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LES ADIEUX, l’ABSENCE, LE RETOUR (3) LE RETOUR

Après les Adieux et l’Absence, voici donc le Retour, le troisième volet du triptyque formé sur Les Adieux, l’Absence, le Retour, qui est le titre d’une sonate de BEETHOVEN.

Avant de nous intéresser aux retours à l’opéra, écoutons le troisième mouvement de cette sonate.

beethoven sonate les adieux 3e mouvementCliquez sur le clavier

 

On trouve des retours dès l’origine de l’opéra, puisque MONTEVERDI, le fondateur de l’opéra a écrit en 1641 Le Retour d’Ulysse dans sa patrie.

Monteverdi retour d'UlysseCliquez sur l’image

Dans le prologue d’Alceste (1673) de LULLY, les Plaisirs préparent un divertissement pour le retour du héros (Loulou XIV), ce sera Alceste.

Lully Alceste Prologue

Dans Cosi fan Tutte (1789) de MOZART, les fiancés sont de retour en habits militaires (duo : Sani e salvi).

Mozart Cosi fan Tutte finalCliquez sur l’image

En 1832, BERLIOZ alors à la Villa Médicis pour son Grand Prix de Rome compose une suite à sa Symphonie fantastique :  Lelio ou le retour à la vie.

Berlioz Lélio Chœur d'ombresCliquez sur l’image

Dans Le Vaisseau fantôme (1842) de WAGNER, les fileuses chantent en attendant le retour de leurs maris marins (Chœur Summ und brumm).

Wagner Vaisseau fantôme chœur des fileusesCliquez sur les fileuses

Dans Werther (1887) de MASSENET, Werther chante des vers d’Ossian sur le vain retour du printemps.

Massenet werther pourquoi me réveiller DomingoCliquez sur l’image

 

 

 

Cinématographe, Mes opéras préférés

TOMMY des WHO

Créé en 1969, l’opéra-rock Tommy, des WHO, comporte bon nombre de classiques du rock, de « Amazing Journey » à « Pinball Wizard » en passant par « See me, feel me ».

Après l’enregistrement de l’album, les Who l’ont joué en tournée dans le monde entier pendant près de 2 ans, notamment au festival de Woodstock. Il y a également eu une version jouée avec le London Symphony Orchestra, ainsi qu’un film de Ken Russell, dans lequel joue une pléiade d’artistes pop, d’Elton JOHN à Éric CLAPTON en passant par Tina TURNER.

The Who Tommy le filmCliquez sur la bande-annonce du film

Dans les années 1990, Tommy a été également adapté en comédie musicale.

Acte I : L’opéra-rock commence traditionnellement par une ouverture (Overture) très wagnérienne en ce qu’elle expose les principaux leitmotivs qui serviront tout au long de l’œuvre.

The Who Tommy OvertureCliquez sur la pochette du disque

À la fin de la guerre 14 – 18, le capitaine Walker n’est pas revenu et ne connaîtra donc pas son fils qui doit naître (« It’s a boy). Quand il rentre à la maison trois ans plus tard, il tue d’amant de sa femme devant les yeux du petit Tommy, à qui on demande de ne jamais rien dire de ce qu’il a vu et entendu. traumatisé, Tommy devient sourd, muet et aveugle (« Deaf, dumb and blind boy »).

Enfermé dans son inconscient, Tommy traduit musicalement ses impressions (« Amazing Journey »). Ses parents l’emmènent voir le prêcheur d’une secte pour essayer de le guérir. (« You talk about your woman ») (« Eyesight to the blind »). À l’occasion de Noël, les parents se demandent comment un enfant qui ne peut ni voir, ni entendre, ni parler pourrait découvrir la grâce de Jésus et donc être sauvé de la damnation éternelle (« Christmas »).

The Who Tommy ChristmasCliquez sur Keith MOON

On entend la première exposition des fameux thèmes « Tommy can you see me » et « See me, feel me ».

