Divers, Fantaisie

ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE – (PREMIÈRE SÉRIE)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas d’interpréter des airs dits classiques.

Un peu d’humour pour commencer avec la Truite de SCHUBERT cuisinée par Francis BLANCHE et interprétée par les Frères JACQUES.

Blanche Schubert la truiteCliquez sur Blanche Schubert

Tino ROSSI n’a pas fait qu’interpréter Boris Godounov (selon HERGÉ, dans le Trésor de Rakham le rouge), il a aussi interprété le célébrissime Rêve d’amour de LISZT.

Liszt rossi rêve d'amourCliquez sur Ferenc Rossi

Un peu de ROSSINI avec Jacques BREL et « l’air de la bêtise », librement inspiré de l’air de la calomnie du Barbier de Séville.

Brel Rossini Air de la bétiseCliquez sur Gioacchino Brel

Encore Rossini et son Barbier, avec Le Barbier de Belleville de Serge REGGIANI.

Reggiani Rossini le Barbier de SévilleCliquez sur Serge Reggiani

Quand Henri TACHAN invite chez lui MOZART, BEETHOVEN, Schubert et Rossini, ça donne ça :

Tachan Mozart Bethoven et al.Cliquez sur Henri Tachan et ses invités

Rufus WAINWRIGHT a interprété l’ensemble des Nuits d’été, de BERLIOZ. Je vous propose d’écouter le premier morceau de ce cycle « Absence ».

Berlioz Wainwright Nuits d'été absenceCliquez sur Hector Wainwright

David GILMOUR (des Pink Floyd) nous livre un très convaincant « Je crois entendre encore » des Pêcheurs de perles de BIZET, dans un français parfait !

Gilmour Bizet Je crois entendre encoreCliquez sur Gilmour Bizet

Johnny HALLIDAY a déposé un poème sur la septième symphonie de BEETHOVEN.

Johnny Beethoven la 7e symphonieCliquez sur Johnny Beethoven

Sur son album « Classical », Barbra STREISAND nous offre un très beau « Lascia ch’io Pianga », extrait du Rinaldo de HAENDEL.

Barbra Haendel Lascia ch'io piangaCliquez sur Barbra Haendel

Plus près de nous, la chanteuse de R’n’B Nâdiya a adopté la 2e valse de CHOPIN pour son titre « Amie-ennemie ».

Nâdiya Amies - ennemies (Chopin)Cliquez sur le clip de Frédéric Nâdiya

Voilà, j’ai encore plein de choses à vous faire entendre, alors si vous êtes sages, et si vous le demandez gentiment, je publierai une suite à ce billet.

Animation 1, Fables de la Fontaine, Fantaisie, littérature, Oulipo, poésie

LE LOUP ET L’AGNEAU

Après Le Lion et le Rat, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans les fables de La Fontaine. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les substantifs de ce poème par des citations musicales en rapport avec ce substantif.)

Aujourd’hui, un classique des classiques, le Loup et l’Agneau.

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.

Audran La MascotteCliquez sur l’image

Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.

Prokofiev Pierre et le loup part 2Cliquez sur l’image

Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
– Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;

Bellini La somnambule Ah! Perché non posso odiartiCliquez sur Rodolfo

Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
– Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
– Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

Gounod Roméo et Juliette Dieu qui fis l'homme à ton imageCliquez sur l’image

– Je n’en ai point.
– C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.

Monteverdi Orfeo Nymphes et bergersCliquez sur Orfeo et son chœur de nymphes et de bergers

On me l’a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts

Rameau les Indes galantes forêts paisiblesCliquez sur des forêts pas si paisibles que ça !

Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Citations :

Un agneau : AUDRAN La Mascotte Duo « J’aime bien mes dindons / j’aime bien mes moutons » (désolé je n’ai pas trouvé d’agneau, alors j’ai pris un mouton.)

Un loup : PROFOFIEV Pierre et le Loup (retrouvez ici la version DISNEY de Pierre et le Loup)

En colère : À la fin du premier acte de La somnambule de BELLINI, Elvino trompé par les apparences se met en colère contre le comportement d’Amina.

Ton frère : GOUNOD Roméo et Juliette Frère Laurent « Dieu de bonté ».

