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QUELQUES SÉRÉNADES – PARTIE 2 (PAS À L’OPÉRA)

Après les sérénades chantées à l’opéra, voici une deuxième série de sérénades, écrites cette fois pour des instruments (et des voix). (Rappel : la sérénade est un concert que l’on donne en début de soirée (ou la nuit), à une personne à qui on veut plaire, souvent dans un contexte amoureux.)

Mozart a écrit plusieurs sérénades. Parmi celles-ci, la sixième est appelée Sérénade nocturne (Serenata notturna).

Mozart Sérénade nocturneCliquez sur l’image

SCHUBERT a écrit Standchen (Sérénade), un lied repris dans le recueil posthume le Chant du Cygne.

Schubert Standchen (Sérénade)Cliquez sur l’image

Quant à TCHAÏKOVSKI, il nous a proposé cette Sérénade pour cordes op. 48.

Tchaïkovski Sérénade pour cordes op. 48Cliquez sur l’orchestre

Parmi les premières œuvres orchestrales de BRAHMS figurent deux sérénades. La seconde est dédiée à Clara SCHUMANN :

Brahms Sérénade n 2Cliquez sur la sérénade

En 1890, Ethel Smyth écrit la Sérénade en Ré majeur.

Smyth Sérénade en ré majeur

Dans les Préludes de DEBUSSY, le neuvième est intitulé « la Sérénade interrompue« .

Debussy Préludes la sérénade interrompueCliquez sur le pianiste

BRITTEN, lui, a écrit cette Sérénade pour ténor, cor et cordes op. 31

Britten sérénade pour cor, ténor et cordes op 31Cliquez sur le corniste et le ténor

Divers

QUELQUES SÉRÉNADES : PARTIE 1, À L’OPÉRA

La sérénade est un concert que l’on donne en début de soirée (ou la nuit), à une personne à qui on veut plaire, souvent dans un contexte amoureux. Il ne faut pas la confondre avec l’aubade, qui est un concert donné à l’aube. Comme il est souvent question d’amour à l’opéra, il n’est dès lors pas étonnant d’y trouver moult sérénades !

Mozart en était un spécialiste, ainsi dans Cosi fan tutte :

Mozart Cosi Secondate, aurette amicheCliquez sur l’image

ou dans Don Giovanni :

Mozart Don Giovanni Deh, vieni alla finestraCliquez sur Don giovanniCliquez sur Don Giovanni

Il sera suivi par Rossini avec son Barbier de Séville :

Rossini Barbier ecco ridente in cieloCliquez sur l’image

puis par Donizetti et son Don Pasquale (1843)

Cliquez sur l’image

plus tard ce seront Berlioz et sa Damnation de Faust :

voici des rosesCliquez sur l’image

et Gounod et son Faust :

Gounod Faust Vous qui faites l'endormieCliquez sur l’image

Dans les Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner, le héros David croyant que son rival Beckmesser donne la sérénade à son aimée provoque un beau charivari en plein milieu de la nuit.

Wagner les Maîtres Chanteurs final acte II

LeonCavallo nous propose dans Paillasse la sérénade « O Colombina ».

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) O ColombinaCliquez sur l’image

Divers, Mythologie

AUBES ET AURORES (AU PETIT MATIN…)

« – Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?
– Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore. »

Giraudoux : Électre

Après le billet consacré au crépuscule du soir, en voici un consacré au crépuscule du matin, encore appelé aube ou aurore.

Éos, déesse grecque de l’aurore était sœur d’Hélios (le soleil) et de Séléné (la lune). On la trouve dans un mythe souvent mis en musique, celui de Céphale et Procris, et ce dès 1694 avec la tragédie lyrique d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, puis dans le premier opéra écrit en russe par l’Italien Araja en 1755, et en 1773 dans l’opéra de Grétry et encore en 1934 dans l’opéra de Krenek.

céphale et procris jacquet de la guerre

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céphale et procris araja

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La Khovantchina de Moussorgski commence à l’aube quand une patrouille de soldats se rémémore avec joie les massacres qu’ils ont fait la veille.

