SCHUMANN, un élève de son père de 9 ans son aîné. Très vite une amitié se noue entre eux et ce jeune homme épris de littérature lui apprend à connaître ses contemporains poètes, les JEAN-PAUL (RICHTER), HEINE, E.T.A. HOFFMANN. De cette époque datent les premières compositions de Clara, les quatre polonaises opus 1.

Clara Schumann 4 polonaises opus 1Cliquez sur l’image

Avec le temps, l’amitié va se transformer en amour, mais cet amour n’est pas du goût du père, tyran domestique, qui a d’autres ambitions pour sa fille et reproche à Robert de ne pouvoir lui assurer un train de vie correct en cas de mariage.

Le talent de pianiste de Clara a été reconnu par ses contemporains, comme LISZT ou PAGANINI.

Après des années où le père interdit aux jeunes gens de se voir, voire de s’écrire, quand Clara devient majeure, elle veut imposer son mariage contre la volonté de son père, qui intente alors un procès aux jeunes gens pour faire interdire ce mariage, accusant Robert de fainéantise et d’alcoolisme. Heureusement, les nombreux amis du jeune couple, dont Félix MENDELSSOHN, viennent témoigner en leur faveur.

Malgré l’amour et l’admiration que Clara a pour son Robert de mari, la situation est compliquée pour la musicienne qu’elle est. Robert monopolise souvent le piano familial pour ses compositions, et Clara doit jouer les maîtresses de maison, et très vite les mères au foyer, puisque huit enfants naîtront de leur union. « Heureusement » pour Clara, ce ne sont pas les revenus de Robert qui permettent au foyer de vivre, et Clara doit régulièrement donner des concerts, lui permettant d’exercer sa vraie vie, la musique, le piano, les concerts et elle fait ainsi des tournées dans toute l’Europe.

Le couple était proche du violoniste Joseph JOACHIM, qui apprend à Clara l’art d’interpréter la musique de Beethoven. C’est pour lui qu’elle écrit les trois Romances pour violon et piano.

Clara schumann trois romances pour violon et piano opus 22

En 1853, un jeune homme vient se placer sous leur amicale protection, Johannes BRAHMS, avec qui ils font de la musique dans une collaboration féconde.

Malheureusement, après dix ans de mariage, Robert sombre dans la folie. En 1854, il se jette dans le Rhin et, repêché, demande à être placé à l’asile. Il y restera plus de deux ans avant de mourir, sans que Clara ne puisse le revoir.

Dès lors, elle vit dans le souvenir de son mari, et se rapproche de Brahms. Elle continue à écrire, essentiellement pour le piano, donne des leçons de piano et continue ses séries de concerts jusqu’à la fin de sa vie.

Elle meurt le 20 mai 1896 à Francfort.

Le catalogue de ses œuvres comprend de la musique pour piano, des lieder, de la musique chorale, et quelques pièces pour piano et orchestre.

Clara Schumann Abendfeier in VenedigCliquez sur le chœur

Clara Schumann Ich stand in dunklen TraümenCliquez sur l’image

(P.S. comme pour le compositeur Arnoldo POIVRIERI, et pour Charles PERRAULT, j’ai fait appel pour le portrait de Clara Schumann à un jeune artiste qui peut réaliser vos portraits, ceux des gens que vous aimez, vos animaux familiers, et à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co ).

Animation 1, Écrivains, Compositrices, Contes et légendes, littérature

Charles PERRAULT (1628 – 1703)

Charles PERRAULT était un écrivain et homme de loi, né à Paris le 12 janvier 1628. Ce protégé de COLBERT a été membre de la commission chargée de « rédiger les inscriptions » sur les monuments publics (la future « Académie des Inscriptions et Belles Lettres ») et fut élu à l’Académie française en 1671. Il prit part à la Querelle des Anciens et des Modernes, soutenant que le XVIIe siècle était de loin supérieur à l’antiquité. En musique, il défendit ainsi la musique de Lully par rapport à la musique antique.

Après avoir écrit Peau d’Âne en 1694, c’est en 1697 qu’il fait paraître son œuvre qui reste la plus connue de nos jours, le recueil de contes les Contes de ma mère l’Oye.

Il meurt le 16 mai 1703, à Paris.

Peau d’Âne a été adapté dans un opéra-comique par Raoul LAPARRA en 1899. Plus près de nous, la compositrice Graciane FINZI en a fait en 2015 un conte (musical) pour enfants.

Finzi Peau d'Ane

Dans les Contes de ma mère l’Oye, on trouve :

La Belle au bois dormant dont TCHAÏKOVSKI a fait un de ses ballets les plus célèbres.

Tchaïkovsky La Belle au bois dormantCliquez sur le célèbre ballet de Tchaïkovski

L’Italien Otorino RESPIGHI a écrit un opéra en 1922 La bella addormentata nel bosco.

