À un an près, elle est l’exacte contemporaine de Wagner (1813-1883).
Sa mère meurt quand Émilie a deux ans. Émilie prend ses premières leçons de musique à l’âge de cinq ans. Ensuite, Émilie suit une partie de ses études au Collège Louis le Grand, à Paris.
Ce n’est qu’en 1840, après le suicide de son père, qu’elle se met sérieusement à l’apprentissage de la musique, auprès de Carl Loewe à Stettin.
En 1842, elle écrit ce Erlkönig d’après Goethe
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Vers 1842, elle écrit son seul opéra, die Fischerin.
Après Stettin, Émilie Mayer part se perfectionner à Berlin, où ses professeurs signalent les qualités de ses premières symphonies.
À partir de 1847, Émilie Mayer donne régulièrement des concerts publics à Berlin, ainsi que des concerts privés à son domicile.
Symphonie n° 1 (1847) :
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En 1856, elle joue sa musique de chambre devant l’archiduchesse Sophie d’Autriche.
Trio avec piano en ré majeur vers 1856.
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Quatuor à cordes avec piano en sol majeur (1860).
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Symphonie n° 7 (1862) :
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En 1862, elle revient à Stettin, où elle résidera jusqu’en 1875, avant de retourner à Berlin où elle crée sa Faust-Overture en 1880.
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Émilie Mayer meurt le 10 avril 1883 à Berlin, à l’âge de 70 ans.
Le catalogue d’Émile Mayer comporte une importante partie symphonique (huit symphonies et un concerto pour piano (1850), de la musique de chambre et des lieders.
Sa mère, pianiste, lui donne ses premières leçons de piano quand il a cinq ans. Il écrit sa première pièce pour piano à l’âge de neuf ans, et se produit en public à onze ans.
Sa famille s’installe à Bratislava, où il suit l’enseignement de Laslo Erkel et d’Ernö Dohnany.
À dix-sept ans, Béla entre à l’Académie royale de Budapest, où il rencontre Zoltan Kodaly, avec qui ils accompliront plus tard un important travail d’ethnomusicologie, parcourant dès 1906 les campagnes pour y recueillir des mélodies populaires hongroises ou roumaines.
Par exemple, il y avait en Hongrie depuis la fin du XVIIIe siècle une forme de danse dite du recrutement, que les militaires recruteurs jouaient dans les villages pour faire danser (et boire) les jeunes hommes et ensuite les recruter dans l’armée. Ces danses s’appelaient les verbunkos. Bartók dans ses travaux d’ethnomusicologie en a recueillis. Je vous propose ici un de ses Verbunkos :
En 1907, Béla Bartók enseigne le piano à l’Académie royale de Budapest. Il écrit, pour les jeunes pianistes, Mikrokosmos. L’année suivante, il écrit son premier quatuor à cordes. En 1909, il épouse Martha, une de ses élèves, avec qui ils auront un fils, Béla, dès l’année suivante.
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En 1911, Bartók compose son seul opéra, Le Château de Barbe-Bleue, d’après le drame de Maeterlinck. Suivront les ballets le Prince des bois et le Mandarin merveilleux.
En 1923, Béla et Martha divorcent, et Bartok se marie avec Ditta, une autre de ses élèves, avec qui ils auront un fils, Peter, l’année suivante. Béla et Ditta font des tournées en Europe où ils donnent des concerts de piano à quatre mains.
En 1936, il reçoit la commande de la Musique pour cordes, percussions et célesta où l’importance musicale est donnée plus à l’aspect rythmique qu’à l’aspect mélodique.
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Quand le régime hongrois se rallie à l’idéologie nazie, Bartok demande que ses œuvres fassent partie de l’art dégénéré, et a refusé toute compromission avec le régime en place. En 1940, il part aux États-Unis, où il mourra presque dans la misère en 1945, vivant des commandes que ses amis, comme Yehudi Menuhin, lui passaient.
