Mes opéras préférés

ARMIDE, de GLUCK (1777)

Armide de GLUCK est un remake du dernier opéra de LULLY composé sur un livret de QUINAULT, en 1686. Il s’agissait pour Gluck de relever le défi de remettre sur le métier un ouvrage qui était considéré comme la référence de l’opéra français. Le livret de Quinault est tiré de la Jérusalem délivrée (la Gerusalemme liberata) du TASSE. Concomitamment, un autre compositeur, l’Italien PICCINNI était invité à remettre en musique Alceste du même Lully.

Dans la reprise de Gluck, le prologue, écrit pour flatter le souverain Loulou XIV, a été supprimé.

Acte I : La magicienne Armide confie à ses deux suivantes, Phénice et Sidonie, le trouble de son cœur. Si elle a vaincu l’armée des croisés, le chevalier Renaud lui résiste (Air : « Les enfers ont prédit cent fois « ). Lui, pour qui elle devrait n’avoir que haine, a enflammé son cœur. Hydraot, un magicien oncle d’Armide, sentant venir la fin de ses jours, presse sa nièce de se marier.

Gluck Armide Les Enfers ont prédit cent foisCliquez sur l’image

Armide ne veut pas des chaînes du mariage. Si elle se marie un jour, c’est la Gloire qui choisira son mari : ce sera le vainqueur de Renaud, s’il existe. Alors que l’on célèbre la victoire d’Armide, un messager arrive, un homme, seul, a délivré tous les prisonniers que l’on emmenait. Cet homme, c’est Renaud.

Acte II : Artémidore, un des chevaliers libérés par Renaud, voudrait le suivre, mais Renaud, banni par Godefroid, veut poursuivre seul son chemin. Hydraot et Armide préparent un charme pour tromper Renaud (Duo : « Esprit de haine et de rage »).

Renaud, s’avançant le long d’une rivière, est victime de ce charme. Il ne veut plus partir. (Air : « Plus j’observe ces lieux ».)

Gluck Armide Plus j'observe ces lieuxCliquez sur l’image

Au contraire, il s’endort, et les démons invoqués par les magiciens, déguisés en zéphyrs et en bergers, lui chantent les plaisirs de l’amour. Armide paraît pour tuer Renaud, mais quand elle le voit ainsi endormi, elle est subjuguée par l’amour. (Air : « enfin il est en ma puissance ».)

Gluck Armide enfin il est en ma puissanceCliquez sur l’image

Honteuse de ne pouvoir le tuer, elle demande à ses démons de les transporter tous deux au bout de l’univers.

Acte III : Armide s’interroge : comment a-t-elle pu devenir dépendante de Renaud ? Comme ses suivantes se réjouissent de la victoire d’Armide sur Renaud, Armide chante son trouble. Elle sait bien que ce n’est que par un charme artificiel que Renaud l’aime. Entre un amour faux et la haine, Armide choisit la haine, qu’elle invoque.

Gluck Armide Venz, venez, haine implacableCliquez sur l’image

La Haine surgit de l’enfer pour arracher l’Amour qui est dans le cœur d’Armide.

Gluck Armide Amour, sors pour jamaisCliquez sur la Haine

Mais au dernier moment Armide, préférant les charmes de l’amour, renvoie la Haine en Enfer. La Haine condamne Armide à aimer Renaud pour toujours.

Acte IV : Le Chevalier Danois, accompagné d’Ubalde porteur d’un sceptre et d’un bouclier magiques capables de dissiper les enchantements d’Armide, paraît. Des démons ayant pris l’apparence de paysans et de Lucinde, l’aimée du Chevalier Danois, les attirent. Ubalde cherche à prévenir le Chevalier Danois contre ces enchantements, mais en vain. Il touche la fausse Lucinde de son sceptre, et celle-ci disparaît. Au Chevalier Danois qui le félicite de n’avoir pas succombé à la crainte et à l’amour, Ubalde répond que quand la Gloire appelle, il faut laisser l’Amour. Mais un démon apparaît sous les traits de Mélisse, l’aimée d’Ubalde qui, à son tour, cède à son charme. Le Chevalier Danois le délivre grâce au sceptre magique.

Acte V : Dans le palais d’Armide, Armide et Renaud chantent leur amour. Cependant, Armide, agitée d’un sombre pressentiment, doit consulter les enfers. Elle convoque les Plaisirs qui tiendront compagnie à Renaud pendant son absence.

Renaud congédie les Plaisirs : comment pourrait-il être heureux quand il est loin d’Armide ! Ubalde et le Chevalier Danois profitent de ce qu’il est seul pour lui dessiller les yeux, grâce au bouclier magique. Ils l’informent que Godefroid le rappelle dans son armée. Alors qu’il est sur le point de partir, Armide revient. Renaud lui annonce que la Gloire qui l’attend est plus forte que l’Amour. Armide restée seule convoque les démons pour qu’ils détruisent son palais, symbole de son amour perdu.

Gluck Armide Le perfide Renaud me fuitCliquez sur l’image

(Sources principales : les représentations de l’Opéra Comique en 2022, et le programme associé.)

Et si vous voulez comparer avec l’Armide de Lully, cliquez ICI.

Maria Callas, Mes opéras préférés

LA SONNAMBULA (LA SOMNAMBULE), de BELLINI (1831)

La Somnambule est un des opéras majeurs de BELLINI, créé en 1831 à Naples, et très vite joué partout en Europe. Le livret est tiré d’un vaudeville de SCRIBE datant de 1819.

Suivant la classification de G.B.SHAW, on peut lui appliquer la formule (S+T/A), puisqu’une soprano et un ténor s’aiment, alors qu’une alto les en empêche.

Le pitch : Alvino et Amina vont se marier. Jalouse, Lisa profite d’une crise de somnambulisme d’Amina pour la faire accuser. Le comte Rodolfo la sauve.

Acte I : Sur la place d’un village de Suisse, on prépare les noces d’Elvino et Amina. L’aubergiste Lisa est jalouse d’Amina. Amina paraît et exprime son bonheur et sa gratitude envers les villageois, et spécialement à Teresa qui l’a élevée lorsqu’elle est devenue orpheline (Air : « Come per me sereno »). Le notaire apparaît, suivi d’Elvino. Elvino donne à Amina une bague qu’il tenait de sa mère (Duo : « Prendi, l’anel ti dono »).

Bellini la Sonnambula Prendi l'anel ti donoCliquez sur Amina et Elvino

Un étranger paraît, qui semble connaître bien le village. En apercevant Amina, il est frappé par sa ressemblance avec un grand amour qu’il a eu dans sa jeunesse. Il commence à faire des avances à Amina, ce qui rend jaloux Elvino. À l’approche de la nuit, Teresa explique à l’étranger qu’un fantôme hante le village (Ensemble & chœur : « A fosco cielo »). L’étranger se retire, et Elvino jaloux fait une scène à Amina, avant de se réconcilier (Duo : « Son geloso del zefiro errante »).

