Contes et légendes, Divers, Fantaisie, littérature, Mythologie, Philosophie, Premier avril

LA FÉE NOMMÉE MÈNE AU LOGIS DE L’ESPRIT

Cette fée qui nous mène au logis est nommée Morgane. Morgane est la sœur du roi Arthur, et son royaume est l’île d’Avalon.

Morgane, donc, aurait soigné son frère blessé sur son île, avant qu’il ne reparte réunir les Celtes. Plus tard, quand le roi Arthur sera blessé à mort, c’est à Avalon qu’elle le mènera pour rejoindre son dernier logis. Avalon était une île située aux confins du monde, hors du temps même, et aisément assimilable à l’île des morts. On peut ainsi considérer que la fée nommée mène au logis de l’esprit (d’Arthur). C’est du moins la thèse qu’a défendue le philosophe HEGEL dans son célèbre traité datant de 1807. Initialement, Friedrich voulait l’intituler « la Fée nommée Morgane mène à son dernier logis l’esprit d’Arthur« , mais son éditeur, trouvant ce titre trop long, lui a suggéré « la fée nommée mène au logis de l’esprit« .

La geste d’Arthur réunissant les Celtes nous est narrée dans King Arthur, de PURCELL.

purcell king arthur cold song nomiCliquez sur le génie du froid

La fée Morgane aurait inspiré un grand amour à Merlin l’enchanteur, qui lui a enseigné beaucoup de ses enchantements. Dans les versions plus tardives de la geste arthurienne, c’est la fée Viviane, le double antithétique de Morgane, qui joue ce rôle.

Alors que Viviane, vierge et voulant le rester ne s’intéresse qu’au bien de Lancelot (c’est elle qui est à l’origine du roman la Dame du lac de Walter SCOTT),

Rossini la donna del lago Cielo ! in qual estasiCliquez sur l’image

Morgane, elle, se livre à sa sensualité et perturbe les Chevaliers de la Table ronde (un peu comme la pécheresse Kundry dans Parsifal de WAGNER.)

Wagner Parsifal KundryCliquez sur Kundry

Arnoldo POIVRIERI a écrit l’opera-seria Fata Morgana (en italien, la fée Morgane s’appelle fata Morgana) sur un livret de son fidèle Lorenzo Da Ponte. Le rôle-titre a été pensé pour sa chanteuse favorite, Julia Wanga. La partition en est malheureusement perdue, brûlée dans l’incendie de l’opéra de Saint-Glinglin comme presque toute l’œuvre de Poivrieri. Heureusement, on peut se faire une idée de cette musique en écoutant le Tarare de SALIERI, dont les critiques de l’époque n’ont pas manqué de souligner la ressemblance avec celle de son rival.

Salieri Tarare Ami, ton courage m'éclaireCliquez sur l’image

C’est cet opéra que les joyeux duettistes qu’étaient HAVRE & CAUMARTIN ont remanié, en mettant en relief la rivalité entre Morgane et Viviane, pour proposer à OFFENBACH un sujet d’opérette. Malheureusement, Offenbach était occupé à son seul opéra sérieux, les Contes d’Hoffmann, et il est mort avant d’avoir pu se consacrer à ce projet. C’est certainement un grand dommage pour l’histoire de la musique.

Parmi les opéras qui ont représenté ces personnages, il y en a un, peu joué, qui est le Roi Arthus de CHAUSSON. Il se dit dans les milieux bien informés que l’accident de bicyclette qui a coûté la vie de Chausson en 1898 a été provoqué par Morgane, mécontente de ne pas figurer dans cet opéra qui traite de la rivalité amoureuse entre Lancelot et Arthus.

Chausson le roi Arthus finalCliquez sur l’image

Et on retrouve fata Morgana dans l’Amour des trois oranges de PROKOFIEV.

Prokofiev 3 oranges anathèmeCliquez sur fata Morgana

[Sources principales : Encyclopedia Universalis 2017,

Dictionnaire des personnages (1960), éditions Robert LAFFONT, collections Bouquins (1999)]

Et si vous avez été sages, vous pouvez cliquer sur le bonus surprise.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise si vous avez été sages

Divers, Fantaisie, Maria Callas

LE CALENDRIER DE L’APPRÊT

Comme je m’apprêtais à vous présenter mon calendrier de l’avent, je me suis rendu compte qu’il était un peu tard. Je vous propose donc un calendrier de l’apprêt, avec pour chaque jour une case à cocher pour découvrir des airs, duos, chœurs ou ouvertures parmi mes favoris.

