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Agenda Ironique

PAR L’OUVERTURE DE LA FENÊTRE

Ce mois-ci (janvier 2023), l’Agenda Ironique est hébergé chez Tiniak.

Et kwakilnoudemande, Tiniak :

À-donc, pour le mois courant, je vous propose le thème générique de l’ouverture; avec, pour première contrainte d’écriture, cet incipit :
“Par la fenêtre ouverte, force est(*) de constater…”
[* conjugaison modulable – ad. lib. pour toutlopéraoupresque]

Rappel circonstancié : non content de goûter toute forme d’ironie, l’agenda est aussi friand de termes surannés. D’où la liste de mots qui suit, que vous aurez à cœur d’essaimer (disons, au moins quatre…), dans votre écrit (quelle qu’en soit la nature, prose, poésie ou toute autre) bigophone, flamberge, marguerite, mousse et pampre, parangon, védique.

Mais tout ceci est tellement mieux esspliqué chez lui : 

Par la fenêtre ouverte, force est de constater que la sérénade « Vieni a la finestra » chantée par Don Giovanni pour séduire la femme de chambre de Dona Elvira est une des plus belles composées par Mozart.

Cliquez sur Don Giovanni chantant par la fenêtre ouverte

Ouverture nous demandait Tiniak, ça tombe bien, il y en a plein partout dans les opéras, des ouvertures ! Et donc, pour bien continuer cet article, place à la première ouverture, celle du premier opéra, l’Orfeo de Monteverdi, avec sa Symphonie d’ouverture comme on disait à l’époque.

Cliquez sur la Symphonie d’ouverture

Mais revenons à la fenêtre ouverte. Et qu’y voit-on, par cette fenêtre ouverte ? On y voit une femme donnant un coup de bigophone à son amant qui l’a quitté, ainsi que nous l’ont fort bien relaté Jean Cocteau et Francis Poulenc dans la Voix humaine.

Cliquez sur elle

Dans le Faust de Gounod, Valentin, frère de Marguerite et parangon de vertu, croit malin de défier Faust en duel avec sa flamberge, pour venger l’honneur de la famille. Las, c’est Faust qui, aidé par Méphistophélès, tuera Valentin.

Cliquez sur Valentin confiant sa sœur à Dieu

Dans Peter Grimes de Britten, le héros semble attirer un sort funeste sur ses mousses, qui se noient les uns après les autres, provoquant une certaine réprobation dans son petit village de pêcheurs.

Cliquez sur le chœur final

Le jus du pampre et de la treille a également inspiré bien des compositeurs, comme je l’écrivais dans mon article sur le vin.

Cliquez sur l’image sans modération

Et si vous voulez une autre fenêtres ouverte, cliquez donc sur le bonus surprise mystère :

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez une autre fenêtre ouverte

Et pour trouver ma participation à l’A.I. de février 2024, cliquez sur On purge Védik.

littérature, Mallarmé, Oulipo, Poésie

« DON DU POÈME », de MALLARMÉ (1868)

Après Au seul souci de voyager de Stéphane MALLARMÉ, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans le riche corpus mallarméen. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport, pour moi, avec ces images.)

Aujourd’hui, un poème du début de sa carrière d’écrivain, contemporain de son Hérodiade, et qui porte en lui un certain nombre de thèmes récurrents dans la poésie de Mallarmuche.

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée* !

Cliquez sur l’image

Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encor,


L’aurore se jeta sur la lampe angélique.

Cliquez sur l’image

Palmes ! et quand elle a montré cette relique
À ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.

Ô la berceuse, avec ta fille et l’innocence

Cliquez sur la berceuse

De vos pieds froids, accueille une horrible naissance :
Et ta voix rappelant viole et clavecin,

Cliquez sur l’image


Avec le doigt fané presseras-tu le sein

Cliquez sur l’image

Par qui coule en blancheur sibylline la femme
Pour des lèvres que l’air du vierge azur affame ?

(* Idumée, le pays d’Édom, c’est-à-dire le pays d’Hérodiade.)

citations musicales :

l’enfant d’une nuit : Ravel Pavane pour une infante défunte.

angélique : Berlioz les Nuits d’été « Au cimetière ».

la berceuse : Monteverdi, le Couronnement de Poppée – berceuse « Oblivion soave ».

viole et clavecin : J.-S. Bach, Sonate pour orgue et clavecin BWV 1029.

presseras-tu le sein : Berlioz Nuits d’été « le Spectre de la rose ».