The Who Tommy See Me Feel Me WoodstockCliquez sur l’image

Après différentes expériences malheureuses, le premier acte se termine par une Underture.

Acte II : Ses parents confient Tommy à son oncle Ernie, un vieux pervers alcoolique, qui l’abuse sexuellement (« Fiddle about »).

Tommy se découvre un génie pour le flipper (« Pinball wizard »), il devient champion et célèbre.

The Who Tommy Pinball WizardCliquez sur l’image

Nouvelle tentative de le guérir (« There’s a doctor ») (« See me, feel me »). Le docteur déclare que les sens de Tommy fonctionnent bien, mais qu’il a un blocage psychosomatique. La mère de tommy essaye d’entrer en contact avec lui (« Tommy can you hear me ? »), mais celui-ci reste à se contempler dans le miroir. La mère brise le miroir (« Smash the Mirror »).

Le bris du miroir sort Tommy de sa prison intérieure, et il se sent enfin libre (« Sensation »). Sa guérison fait la une des journaux (« Miracle cure »), et Tommy gagne un statut de gourou. Désormais, il va essayer de mener les gens à son niveau d’expérience. Lors d’un de ses discours, « Sally Simpson », une pauvre petite fille de riche qui veut essayer de toucher le nouveau Messie, se fait rudoyer par le service d’ordre. Tommy essaye de guider ses disciples (« I’m free »). Devant l’affluence de gens qui veulent suivre Tommy, Tommy fait construire un camp pour les accueillir (« Tommy’s Holidays Camp »). C’est l’oncle Ernie qui est chargé de les accueillir.

Tommy demande à ses disciples de devenir sourds, muets et aveugles pour atteindre son niveau spirituel, mais la foule ne le suit pas, et Tommy se retrouve seul. (« We’re not gonna take it »). The Who Tommy We're not gonna take itCliquez sur l’image

Curieusement, le thème de Tommy est très proche d’un autre opéra-rock anglais, le fameux The Wall (1979) de Pink Floyd (le père qui n’est pas revenu de la guerre, le héros coupé du monde derrière le mur mental qu’il s’est forgé,…)

 

 

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LES ADIEUX, l’ABSENCE, LE RETOUR – (2) L’ABSENCE

Les Adieux, l’Absence, le Retour est le titre donné à la 26e sonate de BEETHOVEN. Après la première partie, les Adieux, intéressons-nous à la deuxième partie de ce programme, l’Absence.

Beethoven les Adieux (le retour) PolliniCliquez sur le pianiste

Au cinquième acte d’Armide (1686) de LULLY, Armide convoque les Plaisirs pour qu’ils tiennent compagnie à son amant Renaud pendant son absence.

Lully Armide Acte 5 scène 2Cliquez sur l’image

Dans Cosi fan Tutte Duo (1789) de MOZART, les deux sœurs Dorabella et Fiordiligi se lamentent de l’absence de leurs fiancés, partis à la guerre (Duo : « Ah che tutta in un momento »).

Mozart Cosi fan tutte Ah, che tutta in un momentoCliquez sur l’image

Une des plus belles mélodies des Nuits d’été (1841) de BERLIOZ est « Absence ».

Berlioz Nuits d'été 4 absenceCliquez sur l’image

Au début du Viol de Lucrèce (1946) de BRITTEN, les officiers romains en campagne s’inquiètent de savoir si leurs femmes sont fidèles pendant leur absence (Acte I).

Britten The rape of Lucretia Who reaches heaven firstCliquez sur l’image

(Et ils auraient peut-être mieux fait de ne pas chercher à le savoir…)

Retrouvez le troisième volet de cette trilogie dans le Retour.

littérature, Oulipo, poésie

BRISE MARINE, de MALLARMÉ

Après Le Vierge, le vivace et le bel aujourd’hui, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans le corpus mallarméen. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les substantifs de ce poème par des citations musicales en rapport avec ce substantif.)

