Mes opéras préférés, Mythologie

ŒDIPE, d’ENESCO (1931)

C’est en écoutant en 1909 le grand tragédien MOUNET-SULLY à la Comédie-Française interpréter l’Oedipe-roi de SOPHOCLE que Georges ENESCO (1881 – 1955) a l’idée d’écrire son opéra Œdipe. Depuis cette soirée, Enesco restera « comme possédé » par son sujet, qu’il portera plus de vingt ans, de 1909 à 1931.

Le livret est d’Edmond FLEG, un helléniste réputé, et retrace tous les épisodes de la vie d’Œdipe, depuis la faute de son ancêtre Laïos jusqu’à sa retraite dans un lieu caché près d’Athènes.

Œdipe a été créé à l’Opéra de Paris en 1936, et tout de suite reconnu comme une œuvre lyrique majeure du XXe siècle.

Stylistiquement, le langage musical d’Enesco ne doit rien à personne, si ce n’est quelques influences de son ami Maurice RAVEL, notamment dans l’emploi des chœurs.

Le pitch : Victime de la malédiction qui pèse sur les descendants de Laïos, Œdipe subit sa destinée, accumulant les fautes abominables (tuer son père, se marier avec sa mère, être le père de ses frères) tout en restant innocent de ces fautes, puisqu’il cherche toujours à les éviter. Il est le symbole de la fragilité de la destinée humaine face aux arrêts implacables des dieux.

Acte I : À Thèbes, les femmes du palais et les bergers, entourant le grand prêtre, se réjouissent de la naissance du fils de Laïos. Seul le devin Tirésias ne participe pas à la joie générale. En effet, il sait qu’Apollon est apparu à Laïos et lui a défendu d’avoir une postérité, sa race maudite devant s’éteindre avec lui. En concevant avec Jocaste un enfant , il fait porter sur celui-ci le poids de sa faute. Tirésias révèle le destin d’Œdipe, il sera meurtrier de son père, époux de sa mère, frère de ses filles et père de ses frères. Laïos demande à un de ses bergers de conduire le bébé dans une gorge profonde et de le faire mourir.

Enesco Oedipe Acte ICliquez sur l’image

Acte II : Vingt ans plus tard, à Corinthe, Œdipe a été adopté par le roi Polybos et la reine Mérope. Alors qu’il faisait un sacrifice au temple de Delphes, Apollon lui est apparu et lui a révélé son terrible destin. Il veut fuir Polybos et Mérope qu’il croit être ses parents, afin d’y échapper.

Dans sa fuite, il se trouve au croisement de trois chemins. Alors qu’il se demande par où aller, le roi Laïos arrive sur son char. Son cocher fouette Œdipe qui alors abat Laïos d’un coup de massue, puis il tue le guerrier qui accompagnait le roi, ainsi que son cocher.

Œdipe arrive à Thèbes. C’est la nuit et le veilleur veille. Œdipe s’avance, mais le veilleur le prévient que c’est la mort qui l’attend s’il continue son chemin et réveille la sphinge, qui terrorise la ville. Œdipe veut sauver la ville. Il interroge la sphinge qui lui pose son énigme : « qui est plus fort que le destin ? ».

Enesco Oedipe Je t'attendaisCliquez sur la sphinge

Œdipe connaît la réponse, c’est « l’homme ». La sphinge est prise d’un rire incontrôlable et meurt. Le veilleur réveille alors tous les Thébains pour qu’ils se réjouissent et on donne à Œdipe la récompense gagnée pour avoir libéré la ville, la main de la reine Jocaste.

Enesco Oedipe Gloire au roi des Thébaisn acte IICliquez sur l’image

Acte III : Vingt ans plus tard, la ville de Thèbes est ravagée par la peste. Le peuple se désole de tous ces enterrements à répétitions. Œdipe a envoyé à Delphes Créon, le frère de Jocaste, pour consulter l’oracle. Celui-ci revient, pour sauver la ville à nouveau, il faut trouver l’assassin de Laïos, qui se trouve dans la ville. Œdipe déclare qu’il faut trouver le meurtrier, l’exil de la cité sera sa punition. Mais si le meurtrier ne se dénonce pas, Œdipe appelle sur lui la malédiction d’Apollon. On appelle Tirésias. Œdipe le soupçonne, mais le devin retourne l’accusation. Il fait témoigner le berger qui a assisté au meurtre du roi Laïos. Quand le berger décrit le crime, Œdipe reconnaît son histoire. Un héraut de Corinthe, envoyé par Polybos et Mérope, qui souhaitent revoir leur « fils ». Il explique qu’il a substitué leur enfant par un enfant trouvé que le berger n’avait pas eu le courage d’exécuter. À ces mots, Jocaste se pend et Œdipe se crève les yeux.

