Divers, Maria Callas

LETTRES ET MISSIVES

En écoutant il y a déjà quelque temps Sonya Yoncheva lire la lettre d’Alfredo dans le dernier acte de la Traviata de VERDI, je me suis dit qu’on écrit (et qu’on lit) beaucoup de lettres à l’opéra.

Ainsi, dans les Noces de Figaro de MOZART, la comtesse et Suzanne décident de confondre le comte, qui veut tromper sa femme en exerçant un droit de cuissage qu’il a pourtant aboli envers sa camériste Suzanne, en écrivant une lettre lui donnant rendez-vous le soir dans le jardin. (Duo « Sull’aria ».)

Mozart Les Noces de Figaro Sull' AriaCliquez sur Suzanne et la Comtesse

À la fin de la Traviata de Verdi, Violetta relit une lettre reçue autrefois et revit son passé dans l’air « Addio del passato ».

Verdi la Traviata Addio del passato (Ermonela Jaho)Cliquez sur Violetta

À la fin du premier acte d’Eugène Onéguine de TCHAÏKOVSKI, Tatiana qui est tombée amoureuse d’Eugène Onéguine lui écrit une lettre dans laquelle elle lui déclare son amour.

Tchaïkovski Eugène Onéguine Air de la lettre (Netrebko)Cliquez sur Tatiana

À l’acte II de Manon de MASSENET, des Grieux envoie une lettre à son père, décrivant son amour, la jeune Manon avec l’air « On l’appelle Manon ».

massenet manon acte IICliquez sur des Grieux et Manon

Massenet encore avec l’acte III de Werther quand Charlotte lit une lettre alarmante de Werther (« Les larmes qu’on ne pleure pas »)

Massenet Werther air de la lettre (Callas)Cliquez sur Charlotte

Au début des Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH, la cantatrice Stella a envoyé une lettre fixant rendez-vous à Hoffmann dans sa loge. Le vilain Lindorf a intercepté cette lettre et compte aller lui-même à ce rendez-vous.

Offenbach les Contes d'Hoffmann Voyons, pour Hoffmann

J’ai encore quelques opéras sous le coude où il est question de lettres et missives, et donc le facteur sonnera peut-être une deuxième fois, mais en attendant, si vous voulez encore une lettre, cliquez donc sur le mystérieux cadeau bonus (avec l’amicale complicité de John Duff).

point-dinterrogationCliquez donc sur le mystérieux cadeau bonus si vous voulez encore une lettre (avec l’amicale complicité de John Duff)

Anniversaire, Divers, Maria Callas

LES ANNIVERSAIRES DE 2022 – partie 1 – les compositeurs et les opéras

Après les anniversaires de 2021, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2022 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2021, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en deux parties. Les compositeurs et les opéras, puis les écrivains et les œuvres classiques.

Il y a 375 ans, le 2 mars 1647, a eu lieu la première représentation d’un opéra en France avec l’Orfeo de ROSSI, à l’initiative de MAZARIN (il semble toutefois qu’un opéra ait déjà été représenté en France dès 1645).

Rossi l'OrfeoCliquez sur l’image

Il y a 350 ans, le 18 novembre 1672 disparaissait Heinrich SCHÜTZ, le chaînon manquant entre MONTEVERDI et BACH. Son unique opéra, Daphné, a malheureusement disparu.

Schütz Lobe dem HerrenCliquez sur l’image

Il y a 275 ans, le 9 juillet 1747 disparaissait à Vienne Giovanni BONONCINI, un rival de HAENDEL à Londres.

Bononcini Serse Omlbra mai fuCliquez sur l’image

En 1797, il y a 225 ans naissaient le 31 janvier SCHUBERT et le 29 novembre DONIZETTI.

Schubert Ave Maria (Callas)Cliquez sur l’image

Donizetti La Fille du régiment il faut partirCliquez sur l’image

1797, c’est aussi l’année de la création de Médée de CHERUBINI.

Cherubini Médée OuvertureCliquez sur l’image

Le 10 décembre 1822 naissait à Liège César FRANCK.

Franck StradellaCliquez sur l’image

1847, il y a 175 ans, était l’année du décès de Fanny MENDELSSOHN le 14 mai et de son frère Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY le 4 novembre. C’était aussi l’année de la création de Macbeth de VERDI.