Vos bergers : Au début de l’Orfeo de MONTEVERDI, le Chœur des nymphes et des bergers célèbre les noces d’Orfeo et Euridice (Orphée et Eurydice.)

Au fond des forêts : Dans Les Indes galantes de RAMEAU, la quatrième entrée se terminent dans une réconciliation autour du calumet de la paix (Danse et air « Forêts paisibles ».)

 

Compositrices, Fantaisie, Oulipo

QUELQUES AUTRES HAÏKAÏS (3e SÉRIE)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise visant à évoquer en quelques mots l’essence des choses. Il se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

Voici donc une troisième livraison de haïkaïs, dont certains écrits par vous (merci, merci, merci.)

Sur un haïkaï de John DUFF

Dans cet air très beau

Pretty s’est mise à chanter

Elle m’a fait pleurer

Verdi la Traviata Pretty Yende

Sur un haïkaï, en anagramme de confinement, réalisé dans le cadre du challenge #haikuchallenge

Ce confit ne ment

Et finement ne t’enfonce

En ce net moment

Alfano Cyrano (avec Placide Domingue)Cliquez sur l’image

Sur un hommage à JANKÉLÉVITCH

FAURÉ – DEBUSSY

Wladimir Jankélévitch

RIMSKI-KORSAKOV

Fauré Après un rêve

Sur un haïkaï de Marie-Anne

Vaisselle en musique

Concerto pour violon et

Torchon à carreaux

Beethoven concerto pour violon 3e mvtCliquez sur l’image

Sur une proposition de Philippe :

Chant de la sirène

Sur la plage désertée

Elle attend l’été

Lili Boulanger Les SirènesCliquez sur l’image

Sur un haïkaï de Luciole

Beauté de Psyché

Cupidon est en émoi

Décoche une flèche

Lully Psyché Plainte italienneCliquez sur l’image

Citations :
Concerto pour violon : Troisième mouvement du concerto pour violon de BEETHOVEN. (Pour ce mouvement, Beethoven a repris un chant révolutionnaire français, « Mieux vaut la mort que l’esclavage, c’est la devise des français ».)
Pretty s’est mise à chanter : La soprano Pretty YENDE s’est récemment illustrée dans la Traviata de VERDI. (Vous pourrez voir sa Traviata samedi 9 mai sur la 5.)
Ce confit ne ment : Pour illustrer cette terre du confit (d’oie ou de canard), j’ai choisi Cyrano de Bergerac de Franco ALFANO (celui-là même qui a achevé la partition de Turandot de PUCCINI.)
Fauré : Laissons-nous emporter par sa mélodie « Après un rêve ».
Chant de la sirène : Pour illustrer ce chant de la sirène, j’ai choisi « les Sirènes », une pièce de Lili BOULANGER, grande compositrice morte trop jeune.
Psyché : Je vous propose d’écouter un extrait de Psyché, de LULLY.
Retrouvez d’autre haïkaïs en cliquant sur le lien.
Contes et légendes, Divers, Fantaisie, Oulipo, poésie

QUELQUES HAÏKAÏS (2)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise qui se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

Après un premier billet consacré aux haïkus, voici une deuxième série de haïkaïs créés sur le thème de l’opéra.

La Travia-ta

Et la Dame aux camélias

Est la même personne.

Verdi la Traviata Pretty YendeCliquez sur la Traviata

 

Sur une suggestion de Max-Louis :

Couleurs d’opéra

Aïda, Tannhaüser

VERDI et WAGNER.

 Verdi Aïda marche Met      Wagner Tannhauser ouverture Karajan

Cliquez sur les images ci-dessus

Sur une suggestion de Marie-Anne :

Le piano rit

du rire carnassier de

ses quatre-vingts touches.

 

Schubert Liszt Yuja WangCliquez sur les touches

Sur un haïkaï de Luciole :

Le chat de Noël

Devant ces mille lumières

Rêve-t-il aussi?

