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LA DAMNATION DE FAUST

On l’a vu dans le mythe de Faust à l’opéra, de nombreux compositeurs ont mis Faust en musique, et parmi eux Hector BERLIOZ (1803 – 1869).

La Damnation de FAUST de Berlioz a eu une genèse compliquée. Enthousiasmé par la traduction de l’œuvre du grand GOETHE par Gérard de NERVAL, Berlioz entreprend de mettre en musique Huit scènes de Faust en 1829, et il envoie sa partition à Goethe, qui ne l’apprécie pas. Berlioz retire alors sa partition.

Il la reprendra en la complétant en 1845 – 1846, pour en faire un « opéra de concert », qui n’aura aucun succès en France du vivant de Berlioz, mais sera pourtant joué dans toute l’Europe. Ce n’est qu’en 1893 que la Damnation de Faust acquerra son statut d’opéra à part entière, dans une production scénique à l’opéra de Monte-Carlo.

Bizarrement, malgré (ou à cause de) sa musique géniale de bout en bout, la Damnation de Faust est une des œuvres les plus massacrées par les metteurs en scène, ce qui peut faire penser qu’il faut vraiment la donner en version de concert, sans avoir à subir les fantasmes de tel ou tel petit génie autoproclamé de la mise en scène.

Au début de l’œuvre, Faust médite seul dans son cabinet. Il a fait le tour du savoir livresque et se demande à quoi tout cela sert. Par sa fenêtre, il voit le peuple se réjouir dans une kermesse, éveillant sa jalousie. Des soldats passent. Cette scène qui n’est pas dans l’œuvre de Goethe est rajoutée par Berlioz pour le simple plaisir d’écrire sa marche hongroise.

Faust veut mettre fin à ses jours, mais au moment où il s’apprête à boire le poison, des chants de Pâques se font entendre au dehors. Il arrête son geste et Méphistophélès apparaît. Il propose à Faust de découvrir les plaisirs qu’il a ignorés pendant sa vie d’études. Il l’emmène d’abord dans une taverne où on chante des chants grossiers (chanson de la puce). Faust dégoûté demande autre chose.

Méphisto endort Faust (Voici des roses) et convoque ses créatures pour charmer Faust dans son sommeil. Marguerite lui apparaît en rêve. À son réveil, il veut la voir.

voici des rosesCliquez sur l’image

À la tombée de la nuit, un double chœur de soldats et d’étudiants se croisent devant la maison de Marguerite. Quand la place est vide, Faust entre dans la maison puis se cache au jardin. Marguerite arrive. Elle dit qu’elle a vu son futur amant en rêve et chante la chanson du roi de Thulé.

berlioz damnation de Faust roi de ThuléCliquez sur l’image

Puis Faust et Marguerite se rencontrent enfin, ils se reconnaissent sans s’être jamais vus, mais Méphisto interrompt leur duo car les voisins, entendant du bruit chez Marguerite, sont partis prévenir sa mère.

Quelques mois plus tard, Marguerite attend Faust, qui ne vient pas.

berlioz damnation d'amour l'ardente flamme normanCliquez sur l’image

De son côté, Faust lance une invocation à la nature (Nature immense), lorsque Méphisto vient lui annoncer le danger que court Marguerite. En effet, Méphisto avait donné à Faust un somnifère pour endormir la mère de Marguerite pendant leurs nocturnes amours, mais il en a tant usé que la vieille en est morte (sic !). Les villageois arrivent pour arrêter Marguerite. Méphisto est prêt à sauver Marguerite si Faust lui livre son âme. Faust accepte. Méphisto emmène Faust dans une chevauchée fantastique, qui se termine par l’enfer pour Faust alors que l’âme de Marguerite monte au ciel.

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