Compositeurs, littérature

Sergeï RACHMANINOV (1873 – 1943)

Né en 1873 dans la province de Novgorod, en Russie, Sergeï RACHMANINOV manifesta très tôt des dons pour la musique. Son esthétique musicale, très marquée par les mélodies russes et les chants orthodoxes, se coule dans la continuité de celle de TCHAÏKOVSKI.

Après des études de piano suivies dès son plus jeune âge, il se forme aux Conservatoires de Saint-Pétersbourg puis de Moscou. Ses premières compositions sont pour le piano, mais dès 1892, il compose un opéra en un acte, Aleko, d’après les Tsiganes de POUCHKINE.

Rachmaninov alekoCliquez sur l’image

En 1893, marqué par la mort de Tchaïkovski, il écrit un trio élégiaque à sa mémoire.

Rachmaninov trio élégiaqueCliquez sur l’image

L’échec de sa première symphonie le découragera profondément, et il faudra attendre l’immense succès de son très tchaïkovskien deuxième concerto de piano (1900 – 1901) pour qu’il reprenne goût à la vie. Dès lors, il vit une vie heureuse, partagée entre la composition et les concerts.

Rachmaninov 2e concerto de piano GrimaudCliquez sur l’image

En 1903 – 1904, il écrit l’opéra Le Chevalier avare, toujours d’après Pouchkine, et en 1904 – 1905, Francesca di Rimini, d’après l’Enfer de DANTE, sur un livret de Modeste Tchaïkovski (le frère de l’autre, le compositeur Piotr Illitch qui a écrit lui aussi un Francesca da Rimini.)

En 1906, il travaille sur un projet de Salammbô, d’après FLAUBERT, projet qui ne sera finalement pas achevé.

En 1909, il crée un autre de ses tubes, le troisième concerto pour piano. Et en 1912, il écrit sa fameuse Vocalise.

Rachmaninov vocalise

En 1913, il écrit Les Cloches, une Symphonie chorale, d’après l’œuvre d’Edgar Allan POE.

Rachmaninov les clochesCliquez sur l’image

En 1915, il écrit une de ses pièces préférées, les Vêpres, un impressionnant recueil de chants liturgiques orthodoxes a cappella.

Rachmaninov les VêpresCliquez sur l’image

En 1917, suite à la révolution d’Octobre, il émigre aux États-Unis, et ne remettra plus les pieds dans sa chère Russie. Sa carrière de pianiste virtuose prend alors le pas sur sa carrière de compositeur. C’est quand même aux États-Unis qu’il écrit un autre de ses grands succès, la Rhapsodie sur un thème de PAGANINI.

Parmi ses autres ébauches d’opéra, on peut citer un Esmeralda (1888), d’après Victor HUGO, ainsi que de la musique pour Boris Godounov d’après Pouchkine (encore) et même un Monna Vana d’après le dramaturge symboliste MAETERLINCK (merci Wikipédia pour ces informations.)

Il meurt en 1943 d’un cancer du poumon.

Comme d’habitude, je n’ai pas la place sur ce blog pour vous présenter TOUT l’œuvre de ce compositeur, mais si vous avez l’occasion de prêter l’oreille à ses symphonies, largement méconnues chez nous, ou encore à ce chef-d’œuvre qu’est l’Île des morts, inspiré par le tableau de BÖCKLIN, n’hésitez pas !

9 réflexions au sujet de “Sergeï RACHMANINOV (1873 – 1943)”

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