Cats the musical MemoryCliquez sur le chat

Sur un haïkaï de Solène :

Au-dessus du pont

La pleine lune luit

Dans la nuit, tranquille

Le pont by SolèneCliquez sur l’image

 

Hansel und Gretel

Un opéra d’HUMPERDINCK

Un conte pour enfants

Humperdinck Hänsel und GretelCliquez sur Hänsel et Gretel

Vous pouvez encore m’envoyer des haïkaïs si le cœur vous en dit 😀 !

Et retrouvez une nouvelle série en cliquant, sur ce lien.

 

Fantaisie, Histoire de l'opéra, littérature, Mallarmé, Oulipo

L’OPÉRA DE SAINT-GLINGLIN S’INVITE CHEZ VOUS

Saint-Glinglin est le titre d’un roman (1948) de Raymond QUENEAU, et est la refonte de deux romans précédents : Gueule de pierre (1934) et les Temps mêlés (1941). Son Opéra, de renommée mondiale, s’est donné pour mission de monter les œuvres tirées de Queneau et de ses amis, oulipiens ou autres.

Son riche catalogue de pestacles est disponible sans limites dans le temps sur son site Error404Pagenotfound :

https://Error404Pagenotfound

Au programme vous pouvez trouver :

Le ballet La croqueuse de diamants de Queneau et DAMASE (avec une chorégraphie de Roland PETIT)

Damase la rue Montorgueil (la croqueuse de diamants)Cliquez sur l’image

Les exercices de style chantés par les Frères Jacques.

Exercices de style Botanique

Le Dimanche de la vie : Ce roman de Queneau a vu un projet d’opéra coécrit par Queneau et son ami Boris VIAN. Cette œuvre n’ayant malheureusement pas vu le jour, l’Opéra de Saint-Glinglin a décidé de mettre le film qui a été tiré du roman à disposition sur son site.

Queneau le dimanche de la vie (film)Cliquez sur l’image

L’opéra qui a été écrit pas Edison DENISOV à partir de l’Écume des jours de Boris Vian est également disponible.

Denisov l'écume des joursCliquez sur l’image

De Jaques Prévert, on trouve L’Opéra de la lune et l’Opéra des girafes.

Mayoud Prévert l'Opéra de la luneCliquez sur la lune et la girafe

On trouve également les ébauches de Pierre BOULEZ pour les Cent mille milliards de poèmes. Boulez est malheureusement décédé avant d’avoir pu terminer la mise en musique de l’intégralité de ces 100 000 000 000 000 de poèmes.

William CHRISTIE a été tout excité quand il a appris qu’on avait trouvé dans les archives du musée national d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye les manuscrits de DEBUSSY pour une adaptation en musique du poème « Le Corbeau » (« the Raven ») d’Edgar Allan POE, traduit par MALLARMÉ. Les écrits de Mallarmuche étant une sorte « d’étalon » pour tester les contraintes littéraires de l’OuLiPo, il était naturel que ce soit à l’Opéra de Saint-Glinglin qu’il en assurât la création mondiale.

De Georges PEREC , on trouve La Disparition, seul opéra écrit sans qu’apparaisse la note MI (en notation anglaise ou allemande, la note MI est représentée par la lettre E.) Queneau étant né au Havre, il a semblé opportun de demander aux célèbres duettistes HAVRE et CAUMARTIN le livret de cette adaptation.

De Perec également, c’est évidemment à l’Opéra de Saint-Glinglin qu’il a prononcé sa fameuse conférence sur l’influence tomatotopique du lancer de tomates sur les sopranos, et on peut naturellement y découvrir l’enregistrement de Cantatrix Sopranica L., sa célèbre étude.

Cantatrix Sopranica L

bande dessinée, Divers, Fantaisie, Mythologie

LA BOUGIE DU SAPEUR

Aujourd’hui 29 février 2020 est paru le nouveau numéro de la Bougie du Sapeur, seul périodique à paraître tous les quatre ans, à chaque 29 février. Comme je n’avais pas fini les mots croisés du numéro d’il y a quatre ans, je vais donc pouvoir avoir enfin la solution d’yceux.

Le titre de cette revue tétraïennale a été choisi en hommage au Sapeur Camember, héros d’un ancêtre de la bande dessinée créé par le dessinateur CHRISTOPHE.

