Compositeurs

Gaetano DONIZETTI (1797 – 1848)

Gaetano DONIZETTI est un compositeur italien, né à Bergame le 29 novembre 1797.

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Gaetano commence ses études musicales à Bergame, avant d’aller se perfectionner à Bologne en 1815.

Il s’engage à l’armée, et écrit son premier opéra pendant ses temps libres, en 1818. Dès lors, compositeur prolixe, il écrit dix-neuf opéras sur la période 1818 – 1828 pour différentes scènes italiennes. Stylistiquement, ses opéras sont le fleuron du bel canto.

En 1830, Anna Bolena connaît un triomphe à Milan, et ne tarde pas être monté dans toute l’Europe. Ce succès est suivi en 1832 par L’Elisire d’Amore. En 1833, il écrit Lucrezia Borgia, d’après le Lucrèce Borgia (1833) de Victor HUGO. On peut noter qu’entre 1830 et 1833, GLINKA, le père de la musique russe, a fait un séjour en Italie pour soigner sa santé fragile, et qu’il y a rencontré BELLINI et Donizetti.

En 1834, il est nommé professeur au conservatoire de Naples, où il donne Marie Stuart (1834) d’après SCHILLER  et Lucia di Lammermoor (1835) d’après Walter SCOTT. Dès les répétitions, la censure très active à cette époque à Naples demande des modifications, et la pièce est interdite dès le lendemain de la générale par le roi de Naples. En 1835, il réussit à la faire jouer à la Scala de Milan, mais l’opéra est à nouveau interdit début 1836.

A la mort de Bellini en 1835, il écrit une Missa di Requiem à la mémoire de son rival (musical) et ami.

Donizetti Requiem Dies IraeCliquez sur l’image

En 1838, las du manque de reconnaissance et de la censure qui sévissait en Italie, Donizetti part s’installer à Paris, capitale européenne de l’art lyrique, comme l’avaient déjà fait ses compatriotes CHERUBINI, ROSSINI ou Bellini. En 1839, il fait représenter une version française d’un de ses succès italiens : Lucia di Lammermoor, et en 1840 l’adaptation de son Poliuto (Polyeucte, d’après CORNEILLE) sous le nom de Les Martyrs.

Il commence une collaboration avec l’incontournable SCRIBE, d’où proviennent : La Fille du régiment et La Favorite (1840), ainsi que Don Pasquale (1843).

Donizetti La Fille du régiment Quoi, vous m'aimezCliquez sur Marie et Tonio

Donizetti voyage ensuite beaucoup en Europe, avant que les effets de la syphilis ne l’empêche de travailler. Il sombre dans la folie, telle son héroïne Lucia di Lammermoor (un de ses airs les plus connus étant justement l’air de la folie). Après avoir été interné près de Paris, il est rapatrié à Bergame, où il meurt le 8 avril 1848.

Outre ses 71 (!) opéras, il a laissé des symphonies, des cantates et de la musique de chambre en quantité.

Cinéma, Compositeurs, Maria Callas

Giacomo PUCCINI (1858 – 1924)

Aujourd’hui, voyons le représentant le plus connu de l’école vériste, PUCCINI.

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Puccini, né en 1858 à Lucques en Italie, est issu d’une longue lignée de musiciens, ses quatre aïeux paternels étant compositeurs d’opéras !

Très jeune, il reçoit sa première formation musicale à Lucques. En 1876, il compose sa Missa de Gloria, et en 1879, il entre au conservatoire de Milan où il a comme maître PONCHIELLI.

Avec l’aide d’Arigo BOÏTO, il monte son premier opéra, La Villi, à la Scala de Milan en 1884, opéra qui attire l’attention de Giuseppe VERDI.

Son premier succès est Manon Lescaut (1893), et son premier chef d’œuvre La Bohème (1896). Viennent ensuite Tosca (1900)

Puccini Tosca Vissi d'arte Callas

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et Madame Butterfly (1904)

Puccini Butterfly Un bel di vedremo

Cliquez sur madame Butterfly

Fort de ses succès, il laisse passer plusieurs années avant son ouvrage suivant, l’opéra western La fille du Far-West, (La Fanciulla del West) qui date de 1910.

