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QUAND ON JOUE AUX CARTES À L’OPÉRA

Avez-vous remarqué que l’on joue (et triche) parfois aux cartes dans les opéras ?

Ainsi, dans les deux opéras jumeaux que sont la Traviata et Manon, on trouve une scène où l’un des héros joue aux cartes et se fait accuser de tricher.

Massenet Manon Acte IV scène 1 Faites vos jeux, messieurs !Cliquez sur l’image

Au début du 3e acte de Carmen, de BIZET, Frasquita et Mercedes se tirent les cartes pour voir leur avenir. Carmen à son tour tire les cartes, mais elle découvre que son destin est la mort.

Bizet Carmen scène des cartesCliquez sur Carmen

Dans le final de La Dame de pique de TCHAÏKOVSKI, d’après POUCHKINE, le prince Eletski qui a tué la comtesse pour connaître le secret d’une martingale infaillible joue ces trois cartes. Hélas, la troisième carte qui sort est la Dame de pique, qui entraînera sa mort.

Tchaïkovski la Dame de pique scène finaleCliquez sur la scène finale de la dame de pique

On trouve une scène de poker dans l’opéra-western La Fanciulla del West de PUCCINI.

Puccini Fanciulla del west poker MetCliquez sur a scène de poker

STRAVINSKY a écrit le ballet Jeux de cartes.

Stravinsky Jeux de cartes

Enfin, PROKOFIEV a écrit l’opéra le Joueur, d’après le roman de DOSTOÏEVSKI.

Divers, Maria Callas

NEUF GRANDS AIRS DE PUCCINI

Giacomo PUCCINI est un des compositeurs dont les opéras sont les plus joués au monde. Il a exercé sa science de l’orchestration dans une dizaine d’opéras, y semant chaque fois un ou deux airs appelés à devenir des « tubes » auprès des interprètes comme du public.

Son premier succès est Manon Lescaut (1893). On peut y entendre la malheureuse Manon chanter « Sola, perduta, abbandonata » (Seule, perdue et abandonnée).

Puccini Manon Lescaut Sola, perduta, abbandonataCliquez sur Maria José Lescaut

Aussi dans La Bohème (1896), au premier acte quand la couturière Mimi se présente à Rodolfo, avec « Si, mi chiamo Mimi ».

Puccini la Bohème Mi chiamani Mimi (Callas)Cliquez sur Mimi Callas

Le chef-d’œuvre suivant est Tosca (1900) et contient deux « énormes » airs, « Vissi d’Arte » de Tosca et « E lucevan le Stelle » de son amant Cavaradossi.

Puccini Tosca Vissi d'arte (Gheorgiu)Cliquez sur Angela Tosca

Puccini Tosca E lucevan le stelle (Pavarotti)Cliquez sur Luciano Cavaradossi

En 1904, nouveau chef-d’œuvre avec Madame Butterfly et son « Un bel di vedremo ».

Puccini Butterfly Un bel di vedremoCliquez sur Renata Butterfly

En 1910, il écrit le western la Fanciulla del West, avec son air « Ch’ella mi creda libero e lontano ».

Puccini la fanciulla del west Ch'ella mi crda libero e lontanoCliquez sur Jonas Johnson

En 1917, il écrit la Rondine, qui contient l’air « Chi il bel sogno di Doretta ».

Cliquez sur l’image

En 1918, c’est Gianni Schicchi, une des trois pièces du Triptyque, avec son « O mio babbino caro ».

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewCliquez sur le professeur Ombrage

Le dernier opéra de Puccini, resté inachevé à sa mort en 1924, est Turandot. C’est dans cette œuvre qu’on peut entendre le « Nessun Dorma ».

Puccini Turandot Nessun dormaCliquez sur Roberto Calaf

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QUAND L’OPÉRA MÉLANGE LES GENRES

Depuis son origine il y a un peu plus de quatre siècles, l’opéra a pris l’habitude de mélanger les genres.

Historiquement, l’église interdisant aux femmes de se produire sur les scènes de théâtre, les rôles féminins étaient chantés par des hommes, en particulier par des castrats. Je vous ai déjà raconté ça dans mon billet sur la caractérisation des types de voix, la tessiture.

