Cinéma, Maria Callas

James IVORY (né en 1928)

James IVORY, le plus anglais des cinéastes américains, a toujours autant soigné la musique de ses films qu’il en a soigné l’image, en utilisant souvent de la musique classique ou de l’opéra dans les BOF de ses films.

Il a réalisé une vingtaine de longs métrages, dont plusieurs récompensés dans les festivals internationaux. Ses principaux films, dont la musique classique occupe une part importante de la B.O.F., sont :

Dans Quartett (1981), qui se passe dans le Paris des années 1920, on se trouve dans une ambiance de cabaret ou de café-concert. Pourtant, si vous tendez l’oreille, vous pourrez entendre l’air des bijoux, extrait du Faust de GOUNOD.

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur l’air des bijoux

Dans les Bostoniennes (The Bostonians) (1984), un film sur les féministes de la fin du XIXe siècle, on peut entendre l’ouverture Poète et paysan de SUPPÉ, ainsi que le prélude de Lohengrin, de WAGNER.

Ivory the bostoniansCliquez sur l’affiche du film

Le générique du somptueux A room with a view (Chambre avec vue) se déroule sur le « O mio babbiono caro », extrait de Gianni Schicchi de PUCCINI, somptueusement chanté par Kiri Te Kanawa.

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewCliquez sur Bellatrix Lestrange et le professeur Mac Gonnagal (jeunes)

La jeune héroïne, Lucy, une jeune anglaise qui fait son « Voyage en Italie », y découvre la chaleur de l’Italie et des Italiens avant de rencontrer l’amour. On l’entend interpréter BEETHOVEN au piano.)

Le film Maurice date de 1987. Il y est question de la difficulté d’être homosexuel en Angleterre au début du XXe siècle.

Ivory Maurice afficheCliquez sur l’affiche

On y trouve cette définition de la musique de Wagner : « Wagner, une foutaise, de grosses femmes encornées hurlent à tue-tête le bonheur de mourir ».

Wagner la Walkyrie (Die Walküre) chevauchéeCliquez sur les walkyries (avec casque mais sans cornes)

On y entend aussi la symphonie pathétique de TCHAÏKOVSKI, ainsi que le Miserere d’ALLEGRI.

Allegri miserereCliquez sur l’envoûtant Miserere d’Allegri

Dans Howards end (Retour à Howards end), l’audition de la cinquième Symphonie de Beethoven tient une place importante dans l’histoire.

ivory howards end afficheCliquez sur l’affiche

Beethoven 5e symphonie 1er mouvementCliquez sur l’image

Enfin dans Jefferson à Paris (1995), qui évoque la vie de Jefferson, ambassadeur à Paris de 1785 à 1789, on peut entendre des extraits de Dardanus de RAMEAU, et aussi des musiques de Marc Antoine CHARPENTIER et de CORELLI.

Rameau Dardanus mostre affreux monstre redoutableCliquez sur un extrait de Dardanus

Il existe un autre lien entre l’univers d’Ivory et la musique. En effet, plusieurs de ces films sont des adaptations de l’écrivain E.M. FORSTER (A Room with a View, Howards End, Maurice). Or, c’est cet écrivain qui a écrit pour BRITTEN le livret de son opéra Billy Budd (1951).

24 réflexions au sujet de “James IVORY (né en 1928)”

  1. Il avait semble-t-il des opinions bien tranchées !
    J’aurai une pensée pour toi cette semaine, je vais voir une pièce de théâtre « Tchaïkovski mon fol amour » qui met en scène l’épouse du musicien dans un monologue où elle raconte sa vie…. Bon dimanche Jean-Louis

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  2. Merci pour cet article -toujours très chouette à lire- qui me parle tant: j’avais quinze ans lorsque j’ai vu « A room with a view ». Évidemment, le hasard a mis un florentin et sa ville sur ma route, au même moment, c’est dire si l’air de Puccini m’a marquée.
    « Retour à Howards end » m’a marquée aussi, le personnage de Emma Thompson symbolisant la « classe » de la maturité féminine pour moi à l’époque. J’ai donc beaucoup* écouté Beethoveen à ce moment-là.
    *beaucoup, c’est beaucoup dire, je suis peu cultivée, la culture est pour moi un accompagnement du réel exclusivement.
    Bon, j’arrête là mes bavardages, merci encore.

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  3. J’admire la force de la passion qui t’anime Jean-Louis, pour nous mettre à disposition ces perles chaque fois qu’il te prend l’idée de nous communiquer un peu de ton savoir. La manière est toujours délicate et empreinte d’humour.
    Merci Jean-Louis.
    Je te souhaite un excellent mois d’août.
    Amitiés.

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  4. Ton article vient à point égayer ce dimanche grisouille 😣 ! Je vais y picorer , et cela m’a remis en tête « Retour à Howard’s end », que j’avais à l’époque beaucoup aimé 🙂 Merci de tes partages, ils m’emmènent à chaque fois sur un tas de chemins de traverse que je n’aurais certainement pas empruntés autrement !

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  5. Mon inculture cinematographique est désastreuse ( ben oui, avec un papa qui, jusqu’à sa retraite, travaillait au Centre national du cinéma, c’est la honte, je sais. Mais ça ne m’empêche pas de dormir)… 🤣
    James Ivory (1928 ! ), je connais de nom et de réputation, mais je n’ai vu aucun de ses films. Même pas sur Arte. Non plus, certains reportages qui y sont passés. Et pourtant excellents ( d’après !). Jamais trop tard pour bien faire. Je crois que je vais me mater « Retour à Howards End ». Pour commencer.
    Sinon, « L’air des bijoux » ( Faust de Gounod) by ma Callas -« humm. Et le reste, tout pareillement. Ce monsieur a fort bon goût pour le choix de ses musiques de films 🤙🤙🤙🤙🤙🎼
    Re bonne poursuite de ton dimanche après-midi. A bientôt !

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      1. Oui, mais je verrai tout cela a mon retour. Je crains de ne plus avoir assez de temps d’ici le départ.
        A la rentrée de septembre ( ou même encore l’automne prochain) , pour les dimanches après-midi pluvieux et froids, je me materai les films de James Ivory sous la couette après avoir fait le plein de fraises Tagada et d’oursons chocolat guimauve – elle est pas belle, la vie, avec un peu d’imagination ?

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  6. Voila un billet que je trouve assez frustrant car beaucoup de belles musiques mais je ne connais pas trop les films qui vont avec. Ne me répond pas  » tu n’as qu’à les regarder « . Je te rappelle qu’étant retraité, je n’ai plus aucun temps libre.

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    1. Hihihi, tu n’as qu’à les regarder, John Duff ! 😉
      En commençant par « A Room with a view » et en suivant par « Howards End », et en numéro 3 par « Quartett » film qui, se passant à Paris, a Isabelle Adjani comme actrice.
      (Les castings de ses films sont toujours très impressionnants).
      Bonne journée, John Duff !

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  7. Je viens de regarder « A Room with a view » malgré mon emploi du temps chargé, j’ai beaucoup aimé.
    Outre la photographie qui est très jolie, les caractères sont bien décrits, l’histoire est prenante, le poids des conventions va-t-il être plus fort que la passion ?
    Le film est parfois lent pour apprécier l’évolution des sentiments, parfois rapide pour donner du rythme.
    Que du bonheur.

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  8. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère des films de James Ivory, « chambre avec vue », « maurice », et « retour à howard’s end » m’ont marquée. Un sens de la psychologie très fin, des scénarios intelligents, de superbes costumes et décors, et puis la musique… Merci Jean-Louis de m’avoir rappelé tous ces souvenirs.

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