Contes et légendes, Divers, Fantaisie, Oulipo, poésie

QUELQUES HAÏKAÏS (2)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise qui se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

Après un premier billet consacré aux haïkus, voici une deuxième série de haïkaïs créés sur le thème de l’opéra.

La Travia-ta

Et la Dame aux camélias

Est la même personne.

Verdi la Traviata Pretty YendeCliquez sur la Traviata

 

Sur une suggestion de Max-Louis :

Couleurs d’opéra

Aïda, Tannhaüser

VERDI et WAGNER.

 Verdi Aïda marche Met      Wagner Tannhauser ouverture Karajan

Cliquez sur les images ci-dessus

Sur une suggestion de Marie-Anne :

Le piano rit

du rire carnassier de

ses quatre-vingts touches.

 

Schubert Liszt Yuja WangCliquez sur les touches

Sur un haïkaï de Luciole :

Le chat de Noël

Devant ces mille lumières

Rêve-t-il aussi?

Cats the musical MemoryCliquez sur le chat

Sur un haïkaï de Solène :

Au-dessus du pont

La pleine lune luit

Dans la nuit, tranquille

Le pont by SolèneCliquez sur l’image

 

Hansel und Gretel

Un opéra d’HUMPERDINCK

Un conte pour enfants

Humperdinck Hänsel und GretelCliquez sur Hänsel et Gretel

Vous pouvez encore m’envoyer des haïkaïs si le cœur vous en dit 😀 !

 

Fantaisie, Histoire de l'opéra, littérature, Mallarmé, Oulipo

L’OPÉRA DE SAINT-GLINGLIN S’INVITE CHEZ VOUS

Saint-Glinglin est le titre d’un roman (1948) de Raymond QUENEAU, et est la refonte de deux romans précédents : Gueule de pierre (1934) et les Temps mêlés (1941). Son Opéra, de renommée mondiale, s’est donné pour mission de monter les œuvres tirées de Queneau et de ses amis, oulipiens ou autres.

Son riche catalogue de pestacles est disponible sans limites dans le temps sur son site Error404Pagenotfound :

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Au programme vous pouvez trouver :

Le ballet La croqueuse de diamants de Queneau et DAMASE (avec une chorégraphie de Roland PETIT)

Damase la rue Montorgueil (la croqueuse de diamants)Cliquez sur l’image

Les exercices de style chantés par les Frères Jacques.

Exercices de style Botanique

Le Dimanche de la vie : Ce roman de Queneau a vu un projet d’opéra coécrit par Queneau et son ami Boris VIAN. Cette œuvre n’ayant malheureusement pas vu le jour, l’Opéra de Saint-Glinglin a décidé de mettre le film qui a été tiré du roman à disposition sur son site.

Queneau le dimanche de la vie (film)Cliquez sur l’image

L’opéra qui a été écrit pas Edison DENISOV à partir de l’Écume des jours de Boris Vian est également disponible.

Denisov l'écume des joursCliquez sur l’image

De Jaques Prévert, on trouve L’Opéra de la lune et l’Opéra des girafes.

Mayoud Prévert l'Opéra de la luneCliquez sur la lune et la girafe

On trouve également les ébauches de Pierre BOULEZ pour les Cent mille milliards de poèmes. Boulez est malheureusement décédé avant d’avoir pu terminer la mise en musique de l’intégralité de ces 100 000 000 000 000 de poèmes.

William CHRISTIE a été tout excité quand il a appris qu’on avait trouvé dans les archives du musée national d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye les manuscrits de DEBUSSY pour une adaptation en musique du poème « Le Corbeau » (« the Raven ») d’Edgar Allan POE, traduit par MALLARMÉ. Les écrits de Mallarmuche étant une sorte « d’étalon » pour tester les contraintes littéraires de l’OuLiPo, il était naturel que ce soit à l’Opéra de Saint-Glinglin qu’il en assurât la création mondiale.

De Georges PEREC , on trouve La Disparition, seul opéra écrit sans qu’apparaisse la note MI (en notation anglaise ou allemande, la note MI est représentée par la lettre E.) Queneau étant né au Havre, il a semblé opportun de demander aux célèbres duettistes HAVRE et CAUMARTIN le livret de cette adaptation.

De Perec également, c’est évidemment à l’Opéra de Saint-Glinglin qu’il a prononcé sa fameuse conférence sur l’influence tomatotopique du lancer de tomates sur les sopranos, et on peut naturellement y découvrir l’enregistrement de Cantatrix Sopranica L., sa célèbre étude.

