Nicolas Gogol est né le 1er avril 1809 à Veliky Sorotchintsy, en Ukraine, dans une famille de la petite noblesse. Son père lui a transmis le goût de la littérature, et sa grand-mère le goût de la culture et des chansons ukrainiennes.
Après des études à Nyjin, où Nicolas pratique le théâtre, il part à Saint-Pétersbourg en 1828 pour entrer dans l’administration. À côté de son gagne-pain dans différents ministères, Gogol s’essaye à la poésie et écrit des nouvelles inspirées du folklore ukrainien. En 1830, il fait paraître la nouvelle la Nuit de la Saint-Jean, qui servira d’argument à Moussorgski pour sa Nuit sur le mont Chauve.
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En 1831, Gogol quitte l’administration pour un emploi de professeur et publie un premier recueil de nouvelles, les soirées du hameau, qui comporte, outre la Nuit de la Saint-Jean, la Foire de Sorotchintsy, une Nuit de mai et la Dépêche disparue. La nuit de la Saint-Jean a fait l’objet d’un opéra, inachevé, de Moussorgski, alors que une Nuit de mai sera portée à l’opéra par Rimski-Korsakov en 1878. Gogol fait la connaissance de Pouchkine.
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Devant le succès des Soirées du hameau, Gogol fait paraître un second recueil de nouvelles en 1832, recueil qui contient une Nuit de Noël. Une nuit de Noël a fait l’objet d’un opéra de Tchaïkovski, Vakoula le forgeron (1874) et de Rimski-Korsakov la Nuit de Noël (1895).
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Cliquez sur la Nuit de Noël
En 1834, Gogol est nommé professeur d’histoire à l’université de Saint-Pétersbourg. En 1835, il publie une première version du roman Tarass Boulba et la nouvelle fantastique le Nez, parue dans le recueil les Nuits de Pétersbourg. Tarass Boulba a inspiré Janacek, alors que le Nez a été adapté à l’opéra par Chostakovitch.
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En 1836, sa nouvelle le Revizor, dont le sujet lui avait été fourni par Pouchkine, fait scandale. Le Revizor a fait l’objet d’un opéra de Werner Egk en 1957.
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Nicolas Gogol entreprend alors un voyage de douze ans en Europe, séjournant en Allemagne, en Suisse, en France et en Italie. C’est lors de ce voyage qu’il achève la première partie de son roman les Âmes mortes. Il rentre en Russie en 1842-1843, fait paraître les Âmes mortes et repart pour l’Europe. En 1842, il fait jouer une pièce de théâtre, le Mariage, écrite une dizaine d’années plus tôt. Le Mariage a fait l’objet d’un opéra-comique de Gretchaninov en 1946.
En 1843, Gogol publie la nouvelle fantastique le Manteau et la pièce de théâtre les Joueurs. Chostakovitch a commencé une adaptation à l’opéra des Joueurs, mais laissera son œuvre inachevée.
Gogol revient définitivement en Russie en 1848. Sa foi orthodoxe vire au mysticisme et Gogol se donne pour mission de sauver, moralement, la Russie.
Nicolas Gogol meurt le 4 mars 1852 à Moscou, à l’âge de 42 ans.
Je vous parlais récemment de l’ésotérisme à l’opéra, et depuis, je suis allé à Berlin écouter Mittwoch aus Licht, de Stockhausen, opéra hyper ésotérique, et dans lequel on retrouve la symbolique du nombre SEPT. Dès lors, me suis-je demandé, comment retrouve-t-on ce sept dans notre musique classique ?
Pour commencer parmi les grands anciens, Dante Alighieri décrit dans sa Divine Comédie les sept cercles de l’enfer, avant d’arriver aux sept cercles du paradis.
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Parmi les oratorios de Joseph Haydn figure Les sept dernières paroles du Christ.
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Beethoven, qui a été élève de Haydn, a écrit neuf symphonies dont une, la septième, contient un adagio sublime. Wagner avait appelé cette symphonie l’apothéose de la danse.
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Le même Beethoven a écrit un septuor, une formation musicale peu courante.
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À l’époque des grands opéras du XIXe siècle, certains compositeurs aimaient terminer leurs actes par des septuors vocaux ébouriffants, tels que le septuor de l’Italienne à Alger de Rossini ou celui des Huguenots de Meyerbeer.
