Écrivains, littérature, Théâtre

Philippe QUINAULT (1635-1688)

image Quinault

Philippe QUINAULT était contemporain de MOLIÈRE, RACINE ou CORNEILLE et, à son époque, connaissait les mêmes succès qu’eux. Pourtant il n’est plus guère connu de nos jours, sauf par les amateurs de lyrique.

Quinault naît à Paris le 3 juin 1635. Fils d’un boulanger, il fait des études de droit, avant de fréquenter les salons parisiens. Il écrit sa première comédie, les Rivales, en 1653 qui signe le début de son succès.

En 1660, il se marie avec une jeune veuve avec la dot de laquelle il achète la charge de « valet de chambre ordinaire du roi », charge qui lui confère un titre de noblesse et lui permet de s’approcher de Louis XIV. Ceci ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière d’écrivain jusqu’à sa pièce Bellérophon (1671).

En parallèle de cette carrière, Quinault écrit des arguments pour des ballets ou des mascarades (on se souvient que Loulou XIV était friand de ballet.) Dès 1656, il écrit Armide et Renaud pour une comédie mise en musique par Michel LAMBERT. Il collabore aussi avec Molière pour le Ballet des muses (1666-1667) ainsi que pour Psyché (1671) de LULLY.

Lully Psyché Plainte italienneCliquez sur l’image

En 1670, Quinault entre à l’Académie française (un an avant PERRAULT).

En 1672, quand Lully rachète le privilège de l’Académie royale de musique, c’est vers Quinault qu’il se tourne pour l’écriture de ses livrets, après sa brouille avec Molière. Cette collaboration démarre avec les Fêtes de l’Amour et de Bacchus (1672) suivi par la tragédie en musique Cadmius et Hermione (1673). En 1674, c’est Alceste, qui désarçonne le public. La FONTAINE, Racine et BOILEAU tentent alors de prendre sa place, et Quinault est mis sous la tutelle artistique de la « petite académie », un cercle restreint de poètes mis en place par COLBERT pour gérer le mécénat artistique du roi.

Dès lors, Lully et Quinault produisent une tragédie lyrique par an, avec Thésée (1675), Atys (1676), Isis (1677). L’insuccès de cette dernière le fait remplacer par Thomas Corneille, mais après la disgrâce de la Maintenon, l’attelage Lully / Quinault peut redémarrer.

Lully Atys songes funestesCliquez sur l’image

Suivent alors Proserpine (1680), Persée (1682), Phaëton (1683), Amadis (1684), Roland (1685) et Armide (1686) ainsi que des ballets.

Lully Armide enfin il est en ma puissanceCliquez sur Armide

Quand Louis XIV commence à s’occuper plus de son salut que de la vie mondaine, laissant ces plaisirs au Dauphin, Quinault, malade, décide de prendre sa retraite et de songer à son salut.

Quinault meurt à Paris le 26 novembre 1688, à l’âge de 53 ans, mais ses livrets, de par la perfection de leurs constructions, connaîtront encore une vie longtemps après sa mort, et c’est ainsi que Jean-Chrétien BACH (un des fils de Jean-Sébastien) écrira son propre Amadis des Gaules en1779.

Bach J.-C. Amadis de Gaule Venez, dans de plus doux asilesCliquez sur l’image

Lors de la querelle des gluckistes et des piccinnistes, GLUCK sera amené à écrire son Armide en 1777 alors que l’année suivante PICCINNI reprendra le livret de Roland (et en 1780 celui d’Atys.)

Gluck Armide enfin il est en ma puissanceCliquez sur l’image

Piccinni Atys OuvertureCliquez sur Piccinni

(Sources principales : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle BENOIT, Fayard 1992).

Écrivains

EUGÈNE SCRIBE (1791-1861)

image Scribe

Eugène SCRIBE, né à Paris le 24 décembre 1791, est un des dramaturges français les plus connus et les plus joués du XIXe siècle.

Passionné de théâtre dès son plus jeune âge, il écrit des pièces avec ses amis, pièces qui ne rencontrent pas le succès. C’est à partir de 1815 que sa carrière de dramaturge débute réellement avec Une nuit de la garde nationale. Assez vite, il s’attache les services de collaborateurs, ce qui lui permet de produire plusieurs centaines de pièces et de livrets d’opéras ou d’opéras-comiques. Après avoir fait le succès du théâtre du Gymnase pour lequel il écrivait, il se met à écrire des livrets d’opéra vers 1825.

Son génie a été de trouver d’écrire des intrigues qui se résolvent petit à petit par des enchaînements logiques de faits que le spectateur découvre, avec un sens du suspens assez novateur pour son époque.

Si ses pièces ne sont plus guère montées aujourd’hui, la liste des compositeurs avec qui il a travaillé et de chefs-d’œuvre de l’art lyrique auxquels ila collaboré est impressionnante.

