Mes opéras préférés

BENVENUTO CELLINI de BERLIOZ (1834-1837)

Composé entre 1834 et 1837 sur un livret de Léon de Wailly et Auguste Barbier, Benvenuto Cellini est une tentative de Berlioz d’écrire du Grand Opéra à la française, le genre dans lequel un musicien devait triompher s’il voulait connaître la gloire. En partie à cause de la faiblesse du livret, en partie à cause des audaces musicales de Berlioz, la création en 1838 sera un échec.

En 1844, il reprend deux des airs de Benvenuto Cellini pour écrire la fameuse Ouverture du Carnaval romain.

Il faut attendre 1852 pour que Liszt, cet infatigable ami des musiciens, le monte à Weimar et que l’opéra rencontre le succès.

Le livret est tiré des mémoires du sculpteur de la renaissance Benvenuto Cellini, protégé du pape Clément V, dont la vie aventureuse ne pouvait laisser indifférent Berlioz le romantique.

Le pitch : Cellini doit fondre une statue pour le pape. Il projette de s’enfuir avec Teresa. Après des péripéties, il finit la statue et gagne sa main.

Acte I : Balducci, trésorier du pape, cherche sa fille Teresa. Il est convoqué chez le pape, et se plaint de ce que celui-ci s’occupe tant de Benvenuto Cellini, orfèvre qu’il a fait venir de Florence, alors qu’il a déjà à Rome un très bon sculpteur, Fieramosca. Par la fenêtre, on entend le chant des masques du carnaval. Teresa s’approche de la fenêtre. Elle reçoit une pluie de fleurs et un billet de Cellini, qui lui fixe un rendez-vous pour le soir même. Elle ne sait qu’en penser (Air : « Entre l’amour et le devoir »).

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Cellini arrive. Pendant leur duo sur la musique du Carnaval romain, Fieramosca arrive, portant un bouquet pour Teresa. En voyant Cellini, il se cache dans la chambre de Teresa. Cellini donne rendez-vous pour le lendemain, jour du Mardi gras : il veut profiter du carnaval pour, lui déguisé en moine et son élève Ascanio en pénitent, l’enlever et l’emmener à Florence. Fieramosca, caché, a tout entendu. Balducci revient, et s’étonne de voir sa fille encore dehors à cette heure tardive. Cellini se cache. Teresa prétexte un bruit entendu dans sa chambre, où un homme se serait introduit. Cellini s’éclipse pendant que le père va voir dans la chambre. Il en ressort avec Fieramosca, qu’il accuse d’être libertin, et appelle les servantes pour le chasser de sa maison. Elles le jettent dans le bassin.

Le lendemain, Cellini attend ses amis près d’une taverne. Les ciseleurs veulent boire (Chœur des ciseleurs « à boire »).

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Cellini leur demande de chanter autre chose qu’une « ignoble chanson à boire » (Chœur des ciseleurs : « Si la terre aux beaux jours se couronne »).

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Le cabaretier apparaît, et présente la note de tout ce qu’ils ont déjà bu sans payer. Le chœur reprend ses paroles dans un joyeux charivari. Arrive Ascanio qui apporte un sac d’argent donné par le pape pour que Cellini fonde la statue. Il veut que Cellini s’engage à fournir le travail avant de lui donner l’argent (Air : « Cette somme t’est due »). Mais quand ils ouvrent le sac, ils n’y trouvent qu’une somme mesquine. Ils décident alors de se venger du trésorier du pape en le ridiculisant pendant une représentation théâtrale où il sera représenté. Fieramosca, qui a tout entendu, retrouve son ami Pompeo. Il lui explique que pendant qu’on va donner le change à Balducci, Cellini, déguisé en moine a prévu d’enlever sa fille. Pompeo lui conseille alors de se déguiser lui-même en moine, et de tromper Teresa sous ce déguisement pour empêcher l’enlèvement.

Cette idée plaît à Fieramosca (Air : « Ah, qui pourrait me résister »). Balducci arrive avec sa fille au moment où va commencer la pantomime qui le ridiculisera. La pantomime commence, accompagnée par le chœur et des instruments populaires. C’est le Carnaval romain.

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Pierrot et Arlequin miment un concours de chant. Le faux Balducci donne la palme à Pierrot et Arlequin le bat. Furieux d’être ainsi moqué, le vrai Balducci monte sur scène pour faire cesser ce spectacle. C’est le moment où Cellini et Ascanio d’une part, Fieramosca et Pompeo d’autre part, choisissent pour s’avancer vers Teresa qui, découvrant deux moines et deux pénitents, ne comprend plus rien. Cellini, tirant son épée, tue Pompeo qui tombe au sol. Horrifiée, la foule se précipite et veut arrêter Cellini. Mais quand les lumières s’éteignent, Cellini en profite pour se sauver. Quand la lumière revient, Balducci, trouvant Fieramosca toujours en habit de moine, croit tenir l’assassin et l’arrête.

Acte II : Le lendemain matin, dans l’atelier de Cellini. Teresa et Ascanio, sans nouvelles de Cellini, s’inquiètent. Un chœur de pénitents, louant la Vierge Marie, s’avance. Cellini arrive, toujours dans sa robe de bure ensanglantée, et dit qu’il faut fuir. Teresa et Cellini chantent leur joie d’être réunis. Mais voilà Balducci et Fieramosca, vite suivis du pape (Air : « À tous péchés, pleine indulgence ») qui vient voir où en est la statue que Cellini doit fondre pour lui.

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Balducci et Fieramosca accusent Cellini du meurtre de Pompeo et de l’enlèvement de Teresa. Cellini, Teresa et Ascanio nient (« Sextuor »).

