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L’ÉSOTÉRISME À L’OPÉRA

Si l’Amour est un des thèmes les plus exploités par les librettistes d’opéra, il peut arriver que d’autres thèmes soient choisis. Par exemple, je vous propose aujourd’hui d’aborder le thème de l’ésotérisme à l’opéra.

Le premier des opéras basés sur ce sujet doit être La Pierre philosophale, de Marc-Antoine Charpentier, sur un livret de Thomas Corneille.

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Nombreux étaient les compositeurs au XVIIIe siècle à faire partie d’une loge maçonnique. Il n’est donc pas tout à fait étonnant de trouver des sujets ésotériques dans certains de leurs opéras. Ainsi de Zoroastre de Rameau.

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Quelques décennies plus tard, dans la Flûte enchantée, autre opéra maçonnique de Mozart écrit sur un livret de son frère de loge Schikaneder, l’aspect ésotérique est omniprésent.

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Dans le mythe de Faust, popularisé par le grand Goethe, le docteur Faust est un savant qui a passé sa vie à la recherche de savoirs obscurs et qui, sur la fin de sa vie, se demande s’il ne s’est pas trompé de recherche. Si l’aspect ésotérique du personnage de Faust est survolé chez Berlioz ou Gounod, il est beaucoup plus marqué chez Busoni avec son Doktor Faust.

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Le sujet de La Femme sans ombre (1917) de Richard Strauss est tellement compliqué que je n’ai pas encore réussi à le raconter de manière simple sur ce site. Pour faire simple, sachez que la fille du seigneur des esprits a été capturée, sous la forme d’une gazelle, par l’empereur. Une fois mariée à l’empereur, et devenue mortelle, il lui reste à devenir humaine mais, pour cela, et pour pouvoir donner des enfants à l’empereur, il lui faut gagner une ombre.

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Dans lAffaire Makropoulos (1923-1925) de Janacek, l’héroïne est à la recherche de la recette perdue de l’élixir de longue vie, élixir inventé par son père quelques siècles plus tôt.

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Toute la composition de Licht, l’heptalogie de Stockhausen, traduit les éternels combats entre la vie et la mort ou le bien et le mal. Les principaux personnages en sont Ève, Lucifer et l’archange Gabriel.

Avec Solaris, Othman Louati nous livre une fable quasi mystique, bâtie sur la recherche de vérités inatteignables par l’humain.

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RELIGIEUX ET COMPOSITEURS

On peut très bien être religieux (resp. religieuse) et compositeur (resp. compositrice).

La mère de toutes les compositrices, Hildegarde von Bingen (1098-1179), était abbesse, théologienne, poétesse, herboriste, gemmologue et compositrice.

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Quelques siècles après Hildegarde, une religieuse espagnole, Gracia Baptista (XVIe siècle), a été la première compositrice à voir sa musique imprimée.

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Isabella Leonarda (1620-1704) est également une religieuse compositrice. Son recueil de sonates publié en 1690 serait le premier recueil de sonates publié par une femme.

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Peu de temps après Isabella, on trouve le cas Antonio Vivaldi. Le prêtre roux, comme on le surnommait, était abbé, mais il semblerait qu’il n’ait célébré qu’une seule messe. La composition et l’enseignement de la musique étaient plus importants pour lui que sa charge ecclésiastique.

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Sur la fin de sa vie, Franz Liszt, qui avait eu une vie amoureuse intense, s’est fait abbé.

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Charles Gounod, lui, était très mystique et, sous l’influence de Lacordaire, il est entré au séminaire. Il n’a toutefois pas poursuivi son chemin jusqu’à la prêtrise, même si en 1848, il portait la soutane et se faisait appeler abbé Gounod.

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LES FEUX DE LA SAINT-JEAN

La nuit de la Saint-Jean correspond au solstice d’été, c’est-à-dire au jour le plus long dans l’hémisphère nord.