Ainsi, en 1819, il écrit la Somnambule, dont HÉROLD tirera en 1827 un ballet, quatre ans avant la reprise de ce même sujet par BELLINI.

En 1825, il écrit pour BOÏELDIEU ce qui reste l’opéra le plus célèbre de ce compositeur : la Dame blanche, d’après Walter SCOTT. La Dame blanche est considéré comme un des premiers opéras gothiques.

Boïeldieu la Dame blanche D'ici voyez ce beau domaineCliquez sur la Dame blanche

En 1827, il rencontre MEYERBEER et les deux hommes entament une collaboration qui s’inscrira dans la durée. Cette collaboration débute avec Robert le Diable, créé en 1831 à l’Opéra, et qui est un véritable triomphe. Cette œuvre est considérée comme à l’origine du Grand opéra à la française (le Gof), un genre nouveau caractérisé par un drame bâti sur une trame historique, avec des décors grandioses et un ballet obligatoire.

En 1828, il écrit pour son complice AUBER la Muette de Portici, un des opéras à grand spectacle qui contribuera à fonder le Grand opéra à la française. Avec Auber, ils co-signeront trente-sept ouvrages, presque tous des succès.

Auber la Muette de Portici amour sacréCliquez sur l’image

Toujours en 1828, c’est pour ROSSINI qu’il écrit le livret du Comte Ory.

Rossini le Comte Ory duo Ory IssolierCliquez sur Ory

En 1830, Scribe écrit pour Auber Fra Diavolo et en 1831, pour MEYERBEER, Robert le Diable. Avec Meyerbeer, il écrira notamment les Huguenots en 1836, le Prophète en 1849 et l’Étoile du nord en 1854.

Meyerbeer les HuguenotsCliquez sur Marguerite de Valois

1831 est aussi l’année de la Sonnambula de Bellini, opéra dont le livret est tiré d’un vaudeville de Scribe datant de 1819.

En 1832, c’est l’autre compositeur phare du bel canto, DONIZETTI, qui écrit l’Élixir d’amour, d’après un livret écrit pour Auber, le Filtre. Suivront avec ce même compositeur La Fille du régiment et La Favorite (1840), ainsi que Don Pasquale (1843).

Donizetti la Favorite O mon FernandCliquez sur la Favorite

Donizetti Don Pasquale (Pretty Yende)Cliquez sur Norina

En 1834, Scribe est élu à l’Académie française, et les chefs d’œuvre continuent avec en 1835, la Juive pour HALÉVY (le beau-père de BIZET).

En 1854, c’est GOUNOD qui met en musique une pièce initialement écrite pour BERLIOZ, la Nonne sanglante.

Gounod La Nonne sanglante 2Cliquez sur la Nonne

Et quand en 1855, l’Opéra de Paris commande une œuvre à VERDI, c’est tout naturellement à Scribe que l’on s’adresse pour écrire le livret des Vêpres siciliennes.

Verdi les Vêpres siciliennes Mercé, dillette amicheCliquez sur l’image

On retrouve Verdi en 1859 avec le Bal masqué, directement inspiré de Gustave III ou le bal masqué écrit pour Auber en 1833.

Eugène Scribe meurt le 20 février 1861 à Paris, à l’âge de 69 ans.

Ses pièces continuent à inspirer les compositeurs puisque Adrianna Lecouvreur, de Ciléa, est inspiré d’une pièce écrite par Scribe en 1849.

    Écrivains, littérature, Poésie

    Pierre de RONSARD (1524-1585)

    image Ronsard

    Pierre de RONSARD est né en septembre 1524 dans le Vendômois. On ne connaît pas la date exacte de sa naissance. Il est considéré comme un des poètes les plus importants du XVIe siècle.

    Son père, fait chevalier pour ses services pendant les guerres d’Italie (celles de François 1er) travaillait au service du Dauphin. Il essaiera d’ailleurs d’attacher son fils Pierre au service du Dauphin, puis à la mort de celui-ci à son frère Charles, duc d’Orléans. Au mariage de leur sœur Madeleine avec le roi Jacques d’Écosse, Ronsard est attaché à son service, puis après la mort de Madeleine à l’âge de 16 ans, à celui du roi Jacques, ce qui lui valut de passer 3 ans en Écosse ou à Londres.

    En 1539, il revient en France et se met au service du duc d’Orléans.

    À la suite d’une maladie qui le rend à moitié sourd, il arrête sa carrière diplomatique pour se consacrer aux études.

    En 1547, il rencontre du BELLAY avec qui il va fonder, avec quelques autres poètes, la Pléiade qui avait pour but de surpasser les auteurs italiens (DANTE, BOCCACE, PÉTRARQUE).

    En 1549, il publie quelques poèmes, mais c’est surtout avec ses Odes, à partir de 1550, qu’il commence à se fait connaître. Il est intéressant de noter que dès cette époque, Ronsard concevait sa production poétique pour être chantée.