Bellini la Sonnambula Son geloso del zeffiro erranteCliquez sur Elvino et Amina

Lisa reconnaît l’étranger, qui la trouve à son goût : c’est Rodolfo, l’héritier de l’ancien comte du pays. Du bruit se fait entendre : Lisa se cache dans un placard mais laisse tomber son mouchoir. Amina entre en marchant dans son sommeil. Elle se demande si Elvino est toujours jaloux, et prend le comte pour son fiancé. Ému, Rodolfo la laisse se coucher innocemment sur son lit, mais c’est le moment où les villageois décident de rendre hommage au comte. Lisa est allée chercher Elvino pour qu’il surprenne Amina et le comte. Tout le monde est choqué de trouver Amina couchée sur le lit de celui-ci. Réveillée par le bruit, Amina clame son innocence, mais emporté par sa colère, Elvino annule son mariage avec Amina. (Quintette : « D’un pensiero e d’un accento »)

Bellini la Sonnambula D'un pensiero e d'un accentoCliquez sur Amina

Acte II : Les villageois se rendent au château du comte Rodolfo afin de lui demander de défendre Amina. Amina qui se souvient des bons moments passés avec Elvino demande à Teresa de la défendre. Elles entendent Elvino se lamenter, mais quand Elvino entend que le comte vient rejoindre Amina, sa colère le reprend et il lui arrache sa bague de fiançailles. Les villageois reviennent du château, en confirmant l’innocence d’Amina, mais Elvino refuse de se confronter à celui qu’il prend pour son rival (Air : « Ah, perché non posso odiarti »).

Bellini la Sonnambula Tutto è sciolto... Ah Perché non posso odiartiCliquez sur Elvino

Elvino a décidé d’épouser Lisa. Comme il la conduit à l’église, Rodolfo paraît et répète qu’Amina est innocente, en expliquant ce qu’est le somnambulisme. On ne le croit pas, mais Teresa surgit et explique la situation. Lisa joue les Saintes-Nitouches, mais Térésa sort le mouchoir que Lisa a fait tomber chez Rodolfo en se cachant, et demande au comte de confirmer. Elvino constate que Lisa a menti.

Soudain, Amina fait une apparition, en pleine crise de somnambulisme, elle marche sur une corniche en haut d’une tour. Les villageois n’osent pas la réveiller. Dans son sommeil, Amina pleure d’avoir perdu Elvino, et cherche son anneau perdu (Air : « Ah, non credea mirarti »).

Bellini la Sonnambula Ah non credea mirartiCliquez sur Amina

Alors convaincu de son innocence, Elvino lui glisse à nouveau son anneau au doigt. Amina se réveille et se réjouit quand elle voit que son rêve de retrouver Elvino s’est réalisé. Tout le monde se réjouit, le mariage peut avoir lieu (Air & chœur : « Ah ! non giunge uman pensiero ».)

Bellini la Sonnambula Ah non giunge uman pensieroCliquez sur l’image

Mes opéras préférés, Mythologie

SÉMÉLÉ, de HAENDEL (1743-1744)

Sémélé de HAENDEL est un objet hybride, un opéra déguisé en oratorio, datant de 1743. En 1743, Haendel avait arrêté d’écrire des opéras pour se tourner vers l’oratorio, qui traite de sujets plus religieux, ne pouvant être montrés au théâtre. Dès 1741, il avait écrit son fameux Messie (Messiah). Pourtant, en 1743, quand on lui propose le sujet de Sémélé, tiré des Métamorphoses d’OVIDE, il en tire un opéra qui, joué pendant le carême de 1744, c’est-à-dire à une époque de l’année où les théâtres étaient fermés aux œuvres profanes, sera présenté comme un oratorio.

Le texte de Sémélé est écrit en anglais, et non en italien comme pour la plupart des livrets de Haendel. Et surtout, nous disposons d’un véritable chœur d’oratorio, plus fourni que les chœurs classiques d’opéra, chœurs qui étaient souvent chantés en coulisse par les artistes qui n’étaient pas sur scène à ce moment-là.

Le pitch : Sémélé, fille de Cadmus et sœur d’Ino, aime Jupiter. Cadmus veut la marier à Athamas, qu’aime Ino. Junon jalouse se débarrasse de Sémélé avec l’aide de Somnus. Ino peut alors se marier avec Athamas tandis que Jupiter extrait du corps calciné de Sémélé le fruit de leur amour : Bacchus.

Acte I : Sémélé, sur ordre de son père, doit se préparer à son mariage avec le prince Athamas. Elle cache difficilement son désespoir, car elle aime secrètement Jupiter, le roi des dieux. Elle implore Jupiter de lui donner un signe pour savoir quelle conduite tenir. (Air : « O Jove, in pity teach me which to choose ».)

Haendel Sémélé O jove I, pity teach me which to chooseCliquez sur l’image

Athanas la trouvant seule espère que c’est son amour pour lui qui la met dans cet état. Il demande à Hymen de favoriser leur union. (Air : « Hymen, haste, thy torch prepare ».)

Haendel Sémélé Hymen, haste, thy torch prepareCliquez sur l’image

Ino, la sœur de Sémélé est elle aussi désespérée, car elle aime secrètement Athamas.

Cadmos vient annoncer que Jupiter a enlevé Sémélé et l’a emportée dans les cieux. Sémélé est au pinacle du bonheur.

Haendel Sémélé Endless pleasure, endless loveCliquez sur Sémélé

Junon, la femme de Jupiter est jalouse de la nouvelle incartade de son mari. Sémélé aime Jupiter, mais elle souffre de la barrière qu’il y a entre son dieu de mari et elle, simple mortelle.

Haendel Sémélé Where'er you walkCliquez sur Jupiter et Sémélé

Acte II : Junon demande à Iris, sa messagère, où se trouve Sémélé. Iris lui répond qu’elle est dans un palais que Jupiter a fait construire pour elle, palais gardé par deux féroces dragons. Junon invoque Somnus, le dieu du sommeil, pour qu’il l’aide à endormir les dragons et à tromper Sémélé. Somnus commence par refuser, préférant le repos à l’action.

haendel Sémélé Duo Junon SomnusCliquez sur Junon et Somnus

Sémélé s’ennuie pendant les absences du Jupiter et elle prie le sommeil de revenir et lui faire voir en rêve son amant.

Haendel Sémélé O sleep, why dost thou leave meCliquez sur Sémélé

Jupiter revient, et promet à Sémélé un heureux séjour (Air : Where’er you walk).

Haendel Sémélé where'er you walk, cool gales shall fan the gladeCliquez sur Sémélé et Jupiter

Acte III : Junon et Iris essaient de réveiller Somnus qui préfère dormir, mais Junon lui fait miroiter que s’il l’aide, elle obtiendra pour lui l’amour de Pasithéa, son aimée. (Duo Somnus Junon.)

Haendel Sémélé More sweet is that nameCliquez sur l’image

Junon prend l’apparence d’Ino et lui indique que si elle réussit à voir Jupiter sous son apparence divine, elle accédera elle aussi à l’immortalité. Quand Sémélé retrouve Jupiter, elle lui fait promettre sur le Styx, le plus puissant serment qu’un dieu puisse prononcer, qu’elle lui accordera ses faveurs. Fou d’amour, Jupiter promet, et Sémélé lui demande alors de le voir sous son apparence divine. Jupiter la met en garde, mais Sémélé insiste (Air : No, no, I’ll take no less »).