Respighi La Bella dormente Nel boscoCliquez sur la Belle au bois dormant

Tex AVERY n’a pas été le seul à adapter Le Petit Chaperon rouge. Il y a eu un opéra-comique de BOÏELDIEU, écrit en 1818, et plus près de nous, Georges APERGHIS en a fait un conte musical pour enfants en 2001.

Aperghis le petit Chaperon rougeCliquez sur le petit Chaperon rouge

Les œuvres inspirées par La Barbe bleue ont déjà fait l’objet d’un article sur ce blog, « Jeanne-d’Arc et Barbe-bleue« .

Le Maître chat ou le Chat botté a été adapté à l’opéra par César CUI, un membre du Groupe des cinq.

Cui le Chat bottéCliquez sur l’image

Les Fées. Je n’ai pas trouvé d’opéra directement inspiré par ce conte, mais pourtant les fées ont inspiré un grand nombre d’œuvres musicales.

Les adaptations de Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre ont déjà fait l’objet d’un billet sur ce blog, « Cendrillon, Cinderella, la Cenerentola« .

Riquet à la houppe qui a fait l’objet d’une adaptation dans un opéra-comique de Georges HÜE en 1928.

Le Petit Poucet

En 1908, Maurice RAVEL écrit Ma mère l’Oye un ensemble de cinq pièces pour le piano à quatre mains destiné à des enfants de ses amis. Les deux premières pièces de cet ensemble sont « Pavane de la Belle au bois dormant » et « le petit Poucet ». Les trois autres sont tirées d’autres livres de contes.

Ravel Ma Mère l'Oye Petit PoucetCliquez sur toutes les mains

Retrouvez ici d’autres opéras pour enfants.

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Compositeurs, Jazz, littérature, Mythologie

Igor STRAVINSKY (1882 – 1971)

Il y a 50 ans ce 6 avril 2021 disparaissait Igor STRAVINSKY, une des figures majeures de la musique du XXe siècle.

Je dois avouer que quand j’ai commencé mon travail sur l’opéra, le nom de STRAVINSKY ne s’est pas spontanément imposé à moi. Et pourtant, ses compositions dans le domaine des histoires racontées en musique sont importantes.

Compositeur né en Russie, élève de RIMSKI-KORSAKOV, il vient à Paris en 1910 où il se fait très vite reconnaître par ses musiques écrites pour les ballets russes de DIAGHILEV. Dès 1910, c’est l’Oiseau de feu,

Stravinsky l'Oiseau de feuCliquez sur la danse infernale du roi Katscheï

suivi en 1911 par Petrouchka, et surtout en 1913 le Sacre du Printemps, qui provoque un énorme scandale lors de sa création au Théâtre des Champs-Élysées tout récemment inauguré.

Stravinsky le Sacre du prinyemps (Béjart)Cliquez sur le ballet

Contemporain de ces ballets qui sont peut-être les œuvres les plus connues de Stravinsky, il écrit un conte lyrique, Le Rossignol (1908 – 1914).

Outre ces trois classiques, Stravinsky a eu par ailleurs dès 1910 un projet de ballet avec COCTEAU, David, ballet qui deviendra finalement Parade, avec une musique de SATIE.

Après ses « années de jeunesse » où le bouillant Stravinsky a révolutionné la manière d’aborder les rythmes, le compositeur prend un virage pour revenir à des musiques qualifiées de néo-classiques. C’est ainsi que pour Pulcinella (1920), il s’inspire d’un thème de PERGOLÈSE (1710 – 1736.)

Stravinsky PulcinellaCliquez sur l’image

Après la révolution russe de 1917, il vit en France et en Suisse, et il écrit l’Histoire du soldat (1918) d’après RAMUZ, les Noces (1917 – 1923), un opéra-bouffe : Mavra (1922) d’après POUCHKINE, Oedipus Rex (1927) d’après SOPHOCLE et sur un livret de Cocteau, et Perséphone (1934) sur un livret de GIDE.

Pour les chœurs, il écrit la majestueuse Symphonie de Psaumes (1929 – 1930).

Stravinsky Symphonie de PsaumesCliquez sur l’orchestre

En 1940, il émigre aux États-Unis comme beaucoup de compositeurs européens, et il prendra d’ailleurs la nationalité américaine. En musique symphonique, il écrit la délicieuse Symphonie en trois mouvements (1945).

Stravinsly Symphonie en trois mouvementsCliquez sur le first movement

Cette même année, il écrit pour le clarinettiste de jazz Woody HERMAN le Concerto pour clarinette « Ebony concerto ».

Stravinsky Ebony concertoCliquez sur le chef d’orchestre et le clarinettiste

Sa période néoclassique s’achève vers 1950, après The Rake’s Progress (1948) sur un livret de W.H.AUDEN, un des librettistes de BRITTEN.

Stravinsky The Rake's ProgressCliquez sur Tom Rakewell et Ann Trulove

Il commence alors sa troisième période, plus formelle, où il se rapproche d’un sérialisme à la WEBERN.

Stravinsky meurt le 6  avril 1971 à New York.