    Sa première ode à avoir été mise en musique est Ma petite Colombelle, par MURET, en 1552.

    Muret ma petite colombelle (Ronsard)Cliquez sur l’image

    En 1552, ce sont les Amours de Cassandre et il est nommé « prince des poètes ». Surtout, cette année-là, la parution des Amours de Pierre de Ronsard vandomoys est accompagnée d’un « supplément musical » de dix œuvres à 4 voix, signées par les meilleurs compositeurs de l’époque, comme JANEQUIN, GOUDIMEL ou CERTON. L’éditeur donne même les indications pour que des sonnets d’une même structure puissent être chantés sur la même musique que celle du poème d’origine. C’est de l’OuLiPo avant la lettre !

    Ronsard Mignonne allons voir si la roseCliquez sur l’image

    Goudimel Quand j'aperçois (Ronsard)Cliquez sur l’image

    Le succès de ses poésies, le pousse à chercher une place de poète à la cour et il devient poète du roi Charles IX. En 1565, le roi lui offre le prieuré de Saint-Cosme. Ronsard écrit la Franciade, une fresque historique relatant l’Histoire de France.

    En 1585, il publie encore les Sonnets pour Hélène, mais miné par la maladie, il finit par mourir le 25 décembre 1586 dans son prieuré de Saint-Cosme.

    Dès lors, il tombera dans l’oubli pendant environ deux siècles avant qu’on ne redécouvre son œuvre.

    Par exemple, le jeune WAGNER mettra en musique le fameux « Mignonnes, allons voir si la rose ».

    Wagner Mignonne allons voir si la rose (Ronsard)Clqiuez sur Wagner

    Il sera suivi au XIXe siècle par GOUNOD, BIZET, ou GOUVY.

    Le XXe siècle continuera les hommages musicaux à Ronsard, avec notamment, à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance, la publication d’un numéro spécial de la Revue musicale qui lui est entièrement consacré. Le 15 mai aura alors eu lieu un concert Ronsard, dont les musique étainet signées DUKAS, ROUSSEL, AUBERT, CAPLET, HONEGGER, MANUEL, DELAGE et RAVEL.

    Roussel Ciel, aer et vens (Ronsard)Cliquez sur l’image

    Ravel Ronsard à son âme (Ronsard)Cliquez sur l’image

    Plus tard, ce sera POULENC qui écrira « Cinq mélodies de Ronsard ».

    Poulenc Je n'ai plus les os (Ronsard)Cliquez sur l’image

    Et la mise en musique de Ronsard continue encore de nos jours…

    (Sources: un texte aimablement fourni par Pascal BERGERAULT, professeur d’histoire de l’art à l’Université de Tours.)

    Écrivains, Compositrices, littérature, Poésie, Théâtre

    Maurice MAETERLINCK (1862-1949)

    image Maeterlinck

    Maurice MAETERLINCK est né le 29 août 1862 à Gand. Poète et surtout dramaturge, il est considéré comme étant le chef de file des symbolistes.

    Comme d’autres poètes de son époque, il suit des études de droit avant de se consacrer à la littérature. Dès 1885, il publie des poèmes d’inspiration parnassienne, ce mouvement poétique qui a suivi le romantisme, visant à promouvoir « l’art pour l’art » comme l’écrivait GAUTIER.

    Il décide de partir à Paris où il fait la connaissance de MALLARMÉ ou VILLIERS de L’ISLE-ADAM. Il découvre les idéalistes allemands, HEGEL et SCHOPENHAUER ainsi que SCHLEGEL, préfigurateur du symbolisme.

    En 1889, il publie Serres chaudes, un recueil de poèmes qui sera mis en musique par CHAUSSON et Lili BOULANGER.

    Chausson Serres chaudesCliquez sur l’image

    Boulanger Lile RefletsCliquez sur l’image

    En 1889, il publie sa première pièce de théâtre, la Princesse Maleine. Lili Boulanger en a tiré un opéra, dont le manuscrit est perdu.

    Suivront en 1890 l’Intruse, portée à l’opéra par RIEMANN, et les Aveugles, qui a inspiré trois opéras, et en 1891 les Sept princesses.

    1892 est l’année de son œuvre peut-être la plus connue, Pelléas et Mélisande, qui a fait l’objet d’au moins cinq adaptations musicales signées DEBUSSY, FAURÉ, SCHÖNBERG, SIBELIUS, WALLACE et Mel BONIS.

    En 1894, ce sera une série de trois petites pièces : Alladine et Palomides, pièce qui fera l’objet de trois opéras et Intérieurs (deux opéras), ainsi que la Mort de Tintagiles (trois opéras). Je reviendrai dans un billet spécifique à ces mises en musique de Pelléas et Mélisande.

