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JULES CÉSAR EN ÉGYPTE de HAENDEL

Opéra de Georg-Friedrich HAENDEL, composé en 1723 et créé à Londres en 1724. Le rôle de Jules César ayant été écrit à l’époque pour un castrat, il est de nos jours chanté par un haute-contre ou par une femme. Le titre italien original est Giulio Cesare in Egitto.

Acte I : À la poursuite de Pompée en déroute, César entre triomphalement en Égypte. Cornélie et Sextus, épouse et fils de Pompée viennent lui demander la paix. César accepte et pardonne généreusement à son adversaire. Achillas apporte au nom de son maître Ptolémée, roi d’Égypte, des cadeaux pour César. Parmi ces cadeaux se trouve la tête tranchée de Pompée. César, indigné par ce geste barbare, chasse Achillas (Air : « Empio, diro, tu sei togliti »).

Haendel Jules César Empio, Diro, Tu seiCliquez sur Jules César (contre-ténor) et ses folles vocalises

Cornélie chante sa douleur (Air : « Priva son d’ogni conforto ») tandis que Sextus se promet de venger le meurtre de son père.

Haendel Jules César Priva son d'ogni confortoCliquez sur Cornélie

Cléopâtre apprend de Nirenus, son confident, la mort de Pompée. Elle sent qu’elle peut tourner la situation à son avantage. Le roi Ptolémée, son frère, paraît. Ils se querellent, lui voulant qu’elle remplisse son rôle de femme, elle lui demandant de s’occuper plus des affaires de l’amour que des affaires de l’État (Air : « Non dispersar, chi sa ? »). Achillas arrive et rapporte à Ptolémée la réaction de César. Devant la fureur de Ptolémée, Achillas promet de tuer César, à condition d’obtenir la main de Cornélie comme récompense.

Devant la cinéraire amphore de Pompée, César médite sur la vanité humaine (Air : « Alma del gran Pompeo »).

Haendel Jules César Alma del gran PompeoCliquez sur Jules César (soprano)

Cléopâtre se présente, se faisant passer pour Lydie, une jeune noble qui aurait été dépouillée de ses biens par Ptolémée et venant demander à César de lui rendre justice. Devant sa beauté, César lui promet de l’aider. Elle se cache lorsque Cornélie vient se recueillir devant les cendres de son époux (Air : « Nel tuo seno »).

Haendel Jules César Nel tuo senoCliquez sur Cornélie

Cornélie veut venger Pompée, mais Sextus surgit, qui revendique de venger le meurtre de son père. Cléopâtre, toujours déguisée en Lydie, se propose de les guider jusqu’au tyran. Sextus reprend espoir (Air : « Cara speme, questo core »). Cléopâtre se réjouit d’avoir dressé César et Sextus contre son frère.

César et Ptolémée font assaut de diplomatie feinte, mais dissimulent mal le mépris qu’ils ont l’un pour l’autre. (Air : « Va tacito e nascosto »).

Haendel Jules Va tacito e nascotoCliquez sur Jules César

On conduit César à ses appartements. Cornélie et Sextus arrivent, défiant Ptolémée, lequel n’est pas insensible aux charmes de cette veuve enragée. Il fait arrêter le fils et promet Cornélie à Achillas. Celui-ci offre à Cornélie la liberté si elle se donne à lui (Air : « Tu sei il cor »), mais elle refuse. La mère et le fils se disent adieu avant leur séparation (Duo : « Son nata a lagrimar | son nato a sospirar »). (Dans la vidéo suivante, on entend bien que la voix de contre-ténor est au-dessus de la voix de contralto, ce qui est assez contre-intuitif !)

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky LemieuxCliquez sur Cornélie et Sextus

Acte II : Aidée de Nirénus, Cléopâtre veut impressionner César en donnant un spectacle où Lydie apparaît sous les traits de la Vertu (Air : « V’adoro, pupille »). César, sous le charme de cette représentation, s’apprête à rejoindre Lydie en ses appartements (Air : « Se in fiorile »).

Dans les jardins du sérail, Cornélie se lamente (Air : « Deh piangete »). Achillas lui propose à nouveau son amour, qu’elle refuse encore. Ptolémée tente à son tour de séduire, puis de forcer Cornélie, qui refuse ses avances (Air : « Si spietati, il tuo rigore »). Demeurée seule, Cornélie s’apprête à mourir. Sextus arrive avec Nirenus et l’en empêche. Nirenus a reçu l’ordre de conduire Cornélie au harem. Il veut cacher Sextus dans le sérail, où il pourra venger son père en frappant Ptolémée avant qu’il n’abuse de sa mère (Air : « L’angue offeso mi riposa »).