Acte IV : Près d’Athènes, un chœur de vieillards accompagne Thésée qui va invoquer les dieux dans un bois sacré.

Enesco Oedipe Bienveillantes ! Bienfaisantes !Cliquez sur l’image

Œdipe arrive, guidé par sa fille Antigone. Créon arrive, suppliant Œdipe de revenir à Thèbes. Celui-ci refuse, mais Créon et ses hommes s’emparent d’Antigone. À ce moment, Thésée et les vieillards apparaissent. Antigone l’implore et Thésée prend Œdipe et sa fille sous sa protection. Œdipe, après avoir prouvé son innocence face à un destin injuste, recouvre la vue et disparaît dans une grotte.

(Source principale : la production de l’Opéra de Paris d’octobre 2021, et le programme associé.)

Mythologie

PROMÉTHÉE

Dans la mythologie grecque, Prométhée était le fils d’un titan et de Thémis, la déesse de la justice. Il a trompé Zeus lors d’un sacrifice où il a favorisé les hommes. Le dieu en chef s’est alors vengé sur les hommes en les privant du feu, mais Prométhée le leur rendit.

La seconde vengeance de Zeus fut terrrible, il punit les hommes en leur envoyant la première femme, Pandora (Pandore), porteuse d’une boîte qui contenait tous les maux, qui se répandirent sur les hommes. Quant à Prométhée, il le punit en l’enchaînant à une colonne. Son histoire a été racontée par ESCHYLE dans son Prométhée enchaîné. Prométhée était porteur d’un secret concernant Zeus (je vous le dis parce que c’est vous, mais prométhée moi de ne pas le répéter à plus de deux personnes à la fois) : si Zeus s’unissait à Thétis, il en concevrait un fils qui le détrônerait. Prométhée refusa de livrer son secret, préférant subir chaque jour son supplice : un aigle venait lui boulotter le foie tous les jours, mais Prométhée étant immortel, son foie repoussait toujours. Au bout de quelques siècles, c’est Héraclès qui finira par le délivrer, en tuant l’aigle d’une flèche bien ajustée.

Cette légende a inspiré bien des compositeurs, surtout à partir de l’époque du romantisme où Prométhée représentait l’orgueil humain qui se révoltait contre les dieux.

GOETHE écrira un Prométhée en 1773 alors que Lord BYRON écrira le sien en 1816.

En musique, BEETHOVEN composera la musique d’un ballet, les Créatures de Prométhée, dont l’ouverture est régulièrement jouée en concert.

Beethoven les Créatures de ProméthéeCliquez sur l’orchestre

Après Beethoven, plusieurs compositeurs déposeront de la musique au pied des vers de Goethe. Parmi eux figure, en 1819, SCHUBERT.

Schubert PrometheusCliquez sur l’image

En 1849 est créé le Prométhée de Fromental Halévy.

En 1856, c’est LISZT qui s’y colle, avec son poème symphonique Prometheus, qui était à l’origine une musique de scène avec chœur écrite en 1850 pour un drame de Herder.

Liszt PrometheusCliquez sur l’image

En 1867, SAINT-SAËNS publie sa cantate Les Noces de Prométhée.

Retour à Goethe en 1886, avec la mise en musique de son poème par Hugo Wolff.

Wolff PrometheusCliquez sur l’image

En 1900, FAURÉ écrit un opéra à grand spectacle (oui, vous avez bien lu), Prométhée, qui sera créé aux arènes de Narbonne.

Fauré Prométhée le Cortège de PandoreCliquez sur l’image

En 1910 Scriabine compose un de ses chefs-d’œuvre, le poème symphonique Prométhée ou le Poème du feu.

Scriabine Prométhée ou le poème du feuCliquez sur l’image

Et en 1916 – 1918, c’est Maurice Emmanuel qui compose son Prométhée enchaîné.

Emmanuel Prométhée enchaînéCliquez sur l’image

Le mythe de Prométhée continue à inspirer les compositeurs puisqu’en 1984, c’estLuigi Nono qui nous propose son Prometheus.

Nono PrometheusCliquez sur l’image

Cinéma, littérature, Mythologie, Théâtre

ÉLECTRE, ELEKTRA, ELECTRA, ELLETRA

Électre, fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, est un des personnages importants de la mythologie grecque, et le dernière représentante de la famille des Atrides. (Ce n’est pas un hasard si Franck Herbert donné le nom d’Atréis au héros de son space opera Dune, héros dont le second prénom est Oreste, comme le frère d’Électre !)

Le pitch : Électre est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, la sœur d’Iphigénie et d’Oreste (et aussi de Chrysothémis, moins connue). Clytemnestre ayant tué son mari avec l’aide d’Egisthe, son amant, Électre mettra son frère à l’abri, avant de le pousser à venger leur père quelques années plus tard en tuant leur mère.