    En 1895, il fait la connaissance de l’actrice Georgette LEBLANC (la sœur de Maurice LEBLANC, le créateur du personnage d’Arsène Lupin.) Ils s’installent en concubinage notoire à Passy, près de Paris, au grand dam de leurs familles respectives, toutes les deux très catholiques. Ensemble, ils tiendront un salon fort couru où on pouvait rencontrer Oscar WILDE, Stéphane Mallarmé, Auguste RODIN ou encore Camille SAINT-SAËNS. Maurice et Georgette vivront ensemble jusqu’en 1918.

    En 1896, Maeterlinck publie un second recueil de poésies, Douze chansons, dont certaines seront mises en musique par ZEMLINSKY. Pour le théâtre, il écrit Aglavaine et Sélysette (mis en musique par HONEGGER) et le Trésor des humbles.

    Honegger Aglavaine et SélysetteCliquez sur l’image

    En 1901, ce sera Ariane et Barbe bleue, mis en musique par DUKAS et par BARTOK (Le Château de Barbe bleue) et Sœur Béatrice (quatre opéras). Dans cet opéra, on retrouve les prénoms de Mélisande, Sélysette et Alladine pour les premières femmes de Barbe bleue.

    Dukas Ariane et Barbe bleueCliquez sur les cinq premières femmes de Barbe bleue

    Bartok le Château de Barbe bleueCliquez sur la pauvre Judith

    En 1902, il écrit Mona Vanna qui sera porté quatre fois à l’opéra, dont un opéra inachevé de RACHMANINOV. En 1908, ce sera l’Oiseau bleu, porté à l’opéra par WOLFF.

    Rachmaninov Monna VannaCliquez sur l’image

    En 1911, Maeterlinck est lauréat du prix Nobel de littérature.

    En 1918, il se marie avec une autre actrice, Renée DAHON.

    En 1930, il rachète un bâtiment de luxe, conçu pour être un casino, et en fait sa villa qu’il appelle Orlamonde (comme dans Ariane et Barbe bleue ou une des Douze chansons.)

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie aux États-Unis. Il revient à Nice en 1947 et c’est dans sa villa d’Orlamonde qu’il meurt, le 6 mai 1949.

    Outre ses poésies et ses pièces de théâtre, Maeterlinck a aussi écrit des essais sur la biologie tels que la Vie des abeilles, la Vie des termites ou la Vie des fourmis, ainsi que des écrits mystiques.

    Écrivains, Compositrices, littérature, Poésie

    Paul VERLAINE (1844 – 1896)

    Paul VERLAINE est né à Metz le 30 mars 1844.

    Son père était militaire, d’où de nombreux déménagements de la famille pendant la jeunesse de Paul. Sa mère, qui avait fait deux fausses couches, adorera son fils et lui passera tout. Ses parents adopteront aussi une cousine orpheline, Élisa, qui sera le premier amour du jeune homme.

    Verlaine père démissionne de l’armée avec le grade de capitaine, et la famille s’installe à Paris, où Paul suit ses études dans une pension privée et au lycée Condorcet. Peu intéressé par les études, il semble plus attiré par certains de ses jeunes condisciples.

    Il publie son premier recueil de poésie, les Poèmes saturniens, à l’âge de 22 ans, en 1866. On peut y lire une certaine influence baudelairienne.

    Brassens Chanson d'automneCliquez sur la Chanson d’automne

    À l’occasion de cette sortie, un jeune poète, un certain MALLARMÉ, lui écrit pour lui signifier l’admiration qu’il porte à ses poèmes.

    Peu intéressé par les études, Verlaine fréquente les cafés littéraires, et commence à boire (beaucoup) d’alcool, notamment de l’absinthe, boisson qui, selon les procédés de fabrication de l’époque, recélait du méthanol, un alcool attaquant le cerveau.

    Dans le groupe des Vilains Bonshommes, lié aux Parnassiens, il fait la connaissance de Charles de SIVRY, un compositeur ami de CHABRIER avec qui ils ont des projets d’opérettes, Vaucochard et Fils 1er et Fisch-ton-Kan. Et c’est de Sivry qui présentera sa sœur Mathilde à Verlaine. Plus étonnant encore, après la commune, de Sivry se retrouva emprisonné, et en prison c’est lui qui donnera l’adresse de sa mère à un garde national qui cherchait un professeur de piano pour son fils. Ce fils s’appelait Claude Achille DEBUSSY, et fait partie des nombreux compositeurs qui ont déposé de la musique sous les vers de Verlaine.

    Inquiet pour l’avenir de son fils, Verlaine père le fait entrer en 1864 comme employé de bureau à l’Hôtel de ville de Paris. Entretemps, son amour de jeunesse, Élisa s’est mariée à un riche industriel sucrier. en 1869, il publie le recueil Fêtes galantes, inspiré par une exposition des peintres du XVIIIe siècle qui avait eu lieu au Louvre.

