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Grandes maisons d'Opéra

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS – Semaine du 3 au 9 août

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 3 au 9 août 2020.

Cette semaine s’ouvre et se ferme avec MOZART et nous proposera aussi HAENDEL, WAGNER, VERDI, OFFENBACH et PUCCINI.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 3 août Mozart La Flûte enchantée (Die Zauberflöte)

 

Mozart la Flûte enchantée final acte I (MET 2006)Cliquez sur l’image

Mardi 4 août Offenbach Les Contes d’Hoffmann

Offenbach Les Contes d'Hoffmann septuor (MET 2015)Cliquez sur l’image

Mercredi 5 août Verdi Simon Boccanegra

Verdi Simon Boccanegra (MET 1995)Cliquez sur Simon Bouche noire

Jeudi 6 août Puccini Madama Butterfly

Puccini madama Butterfly Opolais (MET 2016)Cliquez sur Cio-Cio-San

Vendredi 7 août Wagner Parsifal

Wagner Parsifal Enchantement du Vendredi saint (MET 1992)Cliquez sur l’enchantement du Vendredi saint

Samedi 8 août Haendel Agrippina

Haendel Agrippina DiDonato (MET 2020)Cliquez sur Agrippine

Dimanche 8 août Mozart Don Giovanni

Mozart Don Giovanni la ci darem la mano (MET 2016)Cliquez sur Zerline et Don Giovanni

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. See you a next week.

littérature, Oulipo, poésie

L’ALBATROS, de Charles BAUDELAIRE

Après Le tombeau de Charles BAUDELAIRE, écrit par Stéphane MALLARMÉ à la mémoire de Baudelaire, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi ici dans les poèmes de… Baudelaire (comme quoi le hasard fait parfois bien les choses).

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Aujourd’hui, je vous propose donc un classique des classiques : L’Albatros.

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

Wagner Vaisseau fantôme ouverture (Janowski)Cliquez sur l’image

 

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !

Schubert Wanderer FantasieCliquez sur le pianiste

Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !

Zemlinsky le Nain finalCliquez sur l’image

L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées

Purcell King Arthur Fairest IsleCliquez sur l’image

Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;

Rossini Guillaume Tell OuvertureCliquez sur l’image

Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

 

Citations :

Ce navire glissant sur les gouffres, ce peut être le Vaisseau fantôme (der fliegende Holländer) de Richard WAGNER, bateau condamné à errer sans fin dans la tempête, jusqu’à ce que son capitaine trouve l’amour absolu capable de le délivrer de sa malédiction.

Ce voyageur ailé m’évoque la Wanderer Fantasie (Fantaisie du Voyageur), de SCHUBERT, ce poète qui s’exprimait en musique et qui a traversé sa courte vie à peu près totalement incompris par ses contemporains.

Cet être comique et laid pourrait être Le Nain (der Zwerg) de ZEMLINSKY. Par jeu, on a fait croire à ce petit être difforme que la princesse, à qui il a été offert pour son anniversaire, pourrait être amoureuse de lui. L’opéra finira très mal pour lui et il meurt foudroyé par la vérité aux pieds de la princesse.

Le prince des nuées ! À l’acte V du King Arthur de PURCELL, l’enchanteur Merlin convoque Éole, le prince des nuées, pour calmer la tempête. Une île surgit des flots, Britannia !

L’archer peut-être Guillaume Tell, héros de l’opéra de ROSSINI.

Et puis quand il y a matière, il y a matière, alors pour célébrer le mois d’août qui commence, voici une deuxième lecture de l’Albatros de Baudelaire.

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

Verdi Otello ouvertureCliquez sur l’image

 

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !

Schubert Winterreise EstarrungCliquez sur la partition

Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !

Verdi Rigoletto La MaledizioneCliquez sur Rigoletto

L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées

Rameau les Boréades Borée en fureur (Acte III)Cliquez sur Borée en fureur

Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;

Monteverdi le retour d'Ulysse dans sa patrieCliquez sur Ulysse

Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Citations :

Ce navire glissant sur les gouffres pourrait être celui du général vénitien Otello rentrant après sa victoire sur les Turcs, et pris dans une tempête en arrivant à Chypre, dans l’opéra de VERDI.