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C’est ainsi qu’il crée la Sonate pour violon seul, une commande de Yehudi Menuhin, le troisième concerto pour piano ou encore son Concerto pour orchestre.
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Béla Bartók meurt d’une leucémie le 26 septembre 1945 à New York, à l’âge de 64 ans.
Florence Price est née le 9 avril 1887 à Little Rock, dans l’Arkansas. Elle apprend le piano auprès de sa mère pianiste, et écrit ses premières compositions musicales à l’âge de onze ans. En 1903, elle part à Boston où elle étudie l’orgue, la composition et le contrepoint au New England Conservatory.
En 1906, munie de son diplôme, elle retourne à Little Rock où elle enseigne la musique à l’université d’Arkansas.
En 1912, Florence épouse Thomas Price, avec qui elle aura trois enfants. En 1926, la famille Price s’installe à Chicago, pensant y trouver un milieu plus ouvert à la culture noire que ne l’était l’Arkansas, état du Sud. Elle approfondit sa formation en composition et en orchestration au Conservatoire américain de musique.
En 1926, elle reçoit un prix pour la suite pour piano In the Land o’ Cotton.
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Florence Price divorce en 1931, mais garde le nom de son mari.
En 1932, elle écrit sa Symphonie n° 1 en mi mineur, œuvre pour laquelle elle emporte un nouveau prix musical. Cette symphonie est créée l’année suivante par l’orchestre de Chicago, dans le cadre de l’exposition universelle de 1933 qui se tenait dans cette ville. Florence Price devient ainsi la première compositrice noire à être jouée par un orchestre national.
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Le piano est au centre de son activité musicale et elle l’enseignera tout au long de sa vie, et lui réservant une part importante de sa création musicale.
Son œuvre est composée de pièces pour piano, pour orgue, de musique de chambre, ainsi que quatre symphonies, des concertos pour piano ou pour violon, ainsi que de nombreuses mélodies.
Song of Hope
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the Oak
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Florence Price décède le 3 juin 1953 à Chicago, à l’âge de 66 ans.
Arthur Honegger est né au Havre le 10 mars 1892. Pourtant, ses parents étant de nationalité suisse, Arthur restera Suisse toute sa vie, même s’il a vécu une grande partie de sa vie à Paris. Son père est négociant en café et sa mère, pianiste, l’initie à la musique. Arthur joue du violon. Dans ces années havraises, il a pour voisin Raymond Queneau, qui a ainsi l’occasion de l’entendre jouer du violon.
En 1909, Arthur Honegger étudie la musique au Conservatoire de Zurich, découvrant la musique qui était contemporaine à son époque, c’est-à-dire celle de Richard Strauss ou de Max Reger.
En 1911, Arthur arrive à Paris où il s’inscrit au Conservatoire, y étudiant le violon et le contrepoint. Là, il se lie d’amitié avec Darius Milhaud et Jacques Ibert.
En 1915, Honegger est mobilisé quelque temps en Suisse pour la défense des frontières, puis il reprend ses études au conservatoire de Paris, qu’il quitte en 1918. Dans l’effervescence du Paris de cette époque, Arthur fréquente Apollinaire, Picasso ou Erik Satie. Ses premières œuvres sont jouées dans les concerts de ceux que Satie appelait « les nouveaux jeunes », une préfiguration du Groupe des Six (il manquait Darius Milhaud, parti au Brésil comme secrétaire de Paul Claudel à l’Ambassade de France.
En 1916-1917, il écrit un Prélude pour la pièce Aglavaine et Sélisette de Maeterlinck.
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La création du ballet Le Dit du jeu du monde en 1918 est l’occasion d’un scandale qui attirera l’attention sur l’encore jeune Arthur.
Début 1920, à l’occasion d’un concert réunissant Louis Durey, Georges Auric, Germaine Tailleferre (qui étudiait le contrepoint au Conservatoire de Paris en même temps qu’Honegger), de Francis Poulenc, d’Arthur Honegger et de Darius Milhaud, un critique musical invente le nom de « Groupe des Six », par analogie avec le « Groupe des Cinq » Russes.
