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Maria Callas, Mes opéras préférés

PAILLASSE (PAGLIACCI), de LEONCAVALLO (1892)

Opéra vériste de LEONCAVALLO, créé en 1892 à Milan. Leoncavallo a écrit lui-même le livret de son opéra, d’après un fait divers qui l’avait marqué.

Ce court opéra (environ 1 h 15 min) est souvent donné avec un autre opéra, par exemple Cavalleria Rusticana de MASCAGNI.

Son classement dans la typologie de G.B. SHAW est un peu particulier puisque nous avons ici un type (S+T/T+B) (une soprano [Nedda] et un ténor [Silvio] s’aiment alors qu’un ténor [Canio] et un baryton [Tonio] cherchent à les empêcher.)

Le pitch : Drame de la jalousie dans un cirque. Nedda trompe son mari Canio. Le soir, ils rejouent leur vie sur scène, où Colombine (Nedda) trompe son mari Paillasse (Canio). Jaloux, Canio tue sa femme.

Prologue : Tonio apparaît devant le rideau. Il explique qu’il fait revivre la tradition du théâtre antique, en présentant dans le prologue ce qui va se passer. Dans un véritable manifeste du vérisme, il nous prévient que l’auteur va présenter une tranche de vie réelle (Air : « Un nido de memorie »).

Leoncavallo PAillasse (Pagliacci) Un nido di memorieCliquez sur le prologue

Acte I : Sur la place du village, la foule (avec chœur d’enfants carmennien !) attend la parade du cirque, qui donnera une représentation le soir. On attend surtout Paillasse, le « roi des clowns ». Canio, le directeur fait la pub pour le spectacle du soir. Il empêche Tonio de tourner autour de Nedda, sa jeune femme. Avant de partir prendre un verre, il prévient d’un ton menaçant qu’il ne faut pas jouer à ce jeu-là avec lui, que le théâtre et la vraie vie ne sont pas la même chose, et que si Nedda le trompait, ça se terminerait mal. Nedda, troublée, se demande si son mari se doute de quelque chose. La parade du cirque s’avance vers l’église et Nedda, restée seule, pense à la menace proférée par Canio (air : « Qual fiamma avea nel guardo »), mais ne veut pas céder à la peur de son mari jaloux.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Quel fiamma avea nel guardoCliquez sur Nedda

Elle se rappelle le chant des oiseaux, chantant la liberté de voler (Air : « Stridone lassu »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Stridono lassuCliquez encore sur Nedda

Tonio, revenu, dit qu’il a été attiré par son chant. Il sait qu’il est laid et difforme, mais il n’en a pas moins un cœur, comme tout le monde. Nedda repousse ses avances, lui disant de les réserver pour le spectacle du soir, mais comme il insiste, elle le blesse en se défendant. Il sort et Silvio, l’amant de Nedda entre. Nedda lui dit que Tonio devient dangereux, qu’il l’a agressée en lui déclarant son amour. Silvio demande à Nedda de se décider, et de rester au village avec lui quand le cirque repartira. Nedda hésite, mais Silvio lui demande pourquoi elle l’a séduit, lui rappelant les bons moments passés ensemble (Air : « E allor perché »). Silvio se laisse convaincre (Duo : « Tutto scordiam ») et ils s’embrassent.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Duo Nedda SilvioCliquez sur Nedda et Silvio

Tonio, revenu, les surprend et appelle Canio. Silvio s’enfuit, et Canio exige de savoir avec qui était sa femme, mais Nedda refuse de répondre. Tonio calme Canio, lui rappelant que le spectacle doit commencer. Canio se résout à jouer la comédie et enfile son costume de scène (Air : « Vesti la giubba »). Le clown doit rire (Air : « Ridi, Pagliaccio »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Vesti la giubbaCliquez sur Canio

Acte II : La foule arrive et le spectacle va commencer. Colombine (Nedda) annonce que Paillasse (Canio) ne rentrera que tard ce soir. Elle attend Arlequin. Celui-ci arrive en lui chantant une sérénade (Air : « Oh Colombina »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) O ColombinaCliquez sur Arlequin