Haendel Sémélé No, no I'll take no less (Battle)Cliquez sur Sémélé qui veut tout faire dans l’excès

Bien entendu, c’est plus que ce qu’une humaine peut supporter, et Sémélé se trouve brûlée par la vision du dieu.

Jupiter se saisit du fruit de leurs amours, et le garde bien au chaud dans sa cuisse jusqu’à la naissance. Cet enfant, c’est Bacchus, le dieu du vin dont le pouvoir est plus grand que celui de l’amour (sic !) Pendant ce temps sur Terre, on célèbre les noces d’Athamas et d’Ino.

(Source principale : les représentations de l’opéra de Lille en octobre 2022.)

Mes opéras préférés

L’ENLÈVEMENT AU SÉRAIL, de MOZART (1782)

LEnlèvement au sérail (Die Entführung aus dem Serail) est une commande de l’empereur d’Autriche, Joseph II. Créé à Vienne en 1782, l’opéra connut un grand succès, et est resté l’opéra le plus populaire de Mozart jusqu’à sa mort. C’est un Singspiel, c’est-à-dire un opéra chanté en allemand.

C’est à son propos que l’empereur aurait eu le célèbre mot : « Trop de notes ».

Le pitch : Belmonte vient chercher sa femme Constance qui, capturée par des pirates, a été vendue au pacha Selim avec sa femme de chambre Blondchen et le valet Pedrillo. Osmin le méchant gardien du harem va leur faire obstacle. Selim est amoureux de Constance, mais les héros vont finir par s’échapper.

Ouverture :

Mozart l'Enlèvement au sérail OuvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Belmonte entre chez le pacha Selim, à la recherche de sa fiancée Constance. Celle-ci, tombée aux mains des pirates avec sa servante Blondchen, a été vendue au pacha Selim. Osmin, le gardien du sérail, arrive à son tour et Belmonte le presse de questions sur le sort des deux femmes, et de son serviteur Pedrillo. Osmin l’insulte et Belmonte sort, vexé.

Pedrillo arrive et Osmin, qui déteste ses manières supérieures, le menace de mille morts, puis sort. Belmonte revient et retrouve Pedrillo. Ce dernier l’informe que Constance est en vie, mais qu’elle est chez le pacha Selim qui est amoureux d’elle. Pedrillo rassure Belmonte, le pacha est un homme honnête et il n’a pas porté la main sur Constance. Il sera difficile de la faire sortir du palais, car Osmin veille. Pedrillo, qui a obtenu les faveurs de Selim en tant que jardinier, propose de faire passer Belmonte pour un architecte afin de le faire entrer dans le palais.

Le pacha Selim apparaît avec Constance. Il s’efforce en vain d’obtenir son amour, mais Constance lui répond qu’elle a déjà donné son cœur à un autre. Pedrillo veut entrer pour présenter l’architecte à Selim, mais Osmin ne les laisse pas entrer. (Trio « Marsh, marsh, marsh »)

Mozart l'Enlèvement au sérail Marsch Marsh MarshCliquez sur Pedrillo, Belmonte et Osmin

Acte II : Blondchen repousse les tentatives brutales d’Osmin. Elle dit que la force ne sert à rien, que c’est par la cajolerie et la douceur que l’on conquiert le cœur des femmes. Osmin sort, Constance entre, pleine de tristesse d’être séparée de Belmonte (Air de Constance : « Traurigkeit war mir zum Lose »).

Mozart l'Enlèvement au sérail Traurigkeit ward mir zum LoseCliquez sur Constance

Selim approche et déclare à Constance que sa patience est à bout. Il menace d’utiliser la force si elle ne lui cède pas d’ici le lendemain. Constance répond qu’elle préfère mourir plutôt que céder.

Pedrillo annonce à Blondchen, sa bien-aimée, que Belmonte est arrivé. Il explique qu’il mettra un somnifère dans le vin d’Osmin pour l’endormir. Elle sort pour en informer Constance. Quand Osmin arrive, Pedrillo le fait boire et il s’endort. Les deux couples se réunissent. Les deux hommes testent les réactions de leurs fiancées pour savoir si elles ont été fidèles. Derrière leur indignation, ils se rassurent et se réjouissent (Quatuor : « Ach, Belmonte ! Ach, mein Leben ! »).


Mozart l'Enlèvement au sérail Ach, Belmonte ! Ach, mein Leben !Cliquez sur Belmonte, Constance, Blondchen et Belmonte

Acte III : Après un grand air de Belmonte, Pedrillo arrive avec une échelle pour sortir les deux femmes du sérail. Osmin se réveille et triomphe : il les tient ! (Air d’Osmin « O, wie will ich triumphieren »).

Mozart l'Elèvement au sérail O, wie will ich triumphieren (Osmin)Cliquez sur Osmin

Selim arrive avec ses janissaires. Constance implore la pitié du pacha et Belmonte raconte que son père est un grand d’Espagne, gouverneur d’Oran, et qu’il paiera une forte rançon. Malheureusement, Selim et le père de Belmonte sont ennemis, et le pacha est heureux de pouvoir se venger et tuer le fils de son ennemi. Ils laissent les amoureux seuls le temps de réfléchir à ce qu’il va faire (Duo d’amour face à la mort : « Welch ein Geschick »).

Mozart l'Enlèvement au sérail Welch ein GeschickCliquez sur Constance et Belmonte

Quand il revient, il décide d’être généreux et de leur laisser la vie sauve. Tous sont remis en liberté. Belmonte, Constance, Pedrillo et Blondchen chantent les louanges et la bonté de Selim. (Final : « Bassa Selim lebe lange ».)

Mozart l'Enlèvement au sérail Bassa Selim lebe langeCliquez sur le final

Cinéma, Mes opéras préférés

THE WALL, by PINK FLOYD (1979)

The Wall (le Mur) est le onzième album du groupe inclassable PINK FLOYD. Il a été composé en 1979 et fera l’objet de nombreux concerts, avec une mise en scène et des décors grandioses (un peu comme pouvait l’être l’opéra au XVIIe siècle, ou le GOF au XIXe siècle.) Après l’album et ces concerts, the Wall fera l’objet d’une version filmée par Alan PARKER.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, une version scénique particulièrement impressionnante a été jouée (et filmée) en 1990 (The Wall live in Berlin.)

Il existe même une version lyrique écrite pour l’opéra.

Le pitch : L’histoire est assez proche de celle de Tommy des WHO. Un petit garçon qui a perdu son père à la guerre et, victime d’une mère castratrice, se renferme en lui-même.

Pink est une star du rock qui revoit sa vie. Son père est mort pendant la Seconde Guerre mondiale et il a été élevé par sa mère. (« The thin Ice »). Pour combler l’absence de son père, il commence à se construire un mur mental le protégeant du monde cruel. (« Another Brick in the Wall part I »).

Pink Floyd The Wall Thin IceCliquez sur l’album culte

Il se souvient de ses années au collège, avec les professeurs sadiques qui tourmentaient les enfants (« We don’t need no education »).

Pink Floyd The Wall We don't no educationCliquez sur l’image (et mangez vos haricots si vous voulez avoir du pudding, car comment voudriez-vous avoir du pudding si vous ne mangez pas vos haricots ?)

