Albert Samain est né le 3 avril 1858 à Lille, dans une famille de commerçants. Son père meurt quand il n’a encore que dix ans, et Albert doit gagner sa vie très tôt.
Vers la vingtaine, Albert Samain part à Paris et en 1883, il obtient un emploi à la Préfecture de la Seine. En dehors de ses travaux alimentaires, il est attiré par la poésie et fréquente le club des Hydropathes (dont faisait partie Alphonse Allais), récitant ses poésies au Chat noir, à Montmartre.
En 1890, sa poésie devient plus élégiaque et son recueil le Jardin de l’Infante (1893) connaît un très grand succès.
En 1899, sa mère meurt et une phtisie se déclare chez Albert Samain. Il meurt le 18 août 1900 à Magny, en Seine-et-Oise, à l’âge de 42 ans.
Ses poèmes, très populaires, ont été mis en musique par les compositeurs et compositrices qui étaient ses contemporains.
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Outre ses œuvres pour piano comme Flandre ou un Choral qu’elle dédie à Cortot, la Lilloise Jeanne Tieffry met en musique les poètes qu’elle apprécie, Verlaine, Gautier ou Klingsor ou son compatriote Albert Samain.
Edward Bulwer-Lytton est né le 25 mai 1803 à Londres. Son père, Lord Bulwer, était général et meurt en 1807. Sa mère, Elysabeth Barbara Lytton, prend alors le nom de Bulwer-Lytton et élève seule ses trois enfants. Elle restera près de son troisième fils, Edward, jusqu’à sa mort en 1843.
En 1822, Edward entre au Trinity College de Cambridge, mais à cette époque, il avait déjà publié un ensemble de poèmes, salué par Walter Scott.
En 1825, il obtient un prix pour son recueil Sculptures. Il s’essaye aussi au roman avec Rupert de Lindsay (1825) et Devereux (1829).
En 1827, Edward se marie avec Rosina Doyle Weeler, elle-même femme de lettres. Ils ont un fils en 1831, mais le couple se séparera en 1836.
En 1829, Edward Bulwer-Lytton entre en politique et est élu au parlement anglais. Intéressé par l’histoire, il écrit une Histoire de l’Angleterre (1833), son œuvre aujourd’hui la plus connue, les Derniers Jours de Pompeï (1834), Rienzi (1835) et Athènes, grandeur et décadence (1837). Rienzi sera mis en musique par Wagner dès 1842, sous le titre Rienzi, der letzte der Tribunen (Rienzi, le dernier des tribuns).
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Les Derniers jours de Pompeï donnera en 1858 Jone, ossia l’ultimo giorno di Pompeï, avec une musique de Petrella.
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En 1838, Edward écrit Leyla, or the Siege of Granada, qui fournira le sujet de L’Ebreo (1855), un opéra d’Apolloni.
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En 1836, après la séparation d’avec Rosina, il revient vivre au château familial auprès de sa mère, dont il hérite du titre de baron. Après la poésie et le roman historique, Bulwer-Lytton se tourne vers la dramaturgie et il écrit the Lady of Lyons (1838) ou Richelieu, or the Conspiracy (1839). En 1841, il quitte son siège au parlement. Entretemps, les Communes ont mis fin à l’esclavage en Angleterre. The Lady of Lyons a donné lieu à l’opéra Pauline en 1876 sur une musique de Cowen et à l’opérette Der Bettelstudent (1882) de Millöcker.
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En 1848, il publie un nouveau roman historique, Harold, sur la conquête de l’Angleterre par les Normands. Ce roman est à l’origine de l’opéra de VerdiAroldo (1857).
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En 1852, Edward entre à nouveau au Parlement, où il restera jusqu’en 1866. À l’issue de ces mandats, il est nommé pair de la Couronne et entre donc à la Chambre des Lords.
En 1871, il écrit un roman futuriste the coming Race (la race futuriste).
Edward Bulwer-Lytton meurt le 18 janvier 1873 à Torquay, à l’âge de 69 ans.
