Divers

UN BEAU CONCERT CE 12 JUILLET

Bonjour à tous, je vous signale un beau concert spectacle qui s’est déroulé ce vendredi 12 juillet à Lambersart (près de Lille) :

affiche chromatic vocal group

L’académie d’été du Chromatic Vocal group vous a invités à un voyage en chansons sur le thème des 4 saisons. Le spectacle était illustré graphiquement par les stagiaires de l’atelier animé par le dessinateur WINOC.

Et un petit rappel pour retrouver quelques belles musiques sur le thème des saisons :

L’hiver

Le printemps

L’été

L’automne (à venir le 21 septembre prochain).

(P.S. j’étais dans les chœurs.)

 

Académie chromatique image

Et voici donc, en attendant des extraits musicaux les quatre saisons illustrées pendant le concert par ALICE.

Chromatic 4 saisons 1 1

Chromatic 4 saisons 2 1

Chromatic 4 saisons 4 1

Chromatic 4 saisons 3 1

Retrouvez Alice sur son site :

www.adelboe.wixsite.com/artiste

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Divers

LES PLUS BEAUX DUOS D’AMOUR… (les années 1850 – 1880)

C’est l’été, la saison des amours (paraît-il…), alors poursuivons notre série sur les plus beaux duos d’amour à l’opéra et voyons ce que les années 1850 – 1880 nous offrent comme duos d’amour, sans chercher une exhaustivité évidemment impossible :

En 1853, dans La Traviata, VERDI nous offre le très beau duo d’amour de l’acte IV quand Alfredo dit à Violetta qu’ils partiront en Provence et y vivront heureux.

Verdi Traviata Parigi o caraCliquez sur Violetta et Alfredo

Deux ans plus tard c’est WAGNER, à la fin du premier acte de la Walkyrie qui fait chanter l’amour naissant entre Siegmund et Sieglinde.

Wagner Walkyrie NothungCliquez sur Sieglinde et Siegmund

Wagner nous gratifiera encore de duos d’amour en 1856 avec Siegfried et surtout en 1858 avec Tristan und Isolde, et ce qui est sans doute le plus long duo d’amour de l’histoire de l’opéra.

En 1858, BERLIOZ termine les Troyens, opéra dans lequel figure ce duo entre Didon et Enée.

Berlioz les Troyens nuit d'ivresseCliquez sur Didon et Enée

En 1859, dans son Faust, GOUNOD fait chanter le duo « Ô nuit d’amour » à Faust et Marguerite.

Gounod Faust o nuit d'amourCliquez sur Faust et Marguerite

En 1877, le fameux tube pour soprano « Mon cœur s’ouvre à ta voix » de SAINT-SAËNS, dans Samson et Dalila, est en fait un duo.

Saint-Saëns Samson et Dalila mon coeur s'ouvre à ta voixCliquez sur Samson et Dalila

C’est un duo d’amour un peu spécial que TCHAÏKOVSKI nous offre en 1877 – 1878, dans son Eugène Onéguine, puisque ce duo final se termine par la séparation des deux amoureux.

Tchaïkovski Eugène Onéguine duo finalCliquez sur Tatiana et Eugène

 

Divers, Histoire de l'opéra

ILS ONT ÉCRIT DES REQUIEMS

Musique funèbre, messe des morts, le Requiem est une forme musicale prisée des compositeurs (ils en ont écrit plus de mille). Parmi eux, les compositeurs d’opéras ne se sont pas privés pour écrire des requiems, comme celui archiconnu de MOZART.

Basés, notamment, sur le très ancien thème grégorien (XIIIe siècle) Dies Irae, Dies illa, les requiems ont vocation à faire peur de l’enfer à ceux qui restent.

Grégorien Dies IraeCliquez sur l’image

Je vous propose ici quelques requiems écrits par des compositeurs d’opéras.

À la mort de BELLINI en 1835, son rival et ami DONIZETTI écrit un requiem à sa mémoire.

Donizetti Requiem dies iraeCliquez sur l’image

En 1837 BERLIOZ écrit sa Grande messe des morts pour l’exécution de laquelle il rêvait de moyens pléthoriques, 200 instrumentistes et 500 ou 600 choristes.

Berlioz requiem tuba mirumCliquez sur l’image

Le requiem de VERDI (1874) est également très théâtral.

Verdi Requiem tuba mirumCliquez sur les trompettistes du jugement dernier

Parmi les requiems devenus classiques, j’ai un gros faible pour le requiem allemand de BRAHMS, avec son ostinato de timbales, et j’en profite pour citer ici ce musicien qui, n’ayant pas composé d’opéra, trouve rarement sa place sur ce blog.

Brahms RequiemCliquez sur l’image

Le requiem de DVORAK date de 1890.

Dvorak requiem

Gabriel FAURÉ, l’auteur de Pénélope, a écrit en 1888 un requiem à la mémoire de sa mère qui, tout en douceur, est à l’opposé de ceux de Berlioz et Verdi. Encore une de mes œuvres préférées, peut-être  parce que c’est la première que j’ai eu l’occasion de chanter.