Mittwoch aus Licht (Mercredi de Lumière) est la troisième journée de l’héptalogie Licht, de Karlheinz Stockausen. L’œuvre est composée de quatre scènes, Welt-Parlament (le parlement du monde), Orchester-Finalisten (Orchestre des finalistes), Helikopter Streichquartett (quatuor à cordes dans un quatuor d’hélicoptères) et Michaelion (Michaelion).
Dans Licht, on rencontre 3 forces s’affrontant à l’échelle de l’univers.
Ève représente l’Esprit-Mère cosmique, mais aussi la séductrice, Marie, la mère de Jésus ou encore Inanna, la déesse sumérienne de la sensibilité, de la fertilité et de la procréation, et aussi Lilith, Aphrodite ou Vénus.
Michaël est le créateur du cosmos. Comme Jésus, Michaël devient homme pour naître d’une mère. C’est aussi l’archange qui terrasse le dragon. Son royaume est une galaxie autour du feu central de Sirius.
Lucifer est l’antithèse de Michaël. C’est celui qui nie, qui représente le principe de destruction. Il se moque de son frère Michaël, qu’il tient pour un avorton.
Comme pour les autres œuvres du cycle, le Mercredi est associé à un certain nombre de symboles. Les thèmes principaux sont ceux de l’amour, de l’amitié et de la fraternité cosmique. Mercredi est associé à la planète Mercure, ainsi qu’au métal du même nom.
Scène 1 : Welt-Parlament. La scène 1 est écrite pour chœur a capella. Le parlement du monde est réuni lors d’une réunion ayant pour thème l’amour. Les paroles, avec des répétitions des sons, peuvent sonner comme des onomatopées (m’ayant même fait penser au chœur d’Atom Heart Mother, 1970, de Pink Floyd.)
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Scène2 : Orchester-Finalisten. Alors que la scène 1 est réservée à la voix, la scène 2 est instrumentale, écrite pour treize instrumentistes, avec des projections vidéo les accompagnant. Ainsi le hautbois joue « au-dessus » d’une cathédrale, le violoncelle d’un aéroport près de la mer, la clarinette d’un port au-dessus duquel passe un avion,le basson d’un train tiré par une locomotive à vapeur, le violon d’une volière, le tuba d’une nuée d’oiseaux, la flûte d’un jardin d’enfants, le trombone d’une piscine avec des éléphants, l’alto des oies sauvages volant au-dessus d’une gare, la trompette d’un marché à Marrakech avec des zèbres, des lions, des oies sauvages et des chevaux et la contrebasse d’un bateau en mer.
Scène3 : Helikopter Streichquartett. La scène est écrite pour un quatuor à cordes (deux violons, un alto, un violoncelle) jouant dans quatre hélicoptères tournant autour de l’opéra, le son des instrumentistes étant synchronisés avec celui des rotors des hélicoptères. Cette scène dure environ vingt-cinq minutes. Quand les hélicoptères décollent, la musique, que l’on peut qualifier de minimaliste, se fait de plus en plus frénétique et aiguë. Quand à la fin de la scène les hélicoptères atterrissent, les instrumentistes ralentissent et jouent peu à peu dans les graves.
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Scène4 : Michaelion. Le parlement mondial de la scène 1 fait place à un parlement cosmique. Les représentants de différentes galaxies sont réunis pour nommer un nouveau président du parlement. Dans cette scène sont représentés les trois protagonistes de Licht, Eve, Lucifer et Michael via les instruments qui leur sont associés. Le cor de basset pour Eve, la trompette pour Michael et le trombone pour Lucifer.
C’est un chameau parlant, Lucicamel, qui devient le président du parlement cosmique. De même que dans Montag (Lundi), Ève donnait naissance à sept garçons représentants les sept jours de la semaine, Lucicamel défèque sept œufs colorés (kakabel) qui représentent les sept astres.
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Le président envoie des messagers à travers le cosmos pour répandre son message d’amour cosmique.
(Source principale : les représentations du Deutsche Oper Berlin de septembre 2026, et le programme associé.)
Ce mois-ci, c’est Sabrina qui a aimablement proposé de prendre les rênes de l’Agenda Ironique.