Bonne année à tous !

image 1er janvierNe cliquez sur le 1er janvier que si on est le 1er janvier

image 2 janvierVous pourrez cliquer sur le 2 janvier quand nous serons le 2 janvier

image 3 janvierQuand vous serez au 3 janvier, vous pourrez cliquer sur le 3 janvier (mais pas avant)

image 4 janvierAh, déjà le 4 janvier ! Alors vous pouvez cliquez sur le 4 janvier

image 5 janvierNe cliquez pas sur le 5 janvier avant le 5 janvier

image 6 janvierSi le 6 janvier vous êtes, sur le 6 janvier vous pouvez cliquer

image 8 janvierVérifiez que vous êtes bien arrivés au 7 janvier avant de cliquer sur le 7 janvier

image 8 janvierPas avant le 8 janvier ne cliquerez

image 9 janvierVous vous feriez remarquer si vous cliquiez sur le 9 janvier avant le 9 janvier

image 10 janvierVous pouvez cliquer sur le 10 janvier si nous sommes arrivés à cette date

image 11 janvierNe cliquez sur le 11 janvier que si les conditions requises sont réunies

image 12 janvierNe cliquez pas sur le 12 janvier avant le 12 janvier

image 13 janvierVous pouvez cliquer sur le 13 janvier du moment que nous sommes arrivés à cette date

image 14 janvierAssurez-vous bien d’être arrivés au 14 janvier avant de cliquer le 14 janvier

image 15 janvierLe 15 janvier, vous pourrez cliquer sur le 15 janvier

image 16 janvierE pericoloso cliquerici before the 16 janvier

image 17 janvierSolo haz clic el 24 de enero si estás el 24 de enero

image 18 janvierLao-tseu l’a dit, il faut trouver la vérité du jour avant de cliquer sur le 18 janvier

image 19 janvierSeulement si vous êtes arrivés au 19 janvier sur le 19 janvier pourrez cliquer

image 20 janvierNe cliquez sur le 20 janvier que si votre pass 20 janvier est à jour

image 21 janvierClicca solo su 21 gennaio se sei il 21 gennaio

image 22 janvierTel qui rit le 22 janvier sur le 22 janvier cliquera

image 23 janvierClick on the 23th of january only if you are on tthh23th of january

image 24 janvierKlicken Sie nur auf den 24. Januar, wenn Sie am 24. Januar sind

Et voilà, vous en avez fini avec ce calendrier de l’apprêt. Fin 2022, j’essaierai de m’y prendre un peu plus à l’avance pour vous offrir un vrai calendrier de l’avent.

Et puis, pour calmer votre frustration de ne pas pouvoir cliquer sur toutes ces surprises cachées, en voici une sur la quelle vous pourrez cliquer n’importe quand !

point-dinterrogationCliquez sur le cadeau bonus mystère si vous êtes frustré(e) de ne pas pouvoir cliquer sur toutes ces surprises cachées qui vous attendent

Et pour avoir le récapitulatif de ce calendrier, cliquez donc sur la soluce.

Cinéma, Fantaisie, Oulipo, Poésie

FANTAISIE, de Gérard De NERVAL

Après l’Homme et la Mer de BAUDELAIRE, je vous propose un nouveau poème « traduit en musique ». Aujourd’hui, Fantaisie, de Gérard de NERVAL.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber ;
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Thiriet Prévert les Visiteurs du soir Démons et merveillesCliquez sur l’image



Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize… et je crois voir s’étendre
Un coteau vert que le couchant jaunit,

Louis XIII Ballet de la MerlaisonCliquez sur le ballet écrit par Louis XIII

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,

Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs.

Wagner Lohengrin Nun sei bedankt, mein lieber SchwannCliquez sur la rivière qui coule entre les fleurs du parc



Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens…

Debussy Pelléas et Mélisande Mes longs cheveux descendentCliquez sur la dame à sa haute fenêtre

Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue ! — et dont je me souviens !

Citations :

Un air très-vieux : Extrait de la musique du film Les Visiteurs du soir, « Démons et merveilles ».

Louis XIII : le roi Louis XIII aimait la musique et en composait, tel ce Ballet de la Merlaison.

avec une rivière : Cette rivière qui baigne le pied du château, il me plaît d’imaginer que c’est celle où arrive Lohengrin, dans sa barque tirée par un cygne, dans l’opéra de WAGNER.

une dame, à sa haute fenêtre : DEBUSSY Pelléas et Mélisande « Mes longs cheveux descendent ».

Et si vous voulez une variante pour l’air languissant et funèbre, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise mystère si vous voulez une variante pour l’air languissant et funèbre

Et si vous aimez Gérard de Nerval, retrouvez ici El Desdichado maltraité par mes soins.

