Divers, Grandes maisons d'Opéra

L’OPÉRA DE STUTTGART S’INVITE CHEZ VOUS

Après le MET, l’Opéra de Paris et l’Opéra de Vienne, c’est l’Opéra de Stuttgart qui met en ligne un certain nombre de ses productions.

C’est dans cette salle datant de 1912, classée monument historique, qu’a été créé Ariane à Naxos (Ariadne aus Naxos) de Richard STRAUSS.

À voir absolument en ce moment (jusqu’au 27 mars), l’excellent, et rare, Amour des 3 oranges de Prokofiev, plus toute une série de concerts plus alléchants les uns les autres.

Prokofiev l'amour des 3 oranges Stuttgart

 

À partir du 27 mars, ce sera Lohengrin, de WAGNER, que vous pourrez ainsi écouter.

Pour retrouver la programmation, c’est ici :

https://www.staatsoper-stuttgart.de/spielplan/oper-trotz-corona/

Divers, Grandes maisons d'Opéra, histoire, Histoire de l'opéra

L’OPÉRA DE PARIS S’INVITE CHEZ VOUS

Après le MET, c’est l’Opéra de Paris qui met à disposition du public une sélection d’opéras et de ballets sur le site https://www.france.tv/spectacles-et-culture/

Avec ses 351 ans, l’Opéra de Paris est une des plus anciennes maisons d’opéras en activité. En effet, c’est en 1669 que l’abbé PERRIN obtient le privilège royal d’établir une Académie d’Opéra pour « y représenter et chanter en Public des Opera & Représentations en Musique & vers François, pareilles & semblables à celles d’Italie ». Le nouveau théâtre est inauguré en 1671, mais dès 1672, après une faillite frauduleuse de ses promoteurs, Lully rachète ce privilège et,  rebaptisant l’Opéra « Académie royale de musique », règne désormais en maître absolu sur l’opéra français.

Après 1687, à la mort de Lully, une nouvelle forme d’opéras apparaît, l’opéra-ballet, qui représente des sujets plus légers que ceux de la tragédie lyrique lullienne. Comme son nom l’indique, la présence de la danse se fait plus forte, et il n’y a plus forcément de continuité dramatique entre les différents actes (que d’ailleurs on appelle entrées). De nos jours, une des comédies-ballets encore largement représentées est Les Indes galantes, de RAMEAU.

En 1697, la Comédie Italienne, qui faisait concurrence à la Comédie Française, ferme. Les comédiens italiens s’installent alors sur les foires parisiennes de Saint-Germain et Saint-Laurent, au Théâtre de la Foire. On y donnait des pastiches, c’est à dire des paroles nouvelles placées sur des airs connus, ou sur des airs à boire. Mais la Comédie Française, défendant son privilège royal de spectacle dialogué, empêche la représentation de spectacles parlés, d’où l’apparition des dialogues écrits, présentés sur des cartons ou des écriteaux descendus des cintres. De même, l’Académie royale de musique, forte de son privilège de musique chantée, limitait à deux le nombre de voix dans les spectacles. En 1714, le théâtre de la Foire prend le nom de théâtre de l’Opéra-Comique, et les forains obtiennent le privilège de Louis XIV de donner des spectacles parlés et chantés, ce qui donnera naissance à la forme opéra-comique. Après une succession d’interdictions et de relances, l’Opéra-Comique est relancé en 1752, le chansonnier Favart faisant partie de ses fondateurs.

À cette même époque, la rivalité entre les écoles italienne et française, rivalité qui a duré près de deux siècles, prend une tournure originale avec la querelle des Bouffons.

En 1774, GLUCK, soucieux de se faire reconnaître en France arrive à PARIS. C’est l’occasion d’une nouvelle querelle franco-italienne, entre les partisans de Gluck, qui cherche l’équilibre entre les airs et les récitatifs, et les partisans de l’école italienne de l’opera seria, favorisant la mélodie (et les excès de certains divos ou certaines divas.)