Cette tragédie a été racontée par les trois grands tragiques grecs que sont ESCHYLE, SOPHOCLE et EURIPIDE. Plus près de nous, Racine puis Voltaire s’en sont emparée. En Italie Alfieri, en Irlande O’Neill, en Autriche HOFMANNSTHAL se sont également emparé du mythe, alors qu’en France au XXe siècle, Giraudoux, Anouilh, Sartre et Yourcenar l’ont également transposé.

Devant la force dramatique du personnage, il n’est donc pas surprenant de retrouver Électre à l’opéra.

Ainsi, en 1712, André Campra écrivait son Idoménée, dont le livret servira largement à Mozart soixante-dix ans plus tard pour son Idomeneo. Dans cet opéra Électre s’est réfugiée en Crète, et est amoureuse d’Idamante, le fils du roi. Or, Idoménée demande à son fils de reconduire Électre chez elle à Argos, ce qui déclenche la fureur de Neptune.

Campra Idoménée Laissez nous sortir d'esclavageCliquez sur l’image

Et donc en 1780, MOZART écrit son Idomeneo, re di Creta (Idoménée) qui s’inspire de l’Idoménée de Campra.

Mozart Idoménée Tutte nel cor vi sentoCliquez sur Électre (pas très contente)

Le compositeur (méconnu) Christian Cannabich écrira son Electra dans la foulée de Mozart.

Cannabich Electra (Bernius)Cliquez sur le génial chef de chœur

En 1782, Jean-Baptiste MOYNE écrit Électre, une tragédie lyrique de Moyne (1782).

La même année 1782 voit l’Électre de l’infatigable GRÉTRY 1782 Électre, d’après Euripide.

Parmi les œuvres issues de la collaboration de Hugo von Hofmannsthal et Richard STRAUSS figurent Elektra.

Strauss ElektraCliquez sur Elektra

Enfin, le compositeur grec, récemment disparu, Mikis THEODORAKIS a écrit son opéra Electra en 1993. (À noter qu’il avait déjà écrit la musique du film la Mort d’Agamemnon (1962) de Michael CACOYANNIS).

Theodorakis Electra Woe is me, the wrtechedCliquez sur l’image

Compositrices, Mythologie, Théâtre

OEDIPE

Sujet complexe que celui d’Œdipe. On connaît ce héros essentiel de la mythologie grecque grâce aux deux pièces Œdipe roi et Œdipe à Colone de SOPHOCLE.

Œdipe était le fils de Laïos et Jocaste, abandonné à sa naissance parce qu’un oracle avait prédit à Laïos que son fils le tuerait. Recueilli par le roi Polybe, et ayant appris qu’il devait tuer son père, il quitte la cour de son père adoptif et se dirige vers Thèbes. En chemin, il croise Laïos et le tue. Arrivé à Thèbes, et après avoir résolu l’énigme du sphynx (voire de la sphynge), il épouse sa mère, la reine Jocaste, qui lui donnera quatre enfants, Antigone, Ismène, Étéocle et Polynice. Lorsqu’il apprend son forfait du devin Tirésias, il se crève les yeux et quitte Thèbes.

En 1786, SACCHINI a composé un opéra, Œdipe à Colone.

Sacchini Oedipe à Colone

À la même époque, le prolifique GRÉTRY avait entamé un Œdipe à Colonne qu’il n’achèvera pas.

En 1845, Félix MENDELSSOHN, le frère de la compositrice Fanny, écrit une musique de scène pour Œdipe à Colone.

Mendelssohn Oedipe à ColoneCliquez sur le chœur

En 1861, c’est MOUSSORGSKI qui écrit Œdipe à Athènes, une musique de scène pour une pièce de OZEROV.

Moussorgski OedipeCliquez sur l’image

En 1927, STRAVINSKY écrit son Œdipus Rex, sur un livret de COCTEAU.

Stravinsky Oedipus RexCliquez sur l’image

Le compositeur LEONCAVALLO n’aura pas la chance de voir la création de son opéra Œdipe-roi (Edipo Re) en 1930, un an après sa mort.

Leoncavallo Oedipe roi (Edipo Re)Cliquez sur l’image

alors qu’en 1931, le trop méconnu ENESCO achève son opéra Œdipe, qui reprend toute la vie du personnage.

Enesco Oedipe Voyez, Thébains, voyez !Cliquez sur l’image

Antigone, une des filles d’Œdipe, connaîtra le même succès que son père. Voir ici https://toutloperaoupresque655890715.com/2020/12/29/antigone/le billet qui lui est consacré.

(P.S. De nos jours, Œdipe est généralement connu par le « complexe d’Œdipe » théorisé par le médecin viennois Sigmund FREUD. En effet, en 1897, alors qu’il avait commencé à élaborer sa théorie de la psychanalyse, il s’est rendu compte qu’il y avait en lui un désir pour sa mère doublé d’une jalousie envers son père. Privé de repères externes, il en a déduit, à l’encontre de toute rationalité scientifique, que ces envies étaient communes à tous les jeunes garçons !)