Mendelssohn (Fanny) Trio avec piano 4e mvtCliquez sur le trio

Mendelssohn La Grotte de FingalCliquez sur l’image

Verdi Macbeth Tre volte miagola la gatta in fregolaCliquez sur l’image

En 1872, il y a 150 ans, MASSENET achève son premier opéra « complet », Don César de Bazan, d’après VH le poète.

Massenet Don César de Bazan entracte sévillanCliquez sur l’image

Il y a 100 ans, le 19 août 1922 décédait le compositeur catalan de Felipe PEDRELL.

Pedrell Els Pirineus Canço de l'estelCliquez sur l’image

C’est aussi l’année de la création des Tréteaux de Maître Pierre de DE FALLA, la fin du Wozzeck de BERG et Mavra de STRAVINSKY, ainsi que du Nain (der Zwerg) de ZEMLINSKY.

Stravinsky MavraCliquez sur l’image

Il y a 75 ans, en 1947, on a vu la création des Mamelles de Tirésias de POULENC et d’Albert Herring de BRITTEN.

Poulenc Les Mamelles de Tirésias Non monsieur mon mariCliquez sur l’image

Enfin il y a 50 ans, en 1972 était créé l’opéra la Mort à Venise (Death in Venice) de Britten.

Britten Death in Venice jeux sur la plageCliquez sur l’image

Retrouvez ici les anniversaires à célébrer en 2022 : les écrivains et la musique que c’est pas de l’opéra.

Divers, Fantaisie, Maria Callas

LE CALENDRIER DE L’APPRÊT

Comme je m’apprêtais à vous présenter mon calendrier de l’avent, je me suis rendu compte qu’il était un peu tard. Je vous propose donc un calendrier de l’apprêt, avec pour chaque jour une case à cocher pour découvrir des airs, duos, chœurs ou ouvertures parmi mes favoris.

Bonne année à tous !

image 1er janvierNe cliquez sur le 1er janvier que si on est le 1er janvier

image 2 janvierVous pourrez cliquer sur le 2 janvier quand nous serons le 2 janvier

image 3 janvierQuand vous serez au 3 janvier, vous pourrez cliquer sur le 3 janvier (mais pas avant)

image 4 janvierAh, déjà le 4 janvier ! Alors vous pouvez cliquez sur le 4 janvier

image 5 janvierNe cliquez pas sur le 5 janvier avant le 5 janvier

image 6 janvierSi le 6 janvier vous êtes, sur le 6 janvier vous pouvez cliquer

image 8 janvierVérifiez que vous êtes bien arrivés au 7 janvier avant de cliquer sur le 7 janvier

image 8 janvierPas avant le 8 janvier ne cliquerez

image 9 janvierVous vous feriez remarquer si vous cliquiez sur le 9 janvier avant le 9 janvier

image 10 janvierVous pouvez cliquer sur le 10 janvier si nous sommes arrivés à cette date

image 11 janvierNe cliquez sur le 11 janvier que si les conditions requises sont réunies

image 12 janvierNe cliquez pas sur le 12 janvier avant le 12 janvier

image 13 janvierVous pouvez cliquer sur le 13 janvier du moment que nous sommes arrivés à cette date

image 14 janvierAssurez-vous bien d’être arrivés au 14 janvier avant de cliquer le 14 janvier

image 15 janvierLe 15 janvier, vous pourrez cliquer sur le 15 janvier

image 16 janvierE pericoloso cliquerici before the 16 janvier

image 17 janvierSolo haz clic el 24 de enero si estás el 24 de enero

image 18 janvierLao-tseu l’a dit, il faut trouver la vérité du jour avant de cliquer sur le 18 janvier

image 19 janvierSeulement si vous êtes arrivés au 19 janvier sur le 19 janvier pourrez cliquer

image 20 janvierNe cliquez sur le 20 janvier que si votre pass 20 janvier est à jour

image 21 janvierClicca solo su 21 gennaio se sei il 21 gennaio

image 22 janvierTel qui rit le 22 janvier sur le 22 janvier cliquera

image 23 janvierClick on the 23th of january only if you are on tthh23th of january

image 24 janvierKlicken Sie nur auf den 24. Januar, wenn Sie am 24. Januar sind

Et voilà, vous en avez fini avec ce calendrier de l’apprêt. Fin 2022, j’essaierai de m’y prendre un peu plus à l’avance pour vous offrir un vrai calendrier de l’avent.