Moussorgski la Khovantchina danses persanes 2Cliquez sur l’image

Dans Tosca (1899) de Puccini, au début du 3e acte, on entend un extraordinaire concert des cloches de Rome qui sonnent pour saluer le lever du jour. Juste après, Cavaradossi, le héros condamné à mort, chante l’air  » E lucevan le stelle  » (un des grands airs du répertoire), dans lequel il se souvient des bons moments passés sous les étoiles auprès de son amante Flora Tosca.

tosca acte 3

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Divers

QUELQUES ŒUVRES INACHEVÉES (MAIS TERMINÉES PAR D’AUTRES)

L’histoire de la musique ne manque pas d’œuvres laissées inachevées à la mort du compositeur. Dans certains cas, la partition a été terminée par quelqu’un d’autre. En voici une petite liste.

À sa mort, Purcell a laissé inachevé son semi-opéra the Indian Queen. C’est son frère Daniel qui l’a terminé.

Purcell The indian Queen OuvertureCliquez sur l’image

Autre grande œuvre restée inachevée à la mort de l’auteur, le Requiem de Mozart a été terminé par Süssmayer.

mozart requiemCliquez sur l’image

Parmi les adaptations du mythe de Don Juan, le Russe Dargomijski a adapté la nouvelle de Pouchkine le Convive de Pierre. Laissé inachevé à sa mort, l’opéra a été complété par ses amis Cui et Rimski-Korsakov.

Dargomyjsky Le convive de pierreCliquez sur l’image

Autre opéra russe laissé inachevé à la mort de Borodine, son auteur, le Prince Igor a été terminé par Glazounov et l’incontournable Rimski-Korsakov.

Borodine le Prince Igor IaroslavnaCliquez sur Iaroslavna

Debussy ne terminera pas la Chute de la maison Usher d’après Egar Allan Poe.

Quant à César Franck, ce sont deux opéras qu’il laissera inachevés : Hulda et Ghiselle.

Franck Hulda Voici que le soleil se plonge dans la merCliquez sur l’image

Lili Boulanger n’aura pas eu le temps de terminer sa Princesse Maleine, d’après Maeterlinck, et personne ne pourra reprendre le flambeau, car sa partition a été perdue.

Puccini aura plus de chance avec Turandot. C’est le compositeur Alfano qui terminera le 3e acte, et lors de la création de cet opéra, le chef d’orchestre Arturo Toscanini stopera la représentation à la mesure même où Puccini s’était arrêté.

Puccini Turandot finalCliquez sur l’image

Les membres de la seconde école de de Vienne seront victimes de la terrible malédiction aussi et Schönberg laissera inachevé son Moïse et Aaron, alors que son élève Berg ne terminera pas Lulu, qui sera terminé 40 ans plus tard par Friedrich Cerha.

Berg Lulu FinalCliquez sur Lulu

Et beaucoup plus près de nous, Philippe Boesmans n’a pu terminer la partition de On purge Bébé, d’après Feydeau, et c’est son élève Benoît Mernier qui a finalisé la composition, avec un problème toutefois. Boesmans n’a pas laissé de traces ou de brouillon de la musique qu’il comptait écrire, et Mernier a dû faire du « à la manière de… »

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QUELQUES AIRS DE MOZART…

… chantés dans ma jeunesse.

Une des chansons populaires que je chantais quand j’étais encore un tout petit enfant était Ah vous dirais-je maman. Je ne connaissais bien évidemment pas à l’époque les 12 variations pour piano que Mozart a écrites sur cet air populaire.

Mozart Variations sur Ah vous dirais-je maman KV 265Cliquez sur les Variations

Pas beaucoup d’années plus tard, dans la chorale de l’école primaire, nous chantions en canon l’Alphabet. C’est probablement à cette occasion que j’ai fait ma première fugue !

Mozart AlphabetCliquez sur l’alphabet

Une vingtaine d’années plus tard quand, jeune adulte travaillant à Paris et hantant les salles de concert, je me suis dit qu’il fallait que je fasse de la musique, je me suis inscrit au Centre d’Études polyphoniques de Paris pour apprendre le chant et le solfège. Un des premiers airs « sérieux » que j’ai travaillé était le « Non piu andraï » des Noces de Figaro.

Mozart Les Noces de Figaro Non piu andraiCliquez sur le Non piu andraï

Dans le prolongement de ces études, j’ai eu l’occasion de faire un stage Chant / Foie gras dans le Périgord, où j’ai eu travaillé le duo « La ci darem la Mano », du Don Giovanni.

don giovanni la ci daremCliquez sur la ci darem la mano

Après ces cours de chant, j’ai effectué des stages Musique Montagne, où j’ai eu le bonheur de chanter le Requiem de Mozart sous la direction de Michel Piquemal.

