Cinématographe, Compositeurs

Benjamin BRITTEN (1913 – 1976)

Parmi les grands compositeurs du XXe siècle figure l’anglais Benjamin BRITTEN (1913 – 1976), trop largement méconnu en France. Je l’ai déjà écrit, Britten est celui qui a réveillé l’opéra anglais presque trois siècles après PURCELL (1659 – 1695).

Né dans le Suffolk, il reçoit ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans, avant de faire des études musicales classiques où il a notamment comme professeur Franck BRIDGE.

En 1934, il écrit la Simple Symphony, op.4.

En 1939, devant le climat belliciste qui règne en Europe, il migre aux États-Unis avec son compagnon, le ténor Peter Pears (qui créera beaucoup des œuvres de Britten). Il revient en Angleterre en 1942, où il écrit A Ceremony of Carols (pour chœur).

britten a ceremony of carolsCliquez sur l’image

En 1944, il reçoit une commande pour un opéra: ce sera Peter Grimes, créé en 1945.

Britten Peter GrimesCliquez sur l’image

En 1947, il fonde l’English Opera group (EOG), avec comme ambition de « rendre à la musicalité de la langue anglaise la liberté dont elle a été dépourvue depuis Purcell » . En 1949, il écrit un opéra pour les jeunes Let’s make an opera: the little sweep (Faisons un opéra: le petit ramoneur). En 1951, c’est la création de Billy Budd, d’après MELVILLE.

En 1954, il crée à la Biennale de Venise le chef-d’œuvre qu’est The turn of the screw (Le tour d’écrou) d’après Henry James, et en 1960, il adapte Shakespeare avec A midsummer night’s dream.

En 1961, il écrit pour son ami Rostropovitch la sonate pour violoncelle et piano, et son monumental War Requiem qui nécessite deux orchestres et deux chœurs, et qui juxtapose à la liturgie classique du Requiem un poème pacifiste.

En 1971, il entreprend son dernier opéra Death in Venice (Mort à Venise) d’après le roman éponyme de Thomas MANN (1971 est également l’année du film de Visconti, avec sa très belle utilisation de l’adagietto de la 5e symphonie de MAHLER).

Stylistiquement, on peut dire que comme son contemporain Alban BERG (1885 – 1935), il a attaché une grande importance à l’aspect formel de ses opéras, notamment dans l’usage des interludes orchestraux et, comme chez Berg et JANACEK (1854 – 1928), et les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement développés.

Britten meurt en 1976.

Je me suis servi pour écrire ce billet de « Benjamin Britten, a life in the twentieth century« , by Paul KILDEA (Penguin Book 2013)

2 réflexions au sujet de “Benjamin BRITTEN (1913 – 1976)”

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