Cléopâtre/Lydie attend César et s’en réjouit (Air : Venere bella). César arrive, mais leur rencontre est interrompue par Curion, qui prévient César qu’un complot se trame contre lui. Cléopâtre se trahit tandis que César s’apprête à affronter les conjurés (Air : « Al lampo dell’armi) ». Restée seule, Cléopâtre réalise qu’elle s’est prise à son propre piège. Amoureuse de César, elle appelle sur lui la pitié des dieux (Air : « Se pieta di me non senti »).

Haendel Jules César Se pieta di me sentiCliquez sur Cléopâtre

Dans son harem, Ptolémée s’apprête à abuser de Cornélie. Sextus le menace, mais Achillas intervient. Il annonce que César est mort en se jetant de la fenêtre du palais dans le port. Cléopâtre a pris la tête de l’armée romaine. Il réclame son dû, la main de Cornélie, à Ptolémée qui le lui refuse.

Acte III : Achillas, trahi par Ptolémée, s’est rangé du côté de Cléopâtre. Mais la bataille tourne à l’avantage des Égyptiens de Ptolémée, qui capturent la reine. Cléopâtre croyant César mort, pleure sur son sort (Air : « Piangero, la sorte mia »).

Haendel Jules César piangero la sorte miaCliquez sur Cléopâtre, et appréciez comment Haendel passe en deux mesures (à 3 mn 32s) de la déploration la plus triste à la fureur (vocalises).

César n’est pas mort, il a traversé le port d’Alexandrie à la nage. Il aborde le rivage, inquiet du sort de son armée et de Cléopâtre (air : « Dall’ondozo periglio salvo mi »). Il se cache quand Sextus et Nirenus approchent. Ces derniers recueillent la confession d’Achillas qui, mourant, leur donne un sceau destiné à rallier ses troupes pour investir le palais royal par un souterrain. Se faisant reconnaître, César prend le sceau et court délivrer Cléopâtre et Cornélie.

Entendant des soldats approcher, Cléopâtre s’apprête à mourir et dit adieu à ses servantes (Air : « Voi, che mie fide ancelli »). Mais les soldats sont ceux de César venus la délivrer. Cléopâtre savoure son triomphe (Air : « Da tempeste il legno infranto »).

Ptolémée s’apprête (encore) à posséder Cornélie, mais Sextus arrive, le tue, et libère Cornélie (air : « Non ha piu che tensere »).

Sextus et Cornélie apportent la couronne et le sceptre de Ptolémée. César remet le diadème royal à Cléopâtre, qui reconnaît être sa vassale. Ils se déclarent leur amour (Duo : « Caro ! (Bella !) Piu amabile belta ») et le chœur se réjouit (ensemble et chœur : « ritorni omai nel nostro core »).

Haendel Jules César Caro - Bella Piu amabile beltaCliquez (enfin) sur César et Cléopâtre

 

Mes opéras préférés

LA PETITE RENARDE RUSÉE

Opéra panthéiste de JANACEK, écrit en 1922 et 1923, et créé à Brno en 1924, d’après un roman paru en feuilleton dans un journal de Brno en 1920. À la différence de bien des œuvres très sombres de Janacek (Jenufa, Katia Kabanova), la Petite Renarde rusée (Prihody lišky bistroušky) est un conte accessible aux enfants.

Acte I : Animaux et insectes dansent dans la forêt quand le garde-chasse arrive. Fatigué, il s’allonge et s’endort et les animaux reprennent leur agitation autour de lui. Une grenouille qui chasse un moustique le réveille. Il voit la renarde et l’attrape pour la ramener à la maison pour ses enfants.

Janacek la petite renarde rusée acte I scène ICliquez sur la renarde et la grenouille

Lapàk, le chien, confie à la renarde que les nuits de pleine lune, il chante l’amour, mais sans savoir ce que c’est. La renarde lui répond qu’elle a vu ça dans la forêt avec les autres animaux. Les enfants du garde-chasse taquinent la renarde, elle mord l’un d’eux à la jambe. Le garde-chasse l’attache alors. Elle s’endort et rêve de renards libres et qui s’aiment. À son réveil, elle voit arriver la basse-cour, et les poules qui caquettent autour du coq. Elle les pousse à la rébellion contre ce coq qui les exploite. Puis elle fait semblant d’être morte pour que les poules s’approchent, avant de se précipiter sur elles et de les égorger. Elle s’enfuit devant le garde-chasse et sa femme.

Acte II : De retour dans la forêt, la renarde s’en prend au blaireau, et finit par le chasser de son terrier. Pendant ce temps chez les hommes, le garde-chasse, l’instituteur et le curé jouent aux cartes. L’instituteur est sur le point de se marier. Le garde-chasse fait un parallèle entre les soucis que lui cause la renarde, et l’obsession que provoque l’idée du mariage chez l’instituteur. Le curé rentrant chez lui se rappelle sa jeunesse. Il reconnaît qu’après un amour malheureux, il est toujours attiré par les femmes.