Suivront encore La Rondine (1917) écrite pour l’Opéra de Vienne et le Triptyque (1918), une trilogie de trois opéras en un acte, sans lien entre eux. (L’air « O mio babbino caro » de Gianni Schicchi, troisième volet du triptyque, resplendit dans l’ouverture du film A room with a view, de James IVORY.)

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewNe cliquez plus sur le professeur Ombrage et le professeur Mac Gonnagal

Il laisse inachevé son dernier opéra Turandot, commencé en 1920, lorsqu’il meurt d’un cancer de la gorge en 1924.

Puccini Turandot Nessun dorma

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 .

Animation 1, Compositrices, Divers, Fantaisie

LES ONOMATOPÉES

« Ono m’a topé », aurait déclaré John LENNON après sa rencontre avec Yoko. Pour le plaisir, écoutons Imagine !

Si l’on chante beaucoup à l’opéra (c’est un peu le concept, d’ailleurs), on y crie aussi, et les onomatopées n’y manquent pas.

Parmi les précurseurs figure Clément JANEQUIN (1485 – 1558) qui met en musique Les Cris de Paris, le Chant des oiseaux ou encore la Guerre qui imite en musique les bruits de la bataille.

Plus tard RAMEAU mettra en musique le coassement des grenouilles dans sa comédie Platée.

rameau platée grenouilles

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Dans l’ébouriffant final (septuor) du 1er acte de l’Italienne à Alger, Rossini fait chanter des onomatopées à chacun des protagonistes (et ça fait Tic tic, Tap tap, Boum Boum, Clac Clac…).

Rossini l'Italienne à Alger Septuor de la fin du 1er acte

Cliquez sur l’ébouriffant final du 1er acte de l’Italienne à Alger.

Dans Don Pasquale, de Donizetti, le chœur soulignant les péripéties de la journée, chante « Ding ding dong dong ».

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À la fin de la Damnation de Faust, après la chevauchée fantastique ponctuée des hop hop de Méphisto, BERLIOZ fait chanter aux esprits de l’enfer un pandémonium sur des onomatopées de son invention (has irimiru karabrao…).

WAGNER n’a pas lésiné non plus sur les onomatopées avec le Hoyotoho Heya Heya dans cette autre chevauchée fantastique qu’est la chevauchée des Walkyries.

Dans le Coq d’or, RIMSKY-KORSAKOV fait chanter son coq en russe, ce qui nous donne Kikeriki koko koko (alors que chacun sait que le coq anglais fait cock-a-doodle-doo).

tex avery cock a doodle do

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Le « Rataplan » du 3e acte de La Force du destin du VERDI est aussi un bon exemple d’onomatopées qui doit être amusant à chanter.

Verdi La forza Acte III Rataplan

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Sur les conseils de Camille (merci Camille), j’intègre ici la « légende de Kleinzach » et ses clic clac, cric crac, flic flac, extraite des Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH.

kleinzach

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D’Offenbach également, il faut citer le final de la Vie parisienne, avec son « Et pif et paf et pif et pouf ».

Offenbach la Vie parisienne pif paf pouf

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Et en marge de l’opéra, je ne peux résister au plaisir de vous présenter la stripsody de la grande Cathy Berberian. Cathy Berberian, pour qui la musique des Beatles (voir l’intro de ce billet) était de la musique contemporaine, n’a pas hésité à enregistrer un disque de leur musique.

Stripsody qu’il est facile de rapprocher du titre de Gainsbourg Comic Strip (et ça fait Shebam, plop, wizz…).

onomatopées

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Et puisque j’étais il n’y a guère à Bastille pour les Huguenots de MEYERBEER, j’ai sursauté en entendant dans l’air de Marcel du 1er acte Piff, Paff, Pouff (sic).