Agenda Ironique, Fantaisie

UNE QUESTION DE LANGUE

Ce mois-ci, c’est Max-Louis qui nous propose le thème de l’Agenda Ironique, sur le thème de la langue :

Agenda Ironique Juin 2021 ‹ Le dessous des mots ‹ Reader — WordPress.com

Max-Louis explique : la langue organe de communication parmi d’autres est protéiforme dont les voies portent les voix d’actions parfois inattendues. Voici des exemples : langue bien pendue, donner sa langue au chat, sur le bout de la langue, avoir la langue déliée, avoir un cheveu sur la langue, langue de vipère, tenir sa langue… etc., etc.

Il nous propose donc de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la langue écrite de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Insomniaque
– Chouette
– Frigoriste
– Narine

Le secret avait été bien gardé. Pour le 500e billet de son blog, monsieur Toutl’op ! s’apprêtait à mettre les petits opéras dans les grands en organisant une grande fête. Tout le monde dans son entourage avait su tenir sa langue.

Seul Papageno avait la langue bien pendue, mais trois très étranges dames étaient venues lui mettre un cadenas sur la bouche avant qu’il n’en dise trop.

Mozart La Flûte enchantée Hm Hm HmCliquez sur Tamino et Papageno

Petit appétit, les invités arrivaient dans la salle de concert. Il y avait là nos héros favoris, Faust et Marguerite, Tristan et Isolde, Violetta et Alfredo, Roméo et Juliette, Carmen et Don José,… qui devisaient plus ou moins gaiement de leurs aventures.

Un deuxième groupe arriva, il s’agissait des habitués de l’Agenda Ironique? Il y a avait là Onésime et Anapodoton, ainsi qu’Arnoldo POIVRIERI accompagné de Yuja. Onésime était suivi par un poussin qui n’avait pas la langue dans sa poche et qui pioutait à qui mieux mieux.

Mozart marche turqueCliquez sur Yuja

Les conversations allaient bon train.

« Sais-tu pourquoi GOUNOD était fâché avec VERDI ? », demandait Faust à Otello.

« Euh, je ne sais pas, je donne ma langue au chat« , répondait Otello.

« C’est parce que chaque fois que Gounod voulait laver Maria, Verdi ôtait l’eau », s’esclaffait alors Faust en lui tirant la langue.

C’est alors que Iago, une vraie langue de vipère, fit remarquer à Otello que Desdémone semblait prendre langue avec un toréador qui venait d’entrer.

otello credi un un dio crudeleCliquez sur ce traître de Iago

Aussitôt, cette mauvaise langue de Basile enchaîna sur son fameux « air de la Calomnie » pour charger cette malheureuse Desdémone de tout un tas de rencontres infondées.

Rossini le barbier de Sévilla La CalunniaCliquez sur Basile

Le poussin, fatigué d’avoir tant piouté, voulait dormir. « Si tu veux faire un somme n’y a qu’à te mettre dans un coin », lui conseilla Onésime.

ROSSINI qui, le succès arrivé, avait troqué son piano de compositeur contre un piano de cuisine donnait sa recette de langue de bœuf à Verdi, autre gastronome qui lui préférait les langues de chat.

STRAVINSKY racontait à qui voulait l’entendre que dans les années 1915 – 1920, il s’était installé dans le canton de Vaud et c’est là qu’avec RAMUZ, il écrivit, en langue de Vaud, l’Histoire du Soldat (1918).

Stravinsky Histoire du soldatCliquez sur l’image

Quant à CHOSTAKOVITCH, il racontait comment lui était venu l’idée d’écrire un opéra d’après le conte le Nez de GOGOL.

Chostakovitch le NezCliquez sur les narines géantes

Voilà, à ce moment de mon histoire, j’ai encore quelque chose sur le bout le la langue, mais ça ne me revient pas. C’est le moment alors de signaler que le chouette duo de frigoristes constitué par Jean Yanne et Tito TOPIN avait écrit un ouvrage ultime sur la conservation des langoustes par le froid. Son titre : La Langue, ouste, ne passera pas !

Divers, Fantaisie

ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE (3e Série)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas interpréter des airs dits classiques. Après la deuxième série de ces airs, en voici donc une nouvelle.

Et comme pour le premier billet, je commence par Francis BLANCHE, avec sa version de l’ouverture du Barbier de Séville de ROSSINI interprétée par les QUATRE BARBUS.

rossini 4 barbusCliquez sur les quatre barbus

Joan BAEZ nous fait admirer la qualité et la pureté de sa voix dans la Bachianas Brasileiras n° 5 de VILLA-LOBOS.

Villa-lobos Baez Bachianas Brasileiras n 5Cliquez sur Joan Villa-Lobos

On a déjà rencontré sur ce blog Klaus NOMI chantant l’air du génie du froid, extrait du King Arthur de PURCELL. Il a aussi chanté l’air Mon cœur s’ouvre à ta voix, extrait du Samson et Dalila de Camille SAINT-SAËNS.

