La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. (Stendhal).
Henry Beyle, dit Stendhal, naît à Grenoble le 23 janvier 1783. Il perd sa mère, qu’il adorait, à l’âge de sept ans. Il fait ses études à Grenoble, avant de partir à Paris pour préparer, à seize ans, le concours d’entrée à l’école Polytechnique.
Henry est attiré par l’écriture, il veut écrire des comédies et même, pourquoi pas, des opéras. Mais il lui faut gagner sa vie, et il entre au ministère de la Guerre.
En 1800, Henry Beyle rejoint la grande Armée pour la campagne d’Italie. Il découvre alors l’Opéra italien, avec le Mariage secret de Cimarosa. Après cette représentation, il écrit : « Je venais de voir distinctement où était le bonheur ». Puis, il arrive à Mila où il est émerveillé par son opéra, la Scala.
En 1802, il revient à Paris et au milieu de l’année, démissionne de l’armée. En 1806, il part pour l’Allemagne, où il découvre la musique de Mozart. Il écrit alors que « nul ouvrage de littérature ne peut lui donner plus vif contentement que Don Giovanni ».
De retour à Paris, il est nommé auditeur au Conseil d’État en 1810, poste où il s’ennuie ferme.
En 1811, il repart à Milan. Il visite l’Italie, Bologne, Florence, Rome. À Florence, à l’église Santa Croce, il éprouve une sorte d’extase, qui sera plus tard nommée « Syndrome de Stendhal ». À la fin de l’année, il commence à écrire une Histoire de la peinture en Italie.
En 1812, Henry est appelé pour la campagne de Russie. Il revient à Paris début 1813. En 1814, après la chute de Napoléon, Henry retourne à Milan où il écrit, sous pseudonyme, son premier livre publié : les Lettres écrites de Vienne en Autriche sur le célèbre compositeur Joseph Haydn suivies d’une vie de Mozart et de considérations sur Métastase et l’état présent de la musique en France et en Italie. En 1815, il termine son Histoire de la peinture en Italie.
En 1816, il découvre les écrits de Lord Byron et a la révélation que « le véritable romantisme n’est pas allemand, il est anglais ! »
En 1817, Henry Beyle prend le pseudonyme de Stendhal pour publier Rome, Naples et Florence. En 1818, il fait la connaissance de Matilde Dombrowski, une patriote italienne qui deviendra son grand amour malheureux. Matilde inspirera la Mathilde de le Rouge et le Noir (1830), un de ses romans les plus célèbres.
En 1823, Stendhal fait paraître une Vie de Rossini et, en 1827, son premier roman, Armance. Armance sera suivi par Le Rouge et le Noir en 1830. Le Rouge et le noir a fait l’objet d’un opéra rock en 2016, d’un opéra de Barcaroli en 2019, et d’un ballet de Lacotte en 2021, sur une musique de Massenet.
En 1831, Stendhal est nommé consul à Civitavecchia, ville où il s’ennuie ferme. Il y commence Lucien Leuwen (1834) et Vie de Henry Brulard (1835). En 1836, il prend un congé de trois ans et retourne à Paris, où il écrit la Chartreuse de Parme (1839) qui, enfin, connaît un grand succès public. La Chartreuse de Parme a fait l’objet d’un opéra de Henri Sauguet en 1938.
Dans ses Mêmoires, Stendhal prétend être un « musicien manqué » et dans sa jeunesse, il s’est essayé au piano et au chant, mais sans résultats probants.
Stendhal meurt à Paris le 23 mars 1842, à l’âge de 59 ans.




