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LE CIRQUE

Lointain héritier des Jeux du cirque romains, le cirque moderne date du milieu du XVIIIe siècle. Il suivait une tradition de numéros de jongleurs ou de montreurs d’animaux, qui se produisaient sur les foires.

Massenet le Jongleur de Notre-DameCliquez sur le Jongleur de Notre-Dame

(On se souvient que l’opéra-comique vient de la transformation de ces spectacles de foire, et plus particulièrement du théâtre de la Foire en 1714).

Le cirque, donc, se devait de représenter sur une scène circulaire (d’où le nom de cirque), un certain nombre de numéros d’acrobates, de jongleurs, de clowns, de magiciens…

Un certain nombre de compositeurs, surtout au XXe siècle, ont été attirés par le cirque et ont écrit des musiques sur cet univers.

L’exemple le plus notable est l’opéra vériste Paillasse (Pagliacci) (1892) de LEONCAVALLO, qui se passe dans un cirque et dont le héros est un clown qui, trompé par sa femme, se doit de rire malgré sa détresse.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Vesti la giubbaCliquez sur Paillasse

En 1917, SATIE écrivait son ballet Parade, sur un texte de COCTEAU et avec des décors de PICASSO.

Satie ParadeCliquez sur l’image

En 1932, Jacques IBERT écrit sa suite symphonique Impressions de Paris, qui se termine par cette « Parade foraine ».

Ibert Paris Parade foraineCliquez sur l’image

En 1942, STRAVINSKY reçoit un coup de téléphone étrange. Il s’agit d’une commande du chorégraphe BALANCHINE pour un numéro d’éléphants du cirque Barnum ! Cette œuvre, Circus Polka, sera créée en 1944.

Stravinsky Circus PolkaCliquez sur l’affiche

En 1945, c’est Henri SAUGUET qui écrit la partition des Forains, écrit pour le danseur Roland PETIT.

Sauguet les ForainsCliquez sur l’image

Et si vous en voulez un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

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Mes opéras préférés, Mythologie

CASTOR ET POLLUX, de RAMEAU (1737 puis 1754)

Troisième opéra de Jean-Philippe RAMEAU, Castor et Pollux est une tragédie lyrique écrite en 1737, sur un livret de Pierre-Joseph BERNARD. Cette œuvre a connu un grand succès. Rameau l’a révisé en 1754, à la fin de la querelle des bouffons.

Le pitch : Nous sommes à Sparte, en présence de deux frères, les jumeaux Castor et Pollux, fils de Jupiter et de deux sœurs, Télaïre et Phébé, filles du soleil. Pollux et Télaïre doivent se marier, mais Télaïre aime secrètement Castor, qu’aime également Phébé. Phébé craint que sa sœur ne renonce à son mariage avec Pollux au profit de Castor, et c’est ce qui arrive grâce à Pollux, dont l’amour filial l’emporte sur son amour de Thélaïre. Phébé se sert de Lyncée, un ennemi de Sparte, pour tuer Castor. Phébé propose à Télaïre de se servir du pouvoir qu’elle a sur les enfers pour aller y chercher Castor, à condition que Télaïre renonce à Castor. Pollux déclare que c’est à lui de persuader son père de faire revenir Castor à la vie. Jupiter finit par accepter à la condition que Pollux prenne sa place chez les morts. Quand Castor apprend le sacrifice de son frère, il refuse, mais Pollux lui annonçant que Télaïre refuse de vivre sans lui, il finit par accepter.

Ému par la vertu des deux frères, Jupiter leur accorde à tous deux l’immortalité, et une place dans le ciel.

Acte I : Pollux est sur le point de se marier avec Télaïre. Phébé, sœur et rivale de Télaïre auprès de Castor, en veut à celui-ci de lui préférer Thélaïre. Elle craint que Pollux ne renonce à son mariage avec Thélaïre au profit de Castor.

Télaïre entre, exprimant ses regrets (Air : « Éclatez, mes justes regrets »). Par son mariage avec Pollux, elle va perdre Castor. Celui-ci vient lui faire ses adieux. Amoureux de Télaïre, il s’efface devant son frère Pollux. Pollux, ému par leurs tendres aveux, demande à Castor de rester. Il lui cède et Télaïre, et sa couronne.