Et retrouvez ici le poème « mis en musique » suivant : Colloque sentimental.

Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 3 – LES ÉCRIVAINS ET LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras », puis encore « les écrivains et les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

En 1474, il y a 550 ans naissait Ludovico Ariosto, dit l’Arioste (1474-1533), dont l’œuvre majeure Orlando furioso a suscité une pléiade d’opéras, de Lully à Augusta Holmès.

Cliquez sur Orlando

Il y a 500 ans, en 1524, naissait Pierre de Ronsard.

Cliquez sur le jeune Wagner (sic !)

En 1699, il y a 325 ans, disparaissait Jean Racine (1639-1699).

Cliquez sur le cantique

Cette même année, Vivaldi écrivait son opus VIII, contenant ses célébrissimes Quatre saisons, alors qu’en Italie Metastase écrivait son premier succès, Dido abandonnata (Didon abandonnée) avec deux mises en musique dès cette année (Sarro et Albinoni).

Cliquez sur l’image

En 1749, il y 350 ans naissait Lorenzo Da Ponte (1749-1838) qui est resté dans l’histoire essentiellement pour sa trilogie prodigieuse écrite avec Mozart, soit le Nozze di Figaro, Cosi fan Tutte et Don Giovanni.

Cette même année naissait le grand Goethe (1749-1832).

Cliquez sur l’image

À propos de Goethe, en 1774, il écrivait Les Souffrances du jeune Werther, dont le succès provoqua une véritable épidémie de suicide à travers toute l’Europe. Werther a été mis en musique par Massenet.

Cliquez sur Werther (et Charlotte)

En 1799, il y a 225 ans, naissait Pouchkine (1799-1837). Les deux opéras les plus célèbres de Tchaïkovski, Eugène Onéguine et la Dame de pique sont des adaptations de cet écrivain.

Cliquez sur Tatiana

Cette même année 1799 disparaissait Beaumarchais (1732-1799).

Cliquez sur Figaro

En 1824, il y a deux cents ans, naissait Lord Byron (1788-1824),

alors que Beethoven créait une des œuvres les plus connues du répertoire classique, sa neuvième symphonie. Il terminait aussi son douzième quatuor à cordes.

Cliquez sur le 12e quatuor

En même temps et dans la même ville, 1724 était pour Schubert une année « musique de chambre » avec les quatuors Rosamonde et la jeune Fille et la Mort, son octuor et la sonate Arpeggione.

Cliquez sur le violoncelliste

En 1849, il y a 175 ans, Berlioz composait son Te Deum,

Cliquez sur l’image

et Liszt son poème symphonique Tasso Lamento e triumfo.

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1849 est également l’année de la disparition d’Edgar Allan Poe (1809-1849).

Cliquez sur le quatuor

En 1874, il y a 150 ans, Verdi écrivait son très théâtral Requiem,

Cliquez sur le très théâtral requiem de Verdi

alors que Saint-Saëns écrivait sa Danse macabre.

Verlaine, lui, écrivait ses Romances sans paroles.

Cliquez sur le chanteur

1874 est aussi l’année de naissance de Hugo von Hoffmannsthal (1874-1929), dont la collaboration avec Richard Strauss nous a donné quelques-uns des plus beaux opéras de ce dernier.

Cliquez sur l’image

En 1899, il y a 125 ans, Tolstoï publie son troisième « grand » roman, Résurrection, qui sera rapidement mis en musique par Albert Roussel en 1903.

En 1924, il y a cent ans, Germaine Tailleferre écrivait son Adagio pour violon et piano,

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alors que Gershwin composait sa Rhapsody in blue,

et que Thomas Mann écrivait la Montagne magique.

Enfin en 1949, il y a 75 ans, disparaissait Maurice Maeterlinck (1862-1949). Si toutes ses pièces ont fait l’objet d’adaptations musicales, la plus célèbre est probablement le Pelléas et Mélisande de Debussy.

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Anniversaire

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 2 – LES OPÉRAS

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs » puis « les opéras », puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».

En 1624, il y a 400 ans, était créé le Combat de Tancrède et Clorinde du papa de l’opéra, Claudio Monteverdi.

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En 1649, il y a 375 ans, avait lieu la création de Il Giasone de Cavalli.

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En 1674, il y a 350 ans, c’était la création de l’Alceste de Lully.

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En 1724, il y a 300 ans, Haendel nous a livré Jules César en Égypte et Tamerlano.