Taddeo (Tonio) arrive et lui déclare son amour, mais Colombine n’a que mépris pour lui. Arlequin entre, et ils s’apprêtent à dîner, mais Paillasse arrive plus tôt que prévu. Arlequin s’esquive, en laissant un somnifère à Colombine pour endormir son mari et protéger leur fuite. Paillasse veut savoir qui était avec Colombine, rejouant ainsi sur scène son drame dans la vie réelle, au point que Canio, furieux, ne veut plus jouer ce rôle de clown que sa femme trompe (Air : « No, Pagliaccio non son ! »), lui rappelant tout ce qu’il a fait pour elle, mais elle le nargue. Canio tue sa femme, qui meurt en appelant Silvio au secours. Canio tue alors Silvio qui s’était avancé.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) No, pagliaccio non sonCliquez sur Canio qui ne veut plus jouer le rôle de Paillasse

La comedia e finita.

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Compositrices, Mythologie, Théâtre

OEDIPE

Sujet complexe que celui d’Œdipe. On connaît ce héros essentiel de la mythologie grecque grâce aux deux pièces Œdipe roi et Œdipe à Colone de SOPHOCLE.

Œdipe était le fils de Laïos et Jocaste, abandonné à sa naissance parce qu’un oracle avait prédit à Laïos que son fils le tuerait. Recueilli par le roi Polybe, et ayant appris qu’il devait tuer son père, il quitte la cour de son père adoptif et se dirige vers Thèbes. En chemin, il croise Laïos et le tue. Arrivé à Thèbes, et après avoir résolu l’énigme du sphynx (voire de la sphynge), il épouse sa mère, la reine Jocaste, qui lui donnera quatre enfants, Antigone, Ismène, Étéocle et Polynice. Lorsqu’il apprend son forfait du devin Tirésias, il se crève les yeux et quitte Thèbes.

En 1786, SACCHINI a composé un opéra, Œdipe à Colone.

Sacchini Oedipe à Colone

À la même époque, le prolifique GRÉTRY avait entamé un Œdipe à Colonne qu’il n’achèvera pas.

En 1845, Félix MENDELSSOHN, le frère de la compositrice Fanny, écrit une musique de scène pour Œdipe à Colone.

Mendelssohn Oedipe à ColoneCliquez sur le chœur

En 1861, c’est MOUSSORGSKI qui écrit Œdipe à Athènes, une musique de scène pour une pièce de OZEROV.

Moussorgski OedipeCliquez sur l’image

En 1927, STRAVINSKY écrit son Œdipus Rex, sur un livret de COCTEAU.

Stravinsky Oedipus RexCliquez sur l’image

Le compositeur LEONCAVALLO n’aura pas la chance de voir la création de son opéra Œdipe-roi (Edipo Re) en 1930, un an après sa mort.

Leoncavallo Oedipe roi (Edipo Re)Cliquez sur l’image

alors qu’en 1936, le trop méconnu ENESCO écrit son opéra Œdipe, qui reprend toute la vie du personnage.

Enesco Oedipe Voyez, Thébains, voyez !Cliquez sur l’image

Antigone, une des filles d’Œdipe, connaîtra le même succès que son père. Voir ici https://toutloperaoupresque655890715.com/2020/12/29/antigone/le billet qui lui est consacré.

(P.S. De nos jours, Œdipe est généralement connu par le « complexe d’Œdipe » théorisé par le médecin viennois Sigmund FREUD. En effet, en 1897, alors qu’il avait commencé à élaborer sa théorie de la psychanalyse, il s’est rendu compte qu’il y avait en lui un désir pour sa mère doublé d’une jalousie envers son père. Privé de repères externes, il en a déduit, à l’encontre de toute rationalité scientifique, que ces envies étaient communes à tous les enfants !)