Cinéma, Compositeurs

Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759)

G.F.HAENDEL est le prototype du compositeur du XVIIIe siècle que son cosmopolitisme a amené d’Allemagne en Angleterre en passant par l’Italie. Ainsi, à une époque où l’opéra se partageait presqu’exclusivement entre opéra à l’italienne et opéra à la française, Haendel se trouve être un compositeur allemand qui a appris son métier en Italie avant de partir en Angleterre écrire des opéras en italien. Gluck (1714-1787) fera l’inverse : compositeur bohème écrivant à Vienne des opéras en italien, il partira en France écrire des opéras en français.

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Haendel est l’exact contemporain de J.-S. Bach (1685-1750). Né à Halle le 23 février 1685, il se rend en 1703 à Hambourg, où il s’essaie à la composition d’opéras. C’est de cette époque que date la sarabande dont Stanley Kubrick s’est servi pour son film Barry Lindon.

Haendel SarabandeCliquez sur Haendel

En 1706, il part en Italie, patrie de l’opéra, où il triomphe à Florence, Naples, Rome et Venise. À Venise, il écrit Agrippina pour la saison 1709-1710.

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Après ses classes en Italie, il rentre en Allemagne avant de prendre un congé pour aller en Angleterre, où il écrit son premier opéra en italien pour la scène anglaise, Rinaldo (1711). Après un bref retour en Allemagne, il repart en Angleterre, sans congé de son employeur, et devient compositeur de la Cour. Ses Water Music datent de cette époque. En 1719, c’est la fondation de la Royal Academy of Music, dont Haendel est directeur musical, avec l’Italien Bononcini, que Haendel avait déjà fréquenté à Hambourg. Les deux hommes se trouvent à la fois associés et rivaux, mais l’étoile d’Haendel brille de plus en plus, au détriment de celle de Bononcini.

En 1724-1725, il écrit trois chefs-d’œuvre Jules césar, Tamerlano et Rodelinda. 

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur l’image

En 1733 c’est Orlando, avant Alcina et Ariodante en 1735.

Haendel Alcina Verdi pratiCliquez sur l’image

Comme son contemporain Vivaldi, et pour plaire à la fois aux chanteurs et au public, il use et abuse des vocalises virtuoses. Quel contraste avec la musique que Rameau (1683-1764) écrivait en France, mettant plus en valeur la sensibilité musicale que la virtuosité des solistes.

En 1737, Haendel est victime d’une attaque de paralysie. Il écrira encore un de ses derniers opéras, Xerxès (1738), avant de se consacrer à l’oratorio (en anglais), avec notamment son fameux Messiah (Le Messie) en 1741 et à de la musique instrumentale (Fireworks).

Haendel Messiah AllelujahCliquez sur l’image

En 1753, il devient aveugle et cesse d’écrire. Il est opéré par le même chirurgien qui avait opéré J.-S. Bach avant lui et meurt à Londres le 14 avril 1759. Haendel est enterré à Westminster.

Compositeurs

Jean-Philippe RAMEAU (1683 – 1764)

Compositeur majeur du XVIIIe siècle, RAMEAU est né à Dijon le 25 septembre 1683 (pour mémoire, LULLY est mort en 1687).

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Le petit Jean-Philippe apprend très tôt la musique et, comme pour MOZART, on a dit de lui qu’il a appris ses notes avant ses lettres.

À 18 ans, il part pour l’Italie et s’arrête à Milan où il travaille dans un théâtre. Suivent quelques années d’errance entre Clermont et Paris. Il est organiste et écrit pour le clavier (clavecin et orgue). C’est de ses années que datent ses œuvres religieuses que sont les Grands Motets.

Rameau In ConvertendoCliquez sur l’image

En parallèle, Rameau rédige des ouvrages théoriques sur la musique, où il fixe les bases du système harmonique. Le succès de son Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels le ramène à Paris, où il écrit des airs pour le théâtre de la foire. Il fait partie de la société du Caveau, le repère des chansonniers, pour lesquels il aurait écrit le canon Frère Jacques.

