Compositeurs

Georges BIZET (1838 – 1875)

Georges BIZET, le créateur de Carmen, est né à Paris le 25 octobre 1838. Sa mère, pianiste, lui donne ses premières leçons de musique.

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Il entre au conservatoire à l’âge de 10 ans et, pianiste doué, obtient son premier prix de piano à 14 ans. Il apprend la composition auprès d’HALÉVY, l’auteur de La Juive. À 17 ans, il écrit sa Symphonie en ut et l’année d’après il participe à un concours d’opérette organisé par OFFENBACH, concours dont il gagne le premier prix avec Le Docteur miracle. À 19 ans, il obtient le grand prix de Rome et part à la Villa Médicis.

Les Pêcheurs de perles (1863) est sa première grande œuvre montée sur scène. On y trouve le fameux duo « Au fond du temple saint » et l’air Je crois entendre encore. En 1866, il écrit La jolie fille de Perth d’après Walter SCOTT.

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En 1869, il épouse Geneviève, la fille de son professeur de composition Halévy.

En 1872, il écrit une musique de scène pour L’Arlésienne de Daudet, avec sa célèbre Marche des rois.

bizet l'arlésienneCliquez sur l’image

En 1874, il reçoit une commande pour une pièce légère avec une fin heureuse de la part de l’Opéra Comique : ce sera l’opéra Carmen sur un livret de Meilhac et Halévy. Cet Halévy était d’ailleurs de sa famille puisqu’il était le cousin de sa femme Geneviève.

Après des débuts difficiles en raison du sujet jugé scabreux, Carmen devient un des plus grands succès mondiaux de l’opéra, mais Bizet ne connaîtra pas ce succès : il meurt le 3 juin 1875 trois mois après la première.

Le succès de Carmen n’est pas que public puisque TCHAÏKOVSKI idolâtrait cette partition et que NIETZSCHE, quand il s’est défait de l’emprise wagnérienne, reconnaissait en Carmen l’antidote au « poison wagnérien ».

La célèbre scène des enfants (nous marchons la tête haute) a d’ailleurs inspiré bien des compositeurs qui ont incorporé une scène d’enfants au début de leurs opéras, que ce soit Tchaïkovski dans La dame de pique, RIMSKI-KORSAKOV dans Snegourotchka, ou PUCCINI dans La Bohème.

Et allez, c’est aujourd’hui dimanche, et je vous propose un bis pour l’air Je crois entendre encore des Pêcheurs de perles, vous pourrez comparer avec la version présentée plus haut (et m’écrire ce que vous en pensez).

bizet spyresCliquez sur l’image

Compositeurs

Jacques OFFENBACH (1819 – 1880)

Je me propose de commencer les commémorations de 2019 par Jacques Offenbach.

Musicien d’origine allemande, Jacques Offenbach est né le 20 juin 1819 à Cologne, il vient vite suivre sa formation musicale à Paris.

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Après des débuts comme violoncelliste à l’Opéra-Comique, Offenbach devient chef d’orchestre à la Comédie Française. En 1855, il prend la direction des Bouffes-Parisiens, un théâtre réservé à la production d’opéras-bouffes, un genre qui était limité à l’époque à un acte unique et quatre personnages. Cette contrainte réglementaire est levée en 1858, et Offenbach peut alors écrire des œuvres plus vastes dans la forme, quoique toujours légères sur le fond.

Il produit alors Orphée aux enfers (1858) qui connaît un grand succès.

duo de la moucheCliquez sur l’image

En 1860, il se fait naturaliser français et en 1864 il écrit sa partition sans doute la plus connue, La belle Hélène (1864) qui connaît un triomphe planétaire.

la belle HélèneCliquez sur l’image

Gastronomie et opéra : Le chef Auguste Escoffier a même créé un dessert qu’il a appelé Poire Belle Hélène en hommage à cet opéra-bouffe.

Dès lors, les succès se succèdent avec La Vie parisienne (1866) et son fameux French Cancan, La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole, Les Brigands, pièce dans laquelle on entend le bruit de bottes des carabiniers qui arrivent toujours trop tard, d’où vient l’expression « arriver comme les carabiniers d’Offenbach ».

Offenbach Les BrigandsCliquez sur les carabiniers

Il rend un hommage à FAVART, le père de l’opéra-comique au travers de son opérette Madame Favart.