Ainsi, par exemple, dans Giulio Cesare in Egitto (Jules César en Égypte) de HAENDEL, le rôle de César était écrit pour un castrat. Cette opération barbare ayant heureusement disparu, ce rôle est de nos jours chanté soit par un haute-contre, soit par une mezzo.

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur Sextus et Cornélie

Dans Alcina, du même Haendel, Bradamante qui est partie rechercher son amant Ruggiero se fait passer pour un homme.

Et dans Orlando Furioso de VIVALDI, le rôle de Roland (Orlando) qui était écrit pour un castrat est de nos jours chanté par une mezzo.

Vivaldi Orlando furioso (Lemieux)

Encore à la fin du XVIIIe siècle, dans Orfeo ed Euridice de GLUCK, le compositeur écrit dans la version italienne de 1762 le rôle d’Orphée pour un castrat. Quand il reprend son opéra pour la version française de 1774, le rôle est tenu par un haute-contre. Enfin, soixante ans plus tard, dans la reprise qu’en fait BERLIOZ, ce rôle est écrit pour une mezzo, pour permettre à Pauline VIARDOT de le chanter.

Gluck Orphée et Eurydice Che faro senza EuridiceCliquez sur Orfeo (senza Euridice)

Gluck Orphée et Euridyce J'ai perdu mon EuridyceCliquez sur Orphée (sans Eurydice)

Un peu plus tard, on a également pris l’habitude de faire chanter le rôle des jeunes hommes (ou des pages) par des femmes. Ainsi, dans Le Nozze di Figaro de MOZART, le rôle de Chérubin, jeune homme prêt à tomber amoureux de toutes les femmes, est chanté par une femme.

Mozart Figaro Voi che sapeteCliquez sur Chérubin

Dans Fidelio, de BEETHOVEN, Léonore, la femme de Florestan, se déguise en homme pour entrer dans la prison où est enfermé son mari Florestan. Et ne voilà-t-il pas que Marcelline, la fille du gardien, tombe amoureuse d’elle déguisée en lui.

Beethoven Fidelio O Gott ! Welch ein Augenblick !Kliken sie über Leonore und Florestan

On retrouve cette tradition au début du XIXe siècle chez ROSSINI, par exemple dans la Donna del Lago, où le rôle de Malcolm est chanté par une mezzo.

Rossini la donna del Lag Mura felici... Elena ! O tu, che chiamoCliquez sur Malcolm

AUBER, un des successeurs (pour le style) de Rossini confie ainsi le rôle du page Oscar, dans Gustave III, ou le bal masqué, à une femme.

Auber Gustave III couplets d'OscarCliquez sur l’image

Au XXe siècle, c’est Richard STRAUSS qui fait revivre cette tradition, avec son Chevalier à la Rose (Der Rosenkavalier), cet hommage aux Noces de Figaro. Octavian, le jeune amant de la Maréchale, est chantée par une femme, et comme Chérubin, il se trouve à un moment habillé en femme, semant le trouble chez les hommes plus âgés. C’est lui qui est chargé de donner la rose d’argent à Sophie, signe des fiançailles entre Sophie et le baron Ochs. Évidemment, les deux jeunes gens tombent amoureux l’un(e) de l’autre.

strauss act II mir ist die Ehre widerfahrenCliquez sur Sophie et Octavian

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LES POÈMES SYMPHONIQUES DE LISZT – Partie 2 LES ANNÉES 1854 – 1881

Je vous parlais il n’y a guère des poèmes symphoniques de Franz LISZT, avec ceux que l’on pourrait qualifier « de sa jeunesse », datant de 1847 à 1851. Voici donc la suite et la fin de la présentation de ces poèmes symphoniques.

Assez naturellement, Liszt a célébré Orphée, le premier des musiciens, avec son Orphée (Orpheus) écrit en 1854 à l’occasion d’une reprise de l’Orfeo ed Euridice de GLUCK.

Liszt Orphée (Orpheus)Cliquez sur l’image

Festklange (Bruits de fête) date de 1854.

Liszt Bruits de fête (Festklange)Cliquez sur l’orchestre

Hungaria, en hommage à sa patrie de naissance date de 1856.