    Fauré Clair de LuneCliquez sur l’image

    Debussy Colloque sentimentalCliquez sur le Colloque sentimental

    Après la mort de son père, Verlaine continue de vivre chez sa mère qui le pousse à se marier avec Mathilde de neuf ans sa cadette. Le mariage se fera en 1870 et ils auront un fils, Georges, en 1871. Son amour pour Mathilde inspirera plusieurs poèmes de la bonne Chanson, qui paraîtra en 1871 après la guerre de 1870 et la Commune.

    Hahn l'Heure exquiseCliquez sure l’Heure exquise

    En 1871, justement, Verlaine reçoit une lettre qui bouleversera sa vie. Un jeune homme de Charleville, Arthur RIMBAUD, lui écrit qu’il souhaite quitter sa ville de province où il s’ennuie mortellement pour rejoindre la capitale. Après quelques hésitations, Verlaine l’invite à Paris. Cette rencontre est capitale tant il retrouve chez le jeune homme de 17 ans des idées qu’il porte en lui depuis longtemps. Dès lors, il se désintéresse de sa jeune femme pourtant enceinte. Verlaine et Rimbaud partent ensemble en Angleterre et en Belgique. Un jour, Verlaine tirera un coup de feu sur Rimbaud, ce qui lui vaudra une condamnation à deux ans de prison. Les poèmes écrits pendant cette période figurent dans les Romances sans paroles (1874).

    Fauré SpleenCliquez sur l’image

    En prison, il retrouve la foi catholique de son enfance et compose le recueil Sagesse (1880).

    Boulanger (Nadia) un grand Sommeil noirCliquez sur le grand Sommeil noir

    À sa sortie de prison, il retrouve brièvement, Rimbaud qui lui confie le manuscrit des Illuminations, que Verlaine fera imprimer quelques années plus tard.

    En 1875, il est professeur à Londres avant de rentrer en France, où il enseigne dans un collège de jésuites. Il se prend d’affection pour un de ses jeunes élèves, Lucien. Quelques années plus tard, ils se retrouvent à Londres, avant de s’installer chez les parents de Lucien. La mort de celui-ci en 1883 bouleversera Verlaine qui écrira plusieurs poèmes que l’on trouve dans le recueil Amour.

    Il rentre à Paris en 1882 et renoue avec le milieu littéraire. en 1884, Il publie son essai sur les Poètes maudits ainsi que le recueil Jadis et naguère, dans lequel on trouve son fameux « Art poétique ».

    Mais son alcoolisme est toujours là, provoquant chez lui des épisodes de grande violence, il ira même jusqu’à essayer d’étrangler sa mère. Après un nouveau séjour en prison, il finira dans la déchéance, presque clochard, et meurt de pneumonie le 8 janvier 1896 à Paris.

    Malgré son côté « asocial » ses talents de poètes ont été reconnus par les siens, et il a porté le titre de « prince des poètes », titre que portera Mallarmé après sa mort.

    Liste des œuvres

    (Source principale : Henri TROYAT – Verlaine – Flammarion 1993.)

    Écrivains

    Pierre LOTI (1850 – 1923)

    Pierre LOTI est un écrivain français, né à Rochefort le 14 janvier 1850 et mort à Hendaye le 10 juin 1923.

    De son vrai nom Julien VIAUD, il fait des études classiques avant d’entrer à l’école Navale en 1867. Dès lors, sa carrière d’officier de marine le mènera à naviguer partout autour du globe, et cette expérience nourrira ses livres.

    En 1872, lors d’une escale à Tahiti, la reine lui donne le nom d’une fleur tropicale, la loti. C’est le nom qu’il adoptera pour signer ses récits de voyage et ses romans. C’est de cette époque que date son premier roman autobiographique, le Mariage de Loti, qui sera porté à la scène par Reynaldo HAHN, sous le titre l’Île du rêve (1898).

    Hahn l'Île du rêve Ô pays de Bora-BoraCliquez sur l’image

    En 1877, en Turquie, il rencontre Hatice, une belle jeune femme qui appartenait au harem d’un dignitaire turc, et avec qui il vivra une grande histoire d’amour.

    C’est en 1881 qu’il publie son premier roman sous son nom de plume : le Roman d’un spahi. Ce roman fera l’objet d’une transposition à l’opéra par Lucien LAMBERT en 1897.

    Lors d’un voyage au Japon en 1885, signe un contrat de mariage avec une jeune japonaise, valable un mois et renouvelable. Au bout de quelques mois, il quitte le Japon, et sa femme. Il relatera cette histoire dans Madame Chrysanthème, livre qui sera porté à la scène par André MESSAGER en 1893,

    Messager Madame Chrysanthème Le jour sous le soleil béniCliquez sur l’image

    et surtout par PUCCINI dans son fameux Madame Butterfly (1904).

    En 1886, il signe un autre de ses grands succès, Pêcheur d’Islande, qui suscitera un opéra à Guy ROPARTZ en 1891.