Et puis, pour calmer votre frustration de ne pas pouvoir cliquer sur toutes ces surprises cachées, en voici une sur la quelle vous pourrez cliquer n’importe quand !

point-dinterrogationCliquez sur le cadeau bonus mystère si vous êtes frustré(e) de ne pas pouvoir cliquer sur toutes ces surprises cachées qui vous attendent

Et pour avoir le récapitulatif de ce calendrier, cliquez donc sur la soluce.

Divers, Maria Callas

DRAMES DE LA JALOUSIE À L’OPÉRA

Je vous en avais parlé dans ma série sur les sept péchés capitaux, on rencontre beaucoup d’histoires d’amour à l’opéra. Malheureusement ces histoires d’amour sont parfois accompagnées par ce revers de la médaille amoureuse qu’est la jalousie.

Voici donc une deuxième série de drames provoqués par la jalousie sur les scènes d’opéras (je ne parle évidemment pas ici des tensions et rivalités qui peuvent exister entre les chanteurs et les chanteuses.)

Ainsi dans l’Orlando furioso (1727) de VIVALDI, le héros Orlando est jaloux de Médor, que la magicienne Alcina a ramené à la vie.

Vivaldi Orlando furioso Troppô é fiero,il nume arcieroCliquez sur l’image

Peu de temps après, son contemporain HAENDEL met en musique le même drame tiré de l’ARIOSTE avec son Alcina. À la fin du deuxième acte, Alcina se plaint d’avoir été trahie par l’homme qu’elle aime.

Haendel Alcina Ombre pallide et mi restano le lagrimaCliquez sur Alcina

La même année (1735) en France, RAMEAU met en scène la jalousie de Tacmas dans la troisième entrée des Indes galantes. Heureusement, tout se termine bien et les quatre protagonistes joignent leur voix pour chanter le bonheur retrouvé.

indes galantes 3

Retour en Angleterre en 1738 avec Xerxès (Serse) de Haendel et cette scène où Romilda qui se croit trahie par son fiancé chante sa jalousie.

Haendel Serse E gelosia quella tirannaCliquez sur Romilda

Changeons de siècle et de pays avec La Somnambule (La Sonnambula) (1831) de BELLINI, où Elvino, jaloux des avances faites à sa fiancée Adina, lui fait une scène avant que les amoureux ne se réconcilient.

Bellini la Sonnambula Son geloso del zefiro erranteCliquez sur Adina

35 ans plus tard, dans Aïda (1870) de VERDI, Amnéris laisse éclater sa fureur jalouse quand elle se rend compte que son cher Radamès aime l’esclave Aïda.

Verdi Aïda Pieta ti prendra del mio dolorCliquez sur l’image

Et vers la fin du siècle, c’est LEONCAVALLO dans son Paillasse (1892) qui fait chanter à son héros trompé cet air où il exprime tout son malheur.

Leoncavallo Paillasse No Pagliaccio non sonCliquez sur Paillasse

Et comme il me reste quelques opéras traitant de la jalousie, vous en aurez peut-être prochainement une nouvelle série.

Divers, Maria Callas

FAUST : BERLIOZ vs GOUNOD

Ayant récemment regardé le Faust de GOUNOD, je me suis rendu compte de deux choses.

Premièrement, je connais moins bien que je croyais cette adaptation du mythe de Faust par les librettistes BARBIER et CARRÉ. Deuxièmement, il y a bien des morceaux communs entre cette adaptation et celle de BERLIOZ, la Damnation de Faust. C’est normal si on songe que ces deux opéras sont tirés de la même œuvre de GOETHE, mais il est intéressant de voir ce qu’en a fait Berlioz le romantique ou Gounod le pompier.

Je me propose donc ici de vous faire un état des lieux de ce qui rapproche et ce qui sépare ces deux versions.

Par rapport au roman original de Goethe, la Damnation est assez fidèle, avec Faust au centre de l’action. Gounod, lui, centre le sujet sur la malheureuse Marguerite.