Un renard paraît, la renarde lui raconte son séjour chez les humains. Suit une scène de séduction, le renard lui dit qu’elle est belle. Elle se demande si elle doit le croire. Le renard lui fait alors une grosse drague, dans laquelle elle tombe à pieds joints.

Janacek la petite renarde rusée Acte II scène IICliquez sur la renarde et le renard

Les animaux de la forêt les surprennent ensemble. Vu l’état dans lequel est maintenant la renarde, il ne reste plus qu’une solution, aller voir le pivert pour qu’il célèbre le mariage. L’acte se termine sur une irrésistible bacchanale animale.

Janacek la petite renarde rusée fin acte IICliquez sur l’irrésistible bacchanale animale

Acte III : Un vagabond braconne dans la forêt. Comme il s’apprête à ramasser un lièvre mort, le garde-chasse apparaît et lui demande comment vont ses amours. Le vagabond répond qu’il est sur le point de se marier avec Thérèse, l’ancienne fiancée de l’instituteur. En voyant le lièvre, le garde-chasse voit la marque de la renarde et installe un piège, mais quand la renarde arrive, avec le renard et les petits renardeaux, elle reconnaît le piège et les prévient du danger. Le vagabond arrive avec des poules. La renarde en attrape une. Le vagabond tire et tue la renarde.

Janacek la petite renarde rusée Acte III scène ICliquez sur les renardeaux

À l’auberge, le garde-chasse et l’instituteur discutent. L’instituteur dit que sa Thérèse va se marier ce jour même. La patronne dit qu’elle a un manchon en fourrure de renard.

Le lendemain, le garde-chasse qui célèbre le mois de mai, le mois des amours, reconnaît dans la forêt une fille de la renarde, qui ressemble à sa mère. Il comprend alors que la renarde n’est pas tout à fait morte, que la vie continue et se renouvelle.

Janacek la petite renarde rusée Acte III finalCliquez sur les animaux de la forêt

 

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L’OR DU RHIN (RHEINGOLD)

Prologue de L’anneau du Nibelung, le livret de l’Or du Rhin est achevé en 1853, et la musique en 1854. La première publique a lieu à Münich en 1869, par volonté du roi Louis II de Bavière et contre la volonté de WAGNER. La première officielle a lieu en 1876, pour l’ouverture du Festspielhaus de Bayreuth.

Pour l’Or du Rhin, Wagner rompt avec le traditionnel découpage en actes. Il est composé de quatre scènes reliées entre elles de manière continue grâce à des interludes musicaux.

Les filles du Rhin jouent, insouciantes, dans le Rhin. Elles sont censées garder l’Or du Rhin. Le Nibelung Alberich, un nain lubrique, les entend rire. Il s’approche et leur fait des avances, mais il est si laid qu’elles le repoussent.

Wagner Rheingold prélude BoulezCliquez sur les filles du Rhin

Voyant un éclat doré dans l’eau, il demande aux filles ce que c’est. Elles répondent que c’est l’Or du Rhin, que leur père leur a demandé de garder. Quelqu’un qui forgerait un anneau avec cet or pourrait dominer le monde, mais seul celui qui renierait l’amour pourrait s’en emparer. Devant les moqueries des filles du Rhin, Alberich maudit solennellement l’amour, et s’enfuit au Nibelheim avec le trésor volé. Les filles du Rhin se désespèrent.

Chez les dieux, Fricka réveille son mari Wotan, le dieu en chef, et lui annonce que le Walhalla, un palais que Wotan a fait construire par les deux géants Fafner et Fasolt, est achevé. Fricka est inquiète pour sa sœur Freia, que Wotan a promise aux géants comme prix de la construction. Wotan lui confie qu’il a envoyé Loge, le dieu du feu, chercher une autre récompense que Freia. Celle-ci entre, bientôt suivie par les géants qui viennent se faire payer leur ouvrage. Wotan leur annonce que Freia doit rester, mais Fasolt rappelle à Wotan qu’il tient sa légitimité des runes sacrées gravées sur sa lance, et qu’il se doit de tenir ses promesses.

Wagner Rheingold scène 2Cliquez sur l’image

Loge arrive. Il dit qu’il s’est trouvé quelqu’un pour préférer l’or à l’amour d’une femme : Alberich, qui a volé l’Or du Rhin. Loge conseille à Wotan de promettre cet or en lieu et place de Freia. Les géants acceptent et sortent avec Freia en attendant que Wotan leur apporte l’or. Dès qu’ils sont sortis, les dieux commencent à vieillir, car Freia, avec ses Pommes d’Or, leur procurait la jeunesse éternelle. Wotan suit Loge dans les profondeurs de la terre (le Nibelheim), pour voler l’or à Alberich.