Il était de tradition d’allumer un grand feu, le feu de la Saint-Jean, autour duquel villageois et villageoises se réunissaient pour danser toute la nuit. Mais qui est ce Saint-Jean que l’on fête le 24 juin, c’est-à-dire six mois avant Noël, date de la naissance du Christ, au solstice d’hiver ? Il ne s’agit pas de Saint-Jean l’évangéliste, mais de Saint-Jean-Baptiste, le prophète qui a baptisé Jésus dans les eaux du Jourdain.

Saint-Jean-Baptiste s’est attiré les foudres d’Hérode pour avoir critiqué sa liaison avec Hérodiade, l’épouse de son demi-frère. Hérode le fait arrêter et jeter en prison. Un jour, au cours d’une fête, Salomé, la fille d’Hérodiade, danse pour Hérode qui pour la remercier lui promet de lui offrir ce qu’elle demandera. Salomé lui demande alors la tête de Saint-Jean-Baptiste et Hérode, obligé d’honorer sa promesse, fait décapiter le prophète. Cette histoire, qui a beaucoup intéressé les symbolistes au milieu du XIXe siècle, a été mise en musique par Richard Strauss dans son opéra sulfureux Salomé.

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Bien avant lui, Stradella a composé l’oratorio San Giovanni Battista (1673) et Louis-Nicolas Clérambault le Motet pour Saint-Jean-Baptiste Vox clamantis in deserto (1733).

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Mais revenons à la thématique « Feux de la Saint-Jean ».

Cécile Chaminade a écrit le chœur pour voix de femmes les Feux de la Saint-Jean.

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En 1901, Richard Strauss écrit un opéra en un acte, Feuersnot, qui se passe autour de la tradition des feux de la Saint-Jean, où les amants se jurent fidélité en sautant au-dessus du feu.

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PRÉSENTATION DE LA SAISON 2026-2027 DE L’ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING

Ce 9 juin 2026 a été présentée par son directeur, Enrique Thérain, la saison 2026-2027 de l’Atelier lyrique de Tourcoing. Cette nouvelle saison s’annonce très riche en concerts (34), opéras (6) et spectacles (14), en s’adressant notamment au (très) jeune public.

L’Atelier lyrique s’appuie sur des compagnies en résidence, dont l’ensemble Il Caravaggio dirigé par Camille Delaforge, l’ensemble Aedes de Matthieu Romano, l’ensemble Hémiola, l’ensemble Miroirs étendus pour la musique contemporaine, la grande Écurie et la Chambre du Roi, fondée par Jean-Claude Malgoire, et l’orchestre les Siècles pour les concerts.

La saison s’ouvrira sur cinq concerts en participation libre, avec notamment la Symphonie du Nouveau Monde et le Concerto pour violoncelle de Dvorak.

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Pour l’opéra, nous aurons :

Une nouvelle production de Pinocchio de Philippe Boesmans, dix ans après la création de cet opéra.

Un opéra de jeunesse de Bizet, Don Procopio.

Une version chambriste du Fidelio de Beethoven.

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Une version participative de La Fille du régiment, de Donizetti.

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Une rare opérette de Reynaldo Hahn, le Temps daimer.

Un classique du baroque avec Platée, de Rameau.

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Les concerts nous permettront notamment d’entendre, outre Dvorak, un programme BrahmsSchumann (Robert), deux symphonies de Beethoven, un concert autour de Philip Glass, un concert Tchaïkovski ainsi que des musiques du monde et du jazz.

Début juin aura lieu la biennale Là Haut, avec notamment un spectacle « jeunesse » d’Othman Louati, Victor Bang.

La saison se terminera fin juin avec le festival Chants libres, trois jours axés autour de la musique chorale.

Et pour en savoir plus, allez donc sur le site de l’Atelier lyrique de Tourcoing.

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LES ÉCRIVAINS ALLEMANDS MIS EN MUSIQUE PAR DES COMPOSITEURS FRANÇAIS

Cet article est écrit pour illustrer une conférence que je donnerai en octobre prochain pour l’association Amitiés internationales de Lambersart, qui vise à rapprocher culturellement les villes jumelées avec Lambersart, soit Viersen en Allemagne et Southborough en Angleterre.

