Divers

L’HUMOUR EN MUSIQUE (partie 1)

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Pour trop de gens, le rituel associé aux concerts de musique dite classique, voire de l’opéra (on imagine les soirées de gala, où il faut se rendre en « tenue de soirée ») est austère, voire ennuyeux. Pourtant, les musiciens, compositeurs ou interprètes, savent rire. Je vais vous en proposer quelques exemples.

Un peu de terminologie pour commencer. L’opéra-comique n’est pas comique, c’est seulement de l’opéra qui comporte des parties parlées. L’opera buffa (en italien) ou l’opéra bouffe (en français), au contraire, se veulent comiques. C’est aussi le cas de l’opérette.

À peu près tous les compositeurs se sont un jour ou l’autre essayés au genre comique. C’est le cas de RAMEAU avec sa comédie Platée.

rameau platée grenouillesCliquez sur le chœur des grenouilles

C’est aussi le cas de VERDI qui a attendu la fin de sa carrière pour écrire, enfin, une vraie comédie, Falstaff.

Verdi Falstaff finalCliquez sur le final de Falstaff

Même WAGNER s’y est mis, avec les Maîtres chanteurs de Nuremberg.

Josef HAYDN, dans sa symphonie La Surprise, donne un violent coup de timbale (pour réveiller l’auditeur?)

Haydn la SurpriseCliquez sur l’orchestre

On prête à ROSSINI (le roi de l’opéra bouffe) ce « Duo des chats ».

Duo des chatsCliquez sur Vriska et Virgule

Et OFFENBACH (le roi de l’opérette) ne manque pas non plus d’humour, jusque dans son seul opéra « sérieux » les Contes d’Hoffmann.

Offenbach Les Contes d'Hoffmann les zoziaux dans la charmilleCliquez sur Olympia

SAINT-SAËNS s’est certainement bien amusé en écrivant son Carnaval des animaux, où il représente (musicalement) les critiques comme des ânes.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux les personnages à longues oreillesCliquez sur l’image

L’Anglais Gerard HOFFNUNG a fait un travail remarquable pour dynamiter la musique classique. Ainsi de son opéra Let’s fake an opera (The Tales of Hoffnung), qui mélange les Maîtres Chanteurs de Nuremberg, Don Giovanni, Les Pêcheurs de perles, Carmen, Otello…

Hoffnung Let's fake an operaCliquez sur l’image

Retrouvez prochainement sur ce blog d’autres exemples d’humour en musique.

Cinématographe, Divers, Grands chœurs

QUELQUES GRANDS CHŒURS RUSSES

Je vous ai présenté il n’y a guère quelques grands chœurs de TCHAÏKOVSKI. Alors que pendant près de deux siècles, l’opéra s’est chanté soit en italien, soit en français, le réveil des écoles nationales vers le milieu du XIXe siècle a permis l’expression de l’âme russe en musique, et particulièrement à l’opéra.

Le « père » de la musique russe est GLINKA (1804 – 1857), qui a écrit principalement deux opéras, Ruslan et Ludmila et Une Vie pour le tsar (Ivan Soussanine). Voici le chœur final de Ruslan et Ludmila (1837 – 1842).

Glinka Rouslan et Ludmila Chœur final

Cliquez sur l’image

Un des successeurs de Glinka, le plus grand peut-être pour avoir su allier la musicalité de la langue russe et ses racines musicales, est MOUSSORGSKI. Dans son Boris Godounov (1869 – 1872), le chœur, fidèle en cela à la tragédie grecque, représente le peuple, et accompagne de bout en bout le drame qui se joue.

Moussorgski Boris Godounov Scène du couronnementCliquez sur la scène du couronnement

J’ai déjà parlé des chœurs de Tchaïkovski, mais je ne peux résister au plaisir de vous (re)présenter l’hymne des Chérubins, extrait des Liturgies de saint Jean Chrisostome.

Tchaïkovski Hymn of the CherubimCliquez sur l’image

De BORODINE, je vous propose les danses polovtsiennes du Prince Igor.