Contes et légendes, Mythologie, Nature

TROIS PETITES POMMES (ET UN DRAGON ?)

Et même quatre petites pommes si l’on considère le début de la cinquième Symphonie de BEETHOVEN pour ce qu’il est : Pomme pomme pomme pomme.

Beethoven Pom pom pom pomCliquez sur les instrumentistes

Carnets paresseux avait commencé une histoire avec trois petites pommes qui chantaient et un dragon, mais il semble que la suite se soit perdue dans une faille spatio-temporelle. Pour vous permettre de patienter en attendant cette suite, voici un entremets sur le thème de la pomme. [Le dragon dans la pomme – Carnets Paresseux (wordpress.com).]

La pomme est un fruit très ancien, puisqu’on en trouve trace dans la Bible, et même dans le premier livre de la Bible, la Genèse, autant dire au commencement de tout. Il y est dit qu’au jardin d’Eden, la pomme était le fruit de l’arbre de la Connaissance. Ce fruit était interdit aux deux premiers humains, mais le malin, tentateur, s’est débrouillé pour qu’Adam croque la pomme. Pour cela, Adam et Eve ont été chassés du Paradis.

On trouve des pommes dans presque tous les grands mythes de l’humanité. Ainsi chez les Grecs, Dionysos, le dieu du vin, aurait créé la pomme pour l’offrir à Aphrodite, la déesse de l’amour. Un peu plus tard, la déesse de la discorde (eh oui, il y avait une déesse de la discorde !) jeta une pomme d’or au milieu des dieux, la fameuse pomme de la discorde. Il revint au berger Pâris de remettre cette pomme à la plus belle des déesses.

En 1667, l’Italien CESTI écrira à l’occasion du mariage de l’empereur Léopold et de l’infante Marguerite d’Espagne un opéra sur cette légende, Il pomo d’oro, qui devait dépasser en fastes tout ce qui s’était fait jusque là, et qui durait dix heures (sur deux soirées).

Cesti Il pomo d'OroCliquez sur l’image

Deux siècles plus tard, en 1864, OFFENBACH nous rappellera la légende dans son opérette la belle Hélène, (air « Au mont Ida trois déesses ».)

Offenbach la belle Hélène Au mont Ida trois déessesCliquez sur Pâris

Encore des pommes pour Héraklès (Hercule), puisque dans ses douze travaux, il a dû aller cueillir les Pommes d’or du jardin des Hespérides.

Dans la mythologie nordique, c’est la déesse Idunn qui possédait des pommes qui donnaient la jeunesse éternelle à ceux qui les mangeaient. Cette déesse a été recyclée par WAGNER dans sa lecture des mythologiques Germano-Nordiques qu’est la Tétralogie, en la personne de Freia. Freia, donc, possédait des pommes qui donnaient la jeunesse éternelle à ceux qui les mangeaient. Malheureusement Wotan, le dieu en chef, avait promis Freia pour le paiement de la construction du Walhalla aux deux géants Fafner et Fasholt. (Cette histoire nous est racontée dans l’Or du Rhin [Rheingold].) Suite au vol de l’Or du Rhin par le gnome Alberich, Wotan propose aux géants cet or (qu’il va voler) en échange de Freia. Et c’est là que nous retrouvons le dragon du titre, puisqu’après avoir reçu l’or du Rhin, Fafner tue son frère Fasholt pour garder l’or et va se retirer dans une grotte, métamorphosé en dragon pour mieux veiller sur son or.

Wagner Das Rheingold FreiaCliquez sur Freia, ses pommes, et Wotan

On trouve une pomme plus récente dans la légende de Guillaume Tell, mise en musique par ROSSINI. Au troisième acte, Guillaume n’ayant pas voulu se prosterner devant le chapeau du bailli Gessler, le bailli le fait arrêter avec son fils Jemmy, et demande qu’on place une pomme sur la tête de celui-ci, Guillaume devant transpercer cette pomme avec une flèche (ce qui est très dangereux, n’essayez pas ce tour à la maison).

Rossini Guillaume Tell Ah que ton âme se rassure (Jemmy)Cliquez sur l’image

Rossini était un fin gourmet et aimait donner des noms de ses œuvres à ses créations culinaires, c’est donc très logiquement qu’il a appelé une recette de Tarte aux pommes « Tarte Guillaume Tell ».

On retrouve Offenbach avec son opérette Pomme d’Api (1873).

Offenbach Pomme d'ApiCliquez sur l’image

Quand les explorateurs occidentaux sont revenus d’Extrême-Orient avec des oranges, ce fruit inconnu chez nous a été appelé « pomme de Chine » ou « pomme d’orenge ». On en trouve trace dans l’opéra de PROKOFIEV, l’Amour des trois oranges.