Dans ce cadre, je me suis intéressé aux écrivains allemands qui ont été mis en musique par des compositeurs français.

Des quatre écrivains dont je vais parler, Goethe est certainement le plus connu. Goethe naît à Francfort en 1749. En 1774, pour se guérir d’une passion amoureuse malheureuse, il écrit les Souffrances du jeune Werther. Werther sera mis en musique par Massenet.

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En 1777, Goethe écrit les livrets de deux opérettes, qui n’auront aucun succès. Surtout, en 1780, il rédige son premier livre de Faust. En France, Faust sera mis en musique par Berlioz avec la Damnation de Faust, et par Gounod.

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En 1797, Goethe écrit la ballade l’Apprenti sorcier, qui sera mpse en musique un siècle plus tard par Paul Dukas.

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En 1809, il écrit les Affinités électives, roman qui sera adapté par Ambroise Thomas sous le titre de Mignon.

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Goethe meurt en 1832.

Parmi les amis poètes de Goethe figurait Heinrich Schiller. Schiller naît en 1759. Chantre de l’amitié entre les peuples et de la libération de ceux-ci, Schiller se voit attribuer la nationalité française par la Révolution, en récompense de ses écrits en faveur de la liberté des peuples. Parmi ses pièces, on peut noter la Pucelle d’Orléans, sur Jeanne d’Arc qui boutera l’anglois hors de France, ou Guillaume Tell, ce héros qui se battra contre l’occupant autrichien. En 1829, l’Italien Rossini, installé à Paris depuis plusieurs années, écrit pour l’Opéra de Paris un Guillaume Tell inspiré de la pièce de Schiller.

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Schiller meurt en 1805.

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann naît en 1776. Il est connu aujourd’hui essentiellement par ses contes et nouvelles fantastiques, notamment le conte Casse-Noisette et le roi des souris (1816). Ce conte sera traduit par Alexandre Dumas en 1844, et c’est d’après la version de Dumas que Tchaïkovski écrira son ballet Casse-Noisette (1891).

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Une nouvelle, lHomme de sable (1817), a inspiré Delibes pour son ballet Coppélia.

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Le principal apport d’Hoffmann dans le monde de l’opéra français est le seul opéra « sérieux », de Jacques Offenbach, les contes d’Hoffmann. Offenbach, né en 1819 à Cologne, vient vite travailler à Paris ; il se fera d’ailleurs naturaliser français en 1860. Les contes d’Hoffmann met en scène le poète Hoffmann, partagé entre l’amour des femmes et sa muse, la poésie.

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Heinrich Heine est né en 1797 à Düsseldorf. En 1831, las des tracasseries administratives que sa situation de Juif lui vaut, il part en France et s’installe à Paris où il fréquente les salons, y rencontrant Berlioz, Chopin, Sand ou Dumas. Il francise son prénom et se fait appeler Henri. Comme Beethoven, il admire le Napoléon d’avant le coup d’État de brumaire. On trouve des traces de cet engouement dans le poème die Beide Grenadieren (les deux Grenadiers), qui sera mis en musique par Robert Schumann (avec citation de la Marseillaise) et par Wagner (en français !) Heine écrit une nouvelle qui inspirera Wagner, en route pour Paris, pour son fliegende Höllander (le Vaisseau fantôme).

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LES SOIRÉES BAROQUES DE MONFLANQUIN 2026

Cette année, le festival de musique baroque de Monflanquin célèbre son XXVe anniversaire, et à cette occasion met les petits plats dans les grands avec un programme Splendeurs baroques, un florilège d’œuvres baroques majeures. Il se terminera avec deux concerts où le chœur, qui aura travaillé les partitions pendant le stage, sera accompagné de solistes (Sophie Pattey, Jean-Laurent Coëzi,…), et de l’ensemble orchestral les Passions de Montauban sous la direction de Jacques Charpentier et Pierre Goumare.