Si les deux opéras sont centrés autour du trio principal, Faust, Marguerite et Méphisto, les personnages secondaires ne sont pas les mêmes. Ainsi Gounod et ses librettistes choisissent de faire intervenir Valentin, le frère de Marguerite, alors que Berlioz, lui, fait intervenir dans la scène de la taverne l’ivrogne Brander.

avant de quitter ces lieuxCliquez sur Valentin

Berlioz Damantion de Faust BranderCliquez sur l’image

Les premières scènes restent fidèles à Goethe. Le savant Faust, sur la fin de sa vie, se rend compte qu’occupé à ses chères études, il est passé à côté de la vie telle que la vivent les gens du peuple, et songe au suicide. Il suspend son geste quand il entend les chants joyeux du peuple dehors. Méphistophélès lui propose alors de lui faire découvrir les joies de la vraie vie.

Berlioz : « Sans regret j’ai quitté les riantes campagnes ».

Berlioz la Damnation de Faust Sans rerets j'ai quittéCliquez sur l’image

Gounod : « Salut, ô mon dernier matin ».

Gounod Faust Salut ô mon dernier matinCliquez sur Faust

 

Dans la version originale de Goethe, il y a des chansons, notamment des chansons à boire, voici donc deux traitements différents de ces chansons à boire :

Berlioz : Scène du cabaret (enfumé).

Berlioz Damnation de Faust Chœur des buveursCliquez sur le cabaret (enfumé)

Gounod : « Vin ou bière ».

Gounos Faust Vin ou bièreCliquez sur l’image

Il y a aussi la célèbre « chanson du roi de Thulé ». Berlioz comme Gounod se sont fait le devoir et le plaisir de la mettre en musique.

Berlioz : « Autrefois un roi de Thulé ».

Berlioz la Damnation de Faust Autrefois un roiCliquez sur Marguerite

Gounod : « Il était un roi de Thulé ».

Gounod Faust Il était un roi de ThuléCliquez sur Marguerite

Dans les deux versions, on peut entendre Méphistophélès chanter une chanson destinée à attendrir Marguerite, pour l’inciter à céder à Faust.

Berlioz : « Devant la maison de celui qui t’adore ».

Berlioz la Damnation de Faust Devant la maison de celui qui t'adoreCliquez sur Méphistophélès

Gounod: « Vous qui faites l’endormie ».

Gounod Faust Vous qui faites l'endormieCliquez sur Méphistophélès

Les fins des deux opéras diffèrent sensiblement. Ce n’est pas pour rien que le romantiquissime Berlioz a intitulé son œuvre la Damnation de Faust, vouant son héros aux flammes de l’enfer après une chevauchée fantastique en compagnie du diable, avec spectres et démons hurlant dans un pandémonium sans précédent dans l’histoire de la musique.

Berlioz la Damnation de Faust FinalCliquez sur la chevauchée fantastique vers l’enfer

La fin de Gounod est, là encore, centrée sur Marguerite.

Gounod Faust FinalCliquez sur Marguerite et Faust

Et si vous voulez encore un peu de musique, cliquez sur le bonus mystère.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus mystère si vous voulez encore un peu de musique

Cinéma, Films, Maria Callas, Woody Allen

MATCH POINT, de Woody ALLEN (2005)

Match Point est un film de Woody ALLEN de la décennie 2000 – 2010, sa période européenne, tourné en Angleterre en 2005.

On y entend beaucoup d’airs d’opéra, car le héros, un jeune homme pauvre et ambitieux, cherche à entrer dans une riche famille anglaise, dont la culture classique fait partie de l’ADN. Dès lors, pour courtiser la jeune fille de la maison, il se voit obligé de la suivre à l’opéra, où on le voit s’ennuyer profondément. Il cherche également à se doter d’une culture qui lui ouvrirait la porte de la haute société, aussi le voit-on essayer de lire Crimes et Châtiments, de DOSTOÏEVSKI, avant que de se rabattre sur Ce qu’il faut savoir de Crimes et Châtiments. Ce choix n’est pas innocent, puisqu’il s’agit presque d’un remake du célèbre roman de Dostoïevski.

Le pitch : Chris est un professeur de tennis qui, par ambition, cherche à entrer dans une famille riche. Il parvient à ses fins en épousant Chloé, la fille de cette famille, mais éprouve une passion violente pour Nola, l’ancienne fiancée de Tom, le frère de Chloé (et donc le fils de famille). Écartelé entre les deux femmes, il décide de s’en sortir en tuant Nola, qui menace de révéler sa liaison à Chloé.