Offenbah madame Favart ouvertureCliquez sur l’image

Soucieux de reconnaissance, celui que Wagner appelait le petit Mozart des Champs-Élysées se tourne vers le grand opéra (le vrai!), avec les Contes d’Hoffmann, d’après l’œuvre d’E.T.A. Hoffmann. Malheureusement, il mourra le 5 octobre 1880, quelques mois avant la création de cet opéra.

barcarolleCliquez sur l’image

Enfin, en souvenir des attentats du 13 Novembre, saviez-vous qu’Offenbach avait écrit en 1855 un opéra-bouffe, une chinoiserie appelée BA-TA-CLAN, et que la salle de spectacle qui porte ce nom a ouvert ses portes dix ans plus tard, en 1865?

Compositeurs, Shakespeare

Ambroise THOMAS (1811 – 1896)

Enfant prodige, Ambroise THOMAS (1811 – 1896) est contemporain de Franz LISZT (1811 – 1886).

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Il est né le 5 août 1811 à Metz..

Au Conservatoire, il a comme professeur LE SUEUR, un des maîtres de BERLIOZ. Prix de Rome en 1832, il a l’occasion de rencontrer Berlioz (1802 – 1869) à la villa Médicis (Berlioz avait obtenu le prix de Rome en 1830).

De retour à Paris, le petit Ambroise se tourne vers le genre à succès de son époque : l’Opéra. Il compose notamment une des dernières adaptations de La Jérusalem délivrée de l’ARIOSTE avec Angélique et Médor (1843). Il écrira également un Songe d’une nuit d’été (1850), d’après SHAKESPEARE. (J’ai eu l’occasion de chanter dans les chœurs une reprise de cette œuvre, d’où est tirée la vidéo qui suit.)

Thomas SongeCliquez sur l’image

En 1851, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts, devant Berlioz qui n’obtient pas une seule voix. Sa célébrité au XIXe siècle n’a d’égal que l’oubli où il est tombé aujourd’hui.

Ses plus grands succès seront Mignon (1866), d’après l’œuvre de GOETHE,

Thomas Mignon connais-tu le paysCliquez sur l’image

et Hamlet (1868) d’après Shakespeare, très grand succès à son époque mais un peu oublié depuis, et que l’on a pu voir récemment à l’Opéra-Comique.

Thomas Hamlet chanson d'OphélieCliquez sur Ophélie

Nommé professeur au Conservatoire de Paris (1856), il a comme élève MASSENET.

En 1871, le directeur du Conservatoire Daniel François Esprit AUBER, un des fondateurs du GOf, meurt dans ses bras et Thomas le remplace à la Direction du Conservatoire. Ainsi, Thomas fait le lien entre Auber qui fut son prédécesseur et Massenet qui fut son élève. Mettant alors de côté sa carrière de compositeur, il écrira encore un Françoise de Rimini (1874), d’après DANTE et un ballet, La Tempête (1889), toujours d’après Shakespeare. (Le Francesca da Rimini de Tchaïkovski date de 1876).

Ambroise Thomas meurt le 12 février 1896.

Compositeurs

Gaetano DONIZETTI (1797 – 1848)

Gaetano DONIZETTI est un compositeur italien, né à Bergame le 29 novembre 1797.

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Gaetano commence ses études musicales à Bergame, avant d’aller se perfectionner à Bologne en 1815.

Il s’engage à l’armée, et écrit son premier opéra pendant ses temps libres, en 1818. Dès lors, compositeur prolixe, il écrit dix-neuf opéras sur la période 1818 – 1828 pour différentes scènes italiennes. Stylistiquement, ses opéras sont le fleuron du bel canto.

En 1830, Anna Bolena connaît un triomphe à Milan, et ne tarde pas être monté dans toute l’Europe. Ce succès est suivi en 1832 par L’Elisire d’Amore. En 1833, il écrit Lucrezia Borgia, d’après le Lucrèce Borgia (1833) de Victor HUGO. On peut noter qu’entre 1830 et 1833, GLINKA, le père de la musique russe, a fait un séjour en Italie pour soigner sa santé fragile, et qu’il y a rencontré BELLINI et Donizetti.

En 1834, il est nommé professeur au conservatoire de Naples, où il donne Marie Stuart (1834) d’après SCHILLER  et Lucia di Lammermoor (1835) d’après Walter SCOTT. Dès les répétitions, la censure très active à cette époque à Naples demande des modifications, et la pièce est interdite dès le lendemain de la générale par le roi de Naples. En 1835, il réussit à la faire jouer à la Scala de Milan, mais l’opéra est à nouveau interdit début 1836.