Devenu adulte, il se souvient de sa mère abusive (« Mother ») et de ses années d’enfance pendant le blitz (Goodbye Blue Sky).

Pink Floyd The Wall MotherCliquez sur l’image

Pink se marie, mais lors d’une tournée en Amérique, il se laisse séduire par une groupie (Young Lust). Dans sa chambre d’hôtel, il est pris d’un accès de rage dévastatrice et il casse tout dans sa chambre. Puis, déprimé, il pense à sa femme, qui le trompe et qu’il a laissée à Londres, et qui ne répond pas au téléphone (« Don’t leave me now »). Son mur symbolique est désormais achevé et Pink se sent coupé du monde humain (« Goodbye Cruel World »). Il repense à sa jeunesse (« Vera ») avant de revenir à la Seconde Guerre mondiale (« Bring the Boys back home »).

Le manager et son équipe trouvent Pink affalé dans sa chambre d’hôtel, complètement shooté. Ils le droguent pour qu’il puisse remonter sur scène et l’emmènent sur les lieux où il doit donner son concert (« Confortably numb »).

Pink Floyd The Wall Confortably numbCliquez sur ce pauvre Pink complètement shooté dans sa chambre d’hôtel

Complètement camé, Pink s’imagine en dictateur fasciste ordonnant des ratonnades (« Run like Hell »).

Pink Floyd The Wall Run like HellCliquez sur l’image

Son hallucination cesse et il hurle pour que tout s’arrête (« Stop »). Il se remet en question, et son moi profond lui ordonne de casser ce mur qu’il a construit pour se protéger (« Outside the Wall »).

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus pour avoir une chouette version alternative d’un des titres phares

(Sources principales : The Wall l’album de 1979, The Wall le film de 1982, The Wall live in Berlin de 1990.)

Mes opéras préférés

HAMLET, d’Ambroise THOMAS (1868)

Hamlet, d’Ambroise THOMAS, date de 1868. Il a été créé à l’Opéra de Paris, deux ans après Mignon, autre grand succès de Thomas, créé à l’Opéra-comique. Le livret en est du duo BARBIER / CARRÉ, déjà connus pour être auteurs du livret du Faust de GOUNOD en 1858.

Suivant la classification de G.B. SHAW, nous sommes ici en présence d’un étonnant (B+S+M) où le héros, Hamlet chanté par un baryton et non pas par un ténor, aime Ophélie la soprano, alors que la mezzo Gertrude favorise cet amour.

On peut noter que c’est dans Hamlet qu’on trouve pour la première fois l’utilisation du saxophone, récemment inventé, dans un opéra.

Le pitch : On a tué le roi du Danemark, le père d’Hamlet. Le père d’Ophélie, la fiancée d’Hamlet, ayant participé au complot, Hamlet demande à Ophélie de partir au couvent. Devenue folle, elle se suicide. Le spectre du père demande à Hamlet de le venger, ce que celui-ci fait.

Acte I : À Elseneur, au Danemark, la foule se réjouit du mariage entre le roi Claudius et Gertrude, la femme de son frère assassiné deux mois plus tôt.

Hamlet, le fils de Gertrude et de l’ancien roi, voyant sa mère se remarier après seulement deux mois de deuil, médite sur l’infidélité des femmes. Ophélie, sa fiancée, le rejoint et le presse de lui faire dire son amour. La scène se termine par un beau duo (« Doute de la lumière ».)

Thomas Hamlet Doute de la lumièreCliquez sur Ophélie et Hamlet

Ils sont interrompus par Laërte, le frère d’Ophélie, qui vient leur annoncer qu’il est envoyé en Norvège et qu’il confie sa sœur à Hamlet (un peu comme Valentin, le frère de Marguerite, dans le Faust de Gounod.) (Air : « Pour mon pays ».)

Une fanfare annonce le début des festivités du mariage. Hamlet choisit de s’éloigner. Horatio, un ami d’Hamlet, cherche celui-ci pour lui dire qu’on a vu le spectre de son père la nuit précédente sur les remparts.

Sur l’esplanade du château, la nuit, Horatio et Marcellus attendent, se demandant s’ils verront à nouveau le fantôme du roi. Hamlet arrive et apprend la nouvelle. Alors que minuit sonne, le spectre fait son apparition. Il s’adresse à Hamlet et lui apprend qu’il a été assassiné par son frère Claudius. Il demande à Hamlet de le venger.

Thomas Hamlet Scène de l'esplanadeCliquez sur l’image

Acte II : Ophélie est seule dans les jardins du palais. Elle est inquiète, car Hamlet semble l’ignorer.

Thomas Hamlet Sa main depuis hier...Cliquez sur Ophélie

Elle confie son trouble à Gertrude qui prend peur : se pourrait-il que son fils ait découvert la vérité ? Le roi essaye de la calmer.

Thomas Hamlet l'âme de votre filsCliquez sur Claudius et Gertrude

Au cours d’une fête, après une chanson bachique (Ô vin, dissipe la tristesse), Hamlet fait jouer une pièce relatant l’assassinat d’un roi par son frère.

Thomas HAmlet Ô vin dissipe la tristesseCliquez sur Hamlet

Devant le trouble de Claudius, Hamlet l’accuse publiquement et lui arrache sa couronne.

Acte III : Hamlet se demande pourquoi il n’a pas frappé le roi quand il le pouvait. (Air : « Être ou ne pas être ».)

Thomas Hamlet être ou ne pas êtreCliquez sur Hamlet

Quand Claudius arrive, Hamlet se cache derrière une tenture, prêt à le frapper, mais le roi est pris de remords, et demande à son frère de prier pour lui.

Thomas Hamlet Je t'implore, ô mon frèreCliquez sur Claudius

Hamlet ne veut pas le frapper quand il prie, il veut le tuer sur le trône usurpé. Polonius, le père d’Ophélie, arrive. De l’échange qu’ils ont avec le roi, Hamlet comprend que Polonius est complice du meurtre de son père.

Gertrude arrive avec Ophélie, demandant à Hamlet de se marier avec la pauvre fille. Hamlet feint la froideur vis-à-vis de la fille d’un des meurtriers de son père, lui recommandant de partir au couvent et provoquant le désarroi d’Ophélie.

Se tournant vers sa mère, Hamlet l’accuse d’avoir versé le poison dans l’oreille de son mari. Elle titube, s’effondre, mais le spectre apparaît à Hamlet, lui demandant d’épargner sa mère.

Acte IV : Ophélie, désemparée, erre dans la campagne quand elle voit une fête campagnarde. Elle se joint aux jeunes filles, avant de sombrer dans la folie. Elle se penche au-dessus du fleuve, glisse et se noie.

Thomas Hamlet Des larmes de la nuitCliquez sur Ophélie

Acte V : Au cimetière, les fossoyeurs préparent une tombe. Hamlet, qui fuit les assassins de son père à ses trousses, médite sur la vanité de la vie. Laërte arrive, et l’accuse de n’avoir pas veillé sur sa sœur. Quand le cortège funéraire arrive, Hamlet comprend tout : Ophélie est morte. Il veut mourir avec elle quand Claudius et Gertrude arrivent. Le spectre rappelle Hamlet à son serment. Hamlet tue le roi et la reine et, à la demande du spectre de son père, devient roi du Danemark.

