Compositeurs

Heinrich SCHÜTZ (1585 – 1672)

Le nom de SCHÜTZ n’apparaît pas spontanément quand on pense opéra, pourtant ce compositeur a écrit le premier opéra en allemand avec Daphné en 1627. Malheureusement, la musique de cet opéra s’est perdue, et on n’en connaît plus que le livret.

Quand j’ai eu l’occasion de chanter des œuvres de Schütz, notamment le Magnificat allemand (Meine Seele), il m’est aussitôt apparu que l’on avait en lui le chaînon manquant entre MONTEVERDI (1567 – 1643) et J.S. BACH (1685 – 1750). Et en effet, Schütz a été l’élève de Monteverdi dans les années 1630.

Le pitch : Schütz est un compositeur allemand qui a fait ses études à Venise auprès de Gabrieli et de Monteverdi. Après avoir abordé la musique profane et l’opéra, il se tourne vers la musique religieuse.

Heinrich Schütz est né à Köstritz (entre la Thuringe et la Saxe) le 14 octobre 1585. Dans sa jeunesse, il est soliste d’un chœur de garçons quand il se fait remarquer par le landgrave Maurice de Hesse pour sa belle voix. On l’envoie alors faire des études assez complètes à Kassel.

En 1609, son protecteur l’envoie poursuivre ses études à Venise, où il peut étudier le contrepoint auprès de GABRIELI. Il publie son opus 1, un recueil de madrigaux, en 1611.

En 1613, il revient en Allemagne, où il reprend des études de droit. À Leipzig, il rencontre SCHEIN. Il prend le poste de deuxième organiste de Kassel, tout en étant chargé de l’éducation des enfants du margrave. Il se fait engager à la cour du prince électeur de Saxe en tant que maître de chapelle à Dresde.

En 1619, il écrit ses Psaumes de David (Davids Psalmen).

Schütz Alleluja Lobet den HerrenCliquez sur l’image

Attiré par la musique sacrée, il compose en 1625 ses Cantiones sacrae.

En 1627, il écrit son seul opéra, Daphné, dont la partition est malheureusement perdue.

En 1629, il retourne à Venise, ville qui a découvert l’opéra sous l’implusion de MONTEVERDI. Il y écrit ses Symphoniae Sacrae.

Schütz Symphniae Sacrae Der Herr ist mein HirtCliquez sur l’image

En 1630, il rentre à Dresde, en pleine guerre de Trente Ans. En 1633, il se rend au Danemark où il compose des musiques pour le prince Christian IV.

Il revient à Dresde en 1635, année où il compose ses Musikaliesche Exequien (Obsèques en musique) pour les obsèques du prince. Il retourne au Danemark en 1637, revient en Allemagne en 1639 avant de repartir à la cour de Christian IV.

Schütz Musikalische ExequienCliquez sur l’image

En 1648, il écrit sa Geistliche Chormusik (Musique sacrée pour chœur).

Vers la fin de sa vie, malade, il compose des œuvres religieuses et/ou mystiques et en 1671, il attaque son œuvre ultime, le Deutches Magnificat à 8 voix (Magnificat allemand).

Schütz Magnificat allemandCliquez sur l’image

Schütz meurt à Dresde le 6 novembre 1672, à l’âge de 87 ans, une vingtaine d’années avant la naissance du cantor de Leipzig (J.-S. Bach).

7 réflexions au sujet de “Heinrich SCHÜTZ (1585 – 1672)”

    1. J’ai chanté toutes les œuvres proposées dans ce billet avec Intermezzo, entre 1986 et 1993.
      Pour l’auteur des Peanuts, il ne s’agit pas d’Heinrich, mais de Charles M., l’arière arrière arrière arrière arrière arrière petit-fils d’Heinrich.
      Bonne journée, John Duff.

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  1. J’avais déjà entendu le nom de Schütz, merci de ce billet qui me permet d’écouter ses oeuvres. C’est agréable à écouter, très baroque. Pour de la musique religieuse, ça n’est pas triste… plutôt doux.
    Bon dimanche Jean-Louis 🙂

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