Compositeurs

Claude DEBUSSY ( 1862 – 1918)

Achille-Claude DEBUSSY naît en 1862 à Saint-Germain-en-Laye, de parents commerçants.

La famille s’installe à Paris en 1867. En 1870, madame Debussy part à Cannes avec ses enfants pendant que son mari reste à Paris. C’est à Cannes que le petit Claude reçoit ses premières leçons de piano. À la fin de la Commune, la famille rentre à Paris mais le père, communard, est mis en prison. Là, il se lie d’amitié avec un autre prisonnier, le beau-frère de Paul Verlaine. Cet ami lui conseille de confier Claude à sa mère, excellente pianiste. Au bout d’un an, celle-ci recommande aux parents de le faire entrer au conservatoire de Paris, ce qu’il fait en 1872. Il a LAVIGNAC, wagnérien de la première heure, comme professeur de solfège.

Après des années d’études pas toujours couronnées de succès, son professeur de piano, MARMONTEL, le recommande à une riche veuve russe, qui cherchait un pianiste pour l’accompagner durant l’été. Il s’agit de Nadejda von MECK, que nous avons déjà rencontrée à propos de TCHAÏKOVSKI. En 1880, elle s’installe pour l’été avec ses enfants à Interlaken, en Suisse, où Debussy les rejoint. Après la Suisse, ils s’installent à Arcachon, puis partent en voyage à travers la France et l’Italie. C’est de cette époque que datent les premières compositions de Debussy, dont une transcription pour piano du Lac des Cygnes de Tchaïkovski commandée par Nadejda. À l’automne, il rentre à Paris et au Conservatoire.

Debussy le Lac des CygnesCliquez sur l’image

Il suit la classe d’orgue de César FRANCK et, pour gagner sa vie, devient accompagnateur dans un cours de chant. Là, il rencontre une femme mariée et mère de deux enfants, Marie VASNIER, dont il s’éprend. Il compose alors des mélodies pour Marie. Il écrit néanmoins à Nadejda von Meck pour passer un nouveau séjour avec sa famille, et elle l’invite à Moscou, où il passe deux mois, avant de partir à Florence avec la famille von Meck. Il rentre à Paris en décembre 1881, mais passe plus de temps chez les Vasnier qu’au Conservatoire. Il publie sa première œuvre, la mélodie Nuit d’étoiles.

Debussy Nuit d'étoiles (Véronique Gens)Cliquez sur l’image

Après deux échecs au concours du Grand-Prix de Rome, il est reçu en 1884, et part pour la Villa Médicis. Il découvre la musique de PALESTRINA, comme GOUNOD l’avait fait quelques années auparavant.

Au bout de deux ans (au lieu de trois), il donne sa démission et rentre à Paris. Il s’installe rue de Londres avec Gabrielle DUPONT, avec qui il vit pendant près de 10 ans. En 1887, on le voit fréquenter les mardis de Stéphane MALLARMÉ. En 1888, il fait le voyage à Bayreuth, où il entend Les Maîtres Chanteurs, Tristan et Parsifal. En 1890, il compose sa première œuvre à succès, la Suite bergamasque. En 1893, c’est son quatuor à cordes, et en 1894, le Prélude à l’après-midi d’un faune, une mise en musique des impressions laissées par le poëme de Mallarmé.

Debussy Prélude à l'après-midi d'un fauneCliquez sur l’image

En 1894, il commence son opéra Pelléas et Mélisande, d’après l’œuvre de MAETERLINCK. Après un long travail de composition, Pelléas est représenté à l’Opéra-Comique en 1902. La première est catastrophique, mais au bout de quelques représentations, la situation évolue et l’opéra triomphe.

Debussy Pelléas et MélisandeCliquez sur Mélisande

En 1897, il met en musique trois chansons de Bilitis, sur des poèmes (érotiques) de son ami Pierre LOUYS.

Debussy Trois chansons de Bilitis la chevelureCliquez sur l’image

En 1899, il quitte Gabrielle Dupont pour épouser Rosalie TEXIER. Il passe l’été avec elle dans l’Yonne de 1902 à 1904, et c’est là, au cœur des terres, qu’il écrit son poème symphonique La Mer.