En 1921, Arthur Honegger reçoit une commande pour un théâtre suisse : le Roi David. D’abord écrit pour chœur et orchestre réduit, Honegger en reprend la partition, l’étoffant pour un orchestre plus important. Le Roi David est le premier grand succès d’Arthur Honegger.
En 1923, il signe une autre partition « signature », Pacific 231, du nom de la célèbre (à l’époque) locomotive à vapeur. Après Pacific 231, il écrit un autre mouvement symphonique, Rugby.
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En 1924, Arthur Honegger met en chantier une œuvre ambitieuse, l’opéra Antigone, qui l’occupera pendant de longues années, une adaptation de l’Antigone de Cocteau (1922), d’après Sophocle, pièce créée avec une musique de scène d’Honegger. Les décors sont de Picasso et les costumes de Coco Chanel. Antigone, l’opéra, est créé en 1928 à la Monnaie de Bruxelles, mais ne connaît pas le succès.
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En 1925, Arthur Honegger renouvelle sa collaboration avec Morax (qui lui avait commandé le Roi David), ce sera la musique de scène de Judith, dont une version sera mise en scène à l’opéra de Monte-Carlo, en faisant le premier opéra d’Honegger.
En 1926, Arthur Honegger se marie avec Andrée Vaurabourg.
En 1929, il écrit son Concerto pour violoncelle.
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1929 est aussi l’année où la chorégraphe Ida Rubinstein fait se rencontrer Arthur Honegger et Paul Valéry, pour écrire ensemble Amphion. La collaboration entre les deux hommes se poursuivra avec Sémiramis en 1933.
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Dans un genre plus léger, celui de l’opérette, Arthur Honegger écrit les Aventures du roi Pausole, d’après le roman de Pierre Louÿs. Cette opérette rencontrera un succès bienvenu.
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En 1930 il écrit un oratorio profane, Cris du monde. Après l’échec de cette œuvre ambitieuse, il arrête temporairement d’écrire, préférant se mettre en retrait.
Vers 1934, il se remet à écrire de manière régulière, écrivant notamment des musiques de film, dont celles du Napoléon d’Abel Gance ou de Regain de Pagnol. Mais surtout, Ida Rubinstein met en relation Paul Claudel et Arthur Honegger, pour l’écriture de Jeanne au bûcher, œuvre qui occupera Honegger pendant toute l’année 1935. Ce renouveau honeggerien se traduira aussi par les deuxième et troisième quatuors (1934-1937).
Le Front populaire est l’occasion pour Honegger de traduire ses opinions politiques, plutôt de gauche. Il travaille avec Romain Rolland au spectacle 14juillet, puis en 1937 à Liberté. Jeanne au bûcher est créé triomphalement en 1938 à Bâle, avant d’être joué à Paris en 1940.
Avec Jacques Ibert, ils adaptent l’Aiglon, de Rostand, en 1937.
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En 1941, Honegger écrit une musique de scène pour les Suppliantes d’Eschyle.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Honegger refuse de quitter Paris pour se réfugier dans son pays, la Suisse. Il s’engage dans le Front national, mouvement proche de la résistance communiste. Il compose sa Symphonie n°2, qui est créée en 1942.
Entre 1945 et 1946, Honegger écrit la Symphonie liturgique.
En 1947, lors d’une tournée de concerts aux États-Unis, il est frappé d’une crise cardiaque et dès lors sa santé deviendra vacillante. À son retour en France, il se remet à la composition et en 1950 écrit sa cinquième symphonie, di tre ré.
En janvier 1953, Arthur Honegger est nommé membre d’lnstitut et en 1954 Grand Officier de la Légion d’honneur.
Arthur Honegger meurt le 27 novembre 1955 à Paris, à l’âge de 63 ans.
(Source principale : l’excellent site consacré à Arthur Honegger et à sa musique : Arthur Honegger ).