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur l’image

Le War Requiem (1962) de BRITTEN n’est pas une messe des morts. Il s’agit d’une œuvre à double chœur et double orchestre où alternent les parties liturgiques « classiques » et une mise en musique d’un poème d’OWEN, faisant dialoguer entre eux deux soldats morts pendant la guerre de 14 – 18 et dénonçant l’absurdité des guerres.

Britten War Requiem SanctusCliquez sur l’image

Deux ans plus tard, c’est le français Olivier MESSIAEN qui compose un requiem à la mémoire des morts des deux guerres mondiales, son Et exspecto resurrectionem mortuorum (et j’attends la résurrection des morts).

messiaen et exspecto resurrectionem mortuorum

J’aurais voulu aussi vous parler de GOUNOD et de SAINT-SAËNS, mais ce billet aurait pris trop d’ampleur. Je me réserve de parler de leurs requiems dans les billets que j’écrirai à leur sujet.

Divers

DROIT ET OPÉRA

À l’occasion d’un commentaire de John (merci John), je me suis amusé à chercher les liens qu’il peut y avoir entre droit et opéra.

Déjà, on peut noter que TCHAÏKOVSKY a fait des études de droit et travaillé au ministère de la Justice avant que de se consacrer à la musique. Quel juriste n’aurait-il été s’il avait décidé de rester dans le droit chemin ?

On trouve quelques avocats dans les opéras, à commencer par la Chauve-souris (1874) de Johann STRAUSS. Le héros, Gabriel, a un avocat bègue qui, en plaidant sa cause, a aggravé la peine de prison qu’il doit subir pour avoir giflé un gendarme (bonjour l’image que l’on donne ici de l’avocat.)

strauss chauve-souris avocatCliquez sur l’image

Dans l’Affaire Makropulos (1925), un opéra fantastique de Janacek, on trouve un avocat qui plaide dans une affaire dont le procès dure depuis plus d’un siècle !

janacek affaire makropoulos bande annonceCliquez sur la Bande-annonce

Et dans Porgy and Bess (1935) de GERSHWIN, l’avocat Archdale se fait payer pour arranger un divorce entre Bess et Crown, mais augmente ses tarifs quand il apprend qu’ils ne sont en fait pas mariés (re-bonjour l’image que l’on donne ici de l’avocat.)

geshwin porgy and bess archdaleCliquez sur l’image

Passons maintenant aux jugements. Avant la justice des hommes, il y a la justice divine, ainsi dans Lohengrin de WAGNER, on fait appel au jugement de Dieu pour disculper Elsa, injustement accusée. Et c’est Lohengrin qui viendra défendre son honneur.

wagner lohengrin jugement de dieuCliquez sur Lohengrin défendant l’honneur d’Elsa

Dans la belle Hélène (1864) d’OFFENBACH, il y a le jugement de Pâris. On s’en souvient peut-être, Pâris avait dû choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite pour savoir qui était la plus belle.

offenbach la belle hélène le jugement de parisCliquez sur Pâris

 

L’action de Peter Grimes, de BRITTEN commence par le procès de Peter, accusé d’avoir causé la mort d’un de ses mousses.

britten peter grimes now the great bear and pleiadesCliquez sur Peter Grimes

(Je n’ai pas trouvé de vidéo convaincante de la scène du jugement, mais comme je tiens à faire partager ma passion pour Britten, j’ai mis celle-ci, où on le voit prêter serment sur la Bible, à la place).

 

Analyse, Divers, littérature

TRAVIATA vs MANON

Je connais très bien la Traviata (1853) de VERDI, c’est d’ailleurs est un des tout premiers billets que j’ai publié. Je croyais bien connaître Manon (1883) de MASSENET (c’est d’ailleurs un des tout derniers billets que j’ai publié). Mais pour être allé le voir sur scène ce jeudi à l’Opéra-comique, je me suis rendu compte qu’il y a bien des similitudes entre ces deux œuvres.

D’entrée de jeu, on peut dire que l’Histoire de Manon et du Chevalier des Grieux, de l’abbé PRÉVOST était extraordinairement populaire aux XVIIIe et XIXe siècles, et Alexandre DUMAS a explicitement reconnu son influence quand il a écrit la Dame aux Camélias, dont a été tiré l’opéra la Traviata.

Dans les deux opéras, donc, nous voyons deux héroïnes habitées par la soif du plaisir et de l’or. Dans les deux opéras, il y a des fêtes où l’on chante et l’on danse.

verdi traviata libiamoCliquez sur l’image

Ensuite, chacune d’elle rencontre l’amour, Alfredo pour Violette, des Grieux pour Manon.