Borodine le Prince Igor danses polovtsiennesCliquez sur les polovtsiennes

De RIMSKI-KORSAKOV, le « ciment » du Groupe des cinq, je vous propose le Notre Père :

Rimski-Korsakov Notre pèreCliquez sur l’image

RACHMANINOFF a également été inspiré par la liturgie orthodoxe. Écoutons un extrait des Vêpres.

Rachmaninov les VêpresCliquez sur le chœur

PROKOFIEV a écrit des opéras (j’y reviendrai), mais aussi des musiques pour les films d’EISENSTEIN. Il a ainsi composé une musique impressionnante pour Alexandre Nevsky.

Prokofiev Alexandre NevskyCliquez sur l’image

Divers, Religion

L’ASSOMPTION – 15 AOÛT

J’ai déjà consacré un billet il y a presque un an aux « Ave Maria » (Je vous salue Marie), cette prière que les catholiques font à la mère de Dieu pour lui demander d’intercéder pour le salut de leurs âmes auprès de Dieu.

L’assomption est une fête catholique célébrée le 15 août, en mémoire de la Vierge Marie, qui serait montée directement au Ciel, sans passer par la case « mort ».

Les cinq chants adressés à la Vierge Marie sont l’Ave Maria, le Magnificat, le Stabat Mater, le Regina Caeli et le Salve Regina.

Je vous propose de commencer par écouter une version grégorienne du Salve Regina (vers 1250) :

Grégorien Salve Regina

Le Magnificat est proclamé par Marie à Elisabeth sa cousine qu’elle vient aider dans les derniers mois de sa grossesse tardive du futur Jean le Baptiste, soit la Visitation. (Le texte latin peut se traduire par « Mon âme exalte le Seigneur ».) De très nombreux compositeurs ont écrit des Magnificats. J’ai une affection particulière pour le Magnificat allemand, (le Deutsche Magnificat) d’Heinrich SCHÜTZ (1585 – 1672) (une des toutes premières œuvres que j’ai eu l’occasion de chanter.)

Schütz Magnificat Meine Seele

Cliquez sur la partition

Les compositeurs classiques n’ont pas manqué de mettre en musique les prières adressées à la mère de Dieu, et ce dès MONTEVERDI avec ses Vespro della beata Vergine (1610).

Monteverdi Vespro della beata Vergine

Cliquez sur l’image

Trois siècles plus tard, BRITTEN a écrit A Hymn to the Virgin (1930).

Britten A Hymn to the Virgin

Cliquez sur l’image

Dans son opéra Jenufa (1893 – 1903), Janacek fait chanter à son héroïne, inquiète de ne pas voir son enfant à son réveil, une prière à la Vierge.

Janacek Jenufa Zdravas KralovnoCliquez sur Jenufa

Le Stabat Mater Dolorosa correspond au chant de déploration de Marie, en pleurs devant la croix où se trouve Jésus crucifié. Là aussi, de très nombreux compositeurs ont écrit des Stabat Mater, de PERGOLÈSE à POULENC en passant par VIVALDI, ou BONONCINI. Je publierai (un jour) un billet consacré uniquement aux Stabat Mater.

schubert-stabat-materCliquez sur l’image

Cinématographe, Divers

ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE (2e SÉRIE)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est également vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas d’interpréter des airs dits classiques.

Comme pour le premier billet, commençons par Francis BLANCHE, avec sa version de la Cinquième symphonie de BEETHOVEN (dite « la Pince à linge ») interprétée par les QUATRE BARBUS.

4 Barbus la Pince à lingeCliquez sur la Pince à linge

Richard ANTHONY a mis des paroles sur le Concierto de Aranjuez (de RODRIGO).

Anthony Rodrigo concerto de AranjuezCliquez sur Anthony Rodrigo

Nana MOUSKOURI nous a chanté un « chœur des esclaves », extrait du Nabucco de VERDI, vibrant d’émotion.

Nana Mouskouri Verdi NabuccoCliquez sur Nana Verdi

Pendant le confinement, Marie-Paule BELLE nous offrait tous les jours une chanson interprétée de chez elle. Écoutons « Wolfgang et moi ».