Théophile Gautier est né à Tarbes le 30 août 1811.
Théophile a trois ans quand sa famille déménage à Paris. Il suit des études classiques à Louis le Grand, puis à Charlemagne. Là, il rencontre celui qui se fera appeler, plus tard, Gérard de Nerval.
En 1829, Théophile rencontre Victor Hugo et adhère alors au romantisme, participant à la Bataille d’Hernani en 1830. Il se détourne alors de sa première vocation, la peinture, pour commencer à écrire des poèmes.
En 1835, Gautier publie son premier roman, Mademoiselle deMaupin. En 1836, il a une liaison avec une jeune voisine, Eugénie Fort, avec qui ils auront un enfant.
En 1836, Théophile Gautier est sollicité par Balzac pour écrire des critiques d’art et de spectacles. Ce métier de critique l’amènera à voyager dans toute l’Europe.
En 1838, il publie la nouvelle Une nuit de Cléopâtre qui fera l’objet d’un opéra de Victor Massé en 1885. 1838 est aussi l’année du recueil de poèmes Comédie de la mort qui contient les six poèmes mis en musique par Berlioz sous le nom de Nuits d’été.
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Ces poèmes ont été mis en musique par bien d’autres compositeurs.
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En 1841, Théophile rencontre une danseuse, Carlotta Grisi pour qui il éprouve une vive passion. Il écrit pour elle le livret de Giselle, un ballet sur une musique d’Adam.
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En 1843, il écrit un autre livret de ballet, la Péri, qui rencontrera moins de succès. Théophile se met en ménage avec la sœur de Carlotta, la cantatrice Ernesta Grisi, avec qui ils auront deux enfants.
En 1844, Théophile Gautier fait partie des fondateurs du « Club des haschischins » (les fumeurs de haschich qui y trouvaient l’inspiration). Parmi les membres de ce club se trouvaient Delacroix, Baudelaire, Balzac, de Nerval ou Dumas.
En 1851, son ballet-pantomime Pâquerette est donné à l’opéra.
En 1852, Théophile publie le recueil Émaux et camées, recueil qui est salué (Baudelaire lui dédiera ses Fleurs du Mal). Émaux et Camées est le manifeste de « l’Art pour l’art ».
Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien. Tout ce qui est utile est laid.
En 1857, il surfe sur la vague de l’égyptologie qui a suivi après la découverte de la pierre de Rosette et au déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion, avec le Roman de la Momie. Le Roman de la momie a fait l’objet d’une comédie musicale.
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En 1863, Théophile Gautier écrit un roman de cape et d’épée, dans le style Dumas, le Capitaine Fracasse. Le capitaine Fracasse fera l’objet d’une comédie lyrique de Levadé en 1929. En septembre 1863, il passe quelques jours chez George Sand à Nohant.
Gautier fréquente les salons du Second Empire et il écrit sur des musiciens (Berlioz, Wagner, Gounod…) ou sur des peintres (Delacroix, Manet…).
Théophile Gautier est mort à Neuilly le 23 octobre 1872, à l’âge de 61 ans.
Outre les Nuits d’été de Berlioz, déjà citées, de très nombreux compositeurs ont mis les poèmes de Gautier en musique.
La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. (Stendhal).
Henry Beyle, dit Stendhal, naît à Grenoble le 23 janvier 1783. Il perd sa mère, qu’il adorait, à l’âge de sept ans. Il fait ses études à Grenoble, avant de partir à Paris pour préparer, à seize ans, le concours d’entrée à l’école Polytechnique.
Henry est attiré par l’écriture, il veut écrire des comédies et même, pourquoi pas, des opéras. Mais il lui faut gagner sa vie, et il entre au ministère de la Guerre.
En 1800, Henry Beyle rejoint la grande Armée pour la campagne d’Italie. Il découvre alors l’Opéra italien, avec le Mariage secret de Cimarosa. Après cette représentation, il écrit : « Je venais de voir distinctement où était le bonheur ». Puis, il arrive à Mila où il est émerveillé par son opéra, la Scala.