Au Nibelheim, Alberich a contraint son frère, Mime, à lui forger un heaume magique qui permet à celui qui le porte de se métamorphoser à volonté ou de se rendre invisible. Wotan et Loge arrivent et discutent avec Mime, qui leur parle du heaume magique. Alberich arrive, conduisant les Nibelungen qu’il a réduits en esclavage et leur faisant faire un gros tas avec l’or qu’ils ont extrait de terre. Il menace ses visiteurs, leur annonçant qu’avec ses nouveaux pouvoirs, il va devenir maître du monde. Wotan se fâche, mais Loge, rusé, lui parle du heaume magique, et le défie de prendre la taille d’un animal gigantesque. Alberich se transforme en dragon. Loge lui demande alors de se transformer en un petit animal, comme un crapaud. Alberich se métamorphose en crapaud. Wotan et Loge se précipitent sur lui et le capturent en lui arrachant le heaume.

Wagner Rheingold crapaudCliquez sur le crapaud

Remonté à la surface, Wotan exige d’Albérich qu’il lui donne tout son or en échange de la liberté. Alberich ordonne aux Nibelungen de remonter l’or. Quand ils ont fini, Wotan arrache l’anneau du doigt d’Alberich. Alberich maudit alors l’anneau : celui qui portera l’anneau sera l’esclave de l’anneau ! Après le départ du Nibelung, les dieux arrivent, suivis de près par les géants et Freia. Fasolt demande que l’on fasse avec l’or un mur suffisant pour cacher entièrement Freia. Quand les dieux ont fini d’entasser l’or, Fasolt déclare qu’il reste un interstice. Le seul or qui reste, susceptible de le combler, est l’anneau que Wotan porte à son doigt. Wotan refuse. La déesse de la terre, Erda, apparaît alors, et déclare à Wotan que ce sera la fin du monde des dieux s’il ne se résout pas à livrer l’anneau. Wotan s’exécute et les géants se partagent le trésor. Ils se disputent l’anneau et Fafner tue Fasolt pour s’en emparer. Wotan comprend le pouvoir de la malédiction de l’anneau (« Furchtbar nun erfind ich des fluchtes Kraft », soit « Redoutable trouvé-je maintenant la terrible malédiction »). Les dieux peuvent maintenant entrer dans leur château. Donner provoque un orage et Froh crée un arc-en-ciel par lequel les dieux accèdent à leur nouvelle demeure. Loge, qui n’est qu’un demi-dieu, sentant venir la fin du règne des dieux ne les suit pas. Au bas, dans la vallée, on entend les filles du Rhin pleurer la perte de leur or.

Wagner Rheingold finalCliquez sur l’image

Le décor est maintenant planté pour la suite de la tétralogie (ou trilogie avec prologue pour les puristes), avec la Walkyrie.

 

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Le FREISCHÜTZ de WEBER

30 ans après la Flûte enchantée, 15 ans après Fidélio, le Freischütz de WEBER est considéré comme le premier opéra romantique allemand. Il a été créé à Berlin en 1821, et repris à Dresde en 1822. Cette reprise à vivement impressionné le jeune WAGNER, alors âgé de neuf ans, et a été déterminante dans sa vocation pour le théâtre lyrique.

 Ouverture :

Weber Freischütz ouvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Lors d’une fête campagnarde, le villageois Kilian remporte le concours de tir, au détriment du chasseur Max, qui a raté toutes ses cibles. Les villageois et Kilian se moquent de Max qui, furieux, saute sur Kilian. Cunod, le garde forestier du prince, demande ce qui se passe. On lui explique que Max a raté tous ses tirs. Caspar souffle à Max qu’il doit être victime d’un sort. Cunod conseille à Max de se reprendre, car s’il rate le concours du lendemain, il ne pourra prétendre à la main de sa fille Agathe, le prix du concours.

Max resté seul chante son incompréhension sur sa maladresse au tir. Caspar revient, commande du vin, et loue les trois choses qui importent à un homme : le vin, le jeu, les femmes.

Weber Freischutz Hier im ird'schenCliquez sur l’image

Il commence à insinuer qu’il y a des choses cachées, telles que des balles enchantées qui ne ratent jamais la cible, et que justement ce soir on peut en obtenir. Il lui donne une de ces balles magiques, Max tire et tue un aigle. Caspar lui donne rendez-vous à minuit aux Gorges du Loup.

Acte II : Dans la maison du Garde forestier, sa fille Agathe et Ännchen discutent dans un délicieux duo (dont Wagner saura se souvenir dans Le Vaisseau fantôme.) Alors qu’Ännchen ne pense qu’à rire, Agathe s’inquiète pour Max.

Weber Freischutz Acte II duo Schelm, halt festCliquez sur le fusil

Une fois Ännchen sortie, Agathe chante son espoir dans la nuit (Air : « Wie nahte mir der Schlummer ».)