En 1731, il rencontre Le RICHE de la POUPLINIERE, qui deviendra son mécène, et dont il dirigera l’orchestre pendant 20 ans. Il a alors l’occasion de côtoyer DIDEROT, D’ALEMBERT et VOLTAIRE, et aussi JJ.ROUSSEAU. En 1733, il écrit un premier opéra, Samson, sur un livret de Voltaire. Censurée, cette œuvre ne sera jamais représentée. La même année, il écrit Hippolyte & Aricie, qui délivre enfin le drame lyrique français du cadre rigide laissé par Lully derrière lui.

Rameau Hippolyte et Aricie Temple sacréCliquez sur l’image

La création de cet ouvrage engendre une première querelle, celle des lullystes et des ramistes (aujourd’hui, on dirait des anciens et des modernes). Dans les années qui suivent, il écrit l’opéra-ballet Les Indes galantes (1735), Castor et Pollux (1737) et Dardanus (1739).

rameau indes galantesCliquez sur l’image

Sa nomination comme compositeur de la musique du roi correspond à de nouvelles productions: La Princesse de Navarre (1745), Platée (1745), Pygmalion (1748), Zoroastre (1749).

rameau folieCliquez sur l’image

Ces opéras vont engendrer une deuxième querelle, la querelle des bouffons. Déclenchée à l’occasion d’une représentation de La Servante maîtresse de l’italien PERGOLÈSE en 1752, elle opposa les partisans du drame lyrique français, respectueux de l’harmonie chère à Rameau et ceux de l’opéra bouffe italien, valorisant la mélodie. Elle fut alimentée par Rousseau, lui-même auteur de l’opéra Le Devin du village (1752) et qui n’avait pas apprécié les critiques assassines de Rameau. Il décréta que le français n’était pas une langue faite pour être chantée, à l’inverse de l’italien. La querelle des bouffons marque la limite entre l’opéra baroque et l’opéra classique.

JJ.ROUSSEAUCliquez sur JJ.Rousseau

Fréquentant les encyclopédistes, Rameau développe sa théorie de la musique avec le soutien de Diderot et d’Alembert. Suite à la publication en 1754 de ses Observations sur notre instinct pour la musique commence une troisième querelle, celle des encyclopédistes. Le personnage querelleur de Rameau a été moqué par Diderot dans son roman Le Neveu de Rameau.

Le génie créateur de Rameau ne tarit pas et il écrit encore Les Paladins (1760), d’après un conte de la FONTAINE, et Les Boréades (1763). Rameau meurt à Paris d’une fièvre putride juste avant les répétitions des Boréades, le 12 septembre 1764.

Liste des opéras de Rameau :

Samson (1733)

Hippolyte et Aricie (1733)

Les Indes galantes (1735)

Castor et Pollux (1737)

Dardanus (1739)

La Princesse de Navarre (1745)

Platée (1745)

Pygmalion (1745)

Zoroastre (1749)

Les Paladins (1760)

Les Boréades (1763)

2 - Liste des compositeurs, Compositeurs, Compositrices

COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs », destiné à vous faciliter la recherche par thème.

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Monteverdi par Adrian

Heinrich Schütz

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barbara-strozzi

lully

Purcell

image Jacquet de la Guerre
Vivaldo
Rameau

haendel

Image Nicola Porpora

Image Galuppi

gluck image

image Haydn

image Jean-Chrétien Bach

Statue de Grétry à Liège

Chevalier de Saint-Georges portrait

Salieri la Locandiera

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Mozart par Adrian

mecc81hul-par-adrian
Beethoven

boieldieu

DFE Auber

Weber portrait

Meyerbeer

rossini
Schubert image
Donizetti

Bellini
berlioz

Glinka

image Louise Farrenc

Louise BERTIN

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Felix Mendelssohn par Adrian