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En 1802, il revient à Paris et au milieu de l’année, démissionne de l’armée. En 1806, il part pour l’Allemagne, où il découvre la musique de Mozart. Il écrit alors que « nul ouvrage de littérature ne peut lui donner plus vif contentement que Don Giovanni».
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De retour à Paris, il est nommé auditeur au Conseil d’État en 1810, poste où il s’ennuie ferme.
En 1811, il repart à Milan. Il visite l’Italie, Bologne, Florence, Rome. À Florence, à l’église Santa Croce, il éprouve une sorte d’extase, qui sera plus tard nommée « Syndrome de Stendhal ». À la fin de l’année, il commence à écrire une Histoire de la peinture en Italie.
En 1812, Henry est appelé pour la campagne de Russie. Il revient à Paris début 1813. En 1814, après la chute de Napoléon, Henry retourne à Milan où il écrit, sous pseudonyme, son premier livre publié : les Lettres écrites de Vienne en Autriche sur le célèbre compositeur Joseph Haydn suivies d’une viede Mozart et de considérations sur Métastase et l’état présent de la musique en France et en Italie. En 1815, il termine son Histoire de la peinture en Italie.
En 1816, il découvre les écrits de Lord Byron et a la révélation que « le véritable romantisme n’est pas allemand, il est anglais ! »
En 1817, Henry Beyle prend le pseudonyme de Stendhal pour publier Rome, Naples et Florence. En 1818, il fait la connaissance de Matilde Dombrowski, une patriote italienne qui deviendra son grand amour malheureux. Matilde inspirera la Mathilde de le Rouge et le Noir (1830), un de ses romans les plus célèbres.
En 1823, Stendhal fait paraître une Vie de Rossini et, en 1827, son premier roman, Armance. Armance sera suivi par Le Rouge et le Noir en 1830. Le Rouge et le noir a fait l’objet d’un opéra rock en 2016, d’un opéra de Barcaroli en 2019, et d’un ballet de Lacotte en 2021, sur une musique de Massenet.
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En 1831, Stendhal est nommé consul à Civitavecchia, ville où il s’ennuie ferme. Il y commence Lucien Leuwen (1834) et Vie de Henry Brulard (1835). En 1836, il prend un congé de trois ans et retourne à Paris, où il écrit la Chartreuse de Parme (1839) qui, enfin, connaît un grand succès public. La Chartreuse de Parme a fait l’objet d’un opéra de Henri Sauguet en 1938.
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Dans ses Mêmoires, Stendhal prétend être un « musicien manqué » et dans sa jeunesse, il s’est essayé au piano et au chant, mais sans résultats probants.
Stendhal meurt à Paris le 23 mars 1842, à l’âge de 59 ans.
Publius Vergilius Maro, dit Virgile, est un poète latin, né en 70 en Lombardie avant J.-C.
À 35 ans, il publie un petit recueil de poèmes, les Bucoliques, glorifiant l’empereur Auguste. Les Bucoliques seront suivies d’un second recueil, les Géorgiques. Les Géorgiques, ou les travaux de la terre, au sens large, est une commande de Mécène, son protecteur qui a laissé son nom au mécénat. Beethoven s’inspirera des Géorgiques dans sa Symphonie Pastorale et sa tempête.
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On trouve également dans les Géorgiques le thème d’Orphée et Eurydice.
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Mais le grand œuvre de Virgile est l’Énéide, qui occupera les dernières années de sa vie. L’Énéide raconte l’histoire du prince Énée, depuis la guerre de Troie jusqu’à la fondation d’une « nouvelle Troie », en Italie. Dans son périple, il aborde à Carthage où la reine Didon tombe amoureuse de lui, mais ne peut le retenir, car son destin est de fonder une « nouvelle Troie » en Italie.
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Virgile meurt à Brindisi en 19 avant J.-C.
Virgile était un des poètes les plus célèbres de son époque, et il le restera après sa mort, entrant dans la légende. On le trouve par exemple dans la Divine Comédie de Dante Alighieri, où il accompagne le poète en Enfer et au Purgatoire.