Cliquez sur le sextuor d’élite

Quand le pape apprend que la statue n’est pas fondue, il menace de la faire fondre par un autre (Fieramosca). Cellini se rebelle, et menace de détruire le moule de la statue. Le pape arrête son geste. Cellini négocie. Le pape lui laisse la journée pour achever le travail, faute de quoi, il sera pendu le soir même.

Dans l’atelier, Lascanio chante l’épisode qui vient de se passer (Air : « Tra la la la la »).

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Il sort, laissant Cellini seul (Air : « Seul pour lutter… »). Dans l’atelier, les fondeurs entonnent une chanson triste (Chœur : « Bienheureux les matelots »).

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Cellini leur rend le courage, mais, quand ils s’apprêtent à fondre la statue, Fieramosca se présente avec deux spadassins et le défie en duel pour venger la mort de Pompeo. Cellini demande alors sa rapière à Ascanio, mais Teresa arrive à son tour. Elle veut fuir avec Cellini, contre la volonté de son père. Cellini sort pour se battre avec Fieramosca.

Les fondeurs, voyant Cellini quitter l’atelier veulent cesser le travail (Chœur : « Peuple ouvrier, que l’atelier… »). Teresa les supplie de rester et d’attendre le retour de Cellini. Mais c’est Fieramosca qui arrive. À sa vue, Teresa croit qu’il a tué Cellini, et l’accuse de meurtre. Les ouvriers s’en prennent à lui. De l’or tombe de ses poches, avec lequel il voulait débaucher les ouvriers de Cellini. Mais Cellini rentre à son tour, il n’a pas trouvé Fieramosca au rendez-vous. Le trouvant chez lui, accusé d’avoir voulu reprendre son atelier, il explique lâchement qu’il voulait juste aider un confrère dans la difficulté. Le prenant au mot, Cellini lui demande de se mettre à la fonte du métal. Le travail reprend. Mais le métal vient à manquer, la statue ne pourra être terminée. Cellini demande alors que l’on fonde toutes les pièces d’orfèvrerie qui se trouvent dans son atelier.

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On charge la fournaise quand la chaudière surchauffée explose, mais tout le métal fondu coule dans le moule, et la statue est achevée. Cellini a gagné, et le pape et Balducci lui accordent la main de Teresa.

(Source principale : les représentations de l’opéra de Paris dans une mise en scène de Terry Gilliam (un Monthy Python) en 2018, et le programme associé.)

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Mes opéras préférés

LA GIOCONDA, de PONCHIELLI (1876)

La Gioconda est un opéra d’Amilcare Ponchielli créé à Milan le 8 avril 1876. Le livret, signé Arrigo Boïto est inspiré de la pièce Angelo, tyran de Padoue, de Victor Hugo. Boïto transporte l’action de Mantoue à Venise. Il s’est certainement souvenu de l’argument de la Gioconda quand il a écrit le livret d’Otello (1884) pour son ami Verdi.

Acte I : Le peuple est massé devant le plais des doges, à Venise, pour assister à la régate annuelle. Dans la foule se cache Barnaba, un espion de l’Inquisition. Il cherche à séduire la Gioconda, une chanteuse de rue, qui vit avec sa mère aveugle, la Cieca. Cieca chante une prière à la vierge et la Gioconda sort rejoindre Enzo.

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Barnaba l’arrête, mais elle le repousse. (Enzo, lui, n’aime pas la Gioconda, mais une autre jeune fille, Laura, qui lui a été prise par un haut fonctionnaire, Badoero.)

Barnaba est furieux de s’être fait jeter par la Gioconda et il veut se venger en dressant la foule contre la chanteuse et sa mère. Il prétend que la Cieca a ensorcelé le bateau de Zuane, le perdant de la régate. La foule se jette sur l’aveugle pour la brûler. Enzo sauve Cieca, mais Barnaba renouvelle ses accusations auprès de Badoero, qui vient de sortir du palais avec Laura. Laura prend la défense de Cieca, arguant qu’une sorcière n’aurait pas de chapelet. Badoero la libère et Cieca lui offre son chapelet pour la remercier.

Barnaba suggère à Enzo de voir sa maîtresse le soir, sur son bateau. Il cherche ainsi à montrer à la Gioconda qu’Enzo ne l’aime pas, et donc qu’elle peut céder à ses avances. Enzo parti, Barnaba dicte une lettre pour Badoero, où il lui dit qu’Enzo s’apprête à s’enfuir avec Laura. Gioconda, qui a tout entendu, veut sauver l’homme qu’elle aime.

Acte II : À un marin qui lui demande ce qu’il fait là, Barnaba répond qu’il n’est qu’un simple pêcheur.

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Enzo et Laura se sont retrouvés sur le bateau. Enzo va donner ses ordres à l’équipage quand la Gioconda apparaît.

Cliquez sur Enzo

Les deux femmes se disputent quand la Gioconda reconnaît le chapelet au poignet de Laura. Elle voit arriver un second bateau, celui de Badoero. Elle prévient Enzo de la traîtrise de Barnaba, et s’en va avec Laura. Barnaba et Badoero les poursuivent en vain. Des navires de guerre attaquent Enzo alors qu’il veut aider Laura.

Acte III : Dans son palais, Badoero a décidé d’empoisonner sa femme infidèle pendant qu’il offre une fête à ses invités (célébrissime « Danse des heures », popularisée par Disney dans Fantasia.)

Cliquez sur la danse des heures

La Gioconda, qui a réussi à s’introduire dans le palais, remplace le poison par un somnifère. Badoero montre sa femme morte à ses invités. Enzo, qui est présent, veut tuer Badoero, mais il est arrêté par ses gardes. Pour sauver Enzo, la Gioconda s’offre à Barnaba (telle Flora Tosca dans l’opéra de Puccini). Barnaba, prudent, fait arrêter la Cieca

Acte IV : Les amis de la Gioconda l’ont sortie de son caveau. Quand Enzo arrive, furieux qu’on ait déplacé la dépouille mortelle de son amie, Laura se réveille et les deux jeunes gens tombent dans les bras l’un de l’autre. Ils se rendent compte de tout ce que la Gioconda a fait pour eux. Ils la bénissent et s’en vont, sans savoir ce qui attend la malheureuse chanteuse.