(Sources principales : La production de l’Opéra-Comique de 2018, et le livret associé, ainsi que le DVD enregistré au Gran Teatre del Liceu de 2003.)

Animation 1, Cinéma, Mes opéras préférés

GUILLAUME TELL, de ROSSINI (1829)

Dernier opéra de ROSSINI, écrit d’après la pièce de SCHILLER et créé à l’Opéra de Paris en 1829. La longueur de cette œuvre (presque 4 heures) en a empêché un succès pareil à ceux auxquels Rossini était accoutumé. Son Ouverture est un des morceaux les plus utilisés au cinéma, de Walt DISNEY à Stanley KUBRICK.

Rossini Guillaume Tell Ouverture par DisneyPlease, click on the Overture from Willima Tell

Le pitch : Arnold, le fils du pasteur, aime Mathilde, la fille du bailli Gessner, l’occupant autrichien. Un soldat de Gessner ayant été tué par un pâtre, le bailli veut se venger. Il demande aux villageois de se prosterner devant son chapeau, ce que Guillaume Tell refuse de faire. Dès lors, Gessler voudra faire mourir Guillaume qui prend la fuite avec Arnold.

Ouverture : La célèbre ouverture de Guillaume Tell est composée de quatre parties évoquant une scène bucolique suivie d’un orage, le ranz des vaches et enfin la bataille contre l’occupant autrichien.

Rossini Guillaume Tell OuvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Regardant un pêcheur qui songe à sa belle, Guillaume Tell pense à sa patrie, occupée par l’Autriche, ce qui inquiète sa femme Hedwige et son fils Jemmy. Le chœur des paysans annonce la fin du jour.

Rossini Guillaume Quel jour serein le ciel présageCliquez sur l’image

Le vieux Melchtal descend de la montagne, avec son fils Arnold. Hedwige, la femme de Guillaume, lui demande de célébrer trois mariages à l’occasion de la fête des pasteurs. Guillaume offre l’hospitalité à Melchtal et Arnold. Melchtal demande à Arnold quand il va se décider à se marier. Resté seul, Arnold chante son amour pour Mathilde, la fille du bailli Gessner, c’est-à-dire de l’ennemi. Guillaume demande à Arnold ce qui l’agite. S’en suit un duo entre Guillaume et Arnold où ce dernier est déchiré entre son amour pour Mathilde et son amour pour sa patrie.

Rossini Guillaume Tell Où vas-tu, quel transport t'agiteCliquez sur Arnold et Guillaume

Arrivent Melchtal, Hedwige et le chœur venu chercher les trois fiancées. Pendant que Melchtal bénit les trois couples, on entend Gessler arriver. Arnold s’enfuit, suivi de Guillaume. Le chœur se réjouit et honore Jemmy, le fils de Guillaume, qui a remporté le prix de tir à l’arc. Mais un pâtre arrive, qui explique que pour défendre sa fille de la soldatesque gesslerienne, il a tué un soldat et qu’il est poursuivi. Il veut traverser le lac pour trouver refuge de l’autre côté. Le pécheur refuse. Guillaume revient, sans Arnold. Le pâtre quémande son secours et Guillaume lui fait traverser le lac. Les soldats de Gessler arrivent, conduits par le capitaine de la garde, Rodolphe. Celui-ci demande qui a aidé le pâtre, mais le peuple refuse de répondre. Melchtal déclare que cette terre ne connaît pas de délateur. Rodolphe ordonne qu’on l’arrête.

Acte II : Dans la montagne, à un chœur de chasseurs répond un chœur de pâtres. Mathilde, qui s’est isolée du groupe, sent qu’Arnold n’est pas loin. Dans le fond de son cœur, c’est lui qu’elle aime (Air : Sombre forêt…).

Rossini Guillaume Tell Sombre forêtCliquez sur Mathilde

Arnold paraît, et lui avoue son amour, auquel elle répond (Duo : Oui vous l’arrachez à mon âme).

Rossini Guillaume Tell Oui, vous l'arrachez à mon âmeCliquez sur Arnold

Mais on vient, il faut se séparer. C’est Guillaume accompagné d’un de ses compagnons, Walter. Guillaume et Wlater rappellent à Arnold que Mathilde est leur ennemie, et lui apprennent que Gessler a fait mourir son père (Trio : « Quand l’Helvétie est un champ de supplices ».)

Rossini guillaume Tell trioCliquez sur le trio

Il l’appelle à prendre la tête de la révolte contre le bailli. Les délégués des trois cantons arrivent. Arnold fédère leur révolte.

Acte III : Alors que Mathilde attend un doux adieu d’Arnold, celui-ci révèle qu’il doit venger son père. Elle lui dit de fuir.

Rossini Guillaume Pour notre amour plus d'espéranceCliquez sur l’image

Sur la place du village, on dresse une estrade. Gessler paraît et ordonne que l’on se prosterne en passant devant son chapeau accroché à un poteau. Sous la contrainte des soldats, tout le monde se prosterne devant le chapeau. Guillaume arrive avec Jemmy. Rodolphe lui ordonne de s’incliner. Guillaume refuse. Gessler le fait arrêter. Guillaume demande à Jemmy d’aller prévenir sa mère afin qu’elle lance le signal de la révolte, un feu allumé, mais Gessler ordonne que l’on place une pomme sur la tête de Jemmy, et demande à Guillaume de l’atteindre d’une flèche. Guillaume résiste, puis cachant une flèche sous son habit, il tire et atteint la pomme, ne cachant pas que s’il avait raté, la deuxième flèche aurait été pour Gessler. Celui-ci demande qu’on arrête Guillaume et son fils. Mathilde les prend sous sa protection, mais déjà Gessler a une autre idée pour faire disparaître Guillaume et l’entraîne sur le lac pour le mener en prison.

Acte IV : Arnold pleure la perte de son père quand les confédérés arrivent, cherchant des armes pour secourir Guillaume. Arnold leur dit où trouver les armes que son père et Guillaume avaient cachées en vue de la révolte. De son côté, Edwige décide de tuer Gessler. Mathilde se présente et lui rend Jemmy (Trio : « Je rends à votre amour ».)

Rossini Guillaume Tell Je rends à votre amourCliquez sur le trio

Malgré la tempête, Guillaume réussit à regagner le rivage. Il demande à sa femme pourquoi sa maison brûle. Elle répond qu’elle y a mis le feu pour donner le signal de la révolte. Poursuivi par les soldats, Guillaume tue Gessler.

Arnold arrive après avoir libéré le château de l’occupant autrichien. Il peut retrouver Mathilde !

Rossini Guillaume Tell FinalCliquez sur Arnold, Guillaume et Mathilde

Mes opéras préférés, Théâtre

KATIA KABANOVA, de JANACEK (1919 – 1921)

Katia Kabanova est un opéra écrit par JANACEK d’après la pièce l’Orage d’OSTROVSKI. Créé à Brno en 1921 et repris à Prague dès 1922. Contemporain des avancées sur la psychologie humaine dues à FREUD, cet opéra nous propose une héroïne partagée entre son sens du devoir moral et sa psyché.