Dans les deux cas, cet amour est mal vu par la famille du jeune homme, car il représente une tâche pour son honneur. Dans la Traviata, Germond père vient demander à Violette de renoncer à son fils, son histoire d’amour avec une débauchée risquant d’empêcher le mariage de sa sœur.

verdi traviata germontCliquez sur l’image

Dans Manon, c’est des Grieux père qui, après avoir fait enlever son fils pour le soustraire à l’influence de Manon, lui conseille de se choisir une « brave fille ».

massenet manon épouse quelque brave filleCliquez sur l’image

Ensuite, quand Manon et des Grieux se trouvent à nouveau ensemble à « faire la noce », le reproche que le père fait à son fils est que la honte va finir par l’atteindre, lui le père.

Dans les deux opéras également, on joue aux cartes. Dans la Traviata, Alfredo jette l’argent qu’il a gagné au jeu au visage de Violette. Dans Manon, c’est Manon qui pousse des Grieux à jouer pour retrouver la fortune qu’ils ont dilapidée. Mais des Grieux gagnant contre Guillot, celui-ci l’accuse d’avoir triché et le fait arrêter par la police avec sa complice Manon.

Enfin, les deux héroïnes meurent (mais ça, ce n’est pas propre à ces deux opéras), chacune d’elle épuisée par la vie qu’elles ont mené, Violette est tuberculeuse et Manon meurt d’épuisement sur la route qui la mène au bagne, dans les bras de son amant venu la sauver.

verdi traviata scène finaleCliquez sur la scène finale de la Traviata

 

 

massenet manon scène finaleCliquez sur la scène finale de Manon

 

 

Divers

Les plus beaux duos d’amour… (les années 1800 – 1850)

Après vous avoir parlé des duos d’amour du XVIIIe siècle, voyons ce que les années 1800 – 1850 nous offrent, sans chercher une exhaustivité évidemment impossible :

Commençons avec un des premiers opéras du siècle, Fidelio (1814) de BEETHOVEN, dont le titre original était Léonore ou l’amour conjugal (1803). Dans cette œuvre, qui se passe pendant la Révolution française, une jeune femme, Léonore, se déguise en homme pour aller délivrer Florestan, son mari emprisonné.

beethoven fidelio o namenlose freudeCliquez sur l’image

SCHUBERT, ce génie contemporain de Beethoven a écrit des opéras, largement méconnus de nos jours. Parmi ceux-ci, Fierrabras est un des rares à être encore mont(r)és de nos jours.

Schubert fierrabras Der abend sinkt...Cliquez sur l’image

Parmi les compositeurs qui ont régné sur cette moitié du siècle figure évidemment ROSSINI. Écoutons le duo du Barbier de Séville (1816) qui est en fait un trio puisque leur chaperon, Figaro, veille sur Rosine et Almaviva.

rossini barbier duo trioCliquez sur l’image

La première moitié du XIXe siècle, c’est aussi le bel canto de BELLINI et DONIZETTI. Dans la Somnambule, BELLINI écrit ce duo ou le héros, Elvino, donne à sa fiancée Amina une bague qu’il tenait de sa mère.

bellini la somanambule duo prendi...Cliquez sur Elvino et Amina

En 1845, dans Lohengrin, WAGNER fait chanter à Elsa et son chevalier ce beau duo :

wagner lohengrin duo elsa lohengrinCliquez sur Elsa et Lohengrin

Pendant ce temps, BERLIOZ écrivait sa Damnation de Faust (1846), ce qui nous vaut le très beau duo entre Faust et Marguerite, quand enfin ils se rencontrent :

berlioz damnation duo faust margueriteCliquez sur Faust et Marguerite

Je vous donne rendez-vous prochainement pour une nouvelle tranche de duos d’amour, celle des années 1850 – 1880.

 

 

 

Divers

Premier anniversaire du blog

Eh oui, déjà un an que j’ai ouvert ce blog consacré, de manière très large, au monde de l’opéra et de ce qui tourne autour !

 

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’image

J’avais prévu pour cette occasion de vous présenter en première mondiale une vidéo illustrant l’évolution de l’opéra à travers les siècles, mais je n’ai pas encore réglé tous les problèmes techniques. Rassurez-vous, ce n’est que partie remise, et vous l’aurez, un jour, cette vidéo, vous l’aurez !

En un an, donc, j’ai publié 153 billets. Au début, j’en publiais beaucoup pour enrichir ma base de connaissances, et maintenant je suis arrivé à un rythme de un billet tous les 3 jours.

Vous vous êtes mis à plus de 1000 visiteurs quotidiens, venus de 44 pays, pour regarder plus de 3000 vues sur ce blog.

J’ai consacré 26 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à The Turn of the Screw de BRITTEN. Le plus regardé est celui consacré à la Traviata de VERDI.

verdi traviata adio del passato netrebkoCliquez sur la Traviata

J’ai également consacré 22 billets à des compositeurs, de Monteverdi à Britten. Le compositeur qui vous a le plus intéressé est TCHAÏKOVSKI.

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra. Il y a à ce jour 17 écrivains passés à ma moulinette, le plus consulté étant Georges PEREC.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé… J’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour toutes ces choses qui gravitent autour de ce thème si vaste qu’est l’opéra !