Belle Wolfgang et moiCliquez sur Marie-Paule Mozart

Henri TACHAN a chanté « Comme dans un opéra », bel hommage à l’opéra.

Tachan Comme dans un opéraCliquez sur l’image

Et Henri SALVADOR, avec Juanita Banana, rend hommage à VERDI et l’air Caro nome de son Rigoletto. (Dans le film Le Goût des autres d’Agnès JAOUI, le héros interprété par Jean-Pierre BACRI, un homme plutôt inculte qui cherche à se faire accepter par un groupe d’artistes est tout content de montrer qu’il connaît cet opéra en citant Salvador et Juanita Banana.)

Verdi Salvador Juanita BananaCliquez sur Giuseppe Salvador

Poursuivons avec Barbra STREISAND : « Après un rêve », de FAURÉ

Fauré Streisand Après un rêveCliquez sur Barbra Fauré

Serge GAINSBOURG avait une bonne culture musicale, et il s’en est servi pour ses chansons. Par exemple, la chanson « Baby alone in Babylon » est bâtie sur la troisième symphonie de BRAHMS.

Brahms Birkin Symphonie n 3 Baby alone in BabylonCliquez sur Johannes Birkin

Après Symphonicity, un album de reprise de ses grands succès accompagné avec un orchestre symphonique (je vous le conseille !), STING a enregistré un album consacré à John DOWLAND (1523 – 1626).

Dowland Come again with StingCliquez sur Sting Dowland

Voilà, c’est tout pour cette livraison. Si vous êtes sages et que vous le demandez gentiment, j’en ai déjà une troisième de prête.

Divers, nature

VOICI DES ROSES

De toutes les fleurs, la rose est peut-être la plus universelle pour l’être humain, et chaque type de rose porte un sens différent suivant sa couleur.

Je vous propose ici un bouque d’airs parfumés à la rose.

« Mignonne allons voir si la rose »…

En 1821, dans le Freischütz de WEBER, Agathe et ses demoiselles d’honneur chantent devant le bouquet de roses blanches d’Agathe.

Weber Der Freischütz Cavatine d'AgatheCliquez sur Agathe

En 1846, c’est BERLIOZ qui fait chanter à Méphistophélès « Voici des roses » dans sa Damnation de Faust.

voici des rosesCliquez sur l’image

Berlioz encore, avec « le Spectre de la rose », extrait des Nuits d’été.

Berlioz Nuits dété NormanCliquez sur l’image

En 1883, MASSENET dans Manon fait chanter le duo : « À nous les amours et les roses. »

Massenet Manon A nous les amours et les rosesCliquez sur l’image

Dans Iolanta (1892) de TCHAÏKOVSKY, c’est quand il comprend que Iolanta ne voit pas les couleurs et qu’elle ne peut lui offrir que des roses blanches au lieu de la rose rouge qu’il lui demande en souvenir d’elle que Godefroy se rend compte de la cécité de Iolanta.

Tchaïkovski Iolanta finalCliquez sur le final de Iolanta

En 1911, dans Le Chevalier à la rose de  STRAUSS, la scène de la présentation de la rose d’argent aux fiancés est une des scènes majeures de l’opéra.

Parmi les mélodies de FAURE figure « Les Roses d’Ispahan » (1894), sur un poème de LECONTE DE LISLE.

Fauré Les roses d'IspahanCliquez sur la pochette de disque

 

 

Divers

LES FEUX D’ARTIFICE DU 14 JUILLET

Comme j’ai déjà traité il n’y a guère de la Révolution française, je me suis dit que pour ce 14 juillet, traiter des feux d’artifice pouvait être une bonne idée.

Commençons par le plus célèbre des feux d’artifice musicaux, la Music for the royal Fireworks de HAENDEL, composée en 1749 en l’honneur du traité d’Aix la Chapelle.

Haendel FireworksCliquez sur l’image

À cette époque baroque, la virtuosité était surtout un affaire de chanteurs et de chanteuses, et Haendel et VIVALDI (et les autres) ont rivalisé pour offrir des feux d’artifices aux pyrotechniciens vocaux.