Liszt HungariaCliquez sur l’orchestre

Le dixième, Hamlet d’après SHAKESPEARE, date de 1856 et a été inspiré d’une représentation d’Hamlet qui avait vivement impressionné Liszt.

Liszt HamletCliquez sur l’orchestre

La Bataille des Huns (Hunnenschlacht) date de 1857, et a été inspiré par un tableau de von KAUYLBACH.

Liszt La Bataille des Huns (Hunnenschlacht)Cliquez sur l’orchestre

Enfin le treizième et dernier, du Berceau jusqu’à la tombe (Von der Wiege bis zum Grabe), date de 1881.

Sur cette œuvre, une des dernières de Liszt, rappelons-nous ce qu’en disait Wladimir JANKELEVITCH : « C’est ainsi que l’œuvre de Liszt, toute bruissante d’héroïsme, d’épopées et d’éclats triomphants, se voit aux approches de la vieillesse envahie peu à peu par le silence… de longues pauses viennent interrompre le récitatif, des mesures blanches espacent et raréfient les notes: la musique de la Messe basse, des Valses oubliées, de la Gondole funèbre et du poème symphonique Du berceau à la tombe devient de plus en plus discontinue, les sables du néant envahissent la mélodie et en tarissent la verve. »

Liszt du Berceau jusqu'à la tombe (Vin der Wiege bis zum Grabe)Cliquez sur l’image

Et pour en savoir plus sur le genre « poème symphonique« , cliquez dessus.

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ATTENTION, FEMMES EN COLÈRE ! (Les sept péchés capitaux – 6.2 – la colère)

À la demande générale de John Duff, qui m’avait laissé le commentaire suivant : « Mais tu avais beaucoup de matière avec ce sentiment. On pense aussi à Wotan qui n’est pas franchement content quand il s’aperçoit que Brunehilde ne lui a pas obéi dans Die Walkure, ou Nabucco qui veut tout casser après que Zaccaria ait délivré Fenena, dans Carmen certains veulent en découdre « à coup de navajas » et sans doute bien d’autres encore… » et suite à une demande trouvée sur Twitter : « J’envisage de travailler sur les représentations des femmes en colère dans l’art. Vous avez des exemples ?« , voici donc une nouvelle sélection de colères à l’opéra.

Dans Armide de LULLY (et un siècle plus tard dans celui de GLUCK), la magicienne Armide mêle sa fureur à celle de son oncle Hydraot pour vaincre le chevalier Renaud (Duo « Esprit de haine et de rage »).

Lully Armide Esprit de haine et de rageCliquez sur l’image

Dans Hippolyte et Aricie, de RAMEAU, la reine Phèdre est prise d’une fureur jalouse quand son beau-fils (dont elle est amoureuse) Hippolye déclare son amour à Aricie. (Duo : « [Ma fureur va tout/ Gardez-vous de rien] entreprendre ».)

Rameau Hippolyte et Aricie final Ma fureur va tout entreprendreCliquez sur l’image

Un peu plus tard, le même Rameau mettra dans Platée en musique une des nombreuses fureurs de Junon, lasse des infidélités de son Jupiter de mari.

Toujours Rameau, cette fois dans Zoroastre, avec la fureur d’Erinice et d’Abramane.

Dans Marie Stuart (Maria Stuarda) de DONIZETTI, la reine Élisabeth insultée par sa cousine Marie Stuart (elle-même en colère) tombe dans une colère folle et condamne Marie à mort.

Donizetti Maria Stuarda final acte 1Cliquez sur Marie Stuart et la reine Elisabeth

Dans la Walkyrie (Die Walküre) de WAGNER, Fricka, la femme du dieu en chef Wotan, laisse éclater sa colère quand celui-ci menace de bafouer la loi qu’il a lui-même écrite. (Et John Duff de rajouter qu’à la fin de la Walkyrie, c’est Wotan qui se met en colère face à sa fille Brünnhilde qui refuse d’obéir à ses ordres.)

Wagner die Walküre Fricka Wo in den BergenCliquez sur Fricka

Au début de Tristan und Isolde du même Wagner, Isolde est en colère sur le bateau qui la conduit en Cornouailles, escorté par Tristan qui n’est autre que le meurtrier de Morold.