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liszt

ambroise thomas
wagner

Verdi par Adrian

Gounod

offenbach

Clara Schumann Adrian Mercure 2021

image César Franck

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VIARDOT

Smetana par Adrian

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borodine-par-adrian

Brahms Fest und Gedenkspruche opus 109

Camille Saint-Saëns

bizet

Moussorgski

tchaikovsky

tchaikovsky le retour

DVORAK

massenet

Grieg

Rimski-Korsakov
Fauré

Image Augusta Holmès

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janacek

Mel Bonis par Adrian

image Ethel Smyth

Puccini

image Boïto

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Richard Strauss portrait

image Dukas

image Erik Satie

image Roussel

rachmaninov

Ravel

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Stravinsky

Berg portrait

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Prokofiev
image Tailleferre

Lili Boulanger

Gershwin

Francis POULENC

image olivier Messiaen

Britten

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Image Jolas
image Aboulker

image Claire Renard

image Saariaho

image Louati

image Camille Pépin,

Cinéma, Compositeurs, littérature, Shakespeare

Benjamin BRITTEN (1913 – 1976)

Parmi les grands compositeurs du XXe siècle figure l’anglais Benjamin BRITTEN (1913 – 1976), trop largement méconnu en France. Je l’ai déjà écrit, Britten est celui qui a réveillé l’opéra anglais presque trois siècles après PURCELL (1659 – 1695).

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Benjamin Britten est né le 22 novembre 1913 dans le Suffolk. Ill reçoit ses premières leçons de piano à l’âge de 5 ans, avant de faire des études musicales classiques où il a notamment comme professeur Franck BRIDGE.

En 1934, il écrit la Simple Symphony, op.4.

En 1939, devant le climat belliciste qui règne en Europe, il migre aux États-Unis avec son compagnon, le ténor Peter Pears (qui créera beaucoup des œuvres de Britten). Il revient en Angleterre en 1942, où il écrit A Ceremony of Carols (pour chœur).

britten a ceremony of carolsCliquez sur l’image

En 1944, il reçoit une commande pour un opéra : ce sera Peter Grimes, créé en 1945.

Britten Peter GrimesCliquez sur l’image

En 1946, Britten écrit son second opéra, le Viol de Lucrèce (The Rape of Lucretia).

En 1947, il fonde l’English Opera group (EOG), avec l’ambition de « rendre à la musicalité de la langue anglaise la liberté dont elle a été dépourvue depuis Purcell » . En 1949, il écrit un opéra pour les jeunes Let’s make an opera : the little sweep (Faisons un opéra : le petit ramoneur). En 1951, c’est la création de Billy Budd, d’après MELVILLE.

En1954, Britten crée à la Biennale de Venise le chef-d’œuvre qu’est The turn of the screw (Le tour d’écrou) d’après Henry JAMES, et en 1960, il adapte SHAKESPEARE avec A midsummer night’s dream.

En 1961, il écrit pour son ami Rostropovitch la sonate pour violoncelle et piano, et son monumental War Requiem qui nécessite deux orchestres et deux chœurs, et qui juxtapose à la liturgie classique du Requiem un poème pacifiste.

En 1971, Britten entreprend son dernier opéra Death in Venice (Mort à Venise) d’après le roman éponyme de Thomas MANN (1971 est également l’année du film de Visconti, avec sa très belle utilisation de l’adagietto de la 5e symphonie de MAHLER).

Stylistiquement, on peut dire que comme son contemporain Alban BERG (1885 – 1935), il a attaché une grande importance à l’aspect formel de ses opéras, notamment dans l’usage des interludes orchestraux et, comme chez Berg et JANACEK (1854 – 1928), et les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement développés.

Britten meurt en 1976.