A la mort de Bellini en 1835, il écrit une Missa di Requiem à la mémoire de son rival (musical) et ami.

Donizetti Requiem Dies IraeCliquez sur l’image

En 1838, las du manque de reconnaissance et de la censure qui sévissait en Italie, Donizetti part s’installer à Paris, capitale européenne de l’art lyrique, comme l’avaient déjà fait ses compatriotes CHERUBINI, ROSSINI ou Bellini. En 1839, il fait représenter une version française d’un de ses succès italiens : Lucia di Lammermoor, et en 1840 l’adaptation de son Poliuto (Polyeucte, d’après CORNEILLE) sous le nom de Les Martyrs.

Il commence une collaboration avec l’incontournable SCRIBE, d’où proviennent : La Fille du régiment et La Favorite (1840), ainsi que Don Pasquale (1843).

Donizetti La Fille du régiment Quoi, vous m'aimezCliquez sur Marie et Tonio

Donizetti voyage ensuite beaucoup en Europe, avant que les effets de la syphilis ne l’empêche de travailler. Il sombre dans la folie, telle son héroïne Lucia di Lammermoor (un de ses airs les plus connus étant justement l’air de la folie). Après avoir été interné près de Paris, il est rapatrié à Bergame, où il meurt le 8 avril 1848.

Outre ses 71 (!) opéras, il a laissé des symphonies, des cantates et de la musique de chambre en quantité.

Cinéma, Compositeurs, Maria Callas

Giacomo PUCCINI (1858 – 1924)

Aujourd’hui, voyons le représentant le plus connu de l’école vériste, PUCCINI.

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Puccini, né en 1858 à Lucques en Italie, est issu d’une longue lignée de musiciens, ses quatre aïeux paternels étant compositeurs d’opéras !

Très jeune, il reçoit sa première formation musicale à Lucques. En 1876, il compose sa Missa de Gloria, et en 1879, il entre au conservatoire de Milan où il a comme maître PONCHIELLI.

Avec l’aide d’Arigo BOÏTO, il monte son premier opéra, La Villi, à la Scala de Milan en 1884, opéra qui attire l’attention de Giuseppe VERDI.

Son premier succès est Manon Lescaut (1893), et son premier chef d’œuvre La Bohème (1896). Viennent ensuite Tosca (1900)

Puccini Tosca Vissi d'arte Callas

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et Madame Butterfly (1904)

Puccini Butterfly Un bel di vedremo

Cliquez sur madame Butterfly

Fort de ses succès, il laisse passer plusieurs années avant son ouvrage suivant, l’opéra western La fille du Far-West, (La Fanciulla del West) qui date de 1910.

Suivront encore La Rondine (1917) écrite pour l’Opéra de Vienne et le Triptyque (1918), une trilogie de trois opéras en un acte, sans lien entre eux. (L’air « O mio babbino caro » de Gianni Schicchi, troisième volet du triptyque, resplendit dans l’ouverture du film A room with a view, de James IVORY.)

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewNe cliquez plus sur le professeur Ombrage et le professeur Mac Gonnagal

Il laisse inachevé son dernier opéra Turandot, commencé en 1920, lorsqu’il meurt d’un cancer de la gorge en 1924.

Puccini Turandot Nessun dorma

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 .

Animation 1, Compositrices, Divers, Fantaisie

LES ONOMATOPÉES

« Ono m’a topé », aurait déclaré John LENNON après sa rencontre avec Yoko. Pour le plaisir, écoutons Imagine !

Si l’on chante beaucoup à l’opéra (c’est un peu le concept, d’ailleurs), on y crie aussi, et les onomatopées n’y manquent pas.

Parmi les précurseurs figure Clément JANEQUIN (1485 – 1558) qui met en musique Les Cris de Paris, le Chant des oiseaux ou encore la Guerre qui imite en musique les bruits de la bataille.

Plus tard RAMEAU mettra en musique le coassement des grenouilles dans sa comédie Platée.

rameau platée grenouilles

Cliquez sur les grenouilles

Dans l’ébouriffant final (septuor) du 1er acte de l’Italienne à Alger, Rossini fait chanter des onomatopées à chacun des protagonsites (et ça fait Tic tic, Tap tap, Boum Boum, Clac Clac…).

Rossini l'Italienne à Alger Septuor de la fin du 1er acte

Cliquez sur l’ébouriffant final du 1er acte de l’Italienne à Alger.

Dans Don Pasquale, de Donizetti, le chœur soulignant les péripéties de la journée, chante « Ding ding dong dong ».

