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PRÉSENTATION DE LA SAISON 2026-2027 DE L’OPÉRA DE LILLE

© Ayse Yavas

Ce 11 mai 2026, Barbara Eckle, la directrice de l’Opéra de Lille, a présenté la saison 2026-2027 de sa maison d’opéra. Comme la saison précédente, elle est bâtie sur quatre « constellations », avec un fil conducteur assez large : « appartenir ou ne pas appartenir à une société, à un groupe », et quelle est la place de ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, y appartenir.

La première constellation, automne, est articulée autour de l’opéra baroque Alcina, de Haendel. La metteuse en scène, Ewelina Marciniak, s’est posé la question : quelle serait la place d’Alcina dans la société d’aujourd’hui ? Sa réponse : une femme qui vit ses désirs. À noter la présence de Karine Deshayes dans le rôle d’Alcina et le retour du Concert d’Astrée et d’Emanuelle Haïm.

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La danse sera présente avec la performance Androgynous, portrait of a naked dancer, d’après la performeuse Anita Berber, sans doute la première femme à s’être donnée en spectacle nue, dans le Berlin des années 1920.

Le concert sur scène sera consacré à la Nuit transfigurée de Schönberg, avec un contrepoint féministe en écho : Forklaret nat, de Patricia Allessandrini. Également au programme : le quatuor à cordes de Debussy. Et pour les enfants, le Big Bang des enfants.

La deuxième constellation, hiver, s’articule sur Mars, un opéra de l’Irlandaise Jennifer Walshe créé en 2025 à Galway, en Irlande. L’action se passe dans un vaisseau spatial en route vers Mars, afin de trouver une solution pour sauver l’humanité.

La danse sera axée autour du hip-hop, avec Témoin. À voir également la finale internationale des hip-hop Games.

Deux concerts intéressants, dont un concert théâtralisé de la grande Ermonela Jaho autour d’extraits d’opéras véristes, et les Six épigraphes antiques de Debussy, et un concert pour deux pianos autour de l’exil, Échos de l’exil, avec au programme Bartok, Chopin et Liszt, et une création mondiale Where Worlds are born (A Dedication to the cosmos) du l’Ukrainien Dmytro Malyi.

La troisième constellation, printemps, nous transporte en Argentine, sur le thème de la passion.

L’opéra de cette constellation est l’opéra-tango d’Astor Piazzolla Maria de Buenos Aires, avec Stéphanie d’Oustrac. À noter également deux concerts de milonga, cette musique typiquement argentine célébrée par Jorge Luis Borges.

La danse sera the Hunger, ballet qui nous entraîne en Amérique du Sud en 1515, avec l’histoire d’un jeune européen adopté par une tribu d’indigènes qui, libéré dix ans plus tard par ses compatriotes espagnols, ne saura plus à quel monde il appartient.

Le concert en salle Au cœur de lobscurité nous fera entendre des Leçons de ténèbres de Couperin et Charpentier. On se souvient que les Leçons de ténèbres sont un genre musical sur la Passion du Christ, jouées pendant la Semaine sainte.

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Pour les jeunes et les familles, on retrouvera les Opéra Games.

La quatrième constellation, été, axée autour de la ville de Venise aura pour fil conducteur les mises en tension entre réussite, intégration et exclusion. L’opéra sera, presque évidemment, Otello de Verdi puisque malgré ses succès militaires, le général maure Otello ne parviendra jamais à intégrer la société vénitienne.

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La danse sera représentée par Cinq jours au soleil, un ballet construit sur les cinq mouvements de la Cinquième symphonie de Mahler.

Le concert nous fera voyager entre Mantoue et Venise, avec des œuvres de Rossi, Cavalli et Vivaldi.

À noter également l’opéra itinérant qui sera cette année une comédie madrigalesque de 1605, Barca di Venetia per Padova.

Et la partie jeunesse verra les « journées Finoreille », qui permettront à 350 jeunes de la région lilloise de venir chanter les œuvres travaillées durant toute l’année sur la grande scène de l’opéra.