À l’aube de la révolution, l’existence de l’Opéra, qui accumule les déficits, est menacée, si bien que Louis XVI cède l’Opéra à la ville de Paris en 1790. Mais la Révolution française, qui met fin au système des privilèges, entraîne l’ouverture de nombreux théâtres. Finalement, le premier gouvernement révolutionnaire sauve l’Opéra de Paris.

Au XIXe siècle, il se crée même un nouveau genre, le GOF, le grand Opéra à la Française, qui tire ses livrets de sujets historiques, avec ballet imposé et décors fastueux. Dès lors, il devient important pour les compositeurs de toute l’Europe de triompher à Paris, et l’Opéra de Paris passe des commandes à des composteurs tels que VERDI ou WAGNER.

Au XXe siècle l’opéra continue cette politique de commandes aux compositeurs contemporains. (C’est comme ça que j’ai eu la chance d’assister, pour mon premier opéra à Garnier à la création de Saint-François d’Assise, de MESSIAEN.)

En 1989, une nouvelle salle est inaugurée pour les représentations, l’opéra Bastille.

L’Opéra de Paris, actuellement fermé pour cause de confinement lié au COVID-19, a décidé de mettre un certain nombre de ses spectacles en ligne gratuitement (offre réservée à la France) :

Manon de MASSENET, du 17 au 22 mars

Massenet Manon ODP

Don Giovanni de MOZART, du 23 au 29/03

Mozart Don Giovanni ODP

Le Lac des Cygnes de TCHAÏKOVSKI du 30 mars au 05 avril 

Le Barbier de Séville de ROSSINI du 06 au 12 avril 

Rossini le barbier de Séville ODP

Soirée Jérôme ROBBINS du 13 au 19 avril 

Les Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH du 20 au 26 avril 

Offenbach Les contes d'Hoffmann ODP

Carmen de BIZET du 27 avril au 03 mai

Bizet Carmen ODP

 

 

Cinématographe, Divers, Grandes maisons d'Opéra

LE MET S’INVITE CHEZ VOUS

Vous avez (toujours) rêvé d’assister à un opéra au MET, le Metropolitan Opéra de New-York, sans avoir pu réaliser ce rêve, pour des raisons de budget ou d’organisation. Suivant le site du MET, une série de représentations, originellement transmises dans les salles de cinéma, sera mise à disposition à partir de ce soir, et commencera avec Carmen.

https://www.metopera.org/about/press-releases/met-to-launch-nightly-met-opera-streams-a-free-series-of-encore-live-in-hd-presentations-streamed-on-the-company-website-during-the-coronavirus-closure/

Le MET, institution culturelle de premier ordre, a été inauguré en 1883 avec le Faust de GOUNOD (chanté en italien !).

En 1908, c’est au MET que sera donnée la première représentation du Parsifal de WAGNER en dehors de Bayreuth. En effet, par volonté testamentaire, Wagner voulait que les seules représentations du dernier de son opéra soient celles de son théâtre de Bayreuth, mais les Américains ont décidé que cette disposition testamentaire ne s’appliquait pas aux États-Unis.

Le bâtiment actuel, sis au Lincoln Center, date de 1966. Il a été inauguré avec Antoine et Cléopâtre, de Samuel BARBER. On le voit souvent dans les films de Woody ALLEN. Par exemple, dans Small times Crooks (Escrocs mais pas trop), le rêve de cette famille de nouveaux riches est d’assister à une représentation à l’opéra. On y voit une soirée caritative destinée à lever des fonds pour l’opéra.

Parmi les grands chefs qui ont dirigé le MET, on peut mentionner Gustav MAHLER (1908) et Arturo TOSCANINI (1908 – 1915). Les années récentes ont été celles de James LEVINE (1973 – 2016).

Le programme des opéras qui seront mis en ligne est :

16 mars : Carmen de BIZET.

Bizet Carmen METCliquez sur Carmen et Don José

17 mars : La Bohème de PUCCINI.