Et kwakèlnoud’man’, Sabrina ? et bien voilà :
C’est la rentrée scolaire, et littéraire. Pour s’amuser sur ce double-évènement et éviter le redoublement, il faudra parler, à l’instar d’un titre de roman de la rentrée littéraire, des Récidives (ou plutôt même, des Récits d’Yves). Imaginez sous forme de carnet, de journal, les confessions & les tribulations d’un certain Yves (St-Laurent, Montand, Rocher…), en intégrant a minima, quatre (comme la date du jour) titres de cette liste. Pour les plus joueurs, glissez cette phrase de Pennac dans Chagrin d’école « Statistiquement tout s’explique ; personnellement tout se complique. » Bonheur, chagrin, chafouin, l’école (les colles) & les souvenirs se dessinent sur les pages d’un vieux carnet…
Sabri’Na nous propose d’en insérer au moins quatre sur la série de vingt-six, que voici: Croire au code — Oroppa — Dessine-moi un royaume — Lait cru — La première phrase du premier livre — Le bal des foudroyés — Le fabuleux piano — Le chat de Montaigne — Mémoire, mode d’effroi — Le petit cosmonaute — Si nous étions captives — Stay free – Liberty — Halte au feu — Debout dans tes rêves — Fuir la lumière — En l’absence de corps — Le diable rit avec nous — La désabondance — La peau neuve — Heure sauvage — Demi Lune au soleil — Soleil d’abandon — L’enfant grise — Les récidives [sélections « Premiers romans » et « Littérature française »].
Or donc, je commence :
Tous les mois, c’est pareil, et je me dis que c’est bien la dernière fois que je me prête au jeu de l’Agenda Ironique, et tous les mois je plonge et je récidive. Mais par quoi commencer ? Le plus simple doit être de commencer par la première phrase du premier livre.Joseph Haydn va m’y aider avec l’ouverture de son oratorio la Création.
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Las, très vite, l’aventure tourna vite en eau de boudin, et le diable, déguisé en serpent, induisit les humains à désobéir à Dieu. Adam et Éve s’en trouvèrent chassés du paradis. Et ça l’a bien fait rire, le diable, Gounod s’en est d’ailleurs souvenu dans son Faust avec le rire méphistophélique du tentateur dans l’air « Vous qui faites l’endormie ».
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Pour le Bal des foudroyés, c’est plus facile, il suffit de convoquer Edgar Allan Poe et son Masque de la mort rouge, mis en musique par André Caplet.
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Mais revenons aux choses sérieuses. Quid du fabuleux piano ? Peut-être une écoute de l’opus 111 de Beethoven nous aidera à y entendre plus clair.
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Beethoven, qui toute sa vie à lutté pour la liberté, sa devise n’était-elle pas « Toujours aimer la liberté » ? a mis cette liberté en musique dans le chœur des prisonniers de son opéra Fidelio, mais il a aussi su se servir d’un chant révolutionnaire français (« mieux vaut la mort que l’esclavage ») pour son concerto pour violon.
Florence Price est née le 9 avril 1887 à Little Rock, dans l’Arkansas. Elle apprend le piano auprès de sa mère pianiste, et écrit ses premières compositions musicales à l’âge de onze ans. En 1903, elle part à Boston où elle étudie l’orgue, la composition et le contrepoint au New England Conservatory.
En 1906, munie de son diplôme, elle retourne à Little Rock où elle enseigne la musique à l’université d’Arkansas.
En 1912, Florence épouse Thomas Price, avec qui elle aura trois enfants. En 1926, la famille Price s’installe à Chicago, pensant y trouver un milieu plus ouvert à la culture noire que ne l’était l’Arkansas, état du Sud. Elle approfondit sa formation en composition et en orchestration au Conservatoire américain de musique.
En 1926, elle reçoit un prix pour la suite pour piano In the Land o’ Cotton.
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Florence Price divorce en 1931, mais garde le nom de son mari.
En 1932, elle écrit sa Symphonie n° 1 en mi mineur, œuvre pour laquelle elle emporte un nouveau prix musical. Cette symphonie est créée l’année suivante par l’orchestre de Chicago, dans le cadre de l’exposition universelle de 1933 qui se tenait dans cette ville. Florence Price devient ainsi la première compositrice noire à être jouée par un orchestre national.
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Le piano est au centre de son activité musicale et elle l’enseignera tout au long de sa vie, et lui réservant une part importante de sa création musicale.
Son œuvre est composée de pièces pour piano, pour orgue, de musique de chambre, ainsi que quatre symphonies, des concertos pour piano ou pour violon, ainsi que de nombreuses mélodies.
Song of Hope
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the Oak
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Florence Price décède le 3 juin 1953 à Chicago, à l’âge de 66 ans.
Si l’Amour est un des thèmes les plus exploités par les librettistes d’opéra, il peut arriver que d’autres thèmes soient choisis. Par exemple, je vous propose aujourd’hui d’aborder le thème de l’ésotérisme à l’opéra.