Quand Barnaba arrive pour réclamer sa récompense, la Gioconda prend un couteau et se suicide. Elle n’a pas le temps d’entendre Barnaba qui se flatte d’avoir fait exécuter sa mère.

Cliquez sur la Gioconda

(Source principale : la production de l’opéra de Vienne en 1986, et le DVD associé.)

Mes opéras préférés

RIENZI, de WAGNER (1842)

En 1837, Richard Wagner était directeur musical du théâtre de Riga. Il avait déjà deux opéras de jeunesse à son actif, les Fées (1833) et la Défense d’aimer (1836), quand il a eu l’idée d’un opéra plus ambitieux, Rienzi, d’après un roman d’Edward Bulwer-Lytton.

Les deux premiers actes étaient achevés quand Wagner se met en route pour Paris, dans l’espoir de s’y faire jouer. C’est pendant la traversée que son bateau subit une grosse tempête, et dut faire une halte pour s’en protéger. Le chant des marins lui donne alors l’idée d’un autre opéra, le Vaisseau fantôme. Arrivé à Paris après une halte à Londres, il reçoit le soutien de Meyerbeer, mais le directeur de l’opéra de Paris ne veut pas de sa musique. C’est à Paris que Wagner termine Rienzi. Il envoie la partition à Dresde, et c’est dans cette ville que Rienzi est créé le 20 octobre 1842.

Rienzi va entrer au répertoire du Festspielhaus à l’été 2026, à l’occasion du cent cinquantième anniversaire du festival Wagner.

L’action se passe à Rome, au XIVe siècle, sur fond de lutte entre deux familles patriciennes, les Orsini et les Colonna.

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Acte I : Paolo Orsini essaye d’enlever Irène Rienzi, la sœur du tribun Riensi, notaire du pape. Adriano Colonna défend la jeune fille, provoquant ainsi une bagarre à laquelle la population romaine est mêlée. Adriano libère Irène quand Rienzi survient, demandant aux deux familles rivales de faire la paix. Il annonce que le pape va bientôt quitter Avignon pour revenir à Rome, et promet la fin de la toute-puissance des grandes familles. Voyant que l’amour entre Irène et Adriano est partagé, il confie sa sœur au jeune homme.

Acte II : Rienzi annonce la paix et la liberté au peuple romain, mais les grandes familles, qui ont perdu leurs prérogatives, complotent contre lui. Orsini tente d’assassiner le tribun, mais son action échoue. Les comploteurs sont condamnés à mort, mais Adriano et Irène demandent leur grâce, suivis en cela par Rienzi.

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Acte III : Le peuple commence à être mécontent de Rienzi. En effet, les nobles graciés se sont enfuis, et commencent à attaquer la ville. Rienzi réussit une fois de plus à calmer le peuple. Adriano est partagé entre son amour pour la sœur de Rienzi, et son devoir familial. Irène essaye de l’empêcher de participer aux combats, mais les amis de Rienzi lancent l’offensive contre les factieux. Le peuple fait un triomphe au tribun, alors qu’on apporte les dépouilles mortelles de Paolo Orsini et Steffano Collona. Adriano fait le serment de venger la mort de son père.

Acte IV : Nouveau revirement du peuple vis-à-vis de Rienzi. L’Allemagne et l’empereur du Saint Empire romain germanique se méfient de lui, et même l’Église lui retire son soutien. Adriano complote contre le tribun. Quand celui-ci se dirige vers l’église pour entendre un Te Deum composé en son honneur, on lui en refuse l’accès. Pire, Rienzi est finalement excommunié et tout le monde se détourne de lui, sauf sa sœur qui lui reste fidèle.

Acte V : Rienzi s’est retiré au Capitole. Il implore le secours divin (« Prière de Rienzi »).

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Le Capitole est pris d’assaut par la foule qui y met le feu. Adriano essaye de persuader sa sœur de le suivre. Il essaye de la soustraire à l’incendie provoqué par la foule, mais il meurt avec Rienzi et Irène, enseveli sous les ruines fumantes du Capitole.

(Source principale : Albert Lavignac, le Voyage artistique à Bayreuth, éditions Delagrave, 1898.)

Mes opéras préférés, Mythologie

ERCOLE AMANTE, de BEMBO (1707)

Pour écrire son Ercole amante (Hercule amoureux), Antonia Bembo a repris le livret de celui de son maître Cavalli , fruit d’une commande de Mazarin à l’occasion du mariage de Louis XIV avec l’infante d’Espagne Marie-Thérèse d’Autriche en 1662.

Elle n’a toutefois pas conservé le prologue à la gloire de Loulou XIV

Le pitch : Hercule est amoureux de Iole, qui aime son fils Hyllus. Il est aidé dans ses visées par Vénus, la déesse de l’amour, alors que Junon, qui défend la moralité, s’oppose à ces amours. Déjanire, la femme bafouée d’Hercule, donne à Hercule la tunique de Nessus, croyant ainsi retrouver l’amour de son mari. Mais la tunique est empoisonnée, et Hercule meurt, brûlé d’un feu intérieur.

Acte I : Hercule, marié à Déjanire, est tombé amoureux de Iole, la fiancée de son fils Hyllus. Il a enlevé la jeune fille après avoir tué son père, le roi Eutyre. Le héros invincible se désespère de voir la force de son amour pour la jeune fille résister à la fidélité de Iole. (Air : « Come si beffa amor ».)