Wagner Tristan und Isolde acte 1 débutCliquez sur Tristan und Isolde

À la fin du Crépuscule des dieux (Götterdammerung), Brünnhilde se croit trahie par Siegfried, et de colère révèle au traître Hunding le point faible de Siegfried, ce qui permettra à Hunding de l’assassiner lâchement.

Dans Aïda de VERDI, Amnéris, la fille du pharaon, jalouse de l’esclave Aïda, laisse éclater sa colère, ce qui nous vaut le duo : « Pietà ti prenda del mio dolor ».

Verdi Aïda Pieta ti prenda del mio dolorCliquez sur Amnéris et Aïda

Vous pouvez trouver ici une autre sélection de colères à l’opéra.

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LES POÈMES SYMPHONIQUES DE FRANZ LISZT – Partie 1 LES ANNÉES 1847-1851

Si l’invention du poème symphonique est souvent attribuée à Franz LISZT, il faut noter que César FRANCK avait déjà employé cette forme, deux ans avant Liszt. Le poème symphonique est une forme qui se distingue de la forme Symphonie très codifiée, avec ses quatre mouvements. Il s’agit souvent d’une musique descriptive, ou à programme, s’appuyant sur des sujets littéraires ou philosophiques.

Dans son abondante production musicale, Franz Liszt a écrit treize poèmes symphoniques.

Le premier de ces poèmes symphoniques est Ce qu’on entend sur la montagne, qui date de1847 et a été créé en 1850, d’après un poème des Feuilles d’automne de Victor HUGO. (Le poème symphonique que Franck avait écrit avant Liszt était une illustration de même poème d’Hugo.)

Liszt ce qu'on entend sur la montagneCliquez sur l’image

Le deuxième est Tasso, Lamento e triomfo, date de 1849 et a été cré pour le centième anniversaire de la naissance de GOETHE, qui avait écrit une pièce d’après la vie du TASSE.

Liszt Tasso - Lamento e trionfoCliquez sur l’image

Le troisième, les Préludes, a été écrit en 1845 et 1853, et créé en 1854. Il s’inspire des Nouvelles Méditations poétiques de LAMARTINE.

Liszt les préludesCliquez sur l’image

L’Héroïde funèbre date de 1849-1850, dans l’esprit du mouvement révolutionnaire qui soufflait sur l’Europe à cette époque. On peut y entendre une citation de la Marseillaise.

Liszt Héroïde funèbreCliquez sur l’image

Les Idéaux (Die Ideale) date de 1849 – 1850 et a été créé en 1857.

Liszt les IdéauxCliquez sur l’image

Prométhée a été composé entre 1850 et 1855, à l’origine pour servir de musique de scène à Prométhée libéré, de HERDER, et ce à l’occasion du centenaire de la naissance de ce dramaturge.

Liszt ProméthéeCliquez sur l’image

Mazeppa date de 1851 et a été créé en 1854. Son origine se trouve dans les Orientales de VH le poète.

Liszt MazeppaCliquez sur l’image

Et retrouvez prochainement la suite des aventures des poèmes symphoniques de Liszt dans « le Retour des poèmes symphoniques de Franz Liszt »!

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LES ANGES

Je vous en parlais il n’y a guère avec MESSIAEN et l’Ange musicien de son Saint-François d’Assise, voici donc maintenant une petite sélection d’anges musicaux.

En 1835, à la fin de Lucia di Lammermoor de DONIZETTI, Edgardo désespéré se donne la mort, après avoir évoqué évoqué Lucia « cet ange monté au ciel ».

Donizetti Lucia di Lammermoor Tu che a Dio spiegasti l'aliCliquez sur l’image

Onze ans plus tard, dans sa Damnation de Faust BERLIOZ nous propose l’air « Ange adoré, dont la céleste image ».

Berlioz la Damnation de faust Ange adoréCliquez sur les amoureux

Faust encore, mais celui de GOUNOD. À la fin, c’est sur l’air « anges purs anges radieux » que l’âme de Marguerite s’envole (quand même) aux cieux.

Gounod Faust Anges purs anges radieuxCliquez sur Marguerite

Et voyez comme tout s’enchaîne, on retrouve Gounod et son Roméo et Juliette avec l’air « Ange adorable ».