Puccini La Bohème METCliquez sur l’image

18 mars: Il Trovatore (le Trouvère) de VERDI.

Verdi Il trovatore METCliquez sur Léonora et De Luna

19 mars : La Traviata de Verdi.

Verdi la traviata METCliquez sur Violetta et Germont

20 mars : La Fille du régiment de DONIZETTI.

Donizetti la fille du régiment MET

21 mars : Lucia di Lammermoor de Donizetti.

Donizetti Lucia di Lammermoor METCliquez sur la scène de la folie

22 mars : Eugène Onéguine de Tchaïkovsky.

Tchaïkovsky Eugène Onéguine METCliquez sur Onéguine

bande dessinée, Divers, Fantaisie, Mythologie

LA BOUGIE DU SAPEUR

Aujourd’hui 29 février 2020 est paru le nouveau numéro de la Bougie du Sapeur, seul périodique à paraître tous les quatre ans, à chaque 29 février. Comme je n’avais pas fini les mots croisés du numéro d’il y a quatre ans, je vais donc pouvoir avoir enfin la solution d’yceux.

Le titre de cette revue tétraïennale a été choisi en hommage au Sapeur Camember, héros d’un ancêtre de la bande dessinée créé par le dessinateur CHRISTOPHE.

Pour rendre hommage à cette louable initiative, je vous propose un billet autour du feu, les sapeurs-pompiers ayant pour rôle, notamment, d’éteindre le feu. (Oui, je sais, Camembert était un sapeur soldat, pas un sapeur-pompier, mais je n’ai pas trouvé suffisamment de matière pour écrire un billet sur l’opéra à partir des sapeurs soldats.)

En 1807, SPONTINI met en scène une vestale (i.e. une gardienne du feu sacré) dans son opéra judicieusement intitulé la Vestale.

Spontini la Vestale Hymne du soirCliquez sur la Vestale

À la fin de Guillaume Tell (1829) de ROSSINI, la femme de Guillaume met le feu à sa maison, pour donner le signe de la révolte contre l’occupant autrichien.

Rossini Guillaume Tell final acte IVCliquez sur l’image

Plus cruelle est l’évocation du feu dans Le Trouvère (Il Trovatore) (1853) de VERDI, puisqu’on y trouve une gitane condamnée au bûcher, et la fille de celle-ci qui pour se venger veut jeter le fils don son bourreau au feu, et dans un moment de folie, y jette son propre fils. (Air : « Condotta ell’era in ceppi ».)

Verdi il trovatore Condotta ell'era in ceppiCliquez sur l’image

Le feu a beaucoup d’importance dans la tétralogie de WAGNER. Dans l’Or du Rhin (Rheingold), Loge le dieu du feu aide Wotan à s’emparer de l’or du Rhin pour bâtir son Walhalla. À la fin de la Walkyrie (Die Walküre), Wotan endort sa fille Brünnhilde sur un rocher, protégée par un cercle de feu que seul un héros qui ne connaît pas la peur pourra franchir.

Wagner die Walküre final

À la fin de Siegfried, le héros franchit ce cercle de feu et réveille la Walkyrie endormie. Enfin, à la fin du Crépuscule des dieux (Götterdammerung), Brünnhilde dresse un bûcher pour y mettre le corps de son Siegfried défunt. En allumant ce bûcher, c’est tout le Walhalla qui s’embrase, mettant ainsi fin au règne des dieux sur terre, laissant la place aux hommes.

Jeanne d’Arc, on le sait, est morte sur le bûcher à Rouen en 1431. Son destin a été porté à l’opéra par VERDI et par TCHAÏKOVSKI. Dans l’opéra de Verdi, Giovanna d’Arco, elle échappe à cette fin, alors que dans celui de Tchaïkovski, la Pucelle d’Orléans, elle meurt brûlée.

Tchaïkovsky Jeanne d'Arc (La Pucelle d'Orléans) Adieu forêtsCliquez sur Jeanne d’Arc

Dans l’Enfant et les Sortilèges de RAVEL, le feu fait partie des objets qui se révoltent contre la méchanceté de l’enfant. (Air : « Je réchauffe les bons, je brûle les méchants ».)