Son père était un ingénieur italien et sa mère femme au foyer. En 1843, la famille s’installe à Aix-en-Provence où le père d’Émile avait le projet de construire un canal. Mais le père meurt alors que le jeune garçon n’a que sept ans, et sa mère, sans revenus, l’élève avec l’aide de sa propre mère. C’est à Aix-en-Provence qu’Émile commence sa scolarité. Au collège d’Aix-en-Provence, Émile fait la connaissance en 1852 de Paul Cézanne, avec qui il restera longtemps ami.
Zola échoue par deux fois au baccalauréat, puis part à Paris rejoindre sa mère en 1858. En 1860, il entre comme employé aux écritures à l’administration des douanes. En 1862, il obtient la nationalité française.
En 1862, il entre chez l’éditeur Hachette, ce qui lui donne l’occasion de pénétrer le milieu littéraire de son époque. En 1864, il publie son premier livre, Les Contes à Ninon.
Fin 1864, Zola rencontre Alexandrine Meley. En 1865, il quitte sa mère pour s’installer avec Alexandrine, mais malgré les nombreux articles qu’il publie dans la presse, ce sont encore des années de vache maigre qu’il vit avec sa compagne.
En 1867 paraît le roman Thérèse Raquin.
Émile et Alexandrine se marient en 1870, mais ils doivent fuir à Marseille pendant la guerre de 1870 avant de revenir à Paris en 1871.
En 1871, Zola rencontre Gustave Flaubert qui lui présente Alphonse Daudet et Ivan Tourgueniev. Il fait également la connaissance de Guy de Maupassant et Joris Karl Huysmans, avec qui ils passeront des soirées littéraires dans la maison de campagne que Zola avait achetée à Médan (près de Paris). En 1880, ils font paraître Les soirées de Médan, un recueil de contes co-signés par ces écrivains.
Entre-temps, Zola commence son œuvre certainement la plus connue, le Cycle des Rougon-Macquart. Cet ensemble de vingt romans, qui l’occupe de 1871 à 1993, embrasse la description de toutes les franges de la société dans laquelle il vit. En 1877, l’Assommoir connaît un très grand succès et permet enfin à Zola de vivre correctement.
Littérairement, Zola est le chef de fil du naturalisme, mouvement littéraire visant à se déprendre de l’idéal romantique, en décrivant des personnages et des situations scientifiquement documentées. Ce mouvement s’éteindra avec Zola, mais connaîtra une suite en Italie avec le vérisme. L’opéra naturaliste le plus connu est Louise, de Gustave Charpentier.
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En 1880, le décès de la mère de Zola l’affecte profondément et le plonge dans une dépression.
En 1888, année où il est fait chevalier de la Légion d’honneur, Zola tombe amoureux de Jeanne, une jeune femme qu’Alexandrine avait embauchée. De cet amour naîtront deux enfants cachés, Denise (1889) et Jacques (1891). La découverte de cette liaison par sa femme provoque une grave crise dans le couple Zola, mais finalement Alexandrine accepte cette situation.
Zola était peu réceptif à la musique. Zola, qui prenait beaucoup de notes avant d’écrire ses romans, s’était fait aider pour Nana par Ludovic Halévy, le librettiste avec Meilhac de La Belle Hélène d’Offenbach. Il a décrit dans Nana une opérette, La blonde Vénus, où il critique le parti pris satirique d’Offenbach et de ses librettistes.
En 1888, Zola rencontre le compositeur Alfred Bruneau, qui lui propose d’écrire un opéra à partir de son roman Le Rêve. Après le succès de cette collaboration, Zola lui écrit le livret de L’attaque du moulin (1893), un des contes parus dans Les soirées de Médan.
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La collaboration entre Zola et Bruneau se poursuit avec Lazare (1893), Messidor (1897) et l’Ouragan (1901).