Cliquez sur l’image

En 1749, il y a 275 ans, c’est Rameau qui nous livrait son Zoroastre.

Cliquez sur l’image

et Haendel, encore lui, composait Theodora alors que Galuppi composait Artaserse.

En 1774, il y a 250 ans, Gluck faisait un coup double avec Iphigénie en Aulide et la version française d’Orphée et Euridyce.

Cliquez sur le chœur infernal

En 1799, il y a 225 ans, Méhul composait son Ariodant.

Cliquez sur le baryténor

En 1824, il y a 200 ans, Meyerbeer écrivait Il Crociatto in Egitto.

Cliquez sur le croisé

En 1849, il ya 175 ans, le même Meyerbeer écrivait le Prophète,

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alors que Verdi écrivait Luisa Miller.

Cliquez sur Luisa

En 1874, il y a 150ans, Wagner achevait Le Crépuscule des dieux,

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alors que Johann Strauss écrivait la Chauve-souris,

Cliquez sur l’ouverture

Bizet Carmen,

Cliquez sur l’image

et Ponchielli la Gioconda.

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En 1899, il y a 125 ans, c’était la création de Tosca de Puccini,

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du Conte du tsar Saltan de Rimsky-Korsakov,

Cliquez sur l’image

et de Cendrillon de Massenet.

Cliquez sur Cendrillon

En 1924, il y a un siècle c’était la création de l’Enfant et les sortilèges (1919-1924) de Ravel,

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celle de Turandot,

Cliquez sur l’image

celle de la Petite renarde rusée de Janacek,

Cliquez sur l’irrésistible bacchanale animale

et celle d’Intermezzo de Richard Strauss.

Cliquez sur les interludes symphoniques

En 1949, il y a 75 ans, c’était la création de Let’s make an opera (le petit Ramoneur) de Benjamin Britten.

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Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 1 – LES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».

En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).

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En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).

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C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).

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En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).

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En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).

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C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).

Cliquez sur la sicilienne

En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).

Cliquez sur le pianiste

C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).

Cliquez sur Boulez
Cliquez sur Savitri
Cliquez sur Ciboulette

En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).

Cette même année naissait Francis Poulenc (1899-1963).

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En 1924, il ya un siècle, disparaissaient Puccini (1858-1924) et Gabriel Fauré (1845-1924).

En 1949, il y a 75 ans, disparaissait Richard Strauss (1864-1949).

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Enfin en 1974, il a 50 ans, disparaissait Darius Milhaud (1892-1974).

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Divers

MES 10 OPÉRAS PRÉFÉRÉS

On me demande souvent quel mon opéra préféré ? En général, je réponds celui que je suis en train d’écouter. Mais aujourd’hui, je vais quand même tenter de répondre à cette question, avec par ordre d’entrée en scène :

1) le Théâtre des Arts de Rouen, où j’ai découvert tout jeune tous les Wagner (ou presque), dans d’excellentes distributions (les solistes venant travailler leurs rôles avant de les chanter à Bayreuth !) Le premier que j’ai vu était la Walkyrie.

Cliquez sur la Walkyrie et son père, Wotan

2) Le Palais Garnier à Paris avec comme première fois, un rêve pour le provincial fraîchement arrivé à Paris que j’étais, la création du Saint-François d’Assise de Messiaen.

Cliquez sur le programme

3) La salle Favart, encore appelée Opéra-Comique, où j’ai pu découvrir Atys de Lully ou the Turn of the Screw de Britten, la création de l’Écume des jours de Boris Vian et Edison Denisov, et des années plus tard la création de Les Éclairs de Echenoz et Hersant. J’ai aussi eu l’occasion d’y retourner, sur scène, pour y chanter dans les chœurs d’une reprise de Céphale et Procris, une production du théâtre impérial de Compiègne.

Cliquez sur le programme
Cliquez sur la bande-annonce de les Éclairs

4) Le théâtre du Châtelet à Paris, où j’ai vu notamment Fidelio de Beethoven.

Cliquez sur le quatuor vocal

5) Le théâtre des Champs-Élysées à Paris, où j’ai pu voir notamment la fabuleuse trilogie Da Ponte / Mozart dirigée par Barenboïm avec des mises en scène de Jean-Pierre Ponnelle, ainsi que la tétralogie de Wagner mise en scène par Daniel Mesguich.