Ravel l'enfant et les sortilèges le feu

 

 

Contes et légendes, Divers, histoire, littérature

L’ORIENTALISME À L’OPÉRA

​On le sait (ou pas), il y a eu une vague d’orientalisme en art et en littérature aux XVIIe et XVIIIe siècles. On pense par exemple à la turquerie du Bourgeois gentilhomme (1670) de MOLIÈRE, ou aux Lettres persanes (1721) de MONTESQUIEU. Il faut voir aussi l’accueil prodigieux qui a été réservé à la traduction en français des Mille et une nuits au début du XVIIIe siècle. (Je reviendrai dans un billet spécifique aux adaptations en musique [occidentale] de ces Mille et une nuits.) En 1747 – 1748, c’est VOLTAIRE qui place Zadig, un de ces contes philosophiques, dans un orient inventé.

L’opéra, toujours prompt à suivre les modes littéraires, s’est donc emparé de ce thème illustrant un certain choc des cultures.

Je ne reviendrai pas ici sur les opéras qui se passent en Égypte, un billet leur ayant déjà été consacré (cf. l’Égypte et l’opéra.)

Parmi les œuvres qui participent de ce genre orientaliste, une des premières est donc la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme de LULLY et Molière.

Lully le Bourgeois gentilhomme marche turqueCliquez sur l’image

Dans les Indes galantes (1735) de Rameau, la première entrée s’intitule « Le Turc généreux ». C’est l’histoire classique d’Occidentaux échoués sur un rivage exotique après une tempête. Osmine, le turc s’éprend de la belle occidentale mais finit par la laisser partir avec son amoureux.

Rameau Indes galantes Turc généreuxCliquez sur l’image

Cinquante ans plus tard, c’est MOZARTavec son Enlèvement au sérail (1782) qui se soumet à la loi du genre. On y trouve Constance, capturée par des pirates et vendue au pacha Selim. Belmonte, son fiancé veut la délivrer du sérail où elle est enfermée, sous la garde d’Osmin. À la fin, Selim, généreux leur accorde pardon et liberté.

Mozart l'enlèvement au sérail ouvertureCliquez sur l’image

Mozart est aussi l’auteur d’une autre « turquerie » célèbre : sa fameuse Marche turque.

Mozart marche turqueCliquez sur la pianiste

Trente ans après, ROSSINI, qui marque la fin d’une époque, est un des derniers à se livrer à l’orientalisme, avec l’Italienne à Alger (1813) et le Turc en Italie (1814).

Dans l’Italienne à Alger, les rôles sont inversés et c’est Isabella qui part à Alger chercher son fiancé, prisonnier du bey d’Alger.

Rossini l'Italienne à Alger ouvertureCliquez sur l’image

Dans le Turc en Italie, nouveau changement de rôle, puisque l’action se passe cette fois en Italie. Fiorilla tombe amoureuse d’un Turc, Selim, et ils projettent de s’enfuir ensemble. Mais c’est sans compter sur Zaïda, une bohémienne autrefois maîtresse du turc. En effet, celle-ci s’arrange avec le mari de Fiorilla pour récupérer son ancien amant et reformer ainsi les couples.

Divers, littérature, Mythologie

ARIANE (ADRIANA)

Dans la mythologie grecque, Ariane (Ariadne) était la fille de Minos et de Pasiphaé (Minos étant lui-même le fils de Zeus et d’Europe, Ariane est donc la petite-fille d’Europe, et c’est pourquoi on a donné son nom au lanceur européen). OVIDE nous en parle dans le livre VIII de ses Métamorphoses.

Ariane, séduite par Thésée qui devait combattre le Minotaure (lui-même issu de l’union entre Pasiphaé et un taureau [par une vengeance de Poséidon contre Minos]), Ariane lui donnera le moyen de se retrouver dans le labyrinthe du Minotaure en lui donnant un fil à dérouler derrière lui pour se retrouver. C’est le fameux fil d’Ariane. C’est ainsi son demi-frère qu’elle fera périr sous les coups de Thésée.