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LA MUSIQUE CLASSIQUE DANS LA PUB (15e SÉRIE)

L’imagination des réclamiers pour se servir de la musique classique afin de nous vendre toutes sortes de produits étant sans limites, voici une nouvelle série de ces réclames. (Bon, j’ai l’air caustique en écrivant ça, mais certaines de ces pubs sont vraiment très belles !)

Beethoven Hymne à la joie déformé dans une pub pour Suzuki Swift

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Chopin Valse opus 69 n° 1 pub pour Volkswagen T-ROC

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Fauré Requiem Pub pour Alpine

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Offenbach Galop Pub pour Enterprise

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Mozart 40e symphonie Pub pour Geoxx Fast In.

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Rossini Ouverture de Guillaume Tell Pub pour Midas

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Pierre Henry Messe pour le temps présent (Psyché Rock) pub pour Renault Mégane E-tech

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Le grand choral écrit par George Delerue pour la Nuit américiane de Truffaut a servi au moins deux fois à nos amis réclamiers.

Une fois pour le Renault Master

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Et une fois pour la fondation pour la recherche cardio vasculaire

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Haendel Sarabande pub pour Grand frais

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Compositeurs

Philip GLASS (né en 1937)

Philip Glass est né le 31 janvier 1937 à Baltimore. Il est diplômé de l’Université de Chicago et poursuit ses études à la prestigieuse Juilliard School de New York.

En 1964, Philip Glass bénéficie d’une bourse qui lui permet d’aller à Paris, où il suit pendant deux ans les cours de Nadia Boulanger. Il gagne sa vie en transcrivant en notation occidentale les musiques indiennes de Ravi Shankar. À Paris, il rencontre Samuel Beckett pour qui il compose la musique de Play (Music for Play, 1965).

En 1967, après un séjour en Inde, il revient à New York où, en 1968, il fonde avec son compère Steve Reich le Philip Glass Ensemble pour lequel il écrit un certain nombre d’œuvres dites minimalistes. Le minimalisme consiste en la répétition de cellules mélodiques ou rythmiques, qui se déforment lentement avec le temps, provoquant ainsi chez l’auditeur une sorte d’envoûtement.

En 1976, Philip Glass écrit le premier volet d’une trilogie consacrée à des figures qui ont transformé le monde par la force de leurs idées, Einstein on the Beach. Le deuxième volet sera Satyagraha (1980), consacré à la figure de l’apôtre de la non-violence, Gandhi, et le troisième volet, Akhnaten (1984), à la figure du pharaon Akhénaton.

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Cliquez sur Akhenaton

En 1978, c’est Edgar Allan Poe qu’il met en musique, avec la Chute de la maison Usher.

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En 1988, Glass écrit le quatuor Different trains en se remémorant les longs voyages en train qu’il faisait entre New York et Los Angeles.

Philp Glass écrit en tout une trentaine d’opéras, dont une « trilogie Cocteau » constituée d’Orphée (1993), la Belle et la Bête (1994), et Les Enfants terribles (1996).

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En 1992, Philip Glass écrit, à l’occasion du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique, the Voyager, qui est créé au MET.

En 2013, on crée the Perfect American, sur les dernières années de la vie de Walt Disney.

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Outre ses opéras, Philip Glass a écrit de la musique de chambre, des œuvres pour piano, des symphonies, ainsi que des musiques de film (the Truman show [1998], the Hours [2002])

(Source principale : le site de la Philharmonie de Paris).

Cinéma, Mes opéras préférés

SOLARIS, de LOUATI et PERCONTE (2026)

Solaris, musique d‘Othman Louati sur un livret de Jacques Perconte, est un vidéopéra créé à Roubaix le 29 avril 2026. Jacques Perconte est également l’auteur des vidéos projetés pendant le spectacle, vidéos qui sont partie intégrante de ce vidéopéra.

Il s’agit d’une adaptation du roman de science-fiction éponyme de Stanislas Lem (1961), et surtout de l’adaptation qu’en a faite le cinéaste Andreï Tarkovski en 1972. L’œuvre est écrite pour un petit ensemble de solistes (ensemble Miroirs étendus à la création) et une soliste qui joue les rôles de narratrice et d’héroïne, alternant les parties parlées, voire chuchotées, et les parties chantées (Victoire Bunel à la création).