Après le succès (tardif) de Jenufa en 1916, Janacek renoue avec une héroïne dont l’amour est contrarié par une femme plus âgée et autoritaire, qui fera finalement son malheur.

Classification selon G.B.SHAW : Suivant la classification de George Bernard SHAW, nous sommes ici en présence d’un opéra du type très original (S+T/S+T), où une soprano (Katia) et un ténor (Boris) s’aiment alors que leur amour est contrarié par une soprano (la mère) et un ténor (Tichon).

Le pitch : Dans la maison des Kabanov, Kabanicha, la mère, fait régner la terreur dans sa famille par crainte du qu’en-dira-t-on. Elle régente la vie de son fils, Tichon, et de sa belle-fille Katia, qui étouffe et a perdu toute joie de vivre en entrant dans cette maison. Alors que Tichon est en déplacement à la foire de Kazan, l’inconcevable se produit, Katia trompe son mari avec le beau et jeune Boris. Au retour de son mari, Katia, déchirée entre ses devoirs envers son mari, et son amour toujours vivant pour Boris, avoue son crime et se suicide.

Ouverture :

Janacek Katia Kabanova OuvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Un dimanche après-midi, sur les bords de la Volga. Koudriach, l’instituteur contemple la nature quand il entend le vieux Dikoï gronder son neveu Boris, qu’il juge bon à rien. Boris confie à Koudriach qu’il est venu de Moscou pour obéir à Dikoï, condition pour obtenir son héritage que ses parents ont confié à Dikoï. Les Kabanov sortent de l’église et se dirigent vers leur maison. Il y a là Marfa Kabanova, son fils Tichon et sa belle-fille Katia. Marfa reproche à son fils de ne plus aimer sa mère depuis qu’il est marié. Comme Katia répond en lui déclarant qu’elle l’aime comme sa propre mère, elle se fait remettre sèchement à sa place. Elle n’a pas à se mêler d’une discussion entre la mère et le fils ! Katia rentrée à la maison, Marfa prédit à son fils que sa femme le fera un jour cocu.

Dans sa chambre, Katia évoque avec Varvara la servante de la maison les jours heureux de sa jeunesse, avant qu’elle n’entre dans cette famille où toute joie est interdite. Insouciante, elle passait son temps à arroser les fleurs, à rêver de voler comme un oiseau, et elle aimait aller à la messe où elle se croyait au paradis. Mais maintenant, quand elle rêve de vol, elle chute, entraînée par le poids du péché. Elle aime et désire un autre homme que son mari, Boris. Tichon entre avec ses valises, il va partir deux semaines à la foire de Kazan, où il est envoyé par sa mère. Katia le supplie de ne pas la laisser seule, mais Tichon n’entend pas derrière ses mots la détresse de sa femme. (Air et dialogue : »Vis co mi napadlo » « Ce serait beau si nous pouvions voler comme les oiseaux ».)

Janacek Katia Kabanova acte 1 scène 2 Vis, co mi napadloCliquez sur Katia

Marfa entre et ordonne à Tichon de partir à la foire de Kazan, en lui demandant d’ordonner à sa femme de lui être obéissante pendant son absence, de ne pas rester à rien faire, de ne pas regarder les autres hommes. Katia s’effondre au sol, puis dit durement à Tichon de partir.

Acte II : Dans la maison des Kabanov, le soir, Marfa reproche à Katia d’avoir laissé partir son mari sans éprouver de peine. Même si elle n’en éprouve pas, elle aurait pu faire semblant, ça aurait été plus convenable. Varvara dit discrètement à Katia qu’avec la chaleur qu’il fait, elle peut dormir dans la véranda. Elle s’arrangera pour faire venir Boris et lui confie la clé d’une petite porte qui donne sur la véranda. Katia commence par refuser, puis petit à petit cède à l’idée de voir Boris, de lui parler, telle l’Isolde de WAGNER, mais sans l’aide d’un philtre d’amour : « C’est le destin, je mourrai si je ne le vois pas et je sais que je devrai mourir si je le vois » (Air: « Ne, ne, nidko » « rien, rien, personne ».)

Janacek Katia Kabanova Acte II Ne, ne, nidkoCliquez sur Katia

Katia sort, Marfa rentre avec Dikoï, qui est ivre et cherche à la séduire. Ils ressortent ensemble.

Devant la petite porte, Koudriach se promène et chante une chanson d’amour en attendant Varvara. Boris arrive alors que Varvara répond à la chanson de Koudriach. Katia arrive à son tour et Boris cherche à lui parler, à lui prendre la main. Il lui déclare son amour.

Janacek Katia Kabanova Acte 2 scène 2Cliquez sur l’image

Katia répond qu’elle est mariée, que tout cela va les mener vers un grand malheur. Ils tombent dans les bras l’un de l’autre, mais quand Boris parle d’amour, Katia parle de mort. Varvara et Koudriach reviennent et leur disent d’aller sur le sentier. Ils les préviendront quand ce sera l’heure de rentrer.

Acte III : Devant les ruines d’un bâtiment, Koudriach discute avec un ami sous l’orage. (l’Orage était le titre de la pièce originale d’Ostrovski). Dikoï arrive, mais il ne veut pas que Koudriach lui adresse la parole.

Janacek Katia Kabanova Acte 3 scène 1 la tempêteCliquez sur la tempête

Varvara entre et déclare que Tichon est rentré, et que Katia qui ne pourra plus voir Boris et est en train de perdre la raison. Katia arrive, quand elle voit Boris, elle s’accuse devant Marfa et Tichon d’avoir trompé son mari, malgré le serment qu’elle avait fait de ne pas parler à d’autres hommes pendant l’absence de Tichon.

Varvara et Koudriach disent qu’ils vont partir à Moscou. Sur le bord de la Volga, Katia erre, n’ayant plus goût à rien. Boris entre, ils s’étreignent. Boris dit que son oncle veut l’envoyer en Sibérie. Katia lui demande de penser à elle, de faire l’aumône sur son chemin de sa part. Quand Boris part, elle se jette dans le fleuve. Devant son corps que l’on a tiré du fleuve, Tichon accuse sa mère de l’avoir tuée, avant de retomber dans sa soumission à sa mère.

Janacek Katia Kabanova FinalCliquez sur Katia

(Source principale : la production de l’Opéra de Paris de 1988, et le programme associé.)

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Contes et légendes, Mes opéras préférés

PARSIFAL, de WAGNER (1882)

WAGNER était féru de légendes antiques (sa bibliothèque personnelle à Bayreuth est assez impressionnante) et il a eu l’idée d’utiliser le personnage de Parsifal dès 1845, à l’époque où il écrivait Lohengrin (qui se trouve être le fils de Parsifal). Plus tard, en 1856, il a aussi songé à faire apparaître Parsifal dans une scène de Tristan und Isolde, en opposant ainsi l’amour profane et l’amour divin. Finalement il écrira le livret de son Parsifal en 1877, d’après Parzival et le conte du Graal de CHRÉTIEN de TROYES, et en composera la musique de 1877 à 1882.