Gwendolen Coleridge-Taylor est née le 8 mars 1903 à Londres. Elle est la fille du compositeur Samuel Coleridge-Taylor et de sa femme Jessie Fleetwood Walmisley. Gwendolen a neuf ans quand son père meurt en 1912.
Elle écrit sa première composition musicale en 1915, Goodbye Butterfly, à l’âge de douze ans. Cette même année, elle reçoit une bourse pour étudier au Trinity College de Londres. Ses huit premiers opus sont des chansons.
En 1924, elle se marie avec Harold Dashwood et, suite à son divorce d’avec ce dernier, elle prend comme nom de plume Avril Coleridge-Taylor, en référence à sa première œuvre orchestrale, to April (1929).
En 1933, Avril début une carrière de cheffe d’orchestre, dirigeant notamment le BBC Symphony Orchestra ou l’Orchestre symphonique de Londres. To April sera suivi de Spring Magic (1933), From the Hills (1934), et le Concerto pour piano en Fa mineur (1938), dont les mouvements sont dédiés à son ami Elgar (mort deux ans avant la composition du concerto) ou à son père.
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Elle écrit également des œuvres pour chœur et orchestre, telles que Wyndore (1936), d’après un poème d’Aldous Huxley, et the Elfin Artist.
En 1940, elle écrit Sussex Landscape et en 1941, Avril Coleridge-Taylor fonde le Coleridge-Taylor Symphony Orchestra. Elle écrit Historical Episode, une grande œuvre symphonique sur les temps de guerre, et In Memoriam, à la mémoire des pilotes de la R.A.F. morts au combat.
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En 1952, elle est invitée pour une tournée en Afrique du Sud, encore sous le régime de l’apartheid, mais quand les autorités découvrent qu’elle a un grand-père créeole, on lui interdit de jouer.
En 1957, Avril Coleridge-Taylor écrit la Ceremonial March for Ghana pour les cérémonies accompagnant l’indépendance du Ghana.
En 1967, Avril écrit In Memoriam, Largo for Orchestra en mémoire de son père Samuel et en 1979, elle écrit un livre sur sa vie, the Heritage of Samuel Colerige-Taylor (1979).
Avril Coleridge-Taylor meurt le 21 décembre 1998 à Seaford, à l’âge de 95 ans.
Outre les œuvres orchestrales citées plus haut, Avril Coleridge-Taylor a écrit de la musique chorale,
Sofia Goubaïdoulina naît le 24 octobre 1931 à Tchistopol, en république tatare. Sa famille s’installe à Kazan, la capitale.
À l’âge de cinq ans, elle se découvre une aspiration religieuse. Sofia suit des études musicales à l’Académie de musique, puis au conservatoire de Kazan de 1946 à 1954, année où elle obtient son diplôme. Elle entre ensuite au conservatoire de Moscou et elle obtient son diplôme supérieur en 1963. Peu académique, on lui dit qu’elle suit une voie erronée, mais Chostakovitch lui conseille de poursuivre dans cette voie erronée.
À sa sortie du conservatoire, Sofia Goubaïdoulina écrit des musiques de film pour vivre. Elle fait partie de l’Union des Compositeurs Soviétiques, mais avec ce paradoxe qu’on n’a pas le droit de jouer sa musique ! c’est de cette époque que date cette Chaconne (1962).
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En 1969, elle fonde un studio de musique électronique, et, dès l’année suivante, sa musique est interdite, tout comme celle d’Alfred Schnittke ou d’Edison Denisov. En 1975, elle crée un groupe d’improvisation musicale, Astreya.
En 1979, sa situation s’aggrave et Sofia Goubaïdoulina est inscrite sur la liste noire de sept compositeurs décadents.
Pour autant, son activité créatrice débute dès 1950. Pianiste peu à l’aise avec les contraintes d’un enseignement académique, elle s’intéresse à l’improvisation et à la recherche sur les possibilités qu’offre le piano.
En 1971, Sofia Goubaïdoulina écrit son quatuor n° 2.