Le dispositif scénique est celui d’un ciné-opéra, avec les projections vidéo de Jacques Perconte sur un écran, et les musiciens placés en dessous qui jouent et chantent en direct sur la vidéo. La narration se fait par le biais des sous-titres projetés.

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Synopsis : Ce qui suit ne se veut pas un déroulé linéaire de l’histoire. Le livret de Jacques Perconte peut être assimilé à un long poème aussi mystique que symbolique, et il serait vain de vouloir « expliquer » ce poème. Il s’agit donc ici d’un guide de la trame de l’histoire. En écoutant le spectacle, j’ai plusieurs fois cru sentir un aspect rimbaldien dans le texte de Jacques Perconte, notamment en retrouvant des thèmes du Bateau ivre ou du Sonnet des voyelles. En relisant le texte à tête reposée, j’y ai retrouvé ces analogies.

Monde : Une sonde spatiale soviétique lancée vers Mars s’est perdue dans l’espace. Plusieurs décennies plus tard, elle émet de curieux signaux du plus profond de l’espace. L’analyse de ces signaux montre qu’il s’agit d’une rencontre avec la planète Solaris.

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Solaris est une planète orbitant autour de deux soleils, entièrement recouverte d’un océan protoplasmique, avec des îles changeant de forme, et qui semble abriter une forme de vie. Très vite, les scientifiques pensent qu’ils sont en présence d’une intelligence, et cette découverte lance la solaristique, l’étude scientifique de la planète Solaris. Des expéditions sont alors montées pour explorer la planète.

Devant le manque de réponses de la planète, les scientifiques de l’expédition finissent par bombarder la planète de rayons gamma, provoquant une explosion nucléaire. La planète continue à se taire, mais les scientifiques commencent à sentir d’étranges symptômes.

Le conseil scientifique de la Terre fait alors revenir un des astronautes, Burton, mais à son retour, celui-ci fait état d’une rencontre mystique avec la planète. Les scientifiques de la mission ont eu d’étranges visions sur Solaris, allant même jusqu’à retrouver vivants leurs frères, leurs amis, leurs enfants morts. Ils pensent que la planète essayait ainsi d’entrer en contact avec eux.

Le conseil scientifique décide alors d’envoyer un psychologue, Chris Kelvin, sur la station pour s’occuper des derniers membres d’équipage restants. Très vite, Kelvin sent une présence, jusqu’à ce qu’un jour sa femme, Harey, qui s’était suicidée, lui apparaisse.

Infini

Nouveau monde : La mission suivante fut menée par l’armée, qui a découvert une planète entièrement submergée par des pluies diluviennes. Des exhalaisons gazeuses remontaient du fond de l’océan, formées d’hélium, d’hydrogène et de xénon. Le potentiel énergétique de ce mélange, appelé TriaXen, éveilla l’intérêt des terriens, qui se mirent à exploiter les ressources de Solaris.

Solaris Eldorado : Les terriens exploitent donc les ressources de la planète Solaris, mais un étrange mal, la fièvre bleue, prenait les humains au bout de quelques jours.

Solaris : Hélène Aurel, une jeune scientifique, fait le voyage vers Solaris. Hélène a toujours eu le sentiment d’un univers en elle et, dans son long voyage, elle s’imprègne des rapports de ceux qui l’ont précédé. Elle passe ainsi de son « vaisseau de chair » au vaisseau spatial et sent en elle une autre femme, jumelle, avec qui elle fusionne.

Solaris : À son arrivée sur la planète, Hélène est surprise par la présence d’oiseaux, alors que tout le monde lui dit qu’il n’y a jamais eu d’oiseaux sur Solaris. Petit à petit, la rencontre entre Hélène et Solaris se transforme en une symbiose entre les deux formes de vie, Hélène subit une transmutation, comme par quelque procédé alchimique, en fusionnant avec la planète. L’infiniment petit se confond avec l’infiniment grand, et le microcosme au macrocosme. (L’aspect alchimique figure très clairement dans le livret, notamment par la litanie des métaux, le plomb, l’étain, le fer, le cuivre, le mercure, l’argent, l’or, ou des couleurs, plasma, orange saturé, particules, rouge violacé, poussières, argent froid, outremer, indigo, noir…)

Hélène se retrouve sur une des îles de Solaris, vivant simultanément tous les âges de sa vie, en compagnie d’Harey.