Cliquez sur Hercule

Il invoque Cupidon quand Vénus descend du ciel, accompagnée des Grâces. La déesse de l’amour lui promet de l’aider à séduire lole, alors que Junon, furieuse, veille à ce que cela ne se réalise pas (Air : « E vuol dunque ciprigna ».) Junon part pour la grotte du sommeil pour faire échouer le projet de Vénus et Hercule.

Acte II : Hyllus et Iole se déclarent leur amour quand un page vient informer la jeune fille qu’Hercule lui donne rendez-vous au jardin des Fleurs (Duo : « Amor ardor piu cari »

Cliquez sur Iole et Hyllus

Hyllus est jaloux. Le page se demande ce qu’est ce fameux amour, qui agite tout le monde, et qu’il ne connaît pas.

Cliquez sur le page

Croisant Lychas, un serviteur de Déjanire, il laisse échapper le secret du rendez-vous galant d’Hercule. À cette occasion, on apprend qu’Hercule a tué Eutyre, le père d’Iole, car contrairement à sa promesse de donner sa fille à Hercule, Eutyre a préféré la donner à Hyllus.

Lychas court dévoiler ce secret à sa maîtresse, qui se plaint (Air : « Misera, ohimé, ch’ascolto ».) Elle craint que la fureur d’Hercule ne le pousse à tuer leur propre fils. Lychas lui conseille d’être prudente face à Hercule.

Dans la grotte du Sommeil, Pasithaée veille sur le Sommeil avec le chœur des zéphyrs et des ruisseaux. Pour faire échouer le projet d’Hercule, Junon emporte le Sommeil sur son char, comptant sur lui pour empêcher Hercule et sauver les liens de son mariage.

Acte III : Vénus assure Hercule de son aide, et lui conseille d’obtenir le fruit de ses désirs « par fraude ou par consentement ». Le tout puissant Hercule avoue qu’il perd ses moyens face aux mystères de l’amour. Le page annonce l’arrivée d’Iole et d’Hyllus, mais laisse échapper que les deux jeunes gens s’aiment, ce qui trouble Hercule.

Quand Iole arrive, accompagnée d’Hyllus, elle commence par se révolter, mais Vénus fait apparaître un siège magique qui envoûte Iole, qui fait alors une déclaration d’amour à Hercule, au grand étonnement d’Hyllus. Celui-ci révèle à son père son amour pour Yole et Hercule chasse son fils.

Junon arrive avec le Sommeil dans son char et endort Hercule. Iole se trouve délivrée du charme de Vénus. Junon lui donne une épée pour qu’elle puisse venger le meurtre de son père mais Hyllus voyant cela la désarme. Mercure vient réveiller Hercule qui, voyant son fils avec une épée, croit qu’il en veut à sa vie. Iole s’accuse quand Déjanire arrive avec Lychas. Hercule veut condamner son fils à mort, mais Iole réussit à le faire changer d’avis en lui disant que ses sentiments pour lui pourraient changer s’il épargne Hyllus.

Hercule envoie Déjanire en exil et fait emprisonner son fils dans une tour.

Déjanire et Hyllus se lamentent sur la cruauté d’Hercule (duo : « Figlio, tu progionerio ».)

Acte IV : Hyllus en prison souffre de jalousie quand le page arrive en barque et lui apprend que Yole s’est mariée avec Hercule pour lui sauver la vie. Une tempête se lève et Hyllus se jette à la mer. Junon demande à Neptune de sauver Hyllus, ce qu’il fait. Junon se réjouit d’avoir contrarié les plans de Vénus (Air : « Congedo agl’orridi »). Hyllus monte sur le char de Junon.

Cliquez sur Vénus

Dans son exil, Déjanire songe à se suicider. Elle se lamente sur son sort quand Iole arrive pour se recueillir sur la tombe de son père. Le monument funéraire s’ouvre, et le spectre d’Eutyre dit sa colère de voir Iole mariée avec Hercule, son assassin. Déjanire annonce qu’elle a vu Hyllus se jeter à la mer. Iole pense au suicide, mais Lychas l’en empêche. Il conseille à Déjanire de donner à Hercule la tunique du centaure Nessus, revêtue d’un onguent qui rendrait son mari fidèle (Nessus est un centaure qu’Hercule a tué lors de ses douze travaux).

Acte V : Aux enfers, les anciennes victimes d’Hercule, réunies par Eutyre, complotent contre le héros.

Hercule s’apprête pour ses noces avec Iole quand Lychas lui remet la tunique de Nessus. Hercule la revêt, et meurt dans des souffrances atroces, car elle était empoisonnée. Déjanire comprend l’horrible vengeance du centaure. Elle veut mourir quand survient Hyllus, sauvé des eaux par miracle, qui tombe dans les bras de sa mère et de sa fiancée. Junon descend du ciel et annonce qu’Hercule n’est pas mort, mais qu’il est monté au ciel, où Jupiter l’a marié avec la Beauté. Iole, Hylus et Déjanire remercient Vénus.

Hercule apparaît dans le ciel avec la Beauté. Le chœur des Planètes chante la récompense accordée à la Vertu, et annonce qu’un nouvel Hercule, Louis XIV, va apporter la prospérité.

(Source principale : la production de l’Opéra de Paris en 2026, et le programme associé.)

Mes opéras préférés

BRUNDIBÁR, de KRÁSA (1938)

Brundibár est un opéra pour enfants écrit en 1938 par Hans Krása, sur un livret d’Adolph Hoffmeister, créé clandestinement à Prague en 1942, puis recréé au camp de Theresienstadt le 29 septembre 1943.

C’était le fruit d’un concours d’opéras organisé par le ministère de l’Éducation. Malheureusement, l’occupation de la Bohème-Moravie par les Allemands a empêché l’aboutissement du projet, et Brundibár ne sera créé que clandestinement à Prague en 1942.