Saint-Saëns Samson et Dalila mon cœur s'ouvre à ta voix Klaus NomiCliquez sur Klaus Saint-Saëns

(il a aussi chanté la mort de Didon, mais c’est ça, ce sera pour le prochain billet consacré à ces chanteurs qui ont chanté du classique).

Les DOORS ont chanté Asturias d’ALBENIZ sur leur album « Waiting for the sun ».

The Doors Spanish CaravanCliquez sur les Portes d’Asturies

Mireille MATHIEU a sorti un album de « classiques » intitulé « Mes classiques ». (Oreilles sensibles s’abstenir)

Mathieu Schubert Ave MariaCliquez sur Mireille SCHUBERT si vos oreilles ne sont pas trop sensibles

Écoutez Barbra STREISAND dans « Memory », extrait de Cats de Andrew LLOYD WEBER.

Barbra Streisand LLoyd Weber MemoryCliquez sur Barbra Lloyd Weber

Henri TACHAN a rendu un bel hommage à Beethoven dans sa chanson « Ludwig »

Beethoven Tachan LudwigCliquez sur Henri Beethoven

Anne SYLVESTRE a chanté la Lettre à Élise de BEETHOVEN.

Beethoven Sylvestre Lettre à ÉliseCliquez sur Anne van Beethoven

Michel DELPECH a composé sa chanson « Tête de Turc » sur la Marche turque de MOZART.

Mozart Delpech tête de turcCliquez sur Wolfgang Amadeus Delpech

À bientôt pour la quatrième série de morceaux classiques interprétés d’une façon moins classique avec des versions rocks, voir hard rocks.

Et si vous êtes joueurs ou joueuses, vous pouvez cliquer sur le cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus (si vous êtes joueurs ou joueuses)

Agenda Ironique, Fantaisie, Mythologie

POLYPHÈME (ET ULYSSE…)

Ce mois-ci, l’A.I. est organisé par Laurence Délis sur son blog Palettes d’expressions.

Pour l’agenda ironique que j’accueille avec plaisir ce mois-ci, je vous propose « Un bruit étrange et beau »

De cette phrase tirée du titre du roman graphique de ZEP, vous avez toute latitude pour écrire ce qu’elle vous inspire, sous la forme qui vous convient : récit, poésie, article, dialogue, photo, collage, conte, légende, ou toute autre idée qui vous traverse. Deux contraintes seront cependant à intégrer :

« Un bruit étrange et beau »

ainsi que trois mots : cyclo-pousse – île – poirier.

Voir le lien cidsous :

Un bruit étrange et beau (agenda ironique) | Palette d’expressions-Laurence Délis (wordpress.com)

Sur son île, dans sa caverne, le cyclope Polyphème entendit un bruit étranger, beau comme le chant aviné de marins en goguette. C’était Ulysse et ses compagnons qui s’étaient aventurés dans sa grotte, et avaient festoyé sur place avec la nourriture du cyclope, buvant force amphores de vins aigrelets et vidant moult pots à rillettes.

Wagner Le Vaisseau fantôme Steuermann, lass die WachtCliquez sur les marins en goguette

Polyphème, fort courroucé, roula une pierre devant son antre, et demanda son nom à Ulysse, qui répondit « Personne » (il est futé, Ulysse). Ulysse l’enivra et, profitant de son sommeil, lui creva l’œil à l’aide d’un épieu rougi au feu. On entendit alors crier le cyclope « Oussque t’es, Personne ? montre-toi si tu es un homme ». Mais personne ne lui répondit. Ulysse et ceux de ses compagnons qui n’avaient pas encore été boulottés par Polyphème réussirent à sortir de la caverne, en se cachant sous le ventre de ses moutons, quand ceux-ci sortirent de la grotte.

Cette histoire nous est contée à peu près dans ces termes par HOMÈRE dans son Odyssée, qui raconte les heurs et malheurs d’Ulysse lors de son retour dans sa patrie. La dernière partie de ce périple nous est racontée par MONTEVERDI dans son Retour d’Ulysse dans sa Patrie (Il ritorno d’Ulisse in patria sua).

Monteverdi Le retour d'Ulysse dans sa patrie Illustratevi O CieliCliquez sur Pénélope et Ulysse

C’est un autre épisode de la vie de Polyphème, rapporté par OVIDE dans ses Métamorphoses, que LULLY met en musique dans sa pastorale héroïque Acis et Galatée. Le cyclope, amoureux de la néréide Galathée, est jaloux d’Acis et l’écrase sous un rocher.

Lully Acis et Galatée Marche pour l'entrée de PolyphèmeCliquez sur l’image

En 1700, c’est CLÉRAMBAULT qui publie sa cantate Poliphème.

Clérambault PoliphèmeCliquez sur le terrible cyclope

Alors que HAENDEL écrit, lui aussi, une pastorale : Acis and Galatea (1732) toujours d’après Ovide.