Rameau Castor et Pollux Non, demeure, CastorCliquez sur l’image

Castor chante son bonheur (air : « Quel bonheur règne dans mon âme »). Mais Lyncée, guidé par Phébé, attaque le palais pour enlever Télaïre. Castor tombe sous les coups des assaillants. La foule demande à Pollux de le venger. Pollux revient avec son armée, libère Télaïre et frappe Lincée.

Acte II : Le peuple pleure la mort de Castor (Chœur : « Que tout gémisse »).

Rameau Castor et Pollux Que tout gémisseCliquez sur l’image

De chagrin, Télaïre, fille du soleil, renonce à la lumière de son père. (Air : « Tristes apprêts, pâles flambeaux »).

Rameau Castor et Pollux Tristes apprêts, pâles flambeauxCliquez sur Télaïre

Phébé paraît. Grâce au pouvoir qu’elle a sur les enfers, elle peut ramener Castor au monde des vivants, à condition que Télaïre renonce à son amour. Télaïre accepte. À ce moment paraît Pollux, avec la dépouille mortelle de Lyncée. Il demande à Télaïre si elle se sent vengée. Elle lui répond que la vengeance ne console pas son amour perdu, et que Phébé va aller chercher Castor aux Enfers. Pollux refuse. C’est à lui de plaider auprès de son père Jupiter le retour de son frère. Après une danse, un héraut chante la gloire des héros (air : « Éclatez, fières trompettes »).

Rameau Castor et Pollux Éclatez fières trompettesCliquez sur le héraut

Acte III : Pollux se rend au temple de Jupiter pour y porter son offrande (Air : Présent des dieux).

Rameau Castor et Pollux Présent des dieuxCliquez sur l’image

Le grand-prêtre fait sortir la foule, car Jupiter va paraître. Jupiter et Pollux restent seuls. Pollux le supplie de faire revenir Castor, mais Jupiter refuse d’enfreindre les lois de l’enfer. Pollux insiste, Jupiter lui dit que pour faire revenir Castor, Pollux doit prendre sa place en enfer, et perdre ainsi son immortalité. Pollux est prêt à se sacrifier pour le bonheur de Castor et Télaïre, mais Jupiter pour le mettre à l’épreuve veut lui montrer ce qu’il perd. Hébé, déesse de la jeunesse entre, accompagnée des « plaisirs célestes ». Hébé veut enchaîner Pollux avec ses plaisirs, mais Pollux résiste et part.

Acte IV : Phébé est à l’entrée des enfers. Elle invoque les esprits magiques, pour combattre les monstres qui en défendent l’entrée. Mercure arrive, accompagné de Pollux. Ils s’unissent pour combattre démons et furies (Chœur : « Brisons tous nos fers »), et Mercure et Pollux entrent, alors que Phébé reste à l’entrée.

Rameau Castor et Pollux Brisons tous nos fersCliquez sur le chœur des enfers

Aux Champs Élysées, Castor est accompagné des ombres heureuses, qui charment son séjour (Air : « Séjour de l’éternelle paix »).

Rameau Castor et Pollux Séjour de l'éternelle paixCliquez sur Castor

Pollux paraît, les faisant fuir, effrayées. Pollux déclare qu’il vient prendre la place de Castor. Castor commence par refuser le sacrifice de son frère, mais celui-ci lui dit que Télaïre l’attend, et qu’elle mourra s’il ne revient pas. Castor accepte de quitter l’enfer, mais pour un jour seulement, et jure qu’aucune aurore ne le verra au séjour des mortels.

Acte V : Castor est auprès de Télaïre. Il veut redescendre aux enfers et lui fait ses adieux. Télaïre ne comprend pas pourquoi il la quitte. Jupiter fait entendre son tonnerre. Ému par la vertu des deux frères, Jupiter leur réserve une place au ciel : la constellation des Gémeaux.

(Source principale : l’enregistrement fait à Amsterdam en 2008, sous la direction de Raphaël PICHON, paru en DVD chez Opus Arte.)

P.S. et si vous demandez ce que devient Phébé, eh bien elle n’a que le sort qu’elle mérite, elle meurt !