Aujourd’hui, j’ai donc choisi d’illustrer Brise marine.

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.

Berlioz damnation sans regretsCliquez sur Faust

Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,

Puccini Butterfly Un bel di vedremoCliquez sur madame Butterfly

Lève l’ancre pour une exotique nature !

Duparc Baudelaire Invitation au voyageCliquez sur l’image

 

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages

Britten Peter Grimes scène finaleCliquez sur le chœur 

Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots…
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !

Wagner Vaisseau fantôme choeur des marinsCliquez sur Wagner

 

Citations :

Et j’ai lu tous les livres : BERLIOZ, la Damnation de Faust, « Sans regrets, j’ai quitté… ». Arrivé au soir de son existence, Faust qui a consacré sa vie à étudier dans les livres se rend compte qu’il est passé à côté des choses de la vie.

Steamer balançant ta mature : PUCCINI, Madame Butterfly, « un bel di vedremo ». Madame Butterfly (Cio-cio-san), abandonnée par son mari, passe son temps sur la côte, à attendre qu’un vapeur le lui ramène.

Une exotique nature : DUPARC L’Invitation au voyage de BAUDELAIRE.

Les naufrages : À la fin de Peter Grimes, de BRITTEN, les villageois rassemblés font état du naufrage qui a eu lieu pendant la nuit, où le marin Peter Grimes a péri.

Chant des matelots : Wagner, le Vaisseau fantôme, « Chœur des matelots ».

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LES ADIEUX, L’ABSENCE, LE RETOUR – (1) LES ADIEUX

Les Adieux, l’Absence, le Retour est le titre donné à la 26e sonate de BEETHOVEN, celle de l’opus 81.

Beethoven les Adieux mvt 1Cliquez sur le pianiste

Intéressons-nous aujourd’hui à la première partie de ce programme, les adieux, tels qu’on peut les entendre dans quelques scènes d’opéra.

En 1642, à la fin du Couronnement de Poppée de MONTEVERDI, Octavie fait ses adieux à Rome dans l’air « Ah, addio Roma ».

Monteverdi Couronnement de Poppée Addio RomaCliquez sur Octavie

En 1724, HAENDEL dans Jules César fait chanter les adieux de Cornelia, la femme de Pompée, et de son fils Sextus dans son sublime duo « Son nata a lagrimar ».

haendel jarroussky lemieuxCliquez sur Cornelia et Sextus

En 1772, HAYDN qui était au service du prince Esterhazy écrivit sa 45e symphonie, dite des adieux. En effet, le séjour estival du prince se prolongeant, les musiciens trouvaient le temps long loin de leurs familles. Dans le dernier mouvement de sa symphonie, Haydn fait alors partir chaque instrumentiste l’un après l’autre, l’œuvre se terminant à deux violons.

Haydn Symphonie les AdieuxCliquez sur les musiciens

À la fin de La Traviata (1853) de VERDI, Violetta dit adieu à la vie dans le fameux Adio del passato.

Verdi Traviata adio del passato Diana DamrauCliquez sur Violetta

Deux ans plus tard, WAGNER fait chanter à Wotan, à la fin de la Walkyrie, ses adieux à sa fille Brünnhilde.

wagner walkyrie Leb wohlCliquez sur Wotan et sa fille

Dans Manon (1884) de MASSENET, Manon dit adieu à son passé avec l’air « Adieu notre petite table ».

Massenet Manon Adieu notre petite table PetibonCliquez sur l’image

En 1924, dans l’Enfant et les Sortilèges de RAVEL, les pastourelles et pastoureaux de la tapisserie déchirée par le méchant enfant se lamentent : « Adieu pastourelles, pastoureaux adieu. »

Ravel Enfant et Sortilège Adieu pastourellesCliquez sur les pastourelles et les pastoureaux

Je vous laisse maintenant dans l’attente du deuxième billet de ce triptyque.