Haendel Acis and Galatea O ruddier than the cherryCliquez sur le terrible cyclope

Plus près de nous, le Breton Jean CRAS écrit le rare opéra Polyphème (1914).

Cras Polyphème Acte I Elle dortCliquez sur l’image

(Source principale : Dictionnaire des personnages, Bouquins Laffont 1984.)

Cinéma, Compositeurs, Fantaisie, Premier avril

Arnoldo POIVRIERI (1755 – 1825)

(c) Adrian Mercure 2021

Dans la trop longue liste des compositeurs qui ont connu un grand succès de leur vivant, avant que de disparaître complètement aux yeux de la communauté, il en est un dont le sort m’apitoie particulièrement.

Il s’agit de Arnoldo POIVRIERI, un compositeur vénitien venu exercer ses talents à Vienne puis à Paris, ville où il mourra. Et il n’a même pas sa rue dans le quartier de l’opéra !

Contemporain de MOZART, BEETHOVEN et SCHUBERT, Arnoldo Poivrieri ne connaît pas aujourd’hui une reconnaissance à la hauteur de son talent.

Né dans la région de Venise le 4 mai 1755, il part à 15 ans faire ses études musicales à Vienne. En 1770, il est présenté à METASTASE et à GLUCK. En 1774, il est en rivalité avec SALIERI pour le poste de compositeur de la Cour et directeur de l’opéra italien de Vienne. Il voyage alors en Italie et en France pour assister aux représentations de ses opéras. C’est ainsi qu’à Paris, Gluck donne un opéra, le Tonneau, sous son propre nom, avant de révéler que Poivrieri en est l’auteur.

À Vienne, Poivrieri entre à la loge maçonnique déjà fréquentée par Mozart et HAYDN, et des contemporains ont avancé l’hypothèse que la musique funèbre maçonnique de Mozart aurait en fait été co-écrite par Mozart et Poivrieri.

Mozart Musqiue funèbre maçonniqueCliquez sur l’image

Il écrit pour la cantatrice Consuelo La Festa d’Imeneo, titre qui lui sera honteusement piqué par son contemporain PORPORA, comme le relate George SAND dans son roman La Comtesse de Rudolstadt.

Porpora la festa d'imeneo vaghi amori

Parmi ses illustres élèves à Vienne, il faut relever les noms de Beethoven et Schubert, déjà cités, mais aussi ceux de LISZT ou de MEYERBEER.

Poivrieri vivait à Vienne en même temps que Schubert, mais avec des fonctions et une reconnaissance beaucoup plus importantes que celles d’ycelui. En fait, Poivrieri admirait l’œuvre de son élève et cadet. Il a écrit plusieurs opéras pour le Théâtre impérial et il a dû confier à Schubert le livret de Fierrabras, n’ayant pas le temps d’en composer la musique.

Schubert FierrabrasCliquez sur l’image

Une légende colporte que Salieri aurait fait empoisonner Schubert. C’est POUCHKINE qui est à l’origine de cette infox, dans sa nouvelle intitulée Schubert et Poivrieri (1830), nouvelle reprise par RIMSKY-KORSAKOV dans son opéra éponyme (1899).

Après son succès avec Amadeus (1984), Milos FORMAN avait été pressenti pour adapter cette nouvelle au cinéma, sous le titre Franz Peter, mais il a dû décliner cette offre pour se consacrer à son Valmont, une adaptation des Liaisons dangereuses. (Il a certainement eu raison.)

En 1820, alors qu’il s’était installé à Paris, il écrit Il pescatori di pesce, d’après un roman de son exact contemporain Pietro LOTTI (1750 – 1823), opéra qu’il fait représenter au Théâtre des Italiens, sans grand succès. L’intérêt de cet opéra réside surtout dans le fait qu’il a probablement inspiré BIZET pour ses Pêcheurs de perles.

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur l’image

Aujourd’hui totalement disparu, le souvenir de Poivrieri à Vienne était encore suffisamment présent à Vienne 50 ans après son décès le 1er avril 1825 pour que les parents de SCHÖNBERG donnent son prénom à leur enfant. (Et il est amusant de constater que le livret de Moses und Aron (1930 – 1932) est assez proche de celui de Mosè e Aronne (1815), un opéra « viennois » de Poivrieri.

Schönberg Moïse et AaronCliquez sur l’image

Enfin, il faut noter qu’outre ses dons musicaux, Poivrieri avait une autre passion, la vexillologie. Et dans cette Europe aux frontières sans cesse mouvantes, il s’est livré à un passionnant travail sur l’évolution des drapeaux qui accompagnait ces nations changeantes !