P.P.S. Si vous vous demandez pourquoi, parmi les jumeaux Castor et Pollux, l’un était immortel et pas l’autre, c’est qu’ils étaient les fils issus de l’union de Leda, la femme du roi de Sparte, et de Jupiter, métamorphosé en cygne pour séduire celle-ci. Léda a eu deux œufs de cette union, de l’un sont sortis Castor et Clytemnestre, les enfants mortels et de l’autre Pollux et Hélène, les enfants immortels ! Sacré Jupiter, va !

Compositrices, Divers

LES PIANOS AQUEUX

Depuis l’invention du piano, il n’est pas rare que les pianistes cherchent à reproduire au clavier les sensations ou impressions laissées par l’eau.

Par exemple CHOPIN, lors de son séjour à la chartreuse de Valdemosa avec George SAND, nous a laissé ce Prélude à la goutte d’eau (le toit de la chartreuse était percé et l’eau tombait dans les pièces) avec son ostinato (mouvement obstiné) figurant la chute des gouttes de pluie.

Chopin Prélude à la goutte d'eauCliquez sur le pianiste

Quittons Chopin l’introverti pour retrouver LISZT l’extraverti qui, pour célébrer l’eau, évoque dans ses Années de pèlerinage les « Jeux d’eau de la villa d’Este ».

Liszt les Jeux d'eau à la villa d'EsteCliquez sur la pianiste

Retournons sous la pluie avec la troisième Estampe de DEBUSSY, « Jardins sous la pluie ».

Debussy Estampes Jardins sous la pluieCliquez sur le pianiste

L’atmosphère évoquée par RAVEL en 1901 se rapproche de celle de Liszt, avec Jeux d’eau.

Ravel Jeux d'eauCliquez sur la pianiste

Les compositeurs n’ont pas le monopole du piano à queue. Parmi les compositrices à qui la pluie a plu, on peut citer Marie JAËLL et ses Jours pluvieux (1894).

Jaell les Jours pluvieuxCliquez sur l’image

Ou encore Mel BONIS avec Il pleut (1913).

Bonis il pleutCliquez sur la pianiste

Et pour faire plaisir à Hélène, vous pouvez cliquer sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise mystère pour faire plaisir à Hélène

Agenda Ironique

UN BIEN BEAU PIQUE-NIQUE.

C’est Tiniak qui héberge l’Agenda Ironique de ce mois-ci, janvier 2023. Voici ses consignes :

Hébergeant le premier Agenda Ironique de l’an 2023, je vous invite à rédiger un texte n’excédant pas 223 mots, mais comptant au moins 150. Pour vous en assurer, vous devriez trouver, au menu <Outils> de votre éditeur de texte, l’onglet >Nombre de mots<.

Pour thème censé inspirer vos nouvelles, poèmes, pamphlets et autres scribouilles, je vous propose donc celui-ci : Frutti di mare.

Avec, autant que possible, tout ou partie de cette liste de mots, un rien maraboutée (3 mots minimum) :
Tutti frutti, frutti di mare, marée [montante ou descendante*], dentier de, [d’eux ou de*] crabe, crabouille, ouille la la ! [là, je dis*] amen, aménité, ite missa est !

Mais tout ceci est très bien expliqué sur le site de Tiniak : https://polesiaque.wordpress.com/2023/01/04/la-i-2023-commence-ici/

Pour un beau pique-nique, ce fut un beau pique-nique !

On confia à Peter Grimes, le pêcheur, le soin d’aller chercher du poisson à la marée montante (ou descendante). Malheureusement une violente Tempesta di mare se leva et fit couler son mousse dans l’écume rugissante.

Vivaldi la tempesta di mareCliquez sur la violente Tempesta di mare

Les crabes avaient été fournis par le marchand de crabes de GERSHWIN, dans son opéra Porgy and Bess (et les fraises par la marchande de fraises).

Gershwin Porgy &amp; Bess The Strawberry Woman and Crab Man

À ce moment, Tintin et le capitaine Haddock sortaient de l’album d’HERGÉ le Crabe aux pinces d’or. Enivrés par les vapeurs de vin, Tintin entonna alors un air de la Dame blanche, de BOÏELDIEU.

Tintin et BoïeldieuCliquez sur l’image

Avec tout cela, on confectionna une salade tutti frutti, jolie jolie, pour accompagner la dame blanche au dessert.