Weber Freischutz Acte II Agathe Wie nahte mirCliquez sur l’image

Max arrive, avec à son chapeau une plume de l’aigle qu’il a abattu, signe qu’il a retrouvé son adresse au tir. Il annonce qu’il a rendez-vous aux Gorges du Loup le soir même. Agathe, effrayée, essaye de le retenir, mais Max doit repartir.

La scène des Gorges du Loup, le point culminant de l’œuvre est proche dans l’esprit de l’opéra gothique. Aux Gorges du Loup, dans un décor inquiétant, peuplé d’oiseaux de nuit, deux orages approchent. Alors que sonnent les douze coups de minuit, Samiel arrive, et rappelle à Caspar que c’est ce soir qu’il va prendre possession de son âme. Caspar négocie : s’il apporte de nouvelles âmes à Samiel, il compte bien rester encore en vie. Samiel rappelle que sur sept balles fondues, les six premières sont bonnes, mais la septième reste sa propriété, et c’est lui qui en choisit la cible. Caspar lui demande de réserver cette balle à la fille de Cunod, mais Samiel lui dit qu’il n’a pas encore de droit sur sa vie. Plus tard, Max arrive. Il croit voir le fantôme de sa mère qui le dissuade d’approcher, mais Samiel remplace cette vision par celle d’Agathe se jetant du haut du rocher. Max se précipite pour la retenir. La scène des Gorges du Loup peut alors commencer. Caspar invoque Samiel. Au fur et à mesure que les balles sont fondues, le sabbat se déchaîne : oiseaux de nuit, sanglier noir, tempêtes, apparition de chevaux de feu, ronde de fantômes de chasseurs, et enfin à la septième, Samiel apparaît. Max se signe et tombe à terre.

Weber Freischutz Acte II Gorges du loupCliquez sur l’image

Acte III : Le lendemain matin, un chasseur et un garde-forestier discutent de la nuit écoulée. Le diable serait apparu aux Gorges du Loup. Arrivent Max puis Caspar. Sur les sept balles qui ont été fondues, cinq ont déjà été utilisées, il en reste donc une à chacun. Le Prince Ottokar veut voir Max, qui se retire. Caspar se dépêche de tirer sa dernière balle sur un renard, pour que Max soit obligé de se servir de la septième, celle du diable, lors du concours.

Agathe, en robe de mariée, chante sa confiance en Dieu qui la protège (cavatine d’Agathe « Und ob die Wolke »).

Weber Freischutz Acte III Cavatine d'Agathe Und ob die WolkeCliquez sur Agathe

Ännchen entre, et Agathe lui raconte le rêve qu’elle a fait pendant la nuit. Elle avait pris la forme d’une blanche colombe quand Max lui a tiré dessus, puis comme elle reprenait sa forme humaine, un grand oiseau noir se vautrait dans le sang de Max. Ännchen cherche à la rassurer en lui chantant une anecdote arrivée à sa cousine.

Weber Freischutz Acte III Air d'Annchen Einst traumte meiner seligen BaseCliquez sur l’image

Les demoiselles d’honneur arrivent en chantant une chanson traditionnelle à la mariée. Ännchen tend une boîte à Agathe, mais quand celle-ci l’ouvre, au lieu de la couronne de mariée, c’est une couronne mortuaire qui s’y trouve. Agathe donne alors aux demoiselles d’honneur le bouquet de roses blanches que lui avait donné l’ermite, pour qu’elles lui tressent avec une couronne de mariée.

Sur le lieu du concours, tout le monde est présent, Ottokar avec son sceptre, Cunod, les chasseurs, les villageois (Chœur : Was gleicht wohl auf Erden.)

Weber Freischutz Acte III Choeur des chasseurs was gleich wohl auf ErdenCliquez sur la forêt

Ottokar dit à Cunod que son futur gendre lui plaît. Montrant une colombe blanche sur une branche, il ordonne à Max de tirer. Au moment du tir, Agathe apparaît sous la branche où est posée la colombe. Max tire, Agathe s’effondre, ainsi que Caspar qui tombe de l’arbre où il s’était caché. Tout le monde se précipite vers Agathe, qui reprend connaissance. C’est Caspar qui a été touché par la septième balle, et Samiel vient récupérer son bien, l’âme de Caspar. Ottokar demande des explications à Max, qui avoue la vérité sur les balles utilisées. Le prince veut le bannir à tout jamais, mais l’ermite intervient en la faveur de Max, et propose un bannissement d’un an. Si au bout d’un an Max est toujours comme il était avant cette aventure, il pourra revenir et avoir la main d’Agathe. Le prince accepte le jugement de l’ermite, et tout le monde se réjouit en louant le seigneur.