Prokofiev 3 oranges NinetteCliquez sur la princesse Ninette et le prince

(Source principale [pour la mythologie] : Encyclopédie des Symboles, le Livre de poche, collection la Pochothèque, 2013.)

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Divers, Maria Callas, Mythologie

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 5 – LA JALOUSIE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil et la gourmandise, la luxure et l’avarice, la jalousie est donc le cinquième péché capital.

La jalousie, c’est le désir porté à l’extrême de posséder quelque chose ou quelqu’un que l’on n’a pas. Dans le domaine amoureux, c’est l’illusion que la personne aimée en aime un autre.

On rencontre beaucoup d’histoires d’amour à l’opéra, c’est même un des moteurs principaux des livrets. Malheureusement, ces histoires d’amour sont parfois accompagnées par ce revers de la médaille amoureuse qu’est la jalousie.

L’archétype du jaloux est probablement le général vénitien Othello, dont l’histoire nous est narrée par SHAKESPEARE. La jalousie (amoureuse) d’Othello est attisée par la jalousie (d’ambition) du traître Iago, qui s’arrange pour faire croire à Othello que sa femme Desdémone le trompe. Évidemment, tout cela se terminera mal pour les protagonistes de cette histoire. ROSSINI et VERDI ont tous les deux porté ce drame à l’opéra. (D’après l’Encyclopédie Universelle des Jeux de Mots Pourris [EUJMP], ce serait depuis cette histoire qu’on parle des jalousies de Venise.)

otello nun mi temaCliquez sur Otello

Dans l’antiquité grecque ou romaine, il n’est pas rare de trouver des jaloux ou des jalouses chez les dieux. Ainsi de la jalousie de Junon, la femme de Jupiter que celui-ci trompait allègrement. Le ressort dramatique de Platée (1745) de RAMEAU est justement un piège que Jupiter tend à sa femme pour la punir de sa jalousie.

Dans Atys (1676) de LULLY, la reine des dieux, Cybèle, jalouse de l’amour d’Atys pour Sangaride décide de se venger. Par un enchantement, elle s’arrange pour qu’Atys, se croyant attaqué par une bête furieuse, tue Sangaride de sa propre main.

Lully Atys Toi qui portes partout et la rage et l'horreurCliquez sur Atys

Environ un siècle plus tard, c’est la jalousie de Diane qui prend à peu près la même forme dans Céphale et Procris (1773), de GRÉTRY. En effet, la nymphe Procris, qui était au service de Diane a quitté ce service pour l’amour de Céphale. Aidée de la déesse Jalousie, Diane s’arrange pour que Céphale, se croyant attaqué par une bête furieuse, tue Procris qu’il n’a pas reconnu. Mais heureusement, Amour veille et fait renaître Procris qui se jette dans les bras de Céphale.

Grétry Céphale et Procris Ballet des nymphes de DianeCliquez sur l’image

(Qu’il me soit permis ici de citer une anecdote personnelle, si je connais cet opéra de Grétry, pourtant peu connu, c’est parce que j’ai eu l’occasion de le chanter. C’est même la seule fois de ma vie où j’ai chanté à l’Opéra Comique, à Paris.)

En 1733, c’est la jalousie de la reine Phèdre qui s’exerce dans Hippolyte et Aricie de Rameau. Hippolyte aime Aricie, une prêtresse de Diane qui a renoncé à ses vœux de chasteté au service de la déesse. Mais Phèdre, la belle-mère d’Hippolyte aime celui-ci, et quand elle se rend compte qu’il en aime une autre, sa fureur jalouse éclate.

Rameau Hippolyte et Aricie final Ma fureur va tout entreprendreCliquez sur l’image

Quittons à présent la mythologie pour nous rapprocher des humains.

Dans Les Pêcheurs de perles (1863) de BIZET, quand Leïla vient voir Zurga pour lui demander de sauver Nadir, la jalousie de Zurga prend le dessus sur son amitié et il confirme la condamnation à mort de Nadir.

Bizet Les Pêcheurs de perles Je frémis, je chancelleCliquez sur Zurga et Leïla

Dans Tosca (1899) de PUCCINI, Flora Tosca laisse éclater sa jalousie quand elle découvre le portrait que son amant, le peintre Cavaradossi, a peint dans la chapelle qu’il décore.

Puccini Tosca Quale occhioCliquez sur Tosca

Les choses ne s’arrangent pas au XXe siècle (l’humain reste humain) avec l’introduction des avancées de la psychologie dans les livrets d’opéra, ainsi dans Jenufa (1903) de JANACEK, Laca, le demi-frère de Steva est jaloux de l’amour de Jenufa pour Steva, et il la blesse au visage avec son couteau, la défigurant.