Pour rendre hommage à cette louable initiative, je vous propose un billet autour du feu, les sapeurs-pompiers ayant pour rôle, notamment, d’éteindre le feu. (Oui, je sais, Camembert était un sapeur soldat, pas un sapeur-pompier, mais je n’ai pas trouvé suffisamment de matière pour écrire un billet sur l’opéra à partir des sapeurs soldats.)

En 1807, SPONTINI met en scène une vestale (i.e. une gardienne du feu sacré) dans son opéra judicieusement intitulé la Vestale.

Spontini la Vestale Hymne du soirCliquez sur la Vestale

À la fin de Guillaume Tell (1829) de ROSSINI, la femme de Guillaume met le feu à sa maison, pour donner le signe de la révolte contre l’occupant autrichien.

Rossini Guillaume Tell final acte IVCliquez sur l’image

Plus cruelle est l’évocation du feu dans Le Trouvère (Il Trovatore) (1853) de VERDI, puisqu’on y trouve une gitane condamnée au bûcher, et la fille de celle-ci qui pour se venger veut jeter le fils don son bourreau au feu, et dans un moment de folie, y jette son propre fils. (Air : « Condotta ell’era in ceppi ».)

Verdi il trovatore Condotta ell'era in ceppiCliquez sur l’image

Le feu a beaucoup d’importance dans la tétralogie de WAGNER. Dans l’Or du Rhin (Rheingold), Loge le dieu du feu aide Wotan à s’emparer de l’or du Rhin pour bâtir son Walhalla. À la fin de la Walkyrie (Die Walküre), Wotan endort sa fille Brünnhilde sur un rocher, protégée par un cercle de feu que seul un héros qui ne connaît pas la peur pourra franchir.

Wagner die Walküre final

À la fin de Siegfried, le héros franchit ce cercle de feu et réveille la Walkyrie endormie. Enfin, à la fin du Crépuscule des dieux (Götterdammerung), Brünnhilde dresse un bûcher pour y mettre le corps de son Siegfried défunt. En allumant ce bûcher, c’est tout le Walhalla qui s’embrase, mettant ainsi fin au règne des dieux sur terre, laissant la place aux hommes.

Jeanne d’Arc, on le sait, est morte sur le bûcher à Rouen en 1431. Son destin a été porté à l’opéra par VERDI et par TCHAÏKOVSKI. Dans l’opéra de Verdi, Giovanna d’Arco, elle échappe à cette fin, alors que dans celui de Tchaïkovski, la Pucelle d’Orléans, elle meurt brûlée.

Tchaïkovsky Jeanne d'Arc (La Pucelle d'Orléans) Adieu forêtsCliquez sur Jeanne d’Arc

Dans l’Enfant et les Sortilèges de RAVEL, le feu fait partie des objets qui se révoltent contre la méchanceté de l’enfant. (Air : « Je réchauffe les bons, je brûle les méchants ».)

Ravel l'enfant et les sortilèges le feu

 

 

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QUELQUES HAÏKUS (1)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise visant à évoquer en quelques mots l’essence des choses. Il se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

En voici quelques-uns créés pour vous sur le thème de l’opéra.

 

Les Métamorphoses

OVIDE raconte ces histoires

De transformations.

Charpentier ActéonCliquez sur l’image

(P.S. je reviendrai abondamment ultérieurement sur les Métamorphoses d’Ovide, qui ont donné lieu à d’innombrables sujets d’opéra.)

 

La légende de Faust

Racontée par le grand Goeth’

Pauvre Marguerite !

Gounod Faust Anges purs anges radieuxCliquez sur l’image

 

Le Vaisseau fantôme

Un opéra de Wagner

Amour rédempteur.

Wagner Vaisseau fantôme ballade de SentaCliquez sur cette malheureuse Senta

 

Amants de Vérone,

Séparés par leurs familles

Roméo, Juliette

Prokofiev Roméo et JulietteCliquez sur le ballet de Prokofiev

 

Götterdammerung

Fin de la tétralogie

Le Crépuscule des dieux

Wagner Götterdammerung Marche funèbreCliquez sur le disque

 

The Turn of the Screw

Opéra écrit par BRITTEN

Les pauvres enfants.