Mozart Requiem LacrimosaCliquez sur le Requiem

Grâce à des personnes rencontrées dans ces stages, j’ai eu ensuite la chance d’entrer dans l’ensemble vocal Intermezzo, sous la direction de Claire Marchand. Intermezzo étant une chorale affiliée au mouvement à Chœur Joie, nous avons pu chanter avec d’autres chorales de ce mouvement la Missa Brevis K. 194.

Mozart Missa Brevis K 194Cliquez sur la Missa Brevis K. 194

Un peu plus tard, et prenant des cours avec un excellent professeur de chant, il m’a fait travailler le « Donne mie la fate » du Cosi fan Tutte.

Mozart Cosi fan Tutte Donne mie , la fate a tantiCliquez sur le Donne mie la fate a tanti

Lors d’un stage d’été avec le même professeur, il m’a fait travailler le duo Pamina Papageno de la Flûte enchantée, et nous avons répété tous ensemble l’Ave verum.

Mozart Zauberflöte Duo Pamina PapagenoCliquez sur la Zauberflöte

Mozart Ave verum CorpusCliquez sur l’Ave verum corpus

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CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DU BLOG

Voilà déjà cinq ans que je me suis lancé dans cette aventure d’un blog consacré à la musique et à la littérature. En cinq ans, j’ai publié presque 750 articles. Au début, j’en publiais beaucoup pour enrichir ma base de connaissances, et maintenant je suis arrivé à un rythme d’un article tous les 3 jours (sauf événement spécial).

Vous vous êtes mis à plus de 80 000 visiteurs cumulés, venus de 150 pays, pour voir 143 000 vues sur ce blog.

J’ai consacré 116 articles à mes opéras préférés, de l’Orfeo de Monteverdi à Like Flesh de Sivan Eldar, ou de Aïda de Verdi à Zoroastre de Rameau. Le plus regardé est celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, juste devant Tosca de Puccini.

barcarolle

J’ai également consacré 76 articles à des compositeurs ou des compositrices, de Monteverdi à Claire Renard. Le compositeur qui vous a le plus intéressés est Franz Schubert. Parmi ces articles, 11 concernent des compositrices, pour la plupart injustement méconnues.

Schubert FierrabrasCliquez sur Fierrabras (de Schubert)

Ces chiffres de 116 opéras et 76 compositeurs (ou compositrices) chroniqués sont à rapprocher de mon objectif initial, quand j’ai commencé mon livre sur l’opéra (livre qui s’est transformé au cours du temps en ce blog), de retenir 99 opéras et 49 compositeurs (j’avais en tête, pour la structure de ce livre, La vie mode d’emploi de Perec).

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 35 écrivains passés à ma moulinette, d’Eschyle à Échenoz, le billet le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma (pas encore assez par rapport à mon objectif initial), à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

Une catégorie récente est celle sur les publicités se servant de musique classique pour vendre pâtes, lessive ou autres grosses ouatures. Cette catégorie très populaire vient en tête des vues puisque l’article le plus consulté est « De l’emploi de la musique classique dans la pub » suivi de près par « la Musique de Vivaldi dans la publicité« , avec plus de 3000 vues pour chacun de ces 2 articles.

La vidéo la plus regardée est, d’une manière assez inattendue, celle-ci :

Point d'interrogationCliquez sur la vidéo la plus regardée, et ce d’une manière assez inattendue

Côté classique, la vidéo la plus regardée est l’Ave Maria de Schubert interprété par Maria CALLAS.

Schubert Ave Maria CallasCliquez sur la Callas

En septembre dernier, j’ai fait une petite sélection de 57 compositeurs et compositrices d’opéra dans un livre, Compositeurs et compositrices, très beau et pas cher. Il m’en reste une cinquantaine, donc vous pouvez encore le commander. Cela me fera de la place pour le second volume qui sera consacré aux Écrivains et librettistes.

couverture-du-livre-image

À la sortie de ce livre, je suis passé dans le poste, et vous pouvez trouver cidsous le podcast de l’émission.

image podcastCliquez sur le podcast

Et pour finir ce billet, je vous propose de retrouver une de mes vidéos préférées, Nathalie Stutzmann et Philip Jaroussky dans un duo de HAENDEL.