Au programme :

Haendel : Coronation AnthemsZadok the priest et extrait du Dixit Dominus

Purcell : Extraits de King Arthur

Cliquez sur l’extrait de King Arthur

Vivaldi : Extrait du Magnificat

J.-S. Bach : extraits de la Messe en Si et du Magnificat

Cliquez sur le Magnificat

Charpentier (Marc-Antoine, pas Jacques) : Te Deum

Cliquez sur le Te Deum

Pachelbel : Canon.

Cliquez sur le célébrissime Canon

Buxtehude : Alleluia

Cliquez sur l’Alleluia

Zelenka : Miserere

Cliquez sur le Miserere

Carissimi : Jephte

Cliquez sur Jephte

Lully : Exaudiat te Dominus (extrait) et Marche pour la cérémonie des Turcs.

et plein d’autres surprises.

Cliquez sur le point d’interrogation si vous aimez les surprises

Trouvez ici toute la programmation du festival.

Si vous passez à Monflanquin les 30 ou 31 juillet, n’hésitez pas à venir nous écouter, nous vous attendons.

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PRÉSENTATION DE LA SAISON 2026-2027 DE L’OPÉRA DE LILLE

© Ayse Yavas

Ce 11 mai 2026, Barbara Eckle, la directrice de l’Opéra de Lille, a présenté la saison 2026-2027 de sa maison d’opéra. Comme la saison précédente, elle est bâtie sur quatre « constellations », avec un fil conducteur assez large : « appartenir ou ne pas appartenir à une société, à un groupe », et quelle est la place de ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, y appartenir.

La première constellation, automne, est articulée autour de l’opéra baroque Alcina, de Haendel. La metteuse en scène, Ewelina Marciniak, s’est posé la question : quelle serait la place d’Alcina dans la société d’aujourd’hui ? Sa réponse : une femme qui vit ses désirs. À noter la présence de Karine Deshayes dans le rôle d’Alcina et le retour du Concert d’Astrée et d’Emanuelle Haïm.

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La danse sera présente avec la performance Androgynous, portrait of a naked dancer, d’après la performeuse Anita Berber, sans doute la première femme à s’être donnée en spectacle nue, dans le Berlin des années 1920.

Le concert sur scène sera consacré à la Nuit transfigurée de Schönberg, avec un contrepoint féministe en écho : Forklaret nat, de Patricia Allessandrini. Également au programme : le quatuor à cordes de Debussy. Et pour les enfants, le Big Bang des enfants.

La deuxième constellation, hiver, s’articule sur Mars, un opéra de l’Irlandaise Jennifer Walshe créé en 2025 à Galway, en Irlande. L’action se passe dans un vaisseau spatial en route vers Mars, afin de trouver une solution pour sauver l’humanité.

La danse sera axée autour du hip-hop, avec Témoin. À voir également la finale internationale des hip-hop Games.

Deux concerts intéressants, dont un concert théâtralisé de la grande Ermonela Jaho autour d’extraits d’opéras véristes, et les Six épigraphes antiques de Debussy, et un concert pour deux pianos autour de l’exil, Échos de l’exil, avec au programme Bartok, Chopin et Liszt, et une création mondiale Where Worlds are born (A Dedication to the cosmos) du l’Ukrainien Dmytro Malyi.

La troisième constellation, printemps, nous transporte en Argentine, sur le thème de la passion.

L’opéra de cette constellation est l’opéra-tango d’Astor Piazzolla Maria de Buenos Aires, avec Stéphanie d’Oustrac. À noter également deux concerts de milonga, cette musique typiquement argentine célébrée par Jorge Luis Borges.

La danse sera the Hunger, ballet qui nous entraîne en Amérique du Sud en 1515, avec l’histoire d’un jeune européen adopté par une tribu d’indigènes qui, libéré dix ans plus tard par ses compatriotes espagnols, ne saura plus à quel monde il appartient.

Le concert en salle Au cœur de lobscurité nous fera entendre des Leçons de ténèbres de Couperin et Charpentier. On se souvient que les Leçons de ténèbres sont un genre musical sur la Passion du Christ, jouées pendant la Semaine sainte.