Britten The turn of the screw résuméCliquez sur le résumé en musique de cet opéra

 

Voilà pour cette première livraison. Si cela vous a plu, et si vous me le demandez gentiment, je vous en écrirais d’autres. Vous pouvez aussi me soumettre vos haïkus pour alimenter un prochain billet.

Fantaisie, littérature

HAVRE & CAUMARTIN

Qui étaient HAVRE & CAUMARTIN me demandais-je récemment dans mon billet sur D.F.E. AUBER ?

Quelques recherches sur la toile vont me permettre aujourd’hui d’apporter un éclairage sur ces joyeux duettistes.

Daniel François Henri HAVRE est né au Havre (ça ne s’invente pas) le 1er avril 1830 et est mort à Paris en 1897.

Ludovic CAUMARTIN est né à Paris, dans le quartier de l’opéra, le 29 février 1833 et est mort à Paris en 1908.

Ils se rencontrent dans le milieu littéraire des années 1850, et très vite décident de travailler ensemble pour écrire des pièces à quatre mains, soit pour le théâtre, soit pour le genre à la mode, l’opéra-comique.

C’est ainsi qu’ils signent leur première production commune, le Duo des Chats de ROSSINI.

havre caumartin duo des chatsCliquez sur l’image

Si un certain goût de la mystification de leur part fait que leurs œuvres ne sont plus très connues aujourd’hui, ils ont quand même travaillé pour des compositeurs aussi célèbres que GOUNOD, OFFENBACHBIZET ou MASSENET.

Ainsi en 1858, ils écrivent le livret du Médecin malgré lui pour Gounod, mais très vite les critiques découvrent la supercherie et réattribuent le texte d’origine à MOLIÈRE.

gounod médecin malgré lui glouglouCliquez sur l’image

De même, ils proposent à Bizet le livret d’un opéra, les Pêcheurs de poissons, mais celui-ci ne plaît pas, et c’est finalement un autre opéra, sur un sujet proche, que Bizet écrira : les Pêcheurs de perles.

bizet pêcheurs de perleCliquez sur l’image

Enfin, il faut noter que Havre – Caumartin ont également été piratés. Ainsi, écoutez le texte de la Vocalise de RACHAMANINOFF. Il a été intégralement pompé sur un des textes de nos joyeux compères !

rachmaninoff vocaliseCliquez sur l’image

De même pour le texte de la célèbre méditation de Thaïs de Massenet,

massenet méditation thaisCliquez sur l’image

qui a été intégralement repris par John CAGE dans son immortel 4 min 33 s.

Cage 4 min 33 s

(Note à benêts, ce billet a été composé avec toute la rigueur musicologique dont vous me savez capable en vue d’être publié ce 1er avril 2019.)

Écrit le 2 avril 2019 : Vous l’aviez peut-être compris, ce billet est un poisson d’avril, et donc toute la partie musicologique est rigoureusement fausse. Par contre, les vidéos ont été soigneusement choisies pour illustrer mon propos.

La station Havre-Caumartin tire son nom du fait qu’elle se trouve à la croisée du passage du Havre (proximité avec la Gare Saint-Lazare oblige, puisque la Gare Saint-Lazare est la gare qui dessert la Normandie, et que Le Havre est une ville de Normandie), et la rue Caumartin (ne me demandez pas qui était Caumartin, faut pas pousser.)

 

 

Animation 1, Fantaisie, littérature

DILILI À PARIS

Dilili à Paris

À l’occasion de la sortie en DVD de Dilili à Paris, de Michel OCELOT, je voudrais revenir sur ce très beau dessin animé, qui se passe dans le Paris de la Belle-Époque.

L’héroïne, une petite fille kanake arrivée à Paris, se trouve confrontée à tous les préjugés que l’on peut avoir vis-à-vis:

  • de la couleur de sa peau,
  • de son statut de femme dans un monde gouverné par les hommes,
  • de petite fille face au monde des adultes,

Mais si les choses sont dites, c’est toujours avec légèreté et humour.