Épilogue : Je suis le mystère.

(Source principale : la création le 29 avril 2026 à la condition publique de Roubaix, et le livret.)

Victoire Bunel, Othman Louati et Jacques Perconte
littérature, Poésie

« ÉTUDE EN DE MINEUR », de Jean TARDIEU

Après « Ses purs ongles très haut dédiant leur inox », de Mallarmuche, je vous propose ce mois-ci un autre poème, de Jean Tardieu, « Étude en de mineur », paru en 1951 dans le recueil Monsieur Monsieur.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Le ciel était de nuit

la nuit était de plainte

la plainte était despoir,

Les yeux étaient de lèvres

les lèvres étaient daube

la source était de neige

Cliquez sur la blanche neige

Ma vie était de flamme

ma flamme était de fleuve

le fleuve était de bronze

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le bronze était daiguille

l’aiguille était d’horloge

l’horloge était d’hier :

Cliquez sur l’horloge

elle est de maintenant.

Maintenant est de terre

maintenant est de pierre

maintenant est de pluie.

Cliquez sur les jeux d’eau (sous la pluie)

Ma rive est de silence

mes mains sont de feuillage

Cliquez sur l’image

ma mémoire est doubli.

Citations musicales :

de neige : Francis Poulenc Sept chansons « la blanche neige »

de bronze : Hector Berlioz Benvenuto Cellini scène de la fonte de la statue « Du métal ! du métal ! »

l’horloge : Ravel L’Enfant et les sortilèges l’horloge (Ding, ding, ding)

de pluie : Maurice Ravel Jeux d’eau

mes mains sont de feuillage : Sivan Eldar Like flesh  » Comportement du bois « 

Anniversaire, Divers

HUITIÈME ANNIVERSAIRE DU SITE

Voilà déjà huit ans que je me suis lancé dans cette aventure d’un site consacré à la musique et à la littérature. En huit ans, j’ai publié presque 1100 articles.

Vous vous êtes mis à plus de 200 000 visiteurs cumulés, venus de 168 pays ou régions, pour voir plus de 300 000 vues sur ce site.

J’ai consacré 173 articles à mes opéras préférés, de l’Orfeo de Monteverdi à Ali de Filastine, Ben Selim et Arnold, ou d’Adrienne Lecouvreur de Cilea à Zoroastre de Rameau. Le plus lu est celui consacré à Jules César en Égypte, de Haendel, juste devant Norma, de Bellini.

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J’ai également consacré 118 articles à des compositeurs ou des compositrices, d’Hildegarde von Bingen à Camille Pépin. Le compositeur qui vous a le plus intéressés est Franz Schubert. Parmi ces articles, 35 concernent des compositrices, pour la plupart injustement méconnues.

Schubert FierrabrasCliquez sur Fierrabras (de Schubert)

Ces chiffres de 173 opéras et 118 compositeurs (ou compositrices) chroniqués sont à rapprocher de mon objectif initial, quand j’ai commencé mon livre sur l’opéra (livre qui s’est transformé au cours du temps en ce site), de retenir 99 opéras et 49 compositeurs (j’avais en tête, pour la structure de ce livre, La vie mode d’emploi de Perec).

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 75 écrivains passés à ma moulinette, d’Homère à Échenoz, le billet le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma (pas encore assez par rapport à mon objectif initial), à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

Une catégorie très prisée est celle sur les publicités se servant de musique classique pour vendre pâtes, lessive ou autres grosses ouatures. Cette catégorie très populaire vient en tête des vues puisque l’article le plus consulté est « De l’emploi de la musique classique dans la pub » suivi de près par « la Musique de Vivaldi dans la publicité« , avec environ 5500 vues pour chacun de ces 2 articles.

