Oulipo, Poésie

« JE RÊVE DE VERS DOUX », d’Albert SAMAIN (1893)

Après « Offrandes obscures », de Maeterlinck, voici un poème d’Albert Samain « Je rêve de vers doux », paru en 1893 dans le recueil Au Jardin de l’infante.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Je rêve de vers doux et dintimes ramages,
De vers à frôler l’âme ainsi que des plumages,

De vers blonds où le sens fluide se délie
Comme sous l
eau la chevelure d’Ophélie,

Cliquez sur Ophélie

De vers silencieux, et sans rythme et sans trame
Où la rime sans bruit glisse comme une rame,

Cliquez sur l’image

De vers dune ancienne étoffe, exténuée,
Impalpable comme le son et la nuée,

De vers de soir dautomne ensorcelant les heures
Au rite féminin des syllabes mineures.

Cliquez sur la violoniste

De vers de soirs damour énervés de verveine,
Où l’âme sente, exquise, une caresse à peine,

Cliquez sur l’heure exquise

Et qui au long des nerfs baignés dondes câlines
Meurent à l’infini en pâmoisons félines,
Comme un parfum dissous parmi des tiédeurs closes,

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Violes dor, et pianissim’amorose

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Je rêve de vers doux mourant comme des roses.

Citations musicales :

La chevelure dOphélie : Ambroise Thomas Hamlet scène de la folie.

Glisse comme une rame :Lully Alceste « Il faut passer tôt ou tard ».

Dautomne : Vivaldi Les quatre saisons l’automne.

Exquise : Fauré lHeure exquise (Colloque sentimental).

Baignés dondes câlines : Chausson Poème de l’amour et de la mer.

Pianissim’amorose : Wagner LOr du Rhin prélude (pianissimo).

littérature, Oulipo, Poésie

« OFFRANDES OBSCURES », de Maeterlinck (1887)

Après « Il pleure dans mon cœur », de Paul Verlaine, je vous propose ce mois-ci un poème de Maeterlinck, « Offrandes obscures », paru en 1887 dans le recueil Parnasse de la jeune Belgique.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

J’apporte mon mauvais ouvrage
Analogue aux songes des morts,

Et la lune éclaire l’orage

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Sur la faune de mes remords :

Sur la faune de mes remords :

Les serpents violets des rêves
Qui s’enlacent dans mon sommeil,
Mes désirs couronnés de glaives,

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Des lions noyés au soleil,

Des lys au fond des eaux lointaines
Et des mains closes sans retour,
Et les tiges rouges des haines
Entre les deuils verts de l’amour

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Seigneur, ayez pitié du verbe !

Cliquez sur l’image

Laissez mes mornes oraisons
Et la lune éparse dans l’herbe
Faucher la nuit aux horizons.

Citations musicales :

La lune éclaire lorage : Weber, le Freischütz, « scène de la gorge aux loups ».

Couronnés de glaive : Rossini, Stabat mater, « Cujus anima ».

Les tiges rouges des haines entre les deuils verts de l’amour : Prokofiev, Roméo et Juliette.

Seigneur, ayez pitié : Fauré, Requiem, « Introït et Kyrie ».

littérature, Oulipo, Poésie

« IL PLEURE DANS MON CŒUR », de Verlaine

Après « Les Erreurs », de Jean Tardieu, je vous propose ce mois-ci un poème de Paul Verlaine, « Il pleure dans mon cœur », paru en 1874 dans le recueil Romances sans paroles.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

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Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

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Il pleure sans raison
Dans ce c
œur qui s’écœure.
Quoi
! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

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C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon c
œur a tant de peine!

Citations musicales :

Quelle est cette langueur : Verdi La Traviata « Adio del passato ».

Ô le chant de la pluie : Debussy Jardins sous la pluie.

Ce deuil est sans raison : Verdi Otello « Niun mi tema ».

Bien avant mes divagations poético-musicales, ce poème avait inspiré Gabriel Fauré, sous le titre Spleen

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et Claude Debussy.

Cl11iquez sur l’image
Agenda Ironique, Oulipo

LA POISSONNE ET L’OISEAU

Ce mois-ci, c’est Max-Louis qui s’y colle pour l’Agenda Ironique.

Et kouakil nous demande, Max-Louis ? Et bien voilà :

Le thème de A.I. juin 2026 : Animal
J’explique : l’animal (au sens très large et propre ou au figuré), par ce mot est un éventail qui ne devrait pas vous laisser indifférent. En effet, qui de nous n’a pas eu affaire un jour ou l’autre à l’animal? Qu’il soit de tous les jours, ou par le hasard d’une rencontre, de l’enfance ou de l’adulte, il est celui qui fait partie de notre environnement.

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie long ou court) avec la langue écrite de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…), le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, cinq mots imposés :
– Demi-lieue
– Héros
– Émail
– Emberlificoter
– Bulle
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

Mais tout cela est tellement mieux esspliqué chez lui : Agenda Ironique de juin 2026.

