Contes et légendes, Mes opéras préférés

LA FEMME SANS OMBRE, de R. STRAUSS (1919)

La Femme sans ombre (Die Frau ohne Schatten) est un opéraen quatre actes de Richard Strauss créé le 10 octobre 1919 à Vienne. La possibilité d’écrire cette histoire fut évoquée des 1911, après la création du Chevalier à la rose. Hofmannsthal rêvait d’écrire un opéra qui serait à la Flûte enchantée, ce que le Chevalier à la Rose était aux Noces de Figaro.

L’élaboration de l’argument, particulièrement complexe, dura de 1911 à 1916. L’œuvre, qui prend ses sources dans les Contes de Grimm, les Mille et une nuits ou la Flûte enchantée et les mêle au symbolisme viennois de l’époque, fut achevée en 1917, mais ne fut représentée au Staatsoper de Vienne qu’en 1919, après la guerre.

Le pitch : La fille du seigneur des esprits a été capturée, sous la forme d’une gazelle, par l’empereur. Une fois mariée à l’empereur, devenue mortelle, il lui reste à devenir humaine mais pour cela, et pour pouvoir donner des enfants à l’empereur, il lui faut gagner l’ombre qu’elle n’a pas.

Acte I : Un messager de Keikobad, le seigneur des esprits, demande à la nourrice de l’impératrice si sa maîtresse a obtenu une ombre. Fille de Keikobad et d’une humaine, l’impératrice ne peut ni avoir d’enfants ni porter une ombre. Devant la réponse négative, il lui apprend alors que si elle ne se dote pas d’une ombre sous trois jours, elle devra retourner dans le monde des esprits avec la nourrice, tandis que l’empereur sera pétrifié.

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En sortant de la chambre de son épouse, l’Empereur annonce à la nourrice son intention d’aller chasser. Il se souvient de la façon dont il a conquis l’impératrice pour en faire son épouse : alors qu’il chassait une gazelle blanche qui ne projetait aucune ombre, les ailes de son faucon de chasse rouge ont aveuglé la gazelle. Lorsqu’elle est tombée et qu’il l’a attaquée avec une lance, l’animal s’est transformé en femme. Le faucon blessé était perdu. La rusée nourrice apprend que l’Empereur sera absent pendant trois jours. Il lui recommande de veiller sur sa femme et s’en va.

À son réveil, l’impératrice regrette la perte de son talisman, qui lui permettait de se métamorphoser. Elle se souvient du temps où elle vivait sous la forme d’une gazelle, et comment un faucon l’a blessée. Elle voit le faucon de l’empereur, qui lui annonce que son absence d’ombre condamne son époux à être pétrifié. Elle demande à sa nourrice de l’aider à se trouver une ombre. Celle-ci la prévient que pour cela, elles auront à descendre chez les terribles humains.

Descendues sur terre, elles arrivent chez le teinturier Barak. La femme de celui-ci se dispute avec les frères de son mari, réclamant qu’ils quittent la maison. Barak et sa femme sont mariés depuis trois ans, mais le teinturier ne lui a pas donné d’enfant, ce qu’il regrette. Barak quitte la maison.

L’impératrice et sa nourrice, déguisées en servantes, se présentent, et la nourrice, lui offrant bijoux et beaux habits, réussit à convaincre la femme de Barak de renoncer à son ombre et à sa descendance à venir.

Barak rentre à la maison, et la nourrice et l’impératrice quittent la femme, lui promettant de revenir la servir pendant trois jours, après quoi son ombre leur appartiendra, alors qu’elle pourra avoir en échange tout ce qu’elle veut. Elles sortent et on entend la voix des enfants à naître la suppliant de les laisser venir. Barak rentre et sa femme lui annonce que deux tantes viendront lui tenir compagnie, puis elle va se coucher.

Dehors, on entend le veilleur rappelant aux couples mariés qu’ils doivent transmettre le flambeau de la vie.

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Acte II : Le lendemain matin, une fois Barak parti, la nourrice et l’impératrice incitent la femme à tromper le teinturier avec un beau jeune homme que la nourrice fait apparaître par magie. Barak rentre du marché, étonné d’avoir fait des affaires inespérées, et interrompt la rencontre entre sa femme et le beau jeune homme. Heureux de sa bonne fortune, il invite les passants à manger chez lui, mais son épouse refuse sa nourriture.