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Pour les jeunes et les familles, on retrouvera les Opéra Games.

La quatrième constellation, été, axée autour de la ville de Venise aura pour fil conducteur les mises en tension entre réussite, intégration et exclusion. L’opéra sera, presque évidemment, Otello de Verdi puisque malgré ses succès militaires, le général maure Otello ne parviendra jamais à intégrer la société vénitienne.

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La danse sera représentée par Cinq jours au soleil, un ballet construit sur les cinq mouvements de la Cinquième symphonie de Mahler.

Le concert nous fera voyager entre Mantoue et Venise, avec des œuvres de Rossi, Cavalli et Vivaldi.

À noter également l’opéra itinérant qui sera cette année une comédie madrigalesque de 1605, Barca di Venetia per Padova.

Et la partie jeunesse verra les « journées Finoreille », qui permettront à 350 jeunes de la région lilloise de venir chanter les œuvres travaillées durant toute l’année sur la grande scène de l’opéra.

Anniversaire, Divers

HUITIÈME ANNIVERSAIRE DU SITE

Voilà déjà huit ans que je me suis lancé dans cette aventure d’un site consacré à la musique et à la littérature. En huit ans, j’ai publié presque 1100 articles.

Vous vous êtes mis à plus de 200 000 visiteurs cumulés, venus de 168 pays ou régions, pour voir plus de 300 000 vues sur ce site.

J’ai consacré 173 articles à mes opéras préférés, de l’Orfeo de Monteverdi à Ali de Filastine, Ben Selim et Arnold, ou d’Adrienne Lecouvreur de Cilea à Zoroastre de Rameau. Le plus lu est celui consacré à Jules César en Égypte, de Haendel, juste devant Norma, de Bellini.

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J’ai également consacré 118 articles à des compositeurs ou des compositrices, d’Hildegarde von Bingen à Camille Pépin. Le compositeur qui vous a le plus intéressés est Franz Schubert. Parmi ces articles, 35 concernent des compositrices, pour la plupart injustement méconnues.

Schubert FierrabrasCliquez sur Fierrabras (de Schubert)

Ces chiffres de 173 opéras et 118 compositeurs (ou compositrices) chroniqués sont à rapprocher de mon objectif initial, quand j’ai commencé mon livre sur l’opéra (livre qui s’est transformé au cours du temps en ce site), de retenir 99 opéras et 49 compositeurs (j’avais en tête, pour la structure de ce livre, La vie mode d’emploi de Perec).

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 75 écrivains passés à ma moulinette, d’Homère à Échenoz, le billet le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma (pas encore assez par rapport à mon objectif initial), à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

Une catégorie très prisée est celle sur les publicités se servant de musique classique pour vendre pâtes, lessive ou autres grosses ouatures. Cette catégorie très populaire vient en tête des vues puisque l’article le plus consulté est « De l’emploi de la musique classique dans la pub » suivi de près par « la Musique de Vivaldi dans la publicité« , avec environ 5500 vues pour chacun de ces 2 articles.

Un sujet de satisfaction pour moi est la catégorie « poème mis en musique à ma façon », où je prends un poème parmi mes préférés, que j’illustre musicalement par analogie entre les images que suscite en moi le poème et les musiques qui peuvent illustrer ces images. Grâce à cette catégorie, les poèmes de Mallarmé que j’ai ainsi traités ont été lus plus de 7000 fois sur mon site, la palme revenant à « Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change (le tombeau d’Edgar Poe) » avec près de 1600 lectures.

La liste de ces poèmes est disponible ici.

Côté classique, la vidéo la plus regardée est l’Ave Maria de Schubert interprété par Maria Callas.