Bourvil Salade de fruitsCliquez sur l’image

En clôture du pique-nique, on joua l’Amen de la Damnation de Faust de BERLIOZ. On put alors prononcer l’Ite missa est !

Berlioz Damnation de Faust AmenCliquez sur la fugue représentant « la bestialité dans toute sa splendeur » (sic !)

Et si vous voulez continuer ce pique-nique autour des frutti di mare, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

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littérature, Oulipo, Poésie

« CLAIR DE LUNE », de VERLAINE (1869)

Après « Marie » d’APOLLINAIRE, j’ai choisi ce mois-ci pour mon poème mis en musique « Clair de Lune », publié dans les Fêtes galantes de Paul VERLAINE.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques

Debussy Suite bergamasque Clair de luneCliquez sur le pianiste
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Monteverdi Il ritorno d'Ulisse Mortal, tutto confidaCliquez sur Télémaque et Ulysse

Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Beethoven Sonate 14 Clair de lune Adagio sostenutoCliquez sur le pianiste

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres

Satie DaphénéoCliquez sur le n’oisetier

Et sangloter d’extase les jets d’eau,

Liszt les Jeux d'eau de la villa d'EsteCliquez sur l’image
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.

Don Giovanni finalCliquez sur l’homme de marbre

Citations musicales :

Masques et bergamasques : DEBUSSY Masques et bergamasques – Clair de lune.

Déguisements : MONTEVERDI Le Retour d’Ulysse dans sa Patrie.

Clair de lune : BEETHOVEN Sonate n°14, dite Clair de lune (1er mouvement adagio sostenuto).

Les oiseaux dans les arbres : SATIE Dapheneo.

Les jets d’eau : LISZT Les jeux d’eau de la villa d’Este.

Les marbres : MOZART Don Giovanni Scène finale.

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Écrivains, littérature, Théâtre

MÉTASTASE (Pietro METASTASIO) (1698-1782)

image Métastase

Pietro METASTASIO (MÉTASTASE pour les Français) est né à Rome le 3 janvier 1698. Né Trapassi, c’est un de ses mécènes qui, ayant remarqué ses dons d’improvisation manifestés dès son plus jeune âge, l’adopte et change son nom par sa traduction en grec.

Métastase suit des études de droit, s’installe à Naples, et en parallèle écrit des pièces de poésie et de théâtre. En 1721, à l’occasion de l’anniversaire de l’impératrice, il compose les Jardins des Hespérides (Gli Orti Esperidi), qui sera mis en musique par Porpora et chanté par le castrat Farinelli.

Rapidement, ce coup d’essai sera transformé avec Didon abandonnée (Didone Abandonnata) en 1724. Dès lors, il enchaîne les succès à l’opéra, et ses 27 livrets donneront lieu à plus de 1000 opéras, chaque compositeur du milieu du XVIIIe siècle se devant d’adapter ces livrets, et ce jusqu’à Mozart ! En 1728, Métastase écrit Catone in Utica.

Vinci (Metastase) Didone abandonnataCliquez sur l’image

En 1729, on lui propose la place de poète officiel de la cour à Vienne, avec des conditions financières beaucoup plus intéressantes que celles qu’il avait à Naples. Il s’installe à Vienne en 1730, et c’est dans cette ville qu’il écrira ses œuvres les plus populaires.

Parmi celles-ci, on peut citer Semiramide riconosciuta (1729), Artaserse (1730), la Clemenza di tito (1734), Ipermestra (1744) ou encore Il re pastore (1750).

Vinci (Métastase) ArtaserseCliquez sur Artaserse

Caldara (Metastase) la Clemenza di titoCliquez sur l’image

Hasse (Métastase) Ipermestra Figlia, se un dolce affettoCliquez sur la partoche

Ceux qui se souviennent de Consuelo, de George Sand, se souviennent peut-être que quand la cantatrice arrive à Vienne, elle rencontre dans un salon Porpora, Holzbauer et Bononcini. Holzbauer a mis en musique l’Isola disabitata (1754), l’Isspile (1754), I Cinesi (1756), la Clemenza di Tito (1757), Nitetti (1758), Alessandro nell’Indie (1759) et la Morte di Didone (1759).