Janacek Jenufa Jak razm vsecko (final acte I)Cliquez sur Jenufa et Laca

Et chez BERG, dans Wozzeck (1922), le monde (déjà fragile) du héros s’écroule quand il apprend que sa femme Marie le trompe avec le major. Pris de folie, il la tue par une nuit de pleine lune.

Berg Wozzeck Acte 3 scène 2Cliquez sur l’image

Je vais m’arrêter ici sur ce thème des scènes de jalousie à l’opéra, mais j’aurais largement de quoi écrire un second billet dessus.

Et retrouvez un autre péché capital avec la colère.

(Et si vous voulez plus de scènes de jalousie à l’opéra, cliquez donc sur le lien « Scènes de jalousie à l’opéra).

Agenda Ironique, Fantaisie, Mythologie

POLYPHÈME (ET ULYSSE…)

Ce mois-ci, l’A.I. est organisé par Laurence Délis sur son blog Palettes d’expressions.

Pour l’agenda ironique que j’accueille avec plaisir ce mois-ci, je vous propose « Un bruit étrange et beau »

De cette phrase tirée du titre du roman graphique de ZEP, vous avez toute latitude pour écrire ce qu’elle vous inspire, sous la forme qui vous convient : récit, poésie, article, dialogue, photo, collage, conte, légende, ou toute autre idée qui vous traverse. Deux contraintes seront cependant à intégrer :

« Un bruit étrange et beau »

ainsi que trois mots : cyclo-pousse – île – poirier.

Voir le lien cidsous :

Un bruit étrange et beau (agenda ironique) | Palette d’expressions-Laurence Délis (wordpress.com)

Sur son île, dans sa caverne, le cyclope Polyphème entendit un bruit étranger, beau comme le chant aviné de marins en goguette. C’était Ulysse et ses compagnons qui s’étaient aventurés dans sa grotte, et avaient festoyé sur place avec la nourriture du cyclope, buvant force amphores de vins aigrelets et vidant moult pots à rillettes.

Wagner Le Vaisseau fantôme Steuermann, lass die WachtCliquez sur les marins en goguette

Polyphème, fort courroucé, roula une pierre devant son antre, et demanda son nom à Ulysse, qui répondit « Personne » (il est futé, Ulysse). Ulysse l’enivra et, profitant de son sommeil, lui creva l’œil à l’aide d’un épieu rougi au feu. On entendit alors crier le cyclope « Oussque t’es, Personne ? montre-toi si tu es un homme ». Mais personne ne lui répondit. Ulysse et ceux de ses compagnons qui n’avaient pas encore été boulottés par Polyphème réussirent à sortir de la caverne, en se cachant sous le ventre de ses moutons, quand ceux-ci sortirent de la grotte.

Cette histoire nous est contée à peu près dans ces termes par HOMÈRE dans son Odyssée, qui raconte les heurs et malheurs d’Ulysse lors de son retour dans sa patrie. La dernière partie de ce périple nous est racontée par MONTEVERDI dans son Retour d’Ulysse dans sa Patrie (Il ritorno d’Ulisse in patria sua).

Monteverdi Le retour d'Ulysse dans sa patrie Illustratevi O CieliCliquez sur Pénélope et Ulysse

C’est un autre épisode de la vie de Polyphème, rapporté par OVIDE dans ses Métamorphoses, que LULLY met en musique dans sa pastorale héroïque Acis et Galatée. Le cyclope, amoureux de la néréide Galathée, est jaloux d’Acis et l’écrase sous un rocher.

Lully Acis et GalatéeCliquez sur l’image

Cliquez sur l’image

En 1700, c’est CLÉRAMBAULT qui publie sa cantate Poliphème.

Clérambault PoliphèmeCliquez sur le terrible cyclope

Alors que HAENDEL écrit, lui aussi, une pastorale : Acis and Galatea (1732) toujours d’après Ovide.

Haendel Acis and Galatea O ruddier than the cherryCliquez sur le terrible cyclope

Plus près de nous, le Breton Jean CRAS écrit le rare opéra Polyphème (1914).

Cras Polyphème Acte I Elle dortCliquez sur l’image

(Source principale : Dictionnaire des personnages, Bouquins Laffont 1984.)

Compositeurs, Jazz, littérature, Mythologie

Igor STRAVINSKY (1882 – 1971)

Il y a 50 ans ce 6 avril 2021 disparaissait Igor STRAVINSKY, une des figures majeures de la musique du XXe siècle.