Cliquez sur le quatuor n° 2
Heureusement pour elle, elle fait en 1980 une rencontre décisive avec le violoniste et chef d’orchestre Gidon Kremer qui la fera connaître et jouer en dehors des frontières de la Russie. En 1981, il crée à Vienne son concerto pour violon Offertorium.
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En 1984, elle quitte l’URSS et s’installe en 1992 à Aspen, en Allemagne. Elle a ainsi l’occasion d’entendre sa musique jouée par les plus grands ensembles ou les plus grands chefs.
En 1991, Sofia Goubaïdolina écrit Silenzio pour bayan, violon et violoncelle. (le bayan est un accordéon slave, pour lequel Sofia a écrit plusieurs pièces.)
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En 2007, elle écrit In Tempus prarsens pour violon et orchestre.
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Sofia Goubaïdoulina meurt le 13 mars 2025 à Aspen, à l’âge de 93 ans.
Nadia Boulanger est née le 16 septembre 1887 à Paris, dans une famille de musiciens. Sa mère était chanteuse et son père compositeur et professeur de chant. Parmi les amis de ses parents que la jeune Nadia a pu rencontrer à la maison figurent Massenet, Saint-Saëns ou Fauré.
Nadia suit ses études au Conservatoire de Paris où, entre 1898 et 1904, elle collectionnes les prix : Harmonie, solfège, contrepoint, mais aussi orgue et accompagnement. Ses professeurs s’appellent Gabriel Fauré, Louis Vierne ou Georges Enesco. Nadia tente le Prix de Rome, qui venait de s’ouvrir aux femmes (en 1903), mais abandonne en 1909, laissant à sa petite sœur Lili l’honneur d’être la première compositrice à obtenir ce prix prestigieux, en 1913.
Nadia Boulanger n’abandonne pas la composition, notamment de mélodies, et commence en parallèle une activité de chef d’orchestre.
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Outre ses activités de pédagogue, elle a également écrit de la musique, dont des mélodies sur des textes de Verlaine, Heine, Hugo ou Maeterlinck. Elle a également composé un opéra, La Ville morte, sur un livret de Gabriele d’Annunzio. Le début de la Première Guerre mondiale en a empêché la création, et il faudra attendre presque un siècle pour qu’il soit créé, en 2005.
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En 1918, Lili Boulanger lui dicte sur son lit de mort sa dernière œuvre, un Pie Jesu. La mort de Lili affecte profondément Nadia et elle arrête la composition, pour ne plus que diriger, faire connaître l’œuvre de sa petite sœur, et surtout se consacrer à ce qui sera son grand œuvre, l’enseignement.
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En 1919 ; le pianiste Alfred Cortot lui offre un poste d’enseignement à l’École normale de musique de Paris, qu’il venait de fonder.
En 1921, Nadia Boulanger est nommée professeur d’harmonie au Conservatoire américain de Fontainebleau. En 1924-1925, elle part pour une tournée de deux mois aux États-Unis.
Au cours des 70 ans qu’elle a consacrés à la formation musicale, elle a vu passer plus de mille élèves, dont les compositeurs Léonard Bernstein, Aaron Copland, Vladimir Cosma, Philip Glass, Pierre Henry, Michel Legrand, Lazlo Schiffrin ou Vítězslava Kapràlovà.
En 1932, Nadia Boulanger est nommée chevalier de la Légion d’honneur. (Elle obtiendra le grade de Grand officier en 1977).
En 1936 et 1937, elle donne des conférences à Londres et en 1938, une nouvelle tournée aux États-Unis.
Nadia Boulanger meurt le 22 octobre 1979 à Paris, à l’âge de 92 ans.
Charlotte Durey naît le 7 juillet 1887 à Paris dans un milieu aisé. Un de ses cousins, Louis Durey, fera partie du Groupe des Six.