Dès le début, on peut entendre l’air « Una furtiva lagrima » extrait de l’Élixir d’amour de DONIZETTI, interprété par CARUSO. Par la suite, cet air servira de fil conducteur en réapparaissant de manière récurrente.

Donizetti l'Élixir d'amour Una furtiva lagrima CarusoCliquez sur la scène d’ouverture

Chris est un professeur de tennis qui se fait embaucher dans un club huppé de Londres. Il rencontre Tom, jeune homme de bonne famille avec qui il se lie d’amitié (pour pouvoir s’introduire dans sa famille). Il se fait passer pour un amateur d’opéra, alors que le père de Tom est un des mécènes de Covent Garden, et Tom l’invite à une représentation de la Traviata de VERDI dans la loge familiale.

Verdi la traviata Un di felice, etereaCliquez sur Alfredo et Violetta

Chris séduit Chloé, la jeune fille de la famille, et se fait embaucher par le père dans sa société. Lors d’une réception de la famille, on peut entendre l’air « Mal reggendo all’aspro assalto » du Trouvère de Verdi.

Verdi Il Trovatore Mal reggendo all'aspro assaltoCliquez sur l’image

Tom a une fiancée, Nola, une actrice américaine qui rate tous ses castings, mais cette fréquentation n’est pas du goût de la mère. Très vite, Chris est attiré par Nola (normal, le rôle est joué par Scarlett JOHANSSON).

Allen Match Point un jeu agressifCliquez sur Chris et Nola

L’idylle continue entre Chris et Chloé, celle-ci lui proposant de lui faire découvrir le monde des galeries et des expositions, et lui lui proposant des cours de tennis. À la sortie d’une exposition chez SAATCHI, on peut entendre l’air « Mia piccirella » de Salvatore Rosa de GOMEZ. Cet air léger sert à chaque fois qu’il s’agit de montrer les moments heureux du couple.

Gomes Salvator Rosa Mia piccirellaCliquez sur le célèbre ténor français

La vie continue pour le quatuor : repas au restaurant, parties à la campagne et séance de ball-trap, sorties à l’opéra. On peut alors entendre l’air « Caro nome » du Rigoletto de Verdi.

Verdi Rigoletto Caro nome (Callas)Cliquez sur Gilda

Chris et Chloé se marient, et Tom rompt avec Nola pour choisir une femme de son rang. Un jour, Chris rencontre dans une galerie d’art Nola. Une liaison s’installe très vite entre eux, et Chris doit jouer entre sa femme Chloé, qui voudrait qu’il lui fasse un enfant, et Nola, qui voudrait qu’il laisse tomber Chloé pour partager sa vie. L’enfant qu’il ne réussit pas à faire avec Chloé, il le conçoit avec Nola, qui refuse d’avorter comme le lui demande Chris. (Air : « Mi par d’udir ancora » [« Je crois entendre encore »] des Pêcheurs de perles de BIZET.)

Bizet les Pêcheurs de perles Mi par d'udir ancora (Caruso)Cliquez sur Chris et Nola

Elle menace alors d’aller voir Chloé et de tout lui raconter. Chris, acculé, conçoit un plan diabolique, il simule un cambriolage chez la voisine de Chloé, tue la voisine, puis attend le retour de Chloé pour la tuer également, comme l’aurait fait un cambrioleur surpris à l’œuvre. Puis, il jette dans la Tamise les bijoux volés (sauf une bague tombée au sol) et reprend sa vie normale auprès de sa femme et de sa belle-famille.

La police le soupçonne, car Nola tenait un journal intime, dans lequel on retrouve bien évidemment sa trace en permanence.

Je ne vous raconterai pas la fin, ne voulant pas espoiler cette histoire. 🙂

Parmi les airs qui constituent la B.O. de ce film figurent, outre les airs déjà cités, le « Arresta ! », extrait du Guillaume Tell de ROSSINI,

Rossini Guillaume Tell Arresta... Quali sguardi !Cliquez sur l’image

l’air « Desdemona rea », extrait d’Otello de Verdi,

Verdi Otello Desdemona rea !Cliquez sur Otello

l’air « O figli, o figli mio » du Macbeth, toujours de Verdi, ainsi qu’un air plus léger quand Chris emmène Chloé voir une des comédies musicales préférées, « I believe my heart » air extrait de The Woman in white de LLOYD WEBER.

littérature, Maria Callas, Poésie

AU MILIEU DE L’HIVER, J’AI DÉCOUVERT EN MOI…

Notre amie blogueuse Solène VOSSE vient de faire paraître son quatrième livre, le second recueil de poésie : Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été

S’il ne me revient pas de « critiquer » ses poèmes (et d’ailleurs peut-on critiquer l’essence de la poésie ?), je peux seulement me dire qu’ils me parlent, qu’ils me touchent. Et puisque Solène nous fait part des musiques qui l’ont accompagnée quand elle écrivait, laissez-moi partager avec vous ces moments de musique.