L’histoire est donc celle de Dilili et de son ami  Orel qui enquêtent sur une mystérieuse organisation qui enlève les petites filles. Ce sera pour eux l’occasion de rencontrer des figures comme RENOIR, RODIN, Camille CLAUDEL, MONET , TOULOUSE-LAUTREC ou Suzanne VALADON, Anna de NOAILLES, COLETTE ou Marcel PROUST, mais aussi pour la musique DEBUSSY, Emma CALVÉ, Erik SATIE ou Reynaldo HAHN, et encore Louis PASTEUR et Marie CURIE ou Sarah BERNHARDT.

satie dapheneoCliquez sur l’image

hahn l'heure exquiseCliquez sur l’image

On y entend la cantatrice Emma CALVÉ (1858 – 1942) chanter un air du Pelléas et Mélisande de Debussy, et à l’occasion, on voit une affiche annonçant sa participation à Carmen , un rôle qu’elle chanté mille fois, de BIZET.

Pelléas cheveuxCliquez sur l’image

dilili affiche carmenCliquez sur l’image

Une partie de l’action se passe dans l’Opéra (le palais Garnier), notamment dans les sous-sols sur le mystérieux lac qui serait sous l’opéra, comme dans le Fantôme de l’opéra de Gaston LEROUX. Et le moyen de se déplacer sur ce lac est une très jolie barque en forme de cygne, en hommage au Lohengrin de WAGNER.

Si vous ne connaissez pas ce film, il faut absolument le voir, c’est tout public grâce aux différents niveaux de lecture, et les décors sont magnifiquement restitués.

 

Animation 1, Divers, Fantaisie

LES ONOMATOPÉES

Ono m’a topé, aurait déclaré John LENNON après sa rencontre avec Yoko. Pour le plaisir, écoutons Imagine !

Si l’on chante beaucoup à l’opéra (c’est un peu le concept, d’ailleurs), on y crie aussi, et les onomatopées n’y manquent pas.

Parmi les précurseurs figure Clément JANEQUIN (1485 – 1558) qui met en musique Les Cris de Paris, le Chant des oiseaux ou encore la Guerre qui imite en musique les bruits de la bataille.

Plus tard RAMEAU mettra en musique le coassement des grenouilles dans sa comédie Platée.

rameau platée grenouillesCliquez sur les grenouilles

À la fin de la Damnation de Faust, après la chevauchée fantastique ponctuée des hop hop de Méphisto, BERLIOZ fait chanter aux esprits de l’enfer un pandémonium sur des onomatopées de son invention (has irimiru karabrao…).

WAGNER n’a pas lésiné non plus sur les onomatopées avec le Hoyotoho Heya Heya dans cette autre chevauchée fantastique qu’est la chevauchée des Walkyries.

Dans le Coq d’or, RIMSKY-KORSAKOV fait chanter son coq en russe, ce qui nous donne Kikeriki koko koko (alors que chacun sait que le coq anglais fait cock-a-doodle-doo).

tex avery cock a doodle doCliquez sur l’image

Le Rataplan du 3e acte de La Force du destin du VERDI est aussi un bon exemple d’onomatopées qui doit être amusant à chanter.

Verdi La forza Acte III RataplanCliquez sur l’image

Sur les conseils de Camille (merci Camille), j’intègre ici la « légende de Kleinzach » et ses clic clac, cric crac, flic flac, extraite des Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH.

kleinzachCliquez sur l’image

D’Offenbach également, il faut citer le final de la vie parsienne, avec son « Et pif et paf et pif et pouf ».

Offenbach la Vie parisienne final

Et en marge de l’opéra, je ne peux résister au plaisir de vous présenter la stripsody de la grande Cathy Berberian. Cathy Berberian, pour qui la musique des Beatles (voir l’intro de ce billet) était de la musique contemporaine, n’a pas hésité à enregistrer un disque de leur musique.

Stripsody qu’il est facile de rapprocher du titre de Gainsbourg Comic Strip (et ça fait Shebam, plop, wizz…).

onomatopéesCliquez sur les onomatopées

Et puisque j’étais il n’y a guère à Bastille pour les Huguenots de MEYERBEER, j’ai sursauté en entendant dans l’air de Marcel du 1er acte PIF, PAF, POUF (sic). (C’est ce qui m’a donné envie d’écrire ce billet).