Debussy la Mer Dialogue du vent et de la merCliquez sur l’orchestre

Il rencontre Emma, l’épouse d’un banquier avec qui il a une relation, ce qui provoque une tentative de suicide de sa femme. Il divorce pour se marier avec Emma en 1908. En attendant, ils avaient déjà eu une fille en 1905, surnommée Chouchou, à qui il dédie la suite pour piano Children’s Corner.

Debussy Children's CornerCliquez sur Debussy

En 1908, il signe un contrat avec le Metropolitan Opéra de New York, lui réservant la première d’un opéra, La Chute de la Maison Usher, d’après Edgar Allan POE. Il y travaille en 1909, mais un cancer, diagnostiqué en 1910, commence à le faire souffrir. Il travaille à son nouvel opéra jusque vers 1916 – 1917, mais le laisse inachevé à sa mort en 1918.

En 1912, il écrit Jeux, pour DIAGHILEV et ses ballets russes, pièce qui sera créée en 1913, la même année que le Sacre du Printemps, de STRAVINSKY. Enfin, parmi ses autres chefs-d’œuvre, notons les deux livres de Préludes pour le piano, écrits entre 1909 et 1913, musique souvent qualifiée d’impressionniste, ses pièces portant des titres tels que « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir », « Les fées sont d’exquises danseuses », ou encore « Ce qu’a vu le vent d’ouest ». En 1915, il publie également un cahier d’Études pour le piano.

Debussy La Cathédrale engloutieCliquez sur la cathédrale engloutie

En 1921 paraît un recueil de ses articles de critiques musicales, Monsieur Croche antidilettante.

Et si vous avez eu le courage d’arriver jusqu’ici, vous avez gagné le droit de cliquer sur le cadeau bonus.

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(P.S. comme pour mes récents articles consacrés à un écrivain ou à un compositeur, j’ai fait appel pour le portait de Debussy à un jeune artiste qui peut réaliser à la demande vos portraits, ceux des gens que vous aimez, ou de vos animaux familiers, à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co ].

Le MET s'invite chez vous

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS – Semaine du 19 au 25 JUILLET


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 19 au 25 juillet 2021.

Après 70 semaines et 112 opéras différents diffusés, le MET propose sa grande finale avec des performances exceptionnelles, choisies par les spectateurs.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 19 juillet MOZART Le Nozze di Figaro

Mozart Le Nozze imageCliquez sur la comtesse et Suzanne

Mardi 20 juillet MASCAGNI Cavalleria Rusticana et LEONCAVALLO Pagliacci (Paillasse)

Mascagni Pagliacci (MET 1978)Cliquez sur l’image

Mercredi 21 juillet BIZET Les Pêcheurs de Perles

Bizet les Pêcheurs de perles METCliquez sur Nadir et Zurga

Jeudi 22 juillet OFFENBACH Les Contes d’Hoffmann

offenbach les contes d'hoffmann olympiaCliquez sur Olympia

Vendredi 23 juillet DONIZETTI La Fille du Régiment

Donizetti la fille du régiment METCliquez sur Marie et Tonio

Samedi 24 juillet VERDI Il Trovatore (Le Trouvère)

Verdi Il Trovatore Il balen del suo sorriso (MET 2011)Cliquez sur le comte di Luna

Dimanche 25 juillet Verdi Un Ballo in Maschera (Un Bal masqué)

Verdi Un ballo in maschera Eri Tu (MET 2012)Cliquez sur Ankaström

Voilà, c’est fini pour les retransmissions gratuites du MET !

Compositrices, Historique

LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est l’hymne national français depuis 1795. Elle a été écrite par ROUGER DE LILLE en 1792 sous le titre Chant de marche de l’Armée du Rhin.

En tant qu’hymne révolutionnaire, elle a été citée par bien des compositeurs.