Histoire de l'opéra, littérature

LE VÉRISME

Mouvement limité à une vingtaine d’années et à l’Italie, le vérisme a pourtant produit quelques chefs-d’œuvre de l’opéra.

Le vérisme est né en Italie à la fin du XIXe siècle, par opposition au romantisme et post-romantisme mettant en scène des héros trop éloignés de la vie quotidienne des spectateurs. C’est en musique un prolongement du mouvement naturaliste fondé par ZOLA en France, qui vise à nous parler de la vraie vie des vraies gens.

Le premier succès dû au vérisme est Cavalleria Rusticana (1890) de MASCAGNI (1863 – 1945).

Mascagni Cavalleria CarusoCliquez sur l’image

Viendront ensuite Pagliacci (Paillasse) (1892) de LEONCAVALLO (1857 – 1919),

Leoncavallo Paillasse PavarottiCliquez sur Paillasse

puis Andrea Chenier (1896) de GIORDANO (1867 – 1948)

Giordano Andrea Chenier Nemico della patriaCliquez sur l’image

et Adrienne Lecouvreur (1902) de CILEA (1856 – 1950).

Cilea Adriana LecouvreurCliquez sur Adrienne Lecouvreur

De par son sujet, la Bohème de PUCCINI (1858 – 1924) ressort également du vérisme, mais on classe toute son œuvre dans le vérisme.

En France, parmi les représentants du vérisme (ou naturalisme), citons BRUNEAU (1857 – 1934) qui a travaillé avec Zola (Le Rêve – 1891) et CHARPENTIER (1860 – 1956) et son « roman musical » Louise (1900).

Historique, Mes opéras préférés

TOSCA, DE PUCCINI

Œuvre phare du vérisme écrite en 1899 et créée à Rome en 1900, Tosca, chef-d’œuvre de PUCCINI, est tirée d’une pièce de théâtre du Français Victorien SARDOU, et se passe à Rome en 1800, pendant la République romaine mise en place par Napoléon, la veille et le jour de la bataille de Marengo. Après un accueil très froid de la critique, Scarpia étant l’un des rares vrais « méchants » représentés à l’opéra, l’œuvre rencontre très vite un grand succès populaire.

Acte I : Dans une église à Rome où le peintre Mario Cavaradossi achève un tableau arrive Angelotti, ancien consul de la République romaine installée par Napoléon, qui s’est échappé du château Saint-Ange, où il était prisonnier politique. Il se cache dans une chapelle quand le sacristain arrive, bientôt suivi par Cavaradossi. Ils discutent du tableau que le peintre est en train de faire, où il a donné à Marie-Madeleine les traits d’une inconnue qui vient prier tous les jours (Air : « Recondita armonia »).

Puccini Tosca Recondita armoniaCliquez sur Cavaradossi

Angelottti sort de sa cachette quand le sacristain s’en va. Cavaradossi lui donne le panier de son repas. Mais Angelotti retourne se cacher quand arrive Floria Tosca, une cantatrice qui est la maîtresse du peintre. Ils se donnent rendez-vous pour le soir après le concert (Air : « Non sospira la nostra casetta »), mais découvrant le tableau de Mario représentant la belle Romaine qui lui a servi de modèle, Tosca laisse éclater sa jalousie. Mario réussit à la calmer (Air : « Quale occhio al mondo »).