Parsifal a été créé en 1882 à Bayreuth, et Wagner ne voulait pas qu’on le joue ailleurs. Ce sont les États-Uniens qui ont jugé que cet interdit n’était pas valable pour l’Amérique (déjà !) et qui l’ont monté sur scène à New York en 1903. Il faudra attendre 1913 pour que l’exclusivité tombe pour le reste du monde.

Le pitch : Dans le château de Montsalvat où a été recueilli le calice contenant le sang du Christ crucifié, et la lance qui a provoqué sa blessure, les chevaliers du Graal veillent sur ces reliques. Le magicien Klingsor, un prétendant à cette confrérie qui en a été rejeté veut s’emparer du Graal. Pour ce faire, il a créé au pied du château un jardin enchanté peuplé de ses créatures, les filles-fleurs, qui vampent les chevaliers. Ça a été le cas du roi Amfortas, qui s’est laissé séduire par Kundry, une femme à l’effrayante beauté sous l’emprise maléfique de Klingsor. Klingsor en a alors profité pour voler la lance sacrée et en frapper Amfortas. Depuis, celui-ci souffre d’une blessure qui ne guérit pas et répugne à diriger son office. Seul un innocent au cœur pur pourra récupérer la lance et le guérir. Cet innocent, ce sera Parsifal.

Le personnage de Kundry est intéressant. Au naturel, elle ne rêve que de servir les chevaliers, mais quand elle est sous l’emprise magique de Klingsor, c’est à leur perte qu’elle se voue.

Prélude de l’acte I : Dans son prélude, Wagner expose les principaux leitmotivs de son drame sacré : la Cène, le Graal, la Foi et la Lance.

Wagner Parsifal Prélude acte ICliquez sur l’image

Acte I : Dans la forêt entourant le château du Graal, auprès d’un lac, Gurnemanz et deux écuyers attendent l’arrivée d’Amfortas, leur roi, qui vient prendre son bain. Les chevaliers du Graal ont comme mission de veiller sur le Saint-Graal, un vase qui contient le sang du Christ, et sur la lance qui a percé le flanc du Christ sur la croix.

Kundry, une femme inquiétante au service des chevaliers, apparaît.  Elle apporte une fiole d’un baume censé apaiser les douleurs d’Amfortas. Autrefois, Amfortas a succombé à ses charmes, et Klingsor en a profité pour lui voler la lance sacrée, lui causant au passage une blessure qui ne peut pas guérir. Arrive le cortège des chevaliers accompagnant Amfortas au bain, censé soulager ses douleurs. Gurnemanz lui présente le baume de Kundry. Il explique aux écuyers que Klingsor est un ancien prétendant à la confrérie des chevaliers du Graal, mais que ne pouvant respecter le vœu de chasteté qu’exige cette charge, il s’est mutilé et a été rejeté par les chevaliers. Pour se venger, il a créé un jardin magique, peuplé de belles femmes vouées à détourner les chevaliers de leur mission sacrée afin de les perdre. Un seul homme pourra récupérer la lance sacrée : un innocent au cœur pur.

Un jeune homme apparaît, poursuivant un cygne. Il tue le cygne, animal sacré, devant l’assemblée effarée qui le conduit devant Gurnemanz. Le jeune homme ne sait pas répondre aux questions de Gurnemanz, il ne connaît même pas son propre nom. La seule chose qu’il peut dire, c’est qu’il a grandi seul dans la forêt. Kundry raconte son histoire. Le jeune homme a été élevé par sa mère pour éviter qu’il ne suive son père, un ancien chevalier du Graal parti en quête d’aventure, et qui est mort au combat. Parsifal a grandi comme un innocent, sans éducation. Un jour, voyant des chevaliers en armure brillante, il les a suivis. Kundry est alors prise d’une étrange torpeur. Le roi revient du bain et Gurnemanz propose à Parsifal de les accompagner au château du Graal, Montsalvat.

À Montsalvat, les chevaliers entrent solennellement pour la cérémonie. Titurel demande à son fils Amfortas de dévoiler le Graal, comme sa fonction l’y oblige. Ceci réveille sa blessure et il résiste. Il finit par célébrer la Cène et au cours de la cérémonie, le Graal remplit de vin les verres des chevaliers, et dépose à côté un pain, symbole de la manne nourricière. Parsifal a assisté en silence, apparemment inconscient de la symbolique de ce qu’il voit. Mécontent de ce comportement, Gurnemanz le chasse du château.

Wagner Parsifal Wein und BrotCliquez sur les chevaliers recevant le vin et le pain (Wein und Brot)

Acte II : Dans son château, Klingsor tire Kundry de son sommeil pour qu’elle séduise Parsifal, qui se dirige vers son château. Parsifal se bat contre la garde de Klingsor, composée des chevaliers qu’il a détournés de leur devoir. Devant la bravoure au combat de Parsifal, la garde s’enfuit. Le château de Klingsor s’enfonce alors sous la terre, faisant place à un magnifique jardin peuplé des créatures de Klingsor, les filles-fleurs. Elles entourent Parsifal et cherchent à le séduire, mais Parsifal leur résiste.

Wagner Parsifal Acte II Hier war das Tosen (les filles-fleurs)Cliquez sur les filles-fleurs

Kundry apparaît à son tour, et lui raconte son histoire. Elle lui donne son nom « Fol si pur » (Parsifal) qui lui rappelle que sa mère l’appelait ainsi. Elle lui annonce alors que sa mère est morte quand il est parti. Elle profite du trouble de Parsifal pour lui donner un baiser, mais ce baiser dissipe l’enchantement et Parsifal, revivant la scène du Graal, revit également les souffrances d’Amfortas et le baiser qu’il a reçu de Kundry et qui a provoqué sa chute et sa blessure. Il la repousse. Kundry explique qu’elle a été condamnée pour avoir ri du Christ dans sa Passion, et que le baiser de Parsifal la délivrera de son sort. Parsifal refuse encore, car accepter, ce serait les condamner tous les deux.

Wagner Parsifal Amfortas, Die WundeCliquez sur Parsifal

Kundry appelle Klingsor à l’aide. Celui-ci apparaît, porteur de la lance sacrée. Il la jette vers Parsifal, mais elle s’arrête en l’air sans l’atteindre au-dessus de la tête de Parsifal. Parsifal s’en saisit alors, et traçant un signe de croix, fait ainsi disparaître le château de Klingsor et tous ses enchantements.

Acte III : Gurnemanz vit en ermite au pied du Burg de Montsalvat. Entendant des gémissements dans un fourré, il tire Kundry d’un long sommeil magique, et celle-ci ne pense plus qu’à une chose, servir.

Wagner Parsifal Von dorther kam das StöhnenCliquez sur l’image

Un chevalier en armure noire apparaît. Gurnemanz lui demande de baisser les armes en ce lieu sacré et en ce jour du Vendredi saint. Le chevalier s’exécute et Gurnemanz reconnaît Parsifal, qui le salue. Il dit qu’il vient voir Amfortas, persuadé qu’il est de pouvoir le sauver. Gurnemanz explique alors que depuis le départ de Parsifal, Amfortas, voulant mourir, n’a plus assuré le service du Graal, tarissant la source qui leur apportait la manne céleste qui les protégeait de la vieillesse. Titurel vient d’ailleurs d’en mourir. Quand Gurnemanz reconnaît la lance sacrée dans les mains de Parsifal, il sait qu’il a en face de lui l’innocent au cœur pur, seul capable de cet exploit. Kundry lave les pieds de Parsifal et Gurnemanz ses cheveux, puis il oint Parsifal, le sacrant nouveau prêtre du Graal. Parsifal donne le baptême à Kundry et tous trois entrent dans le château du Graal. C’est le Vendredi saint (l’enchantement du Vendredi saint).