Un sujet de satisfaction pour moi est la catégorie « poème mis en musique à ma façon », où je prends un poème parmi mes préférés, que j’illustre musicalement par analogie entre les images que suscite en moi le poème et les musiques qui peuvent illustrer ces images. Grâce à cette catégorie, les poèmes de Mallarmé que j’ai ainsi traités ont été lus plus de 7000 fois sur mon site, la palme revenant à « Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change (le tombeau d’Edgar Poe) » avec près de 1600 lectures.

La liste de ces poèmes est disponible ici.

Côté classique, la vidéo la plus regardée est l’Ave Maria de Schubert interprété par Maria Callas.

Schubert Ave Maria CallasCliquez sur la Callas

Après mon premier livre, Compositeurs et compositrices, très beau et pas cher, paru en septembre 2022, pour lequel j’avais fait une petite sélection de 57 compositeurs et compositrices (il m’en reste une quarantaine d’exemplaires, donc vous pouvez encore le commander), j’ai publié fin 2025 mon opus 2, consacré aux Écrivains, dramaturges et librettistes. Vous pouvez le commander en librairie ou grande surface culturelle, ou directement auprès de moi via le formulaire contact du site.

À la sortie de ce livre, je suis passé dans le poste, et vous pouvez trouver cidsous le podcast de l’émission.

image podcast
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Je prépare pour 2027 mon opus 3 : Dix siècles de compositrices.

Et pour finir ce billet, je vous propose de retrouver une de mes vidéos préférées, l’Ode à la lune extraite de Rusalka de Dvorak.

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Point d'interrogation

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histoire

CHRISTINE DE SUÈDE (1626-1689)

Curieux destin que celui de Christine de Suède. Fille de Gustave II Adolphe Vasa, elle monte sur le trône à l’âge de six ans, à la mort de son père.

Un astrologue ayant prédit à son père qu’il aurait un fils, le père a toujours considéré Christine comme un garçon. Elle ne reçoit donc pas une éducation de princesse et travaille tout le temps. À dix-huit ans, elle est couronnée reine.

Polymathe, elle parlait huit langues, dont l’hébreu. Elle fait venir à sa cour des musiciens français, italiens et allemands.

Après deux ans de correspondance avec René Descartes, elle le fait venir à Stockholm, mais celui-ci, arrivé en hiver, attrape une pneumonie et meurt. On peut donc considérer, avec un point de vue complotiste, que Christine de Suède est à l’origine de la mort de Descartes, en 1650. À la demande de Christine, Descartes compose même le livret d’un ballet.

Son attitude peu féminine, elle n’est as marée et proclame qu’elle ne se mariera jamais, choque son peuple, et Christine abdique à l’âge de 28 ans. Elle part à Bruxelles, où elle se convertit au catholicisme, puis à Innsbruck. À Innsbruck, le Grand Duc donne des fêtes pour célébrer la conversion de Christine, et commande un opéra à Cesti, l’Argia.

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À Bruxelles, elle fait jouer le premier opéra en Belgique, Ulysse dans l’île de Circé, de Zamponi.

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Christine arrive enfin à Rome où le pape « valide » sa conversion. Elle s’y installe, prend des leçons de musique auprès de Corelli, et crée une académie de musique. Corelli lui dédie sa première œuvre publiée, son opus 1.

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En 1659, elle quitte Rome pour la Cour de France, où elle assiste au premier ballet écrit par Lully et où elle voit le jeune Loulou XIV danser.

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Après des voyages dans toute l’Europe, Christine retourne à Rome où elle s’installe définitivement (elle y meurt en 1689), elle se constitue un orchestre, et ouvre le premier théâtre public romain, ce qui était jusqu’alors interdit par l’Église. Tous les compositeurs viendront s’y produire.

Elle y fait jouer les opéras vénitiens de Cavalli ou Cesti et fait venir Stradella, qui écrit pour elle des cantates. Dans son orchestre, on trouve Corelli comme premier violon alors que Scarlatti est au clavecin.

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Curieuse de tout, Christine de Suède fait également jouer à Rome les dramaturges français tels que Racine, Corneille ou Molière.

(Source principale : le podcast de Canal Académie Christine de Suède, une Européenne de la musique, par Philippe Beaussant, de l’Académie française | Les Podcasts de l’Institut .)