Cantatrix Sopranica L

bande dessinée, Divers, Fantaisie, Mythologie

LA BOUGIE DU SAPEUR

Aujourd’hui 29 février 2020 est paru le nouveau numéro de la Bougie du Sapeur, seul périodique à paraître tous les quatre ans, à chaque 29 février. Comme je n’avais pas fini les mots croisés du numéro d’il y a quatre ans, je vais donc pouvoir avoir enfin la solution d’yceux.

Le titre de cette revue tétraïennale a été choisi en hommage au Sapeur Camember, héros d’un ancêtre de la bande dessinée créé par le dessinateur CHRISTOPHE.

Pour rendre hommage à cette louable initiative, je vous propose un billet autour du feu, les sapeurs-pompiers ayant pour rôle, notamment, d’éteindre le feu. (Oui, je sais, Camembert était un sapeur soldat, pas un sapeur-pompier, mais je n’ai pas trouvé suffisamment de matière pour écrire un billet sur l’opéra à partir des sapeurs soldats.)

En 1807, SPONTINI met en scène une vestale (i.e. une gardienne du feu sacré) dans son opéra judicieusement intitulé la Vestale.

Spontini la Vestale Hymne du soirCliquez sur la Vestale

À la fin de Guillaume Tell (1829) de ROSSINI, la femme de Guillaume met le feu à sa maison, pour donner le signe de la révolte contre l’occupant autrichien.

Rossini Guillaume Tell final acte IVCliquez sur l’image

Plus cruelle est l’évocation du feu dans Le Trouvère (Il Trovatore) (1853) de VERDI, puisqu’on y trouve une gitane condamnée au bûcher, et la fille de celle-ci qui pour se venger veut jeter le fils don son bourreau au feu, et dans un moment de folie, y jette son propre fils. (Air : « Condotta ell’era in ceppi ».)

Verdi il trovatore Condotta ell'era in ceppiCliquez sur l’image

Le feu a beaucoup d’importance dans la tétralogie de WAGNER. Dans l’Or du Rhin (Rheingold), Loge le dieu du feu aide Wotan à s’emparer de l’or du Rhin pour bâtir son Walhalla. À la fin de la Walkyrie (Die Walküre), Wotan endort sa fille Brünnhilde sur un rocher, protégée par un cercle de feu que seul un héros qui ne connaît pas la peur pourra franchir.

Wagner die Walküre final

À la fin de Siegfried, le héros franchit ce cercle de feu et réveille la Walkyrie endormie. Enfin, à la fin du Crépuscule des dieux (Götterdammerung), Brünnhilde dresse un bûcher pour y mettre le corps de son Siegfried défunt. En allumant ce bûcher, c’est tout le Walhalla qui s’embrase, mettant ainsi fin au règne des dieux sur terre, laissant la place aux hommes.

Jeanne d’Arc, on le sait, est morte sur le bûcher à Rouen en 1431. Son destin a été porté à l’opéra par VERDI et par TCHAÏKOVSKI. Dans l’opéra de Verdi, Giovanna d’Arco, elle échappe à cette fin, alors que dans celui de Tchaïkovski, la Pucelle d’Orléans, elle meurt brûlée.

Tchaïkovsky Jeanne d'Arc (La Pucelle d'Orléans) Adieu forêtsCliquez sur Jeanne d’Arc

Dans l’Enfant et les Sortilèges de RAVEL, le feu fait partie des objets qui se révoltent contre la méchanceté de l’enfant. (Air : « Je réchauffe les bons, je brûle les méchants ».)

Ravel l'enfant et les sortilèges le feu

 

 

Fantaisie, Mythologie, poésie, Uncategorized

QUELQUES HAÏKUS (1)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise visant à évoquer en quelques mots l’essence des choses. Il se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

En voici quelques-uns créés pour vous sur le thème de l’opéra.

 

Les Métamorphoses

OVIDE raconte ces histoires

De transformations.

Charpentier ActéonCliquez sur l’image

(P.S. je reviendrai abondamment ultérieurement sur les Métamorphoses d’Ovide, qui ont donné lieu à d’innombrables sujets d’opéra.)

 

La légende de Faust

Racontée par le grand Goeth’

Pauvre Marguerite !