Schubert Ave Maria CallasCliquez sur la Callas

Après mon premier livre, Compositeurs et compositrices, très beau et pas cher, paru en septembre 2022, pour lequel j’avais fait une petite sélection de 57 compositeurs et compositrices (il m’en reste une quarantaine d’exemplaires, donc vous pouvez encore le commander), j’ai publié fin 2025 mon opus 2, consacré aux Écrivains, dramaturges et librettistes. Vous pouvez le commander en librairie ou grande surface culturelle, ou directement auprès de moi via le formulaire contact du site.

À la sortie de ce livre, je suis passé dans le poste, et vous pouvez trouver cidsous le podcast de l’émission.

image podcast
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Je prépare pour 2027 mon opus 3 : Dix siècles de compositrices.

Et pour finir ce billet, je vous propose de retrouver une de mes vidéos préférées, l’Ode à la lune extraite de Rusalka de Dvorak.

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Point d'interrogation

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L’ENSEMBLE IL BURANELLO

L’ensemble « Il Buranello » est un ensemble de musique baroque créé en 2015 par la soprano Stéphanie Révillion. Son principal secteur d’activité est la région Hauts de France et la région Grand Est. L’ensemble tire son nom du compositeur baroque italien Baldassare Galuppi, surnommé Il Buranello car natif de Burano, près de Venise.

Dans ses productions, l’ensemble s’attache à marier musique et littérature. Il a de nombreux programmes à son répertoire.

Lamento d’Arianna & autres madrigaux de Monteverdi (2019).

À tout seigneur, tout honneur, ce programme est dédié à la musique de Claudio Monteverdi, le « père » de l’opéra avec l’Orfeo (1607). « Lamentations, lettres d’amour, amoureux qui se cherchent, il s’agit d’émouvoir le spectateur ».

À la découverte du maître de Venise, Claudio Monteverdi (2020).

Dans l’écriture de Monteverdi, le compositeur cherche à traduire en musique les mouvements de l’âme, et met la musique au service de l’expression poétique. Alors, « Prima la musica ? »

Le Monde entier est un théâtre : Henry Purcell & William Shakespeare (2021).

« Poésie et musique ont le même Dieu, dit la fable : toutes deux ont le même amoureux, car toutes deux vivent en toi. » (William Shakespeare.)

Ce spectacle propose une alternance de textes de Shakespeare, y compris certains sonnets, et de musiques de Purcell, pour nous plonger dans un univers de rêve où vivent des personnages fantastiques, une grande reine ou un amant éconduit…

Près de la croix (2023)

Près de la croix de Jésus se tenait sa mère… Vous aurez reconnu le début du Stabat Mater dolorosa. Ce programme est dédié aux figures de Marie et de Marie-Madeleine. Il Buranello nous fait revivre la manière dont les compositeurs italiens ont traité les émotions de ces femmes.

Charivari ! Opéra féérique d’après Henry Purcell (2022).

Cinq chanteurs / acteurs et leurs complices instrumentistes interprètent les personnages des pièces du grand Bill, dans un jeu burlesque où se fondent raison et déraison, sur des musiques d’Henry Purcell.

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Tea Time, Henry Purcell (2022)

​Spectacle comique autour du quotidien d’un vieux couple anglais, sur des airs d’Henry Purcell.​

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Le Mercure (pas) galant. Rivalités à la Cour du Roi-Soleil (2023).

Accompagnée d’un clavecin, une cantatrice italienne prend des leçons auprès de Jean-Baptiste Lully et Paolo Lorenzani. Une manière pour Il Buranello de nous faire découvrir les différences entre les styles italiens et français, à travers la musique qui se jouait à la Cour de Loulou XIV.

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Les Amours de Vénus, sur des musiques de Barbara Strozzi (2024).

​Trois petits Cupidons volent au secours de Vénus, abandonnée par son amant Adonis. Ce spectacle peut être joué partout sur les territoires, permettant d’aller à la rencontre des habitants pour qui la musique baroque est loin « d’aller de soi », le tout sur une musique de Barbara Strozzi.

Donc, vous l’avez compris, si vous avez l’occasion d’aller voir un pestacle d’Il Buranello, courez-y ! Pour connaître les dates de leurs spectacles, cliquez sur l’Agenda.