Cliquez sur Dorabella et Fiordiligi

6) Le festspielhaus de Bayreuth, où j’ai pu voir en 1986 et 1987 Tristan und Isolde, Tannhäuser, Lohengrin et les Maîtres chanteurs de Nuremberg.

Cliquez sur le décor de cette production de tristan

7) le théâtre impérial de Compiègne, opéra que j’ai inauguré (eh oui, quand même !) en 1992 avec Gustave III ou le Bal masqué, de D.F.E. Auber et où j’ai chanté quelques années plus tard Céphale et Procris de Grétry.

Cliquez sur la pochette du disque

8) l’opéra Bastille, avec tant de beaux (et parfois de moins beaux) spectacles.

Cliquez sur l’image

8) l’opéra de Lille, avec ici aussi de beaux spectacles, notamment les opéras baroques dirigés par Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm ou encore la création de Like Flesh de Sivan Eldar.

Cliquez sur Jupiter et Sémélé
Cliquez sur la bande-annonce de Like Flesh

9) le théâtre royal de la Monnaie de Munt de Bruxelles, où j’ai pu voir la création de On purge Bébé de Feydeau / Boesmans, le Nez de Chostakovitch ou encore le Conte du tsar Saltan de Rimski-Korsakov.

Cliquez sur la bande annonce

10) le Bateau feu de Dunkerque, où j’ai pu assister à la création des Ailes du désir d’Othman Louati.

Cliquez sur l’image

Et puis il y en a un onzième. Si vous voulez le découvrir, cliquez donc sur le bonus surprise mystère:

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez découvrir le onzième
Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE LA NATIVITÉ

Il y a un mois, je vous proposais le calendrier de la Nativité, soit 24 vidéos à voir autour du thème de Noël et de la Nativité. Voici maintenant le récapitulatif de ces 24 vidéos.

Lundi 27 novembre : J.S. Bach Oratorio de Noël

Cliquez sur l’oratorio de Noël

Mardi 28 novembre : Schütz Histoire de la nativité

Cliquez sur l’Histoire de la Nativité

Mercredi 29 novembre : Haendel Le Messie « For unto us a child is born »

Cliquez sur le Messie

Jeudi 30 novembre : Britten A Ceremony of Carols « There is no rose »

Cliquez sur A Ceremony of carols

Vendredi 1er décembre : Berlioz l’Enfance du Christ Trio des Ismaëlites

Cliquez sur l’Enfance du christ

Samedi 2 décembre : Poulenc 4 motets pour le temps de Noël « Hodie Christus natus est »

Cliquez sur le Hodie christus natus est de Poulenc

Lundi 4 décembre : Messiaen La Nativité « la Vierge et l’enfant »

Cliquez sur l’image

Mardi 5 décembre : Massenet Werther « Noël »

Cliquez sur les enfants chantant Noël

Mercredi 6 décembre : Debussy Noël des enfants qui n’ont plus de maison

Cliquez sur le Noël des enfants qui n’ont plus de maison

Jeudi 7 décembre : The Who Tommy « Christmas »

Cliquez sur la rock star

Vendredi 8 décembre : Weber Weihnacht ist’s im ganzen Land

Cliquez sur le Noël de Weber

Samedi 9 décembre : Minoret Messe de Noël

Lundi 11 décembre : Marc-Antoine Charpentier Messe de Noël

Cliquez sur la messe de minuit de Noël

Mardi 12 décembre : Reinecke 2 fantaisies sur Stille Nacht, Geilige Nacht

Cliquez sur le pianiste

Mercredi 13 décembre : Augusta Holmès Trois anges sont venus ce soir

Cliquez sur l’image

Jeudi 14 décembre : Wagner Siegfried Idyll (cette œuvre a été composée par Wagner pour l’anniversaire de sa femme Cosima, et interprétée pour la 1ère fois un 25 décembre.)

Cliquez sur l’image

Vendredi 15 décembre : Liszt Weinachtbaum (l’Arbre de Noël) : pièces écrites par Liszt à l’usage de sa petite-fille Daniela, et créées un jour de Noël.