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L’Empereur cherche sa femme, qui n’est pas au palais. Il retrouve son faucon rouge qui le mène jusqu’au palais, vide, ce qui éveille ses soupçons. Quand il voit rentrer discrètement l’impératrice et la nourrice, sa jalousie se renforce et il veut tuer sa femme.

La nourrice endort Barak et invoque l’esprit du jeune homme avec qui la femme du teinturier doit tromper son mari. Cette dernière crie, réveillant son époux, et elle lui reproche de ne pas savoir la protéger. L’impératrice, prise de compassion et voyant qu’elle met le couple en danger déclare que c’est elle qui devrait être pétrifiée. La femme de Barak révèle alors à son époux qu’elle a vendu son ombre et sa maternité. Et en effet, sa femme n’a plus d’ombre. Barak menace de tuer sa femme. L’impératrice renonce alors à cette ombre mal acquise. La terre s’ouvre, séparant Barak de son épouse, tandis que la nourrice met l’impératrice en lieu sûr.

La troisième nuit est venue. La nourrice craint d’avoir encouru la colère de Keikobad, mais le démon du mal la pousse à poursuivre ses manigances. L’Impératrice a réfléchi : elle veut rester chez les humains. La femme du teinturier se jette sur Barak en lui avouant son infidélité. Barak et ses frères constatent que la femme n’est plus la même : elle a vendu son âme et son ombre. Furieux, le teinturier veut la tuer, mais ses frères le retiennent. La nourrice encourage l’impératrice à voler l’ombre désormais sans propriétaire, mais l’impératrice refuse, car elle a acquis une émotion humaine, la compassion. La Nourrice ramène l’Impératrice dans le monde des esprits. Barak et son Épouse restent en arrière, déconcertés.

Cliquez sur l’acte II

Acte III : Barak et sa femme sont séparés par un mur très épais dans une grotte. La femme entend les voix des enfants non nés. Son époux l’encourage à ne pas faiblir, leur amour est toujours vivant. Des voix lointaines les incitent à grimper sur des rochers, d’où ils pourront voir le promontoire sur lequel la nourrice et l’impératrice se sont réfugiées, grâce à une barque magique.

La nourrice essaie à nouveau de séparer Barak et sa femme, ce pour quoi le messager la condamne à errer sans fin. L’impératrice refuse de boire l’eau aux reflets d’or qui lui permettrait d’avoir une ombre. Elle préfère appartenir au genre humain. L’empereur lui apparaît : il est presque entièrement pétrifié, à l’exception d’un œil avec lequel il essaie encore de la contempler. Il l’enjoint de ne pas le sauver au détriment des deux humains. Ce renoncement provoque un miracle, une ombre s’étend à ses pieds, et l’empereur revient à la vie. La voix des enfants non nés se joint avec allégresse à celle de Barak et de sa femme.

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Contes et légendes

LA LÉGENDE ARTHURIENNE

Comme beaucoup de grandes œuvres littéraires, la légende arthurienne a suscité son lot d’opéras au travers des siècles.

Arthur, Merlin, Viviane, Morgane, Lancelot. Ces noms font rêver, mais qui se cachaient derrière ces noms ?

Arthur était, au Ve siècle, roi de Bretagne. Une fois par an, il réunissait à sa cour les meilleurs chevaliers de son temps autour d’une table ronde, chacun étant là pour raconter ses exploits.

Le premier et le plus célèbre des opéras sur Arthur est certainement le King Arthur (1691) de Purcell.

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En France, Chausson a écrit un Roi Arthus (1886 – 1895).

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Marcel Samuel-Rousseau a écrit Le roi Arthur en 1903.

Arthur était marié à Guenièvre, qui le trompait avec Lancelot du lac. Plus tard, sur les conseils de son ami Merlin, Arthur transformera la fameuse table ronde pour en faire celle où les chevaliers, devenus protecteurs du Graal, se réunissaient une fois par an, pour célébrer le mystère pascal.

L’opéra le plus connu sur ce mystère pascal est le Parsifal (1877-1882) de Wagner, avec son préquel Lohengrin (1845-1848).

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Isaac ALBENIZ compose l’opéra Merlin en 1909.

Albeniz Merlin
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Hervé, rival et ami d’Offenbach, a écrit l’opérette Les Chevaliers de la Table ronde  (1867).