Voilà, vous en savez autant que moi sur Arnoldo Poivrieri. Et si vous avez eu le courage de me lire jusqu’ici, vous avez le droit de cliquer sur le cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur la vidéo bonus

P.S. Si vous avez aimé le portrait d’Arnoldo Poivrieri qui ouvre ce billet, il a été réalisé par un jeune artiste d’après une gravure d’époque. Si vous aussi, vous souhaitez avoir votre portrait numérique, ou celui d’un de vos proches, vous pouvez passer commande à Adrian Mercure à l’adresse suivante : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co

Retrouvez ici d’autres articles publiés un 1er avril :

HAVRE & CAUMARTIN

L’opéra de Saint-Glinglin s’invite chez vous.

Agenda Ironique, Fantaisie

FAFNER DANS LA VILLE ÉTRANGÈRE

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’Agenda Ironique de Février 2021, A.I. dont le cahier des charges se trouve ici :

Hydres et chimères (Agenda ironique de février) ‹ In the Writing Garden ‹ Reader — WordPress.com

Pour faire simple, le narrateur doit être un dragon venant s’emparer de l’objet de sa convoitise, mais importuné par un moins que rien venu lui en contester la jouissance.

Le dragon doit alors se débarrasser du fâcheux, mais sans se servir de l’arme galvaudée des dragons qui consiste à calciner ses adversaires !

Ceux qui connaissent mon appétence pour la musique dite classique, voire pour l’opéra, m’auront vu venir avec mes gros sabots, mon héros s’appellera Fafner !

Je m’présente, je m’appelle Fafner, j’aimerai bien, réussir ma vie, être aimé-é ! Je suis le frère de Fasolt. Nous étions deux gentils géants gérants d’un petite entreprise de construction qui marchait plutôt bien. Mes problèmes ont commencé quand, avec mon frère, nous avons reçu une grosse commande pour la construction d’une ville destinée à recevoir les héros morts au combat. Notre client était le dieu en chef, un certain Wotan (en emporte le vent) qui voulait l’habiter avec les autres dieux. Mais v’là-t’y pas qu’au moment de nous payer, il y a eu un léger problème. Nous devions recevoir en paiement Freia, la belle-sœur de Wotan. Ça nous intéressait, parce que Freia faisait pousser des pommes qui donnaient la jeunesse à ceux qui les mangeaient. Et rogntudju ! ce scélérat de Wotan n’a pas voulu tenir sa promesse, alors même qu’il tenait sa légitimité de dieu en chef par le respect de sa parole.

Wagner Rheingold FreiaCliquez sur mon frère et moi transigeant pour savoir si on garde Freia ou pas

Bref, on a transigé, et accepté de recevoir en paiement l’Or du Rhin, un trésor volé par un nain lubrique laid comme un pou qui avait abjuré l’amour. Le seul problème, c’est que cet or était maudit, et que celui ou celle qui serait en sa possession s’exposerait à des ennuis terribles. En effet, nous n’avions pas plus tôt été payés qu’une fâcheuse dispute s’en est suivie avec mon frère Fasolt, et que j’ai dû le tuer un petit peu (un petit peu beaucoup même), pour rester seul possesseur de l’or. Dès lors, j’ai pris une forme de dragon, et suis allé veiller sur mon or dans une caverne perdue au fin fond de la forêt.

Wagner Rheingold HAlt, du GierigerCliquez sur la dispute fâcheuse entre moi et mon frère

J’m’ennuie tout seul dans ma caverne. J’irai bien visiter la ville que nous avons construite, mon frère et moi. Walhalla City, qu’elle s’appelle ! Et qui sait, peut-être y rencontrerai-je l’amour. Je me suis donc retransformé en humain et ai pris la route pour Walhalla City. Le gardien, un certain Onésime, m’a fait visiter. Je n’ai rien reconnu. Ils ont fait des aménagements, cette ville m’est devenue étrangère.

D’abord, ils ont transformé le portail d’entrée en arc-en-ciel, deuxièmement, ils ont réservé un coin arboré où Freia cultive ses pommes magiques. Quand je la vois, c’est à me faire regretter de l’avoir abandonnée il n’y a guère en échange de l’or ! Tertio, il y a aussi une sorte d’espèce de caserne sur une esplanade qui n’était pas sur nos plans. C’est là qu’ils logent tous les héros morts au combat. Comme ils viennent des quatre coins du globe, ils s’expriment dans un véritable baragouin pour se faire comprendre. Ils ont appelé ça Esplanade des Invalides.

Mais revenons à mon sujet. Onésime m’a appris que dans ma forêt, il y a une vierge endormie sur un rocher, protégée par un cercle de feu, et qui attend le héros qui viendra la réveiller.