Ainsi, dès 1799, SALIERI la citera dans sa cantate Der Tyroler Landsturm.

2021-07-13_22h20_04Cliquez sur Salieri

La version la plus connue de nos jours est celle orchestrée par BERLIOZ en 1830.

Robert SCHUMANN (le mari de Clara) a écrit le lied « les deux Grenadiers » sur un poème de HEINE datant de 1822, décrivant les mésaventures de deux grenadiers de l’armée napoléonienne en déroute. (Robert citera également la Marseillaise dans son Carnaval de Vienne.)

Schumann les deux grenadiersCliquez sur l’image

En 1861, VERDI compose l’hymne des Nations pour faire connaître la jeune Italie, qui sera créé à l’Exposition universelle de Londres en 1862. Cette cantate reprend la plupart des hymnes nationaux, dont évidemment la Marseillaise pour la France.

Verdi Hymne des nationsCliquez sur Toscanini

En 1880, c’est TCHAÏKOVSKI qui se sert de la Marseillaise dans son ouverture 1812 célébrant la victoire des Russes contres les armées napoléoniennes.

Tchaïkovski Ouverture 1812Cliquez sur l’image

En 1913, DEBUSSY conclut ses Feux d’artifices par une citation de quelques notes de la Marseillaise.

Debussy Feux d'artifice finalCliquez sur le pianiste

Plus tars, STRAVINSKY a écrit cette transcription pour violon :

Stravinsky la MarseillaiseCliquez sur l’image

Et en 1967, ce sont les BEATLES qui la citent en ouverture du célèbre « All you need is love ».

The Beatles All you need is loveCliquez sur le Yellow Submarine

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Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE PUCCINI CHEZ VOUS – Semaine du 12 au 18 juillet


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 12 au 18 juillet 2021.

Cette semaine, le MET nous propose des opéras écrits par Giacomo PUCCINI, de Manon Lescaut à Turandot.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 12 juillet Manon Lescaut

Puccini Manon Lescaut Ah vieni colle tue bracciaCliquez sur l’image

Mardi 13 juillet La Bohéme

Puccini La Bohème O soave Fanciulla (Met 1977)Cliquez sur Rodolfo et Mimi

Mercredi 14 juillet Tosca

Puccini Tosca E lucevan le stelle Pavarotti (MET)Cliquez sur Cavaradossi

Jeudi 15 juillet Madama Butterfly

Puccini Madama Butterfly un bel di vedremo (Met 2009)Cliquez sur l’image

Vendredi 16 juillet La Fanciulla del West (La Fille du Far-west)

Puccini Fanciulla del west poker MetCliquez sur l’image

Samedi 17 juillet La Rondine

Puccini La Rondine METCliquez sur l’image

Dimanche 18 juillet Turandot

Puccini Turandot finalCliquez sur l’image

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike.

Agenda Ironique, Divers

PLAN PLAN RATAPLAN, C’EST LE BRUIT DU TAMBOUR

Quelques jours avant la célébration de la fête nationale française, et des marches martiales qui l’accompagnent, intéressons-nous au bruit du tambour.

L’onomatopée qui représente (en français) le bruit du tambour est ran plan plan, ran rataplan. On peut d’ailleurs en entendre dans mon article consacré aux onomatopées. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, le thème de l’Agenda Ironique de juillet 2021 est précisément onomatopées, répétitions et accumulations, comme il est dit cidsous.

 » Tchachacha, froufrou, splat, et scouic. « 

 » Je vous propose d’utiliser onomatopées, répétitions et accumulations pour relater une étape de la vie d’une personne, ou un moment particulier, comme par exemple les préparatifs du matin, ou du soir. Quelques borborygmes seraient aussi les bienvenus. « 

 » Vous avez jusqu’au 26 juillet, et puis après on vote. Clap clap clap ! « 

AGENDA IRONIQUE DE JUILLET! | Grain de sable (victorhugotte.com)

 » Si vous êtes nouveau ou nouvelle, vous postez votre texte sur votre blog, shlak!, et puis hop, vous copiez-collez le lien dans les commentaires ci-dessous.
Tic toc, tic toc…
« 

Et donc (roulement de 🥁), place au son du tambour !