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur Philippe Jaroussky et Nathalie Stutzmann

Point d'interrogationCliquez sur le bonus surprise

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FRANZ LISZT ET LA HONGRIE

Franz LISZT est, les habitués de ce blog le savent, un compositeur né dans l’empire austro-hongrois et, s’il a passé une grande partie de sa carrière hors de Hongrie, son attachement à son pays natal ne s’est jamais démenti.

Je vais me proposer ici de vous présenter quelques influences que la musique hongroise a pu avoir sur l’ami Liszt.

Les plus connues de ses œuvres sont certainement les Rhapsodies hongroises. La rhapsodie est une forme musicale libre, qui doit son nom aux rhapsodes, ces bardes de l’antiquité grecque qui chantaient / récitaient les poèmes écrits par d’autres. Les rhapsodies hongroises de Liszt sont des variations sur des thèmes folkloriques hongrois.

Liszt Rhapsodie hongroise n 6Cliquez sur la pianiste

En 1838, suite à une crue du Danube ayant fait des dégâts terrribles à Pest, la partie basse de la future Budapest, Liszt organise à Vienne un concert pour venir en aide à ses compatriotes sinistrés, inventant ainsi le concert de charité.

En 1848, peu avant la révolution qui souleva la Hongrie comme tant de pays d’Europe, Liszt quitte la Hongrie. Il avait auparavant fait la promesse au cardinal Szitowsky d’écrire une messe pour la consécration de la basilique d’Eztergom. Il reviendra huit ans plus tard, pour l’exécution de sa Messe de Gran (Esztergomi Mise) le 31 août 1856, en présence de l’empereur François-Joseph.

Liszt Messe de Gran Credo (Esztergomi mise)Cliquez sur l’image

Ce fut l’occasion pour Liszt de retrouver son pays et ses racines, après ses années d’errance cosmopolite. Il écrit à Caroline de Sayn-Wittgenstein : « Rien ailleurs ne remplace ces choses et cette physionomie de la race, quand elles se rattachent aux souvenirs de l’enfance, et qu’on a conservé intacte cette tonalité du cœur qui est le sentiment de la patrie… »

Il n’est dès lors pas étonnant que Liszt retranscrive ce sentiment dans ses poèmes symphoniques Hungaria (1856) et la Bataille des Huns (1857).

Liszt HungariaKattintson a zenekarra

En 1862, il écrit l’oratorio la Légende de Sainte Elizabeth, reine de Hongrie, la patronne de ce pays. Elizabeth était la femme de Louis IV de Thuringe. Elle portait du pain aux pauvres, ce que sa belle-famille ne goûtait guère. Un jour qu’elle se rendait ainsi dans les bas quartiers d’Eisenach, on lui demanda ce qu’elle portait sous son manteau. Elle répondit que c’était des roses, avant d’avouer que c’était du pain. Mais quand on la força à ouvrir son manteau, ô miracle, ce sont bien des roses qui s’y trouvaient !

Statue de Sainte-ElizabethStatue de Sainte-Elizabeth à Bratislava

Liszt la Légende de Sainte ElizabethCliquez sur l’image

Dès lors, Liszt partagera sa vie entre Budapest, Rome et, plus tard, Venise et Bayreuth. Liszt fondera l’Académie de musique de Hongrie, en récompense de quoi le gouvernement lui offrira un appartement, aujourd’hui transformé en musée Franz Liszt. On peut y voir des pianos, des portraits, ainsi que sa bibliothèque musicale. Il s’y trouve par exemple un des premiers ouvrages de musicologie, des Bohémiens et de leur musique en Hongrie (1859). (Cet ouvrage a été critiqué au début du siècle suivant par Bela Bartok, qui reprochait à Liszt l’amalgame fait entre musique folklorique hongroise et musique tzigane.)

Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie

Sur la fin de sa vie, Liszt a encore employé une forme musicale hongroise, la czàrdàs, du nom de ses danses populaires que l’on jouait dans les czàrdos (petits restaurants de village).

Liszt Czàrdàs macabreCliquez sur le pianiste

Divers, Géographie

CROISIÈRE LITTÉRAIRE et MUSICALE SUR LE DANUBE

Je ne savais pas quand j’ai écrit mon billet sur « le Danube (pas si bleu que ça) » que je ferais un jour une croisière sur ce fleuve, le deuxième plus grand fleuve d’Europe, qui traverse 10 pays et arrose 4 capitales. Cette croisière nous a permis de descendre (puis de remonter) le Danube, bénéficiant de visites guidées, de conférences très intéressantes, de concerts, ainsi que d’ateliers d’écriture. Bref un programme aussi chargé que passionnant !