Haendel Rinaldo OrlinskiCliquez sur Jakub Josef (Orlinski)

Vivaldi la Griselda Agitata da due venti (Bartoli)Prenez votre souffle et cliquez sur Cecilia (Bartoli)

Au XIXe siècle, on avait (à peu près) réussi à mettre les chanteurs au pas et la virtuosité s’est déplacée du côté des instrumentistes.

Avec les Études d’exécution transcendantes du génial LISZT, on assiste ainsi à de véritables feux d’artifices pianistiques !

Liszt Feux folletsCliquez sur les feux follets

Au moment où Liszt s’imposait comme virtuose, il avait un redoutable concurrent en la personne de Paganini, le violoniste qui avait, le dit sa légende, vendue son âme au diable.

Paganini CampanellaCliquez sur la violoniste

Et quand la virtuosité de Paganini est transposée au piano par Liszt, ça donne ça !

Liszt Paganini la CampanellaCliquez sur Lang Lang et essayez de compter ses doigts (😉)

Feux d’artifice est le titre d’un des préludes du livre II de DEBUSSY.

Debussy Feux d'artificeCliquez sur le pianiste

Divers, Fantaisie

ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE – (PREMIÈRE SÉRIE)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas d’interpréter des airs dits classiques.

Un peu d’humour pour commencer avec la Truite de SCHUBERT cuisinée par Francis BLANCHE et interprétée par les Frères JACQUES.

Blanche Schubert la truite

Cliquez sur Blanche Schubert
Tino ROSSI n’a pas fait qu’interpréter Boris Godounov (selon HERGÉ, dans le Trésor de Rakham le rouge), il a aussi interprété le célébrissime Rêve d’amour de LISZT.

Liszt rossi rêve d'amour

Cliquez sur Ferenc Rossi

Un peu de ROSSINI avec Jacques BREL et « l’air de la bêtise », librement inspiré de l’air de la calomnie du Barbier de Séville.

Brel Rossini Air de la bétise

Cliquez sur Gioacchino Brel

Encore Rossini et son Barbier, avec Le Barbier de Belleville de Serge REGGIANI.

Reggiani Rossini le Barbier de Séville

Cliquez sur Serge Reggiani

Quand Henri TACHAN invite chez lui MOZART, BEETHOVEN, Schubert et Rossini, ça donne ça :

Tachan Mozart Bethoven et al.

Cliquez sur Henri Tachan et ses invités

Rufus WAINWRIGHT a interprété l’ensemble des Nuits d’été, de BERLIOZ. Je vous propose d’écouter le premier morceau de ce cycle « Absence ».

Berlioz Wainwright Nuits d'été absence

Cliquez sur Hector Wainwright

David GILMOUR (des Pink Floyd) nous livre un très convaincant « Je crois entendre encore » des Pêcheurs de perles de BIZET, dans un français parfait !

Gilmour Bizet Je crois entendre encore

Cliquez sur Gilmour Bizet

Johnny HALLIDAY a déposé un poème sur la septième symphonie de BEETHOVEN.

Johnny Beethoven la 7e symphonie

Cliquez sur Johnny Beethoven

Sur son album « Classical », Barbra STREISAND nous offre un très beau « Lascia ch’io Pianga », extrait du Rinaldo de HAENDEL.

Barbra Haendel Lascia ch'io pianga

Cliquez sur Barbra Haendel

Plus près de nous, la chanteuse de R’n’B Nâdiya a adopté la 2e valse de CHOPIN pour son titre « Amie-ennemie ».

Nâdiya Amies - ennemies (Chopin)

Cliquez sur le clip de Frédéric Nâdiya

Voilà, j’ai encore plein de choses à vous faire entendre, alors si vous êtes sages, et si vous le demandez gentiment, je publierai une suite à ce billet.

Divers, nature

LES QUATRE SAISONS (7) – L’ÉTÉ (2)

Comme le disait Edgar Allan POE, « l’été, la nuit les bruits sont en fête ».

(Eh oui, ce billet s’inscrit dans le cadre de l’agenda ironique de juin 2020

https://palettedexpressions.wordpress.com/2020/06/02/agenda-ironique-de-juin/ .)