Roulements de tambourCliquez sur le roulement de tambour

Commençons par Henry PURCELL, qui a composé en 1695 cette émouvante Musique pour les funérailles de la reine Marie, pour tambours et cuivres.

Purcell Musique pour les funérailles de la reine MaryCliquez sur l’image

On trouve de nombreuses scènes avec des soldats à l’opéra, et les compositeurs se sont fait un malin plaisir à faire chanter aux chœurs des plan plan rataplan, ou des rataplan plan plan.

Ainsi en 1832, dans l’Élixir d’amour, DONIZETTI fait arriver la garnison du sergent Belcore au son des tambours :

Donizetti l'Elisir d'amore Come Paride vezzosoCliquez sur l’image

En 1836, MEYERBEER va plus loin dans ses Huguenots en faisant chanter Rataplan plan plan au chœur.

Meyerbeer les huguenots C'est le jour RataplanCliquez sur l’image

Dans La Fille du régiment (1840) de Donizetti, on peut entendre l’air avec chœur « Au bruit de la guerre ».

Donizetti La Fille du régiment au bruit de la guerreCliquez sur la fille du régiment

On trouve une répétition de cette trame, réutilisée en 1879 par OFFENBACH dans son opérette la Fille du tambour-major. (Offenbach était familier des onomatopées puisqu’une de ses opérettes à pour titre Ba-Ta-Clan, titre qui a donné son nom à la salle de spectacle parisienne.)

Offenbach la Fille du tambour-majorCliquez sur la fille du tambour-major

En 1862, c’est VERDI qui nous propose un « rataplan rataplan » dans La Force du destin (La Forza del destino).

Verdi La forza Acte III RataplanCliquez sur l’image

Et si vous avez eu le courage ou la patience d’arriver jusqu’ici, cliquez donc sur le lien cidsous, vous pourriez être surpris(e).

Point d'interrogation

Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes, Maria Callas

PARIS SERA TOUJOURS PARIS

Après « Elle voulait qu’on l’appelle Paris« , je vous propose une nouvelle sélection de musiques ayant Paris pour toile de fond.

PUCCINI qui avait déjà traité de Paris avec son Manon Lescaut y reviendra avec La Bohème, d’après les Scènes de la vie de Bohème de MURGER, puis avec la Rondine (1917).

Puccini la Bohème Mi chiamani Mimi (Callas)Cliquez sur Mimi

Adriana Lecouvreur (1902), de CILEA, nous raconte l’histoire de deux femmes, l’actrice Adrienne LECOUVREUR et la princesse de BOUILLON, qui se disputent l’amour du même homme, le maréchal de Saxe, à Paris en 1730. Adrienne gagne son cœur, mais elle meurt empoisonnée par un bouquet de violettes envoyé par sa rivale !

Cilea Adriana LecouvreurCliquez sur Adrienne Lecouvreur

Toujours dans le vérisme, Andrea Chenier de GIORDANO, d’après la vie du poète André Chénier se passe à Paris pendant la Révolution française. À la fin, Chénier, en prison, chante cet air.

Giordano Andrea Chenier Come un bel di di maggioCliquez sur André Chénier

Plus souriante est la Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) (1905) de Franz LEHAR, dont une partie de l’action se passe chez Maxim’s ®

Lehar Die lustige Witwe Les p'tit's femmes frivolesCliquez sur les p’tit’s femmes de Paris

EN 1921, c’est le GROUPE DES SIX qui compose le ballet Les Mariés de la tour Eiffel sur un argument de COCTEAU. (Ou plus précisément, cinq des six participants à ce groupe.)

Groupe des six les mariés de la tour EiffelCliquez sur la toile de scène de Marc CHAGALL

L’acte III de Lulu (1929 – 1935), de BERG, se passe à Paris, dans un salon bourgeois où cette mangeuse d’hommes fait la fête avec ses amis (avant que de partir à Londres, où elle se fera tuer sous les coups de Jack L’Éventreur.)