    Ropartz Pêcheur d'Islande la Mer d'IslandeCliquez sur l’image

    1886 est aussi l’année de son mariage avec Jeanne FRANC de FERRIÈRE. Ils auront deux enfants, dont un mort-né.

    En 1891, il entre à l’Académie française.

    En 1894, il rencontre une jeune femme d’origine basque, qui deviendra sa maîtresse et lui donnera quatre enfants. Cet attachement au Pays basque lui fournira la matière d’un autre de ses succès, Ramuntcho (1897), qui sera adapté au théâtre par Loti lui-même, en 1908. La musique de scène est signée Gabriel PIERNÉ.

    Pierné RamuntchoCliquez sur Gabriel Pierné

    Après sa mise à la retraite de la marine nationale, il partage son temps entre la France et l’Orient.

    Pierre Loti meurt le 10 juin 1923 à Hendaye.

    Écrivains, Compositrices

    HENRICH HEINE (1797 – 1856)

    Je vous parlais il n’y a guère de Fanny MENDELSSOHN, cette grande sœur de Félix Mendelssohn, qui a eu beaucoup de mal à développer ses talents de compositrices et à faire publier ses œuvres. Je signalais que parmi les poètes de son temps qu’elle avait mis en musique figurait Heinrich HEINE. Ce n’est pas la première fois que l’on rencontre ce grand poète romantique sur ce blog, aussi ai-je décidé de lui consacrer un billet.

    Et pour commencer, écoutons l’opus 1 n° 1 de Fanny, le Schwannengesang (Chant du Cygne) écrit sur un poème de Heine.

    Fanny Mendelssohn Schwanenlied (Heine)Cliquez sur l’image

    Heinrich Heine, donc, est né le 13 décembre 1797 à Düsseldorf. (La disparition des archives d’état civil de l’époque fait qu’on n’est pas certain de cette date.)

    Après quelques tentatives de travail dans la banque de son oncle, il poursuit sans grand succès des études de commerce et de droit. De 1821 à 1823, il étudie à l’université de Berlin, notamment auprès de HEGEL. Même s’il avait déjà écrit plus jeune des poésies, c’est de cette période que datent ses premières œuvres. En 1825, il obtient son doctorat en droit et, pour pouvoir exercer (il était juif), se convertit au christianisme.

    En 1824 paraît le recueil qui contient un de ses poèmes les plus connus, la Loreley, qui a fait l’objet d’un grand nombre d’adaptations musicales, notamment par LISZT (1841) et Clara SCHUMANN (1843).

    Liszt die LoreleiCliquez sur l’image

    Schumann Clara Die LoreleiCliquez sur l’image

    En 1827, il publie le recueil le Livre des chants (Buch der Lieder), qui inspirera Robert SCHUMANN dans son Dichterliebe (Les Amours du poète).

    Schumaan Robert Dichterliebe op 48 - 1Cliquez sur l’image

    En 1831, Heine part pour Paris (en partie parce que ses origines juives en Allemagne lui fermaient beaucoup de portes.) Correspondant d’un journal allemand, il publie une série d’articles sur la situation en France, articles qui seront sévèrement censurés en Allemagne. À cause de cette censure, il s’installe définitivement à Paris où il fréquente les salons, y rencontrant BERLIOZ, CHOPIN, SAND ou Alexandre DUMAS. Il francise son prénom et se fait appeler Henri.

    En 1841, il se marie avec Augustine MIRAT, une ancienne grisette qu’il fréquentait depuis 1834, mais qu’il voulait mettre à l’abri en cas de malheur.

    Défenseur de la démocratie, les idées de Heine étaient proches de celles de son lointain cousin Karl MARX ou de Hegel, son professeur à Berlin. Son écriture s’en ressent et il est passé d’un romantisme tardif à une littérature plus engagée.

    Il admirait Napoléon, mais celui d’avant le 18 brumaire. Dans sa jeunesse, il avait assisté à l’entrée de l’empereur à Düsseldorf. On en trouve des traces dans son poème Die beiden Grenadiere (les deux Grenadiers), poème qui a été mis en musique par Robert Schumann (en allemand, et citant la Marseillaise) et WAGNER (en français).

    Schumann Die beiden GrenadiereCliquez sur l’image

    Wagner les deux GrenadiersCliquez sur l’image

    Heine a servi de source d’inspiration pour une autre œuvre de Wagner, son Vaisseau fantôme (der fliegende Holländer). En 1834, Heine écrivit la nouvelle Mémoires de Monsieur de Schnabelewopski, qui contenait la légende de ce marin errant pour avoir blasphémé durant une tempête. C’est en se souvenant de cette histoire que Wagner a rédigé le livret de son opéra.

    Wagner Vaissau fantôme ouvertureCliquez sur le Vaisseau fantôme

    Les dernières années de sa vie le voient alité, car il souffre d’une maladie neurologique qui va en s’aggravant, le rendant presque paralysé. Il meurt à Paris le 17 février 1856, à l’âge de 59 ans.