Ce voyageur ailé m’évoque le Voyage d’hiver (Winterreise) de Schubert, ce poète qui s’exprimait en musique et qui a traversé sa courte vie à peu près totalement incompris par ses contemporains.

Cet être comique et laid, ce pourrait être Rigoletto, dans l’opéra de VERDI portant ce nom.

Le prince des nuées pourrait être Borée, le dieu du vent, dans les Boréades de RAMEAU. À la fin de l’acte III, Borée fait éclater sa fureur et provoque une tempête qui emportera la reine Alphise, qui dédaigne ses fils.

Et l’archer pourrait être Ulysse. Au deuxième acte du retour d’Ulysse dans sa patrie (Il Ritorno d’Ulisse in Patria) de MONTEVERDI, Pénélope, pressée par ses prétendants de choisir un nouveau mari, déclare qu’elle choisira celui qui saura bander l’arc d’Ulysse. Seul Ulysse, que personne n’a encore reconnu, réussit cet exploit et tue les prétendants.

Et en bonus, retrouvez l’albatros mis en musique par Ernest CHAUSSON.

Chausson Baudelaire l'AlbatrosCliquez sur l’image

Écrivain, littérature

LE TASSE (TORQUATO TASSO) (1544 – 1595)

Auteur adulé à son époque, le Tasse (1544 – 1595) écrit son œuvre majeure La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata) entre 1566 et 1575, sans la publier. Elle est publiée par ses admirateurs entre 1580 et 1581, et deviendra vite une œuvre de référence pendant plus de deux siècles.

Né dans la province de Parme en 1544, le jeune Torquato étudie le droit à Padoue, puis la philosophie à Bologne. À 18 ans, il dédie son poème Renaud (Rinaldo), inspiré du Roland furieux de l’ARIOSTE, au cardinal d’ESTE, suivant en cela l’exemple de son père, homme de cour et poète. Torquato entre alors à la cour du cardinal, où les princesses d’Este, Eleonora et Lucrezia, lui inspirent des vers enflammés. La parution de son œuvre majeure lui vaut des ennuis avec l’Église, et il passe sept ans en prison, à Saint-Anne de Ferrare.

En 1590, il est l’invité du cénacle d’intellectuels florentins dont on peut dire que l’opéra est indirectement issu.

GOETHE écrira en 1790 une pièce d’après la vie du Tasse (où il brode sur la passion impossible du poète avec la princesse Eleonora d’Este), pièce qui inspirera à LISZT le deuxième de ses poèmes symphoniques (Tasso, lamento e triompho).

Liszt Tasso, lamento e TrionfoCliquez sur l’orchestre

Le poète Lord BYRON a publié Les Lamentations du Tasse où il imagine notre héros à Sainte-Anne.

Le compositeur italien Gaetano DONIZETTI a composé un opéra intitulé Torquato Tasso s’inspirant des écrits de Goethe et Byron (et d’autres…)

Donizetti Torquato TassoCliquez sur Torquato

La Jérusalem délivrée a inspiré de nombreux compositeurs, et ce dès 1624 avec MONTEVERDI et son Combat de Tancrède et Clorinde (Il Combattimento di Tancredi i Clorinda).

Monteverdi Le combat de Tancrède et ClorindeCliquez sur Tancrède et Clorinde

Mais parmi les personnages qui ont le plus inspiré les compositeurs est la magicienne Armide (Armida), et outre l’Armide de LULLY, on trouve des opéras portant ce titre chez VIVALDI (1718),

Vivaldi ArmidaCliquez sur Armida

Giuseppe SCARLATTI (1766), HAYDN (1784), SALIERI (1771), CHERUBINI (1782), GLUCK (1777) (sur le livret de Quinault qui avait servi à Lully), ROSSINI (1817) et DVORAK (1904). (Je reviendrai sur Armide dans un billet qui lui sera spécifiquement consacré.)

Dvorak ArmidaCliquez sur l’image

HAENDEL, lui, fait le choix d’appeler son opéra d’après la Jérusalem délivrée : Rinaldo.

Haendel Lascia ch'io pianga imageCliquez sur l’image

Grandes maisons d'Opéra

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS – SEMAINE DU 27 juillet au 2 août

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 27 juillet au 2 août 2020.