Berg Lulu Suite III Lied der LuluCliquez sur Alban Berg

L’action du dernier opéra de STRAUSS, Capriccio (1942), se passe également à Paris.

Strauss Capriccio scène finaleCliquez sur la scène finale de Capriccio

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Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE RICHARD STRAUSS CHEZ VOUS – Semaine du 5 au 11 juillet


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 5 au 11 juillet 2021.

Cette semaine du jour de l’indépendance des États-Unis, le MET nous propose des opéras écrits par Richard STRAUSS, dont deux versions du Chevalier à la rose.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Dans cette semaine Strauss, nous irons des premiers opéras post-wagnériens que sont Salomé et Elektra à son dernier, Capriccio, en passant par le retour au classicisme mozartien retrouvé avec le Chevalier à la rose ou Ariane à Naxos.

Lundi 5 juillet Der Rosenkavalier (le Chevalier à la rose)

Strauss Rosenkavalier (MET 1982)Cliquez sur l’image

Mardi 6 juillet Elektra

Strauss Elektra (MET 2016)Cliquez sur Électre et Oreste

Mercredi 7 juillet Ariadne auf Naxos

Strauss Aradne auf NAxos (MET 2003)Cliquez sur l’image

Jeudi 8 juillet Capriccio

Strauss Capriccio METCliquez sur la comtesse

Vendredi 9 juillet Salome

Strauss Salomé (Met)

Samedi 10 juillet Arabella

Strauss Arabella (MET 1994)Cliquez sur Fiakermilli

Dimanche 11 juillet Der Rosenkavalier

Strauss Rosenkavalier METCliquez sur Octavian et Sophie

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike.

littérature, Mallarmé, Maria Callas, Oulipo, Poésie

LA CHEVELURE VOL D’UNE FLAMME A L’EXTRÊME, de MALLARMÉ

Après Renouveau de Stéphane MALLARMÉ, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans le riche corpus mallarméen. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

Aujourd’hui, donc, lisons « La chevelure vol d’une flamme à l’extrême », un poème de 1887 qui est une allégorie de l’idée mallarméenne de la femme, « cette divinité qui n’est que soi ».

La chevelure vol d’une flamme à l’extrême

Debussy Pelléas et Mélisande Mes longs cheveux descendentCliquez sur Mélisande

Occident de désirs pour la tout éployer

Se pose (je dirais mourir un diadème)

Haendel Giulio Cesare Caro Bella Piu amabile beltaCliquez sur l’image

Vers le front couronné son ancien foyer

Mais sans or soupirer que cette vive nue

L’ignition du feu toujours intérieur

Berlioz Béatrix et Bénedict l'amour est un flambeau l'amour est une flamme (Domingo)Cliquez sur l’image

Originellement la seule continue

Dans le joyau de l’œil véridique ou rieur

Une nudité de héros tendre diffame

Celle qui ne mouvant astre ni feux au doigt

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur Marguerite

Rien qu’à simplifier avec gloire la femme

Accomplit par son chef fulgurante l’exploit

De semer de rubis le doute qu’elle écorche

Ainsi qu’un joyeuse et tutélaire torche

Citations musicales :

La chevelure : DEBUSSY Pelléas et Mélisande air : « Mes longs cheveux descendent » de l’acte III.

un diadème : HAENDEL Giulio CESARE in Egitto duo « Caro ! Bella ! Piu amabile belta ». À la fin de cet opéra, César remet le diadème royal à Cléopâtre et ils se déclarent leur amour.

L’ignition du feu toujours intérieur : BERLIOZ Béatrix et Bénédict, air « l’Amour est un flambeau, l’amour est une flamme ».

ne mouvant astre ni feux : GOUNOD Faust Air des bijoux.

Et pour vous permettre d’apprécier ce poème sans être géné(e) par mes disgressions musicales, le voici dans sa version originale.