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À la fin de la Damnation de Faust, après la chevauchée fantastique ponctuée des hop hop de Méphisto, BERLIOZ fait chanter aux esprits de l’enfer un pandémonium sur des onomatopées de son invention (has irimiru karabrao…).

WAGNER n’a pas lésiné non plus sur les onomatopées avec le Hoyotoho Heya Heya dans cette autre chevauchée fantastique qu’est la chevauchée des Walkyries.

Dans le Coq d’or, RIMSKY-KORSAKOV fait chanter son coq en russe, ce qui nous donne Kikeriki koko koko (alors que chacun sait que le coq anglais fait cock-a-doodle-doo).

tex avery cock a doodle do

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Le « Rataplan » du 3e acte de La Force du destin du VERDI est aussi un bon exemple d’onomatopées qui doit être amusant à chanter.

Verdi La forza Acte III Rataplan

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Sur les conseils de Camille (merci Camille), j’intègre ici la « légende de Kleinzach » et ses clic clac, cric crac, flic flac, extraite des Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH.

kleinzach

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D’Offenbach également, il faut citer le final de la Vie parisienne, avec son « Et pif et paf et pif et pouf ».

Offenbach la Vie parisienne pif paf pouf

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Et en marge de l’opéra, je ne peux résister au plaisir de vous présenter la stripsody de la grande Cathy Berberian. Cathy Berberian, pour qui la musique des Beatles (voir l’intro de ce billet) était de la musique contemporaine, n’a pas hésité à enregistrer un disque de leur musique.

Stripsody qu’il est facile de rapprocher du titre de Gainsbourg Comic Strip (et ça fait Shebam, plop, wizz…).

onomatopées

Cliquez sur les onomatopées

Et puisque j’étais il n’y a guère à Bastille pour les Huguenots de MEYERBEER, j’ai sursauté en entendant dans l’air de Marcel du 1er acte Piff, Paff, Pouff (sic).

Cinéma, Compositeurs

Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759)

G.F.HAENDEL est le prototype du compositeur du XVIIIe siècle que son cosmopolitisme a amené d’Allemagne en Angleterre en passant par l’Italie. Ainsi, à une époque où l’opéra se partageait presqu’exclusivement entre opéra à l’italienne et opéra à la française, Haendel se trouve être un compositeur allemand qui a appris son métier en Italie avant de partir en Angleterre écrire des opéras en italien. Gluck (1714-1787) fera l’inverse : compositeur bohème écrivant à Vienne des opéras en italien, il partira en France écrire des opéras en français.

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Haendel est l’exact contemporain de J.-S. Bach (1685-1750). Né à Halle le 23 février 1685, il se rend en 1703 à Hambourg, où il s’essaie à la composition d’opéras. C’est de cette époque que date la sarabande dont Stanley Kubrick s’est servi pour son film Barry Lindon.

Haendel SarabandeCliquez sur Haendel

En 1706, il part en Italie, patrie de l’opéra, où il triomphe à Florence, Naples, Rome et Venise. À Venise, il écrit Agrippina pour la saison 1709-1710.

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Après ses classes en Italie, il rentre en Allemagne avant de prendre un congé pour aller en Angleterre, où il écrit son premier opéra en italien pour la scène anglaise, Rinaldo (1711). Après un bref retour en Allemagne, il repart en Angleterre, sans congé de son employeur, et devient compositeur de la Cour. Ses Water Music datent de cette époque. En 1719, c’est la fondation de la Royal Academy of Music, dont Haendel est directeur musical, avec l’Italien Bononcini, que Haendel avait déjà fréquenté à Hambourg. Les deux hommes se trouvent à la fois associés et rivaux, mais l’étoile d’Haendel brille de plus en plus, au détriment de celle de Bononcini.

En 1724-1725, il écrit trois chefs-d’œuvre Jules césar, Tamerlano et Rodelinda. 

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur l’image

En 1733 c’est Orlando, avant Alcina et Ariodante en 1735.

Haendel Alcina Verdi pratiCliquez sur l’image

Comme son contemporain Vivaldi, et pour plaire à la fois aux chanteurs et au public, il use et abuse des vocalises virtuoses. Quel contraste avec la musique que Rameau (1683-1764) écrivait en France, mettant plus en valeur la sensibilité musicale que la virtuosité des solistes.

En 1737, Haendel est victime d’une attaque de paralysie. Il écrira encore un de ses derniers opéras, Xerxès (1738), avant de se consacrer à l’oratorio (en anglais), avec notamment son fameux Messiah (Le Messie) en 1741 et à de la musique instrumentale (Fireworks).