Gounod Faust Anges purs anges radieuxCliquez sur l’image

 

Le Vaisseau fantôme

Un opéra de Wagner

Amour rédempteur.

Wagner Vaisseau fantôme ballade de SentaCliquez sur cette malheureuse Senta

 

Amants de Vérone,

Séparés par leurs familles

Roméo, Juliette

Prokofiev Roméo et JulietteCliquez sur le ballet de Prokofiev

 

Götterdammerung

Fin de la tétralogie

Le Crépuscule des dieux

Wagner Götterdammerung Marche funèbreCliquez sur le disque

 

The Turn of the Screw

Opéra écrit par BRITTEN

Les pauvres enfants.

Britten The turn of the screw résuméCliquez sur le résumé en musique de cet opéra

 

Voilà pour cette première livraison. Si cela vous a plu, et si vous me le demandez gentiment, je vous en écrirais d’autres. Vous pouvez aussi me soumettre vos haïkus pour alimenter un prochain billet.

Fantaisie, littérature

HAVRE & CAUMARTIN

Qui étaient HAVRE & CAUMARTIN me demandais-je récemment dans mon billet sur D.F.E. AUBER ?

Quelques recherches sur la toile vont me permettre aujourd’hui d’apporter un éclairage sur ces joyeux duettistes.

Daniel François Henri HAVRE est né au Havre (ça ne s’invente pas) le 1er avril 1830 et est mort à Paris en 1897.

Ludovic CAUMARTIN est né à Paris, dans le quartier de l’opéra, le 29 février 1833 et est mort à Paris en 1908.

Ils se rencontrent dans le milieu littéraire des années 1850, et très vite décident de travailler ensemble pour écrire des pièces à quatre mains, soit pour le théâtre, soit pour le genre à la mode, l’opéra-comique.

C’est ainsi qu’ils signent leur première production commune, le Duo des Chats de ROSSINI.

havre caumartin duo des chatsCliquez sur l’image

Si un certain goût de la mystification de leur part fait que leurs œuvres ne sont plus très connues aujourd’hui, ils ont quand même travaillé pour des compositeurs aussi célèbres que GOUNOD, OFFENBACHBIZET ou MASSENET.

Ainsi en 1858, ils écrivent le livret du Médecin malgré lui pour Gounod, mais très vite les critiques découvrent la supercherie et réattribuent le texte d’origine à MOLIÈRE.

gounod médecin malgré lui glouglouCliquez sur l’image

De même, ils proposent à Bizet le livret d’un opéra, les Pêcheurs de poissons, mais celui-ci ne plaît pas, et c’est finalement un autre opéra, sur un sujet proche, que Bizet écrira : les Pêcheurs de perles.

bizet pêcheurs de perleCliquez sur l’image

Enfin, il faut noter que Havre – Caumartin ont également été piratés. Ainsi, écoutez le texte de la Vocalise de RACHAMANINOFF. Il a été intégralement pompé sur un des textes de nos joyeux compères !

rachmaninoff vocaliseCliquez sur l’image

De même pour le texte de la célèbre méditation de Thaïs de Massenet,

massenet méditation thaisCliquez sur l’image

qui a été intégralement repris par John CAGE dans son immortel 4 min 33 s.

Cage 4 min 33 s

(Note à benêts, ce billet a été composé avec toute la rigueur musicologique dont vous me savez capable en vue d’être publié ce 1er avril 2019.)

Écrit le 2 avril 2019 : Vous l’aviez peut-être compris, ce billet est un poisson d’avril, et donc toute la partie musicologique est rigoureusement fausse. Par contre, les vidéos ont été soigneusement choisies pour illustrer mon propos.

La station Havre-Caumartin tire son nom du fait qu’elle se trouve à la croisée du passage du Havre (proximité avec la Gare Saint-Lazare oblige, puisque la Gare Saint-Lazare est la gare qui dessert la Normandie, et que Le Havre est une ville de Normandie), et la rue Caumartin (ne me demandez pas qui était Caumartin, faut pas pousser.)

 

 

Animation 1, Fantaisie, littérature

DILILI À PARIS

Dilili à Paris

À l’occasion de la sortie en DVD de Dilili à Paris, de Michel OCELOT, je voudrais revenir sur ce très beau dessin animé, qui se passe dans le Paris de la Belle-Époque.

