Compositeurs

BEETHOVEN (1770 – 1827)

Born in Bonn in 1770, dead in 1827, Beethoven is one of the greatest classical composers.

                                                    Toujours aimer la liberté

Dernier des classiques (il a côtoyé MOZART et HAYDN à Vienne), premier des romantiques (il est contemporain de WEBER et SCHUBERT), BEETHOVEN occupe une place de choix dans le panthéon de compositeurs.

Enfant prodige, son père le fait jouer très jeune en société, espérant ainsi le transformer en nouveau Mozart.

Après ses années de formation à Bonn puis à Vienne, il s’installe dans cette ville en 1792, où il fréquente les salons de grands aristocrates mélomanes et mécènes. D’abord reconnu comme pianiste virtuose, il commence à l’être comme compositeur vers la fin du XVIIIe siècle avec ses premiers concertos, sonates, quatuors et symphonies.

Sa vie privée a été malheureuse. Comme son contemporain viennois Schubert (1797 – 1828), il ne trouvera jamais l’âme sœur et en souffrira, mais en plus sa surdité, dont il commence à se plaindre en 1802, l’isolera du reste du monde.

Toujours à la recherche de la liberté (voir la citation en exergue), il écrit une symphonie (la troisième) qu’il compte dédier au général Bonaparte, mais quand il apprend que celui-ci va se faire couronner empereur, il en déchire la dédicace, et appelle sa symphonie l’Héroïque.

Beethoven HéroïqueCliquez sur l’image

En 1803, il se tourne vers l’opéra, le genre incontournable pour un musicien à cette époque, avec Léonore, d’après une pièce écrite pendant la révolution française. Terminé en 1805, l’œuvre est mal accueillie par le public, et il la remanie en 1806, puis en 1814 sous le titre Fidelio (ces reprises expliquent pourquoi il existe 3 versions de l’ouverture de Léonore).

Beethoven Fidélio Chœur des prisonniersCliquez sur les prisonniers

Pendant ce temps, sa production de chefs-d’œuvre continue avec toujours des sonates, des concertos, des symphonies, de la musique de chambre…

En 1816, on fait de lui le chantre de la musique allemande face à la déferlante Rossini qui se répand sur l’Europe, mais c’est cause perdue, Rossini triomphe.

Au début des années 1820, il commence ses ultimes œuvres, poussant la musique dans des contrées encore inexplorées, et ceci malgré sa surdité devenue totale: ce seront les dernières sonates pour piano, les derniers quatuors, la neuvième Symphonie avec chœur.

Beethoven 9e symphonieCliquez sur l’image

Il meurt en 1827 laissant un catalogue impressionnant de 9 symphonies, 16 quatuors à cordes, 5 concertos pour piano et un pour violon, 32 sonates pour piano, des trios, des messes, des lieder, etc…

Beethoven Trio les EspritsCliquez sur le trio

Stylistiquement, si ses œuvres de jeunesse restent classiques et sonnent comme du Mozart ou du Haydn, il se forge son propre style dès le début des années 1800, avant d’évoluer encore au début des années 1820 pour arriver dans les zones de l’inouï, c’est-à-dire du jamais entendu.

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