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Arthur avait une sœur, ou une demi-sœur, selon les légendes : la fée Morgane (en italien Fata Morgana). Morgane avait été initiée à la magie par Viviane, une fée dont la beauté avait le pouvoir de déclencher l’amour même chez le plus sage des hommes. Un jour qu’elle se promenait dans la forêt de Brocéliande, elle croisa Merlin, en qui elle reconnut le plus sage des hommes. Elle manœuvra alors de manière à acquérir de celui-ci tous les secrets de sa magie.

À la fin du cycle arthurien, quand Arthur est mortellement blessé, Morgane l’emporte chez elle, sur l’île d’Avalon, une île à la frontière entre la Terre et le monde des morts.

Plus tard, Viviane, encore appelée la Dame du lac, enleva le jeune Lancelot à la mort du père de celui-ci et l’emporta au plus profond de son lac où elle l’éleva en science et en sagesse, faisant de lui un véritable chevalier. La fée Viviane a inspiré, via Walter Scott, La Dona del Lago (La Dame du lac) (1819) de Rossini et on retrouve la fée Morgane (Fata Morgana) dans l’Amour des trois oranges (1919) de Prokofiev.

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Dans le Roland furieux de l’Arioste, Morgana est la sœur de la magicienne Alcina et on la trouve naturellement dans la kyrielle d’opéras inspirés par ce roman, comme dans l’Alcina de Haendel.

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(Sources principales : Dictionnaire des personnages, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1999.)

Contes et légendes, Mythologie

OBÉRON

Obéron est un personnage de la littérature anglo-saxonne. Roi des elfes, il apparaît sous le nom d’Alberich dans la littérature germanique. Dans Huon de Bordeaux, roman du XIIIe siècle, Aubéron (sic) est condamné à être nain et bossu.

Dans la traduction anglaise de Huon de Bordeaux, Aubéron devient Oberon, et c’est Shakespeare qui lui assigne son rôle pour l’éternité en en faisant l’époux de Titania, la reine de fées, dans le Songe d’une nuit d’été (1590). Oberon joue alors le rôle de Cupidon, et c’est muni d’un lys, fleur symbole de la pureté, qu’il fait naître le sentiment amoureux chez les amants qu’il veut favoriser.

En 1611, Ben Jonson écrit un masque, Oberon, the fairy Prince, dont la musique est signée Ferrabosco.

À la fin du XVIIe siècle, on retrouve les personnages d’Oberon et de Titania dans le semi-opéra the Fairy Queen (1692) de Purcell.

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En 1826, c’est pour Londres que Weber écrit son dernier opéra, Oberon.

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Sous son nom germanique d’Alberich, c’est un des personnages principaux de la Tétralogie de Wagner.

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En 1960, Britten écrit son Songe d’une nuit d’été.

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Le dernier avatar musical (à ce jour) d’Oberon est celui d’Astor Piazzolla avec son El sueno de una noche de verano (1986).

Cliquez sur Oberon final

(Source principale : Dictionnaire des personnages, Laffont-Bompini, éditions Robert Lafont, collection Bouquins, 1999).

Animation 1, Écrivains, Contes et légendes, littérature

HANS CHRISTIAN ANDERSEN (1805-1875)

Hans Christian Andersen est né à Odense, au Danemark, le 2 avril 1805, dans une famille modeste. Son père meurt quand il a 11 ans. Très jeune, Hans Christian s’intéresse au théâtre. Il est également doté d’une belle voix, et prend des cours de chant. En 1822, grâce au directeur du Théâtre royal, Jonas Collin, qui l’avait pris en amitié, Andersen obtient une bourse d’études et entre au collège, à l’âge de 17 ans !

En 1827, ses premiers poèmes sont publiés dans un journal. En 1828, c’est un récit de voyage qui est publié, le Voyage à pied à Amager. Après une parution en journal, le Voyage paraît en livre et rencontre un beau succès.

En 1833, Andersen voyage en Allemagne où il rencontre le compositeur Louis Spohr, avant de se rendre à Paris où il fait la connaissance de Cherubini et de Heine. Il poursuit son périple par la Suisse et l’Italie.

Quand il vit au Danemark, il est très proche de la famille de Collin, dont il tombera amoureux de la fille, Louise. Cet amour demeurera sans suite.

En 1835, Hans Christian publie un recueil de Contes de fées.

En 1847, lors d’un voyage en Angleterre, il est accueilli par Charles Dickens.