Haendel Messiah AllelujahCliquez sur l’image

En 1753, il devient aveugle et cesse d’écrire. Il est opéré par le même chirurgien qui avait opéré J.-S. Bach avant lui et meurt à Londres le 14 avril 1759. Haendel est enterré à Westminster.

Compositeurs

Jean-Philippe RAMEAU (1683 – 1764)

Compositeur majeur du XVIIIe siècle, RAMEAU est né à Dijon le 25 septembre 1683 (pour mémoire, LULLY est mort en 1687).

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Le petit Jean-Philippe apprend très tôt la musique et, comme pour MOZART, on a dit de lui qu’il a appris ses notes avant ses lettres.

À 18 ans, il part pour l’Italie et s’arrête à Milan où il travaille dans un théâtre. Suivent quelques années d’errance entre Clermont et Paris. Il est organiste et écrit pour le clavier (clavecin et orgue). C’est de ses années que datent ses œuvres religieuses que sont les Grands Motets.

Rameau In ConvertendoCliquez sur l’image

En parallèle, Rameau rédige des ouvrages théoriques sur la musique, où il fixe les bases du système harmonique. Le succès de son Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels le ramène à Paris, où il écrit des airs pour le théâtre de la foire. Il fait partie de la société du Caveau, le repère des chansonniers, pour lesquels il aurait écrit le canon Frère Jacques.

En 1731, il rencontre Le RICHE de la POUPLINIERE, qui deviendra son mécène, et dont il dirigera l’orchestre pendant 20 ans. Il a alors l’occasion de côtoyer DIDEROT, D’ALEMBERT et VOLTAIRE, et aussi JJ.ROUSSEAU. En 1733, il écrit un premier opéra, Samson, sur un livret de Voltaire. Censurée, cette œuvre ne sera jamais représentée. La même année, il écrit Hippolyte & Aricie, qui délivre enfin le drame lyrique français du cadre rigide laissé par Lully derrière lui.

Rameau Hippolyte et Aricie Temple sacréCliquez sur l’image

La création de cet ouvrage engendre une première querelle, celle des lullystes et des ramistes (aujourd’hui, on dirait des anciens et des modernes). Dans les années qui suivent, il écrit l’opéra-ballet Les Indes galantes (1735), Castor et Pollux (1737) et Dardanus (1739).

rameau indes galantesCliquez sur l’image

Sa nomination comme compositeur de la musique du roi correspond à de nouvelles productions: La Princesse de Navarre (1745), Platée (1745), Pygmalion (1748), Zoroastre (1749).

rameau folieCliquez sur l’image

Ces opéras vont engendrer une deuxième querelle, la querelle des bouffons. Déclenchée à l’occasion d’une représentation de La Servante maîtresse de l’italien PERGOLÈSE en 1752, elle opposa les partisans du drame lyrique français, respectueux de l’harmonie chère à Rameau et ceux de l’opéra bouffe italien, valorisant la mélodie. Elle fut alimentée par Rousseau, lui-même auteur de l’opéra Le Devin du village (1752) et qui n’avait pas apprécié les critiques assassines de Rameau. Il décréta que le français n’était pas une langue faite pour être chantée, à l’inverse de l’italien. La querelle des bouffons marque la limite entre l’opéra baroque et l’opéra classique.

JJ.ROUSSEAUCliquez sur JJ.Rousseau

Fréquentant les encyclopédistes, Rameau développe sa théorie de la musique avec le soutien de Diderot et d’Alembert. Suite à la publication en 1754 de ses Observations sur notre instinct pour la musique commence une troisième querelle, celle des encyclopédistes. Le personnage querelleur de Rameau a été moqué par Diderot dans son roman Le Neveu de Rameau.

Le génie créateur de Rameau ne tarit pas et il écrit encore Les Paladins (1760), d’après un conte de la FONTAINE, et Les Boréades (1763). Rameau meurt à Paris d’une fièvre putride juste avant les répétitions des Boréades, le 12 septembre 1764.

Liste des opéras de Rameau :

Samson (1733)

Hippolyte et Aricie (1733)

Les Indes galantes (1735)

Castor et Pollux (1737)

Dardanus (1739)

La Princesse de Navarre (1745)

Platée (1745)

Pygmalion (1745)

Zoroastre (1749)

Les Paladins (1760)

Les Boréades (1763)

2 - Liste des compositeurs, Compositeurs, Compositrices

COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs », destiné à vous faciliter la recherche par thème.