Cette semaine encore, beaucoup de classiques : DONIZETTI, WAGNER, VERDI, PUCCINI et surtout, Rusalka de DVORAK !

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 27 juillet Donizetti Lucia di Lammermoor

Donizetti Lucia di Lammermoor final acte II (MET)Cliquez sur Lucia

Mardi 28 juillet Puccini Tosca

Puccini Tosca trailer (MET 2009)Cliquez sur Floria Tosca

 

Mercredi 29 juillet Verdi Rigoletto

Verdi Rigoletto La Donna e Mobile (MET 1977)Cliquez sur le Duc

Jeudi 30 juillet Verdi Il Trovatore

Verdi Il Trovatore Il balen del suo sorriso (MET 2011)Cliquez sur le Comte

Vendredi 31 juillet Dvořák Rusalka

Dvorak Rusalka Song to the moon Opolais (MET 2017)Cliquez sur Rusalka

 

Samedi 1er août Verdi Ernani

Verdi Ernani (MET 1983)Cliquez sur l’image

Dimanche 2 août Wagner Die Walküre (La Walkyrie)

Wagner Die Walküre la chevauchée (MET 2019)Cliquez sur la chevauchée des Walkyries

 Voilà, bonne semaine à tous, see you a next week !

Cinématographe, Elle voulait qu'on l'appelle..., Géographie, Grandes villes, Histoire de l'opéra

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE NEW YORK…

… quelle drôle d’idée, comme ne l’a pas chanté Julien CLERC.

Après Paris, je vous propose un nouveau billet consacré à une grande ville. Aujourd’hui New York.

Pays jeune, les États-Unis d’Amérique n’ont pas une longue tradition d’opéras ou de musique dite classique.  Toutefois, de nombreux compositeurs européens ont été invités à diriger aux U.S.A.

Un des premiers « grands » compositeurs à traverser l’Atlantique a été TCHAÏKOVSKI, qui a été invité au Carnegie HALL de New York pour son inauguration. Il y a dirigé, le 5 mai 1891, sa Marche solennelle du couronnement.

Tchaïkovski Marche solenelle du couronnementCliquez sur l’image

Le Tchèque Antonin DVORAK l’a suivi de peu. On lui a confié la direction du Conservatoire de New York, où il sera également professeur de composition de 1892 à 1895. La découverte des musiques et rythmes américains lui inspirera sa neuvième symphonie, dite « du nouveau Monde », ou son Quatuor américain

Dvorak Quatuor américain lentoCliquez sur le quatuor

En 1907, Giacomo PUCCINI vient en Amérique où il assiste à la création américaine de Madame Butterfly au Metropolitan Opera (le MET). Il a l’occasion de voir la pièce The Girl of the Golden West de David BELASCO (également l’auteur de la pièce dont il s’était inspiré pour Butterfly), ce qui lui donne l’idée d’écrire un opéra-western. Ce sera La Fanciulla del West (la Fille du Far West) dont la création mondiale aura lieu au MET en 1910, sous la direction de TOSCANINI.

Puccini la fanciulla del west Ch'ella mi creda libero (MET)Cliquez sur Dick Johnson (Jonas Kaufmann)

L’autrichien Gustav MAHLER a été chef du MET de New York en 1908, mais il est reparti à Vienne au bout d’un an.

Suite à la révolution russe de 1917, on voit partir aux Amériques les deux Sergeï, PROKOFIEV (en 1918) et RACHMANINOV. L’exil de Rachmaninov, coupé de ses racines slaves, tarira une partie de sa verve créatrice. Prokofiev, lui, fera le choix de retourner en URSS au début des années ’30. Son opéra l’Amour des trois oranges est une commande de l’opéra de Chicago.

Maurice RAVEL fera une tournée à travers tous les États-Unis. Ce sera pour lui l’occasion de faire la connaissance de Georges GERSHWIN. Cette tournée aux États-Unis occupe une bonne partie du Ravel de Jean ECHENOZ.

Côté austro-allemand, nombreux sont les musiciens, souvent d’origine juive, qui ont été chassés par le régime nazi comme des artistes dégénérés. Ne pouvant se faire jouer, presque tous ont dû fuir l’Allemagne.