À partir de 1860, Andersen est reçu par la famille royale du Danemark, où il lit des contes aux enfants royaux.

En 1867, il est nommé citoyen d’honneur de la ville d’Odense. C’est le début de sa reconnaissance par le Danemark. Il renonce peu à peu à ses voyages partout en Europe.

Hans Christian Andersen meurt d’un cancer du foie à Copenhague le 4 août 1875, à l’âge de 70 ans.

Ce n’est pas par ses romans, encore moins par ses pièces de théâtre qui n’ont jamais rencontré le succès, que le nom d’Andersen nous est resté. Son legs à l’humanité, ce sont ses contes, qu’il a écrits de 1832 à 1848. Une bonne partie d’entre eux ont été mis en musique.

La princesse au petit pois (1835), premier des trois contes de Gérard Pesson. Opéra pour enfants de Ernst Toch (1927).

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La petite sirène (1837), ballet de Henriques (1906), film de Disney (2007) et Ponyo sur la falaise de Miyazaki (2008). Le sujet de la petite Sirène est proche de celui d’Ondine (1816) d’E.T.A. Hoffmann, qui inspirera à Dvorak sa Rusalka.

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Les habits neufs de l’empereur (1837) Gyorgi Ranki (1953)

Le vaillant soldat de plomb (1838) ballet de Balanchine sur la musique de Jeux d’enfants de Bizet (1975).

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Le jardin du paradis (1839) a inspiré à Debussy Ce qu’a vu le vent d’ouest.

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Le vilain petit canard (1842) mis en musique par Prokofiev (1914)

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Le Rossignol et l’empereur de Chine (1843) adapté par Stravinsky (1909).

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La reine des neiges (1844) opéra de Sergeï Banevitch (1979) et film de Disney (2013).

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La bergère et le ramoneur (1845) a fait l’objet du dessin animé de ce nom par Paul Grimaud et Jacques Prévert (1953), repris sous le nom de le Roi et l’Oiseau avec une musique de Joseph Kosma.

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La petite fille aux allumettes (1845) a suscité deux opéras de August Enna (1897) et de Helmut Lachenmann (1996).

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Contes et légendes, Mes opéras préférés

DOKTOR FAUST, de BUSONI (1916-1924)

Doktor Faust est un opéra en trois tableaux, deux prologues et un intermezzo de Ferrucio Busoni. Busoni a écrit lui-même son livret. Doktor Faust a été créé à Dresde le 21 mai 1925. C’est une des nombreuses adaptations musicales du mythe de Faust.

Avant de porter son choix sur le docteur Faust, Busoni avait songé à Léonard de Vinci, le « Faust italien », ou Don Juan. Pour son « opera ultima », il a réutilisé des matériaux musicaux préexistants au livret, comme le Nocturne symphonique ou la Sonatina seconda. Busoni travaillera à son Doktor Faust de 1916 à 1924, et le laissera inachevé à sa mort, le 27 juillet 1924.

Premier tableau : Alors que Faust travaille dans son bureau quand Wagner lui annonce que trois étudiants de Cracovie viennent le trouver. Faust ne veut recevoir personne, mais à l’évocation d’un livre, le Clavis Astartis Magica, il se ravise et les fait entrer. Les étudiants remettent à Faust une clef, une lettre et un livre.

À minuit, Faust commence les incantations et six démons apparaissent. Faust veut connaître leurs pouvoirs, mais les réponses de cinq premiers ne le satisfont pas. Sa peur cède la place à l’arrogance : tout ça pour ça ? Il veut se remettre au travail quand le sixième démon se manifeste : « Faust, je suis rapide comme la pensée ». C’est Méphistophélès qui promet à Faust d’exaucer tous ses vœux s’il promet, après sa mort, de le servir. Faust commence par refuser, mais Méphistophélès le met face à sa réalité : les créanciers menacent, le frère de Marguerite, que Faust a déshonorée, le poursuit pour la venger, et le bûcher le menace. Faust finit par accepter le pacte avec le diable.

Scène principale : Dans une cathédrale, le frère de Marguerite veut se venger de celui qui a souillé sa sœur. Méphistophélès dit à Faust de se débarrasser de lui, mais Faust refuse de se salir les mains. Méphistophélès fait tuer le frère par des soldats, et porte cette mort au compte de Faust.