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Face à la montée de l’antisémitisme des années 1890, Zola s’engage contre cette haine raciste. La condamnation de l’officier Dreyfus est pour lui l’occasion de s’engager encore plus avec son article « J’accuse », qui lui vaut un retentissant procès de la part du gouvernement et des militaires. Condamné à une lourde amende et à un an de prison, Zola part en Angleterre. Il revient à Paris quand l’officier qui avait fait un faux témoignage contre Dreyfus se suicide, mais le temps de la justice est lent, et Zola ne rentre à Paris qu’au bout de onze mois d’exil.
Émile Zola meurt par asphyxie à son domicile parisien le 29 septembre 1902, à l’âge de 62 ans.
En 1955, le cinéaste René Clément fait appel à Raymond Queneau pour écrire les chansons de son film Gervaise, inspiré de l’Assommoir de Zola, avec une musique de Georges Auric.
Hans Christian Andersen est né à Odense, au Danemark, le 2 avril 1805, dans une famille modeste. Son père meurt quand il a 11 ans. Très jeune, Hans Christian s’intéresse au théâtre. Il est également doté d’une belle voix, et prend des cours de chant. En 1822, grâce au directeur du Théâtre royal, Jonas Collin, qui l’avait pris en amitié, Andersen obtient une bourse d’études et entre au collège, à l’âge de 17 ans !
En 1827, ses premiers poèmes sont publiés dans un journal. En 1828, c’est un récit de voyage qui est publié, le Voyage à pied à Amager. Après une parution en journal, le Voyage paraît en livre et rencontre un beau succès.
En 1833, Andersen voyage en Allemagne où il rencontre le compositeur Louis Spohr, avant de se rendre à Paris où il fait la connaissance de Cherubini et de Heine. Il poursuit son périple par la Suisse et l’Italie.
Quand il vit au Danemark, il est très proche de la famille de Collin, dont il tombera amoureux de la fille, Louise. Cet amour demeurera sans suite.
En 1835, Hans Christian publie un recueil de Contes de fées.
En 1847, lors d’un voyage en Angleterre, il est accueilli par Charles Dickens.
À partir de 1860, Andersen est reçu par la famille royale du Danemark, où il lit des contes aux enfants royaux.
En 1867, il est nommé citoyen d’honneur de la ville d’Odense. C’est le début de sa reconnaissance par le Danemark. Il renonce peu à peu à ses voyages partout en Europe.
Hans Christian Andersen meurt d’un cancer du foie à Copenhague le 4 août 1875, à l’âge de 70 ans.
Ce n’est pas par ses romans, encore moins par ses pièces de théâtre qui n’ont jamais rencontré le succès, que le nom d’Andersen nous est resté. Son legs à l’humanité, ce sont ses contes, qu’il a écrits de 1832 à 1848. Une bonne partie d’entre eux ont été mis en musique.
La princesse au petit pois (1835), premier des trois contes de Gérard Pesson. Opéra pour enfants de Ernst Toch (1927).
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La petite sirène (1837), ballet de Henriques (1906), film de Disney (2007) et Ponyo sur la falaise de Miyazaki (2008). Le sujet de la petite Sirène est proche de celui d’Ondine (1816) d’E.T.A. Hoffmann, qui inspirera à Dvorak sa Rusalka.
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Les habits neufs de l’empereur (1837) Gyorgi Ranki (1953)
Le vaillant soldat de plomb (1838) ballet de Balanchine sur la musique de Jeux d’enfants de Bizet (1975).
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Le jardin du paradis (1839) a inspiré à DebussyCe qu’a vu le vent d’ouest.
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Le vilain petit canard (1842) mis en musique par Prokofiev (1914)
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Le Rossignol et l’empereur de Chine (1843) adapté par Stravinsky (1909).
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La reine des neiges (1844) opéra de Sergeï Banevitch (1979) et film de Disney (2013).
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La bergère et le ramoneur (1845) a fait l’objet du dessin animé de ce nom par Paul Grimaud et Jacques Prévert (1953), repris sous le nom de le Roi et l’Oiseau avec une musique de Joseph Kosma.