Plus tard, Thésée tombé amoureux de la sœur d’Ariane, Phèdre, abandonnera Ariane sur l’île de Naxos. Attiré par ses pleurs, Dionysos (Bacchus en latin) prendra pitié d’elle et la consolera. Il finira par en tomber amoureux.

Dans le monde de l’opéra, Ariane a été mise en musique par le père fondateur du genre, MONTEVERDI. Son opéra Ariane (1608), écrit alors que la femme de Monteverdi se mourait, a été perdu, et il n’en reste plus qu’un fameux et déchirant lamento.

Monteverdi lamento d'ArianeCliquez sur l’image

C’est l’épisode entre Ariane et Bacchus que Marin Marais mettra en musique en 1696.

Marin Marais Ariane et BacchusCliquez sur l’image

Ariane, c’est aussi le nom de l’héroïne de la pièce du dramaturge symboliste MAETERLICNK Ariane et Barbe-Bleue, qui sera mise en musique par Paul DUKAS en 1906.

Dukas Ariane et Barbe-bleueCliquez sur l’image

1906, c’est aussi l’année où MASSENET écrit son Ariane, une œuvre quelque peu tombée dans l’oubli.

Massenet ArianeCliquez sur l’image

Quelques années plus tard, c’est Richard STRAUSS qui décrira les tourments d’Ariane abandonnée sur l’île de Naxos dans son Ariane à Naxos (1911 – 1912).

Strauss Ariane à NaxosCliquez sur l’image

En 1920, Albert ROUSSEL écrit un ballet en deux actes, Bacchus et Ariane pour une chorégraphie de Serge LIFAR et avec des décors signés Giorgio de CHIRICO.

Roussel bacchus et ArianeCliquez sur l’image

Divers

250e BILLET DU BLOG

Eh oui, ceci est le 250e billet de mon blog!

En presque deux ans, j’ai écrit quarante-huit billets consacrés à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à Tommy des WHO, trente-cinq billets consacrés aux compositeurs, de Monteverdi à BRITTEN et vingt-huit billets consacrés à des écrivains, de l’ARIOSTE à ECHENOZ.

Mon objectif au travers de ce blog est de parler de tout sujet (ou presque) en rapport avec l’opéra (ou la musique), même si ces rapports peuvent paraître a priori lointains.

Ainsi, les billets peuvent se ranger sous différentes catégories telles qu’Histoire, Nature, Mythologie, BD, Cinéma, Poésie, animation… ce qui me permet de vous parler aussi bien de MALLARMÉ que de Tex AVERY, ou de passer des mythes d’Orphée ou de Faust à une invitation à flâner dans le quartier de l’Opéra (à Paris), en passant par le studio GHIBLI ou les Pokémons.

Pour fêter ce 250e billet, je vous ai préparé une nouvelle vidéo présentant l’histoire de l’opéra (après l’arbre phylogénétique du 200e billet.)

Je vous livre à part les vidéos complètes dont sont extraites les illustrations sonores de cette vidéo :

monteverdi imageCliquez sur l’Orfeo

Lully Atys imageCliquez sur Atys

 

Malena ErnmanCliquez sur Didon et Enée

Haendel Lascia ch'io pianga imageCliquez sur Lascia ch’io pianga

Gluck j'ai perdu mon Eurydice imageCliquez sur Orphée et Eurydice

Mozart Le Nozze imageCliquez sur les Noces de Figaro

wagner walkyrie chevauchéeCliquez sur la Walkyrie

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur Nabucco

Gounod faust air des bijouxCliquez sur Faust

Tchaikovski Onéguin air de la lettreCliquez sur Eugène Onéguine (Tatiana)

 

Puccini o mio babbino caro imageCliquez sur Gianni Schicchi

Strauss Rosenkavalier imageCliquez sur le Chevalier à la rose