En effet, Krása était juif, et Hoffmeister communiste. Si Hoffmeister a réussi à s’enfuir, Krása a été déporté à Terezin (Theresientadt) en août 1942. Terezin était l’antichambre du camp d’extermination d’Auschwitz. Les Allemands étaient soucieux de montrer à la Croix-Rouge que les prisonniers étaient bien traités, et favorisaient les activités culturelles à l’intérieur du camp. Krása a dû réorchestrer Brundibár en fonction des instrumentistes présents, et l’œuvre a été jouée cinquante-quatre fois, dont une fois devant une délégation de la Croix-Rouge. Les interprètes changeaient régulièrement, au fur et à mesure qu’ils étaient envoyés à Auschwitz. Krása lui-même, y est mort le 17 octobre 1944.

Le pitch : Pour acheter le lait qui soignera leur mère malade, deux enfants vont à la ville. Ils chantent pour gagner l’argent qui leur permettra d’acheter le lait.

Acte I : La maman de Pepíček et Aninka est malade. Le médecin lui dit de prendre du lait pour guérir. Les enfants partent en acheter à la ville. Sur la place, ils voient le marchand de glace, le laitier et le boulanger qui vendent leurs produits, mais les enfants n’ont pas d’argent. Survient Brundibar, un joueur d’orgue de barbarie. Les villageois lui jettent de l’argent. Les enfants ont l’idée de chanter, pour gagner eux aussi de l’argent, mais Brundibar et le policier les en empêchent.

Cliquez sur l’acte I

Acte II : La nuit tombe, et Pepíček et Aninka ont peur. Un oiseau, un chat et un chien leur promettent de réunir beaucoup d’autres enfants pour les aider. Pepíček et Aninka s’endorment. Au matin, quand Brundibar arrive, il est attaqué par les trois animaux. Tous les enfants rassemblés par les animaux chantent avec Pepíček et Aninka une berceuse.

Cliquez sur la berceuse

Les villageois leur donnent de l’argent, assez d’argent pour acheter le lait salvateur. Les enfants s’unissent contre l’horrible Brundibar. Ils entonnent un chant de victoire : « Brundibar est vaincu; le tyran est perdu, on n’s’est pas laissé faire, on a gagné la guerre. »

Cliquez sur le chœur final

(Source principale : les représentations de l’Opéra-Comique en 2026, et le programme associé.)

Compositrices, Mes opéras préférés

LA MONTAGNE NOIRE (1885)

La Montagne noire est le quatrième opéra d’Augusta Holmès, et le seul à avoir été représenté sur scène. Écrit en 1885, il est proposé par Augusta Holmès à l’Opéra-Comique qui le refuse, l’effectif orchestral et vocal dépassant les capacités de la salle Favart. C’est finalement au palais Garnier que la Montagne noire est créé le 8 février 1895. Si la critique a descendu l’œuvre, le public, lui, l’a appréciée. La Montagne noire quittera rapidement l’affiche, et il faudra attendre 2024 pour une reprise à l’Opéra de Dortmund, avant celle de l’Opéra de Bordeaux en 2026, soit 131 ans après les représentations de la création.

La montagne noire dont il est question ici est le Monte Negro, et l’action se passe au moment où chrétiens et Turcs se battent pour le pouvoir sur cette région.

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Acte I (acte héroïque) : Dans un village du Monténégro, les femmes prient pour le retour victorieux des hommes partis au combat. Helena attend ainsi Mirko, le chef de l’armée. Alors qu’Helena pense à son amour avec Mirko, Dara, la mère de celui-ci ne pense qu’à son honneur.

Les soldats vainqueurs font une entrée triomphale, et Mirko et Aslar, qui se sont aidés pendant les combats, se jurent une amitié éternelle, bénie par le père Sava.

Ces réjouissances sont interrompues par l’arrivée d’une Turque, Yamina, amenée de force par la troupe. Mirko, qui est troublé par son charme, demande à sa mère de la prendre comme esclave à son service pour la sauver du courroux du peuple.

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Pendant le banquet qui célèbre le retour victorieux des combattants, Mirko ne pense qu’à Yamina, ne s’occupant pas de sa femme Helena.

Acte II : La garnison défend le village contre un retour de l’ennemi. Mirko n’a pas la tête à son devoir, obsédé qu’il est par le souvenir de Yamina. Il voit les femmes du village au travail, menées par Dara et Helena qui critiquent le travail de Yamina. Yamina se plaint de sa nouvelle condition, affirmant que chez elle, les femmes n’ont pas à se soumettre aux hommes, et qu’elle-même a le pouvoir de les envoûter (Air : « Près des flots d’une mer bleue. ».)

Helena, voyant son mari, craint que ses sentiments pour elle n’aient disparus. Mirko la rassure et renouvelle ses vœux de mariage. Yamina, qui a assisté à la scène, entreprend d’envoûter Mirko. Elle parvient à ses fins et le convainc de quitter son village pour la suivre de l’autre côté de la montagne (noire), en Turquie. Mirko finit par accepter, sous les yeux de sa femme qui assiste ainsi à sa double trahison.

Acte III : Mirko et Yamina, épuisés, font une halte (Duo nocturne : « Repose-toi sur mon bras qui t’enlace. »). La jeune femme s’assoupit sur son amant quand Aslar les rejoint. L’ami Aslar les a suivis et tente de faire entendre raison à Mirko. Celui-ci reprend ses esprits et est prêt à rentrer chez lui quand Yamina se réveille. Elle se sert encore de ses charmes et Mirko change à nouveau d’avis, voulant la suivre, elle. Aslar et Mirko se battent en duel quand Yamina, se saisissant du poignard de Mirko, frappe Aslar qui s’écroule au sol.

Les soldats chrétiens arrivent, et Aslar sauve l’honneur de son ami en accusant Yamina, qui s’enfuit en jurant de se venger.

Acte IV : Mirko et Yamina ont trouvé refuge en Turquie où ils vivent, enivrés de vin et d’amour.