Je dois avouer que quand j’ai commencé mon travail sur l’opéra, le nom de STRAVINSKY ne s’est pas spontanément imposé à moi. Et pourtant, ses compositions dans le domaine des histoires racontées en musique sont importantes.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture

Compositeur né en Russie, élève de RIMSKI-KORSAKOV, il vient à Paris en 1910 où il se fait très vite reconnaître par ses musiques écrites pour les ballets russes de DIAGHILEV. Dès 1910, c’est l’Oiseau de feu,

Stravinsky l'Oiseau de feuCliquez sur la danse infernale du roi Katscheï

suivi en 1911 par Petrouchka, et surtout en 1913 le Sacre du Printemps, qui provoque un énorme scandale lors de sa création au Théâtre des Champs-Élysées tout récemment inauguré.

Stravinsky le Sacre du prinyemps (Béjart)Cliquez sur le ballet

Contemporain de ces ballets qui sont peut-être les œuvres les plus connues de Stravinsky, il écrit un conte lyrique, Le Rossignol (1908 – 1914).

Outre ces trois classiques, Stravinsky a eu par ailleurs dès 1910 un projet de ballet avec COCTEAU, David, ballet qui deviendra finalement Parade, mais avec une musique de SATIE.

Après ses « années de jeunesse » où le bouillant Stravinsky a révolutionné la manière d’aborder les rythmes, le compositeur prend un virage pour revenir à des musiques qualifiées de néo-classiques. C’est ainsi que pour Pulcinella (1920), il s’inspire d’un thème de PERGOLÈSE (1710 – 1736.)

Stravinsky PulcinellaCliquez sur l’image

Après la révolution russe de 1917, il vit en France et en Suisse, et il écrit l’Histoire du soldat (1918) d’après RAMUZ, les Noces (1917 – 1923), un opéra-bouffe : Mavra (1922) d’après POUCHKINE, Oedipus Rex (1927) d’après SOPHOCLE et sur un livret de Cocteau, et Perséphone (1934) sur un livret de GIDE.

Pour les chœurs, il écrit la majestueuse Symphonie de Psaumes (1929 – 1930).

Stravinsky Symphonie de PsaumesCliquez sur l’orchestre

En 1940, il émigre aux États-Unis comme beaucoup de compositeurs européens, et il prendra d’ailleurs la nationalité américaine. En musique symphonique, il écrit la délicieuse Symphonie en trois mouvements (1945).

Stravinsly Symphonie en trois mouvementsCliquez sur le first movement

Cette même année, il écrit pour le clarinettiste de jazz Woody HERMAN le Concerto pour clarinette « Ebony concerto ».

Stravinsky Ebony concertoCliquez sur le chef d’orchestre et le clarinettiste

Sa période néoclassique s’achève vers 1950, après The Rake’s Progress (1948) sur un livret de W.H.AUDEN, un des librettistes de BRITTEN.

Stravinsky The Rake's ProgressCliquez sur Tom Rakewell et Ann Trulove

Il commence alors sa troisième période, plus formelle, où il se rapproche d’un sérialisme à la WEBERN.

Stravinsky meurt le 6  avril 1971 à New York.

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ELEKTRA, de STRAUSS (1907 – 1908)

Premier des opéras de Richard STRAUSS sur un livret de Hugo von HOFMANNSTHAL, Elektra a été composé en 1908, d’après la tragédie de SOPHOCLE, et créé à Dresde en 1909. C’est, aussitôt après Salomé (créé en 1905), le deuxième opéra mettant en scène une femme quasi hystérique, et la danse finale d’Elektra n’est pas sans rappeler la « danse des sept voiles » de Salomé. Le rôle-titre est souvent considéré comme un des plus éprouvants (pour la chanteuse) du répertoire, dans son post-wagnérisme apocalyptique.

Cette œuvre ne comporte qu’un acte.

Le pitch : Après le meurtre d’Agamemnon par sa femme Clytemnestre, Électre, sa fille, n’aspire qu’à la vengeance de la mort de son père. Au retour de son frère Oreste, elle pousse celui-ci à accomplir leur vengeance commune.

Argument : Dans son palais à Mycènes, les servantes commentent l’attitude d’Électre, enfermée dans sa solitude.

Strauss Elektra AlleinCliquez sur Électre

Chrysothémis, la sœur d’Électre, vient la prévenir que Clytemnestre et son amant Egisthe veulent la jeter au cachot. Elle lui demande de renoncer à sa vengeance et de reprendre une vie normale. Électre s’enfuit alors qu’arrive la reine.

Clytemnestre paraît, hantée par son crime qui l’empêche de dormir. Elle demande à sa fille comment elle pourrait retrouver le sommeil. Électre lui suggère un sacrifice, le sien propre, de la main de son fils Oreste. Emportée par son désir de vengeance, Électre va jusqu’à lui annoncer sa mort, tuée par la hache même qui a servi à assassiner Agamemnon.

Strauss Elektra ClytemnestreCliquez sur Électre et Clytemnestre

Une servante les interrompt pour glisser un mot à l’oreille de Clytemnestre. Celle-ci éclate d’un mauvais rire, et entre dans le palais, laissant Électre dans l’expectative.