Une petite poissonne, sans doute une demi-lieue,

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Aimait un tit’ oiseau, sans doute un colibri.

Mais comment s’y prendre, pensait la poissonne qui faisait des bulles, quand on est dans l’eau ?

Mais comment s’y prendre, disait l’oiseau, quand on est si haut ?

La petite poissonne alla voir Jezibaba la sorcière.

Cliquez sur Jezibaba

Rien de plus simple dit la sorcière : de nos jours, il vous faut communiquer par é-mail.

La poissonne et l’oiseau prirent ainsi rendez-vous.

Nos deux héros s’emberlificotèrent si bien

Que croyez-vous qu’il arriva de cette union virtuelle ?

Une créature virtuelle, une jolie sirène, au corps d’oiseau et à la queue de poisson.

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Citations musicales :

La petite poissonne : Boby Lapointe, la Maman des poissons.

Jezibaba : Dvorak, Rusalka

La jolie sirène : Lili Boulanger, Sirènes.

Et si vous voulez prolonger cet Agenda Ironique, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le point d’interrogation si vous voulez prolonger cet agenda Ironique
littérature, Oulipo, Poésie

« LES ERREURS », de Jean Tardieu

Après « Étude en de mineur », de Jean Tardieu, je vous propose ce mois-ci un autre poème de Tardieu, « Les Erreurs », paru en 1951 dans le recueil Monsieur Monsieur.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

(La première voix est ténorisante, maniérée,
prétentieuse ; l’autre est rauque, cynique et dure.)

Je suis ravi de vous voir
bel enfant vêtu de noir.

— Je ne suis pas un enfant
je suis un gros éléphant.

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Quelle est cette femme exquise
qui savoure des cerises
?

 C’est un marchand de charbon
qui s’achète du savon.

Ah ! que j’aime entendre à l’aube
roucouler cette colombe !

Cliquez sur l’image

 C’est un ivrogne qui boit
dans sa chambre sous le toit.

Cliquez sur l’image

Mets ta main dans ma main tendre
je t’aime Ô ma fiancée !

Cliquez sur l’image

Je n’suis point vot’ fiancée
je suis vieille et j’suis pressée
laissez-moi passer !

Cliquez sur l’image

Citations musicales :

un gros éléphant : Francis Poulenc, Histoire de Babar, le petit éléphant.

Cette colombe : Muret, ma Petite Colombelle, d’après Ronsard.

Cest un ivrogne : Ambroise Thomas, Hamlet, « Ô vin, dissipe la tristesse ».

Ô ma fiancée : Ambroise Thomas, Hamlet « Doute de la lumière ».

Je suis vieille : Léos Janacek, L’Affaire Makropoulos.

littérature, Mallarmé, Oulipo, Poésie

« SES PURS ONGLES TRÈS HAUT DÉDIANT LEUR INOX », de MALLARMÉ (1868)

On a retrouvé récemment, dans la bibliothèque de l’Opéra de Saint-Glinglin, un inédit de Mallarmuche. Il s’agit de la première version du sonnet en « IX », datée du 1er avril 1868. Dans ce premier jet, Mallarmé avait choisi des rimes en « OX » et non les fameuses rimes en « IX » comme de la version qu’il a finalement retenue.

Ses purs ongles très haut dédiant leur inox,

Cliquez sur l’inox

L’angoise ce minuit soutient, lampe au phosphore,

Maint rêve vespéral brûlé par le botox,

Que ne recueille pas de cinéraire en or.

Sur les crédences, au salon vide, nulle infox

Cliquez sur la calomnie

Aboli bibelot d’inanité encore

(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Stox,

avec ce seul objet dont le néant sonore.)

Mais proche la croisée au nord vacante, un tort

Agonise selon peut-être le trésor

Cliquez sur le trésor

des licornes ruant du feu sur le fort Knox

Elle, défunte nue, en ce miroir si belle

Cliquez sur Marguerite riant de se voir si belle en ce miroir

Qui dans l’oubli formé par le cadre se fox

Trot scintillant comme un quatuor.

Cliquez sur le fox-trot

Citations musicales :

Leur inox : Chostakovitch, Lady Macbeth de Mzensk, scène dans la boucherie industrielle.

Nulle infox : Rossini, le Barbier de Séville « Air de la calomnie ».

Le trésor : Wagner, Siegfried scène où Siegfried tue le dragon veillant sur son trésor.

En ce miroir si belle : Gounod, Faust air des bijoux.

Fox Trot : Art Hickman, Rose room fox-trot

Vous pouvez retrouver ici d’autres articles publiés un 1er avril :

Havre & Caumartin (2019)

L’opéra de Saint-Glinglin s’invite chez vous (2020)

Arnoldo Poivrieri (1755 – 1825) (2021)

La Fée nommée mène au logis (de l’esprit) (2022)

Le cantique des quantiques (2023)

Zelda Ocarina (née en 1966) (2024)

Léon Féodorovitch Tolstoïevski (2025)

littérature, Oulipo, Poésie

JE VIS, JE MEURS : JE ME BRULE ET ME NOYE, de Louise LABÉ (1555)

Après  » À Clymène « , de Verlaine, je vous propose ce mois-ci un autre poème, de Louise Labé (avant 1524-1566), « Je vis, je meurs : je me brule et me noye », paru en 1555 dans le recueil Œuvres de Louize Labé lionnoize.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Je vis, je meurs : je me brule et me noye.