Wagner die Walküre scène du feuCliquez sur le rocher protégé par le feu

À sa description, je me suis senti devenir prince charmant, je l’aime déjà ! Je serai ce héros ! Je suis donc retourné à mon antre, et après un bon repas, me suis octroyé une petite pause postprandiale, avant que de me mettre à la recherche de ma bien-aimée. Eh bien non, pas moyen de se reposer en paix. V’là t’y pas qu’un jeune freluquet, vêtu d’une peau de buffle et à l’haleine méphitique est venu me chercher noise.

Wagner Siegfried Fafner, Erwache, WurmCliquez sur le jeune freluquet

Il avait entendu parler de mon trésor, et entendait me le dérober, ainsi que le nouvel objet de ma convoitise. Mais je ne me suis pas laissé faire, et ai usé de tous les moyens de la dialectique pour l’en dissuader. Comme il avait un cor, je lui ai demandé d’en jouer, et l’ai flatté bassement sur son jeu de cor.

« Hé, bonjour, monsieur Siegfried. Sans mentir, si votre jeu se rapporte à votre peau de buffle, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois ».

Wagner Siegfried Combat contre le dragonCliquez sur le jeune freluquet venant me réveiller

La flatterie, ça marche à tous les coups, et il est tombé dans le panneau. Il a décidé de postuler pour l’emploi de premier cor solo dans l’orchestre de l’opéra de Walhalla City, le Festspielhaus comme on l’appelle là-bas, et m’a laissé tranquille. J’ai enfin pu partir à la quête de ma belle endormie.

Wagner Siegfried Fanfare d'appelCliquez sur les cuivres du Festspielhaus

Et ce qui s’est passé après, c’est une autre histoire !

Note 1 : Aucun dragon n’a été blessé ni maltraité pour la rédaction du présent billet.

Note 2 : Pour les ceusses qui voudraient en savoir plus sur l’histoire de Fafner, se reporter aux billets suivants:

Rheingold (L’Or du Rhin)

Die Walküre (La Walkyrie)

Siegfried (Siegfried)

Et Richard WAGNER, si du haut de ton Walhalla tu me vois, pardonne-moi.

Agenda Ironique, Fantaisie

LA VILLE DE MAHAGONNY ET LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX

Ce billet s’inscrit dans l’Agenda Ironique de Janvier 2021, dont le thème est proposé par Carnets Paresseux.

Il s’agit de raconter la première semaine dans une ville, en utilisant les mots réverbère et Onésime, et si possible avec une liste en sept points (et non pas une coccinelle à sept points).

Pour tout savoir sur cet Agenda Ironique, c’est ici :

En villes étrangères (agenda ironique de janvier) ‹ Carnets Paresseux ‹ Reader — WordPress.com

Voici donc ma relation de ma première semaine passée dans la ville de Mahagonny, la ville de tous les péchés dont Bertold BRECHT et Kurt WEILL ont chanté la grandeur et la décadence.

Le lundi, en arrivant, j’ai été pris de jalousie pour les habitants de cette merveilleuse ville de Mahagonny.

Verdi Otello final de l'acte IICliquez sur Otello

Le mardi, devant les splendeurs de la ville, c’est l’orgueil qui m’a dominé.

Rossini Cenerentola Questo è un nodo avviluppatoCliquez sur l’ébouriffant sextuor final célébrant la victoire de la beauté sur l’orgueil

Le mercredi soir, constatant que les réverbères n’étaient pas encore allumés, la colère m’a pris.

Bellini la Somambule D'un pensiero e d'un accentoCliquez sur Elvino et Amina

Le jeudi, j’ai cédé à mon péché mignon, la gourmandise. Au menu, Onésime a préparé un Tournedos ROSSINI, des œufs MEYERBEER, et des Poires Belle Hélène et Dames blanches. C’est un bon cuisinier, Onésime.

poire belle-hélèneCliquez sur la poire Belle Hélène

Le vendredi a été consacré à la luxure.

Weill the Doors Alabama SongCliquez sur les portes

Le samedi, comme je n’avais plus beaucoup d’argent pour finir la semaine, un accès d’avarice m’a pris.

Rachmaninov le Chevalier avareCliquez sur l’image

Et enfin, le dimanche, traditionnellement jour de repos, je me suis offert une petite journée de paresse.

Poulenc Banalités HôtelCliquez sur l’image de ma chambre d’hôtel

Citations musicales :

la jalousie : Parmi les grands jaloux représentés à l’opéra, Otello est une figure majeure (notons qu’il concourrait également dans la catégorie colère.)

l’orgueil : à la fin de Cenerentola (Cendrillon) de ROSSINI, tous célèbrent la victoire de la beauté (de Cendrillon) face à l’orgueil de ses demi-sœurs.

la colère : Dans la Sonnambula (la Somnambule) de BELLINI, Elvino, trompé par les apparences (il trouve la femme qu’il aime dans le lit d’un autre), se met en colère contre celle-ci.

la gourmandise : les compositeurs d’opéras (du moins ceux qui étaient célèbres et riches) n’étaient pas les derniers à apprécier les plaisirs de bouche.

la luxure : Dans Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagonny, de Weill, les pensionnaires du bordel chantent cette chanson, connue sous le nom de Alabama Song.

l’avarice : Le Chevalier avare est un opéra de RACHMANINOV.

la paresse : Dans « Hôtel », extrait des Banalités de POULENC, la cantatrice chante qu’elle veut rester dans sa chambre à ne rien faire, juste fumer.