Gounod Roméo & Julioette Ange adorableCliquez sur Roméo et Juliette

De 1922 à 1927, PROKOFIEV a composé son opéra l’Ange de feu.

Prokofiev l'Ange de feuCliquez sur l’image

Dans son « triptyque » (1918), PUCCINI fait intervenir une Suor Angelica.

En 1935, BERG interrompt l’écriture de son opéra Lulu pour écrire le Concerto à la mémoire d’un ange.

Berg Concerto à la mémoire d'un angeCliquez sur la partition

En 1936, POULENC compose ses Sept chansons sur des poèmes d’APOLLINIARE et d’Eluard. La première, « la blanche Neige » évoque des anges officiers et d’autres cuisiniers.

Et en 1960, dans son cycle la courte Paille, sur des poèmes de Maurice CARÈME, il a écrit ces « Anges musiciens ».

Poulenc les Anges musiciensCliquez sur l’image

J’en parlais au début de cet article, mais en fait, dans Saint-François d’Assise (1983) de MESSIAEN ce n’est pas un ange qu’il y a, mais deux : l’ange voyageur et l’ange musicien.

Messiaen Saint-François d'Assise l'Ange voyageurCliquez sur l’ange voyageur

Les anges sont toujours présents au XXIe siècle, avec la création en 2023 des Ailes du désir, d’Othman Louati.

Divers, Maria Callas

DUR DUR D’ÊTRE UN BÉBÉ (À L’OPÉRA)

Je pensais il n’y a guère, en écrivant mon billet sur Pelléas et Mélisande, qu’il ne faisait pas toujours bon être bébé à l’opéra. En effet, à la fin de ce drame, la malheureuse Mélisande a tout juste le temps de voir son nouveau-né avant que de mourir. Le sort de ces bébés est en effet souvent tragique. Dès lors, me suis-je demandé, quel sort est réservé aux bébés à l’opéra ?

Fierrabras de SCHUBERT s’ouvre sur un chœur de femmes qui tissent, chantant l’allégorie de la vie, telles les Parques. Pour elles, leur ouvrage représente les langes du bébé, le voile de la mariée et le linceul du mort (ou de la morte).

Schubert Fierrabras Der runde SilberfadenCliquez sur l’image

Dans le Trouvère (Il Trovatore) de VERDI, Azucena raconte à son fils Manrico, blessé, qu’elle a voulu venger sa mère, brûlée par le père du comte, en enlevant le fils de celui-ci, mais dans un accès de folie, c’est son propre fils qu’elle a jeté au feu (Air: « Condotta ell’era in ceppi »).

Verdi Il trovatore Condotta ell'era in ceppiCliquez sur Azucena Callas

Dans le Conte du tsar Saltan, de RIMSKI-KORSAKOV, la tsarine et le tsarévitch nouveau-né sont placés dans un tonneau et jeté dans le fleuve.

Dans la Femme sans ombre de STRAUSS, on entend les cris des enfants non nés.

Strauss die Frau ohne Schatten Schweigt doch, ihr Stimmen (début acte III)Cliquez sur l’image

Le sort du bébé de Jenufa de JANACEK est particulièrement cruel, puisque la belle-mère de Jenufa profite de la forte fièvre qui cloue l’héroïne au lit pour lui voler son bébé, et le noyer dans la rivière gelée.

Janacek Jenufa Co chvila et fin acte IICliquez sur la marâtre Kostelnicka

Finalement, l’enfant de L’enfant et les sortilèges de RAVEL, que sa mère appelle bébé bien qu’il ait déjà sept ans, a un sort beaucoup plus enviable, puisqu’après sa grosse colère destructrice, il se repent et sa maman lui pardonne.

Ravel l'enfant et les sortilèges finalCliquez sur Bébé et sa maman

Malgré le sort tragique de sa mère, le bébé dans Porgy & Bess de GERSHWIN a bien de la chance aussi d’être endormi au son de Summertime.

Gershwin Porgy and Bess SummertimeCliquez sur Clara chantant pour son bébé

Enfin dans Tommy des WHO, le pauvre Tommy a bien du mal à vivre sa vie après sa naissance (Air : « it’s a boy »).