Charlotte étudie à la Schola Cantorum auprès de Louis Vierne pour l’orgue et de Vincent d’Indy pour la composition. Là, elle rencontre celui qui deviendra son mari, Marcel Labey, chef d’orchestre et compositeur avec qui ils auront sept enfants. Charlotte et Marcel organisent des concerts dans leur appartement.
Consciente qu’un nom féminin risquait de la desservir dans sa carrière, elle adopte le nom de son grand-père, Charles Sohy, pour signer ses compositions.
Cliquez sur la berceuse opus 1
En 1909-1910, Charlotte Sohy écrit sa Sonate pour piano, et en 1910 Trois Chants nostalgiques avec orchestre.
Cliquez sur la sonate pour piano
En 1912, elle écrit pour son mari le livret du drame lyrique Bérengère.
En 1912-1913, elle écrit la cantate les Quatre Rencontres de Bouddha et en 1914-1917 sa Symphonie, qui ne sera créée qu’un siècle plus tard, en 2019.
Cliquez sur la symphonie opus 10
De 1917 à 1921, Charlotte Sohy compose le drame lyrique l’Esclave couronnée, dont elle écrit le livret d’après Selma Lagerlöf. L’Esclave couronnée sera créé en 1949.
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Dans son catalogue relativement restreint, on peut encore noter une Danse mystique (1922) pour orchestre, le Trio pour violon, violoncelle et piano (1931), ainsi que deux quatuors à cordes en 1934 et 1949.
Cliquez sur le trio opus 24
Charlotte Sohy meurt le 18 décembre 1955 à l’âge de 68 ans.
(Source principale : la fiche biographique du site « Présence compositrices ».)
La Montagne noire est le quatrième opéra d’Augusta Holmès, et le seul à avoir été représenté sur scène. Écrit en 1885, il est proposé par Augusta Holmès à l’Opéra-Comique qui le refuse, l’effectif orchestral et vocal dépassant les capacités de la salle Favart. C’est finalement au palais Garnier que la Montagne noire est créé le 8 février 1895. Si la critique a descendu l’œuvre, le public, lui, l’a appréciée. La Montagne noire quittera rapidement l’affiche, et il faudra attendre 2024 pour une reprise à l’Opéra de Dortmund, avant celle de l’Opéra de Bordeaux en 2026, soit 131 ans après les représentations de la création.
La montagne noire dont il est question ici est le Monte Negro, et l’action se passe au moment où chrétiens et Turcs se battent pour le pouvoir sur cette région.
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Acte I (acte héroïque) : Dans un village du Monténégro, les femmes prient pour le retour victorieux des hommes partis au combat. Helena attend ainsi Mirko, le chef de l’armée. Alors qu’Helena pense à son amour avec Mirko, Dara, la mère de celui-ci ne pense qu’à son honneur.
Les soldats vainqueurs font une entrée triomphale, et Mirko et Aslar, qui se sont aidés pendant les combats, se jurent une amitié éternelle, bénie par le père Sava.
Ces réjouissances sont interrompues par l’arrivée d’une Turque, Yamina, amenée de force par la troupe. Mirko, qui est troublé par son charme, demande à sa mère de la prendre comme esclave à son service pour la sauver du courroux du peuple.
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Pendant le banquet qui célèbre le retour victorieux des combattants, Mirko ne pense qu’à Yamina, ne s’occupant pas de sa femme Helena.
Acte II : La garnison défend le village contre un retour de l’ennemi. Mirko n’a pas la tête à son devoir, obsédé qu’il est par le souvenir de Yamina. Il voit les femmes du village au travail, menées par Dara et Helena qui critiquent le travail de Yamina. Yamina se plaint de sa nouvelle condition, affirmant que chez elle, les femmes n’ont pas à se soumettre aux hommes, et qu’elle-même a le pouvoir de les envoûter (Air : « Près des flots d’une mer bleue. ».)