Ainsi, Alexandre ZEMLINSKY (1871 – 1942), digne héritier de Richard STRAUSS, Arnold SCHÖNBERG (1874 – 1951), Erich KORNGOLD (1897 – 1957) et le Tchèque Ernst KRENEK (1900 – 1991) ont dû migrer aux U.S.A, et leur production musicale (hormis celle de Schönberg), pourtant reconnue avant 1933, est aujourd’hui pratiquement inconnue.

Le Hongrois Béla BARTÓK (1881 – 1945) a lui aussi dû migrer aux States en 1940. Il vit, pauvrement, des commandes que ses confrères admiratifs lui passent, et c’est ainsi qu’il crée la sonate pour violon seul, une commande de Yehudi MENUHIN, le 3e concerto pour piano ou encore son concerto pour orchestre. Il meurt à New York en 1945.

Bartok sonate pour violon seulCliquez sur l’image

Enfin, je ne peux pas écrire un billet sur New York sans mentionner la comédie musicale West Side Story, ce Roméo et Juliette contemporain dont la musique est signée Léonard BERNSTEIN.

Bernstein West Side Story PrologueCliquez sur l’image

Et puisque je suis au cinéma, je ne peux pas résister à l’ouverture du génial Manhattan (1979) de Woody ALLEN.

Gershwin Rhapsody in blue ManhattanCliquez sur Manhattan

Mes opéras préférés

IOLANTA, de TCHAÏKOVSKI (1892)

Dernier opéra de TCHAÏKOVSKI, composé sur un livret de son frère Modeste, cet opéra en un acte est écrit et créé en 1892, en même temps que le ballet Casse-Noisette (d’après E.T.A. HOFFMANN).

Tchaïkovski Casse-Noisette danse de la fée dragéeCliquez sur la fée Dragée

Moins connu que Eugène Onéguine ou la Dame de pique, Iolanta est un authentique chef-d’œuvre de Tchaïkovski, tiré de la pièce La Fille du roi René (1853) du Danois Henrik HERTZ.

Acte I : Iolanta, la fille du roi René, est aveugle de naissance, mais ignore son infirmité car son père a interdit à son entourage de lui en parler. Elle mène une vie protégée, ne connaissant que l’univers des sons, des odeurs, du goût et du toucher. (Air : « Pourquoi n’ai-je pas souffert autrefois ? »)

Tchaïkovski Iolanta Pourquoi n'ai je pas souffert autrefoisCliquez sur Iolanta

Le roi fait venir un médecin maure pour guérir sa fille. (Air du roi René : « Seigneur, si j’ai péché »).

Tchaikovski Iolanta Seigneur si j'ai péchéCliquez sur le roi René

Celui-ci déclare qu’il le peut à une condition, qu’on lui révèle son infirmité à Iolanta. Dans un discours sur l’inséparabilité des mondes spirituels et charnels, il déclare qu’avant d’ouvrir les yeux à la lumière, il faut que l’âme soit prête à découvrir ce sens (Air du docteur : « Il y a deux mondes », un petit bijou d’émotion !).

Tchaikovski Iolanta air du docteur il y a deux mondesCliquez sur le docteur

Mais le roi refuse et déclare que celui qui révélera son infirmité à sa fille devra mourir.

Deux chevaliers qui se sont perdus lors d’une partie de chasse arrivent. Il s’agit de Robert, duc de Bourgogne, et de Godefroid, comte de Vaudémont. Robert est promis de longue date à Iolanta, qu’il ne connaît pas, mais il est tombé amoureux d’une autre femme, Mathilde, et voudrait rompre ses fiançailles. (Air de Robert « Qui peut égaler ma Mathilde ? »)

Tchaikovski Iolanta air de Robert qui peut égaler ma MathildeCliquez sur Robert

Malgré l’interdiction qui figure à l’entrée du jardin, ils entrent et découvrent Iolanta endormie. Godefroid en tombe immédiatement amoureux (Air de Godefroid « Non ! Les charmes de la beauté agitée ne me disent rien »).