The Who Tommy It's a boyCliquez sur la mythique pochette de l’album

Enfin, dans On purge bébé de Philippe BOESMANS, opéra créé en 2022 au théatre royal de la Monnaie (De Munt), les adultes n’ont qu’une envie de purger l’enfant, que sa mère appelle bébé bien qu’il ait déjà sept ans.

Boesmans On purge bébéCliquez sur la bande annonce

Enfin, si vous n’avez pas peur, vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère (mais vous n’êtes pas obligés).

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Si vous n’avez pas peur, vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère

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LE CIRQUE

Lointain héritier des Jeux du cirque romains, le cirque moderne date du milieu du XVIIIe siècle. Il suivait une tradition de numéros de jongleurs ou de montreurs d’animaux, qui se produisaient sur les foires.

Massenet le Jongleur de Notre-DameCliquez sur le Jongleur de Notre-Dame

(On se souvient que l’opéra-comique vient de la transformation de ces spectacles de foire, et plus particulièrement du théâtre de la Foire en 1714).

Le cirque, donc, se devait de représenter sur une scène circulaire (d’où le nom de cirque), un certain nombre de numéros d’acrobates, de jongleurs, de clowns, de magiciens…

Un certain nombre de compositeurs, surtout au XXe siècle, ont été attirés par le cirque et ont écrit des musiques sur cet univers.

L’exemple le plus notable est l’opéra vériste Paillasse (Pagliacci) (1892) de LEONCAVALLO, qui se passe dans un cirque et dont le héros est un clown qui, trompé par sa femme, se doit de rire malgré sa détresse.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Vesti la giubbaCliquez sur Paillasse

En 1917, SATIE écrivait son ballet Parade, sur un texte de COCTEAU et avec des décors de PICASSO.

Satie ParadeCliquez sur l’image

En 1932, Jacques IBERT écrit sa suite symphonique Impressions de Paris, qui se termine par cette « Parade foraine ».

Ibert Paris Parade foraineCliquez sur l’image

En 1942, STRAVINSKY reçoit un coup de téléphone étrange. Il s’agit d’une commande du chorégraphe BALANCHINE pour un numéro d’éléphants du cirque Barnum ! Cette œuvre, Circus Polka, sera créée en 1944.

Stravinsky Circus PolkaCliquez sur l’affiche

En 1945, c’est Henri SAUGUET qui écrit la partition des Forains, écrit pour le danseur Roland PETIT.

Sauguet les ForainsCliquez sur l’image

Et si vous en voulez un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

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Compositrices, Divers

LES PIANOS AQUEUX

Depuis l’invention du piano, il n’est pas rare que les pianistes cherchent à reproduire au clavier les sensations ou impressions laissées par l’eau.

Par exemple CHOPIN, lors de son séjour à la chartreuse de Valdemosa avec George SAND, nous a laissé ce Prélude à la goutte d’eau (le toit de la chartreuse était percé et l’eau tombait dans les pièces) avec son ostinato (mouvement obstiné) figurant la chute des gouttes de pluie.

Chopin Prélude à la goutte d'eauCliquez sur le pianiste

Quittons Chopin l’introverti pour retrouver LISZT l’extraverti qui, pour célébrer l’eau, évoque dans ses Années de pèlerinage les « Jeux d’eau de la villa d’Este ».

Liszt les Jeux d'eau à la villa d'EsteCliquez sur la pianiste

Retournons sous la pluie avec la troisième Estampe de DEBUSSY, « Jardins sous la pluie ».

Debussy Estampes Jardins sous la pluieCliquez sur le pianiste

L’atmosphère évoquée par RAVEL en 1901 se rapproche de celle de Liszt, avec Jeux d’eau.

Ravel Jeux d'eauCliquez sur la pianiste

Les compositeurs n’ont pas le monopole du piano à queue. Parmi les compositrices à qui la pluie a plu, on peut citer Marie JAËLL et ses Jours pluvieux (1894).

Jaell les Jours pluvieuxCliquez sur l’image

Ou encore Mel BONIS avec Il pleut (1913).

Bonis il pleutCliquez sur la pianiste

Et pour faire plaisir à Hélène, vous pouvez cliquer sur le bonus surprise mystère.

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