(Source principale, je me suis servi pour écrire ce billet de « Benjamin Britten, a life in the twentieth century« , by Paul KILDEA [Penguin Book 2013])

Liste des principaux opéras de Britten :

Peter Grimes (1945)

The Rape of Lucretia (le Viol de Lucrèce) (1946)

Billy Budd (1951)

The Turn of the screw (le Tour d’écrou) (1956)

Gloriana (1953)

Death in Venice (La Mort à Venise) (1971)

A midsummer nights’s dream (le Songe d’une nuit d’été) (1960)

Bande dessinée, Compositrices, Contes et légendes, histoire, littérature

JEANNE D’ARC ET BARBE BLEUE

What happened between Joan of Arc and Bluebeard ?

Quel curieux rapprochement que celui de Jeanne d’Arc et de Barbe Bleue. Il prend pourtant son sens quand on sait qu’un des modèles historiques de Barbe Bleue était Gilles de Rais, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent Ans et nommé maréchal de France, mais aussi violeur et égorgeur de petits enfants.

barbe-bleue gilles de rais

On peut noter que les deux personnages de Gilles de Rais et de Barbe-Bleue ont fait l’objet d’un album de la série de bande dessinée Jhen, série créée par Jacques Martin (Alix, Lefranc) et dessinée par Pleyers.  Et puisque je suis dans la bande dessinée, je ne peux résister au plaisir de citer F’murrr et sa Jehanne Darques, mariée avec Gilles de Retz (?) et compagne d’aventures d’Attila.

f'murrr jehanne

  Mais revenons à l’opéra:

La Barbe bleue (1697) est un des contes de PERRAULT, qui raconte l’histoire de Barbe-Bleue qui confie à sa nouvelle femme toutes les clés de son château, dont une qu’elle n’a pas le droit d’utiliser. Évidemment, dès qu’il a le dos tourné, sa femme brave l’interdit et trouve une pièce avec les cadavres de ses précédentes épouses. Au retour de Barbe-Bleue, celui-ci veut tuer sa femme.

Le premier opéra écrit sur le conte de Perrault est Raoul Barbe-Bleue (1789) de GRÉTRY.

OFFENBACH, qu’aucun sujet ne rebutait, a également écrit son opéra-bouffe Barbe-Bleue en 1866.

Au XXe siècle, où les apports de la psychologie ou de la psychanalyse nourrissent les livrets d’opéras, il y a au moins deux opéras importants écrits sur le mythe de Barbe-Bleue : Ariane et Barbe-Bleue (1906) de Dukas, d’après le symboliste MAETERLINCK (Celui de Pelléas et Mélisande et justement il y a une Mélisande parmi les femmes de Barbe-bleue) et le Château de Barbe-Bleue (1911) de Bartok.

En 2002, la compositrice Isabelle Aboulker écrit un opéra pour enfants, Douce et Barbe-bleue.

Aboulker douce et Barbe-bleue

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Quant à Jeanne d’Arc, avant de rejoindre le roman historique français, elle a été célébrée par SCHILLER (encore un qui défendait les libertés) dans sa Pucelle d’Orléans (1801), pièce qui a inspiré VERDI pour Giovanna d’Arco (1845) et TCHAÏKOVSKY pour La Pucelle d’Orléans (1881).

Tschaïkovski la pucelle d'orléans

Cliquez sur Jeanne d’Arc

Mais avant eux, ROSSINI avait écrit dès 1832 la cantate Giovanna d’Arco.

Rossini Giovanna d'ArcoCliquez sur l’image

Et en 1874, c’est LISZT qui écrit son Jeanne d’Arc au bûcher, quelques décennies avant HONEGGER.

Liszt Jeanne d'Arc au bûcherCliquez sur l’image

Compositeurs

BEETHOVEN (1770 – 1827) – Partie 1 – LA JEUNESSE ET LA MATURITÉ

Toujours aimer la liberté

Dernier des classiques (il a côtoyé Mozart et Haydn à Vienne), premier des romantiques (il est contemporain de WEBER et SCHUBERT), Ludwig van BEETHOVEN occupe une place de choix dans le panthéon de compositeurs.

Suivant l’avis de Franz LISZT, on distingue trois époques dans les compositions de Beethoven : l’enfance (ou la jeunesse), l’homme (ou la maturité), le dieu (le génie).