Le premier des opéras basés sur ce sujet doit être La Pierre philosophale, de Marc-Antoine Charpentier, sur un livret de Thomas Corneille.
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Nombreux étaient les compositeurs au XVIIIe siècle à faire partie d’une loge maçonnique. Il n’est donc pas tout à fait étonnant de trouver des sujets ésotériques dans certains de leurs opéras. Ainsi de Zoroastre de Rameau.
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Quelques décennies plus tard, dans la Flûte enchantée, autre opéra maçonnique de Mozart écrit sur un livret de son frère de loge Schikaneder, l’aspect ésotérique est omniprésent.
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Dans le mythe de Faust, popularisé par le grand Goethe, le docteur Faust est un savant qui a passé sa vie à la recherche de savoirs obscurs et qui, sur la fin de sa vie, se demande s’il ne s’est pas trompé de recherche. Si l’aspect ésotérique du personnage de Faust est survolé chez Berlioz ou Gounod, il est beaucoup plus marqué chez Busoni avec son Doktor Faust.
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Le sujet de La Femme sans ombre (1917) de Richard Strauss est tellement compliqué que je n’ai pas encore réussi à le raconter de manière simple sur ce site. Pour faire simple, sachez que la fille du seigneur des esprits a été capturée, sous la forme d’une gazelle, par l’empereur. Une fois mariée à l’empereur, et devenue mortelle, il lui reste à devenir humaine mais, pour cela, et pour pouvoir donner des enfants à l’empereur, il lui faut gagner une ombre.
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Dans l’Affaire Makropoulos (1923-1925) de Janacek, l’héroïne est à la recherche de la recette perdue de l’élixir de longue vie, élixir inventé par son père quelques siècles plus tôt.
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Toute la composition de Licht, l’heptalogie de Stockhausen, traduit les éternels combats entre la vie et la mort ou le bien et le mal. Les principaux personnages en sont Ève, Lucifer et l’archange Gabriel.
Avec Solaris, Othman Louati nous livre une fable quasi mystique, bâtie sur la recherche de vérités inatteignables par l’humain.
Arthur Honegger est né au Havre le 10 mars 1892. Pourtant, ses parents étant de nationalité suisse, Arthur restera Suisse toute sa vie, même s’il a vécu une grande partie de sa vie à Paris. Son père est négociant en café et sa mère, pianiste, l’initie à la musique. Arthur joue du violon. Dans ces années havraises, il a pour voisin Raymond Queneau, qui a ainsi l’occasion de l’entendre jouer du violon.
En 1909, Arthur Honegger étudie la musique au Conservatoire de Zurich, découvrant la musique qui était contemporaine à son époque, c’est-à-dire celle de Richard Strauss ou de Max Reger.
En 1911, Arthur arrive à Paris où il s’inscrit au Conservatoire, y étudiant le violon et le contrepoint. Là, il se lie d’amitié avec Darius Milhaud et Jacques Ibert.
En 1915, Honegger est mobilisé quelque temps en Suisse pour la défense des frontières, puis il reprend ses études au conservatoire de Paris, qu’il quitte en 1918. Dans l’effervescence du Paris de cette époque, Arthur fréquente Apollinaire, Picasso ou Erik Satie. Ses premières œuvres sont jouées dans les concerts de ceux que Satie appelait « les nouveaux jeunes », une préfiguration du Groupe des Six (il manquait Darius Milhaud, parti au Brésil comme secrétaire de Paul Claudel à l’Ambassade de France.
En 1916-1917, il écrit un Prélude pour la pièce Aglavaine et Sélisette de Maeterlinck.
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La création du ballet Le Dit du jeu du monde en 1918 est l’occasion d’un scandale qui attirera l’attention sur l’encore jeune Arthur.
Début 1920, à l’occasion d’un concert réunissant Louis Durey, Georges Auric, Germaine Tailleferre (qui étudiait le contrepoint au Conservatoire de Paris en même temps qu’Honegger), de Francis Poulenc, d’Arthur Honegger et de Darius Milhaud, un critique musical invente le nom de « Groupe des Six », par analogie avec le « Groupe des Cinq » Russes.
En 1921, Arthur Honegger reçoit une commande pour un théâtre suisse : le Roi David. D’abord écrit pour chœur et orchestre réduit, Honegger en reprend la partition, l’étoffant pour un orchestre plus important. Le Roi David est le premier grand succès d’Arthur Honegger.