Wagner Parsifal acte III Enchantement du vendredi saintCliquez sur Kundry, Gurnemanz et Parsifal

Dans la grande salle, les chevaliers entrent en un double cortège. Les uns portent la dépouille mortelle de Titurel, les autres Gurnemanz sur sa couche. Les chevaliers demandent à Amfortas de dévoiler le Graal, mais celui-ci refuse. Parsifal entre alors, et, touchant la blessure d’Amfortas de la pointe de la lance, le guérit. Il demande alors que l’on dévoile la châsse où se trouve le Graal. Celui-ci s’illumine et une colombe descend du plafond de la coupole et vole au-dessus de la tête de Parsifal. Les chevaliers et des chœurs célestes rendent hommage au nouveau roi. Kundry, délivrée, tombe à terre et meurt.

Wagner Parsifal Höchsten Heiles WunderCliquez sur l’image

Mes opéras préférés

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ, de BRITTEN (1960)

Le Songe d’une nuit d’été (A Midsummer night’s dream) est un opéra de BRITTEN, composé d’après la pièce de SHAKESPEARE. Le livret est adapté par Britten et son compagnon le ténor Peter PEARS. Le rôle principal a été écrit pour le contre-ténor Alfred DELLER, qui a contribué à réhabiliter la musique de PURCELL, le dernier grand compositeur d’opéras anglais avant Britten.

Purcell Solitude (Deller)

Acte I : Les fées de la reine Tytania chantent (chœur d’enfants : « Over hill, over dale ») quand arrive Puck, qui annonce l’arrivée de son maître Obéron et de Tytania.

Britten A Misummer night's dream Over hill, over daleCliquez sur les fées (qui peut-être sont d’exquises danseuses)

Le roi des elfes, Oberon, est amoureux de Tytania, la reine des fées. Il est furieux car celle-ci a recueilli un enfant qu’il voulait prendre à son service, et leurs disputes incessantes génèrent bien des maux dans la nature. Oberon appelle le lutin Puck, et lui demande d’aller chercher une plante qui a le pouvoir de rendre amoureuse le premier être vivant que l’on rencontrera après son réveil, si on a versé son suc sur les paupières du dormeur.

Lysandre et Hermia arrivent. Ils ont fui Athènes, où Égée, le père d’Hermia, veut la marier à Demetrius (Duo : « How now my love »).

Britten A Misummer night's dream How now my loveCliquez sur Hermia et Lysandre

Survient Demetrius, lui-même poursuivi par les ardeurs d’Helena. Ils sortent tous et Puck arrive, porteur de l’herbe magique (Air : « I know a bank »).

Britten A Midsummer night's dream I know a bankCliquez sur Puck

Oberon lui recommande d’en verser le suc sur les yeux d’un Athénien endormi qu’il devrait trouver près d’Hermia.

Les artisans du village se rassemblent et se distribuent les rôles d’une pièce qu’ils comptent jouer pour le mariage de Thésée, quatre jours plus tard : la comédie de Pyrame et Thisbée. Ils se séparent et se donnent rendez-vous pour le soir.

Hermia et Lysandre reviennent, se jurant fidélité avant de s’endormir (Duo : Amen, amen). Puck voyant Lysandre endormi croit que c’est l’Athénien désigné par Oberon et le soumet au pouvoir de la plante. Helena revient, poursuivant toujours Demetrius, mais Lysandre se réveille à ce moment et, ouvrant les yeux sur elle, en tombe immédiatement amoureux. Ils sortent et Hermia, se réveillant à son tour, cherche son Lysandre.

Tytania revient et demande à ses fées de lui chanter une berceuse. Oberon s’approche et lui verse le suc de sa plante sur les paupières.

Acte II : Les artisans se réunissent le soir pour répéter leur pièce. Bottom, affublé d’une tête d’âne apparaît, mais c’est le moment où Tytania s’éveille et elle en tombe immédiatement amoureuse.

Demetrius poursuit Hermia, qui l’accuse d’avoir tué Lysandre. Oberon constatant l’erreur de Puck la corrige en approchant la fleur de ses yeux pendant son sommeil. Lysandre et Helena paraissent à leur tour, mais Démétrius s’éveillant tombe amoureux d’Helena. Hermia et Helena se rappellent leur amitié d’enfance alors que les hommes sont prêts à se battre. Le ton monte entre Helena qui traite Hermia de marionnette (Air d’Hermia : « Puppet ? Why so ! ») et leur amitié tourne en dispute.

Britten A Midsummer night's dream Puppet, why soCliquez sur Hermia

Obéron reproche à Puck de s’être trompé et lui demande d’annuler ses sortilèges, ce qu’il fait en les rendormant pour la nuit, bercés par le chœur des fées (Chœur : On the ground, sleep sound).

Britten A Midsummer night's dream On the groundCliquez sur l’image

Acte III : Oberon, qui a récupéré l’enfant, libère Tytania de son sort. Elle se réveille alors, aux côtés de Bottom et de sa tête d’âne, à son grand étonnement.

Britten A Midsummer night's dream When my cue comes, call meCliquez sur l’image

Ils sortent. Helena, Démétrius, Hermia et Lysandre se réveillent à leur tour (Quatuor : « Helena ! Hermia ! Demetrius ! Lysander !).

Britten A Midsummer night's dream Act III QuartettCliquez sur Helena, Hermia, Demetrius & Lysander

À son tour, Bottom se réveille, se rappelant le rôle qu’il doit jouer dans la pièce. Il veut demander à Peter Quince de lui écrire une chanson racontant son rêve. Les artisans se retrouvent, cherchant Bottom. Ils ont perdu l’occasion de plaire au duc, et donc un espoir de revenu. Bottom arrive, annonçant que la pièce est acceptée par le duc. Ils sortent se préparer pour le soir.

Thésée retrouve Hyppolita le soir où doivent être célébrées leurs noces, qu’il souhaite fastueuses. Le quatuor d’amants se présente devant le duc stupéfait de voir les anciens adversaires réunis. Ils expliquent ce qui leur est arrivé, et le duc décide de les marier le soir même, en même temps que ses propres noces. Quince vient présenter sa farce tragique au duc et à Hyppolita. Tout le monde veut voir cette pièce. Les artisans entrent en scène (ensemble : If we offend, it is with our good will) et la comédie (tragique) commence sous le regard amusé du sextuor. Enfin, on entend les douze coups de minuit, c’est l’heure des fées, l’heure d’aller au lit (ensemble : « Sleep well »). Les fées reviennent pour un chœur final.

Britten A Midsummer night's dream Act III FinaleCliquez sur l’image

Et si vous avez envie d’en entendre un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous avez envie d’en entendre un peu plus