À la cour du duc de Parme, les fêtes battent leur plein quand le maître de cérémonie annonce l’arrivée d’un étranger peu rassurant, le docteur Faust. La duchesse de Parme demande qu’on le fasse entrer. La duchesse est ravie, le duc moins. Faust exerce sa magie diabolique pour séduire la duchesse, faisant apparaître successivement le roi Salomon, et la reine de Saba, Samson et Dalila, et Salomé et Saint-Jean-Baptiste. Le duc fait cesser le jeu mais il est trop tard, la duchesse est sous l’emprise de Faust.

Intermezzo et deuxième tableau :

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Dans une taverne, les étudiants mènent une joyeuse vie quand une dispute éclate entre les étudiants catholiques et les étudiants protestants. Faust essaie de concilier leurs points de vue.

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Aux étudiants qui l’interrogent sur sa vie amoureuse, il raconte qu’il a séduit une duchesse avant de l’abandonner. Méphistophélès intervient alors, tendant à Faust le cadavre d’un nourrisson, fruit de ses amours avec la duchesse. Méphistophélès met le feu à ce qui se révèle n’être qu’une poupée de paille, faisant apparaître Hélène, symbole de la beauté féminine. Faust veut l’étreindre, mais l’apparition Hélène s’évanouit, le laissant seul.

Les trois étudiants de Cracovie reviennent pour récupérer la clef, le livre et la lettre. Faust leur dit qu’il ne les a plus, qu’il les a brûlés. Les étudiants sortent, en prédisant à Faust sa mort prochaine.

Dernier tableau : Faust se retrouve à son point de départ. Wagner a pris sa place à l’université. Faust veut accomplir une dernière bonne action. Il s’approche d’une mendiante, qui n’est autre que la duchesse, qui lui remet son enfant. Revivant son passé, il reconnaît que ni Dieu ni diable ne peuvent l’absoudre de ses responsabilités. Il parle à l’enfant : « Tu redresseras ce que j’ai édifié de travers et tu réaliseras ce que j’ai omis de faire ». Faust meurt.

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(Source principale : la création en France à l’Opéra de Paris d’avril 1989, et le programme associé.)

Et si vous voulez plus de Doktor Faust, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez encore plus de Doktor Faust
Contes et légendes, Mythologie, Nature

SOUS L’OCÉAN

Qu’y a-t-il sous l’océan ? Tout le monde s’est posé la question un jour ou l’autre. Et si la réponse nous venait des compositeurs.

Parmi les figures marines qui nagent sous la surface figurent les redoutables sirènes, dont le chant sublime attirait les marins, qui se jetaient à l’eau pour les rejoindre et se noyaient. On trouve un duo de sirènes dans le King Arthur(1691) de Purcell (Two daughters…) suivi du sublime « How hapy the lovers ».

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Lili Boulanger aussi a mis en musique Les Sirènes.

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Et que dire de ces Sirènes de Cécile Chaminade ?

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Debussy, lui, nous offre cette Cathédrale engloutie.

Cliquez sous la cathédrale

Et Lalo a mis en musique la légende de la ville d’Ys, engloutie sous les eaux, dans son Roi d’Ys.

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Et pour ceux zet celles qui aiment les bonus surprise mystère, vous pourriez aimer celui-ci :

Cliquez sur le bonus surprise mystère
Contes et légendes, Mes opéras préférés

LA NONNE SANGLANTE, de GOUNOD (1854)

La Nonne sanglante est le deuxième opéra de Gounod, écrit sur un livret de Scribe, et créé à l’opéra de Paris le 18 octobre 1854. Le livret avait initialement été écrit pour Berlioz, qui y renonça, et c’est à Gounod qu’il est revenu de le mettre en musique. Le personnage central est issu du roman gothique le Moine, de Lewis, et était très populaire au début du XIXe siècle.

Malgré un bon démarrage critique et populaire, le changement de directeur à l’opéra de Paris arrêta net sa carrière scénique, le nouveau directeur refusant de représenter une « pareille ordure ».

Acte I : L’action se passe en Bohème au XIe siècle. Alors que deux familles, les Luddorf et les Moldaw, se disputent, Pierre l’ermite obtient que les deux familles s’unissent avant le départ pour les croisades, Théobald de Luddorf devant épouser Agnès de Moldaw.

Cliquez sur Pierre

Malheureusement, Agnès et le cadet des Luddorf, Rodolphe, s’aiment. Les deux jeunes gens veulent s’enfuir à l’occasion de l’apparition d’un fantôme qui hante le château, la Nonne sanglante.