Écrivains

STENDHAL (1783-1842)

La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. (Stendhal).

Henry Beyle, dit Stendhal, naît à Grenoble le 23 janvier 1783. Il perd sa mère, qu’il adorait, à l’âge de sept ans. Il fait ses études à Grenoble, avant de partir à Paris pour préparer, à seize ans, le concours d’entrée à l’école Polytechnique.

Henry est attiré par l’écriture, il veut écrire des comédies et même, pourquoi pas, des opéras. Mais il lui faut gagner sa vie, et il entre au ministère de la Guerre.

En 1800, Henry Beyle rejoint la grande Armée pour la campagne d’Italie. Il découvre alors l’Opéra italien, avec le Mariage secret de Cimarosa. Après cette représentation, il écrit : « Je venais de voir distinctement où était le bonheur ». Puis, il arrive à Mila où il est émerveillé par son opéra, la Scala.

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En 1802, il revient à Paris et au milieu de l’année, démissionne de l’armée. En 1806, il part pour l’Allemagne, où il découvre la musique de Mozart. Il écrit alors que « nul ouvrage de littérature ne peut lui donner plus vif contentement que Don Giovanni».

Cliquez sur le trio des masques

De retour à Paris, il est nommé auditeur au Conseil d’État en 1810, poste où il s’ennuie ferme.

En 1811, il repart à Milan. Il visite l’Italie, Bologne, Florence, Rome. À Florence, à l’église Santa Croce, il éprouve une sorte d’extase, qui sera plus tard nommée « Syndrome de Stendhal ». À la fin de l’année, il commence à écrire une Histoire de la peinture en Italie.

En 1812, Henry est appelé pour la campagne de Russie. Il revient à Paris début 1813. En 1814, après la chute de Napoléon, Henry retourne à Milan où il écrit, sous pseudonyme, son premier livre publié : les Lettres écrites de Vienne en Autriche sur le célèbre compositeur Joseph Haydn suivies d’une vie de Mozart et de considérations sur Métastase et l’état présent de la musique en France et en Italie. En 1815, il termine son Histoire de la peinture en Italie.

En 1816, il découvre les écrits de Lord Byron et a la révélation que « le véritable romantisme n’est pas allemand, il est anglais ! »

En 1817, Henry Beyle prend le pseudonyme de Stendhal pour publier Rome, Naples et Florence. En 1818, il fait la connaissance de Matilde Dombrowski, une patriote italienne qui deviendra son grand amour malheureux. Matilde inspirera la Mathilde de le Rouge et le Noir (1830), un de ses romans les plus célèbres.

En 1823, Stendhal fait paraître une Vie de Rossini et, en 1827, son premier roman, Armance. Armance sera suivi par Le Rouge et le Noir en 1830. Le Rouge et le noir a fait l’objet d’un opéra rock en 2016, d’un opéra de Barcaroli en 2019, et d’un ballet de Lacotte en 2021, sur une musique de Massenet.

Cliquez sir l’image
Cliquez sur la ballerine

En 1831, Stendhal est nommé consul à Civitavecchia, ville où il s’ennuie ferme. Il y commence Lucien Leuwen (1834) et Vie de Henry Brulard (1835). En 1836, il prend un congé de trois ans et retourne à Paris, où il écrit la Chartreuse de Parme (1839) qui, enfin, connaît un grand succès public. La Chartreuse de Parme a fait l’objet d’un opéra de Henri Sauguet en 1938.

Cliquez sur le final de la Chartreuse de Parme

Dans ses Mêmoires, Stendhal prétend être un « musicien manqué » et dans sa jeunesse, il s’est essayé au piano et au chant, mais sans résultats probants.

Stendhal meurt à Paris le 23 mars 1842, à l’âge de 59 ans.

Agenda Ironique

MIROIR SANS FIL (Agenda Ironique d’avril 2026)

Ce mois-ci, c’est Tiniak qui est aux manettes de l’Agenda Ironique. Et quel en est le sujet, de cet A.I. ? Et bien voilà :

Au mois d’avril, dit-On (ce fameux konkidirapa son nom) : “ne te découvre pas d’un fil”. Et si c’était là, belle et bien bonne occasion de se poser cette question : “Perdu le fil, que ferait-On ?”
Pardon, pour les marris, comme j’en suis, d’avoir un parent frappé d’Alzheimer. En fait, je pensais à Raymond (que si ? Quenaud 
! Mais, si !).