    Heine est certainement le poète ayant suscité le plus de mélodies, aussi n’est-il pas étonnant que tous les grands compositeurs de lieder se soient emparé de son œuvre.

    Schubert Der DoppelgängerCliquez sur la mélodie de Schubert

    Brahms MeerfahrtCliquez sur la mélodie de Brahms

    Wolf Wenn ich in deine Augen sehCliquez sur la mélodie de Wolf

    Écrivains, littérature

    Léon TOLSTOÏ (1828 – 1910)

    Léon TOLSTOÏ est un des plus fameux écrivains russes du XIXe siècle. Il est né le 9 septembre 1828 à Iasnaïa Poliana. Il est issu d’une famille de l’aristocratie russe et grandit à la campagne. Sa mère meurt alors qu’il a à peine 2 ans.

    Alors qu’il est âgé d’environ 8 ans, sa famille s’installe à Moscou, mais son père meurt d’un coup de sang dans la rue alors que Léon n’a que 9 ans. Il est alors mis sous tutelle d’une de ses tantes, qui elle-même meurt quatre ans plus tard.

    À 16 ans, Tolstoï s’inscrit à l’université étudiant les langues orientales, puis le droit, mais il n’a pas réellement de goût pour des études qu’il interrompt rapidement.

    Après un passage dans l’armée (il se bat au Caucase), il rédige en 1852 ses souvenirs d’enfance, Enfance, qui connaissent le succès. Enfance est suivi par Adolescence (1854) et Jeunesse (1855).

    Après ces succès littéraires, il rejoint l’armée et participe à la bataille de Sébastopol, en Crimée.

    Fin 1855, il est envoyé à Saint-Pétersbourg, où il fait la rencontre de TOURGUÉNIEV, qui lui fait rencontrer son cercle littéraire.

    Il fait ensuite le tour de l’Europe : France, Suisse, Allemagne, Italie, Angleterre. En 1858, il écrit la nouvelle un Musicien déchu, où il compare les émotions que peuvent apporter la musique ou la littérature.

    En 1862, il rencontre Sophie BEHRS, une jeune femme qui avait seize ans de moins que lui, et le (presque) vieil homme solitaire tombe amoureux à 34 ans. Ils se marient en septembre de cette même année.

    Ils se retirent alors à Iasnaïa Poliana, et Tolstoï peut se consacrer à l’écriture. Après les Cosaques (1863), il s’attelle à Guerre et Paix, vaste fresque historique qui l’occupera de 1863 à 1869, qui se passe pendant l’invasion de la Russie par les armées de Napoléon. Ce roman a inspiré Woody ALLEN pour son film Guerre et amour.

    Prokofiev Guerre et PaixCliquez sur l’image

    En 1873, il commence Anna Karénine, roman qu’il terminera en 1877. Sa rédaction a été retardée par une succession de drames familiaux, puisqu’il perd un de ses fils à l’âge de dix-huit mois, et le suivant à l’âge d’un an. Anna Karénine fera l’objet d’un ballet de CHTCHEDRINE.

    Chtchédrine Anna KarénineCliquez sur l’image

    En 1876, il fait la connaissance de TCHAÏKOVSKI et au cours d’un concert, éclate en sanglots pendant l’andante du quatuor en ré majeur de celui-ci.

    Tchaïkovski Quatuor en ré majeur AndanteCliquez sur le quatuor

    En 1879, il se tourne vers un christianisme non violent, ce qui l’amènera à correspondre avec GANDHI ou Romain ROLLAND.

    En 1889, il publie la Sonate à Kreuzer, roman sur les rapports hommes / femmes dans le couple, qui reflète des positions que l’on qualifierait aujourd’hui de machistes. Sa femme Sophie qui, en effet, est restée à la maison pour s’occuper des tâches domestiques et élever ses 13 enfants répondra à cette vision par À qui la faute et Romance sans paroles.

    Beethoven Sonate à KreutzerCliquez sur l’image

    Si le titre est directement inspiré de la Sonate à Kreuzer de BEETHOVEN, œuvre que jouent deux des protagonistes du roman, il a également inspiré le titre du premier quatuor de JANACEK.

    Janacek Quatuor n° 1 sonate à KreutzerCliquez sur le quatuor

    En 1899, il écrit le roman Résurrection, qui servira d’argument à Albert ROUSSEL en 1903 pour sa première œuvre symphonique.

    Roussel RésurrectionCliquez sur l’image

    Résurrection fera également l’objet d’un opéra d’ALFANO en 1904.

    Alfano ResurrezioneCliquez sur l’image

    Tolstoï meurt d’une pneumonie le 20 novembre 1910, à l’âge de 82 ans.