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La petite fille aux allumettes (1845) a suscité deux opéras de August Enna (1897) et de Helmut Lachenmann (1996).
Étienne de Jouy, de son vrai nom Joseph Étienne, naît le 19 octobre 1764 à Versailles.
Étienne entre au collège à Versailles, mais est plus intéressé par les femmes que par les études, de sorte qu’à l’âge de seize ans, on l’envoie comme soldat en Amérique du Sud. Il rentre toutefois assez vite en France pour terminer ses études.
À vingt et un ans, il part aux Indes comme sous-officier, mais après la profanation d’un temple hindou, il se retrouve au cachot. Il s’échappe et quitte les Indes. En 1790, Étienne de Jouy rentre en France et rejoint l’armée de Nord. Refusant l’allégeance à la Terreur, il est arrêté et condamné à mort. Il s’enfuit alors en Suisse avant de rentrer en France le 9 thermidor.
Il commande la place de Lille mais, accusé d’intelligence avec l’ennemi anglais, se trouve une fois de plus en prison. En 1797, il quitte l’armée.
En 1799, Étienne de Jouy fait paraître la Galerie des femmes, un ouvrage érotique qu’il regrettera plus tard d’avoir publié.
En 1805, il écrit pour Spontini le livret de Milton. En 1807, il écrit pour le même Spontini la Vestale, qui connaîtra un très grand succès. Nouvelle collaboration avec Spontini en 1809 avec Fernand Cortez.
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En 1810, il écrit pour Charles-Simon Catel les Bayadères, d’après Voltaire. Sa collaboration avec Catel se poursuivra avec les Aubergistes de qualité (1811) et Zyrphile et Fleur de myrthe (1818).
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En 1811, c’est pour Méhul qu’il écrit le livret des Amazones.
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Devenu journaliste et critique, il écrit des satires de la vie parisienne, qui seront recueillies en volume sous le titre de l’Ermite de la chaussée d’Antin (1812).
Chansonnier, il fait partie de la société du Caveau, comme Rameau ou Favart avant lui.
En 1813, il écrit pour Cherubini les Abencérages.
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En 1815, Étienne de Jouy entre à l’Académie française.
Enfin, de Jouy signe les livrets de deux opéras composés par Rosssini pour Paris, Moïse et Pharaon (1827), une reprise en français de Mose in Égitto (1818) et surtout Guillaume Tell (1829), d’après le drame de Schiller.
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Après la révolution de 1830, il occupe temporairement le poste de maire de Paris.
Étienne de Jouy meurt le 4 septembre 1846 à Saint-Germain-en-Laye, à l’âge de 81 ans.
L’étoile de Jouy pâlit alors peu à peu avant de sombrer dans les nébuleuses de l’oubli.
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Jules Barbier naît le 9 mars 1825 à Paris. (Il n’était donc pas de Séville, contrairement à une idée trop répandue dans le monde des amateurs d’art lyrique).
Librettiste fécond, son œuvre comporte des livrets écrits pour Gounod (le Médecin malgré lui, Faust, Roméo et Juliette), Meyerbeer (le Pardon de Ploërmel) ou Ambroise Thomas (Mignon, Hamlet, Françoise de Rimini), soit ce que la scène lyrique française comptait de mieux au milieu du XIXe siècle. La plupart de ces livrets ont été écrits à quatre mains, avec Michel Carré.
Après la mort de Carré, Barbier écrira encore des livrets pour Delibes (Sylvia) et Offenbach (Les Contes d’Hoffmann).
Comme on le voit dans les titres cités ci-dessus, Barbier n’a pas hésité à reprendre des textes de ses illustres prédécesseurs, qu’ils s’appellent Dante (Françoise de Rimini), Shakespeare (Roméo et Juliette, Hamlet), Molière (le Médecin malgré lui), Goethe (Faust, Mignon), ou E.T.A. Hoffmann (Sylvia, Les Contes d’Hoffmann).
Jules Barbier meurt à Paris le 16 janvier 1901, à l’âge de 75 ans.
