Mes opéras préférés

LES NOCES DE FIGARO

Parmi mes opéras préférés, Les Noces de Figaro (Le Nozze di Figaro) (1786) est l’une des plus parfaites réussites du genre, tant l’osmose entre le livret de DA PONTE et la musique de MOZART est réussie. Il n’y a aucun temps de mort, et de la première note de l’ouverture au chœur final, nous sommes entrainés par une mécanique de précision.

Composé d’après Le Mariage de Figaro (1776) de BEAUMARCHAIS, l’action se passe chez le comte Almaviva, alors que Figaro, au service du comte, s’apprête à se marier avec Suzanne, qui elle est au service de la comtesse.

Acte I : Figaro, valet du comte Almaviva et Suzanne, femme de chambre de la comtesse, aménagent la pièce que le comte a mise à leur disposition et qu’ils habiteront après leurs noces. Cette pièce est proche des appartements de leurs maîtres pour qu’ils puissent répondre rapidement à leurs appels, mais Suzanne voit le mauvais côté des choses, elle sera également plus proche du comte, qui pourrait bien faire valoir son droit de cuissage. Bartholo et Marceline arrivent. Marceline dit à Bartholo que Figaro lui doit de l’argent, et qu’il ne pourra pas se marier tant qu’il ne l’aura pas remboursé. Chérubin, un jeune page qui découvre les joies de l’amour, arrive à son tour, déclarant qu’il est amoureux de toutes les femmes.

mozart voi che

Le comte l’a surpris en compagnie de Barberine, la fille du jardinier, et l’a congédié. Chérubin demande à Suzanne d’intercéder en sa faveur auprès de la comtesse.

Mozart Les Noces de Figaro Non so piuCliquez sur l’image

Le comte arrive, Chérubin essaie de se cacher, mais quand il est découvert, Suzanne essaie de le disculper. Enfin, un groupe de paysans arrive et chante au comte une chanson où ils le remercient d’avoir aboli le droit de cuissage. Le comte signe le billet qui envoie Chérubin à l’armée. Figaro lui chante les « joies » du service militaire.

Mozart Les Noces de Figaro Non piu andraiCliquez sur l’image

Acte II : Dans ses appartements, la comtesse se lamente, car elle sent que l’amour du comte a disparu. Suzanne fait entrer Chérubin et lui fait chanter l’air qu’il a composé pour la comtesse (dont il est amoureux) (Air : Voi che s’appete). Le comte arrive porteur d’une lettre anonyme le prévenant d’un rendez-vous de la comtesse le soir dans le jardin. Il s’agit d’un faux de Figaro destiné à rendre le comte jaloux, et ainsi le détourner de Suzanne. Alors que la comtesse et Suzanne travestissent Chérubin, pour lui permettre de rester au château jusqu’au mariage, le comte frappe à la porte. On cache Chérubin dans un cabinet avant de laisser entrer le comte. Mais entendant du bruit, le comte accuse la comtesse de cacher un amant. La comtesse refuse d’ouvrir la porte. Le comte va chercher des outils pour forcer la porte. Chérubin sort vite et saute par la fenêtre, pendant que Suzanne prend sa place dans le cabinet. À l’ouverture de la porte, découvrant Suzanne, le comte doit présenter ses excuses à sa femme. Survient le jardinier, qui dit qu’il a vu quelqu’un sauter par la fenêtre et écraser ses fleurs. Figaro s’accuse. Entrent alors Bartholo et Marceline, porteurs du document qui prouve que Figaro doit de l’argent à Marceline et qu’il doit l’épouser. Le comte déclare qu’il va régler cette affaire.

Acte III : Suzanne vient dire au comte qu’elle est prête à le retrouver le soir même dans le jardin (Duo : Crudel, perché finora …), et lui demande l’argent promis pour sa dot, qui lui permettra de rembourser la dette de Figaro envers Marceline. Marceline vient réclamer son dû. Figaro interrogé nous apprend qu’il est né de parents inconnus, ayant été enlevé à la naissance. À un signe qu’il a sur le bras, Marceline reconnaît son propre fils, fruit de ses amours passées avec Bartholo. Arrive Suzanne qui découvre Figaro dans les bras de Marceline, sa mère. Se croyant trompée, elle est furieuse, avant qu’on lui explique l’histoire (sextuor). Une fois le malentendu levé, Marceline et Bartholo annoncent leur mariage.

Le jardinier montrant le chapeau de Chérubin qu’il a trouvé dans ses plates-bandes révèle au comte que Chérubin n’a pas rejoint son régiment.

La comtesse mélancolique chante l’amertume de voir sa jeunesse s’effacer (Air : Dove sono) quand Suzanne arrive. Elles décident de confondre le comte, en écrivant une lettre lui donnant rendez-vous le soir même au jardin, où la comtesse se rendra dans les habits de Suzanne. (Duo : Canzonetta sull’aria). Elles ferment la lettre avec une épingle de la comtesse.

Mozart Les Noces de Figaro Sull ariaCliquez sur Suzanne et la comtesse

À l’occasion des mariages qui se préparent, les jeunes filles du village viennent chanter un compliment au comte, où elles le remercient d’avoir abandonné le droit de cuissage. Chérubin se trouve parmi elles, déguisé, mais le jardinier le reconnaît. Le comte veut punir Chérubin, mais Barberine demande au comte la permission de se marier avec le page, en échange des baisers et des caresses qu’il lui a prodigués en cachette. Embarrassé, le comte accepte. Suzanne lui donne discrètement la lettre fixant le rendez-vous du soir.

Acte IV : À la tombée de la nuit, Barberine cherche l’épingle qui fermait le billet à destination du comte, épingle qu’elle devait rapporter à Suzanne.

Mozart Les Noces de Figaro l'ho perdutaCliquez sur Barberine

Dans le jardin, Figaro comprend que c’est Suzanne qui va retrouver le comte ce soir. La comtesse et Suzanne, qui ont échangé leurs vêtements, arrivent. Quand le comte arrive, il s’adresse à sa femme en pensant s’adresser à Suzanne. Figaro, pour le rendre jaloux, flirte avec la comtesse. Suzanne lui donne un soufflet avant que le malentendu ne soit dissipé et qu’ils se retrouvent dans les bras l’un de l’autre. Le comte appelle ses gens, qui arrivent avec des torches. Suzanne demande pardon au comte, qui refuse, mais quand la comtesse arrive, c’est le comte qui est ridiculisé, et doit demander pardon pour son attitude. Celle-ci accorde son pardon, et tout le monde part, joyeux, pour le banquet de la noce.

Et Mozart nous a pondu au début du IVe acte un de ses petits airs dont il avait le secret avec le L’ho perduta de Barberine, écrit spécialement pour une de ses élèves.

Richard STRAUSS rendra un bel hommage à cette œuvre plus d’un siècle plus tard avec Le Chevalier à la rose (1909), qui retrouvera musicalement le charme crépusculaire de la jeunesse qui s’enfuit (pour la comtesse chez Mozart, pour la maréchale chez Strauss).

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s