Acte II : Au milieu de la nuit, Rodolphe attend son Agnès. Croyant la voir apparaître, il jure fidélité à la femme voilée qui s’approche de lui.

Cliquez sur Rodolphe et la nonne

Mais ce serment fait, le château en ruines se transforme et un banquet apparaît, ainsi que des fantômes. C’est à la Nonne sanglante que Rodolphe a juré fidélité, et celle-ci veut maintenant épouser le malheureux jeune homme.

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Acte III : Rodolphe s’est réfugié chez des paysans. Un mariage entre Anna et Fritz, deux d’entre eux se prépare. Les paysans entrent en valsant et chantant.

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La fiancée de l’au-delà réclame toujours son dû à Rodolphe. Son page Arthur vient annoncer à notre héros que son frère Théobald est mort au combat. Rodolphe devrait donc pouvoir se marier avec Agnès.

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Pour qu’elle le délivre de son serment, la Nonne sanglante lui réclame qu’il fasse mourir l’homme qui l’a lâchement assassinée. Rodolphe accepte et attend qu’elle lui désigne son assassin.

Cliquez sur Rodolphe et la nonne

Acte IV : Rodolphe et Agnès s’apprêtent à célébrer leurs noces. Pierre appelle les familles à oublier les discordes passées. Mais la Nonne sanglante arrive et désigne son meurtrier. C’est Luddorf, le père de Rodolphe. Rodolphe s’enfuit, abandonnant Agnès, et les querelles entre les deux familles repartent de plus belle.

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Acte V : Le comte de Luddorf repentant est prêt à mourir pour sauver son fils. Il surprend un complot ourdi par les Moldaw pour tuer Rodolphe.

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Il entend une conversation entre Rodolphe et Agnès. Rodolphe a été maudit par la Nonne sanglante, et il s’apprête à partir en exil. Le père prend alors la place de son fils dans le piège qui lui était tendu et meurt. La Nonne, délivrée, demande la grâce de dieu et délivre Rodolphe de son serment.

(Source principale : les représentations de l’opéra-comique de 2018, et le programme associé.)

Compositrices, Contes et légendes, Divers, Mythologie

LES ANIMAUX FANTASTIQUES – 2 – SPHINX, SIRÈNES ET AUTRES.

Ayant récemment visité l’exposition Les Animaux fantastiques au Louvre-Lens, quelques idées de mise en musique me sont venues à l’esprit.

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, des créatures fantastiques hantent l’imaginaire collectif. La puissance imaginaire de ces créatures est toujours vivace aujourd’hui, où on la retrouve dans toutes sortes de médias modernes, comme le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo ou encore cette partie de la littérature que l’on appelle fantasy.

Les Métamorphoses d’Ovide.

Cinq animaux emblématiques peuplent l’exposition : Dragons, griffons, sphinx, licornes et phénix, mais d’autres créatures font également leur apparition.

J’ai déjà traité des dragons dans un premier billet sur les animaux fantastiques.

Le Sphinx : Le sphinx est un personnage central dans toutes les représentations mettant en scène Œdipe. Ainsi dans Œdipe, d’Enesco, la sphinge pose à Œdipe la question, « qu’est-ce qui est plus fort que le destin ? » Œdipe connaît la réponse, ce qui causera la mort de la sphinge.

Cliquez sur la sphinge

Le griffon : je n’ai pas trouvé de représentations des griffons dans le domaine musical.

Les licornes : Dans l’adaptation assez libre des aventures de Tintin par Spielberg, le Secret de la licorne, on retrouve Bianca Castafiore, le Rossignol milanais, pour qui le compositeur John Williams a écrit une partition.

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La Dame à la licorne est un ballet de Jacques Chailley chorégraphié par Heinz Rosen, dont les décors et les costumes sont signés Jean Cocteau.

Le phénix : …

Les autres animaux fantastiques : Parmi les autres créatures fantastiques, on trouve les sirènes. Les sirènes, dans la mythologie grecque, étaient des créatures marines mi-femmes, mi-oiseaux. Musiciennes, elles étaient dotées d’une voix telle que quand un marin les entendait, il était fatalement attiré vers elles et se noyait.

Cliquez sur les sirènes

Dans Alcina de Haendel, écrit d’après l’Orlando furioso, la magicienne Alcina transforme ses anciens amants en monstres affreux qui veillent sur son royaume enchanté. Heureusement, Ruggiero réussira à vaincre ses enchantements et à libérer les malheureux.