J’ai chaust estreme en endurant froidure :

Cliquez sur l’image

La vie m’est et trop molle et trop dure.

J’ai grans ennuis entremeslez de joye :

Tout à un coup je ris et je larmoye,

Cliquez sur les larmes gelées

Et en plaisir maint grief tourment j’endure :

Mon bien s’en va, et à jamais il dure :

Tout en un coup je seiche et je verdoye.

Ainsi Amour inconstamment me meine :

Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me treuve hors de peine.

Cliquez sur l’image

Puis quand je croy ma joye estre certeine,

Et estre au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.

Cliquez sur l’image

Citations musicales :

En endurant froidure : Henry Purcell King Arthur « Cold song ».

Je ris et je larmoye : Franz Schubert le Voyage d’hiver « Gefrorne Tränen ».

Plus de douleur… hors de peines : Francis Poulenc Sept chansons « Marie ».

En mon premier malheur : Claudio Monteverdi Lamento d’Ariane.

Oulipo, Poésie

« À CLYMÈNE », de Verlaine (1869)

Après « Mon rêve familier« , de Verlaine, je vous propose ce mois-ci un autre poème de Verlaine, « À Clymène », paru en 1869 dans le recueil les Fêtes galantes.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Mystiques barcarolles,
Romances sans paroles,
Chère, puisque tes yeux,
Couleur des cieux,

Cliquez sur la barcarolle
Cliquez sur l’es romances sans paroles

Puisque ta voix, étrange
Vision qui dérange
Et trouble l’horizon
De ma raison,

Puisque l’arôme insigne
De ta pâleur de cygne
Et puisque la candeur
De ton odeur,

Cliquez sur l’image

Ah ! puisque tout ton être,
Musique qui pénètre,
Nimbes d’anges défunts,
Tons et parfums,

Cliquez sur l’image

A, sur d’almes cadences
En ses correspondances
Induit mon cœur subtil,
Ainsi soit-il !

Cliquez sur l’Amen

Citations musicales :

Barcarolles : Offenbach, Les Contes d’Hoffmann « Barcarolle »

Romances sans paroles : Mendelssohn, Romances sans paroles

Ta paleur de cygne : Wagner, Lohengrin

D’anges défunts : Louati, Les Ailes du désir

Ainsi soit-il : Berlioz, La Damnation de Faust, « Amen ».

Et puis, il y un bonhomme qui s’y entendait beaucoup mieux que moi pour mettre Verlaine en musique, c’est mon pote Gabriel Fauré, alors voici :

Cliquez sur l’image
littérature, Oulipo, Poésie

« MON RÊVE FAMILIER », de VERLAINE (1866)

Après « le Vampire« , de Baudelaire, je vous propose ce mois-ci un poème de Verlaine, « mon Rêve familier », paru en 1866 dans les Poèmes saturniens.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Cliquez sur Cavaradossi

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Cliquez sur Jenufa

Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Cliquez sur Leporello

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

Cliquez sur le flûtiste

Citations musicales :

D’une femme inconnue, et que j’aime : Puccini Tosca « Recondita armonia ».

Les moiteurs de mon front blême : Janacek Jenufa « Zdravas Kralovno (Ave Maria) ».

Est-elle brune, blonde ou rousse ? : Mozart Don Giovanni « air du catalogue ».

Pareil au regard des statues : Vivaldi Orlando furioso « Sol da te ».

littérature, Oulipo, Poésie

« LE VAMPIRE », de BAUDELAIRE (1851)

Après « Feuillet d’album », de Mallarmé, je vous propose ce mois-ci un poème de Baudelaire, « le Vampire », paru en 1857 dans les Fleurs du mal.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon cœur plaintif es entrée ;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

Cliquez sur l’image

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine ;
– Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Cliquez sur l’image

Comme au jeu le joueur têtu,

Cliquez sur l’image

Comme à la bouteille l’ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
– Maudite, maudite sois-tu !

J’ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j’ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.

Hélas ! le poison et le glaive
M’ont pris en dédain et m’ont dit :
« Tu n’es pas digne qu’on t’enlève
À ton esclavage maudit,

Cliquez sur l’image

Imbécile ! – de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire ! »

Cliquez sur l’image

Citations musicales :

un troupeau de démons : Berlioz, la Damnation de Faust, pandaemonium.

lié comme le forçat à la chaîne : Beethoven Fidelio, « O welche Lust ».

le joueur : Prokofiev, le Joueur.

ton esclavage maudit : Saint-Saëns, Samson et Dalila, « Dieu d’Israël ».

ton vampire : Marschner, le Vampire, ouverture.