Lors, imaginez un peu : perdre le fil de son histoire, par exemple en se brossant les dents -et, pour comble ! devant son miroir…

Je vous ai perdu.e.s ?
Tant mieux. C’est tout l’enjeu de ce mois-ci, ayant pour thème générique : “miroir sans fil”.

Partez donc en vrille(s), Agendaironistes, avec certains de ces quelques mots de ma liste – bon, pas simplistes, j’en conviens, et qu’ faut s’asseoir dessus pour les placer : tasse Mobil (hin hin), Tchao Pantin (ou “Ciao.. du même blase”), nombril du monde, Cunégonde (pour la rime), “Et mon courroux coucou !” (sic), pâte-fix, remix (et/ou) slam, bam, amstamgram, Pamella et blâme. Et puis miroir pour finir ?

Rien que les mots sans italique, nous sommes raccords ?
J’en demande quatre. Plus OK, mais pas moins.
Avec en sus, quand même, la mention en toutes lettres : “perdu [,] le fil”.

Mais tout cela est tellement mieux esspliqué ici.

Avez-vous le formidable roman la Passe-miroir, de Christelle Dabos ? J’espère que oui, sinon vous pouvez toujours vous rattraper en lisant les quatre volumes qui constituent cette série, ou encore en lisant l’adaptation en bande dessinée par Vanyda dont le premier volume vient de paraître chez Gallimard Bande dessinée (voir la dédicace cidsous.).

Parmi les airs que chante l’héroïne figure, ou pas, le grand air des bijoux du Faust de Gounod : « Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir ». Cet air a été popularisé par Hergé et sa fameuse Bianca Castafiore.

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Un autre personnage de la Passe-miroir est Cunégonde. Cunégonde apparaît dans le deuxième volume, et c’est une mirage qui a créé des endroits appelés imaginoires. Peut-être est-ce dans un de ses endroits que l’Apprenti sorcier vole le balai magique de son maître, balai qu’il essaye, en vain, de domestiquer à grands coups d’amstramgram.

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Même atmosphère de magie pour Petrouchka, de Stravinsky, où un vieux mage anime par magie un pantin de bois, Petrouchka.

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L’Apprenti sorcier et Petrouchka font partie du répertoire de base de la maison d’opéra fondée par Raymond Queneau à Saint-Glinglin, le fameux Opéra de Saint-Glinglin.

Dans Guillaume Tell, drame de Schiller mis en musique par Rossini, le héros suisse exprime son courroux coucou (suisse) contre l’envahisseur autrichien.

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Arrivé à cet endroit de mon histoire, vous aurez peut-être perdu le fil, mais n’ayez crainte, je vais vous en faire un remix accéléré : pantin, passe-miroir, Cunégonde, courroux coucou, perdu le fil, remix.

Mes opéras préférés

HÄNSEL UND GRETEL, de HUMPERDINCK (1893)

Hänsel und Gretel est un opéra pour enfants d’Engelbert Humperdinck (1854-1921), d’après un conte de Grimm. Le livret est d’Adelheid Wette. Hänsel und Gretel a été créé le 23 décembre 1893 à Weimar, sous la direction de Richard Strauss. Partition d’inspiration wagnérienne ou straussienne.

J’ai eu l’occasion de le voir dans la série « Opéra en famille » de l’Atelier lyrique de Tourcoing, avec un public très jeune, dont une petite fille qui, sur les genoux de sa maman, n’arrêtait pas de nous espoiler l’histoire, genre « Moi, je crois que la sorcière va manger les enfants ». C’était charmant.

Le pitch : Hänsel et Gretel ont faim et essaient de l’oublier en chantant et en dansant. Quand leur mère renverse le lait qui devait servir de repas pour le soir, elle envoie ses enfants chercher des fraises dans la forêt. Le père rentre avec des victuailles, mais il s’alarme quand il apprend que ses enfants sont seuls dans la forêt.