Helena, voyant son mari, craint que ses sentiments pour elle n’aient disparus. Mirko la rassure et renouvelle ses vœux de mariage. Yamina, qui a assisté à la scène, entreprend d’envoûter Mirko. Elle parvient à ses fins et le convainc de quitter son village pour la suivre de l’autre côté de la montagne (noire), en Turquie. Mirko finit par accepter, sous les yeux de sa femme qui assiste ainsi à sa double trahison.
ActeIII : Mirko et Yamina, épuisés, font une halte (Duo nocturne : « Repose-toi sur mon bras qui t’enlace. »). La jeune femme s’assoupit sur son amant quand Aslar les rejoint. L’ami Aslar les a suivis et tente de faire entendre raison à Mirko. Celui-ci reprend ses esprits et est prêt à rentrer chez lui quand Yamina se réveille. Elle se sert encore de ses charmes et Mirko change à nouveau d’avis, voulant la suivre, elle. Aslar et Mirko se battent en duel quand Yamina, se saisissant du poignard de Mirko, frappe Aslar qui s’écroule au sol.
Les soldats chrétiens arrivent, et Aslar sauve l’honneur de son ami en accusant Yamina, qui s’enfuit en jurant de se venger.
ActeIV : Mirko et Yamina ont trouvé refuge en Turquie où ils vivent, enivrés de vin et d’amour.
Aslar les retrouve une nouvelle fois, cherchant toujours à sauver l’honneur de son ami, mais Mirko est bien trop attachée à Yamina. Aslar finit par tuer son ami, avant de se suicider.
Alors que l’armée monténégrine a battu les Turcs, ils trouvent sur le chemin le corps des deux amis, réunis dans la mort. Le père Sava bénit cette amitié sacrée.
(Source principale : les représentations de Bordeaux en mai 2026, et le programme associé.)
Philip Glass est né le 31 janvier 1937 à Baltimore. Il est diplômé de l’Université de Chicago et poursuit ses études à la prestigieuse Juilliard School de New York.
En 1964, Philip Glass bénéficie d’une bourse qui lui permet d’aller à Paris, où il suit pendant deux ans les cours de Nadia Boulanger. Il gagne sa vie en transcrivant en notation occidentale les musiques indiennes de Ravi Shankar. À Paris, il rencontre Samuel Beckett pour qui il compose la musique de Play (Music for Play, 1965).
En 1967, après un séjour en Inde, il revient à New York où, en 1968, il fonde avec son compère Steve Reich le Philip Glass Ensemble pour lequel il écrit un certain nombre d’œuvres dites minimalistes. Le minimalisme consiste en la répétition de cellules mélodiques ou rythmiques, qui se déforment lentement avec le temps, provoquant ainsi chez l’auditeur une sorte d’envoûtement.
En 1976, Philip Glass écrit le premier volet d’une trilogie consacrée à des figures qui ont transformé le monde par la force de leurs idées, Einstein on the Beach. Le deuxième volet sera Satyagraha (1980), consacré à la figure de l’apôtre de la non-violence, Gandhi, et le troisième volet, Akhnaten (1984), à la figure du pharaon Akhénaton.
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Vous pouvez trouver une présentation de Akhnaten sur l’excellent blog de Sergio Belluz.
En 1978, c’est Edgar Allan Poe qu’il met en musique, avec la Chute de la maison Usher.
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En 1988, Glass écrit le quatuor Different trains en se remémorant les longs voyages en train qu’il faisait entre New York et Los Angeles.
Philp Glass écrit en tout une trentaine d’opéras, dont une « trilogie Cocteau » constituée d’Orphée (1993), la Belle et la Bête (1994), et Les Enfants terribles (1996).
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En 1992, Philip Glass écrit, à l’occasion du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique, the Voyager, qui est créé au MET.
En 2013, on crée the Perfect American, sur les dernières années de la vie de Walt Disney.
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Outre ses opéras, Philip Glass a écrit de la musique de chambre, des œuvres pour piano, des symphonies, ainsi que des musiques de film (the Truman show [1998], the Hours [2002])
(Source principale : le site de la Philharmonie de Paris).