Tchaikovski Iolanta air de Godefroid non la beauté...Cliquez sur Godefroid de Vaudémont

Iolanta se réveille, mais ne reconnaît pas leurs voix. Ils disent être des chevaliers perdus. Robert part, laissant Godefroid seul. Iolanta lui offre à boire. Godefroid lui déclare sa passion, mais elle le repousse. Avant de partir, il demande à Iolanta de cueillir pour lui une rose rouge, qu’il gardera en souvenir d’elle. Mais par deux fois, elle cueille une rose blanche. Godefroid comprend alors qu’elle ne voit pas. Il s’efface, la laissant seule et désemparée. Quand il revient, il veut sécher ses pleurs. Lui demandant à quoi servent les yeux, elle répond qu’ils servent à pleurer. Elle demande ce qu’est la lumière, et il répond que c’est la première merveille de la création (Duo : « Je ne comprends pas ton silence »).

Tchaikovski Iolanta Duo Iolanta VaudémontCliquez sur Iolanta et Godefroid

Le roi arrive avec sa suite. Ils découvrent que Iolanta n’est plus seule dans le jardin. Il est mécontent qu’on ait dévoilé à sa fille son infirmité, mais le docteur dit que c’est peut-être là le salut de sa fille. Le roi dit à Iolanta qu’il est venu avec son médecin pour la guérir, si elle le veut. Pour la convaincre, il use d’un subterfuge, et rappelant que ceux qui entrent dans le jardin encourent la mort, déclare que Godefroid mourra si Iolanta ne retrouve pas la vue.

Iolanta se déclare alors prête et demande ce qu’elle doit faire. Le docteur déclare qu’il lui suffit de désirer ardemment la lumière. Elle se confie aux mains du médecin.

Robert arrive au secours de son camarade ! Godefroid lui rappelle qu’il doit tout avouer au roi, mais Robert a changé d’avis, et se dit prêt à honorer sa promesse, mais que son cœur restera fidèle à Mathilde. Le roi le libère de sa parole donnée, et accepte de donner sa fille à Godefroid si elle recouvre la vue. On annonce que l’opération a réussi et que Iolanta n’est plus aveugle. Bien sûr, quand elle ouvre les yeux, elle ne reconnaît pas ce qu’elle n’a déjà vu. Le médecin lui demande de lever les yeux au ciel. Découvrant le monde, elle demande à son père d’être son protecteur, mais il répond qu’il est trop vieux, et que ce sera Godefroid son protecteur.

Tchaïkovski Iolanta finalCliquez sur l’image

Grandes maisons d'Opéra

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS – Semaine du 20 au 26 juillet

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 20 au 26 juillet 2020.

Cette semaine, que des classiques : ROSSINI, WAGNER, VERDI, GOUNOD, STRAUSS et PUCCINI.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 20 juillet Rossini Il Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville)

Rossini le Barbier de Séville (MET)Cliquez sur l’image

 

Mardi 21 juin Wagner Tannhäuser

Wagner Tannhaüser fin acte II (MET)Cliquez sur l’image

Mercredi 22 juillet Verdi Macbeth

Verdi MAcbeth (MET)Cliquez sur Macbeth

Jeudi 23 juillet Gounod Roméo et Juliette

Gounod Roméo et Juliette Trailer (MET)Cliquez sur Roméo

Vendredi 24 juillet Verdi Falstaff

Verdi Falstaff final (Met)Cliquez sur l’image

Samedi 25 juillet Strauss Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la rose)

strauss rosenkavalier trio finalCliquez sur l’image

Dimanche 26 juillet Puccini La Fanciulla del West

Puccini la fanciulla del west Ch'ella mi creda libero (MET)Cliquez sur l’image

Voilà, bonne semaine. See you a next week !

Divers, nature

VOICI DES ROSES

De toutes les fleurs, la rose est peut-être la plus universelle pour l’être humain, et chaque type de rose porte un sens différent suivant sa couleur.

Je vous propose ici un bouque d’airs parfumés à la rose.

« Mignonne allons voir si la rose »…

En 1821, dans le Freischütz de WEBER, Agathe et ses demoiselles d’honneur chantent devant le bouquet de roses blanches d’Agathe.

Weber Der Freischütz Cavatine d'AgatheCliquez sur Agathe

En 1846, c’est BERLIOZ qui fait chanter à Méphistophélès « Voici des roses » dans sa Damnation de Faust.

voici des rosesCliquez sur l’image

Berlioz encore, avec « le Spectre de la rose », extrait des Nuits d’été.