Dans le même temps, Galuppi mettait en musique Artaserse (1749), la Clemenza di Tito (1760) ou Il Re pastore (1762).

Galuppi (Métastase) La clemenza di Tito Ah perdonaCliquez sur l’image

Outre l’opéra, Métastase écrit aussi des livrets pour des oratorios, comme Betulia liberata, qui sera mis en musique par Reutter. (De nos jours, le Betulia liberata qui est connu est celui que Mozart a composé sur ce même livret de Métastase.)

Reutter (Métastase) la Betulia liberataCliquez sur l’image

Parmi les compositeurs ayant travaillé sur les livrets de Métastase, on peut citer Leonardo Vinci, Hasse, Bonno, Caldara ou Holzbauer, mais aussi Haydn avec l’Isola Disabitata (1779).

Haydn (Métastase) l'Isola disabitataCliquez sur l’image

Sur la fin de sa vie, le succès de ses œuvres, remarquablement écrites pour le style opera seria, avec force vocalises et effets, commence à passer, et Métastase décline jusqu’à sa mort à Vienne le 12 avril 1782, à l’âge de 84 ans.

Son aura brillera encore, de plus en plus faiblement, notamment grâce à Mozart, qui a écrit Il Re pastore en 1775 et la Clemenza di Tito en 1791, mais aussi à Stendhal qui a écrit Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase (1854).

Divers

BONNE ANNÉE 2023 !

Pour bien commencer cette année 2023, un petit acrostiche sur « Bonne année ».

la Belle Hélène

la belle HélèneCliquez sur la marche des rois (avec quelques jours d’avance)

Orfeo

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’acte de naissance de l’opéra

le Nozze di Figaro

Mozart Les Noces de Figaro Sull ariaCliquez sur Suzanne et la comtesse

Norma

callas casta divaCliquez sur Norma Callas

l’Enfant et les Sortilèges

Ravel l'enfant et les sortilèges l'arithmétiqueCliquez sur l’enfant

Aïda

Verdi Aïda marche MetCliquez sur la marche triomphale

la Nonne sanglante

Gounod La Nonne sanglante 2Cliquez sur la nonne sanglante

Les Niebelungen

Wagner Rheingold prélude BoulezCliquez sur le prélude du prologue de l’Anneau du Niebelung

l’Élixir d’amour

Donizetti Élixir Una furtiva lagrimaCliquez sur Nemorino Domingo

Eugène Onéguine.

Tchaïkovski Eugène Onéguine Vot tak sjurprizCliquez sur la valse d’Eugène Onéguine

Et voilà, bonne année 2023 à toutes zet à tous !

Divers, Maria Callas

LES ANNIVERSAIRES DE 2023 – Les écrivains et librettistes, et les œuvres que c’est pas de l’opéra

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2023 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2022, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en deux parties. Les compositeurs et les opéras, puis les écrivains et les œuvres classiques.

Il y a 375 ans, en 1648, SCHÜTZ nous livrait un de ses chefs-d’œuvre : les Geistliche Chormusik.

Schütz Gesitliche ChormusikCliquez sur le chœur

Il y a 350 ans, en 1673, mourait MOLIÈRE. Après avoir travaillé avec LULLY, puis s’être brouillé avec celui-ci, il a collaboré avec CHARPENTIER. Cette année-là Molière a écrit et interprété le Malade imaginaire.

Charpentier Molière le Malade imaginaireCliquez sur l’image

1673 est également l’année ou RACINE a écrit sa tragédie Mithridate, qu’un certain MOZART portera à l’opéra un siècle plus tard.

Il y a 325 ans, en 1698 naissait Pietro METASTASIO, dit MÉTASTASE (1698-1782). Des 27 livrets qu’il a écrits naîtront plus de 1000 opéras.

Salieri Semiramide Sento l'amica spemeCliquez sur l’image

Il y a 225 ans, en 1798, a eu lieu la création de la Création (die Schöpfung) de HAYDN.

Haydn die SchöpfungCliquez sur l’image

Il y a 200 ans, en 1823, naissait Alexandre OSTROVSKI. dont les pièces ont été mises en musique par TCHAÏKOVSKI ou JANACEK.