Cliquez sur Ruggiero libérant les malheureux

Dans la fameuse scène de la Gorge aux loups du Freischütz de Weber, scène où Max et Kaspar invoquent le diable à minuit dans une gorge perdue au fond de la forêt, toutes sortes d’animaux fantastiques font leur apparition.

Cliquez sur la fameuse scène de la gorge aux loups

Le Freischütz est dernier avatar du mouvement gothique et le premier opéra vraiment romantique. Comment dès lors ne pas penser aux loups-garous et autres vampires qui illustrent ce mouvement littéraire ?

Cliquez sur l’ouverture du Vampire de Marschner

Dans Les Trachiniennes, Sophocle nous raconte la mort d’Héraclès, tué par sa femme Déjanire qui, jalouse, a enduit la tunique de Nessus (un centaure vaincu par Héraclès dans ses douze travaux) du sang de l’hydre de Lerne (un autre monstre tué par Héraclès), pour le rendre fidèle. Malheureusement, c’est en revêtant cette tunique empoisonnée que le héros trouve la mort. Déjanire se tuera quand elle comprendra son erreur. Cette pièce a servi de base à Haendel pour son oratorio Hercules.

La légende de Déjanire a également été portée à l’opéra par Camille SAINT-SAËNS en 1898 aux arènes de Béziers. (Attention, rareté !)

Saint-Saëns DéjanireCliquez sur l’image

(Source principale : l’exposition Animaux fantastiques du Louvre-Lens, du 27 septembre 2023 au 22 janvier 2024.)

Et pour prolonger ce petit tour des animaux fantastiques, je vous propose de vous rendre sur les pages que l’éminent vexillologue qu’est John Duff a consacrées à ces aimables bestioles.

Cinéma, Contes et légendes, Mythologie

LES ANIMAUX FANTASTIQUES – 1 – LES DRAGONS

Ayant récemment visité l’exposition Les Animaux fantastiques au Louvre-Lens, quelques idées de mise en musique me sont venues à l’esprit.

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, des créatures fantastiques hantent l’imaginaire collectif. La puissance imaginaire de ces créatures est toujours vivace aujourd’hui, où on la retrouve dans toutes sortes de médias modernes, comme le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo ou encore cette partie de la littérature que l’on appelle fantasy.

Cinq animaux emblématiques peuplent l’exposition : Dragons, griffons, sphinx, licornes et phénix, mais d’autres créatures font également leur apparition.

Les dragons : Sponténement, quand on me dit dragon et opéra, je pense à Wagner et à son Siegfried où le géant Fafner, après avoir volé l’Or du Rhin, se métamorphose en dragon pour mieux veiller sur cet or, dans une grotte perdue au milieu de la forêt.

Cliquez sur Siegfried et le dragon

On peut noter que déjà dans l’Or du Rhin, le nain Alberich, à l’origine de la malédiction de l’anneau, se métamorphose d’abord en dragon, puis en crapaud. C’est sous cette forme que Wotan et Loge le capturent pour lui voler son anneau maudit.

Cliquez sur Alberich transformé en dragon

En cherchant un peu, on trouve aussi deux dragons dans Sémélé de Haendel. En effet, Sémélé habite un palais que Jupiter a fait construire pour elle, palais qui est gardé par deux féroces dragons. Pour pouvoir accéder à Sémélé, la jalouse Junon fait appel à Somnus, le dieu du sommeil, pour endormir ces dragons.

Cliquez sur Junon et Somnus

Au début de la Flûte enchantée de Mozart, un redoutable serpent, proche d’un dragon, attaque le prince Tamino.

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Dans l’Apocalypse de Jean, la lutte des anges contre le Dragon et la Bête de l’Apocalypse devient une lutte du bien contre le mal. Messiaen a illustré ce combat dans son Quatuor pour la fin du temps.

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Certains animaux fantastiques sont spécialisés dans la protection rapprochée des souverains. Sphinx et griffons gardent les trônes dans l’antiquité proche tandis qu’en Extrême-Orient, les dragons et les phénix protègent empereurs et impératrices.

Il y avait un très joli dragon chinois dans Nixon in China, et c’est d’ailleurs dans le costume du dragon que le chef d’orchestre Gustavo Dudamel est revenu sur scène lors des représentations de l’Opéra Bastille.