Je reviendrai ultérieurement sur les adaptations de Poe à l’opéra, dans un billet qui lui sera consacré.

Après le billet consacré il y a un an à l’été, voici une nouvelle livraison d’airs en rapport avec la saison chaude.

Le solstice d’été correspond au jour le plus long de l’année, et donc à la nuit la plus courte. À partir de cette date, la durée du jour diminue jusqu’à l’équinoxe d’automne, date à laquelle la durée du jour devient égale à celle de la nuit.

Pour les poètes, l’été est la saison de la chaleur et des moissons. Et c’est un thème qui a inspiré bien des compositeurs.

Je ne peux évidemment pas passer à côté de VIVALDI et de ses célèbres quatre Saisons, avec son concerto l’Été. Écoutons en le « Presto » !

Vivaldi l'étéCliquez sur l’image

Un des oratorios les plus connus de Joseph HAYDN est Les Saisons (1801). Écoutons le chœur qui annonce l’orage, extrait de « l’Été ». (Je ne suis pas certain que le bruit de l’orage soit un bruit de fête.)

Haydn les saisons l'étéCliquez sur l’image

En 1841 BERLIOZ compose son cycle de mélodies Les Nuits d’été sur des poèmes de Théophile GAUTIER.

Berlioz Nuits d'été VillanelleCliquez sur l’image

Parmi les nombreuses adaptations du Songe d’une nuit d’été de SHAKESPEARE figure la musique de scène écrite par Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY en 1843, avec sa fameuse « marche nuptiale ». (Alors là, pour le coup, le « bruit organisé » qu’est la musique devient une fête.)

Mendelssohn le songe d'une nuit détéCliquez sur l’image

TCHAÏKOVSKI a composé un cycle pour piano intitulé Les Saisons, à raison d’une pièce par mois. Écoutons « Juillet » extrait de ce cycle peu connu.

Tchaïkovski les Saisons JuilletCliquez sur l’image

De Tchaïkovski également, on trouve au début d’Eugène Onéguine (1877) un chœur des paysans faisant la fête pour célébrer la fin des moissons (tiens, encore un chœur de Tchaïkovski !).

Tchaïkovski Eugène Onéguine Choeur des paysansCliquez sur le chœur des paysans

Et enfin, pour boucler la boucle, retrouvons le Songe d’une nuit d’été avec l’opéra du même nom de BRITTEN, datant de 1960.

Britten a midsummers night's dream

Cliquez sur l’image

Et pour avoir plus de musique sur ce Songe d’une nuit d’été, je vous invite à aller revoir le billet La Vie est un songe

Et puisque j’ai commencé avec Poe, je terminerai par cette citation de Lewis CAROLL : « Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive ».

Talbot Alice in wonderlandCliquez sur le chapelier fou

 

Divers, littérature, poésie

PORT DU MASQUE RECOMMANDÉ – partie 2

Après un premier billet consacré aux masques à l’opéra, voici une nouvelle livraison d’œuvres musicales ayant trait aux masques. (Il y aura probablement une troisième livraison liée aux  carnavals , qu’en pensez-vous ?)

À l’acte III de Don Carlos (1867) de VERDI, lors d’une fête de nuit à l’Escurial, Carlos qui aime Élisabeth de VALOIS, devenue l’épouse de Charles QUINT, est victime d’une méprise, car Élisabeth a envoyé la princesse EBOLI à sa place à leur rendez-vous. Celle-ci arrivant masquée, c’est à elle que Carlos déclare sa flamme. Or Eboli est elle-même amoureuse de Carlos et se rendant compte que la déclaration ne lui est pas destinée, jalouse, elle décide de se venger ! (Eh oui, ça se passe comme ça à l’opéra.)

Verdi don Carlos Chanson du voileCliquez sur l’image

Passons maintenant au poème Clair de Lune de Paul VERLAINE.

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Ce poème a été illustré en musique par DEBUSSY et FAURÉ.

DEBUSSY par deux fois avec Clair de lune (1882) et la Suite bergamasque (1890).