Aslar les retrouve une nouvelle fois, cherchant toujours à sauver l’honneur de son ami, mais Mirko est bien trop attachée à Yamina. Aslar finit par tuer son ami, avant de se suicider.

Alors que l’armée monténégrine a battu les Turcs, ils trouvent sur le chemin le corps des deux amis, réunis dans la mort. Le père Sava bénit cette amitié sacrée.

(Source principale : les représentations de Bordeaux en mai 2026, et le programme associé.)

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Mes opéras préférés, Mythologie, Philosophie

SATYAGRAHA, de Philip GLASS (1980)

Satyagraha est un opéra en trois actes de Philip Glass. Le livret, rédigé en sanscrit, est de Constance de Jong, d’après la Bhagavad-Gita. Satyagraha a été créé à Rotterdam le 5 septembre 1980. C’est le deuxième de la trilogie des grands penseurs qui ont changé le monde, après Einstein on the beach (1976) et avant Akhnaten (1984).

Satyagraha vient du mot sanscrit qui signifie « la force véritable » et s’inspire des années que Gandhi a passées en Afrique du Sud dans sa jeunesse, où il a commencé à élaborer sa théorie de la non-violence. Le premier acte est placé sous la figure tutélaire de Tolstoï, le second sur celle du poète indien Rabindranath Tagore et le troisième sur celle de Martin Luther King.

La Bhagavad Gita est extraite du Mahabharata, vaste épopée/cosmogonie hindoue plurimillénaire, qui relate la guerre entre les clans des cousins germains Pandava et Kaurava. On peut dire que le Mahabharata est pour l’Inde ce que le Livre du Graal est à l’occident chrétien ou les Mille et une nuits au monde arabo-persan.

Cliquez sur l’image pour avoir un résumé (!) du Mahabharata

Acte I : Tolstoï

Scène 1 : On the Kuru Field of Justice. La bataille de Kuru est un épisode de la Bhagavad Gita relatant la bataille entre les Kuruva et les Pandava. Le dieu Ganghi échange avec Krishna et Arjuna sur le dilemme entre combattre par honneur ou ne pas combattre pour accéder au paradis.

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Scène 2 : La ferme de Tolstoï. Dans la ferme de Tolstoï (avec qui Gandhi a échangé une correspondance pendant des années), on découvre les Satyagrahas, une communauté pacifiste. Il faut se détacher du désir dans l’action pour avoir une vie morale.

Scène 3 : Le Vœu. En 1906, les Indiens d’Afrique du Sud sont obligés de se faire enregistrer, alors qu’une loi restreignait leur liberté de déplacement dans le pays.

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Acte II : Tagore

Scène 1 : Confrontation and rescue. En 1896, Gandhi rendait compte dans les journaux des conditions de vie de ses compatriotes. Il est menacé et pris à partie par les Afrikaners.

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Scène 2. Indian opinion. Indian opinion est le nom d’un journal fondé par Gandhi où il dénonçait le racisme des Afrikaners vis-à-vis des Indiens et des Noirs.

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Scène 3 : Protest. En 1908, en signe de protestation, les Indiens brûlent leurs papiers d’identité.

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Acte III : (scène unique) Cette scène fait référence à une grande marche de Martin Luther King en 1913, et fait la part belle au chœur et à un ensemble de six solistes. Le Seigneur renaît, âge après âge, au cours du temps, pour protéger le bien et repousser le mal.

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(Sources principales, les représentations de l’Opéra de Paris en 2026, et le programme associé.)

Cinéma, Mes opéras préférés

SOLARIS, de LOUATI et PERCONTE (2026)

Solaris, musique d‘Othman Louati sur un livret de Jacques Perconte, est un vidéopéra créé à Roubaix le 29 avril 2026. Jacques Perconte est également l’auteur des vidéos projetés pendant le spectacle, vidéos qui sont partie intégrante de ce vidéopéra.

Il s’agit d’une adaptation du roman de science-fiction éponyme de Stanislas Lem (1961), et surtout de l’adaptation qu’en a faite le cinéaste Andreï Tarkovski en 1972. L’œuvre est écrite pour un petit ensemble de solistes (ensemble Miroirs étendus à la création) et une soliste qui joue les rôles de narratrice et d’héroïne, alternant les parties parlées, voire chuchotées, et les parties chantées (Victoire Bunel à la création).

Le dispositif scénique est celui d’un ciné-opéra, avec les projections vidéo de Jacques Perconte sur un écran, et les musiciens placés en dessous qui jouent et chantent en direct sur la vidéo. La narration se fait par le biais des sous-titres projetés.

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Synopsis : Ce qui suit ne se veut pas un déroulé linéaire de l’histoire. Le livret de Jacques Perconte peut être assimilé à un long poème aussi mystique que symbolique, et il serait vain de vouloir « expliquer » ce poème. Il s’agit donc ici d’un guide de la trame de l’histoire. En écoutant le spectacle, j’ai plusieurs fois cru sentir un aspect rimbaldien dans le texte de Jacques Perconte, notamment en retrouvant des thèmes du Bateau ivre ou du Sonnet des voyelles. En relisant le texte à tête reposée, j’y ai retrouvé ces analogies.

Monde : Une sonde spatiale soviétique lancée vers Mars s’est perdue dans l’espace. Plusieurs décennies plus tard, elle émet de curieux signaux du plus profond de l’espace. L’analyse de ces signaux montre qu’il s’agit d’une rencontre avec la planète Solaris.

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Solaris est une planète orbitant autour de deux soleils, entièrement recouverte d’un océan protoplasmique, avec des îles changeant de forme, et qui semble abriter une forme de vie. Très vite, les scientifiques pensent qu’ils sont en présence d’une intelligence, et cette découverte lance la solaristique, l’étude scientifique de la planète Solaris. Des expéditions sont alors montées pour explorer la planète.