Au départ de Tosca, Cavaradossi rejoint Angelotti, qui lui apprend que sa sœur a caché des vêtements de femme dans la chapelle pour sa fuite. Le peintre propose de le cacher chez lui, en attendant qu’il puisse sortir de la ville. Un coup de canon de la forteresse retentit, signalant l’évasion d’un prisonnier. Les deux hommes fuient. Le sacristain arrive avec la maîtrise de l’église. Ils nous apprennent que Napoléon a été battu, et qu’il va y avoir une fête le soir. Scarpia, le chef de la police, arrive à son tour. Il découvre la porte de la chapelle ouverte et l’éventail de la sœur d’Angelotti qui traîne. Découvrant le portrait de celle-ci sur le mur, il demande au sacristain qui en est le peintre. Le sacristain lui dit que c’est Cavaradossi, et que le panier de son repas est vide. Scarpia en conclut que Cavaradossi va aider Angelotti à s’enfuir. Tosca revient pour dire à son amant qu’elle ne pourra pas se rendre à leur rendez-vous du soir. Scarpia excite sa jalousie avec le portrait et l’éventail. Furieuse, elle se précipite chez le peintre pour le surprendre avec sa maîtresse. Scarpia la fait suivre pour découvrir où se cache Angelotti et se réjouit d’avoir instillé le venin de la jalousie dans le cœur de la belle Romaine, tout en commençant à la séduire. Pendant ce temps, le peuple entonne un Te Deum pour célébrer la victoire.

Puccini Tosca Te DeumCliquez sur Scarpia

Acte II : Au palais Farnese, chez Scarpia. Celui-ci écrit un billet à Tosca, l’invitant à se rendre chez lui. Spoletta, le chef des gardes arrive et lui annonce qu’il a suivi Tosca, mais qu’Angelotti reste introuvable. En revanche, on a arrêté Cavaradossi.

Scarpia interroge Cavaradossi pour savoir où est le fugitif, mais le peintre ne répond pas. Son concert fini, Tosca arrive. Mario lui demande de garder le silence. Scarpia envoie le peintre et son bourreau dans une pièce voisine, pour que Tosca entende les cris de son amant sous la torture. Il veut faire parler Tosca, qui commence par se taire, mais ne pouvant supporter les cris de Cavaradossi qui se font de plus en plus forts, elle révèle la cachette d’Angelotti. Scarpia apprend alors à Cavaradossi la trahison de Tosca. Le peintre la maudit. Un agent vient annoncer la victoire de Bonaparte à Marengo. Cavaradossi laisse éclater sa joie, et Scarpia le condamne à mort. Devant les pleurs de Tosca qui réclame la libération de son amant, Scarpia accepte de le libérer si elle lui accorde une nuit avec lui. Elle se rappelle sa vie vouée à l’art (Air : « Vissi d’arte ») avant de céder au chantage de Scarpia.

Puccini Tosca Vissi d'arteCliquez sur Floria Tosca

Spoletta arrive et annonce qu’Angelotti s’est donné la mort. Pour ne pas se déjuger devant lui, Scarpia dit qu’il va organiser un simulacre d’exécution, avec des balles à blanc. Avant de se livrer au chef de la police, Tosca exige un sauf-conduit pour le peintre. Dès que celui-ci est signé, Tosca frappe le chef de la police avec un couteau et le tue.

Acte III : Le lendemain à l’aube, au château Saint-Ange. On entend les cloches de Rome sonner les matines, dans un extraordinaire prélude orchestral.

Puccini Tosca les cloches de RomeCliquez sur l’image

Cavaradossi, sur le point d’être exécuté, se souvient des bons moments passés avec Tosca et demande à lui écrire un dernier mot (Air : « E lucevan le stelle »).

Puccini Tosca e lucevan le stelleCliquez sur l’image

Tosca arrive avec le laissez-passer et lui raconte les événements de la veille. Cavaradossi bénit ces mains qui ont tué Scarpia (Air : « O dolci mani »). Tosca lui explique qu’il doit faire semblant de tomber au sol quand le peloton d’exécution tirera sur lui.

Le peloton arrive, l’exécution a lieu, Mario s’effondre. Mais quand Tosca s’approche de son amant, elle découvre avec horreur que Scarpia lui a menti et que Mario est mort. Entre temps, on a découvert le meurtre de Scarpia. Quand les gardes arrivent pour arrêter Tosca, elle se suicide en se jetant du haut des remparts.