Clytemnestre ressort du palais, annonçant la mort d’Oreste. D’abord incrédule, Électre décide d’accomplir elle-même sa vengeance avec l’aide de sa sœur. Mais, Chrysothémis refusant un tel acte, elle se rend compte qu’elle devra le faire seule.

Un étranger arrive, qui cherche à parler à Clytemnestre. Électre lui dit qui elle est. L’étranger lui révèle alors qu’Oreste n’est pas mort.

Des serviteurs, qui ont reconnu l’étranger, se jettent à ses pieds. Électre reconnaît alors son frère Oreste.

Strauss Elektra OresteCliquez sur Oreste

Leurs retrouvailles, sur fond de désir de venger leur père, sont interrompues par le précepteur d’Oreste, qui vient lui dire qu’il est l’heure. Il entre alors au palais, laissant seul Électre. On entend à l’intérieur un cri de Clytemnestre. Électre incite Oreste à frapper encore.

Egisthe arrive à son tour. Comme il entre dans le palais, il est frappé à son tour par Oreste. Chrysothémis sort du palais et raconte à Électre le double meurtre qui vient d’avoir lieu, mais Électre, vengée, n’est déjà plus là, elle danse jusqu’à ce qu’elle tombe morte au sol.

Oreste quitte le palais, seul et en silence.

Strauss Elektra FinalCliquez sur Électre

(Source principale : les notes de Patrice CHÉREAU pour sa mise en scène du festival d’Aix en 2013 [et le DVD de ce spectacle].)

Mythologie, Nature

LES QUATRE ÉLÉMENTS (4) : L’AIR

Oups, je crois que j’ai raté le printemps il y a trois jours, et donc le quatrième billet lié à la symbolique des quatre éléments.

Après l’eau, l’élément symbolisant l’hiver, voici donc, puisque débute le printemps, un billet traitant de celui des quatre éléments (le feu – la terre – l’eau – l’air) qui symbolise cette saison. C’est à l’air que le printemps est associé.

L’air est ce qui sépare la terre du ciel, et assure ainsi le lien entre le monde matériel, la terre, et le monde spirituel, le ciel.

Cet élément est réputé chaud et humide, et il est associé au sang et au cœur.

Il représente la légèreté, et est associé au vent, puis par association au vent de l’esprit, c’est-à-dire le souffle qui anime toutes choses. Mais attention, le vent peut aussi se changer en tempête.

Dans la mythologie, l’air est le domaine des elfes.

Musicalement, on trouve un elfe dans le Didon et Enée de PURCELL, quand la sorcière en chef demande à un de ses elfes de prendre l’apparence d’Apollon pour tromper Enée et lui demander de quitter Carthage pour l’Italie (et y fonder une nouvelle cité.)

Purcell Didon et Enée la Caverne des sorcièresCliquez sur la sorcière

Restons avec Purcell et son King Arthur. Au début du cinquième acte, l’enchanteur Merlin invoque Éole, le dieu du vent pour faire cesser la tempête.

Purcell King Arthur The British Worthy (Acte V)Cliquez sur l’image

Dans Les Boréades de RAMEAU, la reine Céphyse doit choisir pour mari un descendant de Borée, le dieu du Vent, mais elle aime un étranger, Abaris, ce qui met Borée en fureur.

Rameau les Boréades Tout cède aux efforts de l'orage (la Tempête)Cliquez sur Abaris, abattu par la force de la tempête

Dans Idoménée de MOZART, le vent invoqué est nettement plus sympathique. Ilia, la fille de Prima prend la nature à témoin de sa douleur dans l’air » Zéphir léger et charmant » (« Zeffiretti lusinghieri »)

Mozart Idoménée Zeffiretti lusinghieriCliquez sur Ilia

L’air de la calomnie du Barbier de Séville de ROSSINI nous dit que la calomnie est comme un petit vent, qui nous caresse, puis s’amplifie en faisant de plus en plus de dégâts.

Rossini le Barbier de Séville air de la calomnieCliquez sur Bartolo et Basile

Dans La Walkyrie de WAGNER, c’est le souffle tiède du printemps qui fait naître l’amour entre Siegmund et Sieglinde.

Wagner La Walkyrie Chant du printempsCliquez sur le chant du printemps

Dans son Faust, GOUNOD fait appel à la brise légère pour introduire sa célèbre Valse.

Gounod Faust Ainsi que la brise légèreCliquez sur l’image

Et je vous ai réservé un petit cadeau bonus, comme d’habitude réservé à ceux qui ont eu le courage d’aller jusqu’au bout de ce billet.

Point d'interrogationNe cliquez sur ce cadeau bonus que si vous avez eu le courage d’arriver jusqu’ici