En 1923, il signe une autre partition « signature », Pacific 231, du nom de la célèbre (à l’époque) locomotive à vapeur. Après Pacific 231, il écrit un autre mouvement symphonique, Rugby.
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En 1924, Arthur Honegger met en chantier une œuvre ambitieuse, l’opéra Antigone, qui l’occupera pendant de longues années, une adaptation de l’Antigone de Cocteau (1922), d’après Sophocle, pièce créée avec une musique de scène d’Honegger. Les décors sont de Picasso et les costumes de Coco Chanel. Antigone, l’opéra, est créé en 1928 à la Monnaie de Bruxelles, mais ne connaît pas le succès.
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En 1925, Arthur Honegger renouvelle sa collaboration avec Morax (qui lui avait commandé le Roi David), ce sera la musique de scène de Judith, dont une version sera mise en scène à l’opéra de Monte-Carlo, en faisant le premier opéra d’Honegger.
En 1926, Arthur Honegger se marie avec Andrée Vaurabourg.
En 1929, il écrit son Concerto pour violoncelle.
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1929 est aussi l’année où la chorégraphe Ida Rubinstein fait se rencontrer Arthur Honegger et Paul Valéry, pour écrire ensemble Amphion. La collaboration entre les deux hommes se poursuivra avec Sémiramis en 1933.
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Dans un genre plus léger, celui de l’opérette, Arthur Honegger écrit les Aventures du roi Pausole, d’après le roman de Pierre Louÿs. Cette opérette rencontrera un succès bienvenu.
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En 1930 il écrit un oratorio profane, Cris du monde. Après l’échec de cette œuvre ambitieuse, il arrête temporairement d’écrire, préférant se mettre en retrait.
Vers 1934, il se remet à écrire de manière régulière, écrivant notamment des musiques de film, dont celles du Napoléon d’Abel Gance ou de Regain de Pagnol. Mais surtout, Ida Rubinstein met en relation Paul Claudel et Arthur Honegger, pour l’écriture de Jeanne au bûcher, œuvre qui occupera Honegger pendant toute l’année 1935. Ce renouveau honeggerien se traduira aussi par les deuxième et troisième quatuors (1934-1937).
Le Front populaire est l’occasion pour Honegger de traduire ses opinions politiques, plutôt de gauche. Il travaille avec Romain Rolland au spectacle 14juillet, puis en 1937 à Liberté. Jeanne au bûcher est créé triomphalement en 1938 à Bâle, avant d’être joué à Paris en 1940.
Avec Jacques Ibert, ils adaptent l’Aiglon, de Rostand, en 1937.
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En 1941, Honegger écrit une musique de scène pour les Suppliantes d’Eschyle.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Honegger refuse de quitter Paris pour se réfugier dans son pays, la Suisse. Il s’engage dans le Front national, mouvement proche de la résistance communiste. Il compose sa Symphonie n°2, qui est créée en 1942.
Entre 1945 et 1946, Honegger écrit la Symphonie liturgique.
En 1947, lors d’une tournée de concerts aux États-Unis, il est frappé d’une crise cardiaque et dès lors sa santé deviendra vacillante. À son retour en France, il se remet à la composition et en 1950 écrit sa cinquième symphonie, di tre ré.
En janvier 1953, Arthur Honegger est nommé membre d’lnstitut et en 1954 Grand Officier de la Légion d’honneur.
Arthur Honegger meurt le 27 novembre 1955 à Paris, à l’âge de 63 ans.
(Source principale : l’excellent site consacré à Arthur Honegger et à sa musique : Arthur Honegger ).
(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Je rêve de vers doux et d’intimes ramages, De vers à frôler l’âme ainsi que des plumages,
De vers blonds où le sens fluide se délie Comme sous l’eau la chevelure d’Ophélie,
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De vers silencieux, et sans rythme et sans trame Où la rime sans bruit glisse comme une rame,
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De vers d’une ancienne étoffe, exténuée, Impalpable comme le son et la nuée,
De vers de soir d’automne ensorcelant les heures Au rite féminin des syllabes mineures.
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De vers de soirs d’amour énervés de verveine, Où l’âme sente, exquise, une caresse à peine,
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Et qui au long des nerfs baignés d’ondes câlines Meurent à l’infini en pâmoisons félines, Comme un parfum dissous parmi des tiédeurs closes,
Comme je le disais dans le premier article de cette série de deux sur la capitale de l’Angleterre, de nombreux opéras ont été créés ou se passent dans cette ville.
En 1728, Pampusch écrit The Beggars opera (l’Opéra des gueux) sur un texte de John Gay.