    Écrivains, littérature, Poésie, Théâtre

    Edmond ROSTAND (1868 – 1918)

    Edmond ROSTAND naît à Marseille le 1er avril 1868. Issu d’une famille riche, il passe les premières années de sa vie à Marseille, puis à Bagnères-de-Luchon. Après de brillantes études à Marseille, puis à Paris, son père lui fait suivre des études de droit. Une fois sa licence en poche, Edmond se tourne vers l’écriture et la poésie.

    En 1890, il se marie avec la poétesse Rosemonde GÉRARD, qui aura MASSENET comme témoin à son mariage. Ils auront deux fils, Maurice né en 1891 et Jean né en 1894. Jean Rostand se fera un nom dans le domaine de la biologie.

    Edmond commence sa carrière littéraire par différentes pièces de poésie, dont l’Ode à la musique (1890) qui sera mise en musique par CHABRIER.

    Chabrier - Rostand Ode à la musiqueCliquez sur l’image

    En 1894, il réussit à faire jouer la pièce les Romanesques à la Comédie-Française. Peu connue en France, elle est très populaire dans les pays anglo-saxons, et a fait l’objet en 1960 d’une comédie musicale sous le nom The Fantasticks ! La musique en est de SCHMIDT et les paroles de Tom JONES.

    Rostand The FantasticksCliquez sur l’image, il se pourrait que vous reconnaissiez un air qui a servi pour la réclame d’un café

    En 1895, c’est la Princesse lointaine, dont une version lyrique de WITKOWSKI sera créée à l’Opéra de Paris en 1934.

    Suivront, pour les succès, la Samaritaine (1897), Cyrano de Bergerac (1897) et l’Aiglon (1900).

    La Samaritaine fera l’objet d’une adaptation par Max d’OLLONE en 1929, créée à l’Opéra-Comique en 1937.

    Cyrano de Bergerac fera l’objet d’un opéra d’ALFANO en 1936. (Alfano est le compositeur qui a terminé Turandot, œuvre restée inachevée à la mort de PUCCINI.)

    Alfano (Rostand) Cyrano de BergeracCliquez sur Cyrano

    Ils se mettront à deux, IBERT et HONEGGER pour adapter l’Aiglon, en 1937.

    Honegger Ibert (Rostand) l'AiglonCliquez sur l’image

    En 1901, Rostand est élu à l’Académie française.

    En 1910, il fait jouer sa dernière pièce : Chanteclerc. Celle-ci, qui met en scène des animaux ne rencontre pas les succès éclatants qu’ont connus Cyrano et de l’Aiglon.

    Rostand meurt de la grippe espagnole à Paris le 2 décembre 1918.

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    Écrivains

    Bernard de FONTENELLE (1657 – 1757)

    Bernard le BOUYER (ou le BOVIER) de FONTENELLE est né à Rouen le 11 février 1657 et mort à Paris le 9 janvier 1757. À un mois près, il mourait centenaire.

    Paradoxe de l’histoire : il fait ses études au lycée Corneille de Rouen (comme moi), alors que le lycée Fontenelle se trouve à à peine 500 mètres de là !

    Neveu de Pierre CORNEILLE, il suit les traces de son oncle en suivant des études de droit. Après avoir plaidé (et perdue) une unique cause, il se rend à Paris pour rejoindre son oncle Thomas Corneille qui écrivait pour le Mercure Galant (l’ancêtre du Mercure de France.) Dans son Dialogue des morts, il prend parti pour les modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, ce qui lui vaut l’inimitié de RACINE ET BOILEAU.

    Il écrit des poésies et des livrets d’opéra : Psyché (1678) et Bellérophon (1679) qui seront mis en musique par LULLY, mais joués sous le nom de son oncle.

    Lully Fontenelle PsychéCliquez sur l’image

    Bellérophon

    Lully - Fontenelle BellérophonCliquez sur l’image

    En 1689, il écrit le livret de Thétis et Pélée d’après la légende de la néréide Thétis mariée de force avec le roi Pélée, de qui elle eut sept fils. Seul le plus jeune d’entre eux, le bouillant Achille survivra. Il se rendra célèbre pour son rôle dans la guerre de Troie. Pascal COLLASSE écrira la musique de Thétis et Pélée.

    Collasse - Fontenelle Thétis et PéléeCliquez sur l’image

    En 1691, Fontenelle écrit, toujours pour Collasse, le livret de Enée et Lavinie.

    Collasse - Fontenelle Enée et LavinieCliquez sur l’image

    1691 est aussi l’année où Fontenelle devient membre de l’Académie française, dont il sera secrétaire perpétuel pendant presque 60 ans.

    En 1731, on donne à l’Académie royale de musique la pastorale héroïque Endymion avec une musique de COLLIN de BLAMONT.

    Fontenelle meurt à Paris le 9 janvier 1757.

    La tragédie Enée et Lavinie a fait l’objet d’un nouvel opéra par Antoine DAUVERGNE, représenté en 1758.