Devant le manque de réponses de la planète, les scientifiques de l’expédition finissent par bombarder la planète de rayons gamma, provoquant une explosion nucléaire. La planète continue à se taire, mais les scientifiques commencent à sentir d’étranges symptômes.

Le conseil scientifique de la Terre fait alors revenir un des astronautes, Burton, mais à son retour, celui-ci fait état d’une rencontre mystique avec la planète. Les scientifiques de la mission ont eu d’étranges visions sur Solaris, allant même jusqu’à retrouver vivants leurs frères, leurs amis, leurs enfants morts. Ils pensent que la planète essayait ainsi d’entrer en contact avec eux.

Le conseil scientifique décide alors d’envoyer un psychologue, Chris Kelvin, sur la station pour s’occuper des derniers membres d’équipage restants. Très vite, Kelvin sent une présence, jusqu’à ce qu’un jour sa femme, Harey, qui s’était suicidée, lui apparaisse.

Infini

Nouveau monde : La mission suivante fut menée par l’armée, qui a découvert une planète entièrement submergée par des pluies diluviennes. Des exhalaisons gazeuses remontaient du fond de l’océan, formées d’hélium, d’hydrogène et de xénon. Le potentiel énergétique de ce mélange, appelé TriaXen, éveilla l’intérêt des terriens, qui se mirent à exploiter les ressources de Solaris.

Solaris Eldorado : Les terriens exploitent donc les ressources de la planète Solaris, mais un étrange mal, la fièvre bleue, prenait les humains au bout de quelques jours.

Solaris : Hélène Aurel, une jeune scientifique, fait le voyage vers Solaris. Hélène a toujours eu le sentiment d’un univers en elle et, dans son long voyage, elle s’imprègne des rapports de ceux qui l’ont précédé. Elle passe ainsi de son « vaisseau de chair » au vaisseau spatial et sent en elle une autre femme, jumelle, avec qui elle fusionne.

Solaris : À son arrivée sur la planète, Hélène est surprise par la présence d’oiseaux, alors que tout le monde lui dit qu’il n’y a jamais eu d’oiseaux sur Solaris. Petit à petit, la rencontre entre Hélène et Solaris se transforme en une symbiose entre les deux formes de vie, Hélène subit une transmutation, comme par quelque procédé alchimique, en fusionnant avec la planète. L’infiniment petit se confond avec l’infiniment grand, et le microcosme au macrocosme. (L’aspect alchimique figure très clairement dans le livret, notamment par la litanie des métaux, le plomb, l’étain, le fer, le cuivre, le mercure, l’argent, l’or, ou des couleurs, plasma, orange saturé, particules, rouge violacé, poussières, argent froid, outremer, indigo, noir…)

Hélène se retrouve sur une des îles de Solaris, vivant simultanément tous les âges de sa vie, en compagnie d’Harey.

Épilogue : Je suis le mystère.

(Source principale : la création le 29 avril 2026 à la condition publique de Roubaix, et le livret.)

Victoire Bunel, Othman Louati et Jacques Perconte
Mes opéras préférés

HÄNSEL UND GRETEL, de HUMPERDINCK (1893)

Hänsel und Gretel est un opéra pour enfants d’Engelbert Humperdinck (1854-1921), d’après un conte de Grimm. Le livret est d’Adelheid Wette. Hänsel und Gretel a été créé le 23 décembre 1893 à Weimar, sous la direction de Richard Strauss. Partition d’inspiration wagnérienne ou straussienne.

J’ai eu l’occasion de le voir dans la série « Opéra en famille » de l’Atelier lyrique de Tourcoing, avec un public très jeune, dont une petite fille qui, sur les genoux de sa maman, n’arrêtait pas de nous espoiler l’histoire, genre « Moi, je crois que la sorcière va manger les enfants ». C’était charmant.

Le pitch : Hänsel et Gretel ont faim et essaient de l’oublier en chantant et en dansant. Quand leur mère renverse le lait qui devait servir de repas pour le soir, elle envoie ses enfants chercher des fraises dans la forêt. Le père rentre avec des victuailles, mais il s’alarme quand il apprend que ses enfants sont seuls dans la forêt.

Les enfants, qui se sont endormis le soir, se réveillent au matin et découvrent une maison en pain d’épices. Affamés, ils commencent à la boulotter quand la propriétaire, la sorcière, arrive et les capture pour les manger.

Les enfants prennent la sorcière à son propre piège et la jettent dans le four. Elle est transformée en pain d’épices quand les parents retrouvent leurs enfants sains et saufs.

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Acte I : Peter, un pauvre fabricant de balais, et Gertrud, sa femme, ont deux enfants, Hänsel et Gretel. Ils vivent pauvrement et les enfants doivent aider leurs parents, Hänsel en fabriquant des balais avec son père, Gretel en aidant sa mère pour le ménage. Comme beaucoup d’enfants, Hänsel et Gretel préfèrent jouer et danser (Duo : « Brüderchen komm tanz mit mir »). Gretel a dit à son frère qu’elle a découvert un pot de lait que sa mère a caché, sans doute pour faire un gâteau. Hänsel veut goûter au lait, mais Gretel l’en empêche.

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Quand la mère arrive, elle est furieuse de voir ses enfants danser au lieu de travailler. (Air : « Was ist das für eine Geschichte ! »). Elle renverse malencontreusement le pot de lait, et envoie les enfants dans la forêt chercher des fraises. Elle s’endort en se lamentant sur sa triste condition.