Berlioz Nuits dété NormanCliquez sur l’image

En 1883, MASSENET dans Manon fait chanter le duo : « À nous les amours et les roses. »

Massenet Manon A nous les amours et les rosesCliquez sur l’image

Dans Iolanta (1892) de TCHAÏKOVSKY, c’est quand il comprend que Iolanta ne voit pas les couleurs et qu’elle ne peut lui offrir que des roses blanches au lieu de la rose rouge qu’il lui demande en souvenir d’elle que Godefroy se rend compte de la cécité de Iolanta.

Tchaïkovski Iolanta finalCliquez sur le final de Iolanta

En 1911, dans Le Chevalier à la rose de  STRAUSS, la scène de la présentation de la rose d’argent aux fiancés est une des scènes majeures de l’opéra.

Parmi les mélodies de FAURE figure « Les Roses d’Ispahan » (1894), sur un poème de LECONTE DE LISLE.

Fauré Les roses d'IspahanCliquez sur la pochette de disque

 

 

Grandes maisons d'Opéra

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS – Semaine du 13 au 19 juillet

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 13 au 19 juillet 2020.

Cette semaine, beaucoup de classiques : trois PUCCINI, un MOZART, un ROSSINI, un VERDI et, un peu moins « classique », Wozzeck de BERG.

Pour aller sur le site du MET : c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 13 juillet Puccini Manon Lescaut

Puccini Manon Lescaut Ah vieni colle tue bracciaCliquez sur Manon et Des Grieux

Mardi 14 juillet Verdi La Traviata

Verdi La Traviata Libiamo (MET)Cliquez sur le « Libiamo »

Mercredi 15 juillet Puccini Turandot

Puccini turandot In questa reggia (MET)Cliquez sur Calaf et Turandot

Jeudi 16 juillet Berg Wozzeck

Berg Wozzeck final (MET)Cliquez sur l’image

Vendredi 17 juillet Rossini La Cenerentola

Rossini la Cenerentola Naqui all'affano (MET)Cliquez sur Cendrillon

Samedi 18 juillet Mozart Le Nozze di Figaro

Mozart Le Nozze di Figaro Porgi amor (MET)Cliquez sur la comtesse

Dimanche 19 juillet Puccini La Bohème

Puccini La bohème O soave fanciulla (MET)Cliquez sur Mimi et Rodolfo

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a nexte week !

Divers

LES FEUX D’ARTIFICE DU 14 JUILLET

Comme j’ai déjà traité il n’y a guère de la Révolution française, je me suis dit que pour ce 14 juillet, traiter des feux d’artifice pouvait être une bonne idée.

Commençons par le plus célèbre des feux d’artifice musicaux, la Music for the royal Fireworks de HAENDEL, composée en 1749 en l’honneur du traité d’Aix la Chapelle.

Haendel FireworksCliquez sur l’image

À cette époque baroque, la virtuosité était surtout un affaire de chanteurs et de chanteuses, et Haendel et VIVALDI (et les autres) ont rivalisé pour offrir des feux d’artifices aux pyrotechniciens vocaux.

Haendel Rinaldo OrlinskiCliquez sur Jakub Josef (Orlinski)

Vivaldi la Griselda Agitata da due venti (Bartoli)Prenez votre souffle et cliquez sur Cecilia (Bartoli)

Au XIXe siècle, on avait (à peu près) réussi à mettre les chanteurs au pas et la virtuosité s’est déplacée du côté des instrumentistes.

Avec les Études d’exécution transcendantes du génial LISZT, on assiste ainsi à de véritables feux d’artifices pianistiques !

Liszt Feux folletsCliquez sur les feux follets

Au moment où Liszt s’imposait comme virtuose, il avait un redoutable concurrent en la personne de Paganini, le violoniste qui avait, le dit sa légende, vendue son âme au diable.

Paganini CampanellaCliquez sur la violoniste

Et quand la virtuosité de Paganini est transposée au piano par Liszt, ça donne ça !

Liszt Paganini la CampanellaCliquez sur Lang Lang et essayez de compter ses doigts (😉)

Feux d’artifice est le titre d’un des préludes du livre II de DEBUSSY.

Debussy Feux d'artificeCliquez sur le pianiste