Janacek Katia Kabanova Acte 3 scène 1 la tempêteCliquez sur l’image

Il y a 175 ans, en 1848, SCHUMANN (Robert) mettait en musique le poème Manfred de Lord BYRON.

Schumann Manfred ouvertureCliquez sur l’orchestre

Il y a 150 ans, en 1873, avait lieu la création de Phaëton de SAINT-SAËNS.

Saint-Saëns PhaëtonCliquez sur l’orchestre

Cette même année, Tchaïkovski créait sa 2e symphonie, dite « Petite Russie ».

Tchaïkovski Symphonie n 2 Petite RussieCliquez sur l’orchestre

Il y a 125 ans, en 1898, Richard STRAUSS écrivait son poème symphonique une Vie de héros (ein Heldenleben).

Strauss une Vie de hérosCliquez sur l’image

Cette même année, ENESCO publiait son opus 1, le poème roumain.

Enesco Poème roumainCliquez sur l’image de l’orchestre

Et toujours en 1898 disparaissait le prince des poètes Stéphane MALLARMÉ.

Il y a 100 ans, en 1923, étaient créés deux ballets pour les ballets russes, Noces de STRAVINSKY (1917-1923) et Les Biches de POULENC.

les biches poulencCliquez sur le décor de Marie LAURENCIN

Cette même année 1923 disparaissait Pierre LOTI, « l’inventeur » de l’histoire de Madame Butterfly.

Puccini Butterfly Un bel di vedremo CallasCliquez sur l’image de la grande chanteuse

1923 est aussi l’année d’ouverture « française » de l’Opéra de Lille (après une période allemande pendant l’occuâtion de la guerre 14-18.)

Il y a 75 ans, en 1948, Strauss nous livrait son chant du cygne avec les 4 derniers lieder de Strauss alors que MESSIAEN achevait sa Turangalila symphonie (1946-1948).

Strauss Vier letzte lieder SeptemberCliquez sur une autre image de grande chanteuse

Messiaen Turangalîla symphonie Joie du sang des étoilesCliquez sur la Joie du sang des étoiles

Je vous souhaite à toutes zet à tous mes meilleurs vœux pour une année 2023 de musique et de littérature.

Anniversaire

LES ANNIVERSAIRES DE 2023 – 1 – Les compositeurs et les opéras

Après les anniversaires de 2022, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2023 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2022, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en deux parties. Les compositeurs et les opéras, puis les écrivains et les œuvres classiques.

Il y aura 400 ans naissait Antonio CESTI (1623-1669).

Cest Il pomo d'oroCliquez sur l’image

Il y a 350 ans, en 1673, c’est LULLY qui s’est illustré avec Cadmius et Hermione, alors que cette même année, CHARPENTIER mettait en musique le Malade imaginaire, d’après la pièce de MOLIÈRE.

Charpentier le Malade imaginaireCliquez sur l’image

Il y a 275 ans étaient créés Pygmalion de RAMEAU et Semiramide de GLUCK.

Rameau PygmalionCliquez sur l’image

Il y a 250 ans, en 1773, GRÉTRY (1741-1813) créait son Céphale et Procris. 1773 est l’année de naissance de Charles-Simon CATEL (1773-1830) qui a écrit plusieurs opéras d’après les œuvres de VOLTAIRE.

1773 est également l’année de création de la Locandiera de SALIERI, opéra écrit d’après la pièce de GOLDONI.

Salieri la LocandieraCliquez sur l’image

Il y a 200 ans, en 1823, SCHUBERT écrivait son Fierrabras. Hélas, le succès à Vienne de ROSSINI fait que son opéra ne sera même pas monté. Rossini, justement, a écrit son Sémiramide en 1823.

Schubert Fierrabras Der Abend sinkt auf stillerCliquez sur l’image

1823 sera aussi l’année de naissance de REYER (1823-1909) et de LALO (1823-1892).

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur l’image

Il y a 175 ans, en 1848, naissait Henri DUPARC (1848-1933) alors que disparaissait DONIZETTI (1797-1848).

Duparc l'invitation au voyageCliquez sur l’Invitation au voyage

1848 est aussi l’année de Lohengrin, de WAGNER et de I Corsaro de VERDI.