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Le petit Ludwig naît à Bonn le 15 ou 16 décembre 1770. Enfant prodige, son père le fait jouer très jeune en société, espérant ainsi le transformer en nouveau Mozart.

Après ses années de formation à Bonn puis à Vienne, il s’installe dans cette ville en 1792, où il fréquente les salons de grands aristocrates mélomanes et mécènes. D’abord reconnu comme pianiste virtuose, il commence à l’être comme compositeur vers la fin du XVIIIe siècle avec ses premiers concertos, sonates, quatuors et symphonies.

Sa vie privée a été malheureuse. Comme son contemporain viennois Schubert (1797 – 1828), il ne trouvera jamais l’âme sœur et en souffrira, mais en plus sa surdité, dont il commence à se plaindre en 1802, l’isolera du reste du monde.

Toujours à la recherche de la liberté (voir la citation en exergue), il écrit une symphonie (la troisième) qu’il compte dédier au général Bonaparte, mais quand il apprend que celui-ci va se faire couronner empereur, il en déchire la dédicace, et appelle sa symphonie l’Héroïque.

Beethoven Héroïque

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En 1803, il se tourne vers l’opéra, le genre incontournable pour un musicien à cette époque, avec Léonore, d’après une pièce écrite pendant la révolution française. Terminé en 1805, l’œuvre est mal accueillie par le public, et il la remanie en 1806, puis en 1814 sous le titre Fidélio (ces reprises expliquent pourquoi il existe 3 versions de l’ouverture de Léonore).

Beethoven Fidélio Chœur des prisonniers

Cliquez sur les prisonniers

Pendant ce temps, sa production de chefs-d’œuvre continue avec toujours des sonates, des concertos, des symphonies,

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de la musique de chambre…

Beethoven Trio les Esprits

Cliquez sur le trio

En 1816, on fait de lui le chantre de la musique allemande face à la déferlante Rossini qui se répand sur l’Europe, mais c’est cause perdue, et c’est Rossini qui triomphe.

Pendant toutes ces années, sa surdité s’est aggravée, si bien que vers les années 1820, il était devenu (presque) totalement sourd. Ce sont précisément dans ces années qu’il a porté la musique le plus loin, comme si la musique n’était plus qu’une construction de l’esprit, dégagée des contingences physiques qui construisent et transmettent le son.

Retrouvez prochainement ce dernier Beethoven, celui que LISZT appelait le dieu.

Écrivains, Compositrices

GOETHE (1749 – 1832)

Wolfgang GOETHE was a great german writer. His work had been adapted by a lot of classical composers.

Je me suis rendu compte il n’y a guère que je n’avais pas consacré de billet sur ce blog au grand GOETHE. Et pourtant, le génie de Weimar y tient toute sa place.

Né à Francfort en 1749, cet esprit curieux de tout s’installe à Weimar en 1775. Dramaturge, romancier et poète, Goethe s’est également intéressé à la science, notamment à l’optique (il est l’auteur d’un traité des couleurs.)

Admirateur de MOZART, il considère son Don Giovanni comme étant l’idéal de l’opéra, et il écrit une suite à La Flûte enchantée. Goethe a lui-même écrit des livrets, mais ses tentatives n’ont pas été couronnées de succès.

Son œuvre littéraire sera abondamment mise en musique par les compositeurs, qu’ils soient romantiques :

ou post-romantiques :

Quant à l’opéra, l’abondante production littéraire de Goethe a inspiré bien des musiciens, à commencer par les nombreuses adaptations de ses deux livres de Faust, l’adaptation par MASSENET des Souffrances du jeune Werther avec son célèbre Werther ou encore le Mignon d’Ambroise THOMAS d’après les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister.

Enfin, il est intéressant de noter qu’au cours de sa longue vie, Goethe aurait pu voir naître et mourir Mozart (1756 – 1791) le classique, Beethoven (1770 – 1727) le préromantique et romantique et Schubert (1797 – 1828) le romantique.