Cliquez sur les 2 pianistes d’Argentine

Samedi 16 décembre : Vaughan Williams Fantasia on Christmas Carols

Cliquez sur l’image

Lundi 18 décembre : Tchaïkovski les Saisons « Noël »

Cliquez sur l’image

Mardi 19 décembre : Gounod Noël

Cliquez sur le Noël de Gounod

Mercredi 20 décembre : Franck Noël « Grand chœur »

Cliquez sur le grand Chœur

Jeudi 21 décembre : Humperdinck Weinachten

Cliquez sur la diva

Vendredi 22 décembre : Mendelssohn (Félix) Weinachten

Cliquez sur la partition

Samedi 23 décembre : Zéspedes Convidando està la Noche

Cliquez sur le Noël baroque sud-américain
Écrivains, littérature, Théâtre

PROSPER MÉRIMÉE (1803-1870)

Prosper Mérimée, l’auteur de la nouvelle Carmen, est né à Paris le 28 septembre 1803.

Jeune homme, il fréquente dans les salons littéraires Stendhal ou Sainte-Beuve. Il a aussi l’occasion de traduire les vers d’Ossian. Attiré par la redécouverte du gothique au début du XIXe siècle, Mérimée est un préfigurateur du romantisme en France.

Comme beaucoup d’autres, Prosper suit des études de droit avant d’entamer une carrière d’écrivain. Il prend également des cours de piano, de chant et de direction de chœur et apprend plusieurs langues, dont le russe. En 1825, il prend un pseudonyme pour publier ses premières pièces sous le nom de Théâtre de Clara Gazul, dont le Carrosse du saint-Sacrement. Le Carosse du Saint Sacrement a inspiré la Périchole à Offenbach, ainsi qu’un opéra de Lord Berners en 1924, et un opéra d’Henri Busser en 1948.

Cliquez sur la Périchole

En 1829, Mérimée publie, toujours sous pseudonyme, les Chroniques du règne de Charles IX. Cette œuvre a inspiré à Hérold son Pré aux clercs,

Cliquez sur l’image

et à Meyerbeer ses Huguenots.

Cliquez sur l’image

En 1830, il travaille dans les ministères de la Marine et du Commerce avant d’accéder au poste d’Inspecteur général des monuments historiques, poste qui le mène à effectuer de nombreux voyages dans toute la France. Il confie alors, pour le meilleur et pour le pire, à l’architecte Viollet le Duc la restauration d’un certain nombre de monuments très dégradés, dont Notre-Dame de Paris.

En 1830 également, lors d’un voyage en Espagne, il fait la connaissance de la famille Montijo. C’est la comtesse de Montijo qui lui donne l’idée de Carmen. Mérimée est proche de ses filles, Maria et Eugénie et bien plus tard, quand Eugénie deviendra impératrice, Mérimée entrera dans le cercle des proches de la famille impériale. En 1853, il est nommé sénateur. C’est pour l’impératrice qu’il écrit en 1857 sa fameuse dictée.

En 1833, Mérimée a une brève liaison avec George Sand, avec qui il allait à l’opéra.

En 1835, il publie sous son nom la nouvelle fantastique la Vénus d’Ille. Cette nouvelle inspirera Schoek en 1922 et Büsser en 1964.

Ses voyages en Corse inspirent Mérimée qui, après Matteo Falcone en 1829, publie Colomba en 1840. Mateo Falcone inspirera César Cui en 1906-1907 et Colomba Büsser en 1921 et Jean-Claude Petit en2004.

Cliquez sur l’image

Entre-temps, en 1844, Mérimée est entré à l’Académie des Inscriptions et belles lettres et à l’Académie française. En 1845, il publie sa nouvelle la plus connue, Carmen.

C’est encore pour faire frémir la famille impériale qu’il écrit en 1869 sa dernière œuvre, la nouvelle fantastique Lokis.

Prosper Mérimée meurt à Cannes le 23 septembre 1870, à l’âge de 66 ans, et cinq ans avant la création de l’adaptation de Carmen à l’opéra par Bizet.

Cliquez sur Don Jose
Mes opéras préférés

LA PÉRICHOLE, d’OFFENBACH (1868)

La Périchole est une opérette d’Offenbach écrite sur un livret des joyeux duettistes Meilhac et Halévy. L’argument en est tiré d’une comédie de Prosper Mérimée, le Carosse du Saint-Sacrement, contenue dans le Théâtre de Clara Gazul.

Initialement composée de deux actes, un troisième acte a été rajouté à la reprise en 1874.

Le pitch : À Lima, un chanteur et une chanteuse de rues réussissent à duper le vice-roi du Pérou, coureur de jupons impénitent.

Acte I : Le vice-roi du Pérou sort incognito de son palais, pour savoir ce que son peuple pense de lui. Il espère bien ausi pouvoir s’occuper d’une p’tite femme dans un petit pied-à-terre qu’il possède en ville.