 

 

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ORLANDO FURIOSO (de VIVALDI)

Orlando furioso est un opéra de VIVALDI créé en 1727 à Venise, d’après le poème éponyme de l’ARIOSTE. Cette épopée était à l’époque très populaire dans l’Europe entière, et a connu plusieurs adaptations à l’opéra.

Vivaldi s’est servi du livret d’un autre Orlando, celui que RISTORI avait créé en 1713. Il a repris les récitatifs existants, mais les airs sont nouveaux. Derrière les excès de vocalises se cache de la vraie belle musique, notamment dans les airs d’Orlando.

Acte I : Orlando se souvient de la déclaration d’un magicien selon laquelle il serait libéré de l’amour s’il récupérait les cendres de Merlin l’enchanteur. (Air : « Nel profondo cieco mondo »).

Vivaldi Orlando furioso nel profundoCliquez sur Orlando

Angelica trouve Médor mourant sur le rivage, où une tempête l’a laissé. La magicienne Alcina le ramène à la vie, mais Orlando, jaloux, veut le tuer. Alcina fait passer Médor pour le frère d’Angelica et Angelica assure (faussement) Orlando de son amour (Air : « Tu sei de gl’occhi miei »). Orlando resté seul est en proie à la jalousie (Air : « Troppo è fiero il nume arciero »).

Arrive Ruggiero, amant de Bradamante. Alcina le séduit en lui faisant boire un nectar enchanté. Ruggiero tombe amoureux d’Alcina (Air : « Sol da te »).

Vivaldi Orlando furioso Sol da te JarousskyCliquez sur l’image

Bradamante, amoureuse de Ruggiero, découvre Alcina avec Ruggiero, qui ne la reconnaît pas. Alcina lui demande qui elle est, elle dit s’appeler Olympia, trompée par son amant Bireno. Se sentant trahie, Bradamante s’enfuit le cœur brisé, laissant la place à Alcina.

Bradamante retrouve Ruggiero, et le délivre du charme d’Alcina en lui présentant l’anneau qu’il lui avait donné en gage de fidélité. Il demande pardon, mais Bradamante le repousse. Ruggiero s’en veut et Orlando essaie de le consoler (Air : « Sorge l’irato nembo »).

Acte II : Astolfo, un ami de Ruggiero également ensorcelé par Alcina, mais jaloux qu’elle ne se limite pas à un seul amour, veut se venger. Alcina lui répond qu’elle ne peut se contenter d’un seul amour (Air : « Vorresti amor da me »). Bradamante et Ruggiero finissent par se réconcilier. (Air : « Che bel morirti »).

Angelica explique à Médor qu’elle va se débarrasser d’Orlando. Médor chante son bonheur d’être avec elle (Air : « Qual candido fiore »).

Vivaldi Orlando furioso Qual candido fioreCliquez sur Médor

Angelica lui répond sur le même ton (Air : « Chiara al pari di lucida stella »). Puis elle envoie Orlando dans la montagne chercher le remède que Médée a donné à Jason pour avoir la jeunesse éternelle, mais Orlando se retrouve piégé dans la grotte par la magie d’Alcina. Il réussit à s’échapper, et jure de se venger de la traîtrise d’Angelica.

Angelica et Médor se marient, devant Alcina qui se plaint d’avoir perdu Ruggiero (Air : « Cosi potessi anch’io »). Ils gravent le témoignage de leur bonheur (duo : « Belle pianticelle »), mais quand Orlando découvre ce témoignage de leur union, il devient fou de rage.

Acte III : Ruggiero, Bradamante et Astolfo veulent se venger d’Alcina (Air : « Dove il valor combatte »). Ils attendent Alcina devant le temple où elle garde les cendres de Merlin, d’où elle tire son pouvoir magique. Alcina arrive, furieuse et voulant se venger du dieu Amour, et ouvre la porte du temple. Bradamante se présente à Alcina comme étant Aldarico, un chevalier qui cherche à se venger de Ruggiero pour avoir séduit et abandonné une de ses sœurs. Alcina tombe amoureuse de lui. Arrive Orlando, toujours en plein délire. Bradamante et Ruggiero ont pitié de lui. Ils reprochent à Angelica son manque de pitié envers Orlando. Ils laissent seul Orlando (Air : « Fonti di piano »). Orlando, voyant la statue de Merlin, croit voir Angelica. Il veut s’en emparer et pour cela, se bat contre le gardien du temple et le tue. Il enlace la statue, ce qui met fin aux enchantements d’Alcina. Celle-ci, vaincue, veut tuer Orlando qui s’est endormi. Ruggiero et Bradamante l’en empêchent. Arrivent Angélique et Médor, puis Astolfo. À son réveil, Orlando, qui a retrouvé la raison, pardonne à Angelica et Médor. Final, où tout le monde, sauf Alcina, chantent le bonheur et la paix retrouvés (Ensemble : « Con mirti e Fiori »).