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Monteverdi par Adrian

Heinrich Schütz

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lully

Purcell

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Vivaldo
Rameau

haendel

Image Nicola Porpora

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Statue de Grétry à Liège

Chevalier de Saint-Georges portrait

Salieri la Locandiera

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Mozart par Adrian

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Beethoven

boieldieu

DFE Auber

Weber portrait

Meyerbeer

rossini
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Donizetti

Bellini
berlioz

Glinka

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Louise BERTIN

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Felix Mendelssohn par Adrian

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liszt

ambroise thomas

wagner

Verdi par Adrian

Gounod

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Clara Schumann Adrian Mercure 2021

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VIARDOT

Smetana par Adrian

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Brahms Fest und Gedenkspruche opus 109

Camille Saint-Saëns

bizet

Moussorgski

tchaikovsky

tchaikovsky le retour

DVORAK

massenet

Grieg

Rimski-Korsakov
Fauré

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janacek

Mel Bonis par Adrian

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Puccini

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Richard Strauss portrait

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Ravel

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Stravinsky

Berg portrait

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Prokofiev

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Lili Boulanger

Gershwin

Francis POULENC

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Britten

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Image Jolas

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image Claire Renard

image Saariaho

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image Camille Pépin,

Cinéma, Compositeurs, littérature, Shakespeare

Benjamin BRITTEN (1913 – 1976)

Parmi les grands compositeurs du XXe siècle figure l’anglais Benjamin BRITTEN (1913 – 1976), trop largement méconnu en France. Je l’ai déjà écrit, Britten est celui qui a réveillé l’opéra anglais presque trois siècles après PURCELL (1659 – 1695).

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Benjamin Britten est né le 22 novembre 1913 dans le Suffolk. Ill reçoit ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans, avant de faire des études musicales classiques où il a notamment comme professeur Franck BRIDGE.

En 1934, il écrit la Simple Symphony, op.4.

En 1939, devant le climat belliciste qui règne en Europe, il migre aux États-Unis avec son compagnon, le ténor Peter Pears (qui créera beaucoup des œuvres de Britten). Il revient en Angleterre en 1942, où il écrit A Ceremony of Carols (pour chœur).

britten a ceremony of carolsCliquez sur l’image

En 1944, il reçoit une commande pour un opéra : ce sera Peter Grimes, créé en 1945.

Britten Peter GrimesCliquez sur l’image

En 1946, Britten écrit son second opéra, le Viol de Lucrèce (The Rape of Lucretia).

En 1947, il fonde l’English Opera group (EOG), avec l’ambition de « rendre à la musicalité de la langue anglaise la liberté dont elle a été dépourvue depuis Purcell » . En 1949, il écrit un opéra pour les jeunes Let’s make an opera : the little sweep (Faisons un opéra : le petit ramoneur). En 1951, c’est la création de Billy Budd, d’après MELVILLE.

En1954, Britten crée à la Biennale de Venise le chef-d’œuvre qu’est The turn of the screw (Le tour d’écrou) d’après Henry JAMES, et en 1960, il adapte SHAKESPEARE avec A midsummer night’s dream.

En 1961, il écrit pour son ami Rostropovitch la sonate pour violoncelle et piano, et son monumental War Requiem qui nécessite deux orchestres et deux chœurs, et qui juxtapose à la liturgie classique du Requiem un poème pacifiste.

En 1971, Britten entreprend son dernier opéra Death in Venice (Mort à Venise) d’après le roman éponyme de Thomas MANN (1971 est également l’année du film de Visconti, avec sa très belle utilisation de l’adagietto de la 5e symphonie de MAHLER).

Stylistiquement, on peut dire que comme son contemporain Alban BERG (1885 – 1935), il a attaché une grande importance à l’aspect formel de ses opéras, notamment dans l’usage des interludes orchestraux et, comme chez Berg et JANACEK (1854 – 1928), et les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement développés.

Britten meurt en 1976.

(Source principale, je me suis servi pour écrire ce billet de « Benjamin Britten, a life in the twentieth century« , by Paul KILDEA [Penguin Book 2013])

Liste des principaux opéras de Britten :

Peter Grimes (1945)

The Rape of Lucretia (le Viol de Lucrèce) (1946)

Billy Budd (1951)

The Turn of the screw (le Tour d’écrou) (1956)

Gloriana (1953)

Death in Venice (La Mort à Venise) (1971)

A midsummer nights’s dream (le Songe d’une nuit d’été) (1960)