Cliquez sur le vice-roi incognito

Pendant ce temps, la Périchole et son amant Piquillo chantent sur la place, mais ne rencontrent guère de succès. Dommage, car ils auraient besoin d’argent pour se marier.

Cliquez sur la Périchole et Piquillo

Pendant que Piquillo fait la quête, la Périchole s’endort. Le vice-roi de retour est frappé par la beauté de la jeune femme et lui propose de devenir demoiselle d’honneur de la vice-reine. La Périchole accepte, et écrit une lettre à Piquillo pour l’assurer de son amour.

Cliquez sur la Périchole un peu grise

Désespéré, Piquillo veut se pendre, mais heureusement, un gentilhomme de la Cour, qui cherchait un mari pour la (future) favorite du vice-roi, lui propose ce mariage. Piquillo, qui a trop bu, accepte et le voilà marié à la Périchole, sans même qu’il s’en soit rendu compte.

Acte II : Le lendemain, Piquillo annonce qu’il aime une autre femme que celle qu’on lui a fournie, mais avant de retrouver la Périchole, il doit présenter officiellement sa femme au vice-roi. Quand il se rend compte que la Périchole est la maîtresse du vice-roi, il se met en colère et se retrouve illico au « cachot des maris récalcitrants ».

Cliquez sur le vice-roi et la Périchole

La Périchole réussit toutefois à le faire libérer. Réunis, ils chantent leur malheur devant le vice-roi qui, ému, les laisse partir ensemble.

Cliquez sur la Périchole

Acte III (variante de 1874) : La Périchole rend visite à Piquillo dans son cachot. Elle informe son mari que son honneur est sauf et qu’elle va soudoyer le geôlier. Quand celui-ci arrive, on se rend compte que c’est le vice-roi déguisé. Il fait enfermer la Périchole avec son mari et s’en va. Un vieux prisonnier les aide à s’évader par un tunnel qu’il a creusé.

En ville, les trois évadés sont repérés par la garde qui prévient le vice-roi. Nos deux héros lui chantent leurs malheurs et le vice-roi, ému, les laisse se marier et avoir des enfants qui grandiront car ils sont espagnols (gnols gnols gnols).

Cliquez sur le final
Compositrices

Hildegarde von BINGEN (1098-1179)

Hildegarde von BINGEN (1098-1179) est une des premières femmes compositrices recensées. Son activité ne se limitait pas à la composition, c’était d’abord une femme de lettres, une herboriste et une théologienne, récemment reconnue comme Docteur de l’Église (une des quatre femmes à obtenir cette reconnaissance).

Hildegarde naît à Bermersheim, en Hesse, en 1098. Elle est issue d’une famille noble du Palatinat. Dès l’âge de 8 ans, elle est élevée par les bénédictines et à 15 ans, elle reçoit le voile des apprenties religieuses.

En 1136, à l’âge de 38 ans, elle devient abbesse. Onze ans plus tard, elle fonde un nouveau couvent et y transfère sa communauté religieuse. En 1165, elle fonde l’abbaye d’Eibigen de l’autre côté du Rhin. Elle effectue des voyages en Allemagne, poussée par ses visions divines. Ces visions ont servi de base au Sci Vias.

Mystique, elle traduit ses visions dans trois livres principaux, le Sci Vias [Dei] (Connais les voies [du Seigneur]), le Liber vitae meritorum (le livre des mérites) et le Liber divinorum operum (le livre des œuvres divines).

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Outre ses écrits mystiques, Hildegarde s’intéresse également à la nature, aux plantes, aux animaux et aux minéraux, ainsi qu’à l’usage thérapeutique que l’on peut en faire.

Dans le domaine de la musique, elle a composé des chants liturgiques ainsi que des hymnes, ainsi qu’un drame liturgique Ordo Virtutum (le Jeu des vertus).

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Hildegarde von Bingen meurt à Rupertsberg le 17 septembre 1179, à quelque 81 ans. 833 ans plus tard, elle sera canonisée et nommée Docteure de l’église par Benoît XVI.

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Hildegarde von Bingen est toujours présente parmi nous. Par exemple, en 2013 la compositrice Sophie Lacaze a écrit O Sapientia d’après une œuvre d’Hildegarde.

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Et retrouvez Aliette de Laleu nous parlant d’Hildegarde von Bingen dans une de ses chroniques sur France Musique.

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