Vivaldi Orlando furioso finalCliquez sur le final

 

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COSI FAN TUTTE, de MOZART

Troisième opéra de la trilogie MOZART – DA PONTE, Cosi fan Tutte (Ainsi font-elles toutes [ou « toutes les mêmes » comme on dirait aujourd’hui]) est un opera-buffa écrit en 1789, et créé à Vienne en janvier 1790. Cette œuvre se particularise par l’abondance des ensembles (duos, trios…) et comporte peu de « grands airs ». Suivant la classification de G.B.SHAW, on peut caractériser Cosi par la formule [2(S+T)/(B+A)], puisque c’est l’amour de deux couples (soprano + ténor) qu’un couple (Baryton + Alto) cherche à contrarier.

Acte I : L’action se situe à Naples, à la fin du XVIIIe siècle. Deux jeunes soldats, Ferrando et Guglielmo discutent de la fidélité des femmes avec Don Alfonso, un homme du monde cynique. Les jeunes gens prétendent que leurs fiancées, les sœurs Dorabella et Fiordiligi, sont aussi belles que fidèles. Alfonso parie cent sequins qu’il peut amener les jeunes femmes à être infidèles en moins de vingt-quatre heures.

Dans un jardin, Dorabella et Fiordiligi contemplent les médaillons des portraits de leurs fiancés et chantent leur bonheur. Arrive Don Alfonso, qui leur annonce que leurs fiancés doivent partir à la guerre (Trio « Soave il vento »).

Mozart Cosi Soave il ventoCliquez sur l’image

Les jeunes hommes arrivent et font des adieux déchirants à leurs belles (quintette & chœur).

Dans la chambre des sœurs, la servante Despina tente de consoler ses maîtresses désespérées et leur conseille de chercher la consolation auprès d’autres hommes. Alfonso Entre et convainc Despina de l’aider à présenter aux deux sœurs deux jeunes Albanais (Ferrando et Guglielmo déguisés). Dorabella et Fiordiligi veulent les chasser (sextuor), mais Alfonso prend leur défense. Elles jurent fidélité à leurs amants (Air : « Come scoglio immoto resta »).

Mozart Cosi Come scoglio immoto restaCliquez sur l’image

Dans le jardin, les sœurs continuent à se lamenter de l’absence de leurs fiancés (Duo : « Ah, che tutta in un momento »)

Mozart Cosi fan tutte Ah, che tutta in un momentoCliquez sur Dorabella et Fiordiligi

quand les deux Albanais arrivent en titubant. Ils disent s’être empoisonnés après avoir été rejetés par les deux sœurs. Despina et Alfonso partent à la recherche d’un médecin. Les sœurs commencent à s’attendrir. Despina revient, déguisée en médecin, et les ramène à la vie. Ils réclament un baiser que les sœurs refusent encore.

Acte II : Dans la chambre de Dorabella et Fiordiligi, Despina convainc les jeunes femmes de revoir les Albanais (Air : « Una donna a quindici anni »). Dorabella choisit Guglielmo alors que Fiordiligi finit par se laisser tenter par Ferrando.

Dans le jardin, les Albanais offrent une sérénade aux deux sœurs (Duo & chœur : « Secondate, aurette amiche »).

Mozart Cosi Secondate, aurette amicheCliquez sur Guglielmo et Ferrando

Despina et Alfonso interviennent pour que Fiordiligi et Ferrando s’éloignent, pendant que Guglielmo déclare son amour à Dorabella. Il lui offre un pendentif en forme de cœur, et en échange, elle lui donne un médaillon avec le portrait de son fiancé, déjà oublié (Duo : « Il core vi dono »). Reviennent alors Ferrando et Fiordiligi, qui n’a pas (encore) cédé. La vue de son portrait dans les mains de son ami met Ferrando en colère, tandis que Guglielmo se réjouit de la fermeté de Fiordiligi (Air : « Donne mie, la fate »).

Mozart Cosi Donne mie, la fateCliquez sur Guglielmo

Dans la chambre, Dorabella raconte à Despina ce qui s’est passé au jardin. Survient Fiordiligi qui avoue commencer à aimer Ferrando. Pour résister à cet amour, elle veut partir avec sa sœur, déguisées en homme, rejoindre leurs fiancés à la guerre. Ferrando qui a tout entendu menace de se suicider, et Fiordiligi se laisse convaincre et lui déclare son amour. Restés seuls, les deux hommes décident de punir leurs compagnes, mais Alfonso, qui leur assure que « Cosi fan tutte », les presse de les demander en mariage.