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(Source principale : l’exposition Animaux fantastiques du Louvre-Lens, du 27 septembre 2023 au 22 janvier 2024.)

Et à bientôt pour une nouvelle série d’animaux fantastiques.

Contes et légendes, Mes opéras préférés

ZÉMIRE ET AZOR, de GRÉTRY (1771)

Zémire et Azor est une comédie-ballet de Grétry, composée sur un livret de Marmontel. Elle a été créée en 1771 devant le roi (Louis XV) et la Dauphine (Marie-Antoinette). Cette pièce a connu un grand succès et a été jouée un peu partout en Europe.

Le pitch : la Belle et la Bête au pays des mille et une nuits. Un riche marchand, Sander, a trois filles : Fatmé, Lisbé et Zémire. Avant de partir en voyage sur la mer, il a promis à ses filles des bijoux et des parures. Zémire, elle, n’a demandé à son père qu’une rose. Après un naufrage, le marchand a tout perdu. Il est jeté sur la côte avec son serviteur, Ali, et se retrouve dans un palais aussi étrange qu’inquiétant. Voyant un rosier, il cueille la rose promise à Zémire quand un être affreux apparaît, en colère, lui demandant pourquoi il a volé une de ses roses. C’est Azor, qu’une fée a transformé en être hideux et repoussant. Il ne pourra reprendre forme humaine que s’il réussit à inspirer un amour sincère à une jeune fille, et croyez-moi, c’est mal parti pour lui !

Acte I : Après avoir été jetés sur la côte, Sander et Ali sont pris dans un orage. Ils se réfugient dans un palais, où un festin somptueux apparaît comme par magie. Voyant un rosier, Sander cueille une rose pour sa fille Zémire quand apparaît un monstre. C’est le prince Azor, maître de ce château. Sander explique qu’il ne pensait pas à mal et qu’il a cueilli cette rose pour sa fille. (Air: « la pauvre enfant »).

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Sander doit payer ce vol de sa vie, mais il obtient d’Azor de revoir ses filles, et si l’une d’elles veut prendre sa place, il aura la vie sauve.

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Acte II : Les trois sœurs attendent leur père et les cadeaux qui vont avec. Sander arrive, et leur annonce qu’il est ruiné.

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Alors que Fatmé et Lisbé se désolent, Zémire reçoit avec bonheur la rose promise par son père (Air : « Rose chérie »).

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Elle comprend que quelque chose le tracasse et, interrogeant habilement Ali, lui fait avouer le funeste pacte qui lie à Sander à Azor. Elle profite du sommeil de son père pour partir avec Ali chez Azor.

Acte III : Dans son palais, Azor se plaint du sort qu’une fée lui a infligé : seul un vrai amour pourra le délivrer de son apparence monstrueuse. Mais comment se faire aimer quand on est si laid ? Zémire arrive dans le palais, mais la vue d’Azor la fait frémir d’horreur. Pourtant, elle est prête à l’écouter si elle ne le regarde pas. Elle se laisse convaincre par la dignité et la douceur de son discours (Air : « du moment qu’on aime »),

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Zémire, émue, accepte de chanter pour lui (Air : « la Fauvette et ses petits »).

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Alors qu’elle s’inquiète de sa famille, Azor la fait apparaître dans un tableau magique, et Zémire peut constater que son père meurt d’inquiétude pour elle. Azor accepte de la laisser partir pour revoir son père, et lui confie un anneau magique. Elle doit revenir avant la nuit et si elle retire cet anneau, elle sera transportée dans le château d’Azor. Sinon, elle restera parmi les siens, et Azor, trahi, n’aura plus qu’à mourir.

Acte IV : Zémire rassure son père, et lui annonce son intention de retourner chez Azor, qu’elle appelle son ami. Son père, redoutant quelque diablerie, essaye de la retenir. Pendant ce temps, Azor se morfond en son château (Air : « le soleil s’est caché »).

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La nuit approche et Azor ne voit pas revenir Zémire. Soudain, celle-ci arrive, et Zémire finit par lui avouer son amour. Désormais, le charme est rompu, Azor redevient un prince tout à fait charmant, et offre à Zémire son amour et son trône. La fée fait revenir auprès d’elle sa famille, tout en proclamant la supériorité de la bonté sur la beauté.

(Source principale : la production de 2023 de l’Opéra-Comique, et le livret qui va avec.)