Wagner Lohengrin PréludeCliquez sur l’image

Il y a 150 ans naissait RACHMANINOV (1873-1943). En cette même année 1873, TCHAÏKOVSKI écrivait son opéra Snégourotchka.

Il y a 125 ans, en 1898, naissait GERSHWIN (1898-1937). 1898 est également l’année de Déjanire, de SAINT-SAËNS, ainsi que de l’Île du rêve de HAHN et LOTI.

Il y a 100 ans, en 1923, JANACEK écrivait la petite Renarde rusée et commençait l’Affaire Makropoulos, alors que STRAUSS écrivait Intermezzo et ENESCO commençait son OEDIPE. André CAPLET écrivait aussi le Masque de la Mort rouge, d’après la nouvelle d’Edgar Allan POE.

Il y a 75 ans, en 1948, disparaissaient GIORDANO (1867-1948), LEHAR (1870-1948) et WOLF-FERRARI (1876-1948), alors que STRAVINSKI écrivait The Rake’s Progress et SUTERMAYER Raskolnikov, d’après Crime et Châtiment de DOSTOÏEVSKI.

janacek petite renardeCliquez sur l’image

Il y a 50 ans, BRITTEN nous livrait Mort à Venise d’après le roman de Thomas MANN.

Britten Death in Venice TadzioCliquez sur l’image

Il y a 25 ans, en 1998, le compositeur Philippe FÉNELON, nous livrait sa vision du Salammbô de FLAUBERT.

À très bientôt pour « les anniversaires de 2023 -2- les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2022

Le 28 novembre, je publiais le calendrier de l’avent, vous proposant 27 morceaux de musique parmi mes préférés. Maintenant que vous avez eu le loisir de découvrir chacun de ces morceaux, je voudrais prolonger le plaisir en les resituant dans leur environnement musical.

Lundi 28 novembre : GLUCK Orfeo ed Euridice « Che faro senze Euridice »

Mardi 29 novembre : BACH Ave Maria

Mercredi 30 novembre : BIZET Carmen « l’Amour est un zoziau rebelle »

Jeudi 1er décembre : WAGNER Ouverture de Tannhaüser

Vendredi 2 décembre : MONTEVERDI Le Couronnement de Poppée « Amici è giunta l’ora / non morir Seneca »

Samedi 3 décembre : MOUSSORGSKI Boris Godounov « Scène du couronnement de Boris »

Dimanche 4 décembre : HAENDEL Semele « No, no I’ll take no less »

Lundi 5 décembre : SCHUBERT « Des Tod und das Mädchen »

Mardi 6 décembre : ROSSINI ouverture de la Pie voleuse

Mercredi 7 décembre : VERDI La Traviata « Brindisi »

Jeudi 8 décembre : BEETHOVEN Fidelio « O welche Lust »

Vendredi 9 décembre : OFFENBACH Les Contes d’Hoffmann « la légende de Kleinzach »

Samedi 10 décembre : BERLIOZ La Damnation de Faust « double chœur des étudiants et des soldats »

Dimanche 11 décembre : TCHAÏKOVSKI le Lac des cygnes

Lundi 12 décembre : BRITTEN Death in Venice

Mardi 13 décembre : POULENC Dialogue des Carmélites « Salve Regina » final

Mercredi 14 décembre : Mozart Don Giovanni « Scène du commandeur »

Jeudi 15 décembre : DONIZETTI L’Élixir d’amour « Una furtiva lagrima »

Vendredi 16 décembre : Tchaïkovski Eugène Onéguine Scène du duel

Samedi 17 décembre : GOUNOD Faust « Il était un roi de Thulé »

Dimanche 18 décembre : MOZART Ouverture de la Flûte enchantée

Lundi 19 décembre : RAMEAU Hippolyte et Aricie « Puisque Pluton est inflexible »

Mardi 20 décembre : Rameau les Indes galantes « Brillant soleil »

Mercredi 21 décembre : JANACEK Jenufa « Final de l’acte II »

Jeudi 22 décembre : PURCELL KingArthur « The cold Song »

Vendredi 23 décembre : Fanny MENDELSSOHN Scène de Faust II.

Samedi 24 décembre : Haendel Messiah (le Messie) « For unto us a child is born ».

Et voilà, noyeux Joël à toutes zet à tous !

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise mystère si vous l’osez