Dimanche 16 avril : Visite de l’abbaye de Melk, incluant un concert privé de musique de chambre par le quatuor « Viva la Musica » (Haydn, Schubert, Lanner, Brahms).

Schubert Danses allemandesCliquez sur l’image

Navigation dans la vallée de la Wachau et conférence de Béatrice Vaida sur « l’empire des Habsburg ».

La vallée de la WachauLa vallée de la Wachau

Le soir, concert sur le bateau (Bach/Busoni, Prokofiev/Schubert, Ivanov, Chopin, Vladigeroff) donné par Martin Ivanov.

Chopin Polonaise héroïqueCliquez sur l’image

Lundi 17 avril : Visite de Vienne, en Autriche. Le soir, concert de Martin Ivanov sur le bateau (Schumann, Chopin, Liszt).

Schumann Papillons (Ivanov)Cliquez sur Martin Ivanov

Mardi 18 avril : Conférence de Béatrice Vaida sur Budapest. Visite de la partie basse de la ville, Pest, notamment du musée Liszt, et concert privé dans ce musée, par Istvan Gulyas (Liszt : Les Années de pèlerinage, la Suisse).

Concert Budapest

Liszt la Vallée d'ObermannCliquez sur le pianiste

Mercredi 19 avril : Visite de la partie haute de la ville, Buda et remontée vers Bratislava.

Jeudi 20 avril : Visite de Bratislava, capitale de la Slovaquie. Bratislava est une petite ville bien sympathique. Concert privé dans le palais primatial (Mozart, Dvorak). Atelier d’écriture animé par Irène Frain et Catherine Lalanne. Conférence de Béatrice Vaida sur « le Danube, fleuve européen ».

Concert Bratislava

dvorak Quatuor américain II lentoCliquez sur l’image

Le soir, conférence de Catherine Lalanne dédiée à l’exploration de l’œuvre de la romancière des lointains, Irène Frain, et à son dernier roman l’Allégresse de la femme solitaire.

Vendredi 21 avril : Atelier d’écriture. Visite de Linz, la ville du compositeur Bruckner.

Bruckner Symphonie 4 AllegroNe cliquez pas sur l’image

Linz est également le nom de la 36e Symphonie de Mozart. Alors qu’il était en voyage entre Salzbourg et Vienne, Mozart s’était arrêté à Linz. On lui demanda de donner un concert, mais comme il voyageait sans partition sur lui, il dut écrire de manière impromptue une symphonie, ce qu’il fit en 4 jours !

Mozart Symphonie 36 Linz AdagioCliquez sur l’image

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ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE (7e Série)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs ou interprètes de variété ne dédaignent pas interpréter des airs dits classiques. Après la sixième série de ces airs, en voici donc une nouvelle.

Voici donc la Barcarolle des Contes d’Hoffmann interprétée par Bob DYLAN.

Offenbach Dylan Baracrolle I've made up my mind to give myself to youCliquez sur Bob Offenbach

STROMAE chante pour nous sa version de Carmen.

Bizet Stromae CarmenCliquez sur Georges Bizet

Avec la complicité de Jean-Claude VANNIER, MAURANE a chanté Sur un Prélude de Bach.

Bach Vannier Maurane Sur un Prélude de BachCliquez sur Jean-Sébastien Maurane

Dans le domaine classique, on connaît l’Horizon chimérique de FAURÉ, mais connaissez-vous celui de Julien CLERC.

Fauré l'Horizon chimérique je me suis embarquéCliquez sur l’image

Clerc l'Horizon chimériqueCliquez sur Julien

Quand elle était jeune, DALIDA s’amusait à chanter les rôles de baryton des opéras.

Rossini Dalida le Barbier de SévilleCliquez sur Dalida

La chanteuse de formation classique Nina HAGEN, qui a viré punk nous livre sa version de Carmen de BIZET.

Bizet Hagen CarmenCliquez sur Nina Bizet

Et retrouvez ici une huitième série d’œuvres classiques interprétées d’une manière pas forcément classique.

Divers, Fantaisie, Histoire de l'opéra, Mes opéras préférés, Nature, Premier avril, Sciences

LE CANTIQUE DES QUANTIQUES

L’événement semble passer largement inaperçu, c’est pourtant ce soir (1er avril 2023) que sera créé, en direct du CERN sous les yeux des spectateurs, le dernier opéra de Stephen HAWKING, et le premier opéra quantique de l’histoire.