Les enfants, qui se sont endormis le soir, se réveillent au matin et découvrent une maison en pain d’épices. Affamés, ils commencent à la boulotter quand la propriétaire, la sorcière, arrive et les capture pour les manger.

Les enfants prennent la sorcière à son propre piège et la jettent dans le four. Elle est transformée en pain d’épices quand les parents retrouvent leurs enfants sains et saufs.

Cliquez sur la bande-annonce

Acte I : Peter, un pauvre fabricant de balais, et Gertrud, sa femme, ont deux enfants, Hänsel et Gretel. Ils vivent pauvrement et les enfants doivent aider leurs parents, Hänsel en fabriquant des balais avec son père, Gretel en aidant sa mère pour le ménage. Comme beaucoup d’enfants, Hänsel et Gretel préfèrent jouer et danser (Duo : « Brüderchen komm tanz mit mir »). Gretel a dit à son frère qu’elle a découvert un pot de lait que sa mère a caché, sans doute pour faire un gâteau. Hänsel veut goûter au lait, mais Gretel l’en empêche.

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Quand la mère arrive, elle est furieuse de voir ses enfants danser au lieu de travailler. (Air : « Was ist das für eine Geschichte ! »). Elle renverse malencontreusement le pot de lait, et envoie les enfants dans la forêt chercher des fraises. Elle s’endort en se lamentant sur sa triste condition.

Le père entre à la maison, un peu ivre. Il est content, car il a réussi à vendre des balais et a ainsi pu acheter de la nourriture pour sa famille (Air : « Ach wir armen armen Leute ».) Il réveille sa femme pour lui apprendre la bonne nouvelle, mais quand celle-ci lui apprend qu’elle a envoyé les enfants dans la forêt, il prend peur car il sait qu’au plus profond de cette forêt vit une sorcière qui transforme les enfants en pain d’épices pour les manger (Air : « Eine Hex Stein alt haust tief im Wald ».) Les parents se précipitent dans la forêt pour retrouver leurs enfants.

Acte II : Gretel, qui a rempli son panier de fraises, fait une pause (Air : « Ein Männlein steht im Walde ».) Hänsel en fait autant. Ils écoutent les oiseaux, spécialement le coucou dont on reconnaît le chant. Mais la nuit tombe et ils commencent à avoir peur. Le marchand de sable passe et les endort (Berceuse : « Der kleine Sandmann bin ich ».)

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Acte III : Le lendemain matin, l’Homme à la rosée les éveille (Air : « Der kleine Taumann heiss’ ich ».) Les enfants se mettent en route et arrivent à une clairière où se trouve une maison en pain d’épice. Ils commencent à la grignoter quand une voix se fait entendre : (Air : « Knusper Knusper Knäuschen ? ». « Qui grignote ma maison ? »). C’est une vieille femme qui leur propose d’entrer pour manger des sucreries (Air : « Ich bin Rosine Leckermaul »), mais les enfants se méfient. La vieille femme se transforme alors en sorcière et sort sa baguette pour jeter un sort aux enfants (Air : « Hokus Pokus Hexenschuss »).

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Elle les paralyse et enferme Hänsel dans une cage. Elle déparalyse Gretel pour lui faire faire le ménage, avant de s’envoler sur son balai. Gretel s’empare de la baguette et déparalyse son frère.

La sorcière revient et trouve qu’Hänsel est trop maigre pour être mangé, il faut l’engraisser un peu. Elle demande alors à Gretel si le four est assez chaud. Gretel ne sait pas comment faire, alors la sorcière lui montre en se penchant devant le four. Les enfants la poussent alors dans le four et en ferment la porte.

Les enfants sortent dans la cour, et avec la baguette magique, désensorcellent tous les enfants qui avaient été transformés en pain d’épice par la méchante sorcière. C’est alors que les parents arrivent, juste pour le happy end. On ouvre la porte du four et on trouve la sorcière transformée en pain d’épice. Le père chante alors la morale de l’histoire, suivi par toute la famille (Air et chœur : « Kinder schaut das Wunder an ».)

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(Source principale : la représentation de l’Atelier lyrique de Tourcoing de 2026, et le programme associé.)

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