Écrivain, littérature, poésie

L’ARIOSTE, DITES-VOUS ?

Parmi les sujets qui ont abondamment alimenté les livrets d’opéra figure le poème Orlando furioso (Roland furieux) du poète italien de la renaissance Ludovico ARIOSTO, dit l’Arioste (1474 – 1533).

Issu d’une famille de la petite noblesse, l’Arioste a passé une partie de sa vie au service de la famille d’Este, notamment dans des tâches politiques (ambassadeur, gouverneur…) tout en travaillant à son grand œuvre poétique, le Roland furieux.

Cette épopée, reprenant d’assez loin la Chanson de Roland, une chanson de geste relatant les aventures du neveu de Charlemagne, a été publiée en 1516 et a connu un grand succès dans toute l’Europe pendant 3 siècles. Elle est de nos jours à peu près totalement tombée dans l’oubli.

Tout le monde connaissait donc cette histoire jusqu’au début des années 1800, et les compositeurs baroques ont largement puisé dans ces récits, peuplés de héros et de magiciennes, pour construire leurs opéras.

Parmi les nombreuses œuvres composées d’après celle de l’Arioste figurent Roland (1684) de LULLY et Angélique et Médor (1685) de M.A. CHARPENTIER.

Lully Roland grand choeur acte III scène 6Cliquez sur l’image

Le siècle suivant sera riche en adaptations avec Alcine (1705) de CAMPRA, puis Orlando Furioso de VIVALDI, et encore Orlando (1733), Alcina (1735) et Ariodante (1735) de HAENDEL.

Haendel Alcina ombre pallide sandrine PiauCliquez sur Alcina

Peu après, c’est HAYDN qui écrit son Orlando paladino (1782).

Haydn Orlando PaladinoCliquez sur l’image

Et à la fin du siècle, MÉHUL écrit Ariodant (1799).

Méhul AriodantCliquez sur l’image

Au XIXe siècle encore, on a pu entendre un Angélique et Médor (1843) d’Ambroise THOMAS.

 

 

 

18 réflexions au sujet de “L’ARIOSTE, DITES-VOUS ?”

    1. Je suis d’accord avec toi. Quand j’ai écouté cet extrait pour composer mon billet j’ai vraiment eu l’impression d’écouter du MOZART.
      De toutes manières, c’est exactement la même époque. Le premier des « grands » opéras de Mozart, l’Enlèvement au sérail, date de 1782, comme Orlando Paladino.

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  1. Bonjour monsieur Toutloperaoupresque. Encore un billet pour lequel WordPress ne m’a pas prévenue ( je le suis pour d’autres, jamais pour toi. Il va falloir percer ce mystère et boule de gomme)
    Bon et puis maintenant je dois avaler mon café vite fait, et filer.
    Je repasse ce soir, pas eu le temps de tout voir.
    Merci Jean-Louis pour les decouvertes. Belle journèe à toi.
    😘☕🌞

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  2. C’est étrange de connaître la gloire pendant trois cents ans puis de tomber dans l’oubli, la postérité a d’étranges caprices ! En tout cas, grâce aux musiciens et aux peintres l’Arioste a laissé un nom dans l’Histoire … Merci de ces découvertes, j’ai particulièrement aimé Haendel et ses ombres blanches.

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    1. Eh oui, sic transit gloria mundi disait nos grands anciens…
      J’avais initialement prévu de parler du Tasse (il Tasso) et de sa « Jérusalem délivrée », qui a connu la même gloire, et le même déclin, que l’Arioste, mais au moment de reprendre le billet préparé depuis quelques temps déjà, plus moyen de le trouver. Une suppression intempestiférée, peut-être…
      Je suis donc revenu à l’Arioste.
      Dans les autres grands opéras tirés de l’Orlando furioso, il y a celui de même titre de VIVALDI, mais comme je l’ai déjà cité plusieurs fois sur mon blog, j’ai privilégié HAENDEL dans ce billet.
      Quoiqu’il en soit, cela nous laisse de bien belles musiques.
      Je te souhaite une excellente soirée, et à bientôt (par exemple pour le Tasse, pour lequel je vais réécrire un billet).

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      1. Ah oui, le nom du Tasse me dit quelque chose, je crois qu’il a inspiré un beau morceau de piano à Liszt ? Ou je confonds peut-être avec Dante ? Je serai ravie de lire ton billet sur Le Tasse en tout cas !

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      2. En fait, ce n’était pas sur le blog, mais dans mon livre (encore et toujours à paraître) que j’avais fait un encadré sur le Tasse :
        « Le Tasse et La Jérusalem délivrée : Auteur adulé à son époque, le Tasse (1544 – 1595) écrit son œuvre majeure ‘La Jérusalem délivrée’ en 1574, sans la publier. Elle est publiée par ses admirateurs entre 1580 et 1581, et deviendra vite une œuvre de référence pendant plus de deux siècles. Goethe écrira une pièce d’après la vie du Tasse, et Liszt en composera un poème symphonique (Tasso, lamento e triompho). De très nombreux compositeurs écriront des opéras inspirés de La Jérusalem délivrée, de Lully à Dvorak. »
        En reprenant cet encadré, et en l’illustrant musicalement, le billet sera vite écrit 🙂.

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