Dans le salon de la demeure, la table pour le banquet est dressée (ensemble & chœur) et Despina, déguisée en notaire, s’apprête à marier les deux couples. Dès les documents signés, un chœur militaire retentit qui annonce le retour des fiancés. Les deux sœurs terrifiées cachent les Albanais dans une chambre. Ces derniers reviennent en habits militaires, fiers de leur fidélité (Duo : « Sani et salvi… ») À la vue des contrats de mariage, ils feignent l’indignation, et jurent de tuer les maris. Dorabella et Fiordiligi essaient de se justifier mais les amis retournent dans la chambre et reviennent déguisés à  nouveau en Albanais. Ils dévoilent la mascarade et Don Alfonso fait en sorte que les fiancés se réconcilient (Chœur final).

Mozart Cosi very finalCliquez sur l’extraordinaire sextuor final

 

 

Cinématographe, Mes opéras préférés

TOMMY des WHO

Créé en 1969, l’opéra-rock Tommy, des WHO, comporte bon nombre de classiques du rock, de « Amazing Journey » à « Pinball Wizard » en passant par « See me, feel me ».

Après l’enregistrement de l’album, les Who l’ont joué en tournée dans le monde entier pendant près de 2 ans, notamment au festival de Woodstock. Il y a également eu une version jouée avec le London Symphony Orchestra, ainsi qu’un film de Ken Russell, dans lequel joue une pléiade d’artistes pop, d’Elton JOHN à Éric CLAPTON en passant par Tina TURNER.

The Who Tommy le filmCliquez sur la bande-annonce du film

Dans les années 1990, Tommy a été également adapté en comédie musicale.

Acte I : L’opéra-rock commence traditionnellement par une ouverture (Overture) très wagnérienne en ce qu’elle expose les principaux leitmotivs qui serviront tout au long de l’œuvre.

The Who Tommy OvertureCliquez sur la pochette du disque

À la fin de la guerre 14 – 18, le capitaine Walker n’est pas revenu et ne connaîtra donc pas son fils qui doit naître (« It’s a boy). Quand il rentre à la maison trois ans plus tard, il tue d’amant de sa femme devant les yeux du petit Tommy, à qui on demande de ne jamais rien dire de ce qu’il a vu et entendu. traumatisé, Tommy devient sourd, muet et aveugle (« Deaf, dumb and blind boy »).

Enfermé dans son inconscient, Tommy traduit musicalement ses impressions (« Amazing Journey »). Ses parents l’emmènent voir le prêcheur d’une secte pour essayer de le guérir. (« You talk about your woman ») (« Eyesight to the blind »). À l’occasion de Noël, les parents se demandent comment un enfant qui ne peut ni voir, ni entendre, ni parler pourrait découvrir la grâce de Jésus et donc être sauvé de la damnation éternelle (« Christmas »).

The Who Tommy ChristmasCliquez sur Keith MOON

On entend la première exposition des fameux thèmes « Tommy can you see me » et « See me, feel me ».

The Who Tommy See Me Feel Me WoodstockCliquez sur l’image

Après différentes expériences malheureuses, le premier acte se termine par une Underture.

Acte II : Ses parents confient Tommy à son oncle Ernie, un vieux pervers alcoolique, qui l’abuse sexuellement (« Fiddle about »).

Tommy se découvre un génie pour le flipper (« Pinball wizard »), il devient champion et célèbre.

The Who Tommy Pinball WizardCliquez sur l’image

Nouvelle tentative de le guérir (« There’s a doctor ») (« See me, feel me »). Le docteur déclare que les sens de Tommy fonctionnent bien, mais qu’il a un blocage psychosomatique. La mère de tommy essaye d’entrer en contact avec lui (« Tommy can you hear me ? »), mais celui-ci reste à se contempler dans le miroir. La mère brise le miroir (« Smash the Mirror »).

Le bris du miroir sort Tommy de sa prison intérieure, et il se sent enfin libre (« Sensation »). Sa guérison fait la une des journaux (« Miracle cure »), et Tommy gagne un statut de gourou. Désormais, il va essayer de mener les gens à son niveau d’expérience. Lors d’un de ses discours, « Sally Simpson », une pauvre petite fille de riche qui veut essayer de toucher le nouveau Messie, se fait rudoyer par le service d’ordre. Tommy essaye de guider ses disciples (« I’m free »). Devant l’affluence de gens qui veulent suivre Tommy, Tommy fait construire un camp pour les accueillir (« Tommy’s Holidays Camp »). C’est l’oncle Ernie qui est chargé de les accueillir.

Tommy demande à ses disciples de devenir sourds, muets et aveugles pour atteindre son niveau spirituel, mais la foule ne le suit pas, et Tommy se retrouve seul. (« We’re not gonna take it »). The Who Tommy We're not gonna take itCliquez sur l’image

Curieusement, le thème de Tommy est très proche d’un autre opéra-rock anglais, le fameux The Wall (1979) de Pink Floyd (le père qui n’est pas revenu de la guerre, le héros coupé du monde derrière le mur mental qu’il s’est forgé,…)