(P.S. je consacrerai des billets spécifiques à chacun des sept péchés capitaux, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère, la paresse, ainsi qu’à Brecht et Weill).

Agenda Ironique, Divers, Fantaisie

UN TEMPS POUR JOUER, ET UN TEMPS POUR VOTER

Tout d’abord, merci de vos participations riches zet variées à l’Agenda Ironique de novembre 2020, pour lequel vous aviez eu l’imprudence (ou l’inconscience) de me confier les clés.

L’heure est venue de vous révéler qui était Anna Peau d’Othon, qui vous a laissé pour la plupart perplexe. Figure marquante de la mythologie scandinave, Anna Peau d’Othon était la belle-sœur du roi du Danemark Harald à la Dent bleue (910 – 986), l’inventeur de la technologie Bluetooth (et ça, ça ne s’invente pas !) Intrigante à la Cour du Danemark, elle a eu la peau d’Othon, son mari et frère d’Harald. Puis se vêtant de cette peau de bête (Othon n’était pas très futé), elle est à l’origine de l’expression : « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » que l’on entendait souvent sur son passage. Le grand Bill, SHAKESPEARE, s’en est souvenu quand il a écrit son drame Hamlet !

Thomas Hamlet être ou ne pas êtreCliquez sur un bouleversant Hamlet

Après cette petite explication que je vous devais bien, place aux votes de fin de mois difficiles (ce sont les votes qui sont difficiles, pas les foins de mois [enfin, j’espère]).

C’est l’heure du récapitulatif pour l’Agenda de novembre :

Max-Louis nous propose :

Compréhension toute éberluée, le menton relevé | Le dessous des mots (wordpress.com)

Le Flying bum nous propose:

Un temps pour chaque chose – Le retour du Flying Bum

Victorhugotte trouve le temps de lancer des pierres :

“Un temps pour lancer des pierres…” | Grain de sable (victorhugotte.com)

Tout l’opéra ou presque (c’est moi) s’est penché sur le Destin de Babette :

LE FESTIN DE BABETTE, de Gabriel AXEL (1987) – Tout l’opéra (ou presque) (toutloperaoupresque655890715.com)

Solène nous propose un poème :

Crénom, sœurette !… Suivi par « Un temps pour tout » ‹ LE MONDE DE SOLÈNE ‹ Reader — WordPress.com

Gibulène fait rimer Onésime et anapodoton :

Onésime et l’Anapodoton (Agenda Ironique de Novembre 2020) – Gibulène le Petit Escargot – la suite (wordpress.com)

Laurence nous plonge avec délice dans le monde d’Alice :

Le monde d’Alice | Palette d’expressions-Laurence Délis (wordpress.com)

Jean-Pierre Lacombe nous a écrit un fort joli petit poème :

Des Arts et Des Mots (constantinescu685249153.blog)

Et Carnets Paresseux s’est penché sur le sort d’un petit poussin insouciant :

S’en fiche, le poussin, de l’anapodoton ! – Carnets Paresseux (wordpress.com)

Quant à Vérojardine, elle étire le temps le temps d’un slam :

Poésie de nature (poesie-de-nature.com)

John Duff, qui n’a pas de blog, mais un site extrêmement bien fait sur les drapeaux du monde (à l’adresse tri alphabétique des drapeaux> (touslesdrapeaux.xyz) ), nous propose son texte sous forme de commentaire :

J’aurais aimé participer mais :
Premièrement je ne sais pas ce qu’est un anapodoton
Secundo je ne dis que des jurons du capitaine Haddock, je ne peux donc utiliser « Bretzel liquide »
Enfin si je m’amuse à ces bêtises je n’aurai pas le temps de débarrasser le lave-vaisselle.

Emmanuel nous fait descendre dans l’arène :

L’arène (emmanuelglais.blogspot.com)

Enfin, Photonanie nous propose un texte plein d’humour et d’optimisme :

L’agenda ironique – Photonanie

Et maintenant, place aux votants :

Wagner Die Walküre les adieux de Wotan

Pour voter, c’est cidsous :

Et pour savoir qui hébergera l’Agenda Ironique de décembre 2020 :

Les résultats, c’est là : un temps pour résulter.