Le père entre à la maison, un peu ivre. Il est content, car il a réussi à vendre des balais et a ainsi pu acheter de la nourriture pour sa famille (Air : « Ach wir armen armen Leute ».) Il réveille sa femme pour lui apprendre la bonne nouvelle, mais quand celle-ci lui apprend qu’elle a envoyé les enfants dans la forêt, il prend peur car il sait qu’au plus profond de cette forêt vit une sorcière qui transforme les enfants en pain d’épices pour les manger (Air : « Eine Hex Stein alt haust tief im Wald ».) Les parents se précipitent dans la forêt pour retrouver leurs enfants.

Acte II : Gretel, qui a rempli son panier de fraises, fait une pause (Air : « Ein Männlein steht im Walde ».) Hänsel en fait autant. Ils écoutent les oiseaux, spécialement le coucou dont on reconnaît le chant. Mais la nuit tombe et ils commencent à avoir peur. Le marchand de sable passe et les endort (Berceuse : « Der kleine Sandmann bin ich ».)

Cliquez sur le marchand de sable

Acte III : Le lendemain matin, l’Homme à la rosée les éveille (Air : « Der kleine Taumann heiss’ ich ».) Les enfants se mettent en route et arrivent à une clairière où se trouve une maison en pain d’épice. Ils commencent à la grignoter quand une voix se fait entendre : (Air : « Knusper Knusper Knäuschen ? ». « Qui grignote ma maison ? »). C’est une vieille femme qui leur propose d’entrer pour manger des sucreries (Air : « Ich bin Rosine Leckermaul »), mais les enfants se méfient. La vieille femme se transforme alors en sorcière et sort sa baguette pour jeter un sort aux enfants (Air : « Hokus Pokus Hexenschuss »).

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Elle les paralyse et enferme Hänsel dans une cage. Elle déparalyse Gretel pour lui faire faire le ménage, avant de s’envoler sur son balai. Gretel s’empare de la baguette et déparalyse son frère.

La sorcière revient et trouve qu’Hänsel est trop maigre pour être mangé, il faut l’engraisser un peu. Elle demande alors à Gretel si le four est assez chaud. Gretel ne sait pas comment faire, alors la sorcière lui montre en se penchant devant le four. Les enfants la poussent alors dans le four et en ferment la porte.

Les enfants sortent dans la cour, et avec la baguette magique, désensorcellent tous les enfants qui avaient été transformés en pain d’épice par la méchante sorcière. C’est alors que les parents arrivent, juste pour le happy end. On ouvre la porte du four et on trouve la sorcière transformée en pain d’épice. Le père chante alors la morale de l’histoire, suivi par toute la famille (Air et chœur : « Kinder schaut das Wunder an ».)

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(Source principale : la représentation de l’Atelier lyrique de Tourcoing de 2026, et le programme associé.)

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Mes opéras préférés

LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT, de VARNEY (1880)

Les Mousquetaires au couvent est une opérette de Louis Varney, sur un livret de Ferrier et Prével. Elle a été créée aux Bouffes-Parisiens le 16 mars 1880.

L’action se passe en Touraine, sous le règne de Louis XIII.

Acte I : Devant l’hôtellerie du Mousquetaire gris, des marchandes proposent leurs marchandises, gâteaux ou fleurs, badinant avec les hommes, civils ou mousquetaires.

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L’armée se prépare à recevoir le cardinal Richelieu, de retour du siège de La Rochelle. L’abbé Bridaine cherche son ancien élève, le mousquetaire Gontran de Solanges. Son capitaine, Narcisse de Brissac, l’a averti que Gontran est tombé amoureux d’une jeune pensionnaire du couvent des Ursulines, Marie, la nièce du gouverneur de Touraine.

L’abbé Bridaine, qui est le seul homme à pouvoir entrer au couvent, accepte de remettre une lettre de Gontran à Marie., mais le gouverneur demande à l’abbé d’aller prévenir ses deux nièces, Marie et Louise, qu’elles doivent prendre le voile.

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Le gouverneur oblige Pichard, l’aubergiste, a héberger deux moines mendiants, chargés de prêcher la renonciation aux pensionnaires des Ursulines. Quand Bridaine apprend à Gontran que Marie doit prendre le voile, Brissac a une idée pour entrer dans le couvent. Avec Gontran, ils se déguisent en moines.

Acte II : Les pensionnaires du couvent s’apprêtent à faire une dictée.

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La mère supérieure leur annonce l’arrivée de deux moines envoyés par le gouverneur. Elle demande aux jeunes filles de faire leur examen de conscience avant la confession. Alors que Gontran se fait reconnaître par Marie, Brissac est, lui, intéressé par Louise. Brissac trouve dans le pupitre de Marie son examen de conscience, dans lequel elle avoue son amour pour Gontran.

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Brissac demande à la mère supérieure un bon repas, afin d’être en forme pour son sermon. Bridaine demande à Marie d’écrire à Gontran qu’elle prenne le voile, mais il reconnaît les faux moines. Gontran est troublé par la lettre de Marie, car il sait que la jeune fille l’aime. Brissac, lui, complètement ivre, fait un prêche sur l’amour, prêche qui ravit les jeunes filles et épouvante les religieuses.

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Acte III : Dans la cour du couvent, Gontran et Brissac organisent la fuite des jeunes filles. Brissac est de plus en plus épris de Louise.

Simone, la servante de l’auberge, vient demander à Bridaine où se trouve Brissac, et ce qu’il convient de faire des pèlerins découverts saucissonnés dans leur chambre. Alors que Gontran prépare l’exfiltration de Marie, Louise exige d’être enlevée avec sa sœur. Les deux couples d’apprêtent à fuir avec une échelle (Quintette de l’échelle).

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Bridaine arrive, suivi du gouverneur en personne. Ils cherchent les moines mendiants qui se sont révélés être de dangereux complotistes. Brissac et Gontran reviennent en habits de mousquetaires et disent avoir capturés les pèlerins. En récompense de cette action, le gouverneur leur accorde la main de ses nièces.

(Source principale : les représentations de l’Opéra-Comique de 2015, et le programme associé.)