Ainsi page 35, dans le poème « Héroïnes » Solène fait référence à l’air « Casta Diva » extrait de Norma de BELLINI.

callas casta divaCliquez sur la Callas

Page 36 dans le poème « Et pourtant tu me manques » elle convoque Carmen de BIZET ou Madame Butterfly de PUCCINI.

Puccini Butterfly Un bel di vedremoCliquez sur l’image

Page 45 pour « Étoile » nous avons le plaisir « d’entendre » Simon & Garfunkel dans The Sound of silence.

Simon & Garfunkel The Sound of silenceCliquez sur l’image

Page 49 pour le poème « Adio del passato », du nom d’un air de la Traviata de VERDI, c’est encore la Callas qu’elle nous fait entendre. Ce n’est pas cette version que j’ai choisi de vous faire écouter ici.

Verdi Traviata adio del passato DessayCliquez sur l’image

Page 53 pour « Il y a » nous avons l’occasion d’entendre la méditation de Thaïs, de MASSENET.

Massenet Thaïs MéditationCliquez sur l’image

Page 59 pour « Aujourd’hui sous le ciel gris » nous retrouvons Carmen et sa « Habanera ».

Bizet Carmen habanera

Enfin, page 83 pour « Vents d’ange » c’est non moins que le Stabat Mater de PERGOLÈSE que Solène nous propose d’écouter.

Pergolèse Stabat mater Kirkby BowmanCliquez sur l’image

Bref, vous l’avez compris, ce livre est un incontournable pour tous les amoureux de la poésie et de la musique.

(Source principale : Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été… Solène VOSSE, The BookEdition.com 2021)

Et si vous voulez accompagner la lecture de « En d’autres temps » (page 23), cliquez donc sur le bonus surprise.

Point d'interrogationCliquez sur le bonus surprise si vous voulez accompagner la lecture de « En d’autres temps »

Cinéma, Maria Callas

James IVORY (né en 1928)

James IVORY, le plus anglais des cinéastes américains, a toujours autant soigné la musique de ses films qu’il en a soigné l’image, en utilisant souvent de la musique classique ou de l’opéra dans les BOF de ses films.

Il a réalisé une vingtaine de longs métrages, dont plusieurs récompensés dans les festivals internationaux. Ses principaux films, dont la musique classique occupe une part importante de la B.O.F., sont :

Dans Quartett (1981), qui se passe dans le Paris des années 1920, on se trouve dans une ambiance de cabaret ou de café-concert. Pourtant, si vous tendez l’oreille, vous pourrez entendre l’air des bijoux, extrait du Faust de GOUNOD.

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur l’air des bijoux

Dans les Bostoniennes (The Bostonians) (1984), un film sur les féministes de la fin du XIXe siècle, on peut entendre l’ouverture Poète et paysan de SUPPÉ, ainsi que le prélude de Lohengrin, de WAGNER.

Ivory the bostoniansCliquez sur l’affiche du film

Le générique du somptueux A room with a view (Chambre avec vue) se déroule sur le « O mio babbiono caro », extrait de Gianni Schicchi de PUCCINI, somptueusement chanté par Kiri Te Kanawa.

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewCliquez sur Bellatrix Lestrange et le professeur Mac Gonnagal (jeunes)

La jeune héroïne, Lucy, une jeune anglaise qui fait son « Voyage en Italie », y découvre la chaleur de l’Italie et des Italiens avant de rencontrer l’amour. On l’entend interpréter BEETHOVEN au piano.)

Le film Maurice date de 1987. Il y est question de la difficulté d’être homosexuel en Angleterre au début du XXe siècle.

Ivory Maurice afficheCliquez sur l’affiche

On y trouve cette définition de la musique de Wagner : « Wagner, une foutaise, de grosses femmes encornées hurlent à tue-tête le bonheur de mourir ».