Debussy Clair de luneCliquez sur l’image

Il a aussi écrit Masques, une pièce de piano très debussyste :

Debussy MasquesCliquez sur l’image

FAURÉ lui a écrit Masques et bergamasques (1919), une musique de scène pour un divertissement tiré des personnages de la commedia dell’arte.

Fauré masques et bergamasquesCliquez sur l’image

En 1923, Sacha GUITRY s’est essayé à la comédie musicale (l’opérette) avec André MESSAGER. Le résultat en a été l’Amour masqué, créé avec sa femme de l’époque Yvonne PRINTEMPS.

Messager L'amour masquéCliquez sur l’image et écoutez Sacha Guitry et Yvonne Printemps

En 1932, Francis POULENC écrit une cantate, le Bal masqué, sur un texte du poète surréaliste Max JACOB.

Poulenc le Bal masquéCliquez sur le Bal masqué

En 1936, le même Poulenc écrit ses Sept chansons pour chœur a capella, dont le merveilleux « Marie », sur un poème de Guillaume APOLLINAIRE (Des masques sont silencieux, et la musique est si lointaine…)

Poulenc Sept chansons MarieCliquez sur l’image

Alors, carnavals ou pas carnavals ? Exprimez vous !

Divers, Histoire de l'opéra

PORT DU MASQUE RECOMMANDÉ – Partie 1

En ces temps où le port du masque est recommandé dans l’espace public, je me suis interrogé sur le thème « Masque et opéra ».

Un peu d’histoire pour commencer. Pendant la période élisabéthaine, il y avait une forme de théâtre appelée le masque, mélange de théâtre, de musique et de ballets. Le premier opéra anglais est ainsi Le Siège de Rhodes (1656) de William DAVENANT. Les semi-opéras de PURCELL, écrits une trentaine d’années après, dérivent de ces masques.

Faisons à présent un saut dans le temps avec des opéras où les héros sont masqués.

En 1788, dans son Don Giovanni, MOZART fait apparaître un trio de vengeurs masqués, arrivant au château de Don Giovanni pour lui faire payer ses crimes.

Mozart don Giovanni trio des masquesCliquez sur le trio des masques

En 1833, dans son Gustave III, roi de Suède, D.F.E. AUBER écrit une des plus brillantes scènes de bal masqué.

Auber Gustave III finalCliquez sur l’image (et écoutez moi chanter dans les chœurs)

Dans Benvenuto Cellini (1834 – 1837), BERLIOZ nous fait assister à un brillant carnaval romain.

Berlioz Benvenuto Cellini CarnavalCliquez sur le carnaval romain

Le livret que SCRIBE avait écrit pour Auber a resservi à VERDI pour son Bal masqué (Un ballo in maschera), mais la censure autrichienne a exigé que l’intrigue soit modifiée pour que l’on ne voit pas un régicide sur scène.

Verdi Un ballo in mascheraCliquez sur l’image

Dans le Masque de la Mort rouge (The mask of the Red Death) (1845), Edgar Allan POE fait intervenir la Mort rouge, symbole de la peste qui sévit à l’extérieur d’un château où un Prince et ses courtisans se sont réfugiés pendant l’épidémie. Ce conte, traduit en français par BAUDELAIRE, a inspiré une partition (1923) à André CAPLET, un disciple de DEBUSSY.

Caplet Conte fantastique le Masque de la mort rougeCliquez sur l’image

Au premier acte de Roméo et Juliette  (1867) de GOUNOD, Roméo et ses amis assistent, masqués, à la réception que le père de Juliette donne pour les 18 ans de sa fille. C’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens.

Gounod Roméo et Juliette extraits (masques)Cliquez sur l’image

Sept ans plus tard, en 1874, c’est Johann STRAUSS qui orchestre une scène masquée, dans la Chauve-Souris (Die Fledermaus), où Rosalinde, sous le masque d’une comtesse hongroise, piège son mari, incurable coureur de femmes.

trauss Der fledermaus la comtesse hongroiseCliquez sur la comtesse hongroise

Retrouvez prochainement sur ce blog d’autres masques (plus légers) dans « Port du masque recommandé – Partie 2« .