L’héroïne, une petite fille kanake arrivée à Paris, se trouve confrontée à tous les préjugés que l’on peut avoir vis-à-vis:

  • de la couleur de sa peau,
  • de son statut de femme dans un monde gouverné par les hommes,
  • de petite fille face au monde des adultes,

Mais si les choses sont dites, c’est toujours avec légèreté et humour.

L’histoire est donc celle de Dilili et de son ami  Orel qui enquêtent sur une mystérieuse organisation qui enlève les petites filles. Ce sera pour eux l’occasion de rencontrer des figures comme RENOIR, RODIN, Camille CLAUDEL, MONET , TOULOUSE-LAUTREC ou Suzanne VALADON, Anna de NOAILLES, COLETTE ou Marcel PROUST, mais aussi pour la musique DEBUSSY, Emma CALVÉ, Erik SATIE ou Reynaldo HAHN, et encore Louis PASTEUR et Marie CURIE ou Sarah BERNHARDT.

satie dapheneoCliquez sur l’image

hahn l'heure exquiseCliquez sur l’image

On y entend la cantatrice Emma CALVÉ (1858 – 1942) chanter un air du Pelléas et Mélisande de Debussy, et à l’occasion, on voit une affiche annonçant sa participation à Carmen , un rôle qu’elle chanté mille fois, de BIZET.

Pelléas cheveuxCliquez sur l’image

dilili affiche carmenCliquez sur l’image

Une partie de l’action se passe dans l’Opéra (le palais Garnier), notamment dans les sous-sols sur le mystérieux lac qui serait sous l’opéra, comme dans le Fantôme de l’opéra de Gaston LEROUX. Et le moyen de se déplacer sur ce lac est une très jolie barque en forme de cygne, en hommage au Lohengrin de WAGNER.

Si vous ne connaissez pas ce film, il faut absolument le voir, c’est tout public grâce aux différents niveaux de lecture, et les décors sont magnifiquement restitués.

 

Animation 1, Divers, Fantaisie

LES ONOMATOPÉES

Ono m’a topé, aurait déclaré John LENNON après sa rencontre avec Yoko. Pour le plaisir, écoutons Imagine !

Si l’on chante beaucoup à l’opéra (c’est un peu le concept, d’ailleurs), on y crie aussi, et les onomatopées n’y manquent pas.

Parmi les précurseurs figure Clément JANEQUIN (1485 – 1558) qui met en musique Les Cris de Paris, le Chant des oiseaux ou encore la Guerre qui imite en musique les bruits de la bataille.

Plus tard RAMEAU mettra en musique le coassement des grenouilles dans sa comédie Platée.

rameau platée grenouillesCliquez sur les grenouilles

À la fin de la Damnation de Faust, après la chevauchée fantastique ponctuée des hop hop de Méphisto, BERLIOZ fait chanter aux esprits de l’enfer un pandémonium sur des onomatopées de son invention (has irimiru karabrao…).

WAGNER n’a pas lésiné non plus sur les onomatopées avec le Hoyotoho Heya Heya dans cette autre chevauchée fantastique qu’est la chevauchée des Walkyries.

Dans le Coq d’or, RIMSKY-KORSAKOV fait chanter son coq en russe, ce qui nous donne Kikeriki koko koko (alors que chacun sait que le coq anglais fait cock-a-doodle-doo).

tex avery cock a doodle doCliquez sur l’image

Le Rataplan du 3e acte de La Force du destin du VERDI est aussi un bon exemple d’onomatopées qui doit être amusant à chanter.

Verdi La forza Acte III RataplanCliquez sur l’image

Sur les conseils de Camille (merci Camille), j’intègre ici la « légende de Kleinzach » et ses clic clac, cric crac, flic flac, extraite des Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH.

kleinzachCliquez sur l’image

Et en marge de l’opéra, je ne peux résister au plaisir de vous présenter la stripsody de la grande Cathy Berberian. Cathy Berberian pour qui la musique des Beatles (voir l’intro de ce billet) était de la musique contemporaine n’a pas hésité à enregistrer un disque de leur musique.

Stripsody qu’il est facile de rapprocher du titre de Gainsbourg Comic Strip (et ça fait Shebam, plop, wizz…).

onomatopéesCliquez sur les onomatopées

Et puisque j’étais il n’y a guère à Bastille pour les Huguenots de MEYERBEER, j’ai sursauté en entendant dans l’air de Marcel du 1er acte PIF, PAF, POUF (sic). (C’est ce qui m’a donné envie d’écrire ce billet).