
Sofia Goubaïdoulina naît le 24 octobre 1931 à Tchistopol, en république tatare. Sa famille s’installe à Kazan, la capitale.
À l’âge de cinq ans, elle se découvre une aspiration religieuse. Sofia suit des études musicales à l’Académie de musique, puis au conservatoire de Kazan de 1946 à 1954, année où elle obtient son diplôme. Elle entre ensuite au conservatoire de Moscou et elle obtient son diplôme supérieur en 1963. Peu académique, on lui dit qu’elle suit une voie erronée, mais Chostakovitch lui conseille de poursuivre dans cette voie erronée.
À sa sortie du conservatoire, Sofia Goubaïdoulina écrit des musiques de film pour vivre. Elle fait partie de l’Union des Compositeurs Soviétiques, mais avec ce paradoxe qu’on n’a pas le droit de jouer sa musique ! c’est de cette époque que date cette Chaconne (1962).
En 1969, elle fonde un studio de musique électronique, et, dès l’année suivante, sa musique est interdite, tout comme celle d’Alfred Schnittke ou d’Edison Denisov. En 1975, elle crée un groupe d’improvisation musicale, Astreya.
En 1979, sa situation s’aggrave et Sofia Goubaïdoulina est inscrite sur la liste noire de sept compositeurs décadents.
Pour autant, son activité créatrice débute dès 1950. Pianiste peu à l’aise avec les contraintes d’un enseignement académique, elle s’intéresse à l’improvisation et à la recherche sur les possibilités qu’offre le piano.
En 1971, Sofia Goubaïdoulina écrit son quatuor n° 2.
Heureusement pour elle, elle fait en 1980 une rencontre décisive avec le violoniste et chef d’orchestre Gidon Kremer qui la fera connaître et jouer en dehors des frontières de la Russie. En 1981, il crée à Vienne son concerto pour violon Offertorium.
En 1984, elle quitte l’URSS et s’installe en 1992 à Aspen, en Allemagne. Elle a ainsi l’occasion d’entendre sa musique jouée par les plus grands ensembles ou les plus grands chefs.
En 1991, Sofia Goubaïdolina écrit Silenzio pour bayan, violon et violoncelle. (le bayan est un accordéon slave, pour lequel Sofia a écrit plusieurs pièces.)
En 2007, elle écrit In Tempus prarsens pour violon et orchestre.
Sofia Goubaïdoulina meurt le 13 mars 2025 à Aspen, à l’âge de 93 ans.






















