Wagner la Walkyrie (Die Walküre) chevauchéeCliquez sur les walkyries (avec casque mais sans cornes)

On y entend aussi la symphonie pathétique de TCHAÏKOVSKI, ainsi que le Miserere d’ALLEGRI.

Allegri miserereCliquez sur l’envoûtant Miserere d’Allegri

Dans Howards end (Retour à Howards end), l’audition de la cinquième Symphonie de Beethoven tient une place importante dans l’histoire.

ivory howards end afficheCliquez sur l’affiche

Beethoven 5e symphonie 1er mouvementCliquez sur l’image

Enfin dans Jefferson à Paris (1995), qui évoque la vie de Jefferson, ambassadeur à Paris de 1785 à 1789, on peut entendre des extraits de Dardanus de RAMEAU, et aussi des musiques de Marc Antoine CHARPENTIER et de CORELLI.

Rameau Dardanus mostre affreux monstre redoutableCliquez sur un extrait de Dardanus

Il existe un autre lien entre l’univers d’Ivory et la musique. En effet, plusieurs de ces films sont des adaptations de l’écrivain E.M. FORSTER (A Room with a View, Howards End, Maurice). Or, c’est cet écrivain qui a écrit pour BRITTEN le livret de son opéra Billy Budd (1951).

Maria Callas, Mes opéras préférés

PAILLASSE (PAGLIACCI), de LEONCAVALLO (1892)

Opéra vériste de LEONCAVALLO, créé en 1892 à Milan. Leoncavallo a écrit lui-même le livret de son opéra, d’après un fait divers qui l’avait marqué.

Ce court opéra (environ 1 h 15 min) est souvent donné avec un autre opéra, par exemple Cavalleria Rusticana de MASCAGNI.

Son classement dans la typologie de G.B. SHAW est un peu particulier puisque nous avons ici un type (S+T/T+B) (une soprano [Nedda] et un ténor [Silvio] s’aiment alors qu’un ténor [Canio] et un baryton [Tonio] cherchent à les empêcher.)

Le pitch : Drame de la jalousie dans un cirque. Nedda trompe son mari Canio. Le soir, ils rejouent leur vie sur scène, où Colombine (Nedda) trompe son mari Paillasse (Canio). Jaloux, Canio tue sa femme.

Prologue : Tonio apparaît devant le rideau. Il explique qu’il fait revivre la tradition du théâtre antique, en présentant dans le prologue ce qui va se passer. Dans un véritable manifeste du vérisme, il nous prévient que l’auteur va présenter une tranche de vie réelle (Air : « Un nido de memorie »).

Leoncavallo PAillasse (Pagliacci) Un nido di memorieCliquez sur le prologue

Acte I : Sur la place du village, la foule (avec chœur d’enfants carmennien !) attend la parade du cirque, qui donnera une représentation le soir. On attend surtout Paillasse, le « roi des clowns ». Canio, le directeur fait la pub pour le spectacle du soir. Il empêche Tonio de tourner autour de Nedda, sa jeune femme. Avant de partir prendre un verre, il prévient d’un ton menaçant qu’il ne faut pas jouer à ce jeu-là avec lui, que le théâtre et la vraie vie ne sont pas la même chose, et que si Nedda le trompait, ça se terminerait mal. Nedda, troublée, se demande si son mari se doute de quelque chose. La parade du cirque s’avance vers l’église et Nedda, restée seule, pense à la menace proférée par Canio (air : « Qual fiamma avea nel guardo »), mais ne veut pas céder à la peur de son mari jaloux.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Quel fiamma avea nel guardoCliquez sur Nedda

Elle se rappelle le chant des oiseaux, chantant la liberté de voler (Air : « Stridone lassu »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Stridono lassuCliquez encore sur Nedda

Tonio, revenu, dit qu’il a été attiré par son chant. Il sait qu’il est laid et difforme, mais il n’en a pas moins un cœur, comme tout le monde. Nedda repousse ses avances, lui disant de les réserver pour le spectacle du soir, mais comme il insiste, elle le blesse en se défendant. Il sort et Silvio, l’amant de Nedda entre. Nedda lui dit que Tonio devient dangereux, qu’il l’a agressée en lui déclarant son amour. Silvio demande à Nedda de se décider, et de rester au village avec lui quand le cirque repartira. Nedda hésite, mais Silvio lui demande pourquoi elle l’a séduit, lui rappelant les bons moments passés ensemble (Air : « E allor perché »). Silvio se laisse convaincre (Duo : « Tutto scordiam ») et ils s’embrassent.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Duo Nedda SilvioCliquez sur Nedda et Silvio