On se souvient de la catastrophique production de l’Opéra de Paris, convoquant Stephen Hawking dans une mise en scène de la Damnation de Faust de BERLIOZ (avec l’approche simpliste suivante, Faust = savant et savant = Hawking).

Berlioz la Damnation de Faust final (Hawking)Cliquez sur l’image

Mais ce n’est pas de cet « hommage » raté que je vais vous parler aujourd’hui, mais bien de la création du premier opéra quantique de l’histoire, sous-titré « Des Trous de vers au cœur des trous noirs« .

Suivant le classement de G.B.SHAW, nous sommes ici dans une configuration originale (S+B / TdV ), puisqu’une étoile (soprano) est attirée par un trou noir (basse), alors qu’un trou de vers (TdV) cherche à les séparer.

Le pitch : Les trous noirs sont des régions singulières de l’espace-temps, créées par l’effondrement d’une étoile supermassive sur elle-même, créant un champ gravitationnel si intense que la matière qui l’approche ne peut s’en échapper. Mieux, la lumière elle-même, composée de photons, est attirée inéluctablement par le trou noir. Dès lors, aucune lumière ne peut en provenir, d’où le nom de trou noir.

Ligo Gravitational Wave ChirpCliquez sur la coalescence de deux trous noirs

Acte I : En 1974, le physicien Stephen Hawking, dans le cadre de ses travaux sur la thermodynamique des trous noirs a suggéré que les trous noirs détruisent l’information contenue dans les objets qu’ils absorbent, ce qui est contraire aux lois les plus élémentaires de la physique quantique.

Monty Python Galaxy Song, by Stephen HawkingCliquez sur Stephen Hawking interprétant le Galaxy song des Monthy Python

Acte II : Hawking a montré que les trous noirs ne sont pas si noirs que ça. En fait, ils s’évaporent suivant le « rayonnement de Hawking », jusqu’à disparaître complètement (bon, d’accord, le temps qu’ils s’évaporent, l’univers aura largement eu le temps de disparaître, donc on n’est pas près d’observer ce phénomène.) Il a aussi montré que lors de la création de deux particules virtuelles de part et d’autre de l’horizon du trou noir, une de ces particules reste en dehors alors que l’autre est absorbée par le trou noir. Là où ça se complique, c’est que ces particules sont physiquement intriquées, c’est-à-dire que toute l’information de l’une est partagée par l’autre, alors que l’une des deux est phagocytée par le trou noir, et que son information est donc perdue.

Waksman Protonic GamesCliquez sur l’accélérateur du CERN

L’œuvre précédente s’appelle Protonic Game, de Fabien WAKSMAN. Ce compositeur a également écrit un cycle de 9 mélodies intitulées Hawking Songs, sur des poèmes de Jean-Philippe UZAN. Vous pouvez en entendre 3 d’entre eux en cliquant sur le lien suivant (de la minute 24 à la minute 39,5) :

Waksman Hawking SongsCliquez sur l’émission de France Musique

Acte III : Pour résoudre cet amusant paradoxe, les physiciens en sont venus à l’idée que deux trous noirs pouvaient être reliés entre eux par un « trou de vers », et que de l’information pouvait ainsi circuler d’un trou noir à l’autre. Ils ont nommé l’île la région intérieure du trou noir pouvant ainsi être échangée.

Varèse IonisationsCliquez sur Ionisations

(Source : Une île au cœur des trous noirs, Pour la Science n°542, décembre 2022.)

Le livret ayant été écrit en partie à partir de la Petite Cosmogonie portative de Raymond QUENEAU, il n’est pas surprenant que l’Opéra de Saint-Glinglin ait d’ores et déjà planifié une reprise de cette œuvre le 1er avril 2024.

P.S. J’avais déjà bien avancé sur la préparation de ce billet quand je suis tombé sur le podcast « Astrophysique et musique avec Jean-Pierre Uzan« , qui m’a permis de trouver quelques idées supplémentaires. Vous pouvez cliquer pour arriver sur le podcast complet.

Et si vous voulez un peu plus de zizique, vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez un peu plus de zizique

Retrouvez d’autres articles publiés un 1er avril :

Havre & Caumartin.

Arnoldo Poivrieri.

La fée nommée mène au logis (de l’esprit).