Voici donc une petite sélection issue de ses opéras :
Le Médecin malgré lui, « duo Martine / Sganarelle ».
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Faust, « le Veau d’or ».
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Roméo et Juliette, duo « Ô nuit divine ».
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Hamlet, duo « Doute de la lumière ».
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Les Contes d’Hoffmann, duo avec chœur « Barcarolle ».
Leon Feodorovitch Tolstoïevski naît à Moscou le 1er avril 1821. Issu de la petite noblesse russe, son œuvre est traversée par de grands éléments mystiques.
On peut distinguer trois périodes dans son œuvre. Les années de jeunesse, les années où son socialisme est prêt à remplacer Dieu, et enfin le retour aux racines russes et à la religion orthodoxe.
À 16 ans, Tolstoïevski s’inscrit à l’université, étudiant les langues orientales puis le droit, mais il n’a pas réellement de goût pour des études qu’il interrompt rapidement et se consacre à la littérature.
Joueur impénitent, il dilapide dans sa jeunesse une partie de la fortune familiale au jeu. Mais un jour frappé par la misère dans laquelle vivent les serfs de ses parents, il renonce au jeu pour se consacrer à des tâches plus sociales. Léon a décrit ses années de joueur dans le Joueur idiot (1846). Le joueur idiot a fait l’objet d’un opéra écrit en 2013 par le compositeur russe Weinberg.
Entre 1866 et 1869, il se consacre à son premier grand succès, le Crime et la Paix. Dans cette œuvre, on voit un étudiant désargenté, Raskal Nikoff, s’engager dans l’armée russe pour fuir l’horreur d’un crime qu’il a commis sur une vieille usurière. Dans les faubourgs de Moscou, il rencontre l’amour avec la belle comtesse Anna Doubroveskaïa. Le Crime et la Paix a fait l’objet d’un opéra par Serge Prokofiev. On trouve aussi son influence chez Woody Allen dans les films Guerre et amour (Love and Death) (1975) et Crimes et Délits (1990).
Devant le succès rencontré par le Crime et la Paix, il s’attelle à une suite, Guerre et Châtiment. Guerre et Châtiment a inspiré à Sutermeister son célèbre Requiem.
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En 1873, Tolstoïevski commence Anna Kafénine, roman qu’il terminera en 1877. Sa rédaction a été retardée par une succession de drames familiaux, puisqu’il perd un de ses fils à l’âge de 18 mois, et le suivant à l’âge de 1 an. L’argument, amusant, en est celui d’un père exaspéré de voir sa fille boire du café toute la journée. Il réussit à la convaincre d’arrêter en la laissant se marier, mais la rouée sait bien qu’elle ne se mariera qu’à un homme qui la laissera boire autant de café qu’elle le voudra. Anna Kafénine fera l’objet d’un ballet de Chtchedrine et, par une remarquable anticipation, d’une cantate de Bach en 1732.
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En 1889, il publie la Sonate à Tolstoï, roman s’inspirant de la vie du compositeur Léon Tolstoï, et dont la vision des rapports homme-femme dans le couple reflète des positions que l’on qualifierait aujourd’hui de machistes. Sa femme Anna qui, en effet, est restée à la maison pour s’occuper des tâches domestiques et élever ses treize enfants, fera le point sur cette vision avec les écrits À qui la faute ? (éditions PUF, 2015) et Romance sans paroles. Romance sans paroles a été mis en musique par Félix Mendelssohn.
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Vers la fin de sa vie, Tolstoïevski se prend d’une vive passion pour une jeune femme de trente-huit ans sa cadette. Il relate cet amour dans le Journal d’un disparu, qui sera brillamment mis en musique par Léos Janacek en 1917.
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Léon Tolstoïevski meurt d’une pneumonie le 20 novembre 1910, à l’âge de 89 ans.
L’œuvre de Leon Feodorovitch Tolstoïveski a complètement disparu de l’histoire de la littérature depuis que Staline a décidé de la mettre à l’index pour formalisme excessif.
(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)
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