Tonio, revenu, les surprend et appelle Canio. Silvio s’enfuit, et Canio exige de savoir avec qui était sa femme, mais Nedda refuse de répondre. Tonio calme Canio, lui rappelant que le spectacle doit commencer. Canio se résout à jouer la comédie et enfile son costume de scène (Air : « Vesti la giubba »). Le clown doit rire (Air : « Ridi, Pagliaccio »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Vesti la giubbaCliquez sur Canio

Acte II : La foule arrive et le spectacle va commencer. Colombine (Nedda) annonce que Paillasse (Canio) ne rentrera que tard ce soir. Elle attend Arlequin. Celui-ci arrive en lui chantant une sérénade (Air : « Oh Colombina »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) O ColombinaCliquez sur Arlequin

Taddeo (Tonio) arrive et lui déclare son amour, mais Colombine n’a que mépris pour lui. Arlequin entre, et ils s’apprêtent à dîner, mais Paillasse arrive plus tôt que prévu. Arlequin s’esquive, en laissant un somnifère à Colombine pour endormir son mari et protéger leur fuite. Paillasse veut savoir qui était avec Colombine, rejouant ainsi sur scène son drame dans la vie réelle, au point que Canio, furieux, ne veut plus jouer ce rôle de clown que sa femme trompe (Air : « No, Pagliaccio non son ! »), lui rappelant tout ce qu’il a fait pour elle, mais elle le nargue. Canio tue sa femme, qui meurt en appelant Silvio au secours. Canio tue alors Silvio qui s’était avancé.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) No, pagliaccio non sonCliquez sur Canio qui ne veut plus jouer le rôle de Paillasse

La comedia e finita.

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Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes, Maria Callas

PARIS SERA TOUJOURS PARIS

Après « Elle voulait qu’on l’appelle Paris« , je vous propose une nouvelle sélection de musiques ayant Paris pour toile de fond.

PUCCINI qui avait déjà traité de Paris avec son Manon Lescaut y reviendra avec La Bohème, d’après les Scènes de la vie de Bohème de MURGER, puis avec la Rondine (1917).

Puccini la Bohème Mi chiamani Mimi (Callas)Cliquez sur Mimi

Adriana Lecouvreur (1902), de CILEA, nous raconte l’histoire de deux femmes, l’actrice Adrienne LECOUVREUR et la princesse de BOUILLON, qui se disputent l’amour du même homme, le maréchal de Saxe, à Paris en 1730. Adrienne gagne son cœur, mais elle meurt empoisonnée par un bouquet de violettes envoyé par sa rivale !

Cilea Adriana LecouvreurCliquez sur Adrienne Lecouvreur

Toujours dans le vérisme, Andrea Chenier de GIORDANO, d’après la vie du poète André Chénier se passe à Paris pendant la Révolution française. À la fin, Chénier, en prison, chante cet air.

Giordano Andrea Chenier Come un bel di di maggioCliquez sur André Chénier

Plus souriante est la Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) (1905) de Franz LEHAR, dont une partie de l’action se passe chez Maxim’s ®

Lehar Die lustige Witwe Les p'tit's femmes frivolesCliquez sur les p’tit’s femmes de Paris

EN 1921, c’est le GROUPE DES SIX qui compose le ballet Les Mariés de la tour Eiffel sur un argument de COCTEAU. (Ou plus précisément, cinq des six participants à ce groupe.)

Groupe des six les mariés de la tour EiffelCliquez sur la toile de scène de Marc CHAGALL

L’acte III de Lulu (1929 – 1935), de BERG, se passe à Paris, dans un salon bourgeois où cette mangeuse d’hommes fait la fête avec ses amis (avant que de partir à Londres, où elle se fera tuer sous les coups de Jack L’Éventreur.)

Berg Lulu Suite III Lied der LuluCliquez sur Alban Berg

L’action du dernier opéra de STRAUSS, Capriccio (1942), se passe également à Paris.

Strauss Capriccio scène finaleCliquez sur la scène finale de Capriccio

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