Après La Terre est bleue, de Paul Éluard, le poème « mis en musique » de ce mois est « Le Quai lembour », de Raymond Queneau. Ce poème est paru dans le recueil Courir les rues (éditions Gallimard, 1967).
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Après Réception d’Orion, de René Char, le poème « mis en musique » de ce mois est La terre est bleue, de Paul Éluard. Ce poème est paru en 1929.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
La terre est bleue comme une orange
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Jamais une erreur les mots ne mentent pas Ils ne vous donnent plus à chanter Au tour des baisers de s’entendre
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Les fous et les amours Elle sa bouche d’alliance Tous les secrets tous les sourires Et quels vêtements d’indulgence À la croire toute nue.
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Les guêpes fleurissent vert L’aube se passe autour du cou Un collier de fenêtres
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Des ailes couvrent les feuilles Tu as toutes les joies solaires Tout le soleil sur la terre
Leon Feodorovitch Tolstoïevski naît à Moscou le 1er avril 1821. Issu de la petite noblesse russe, son œuvre est traversée par de grands éléments mystiques.
On peut distinguer trois périodes dans son œuvre. Les années de jeunesse, les années où son socialisme est prêt à remplacer Dieu, et enfin le retour aux racines russes et à la religion orthodoxe.
À 16 ans, Tolstoïevski s’inscrit à l’université, étudiant les langues orientales puis le droit, mais il n’a pas réellement de goût pour des études qu’il interrompt rapidement et se consacre à la littérature.
Joueur impénitent, il dilapide dans sa jeunesse une partie de la fortune familiale au jeu. Mais un jour frappé par la misère dans laquelle vivent les serfs de ses parents, il renonce au jeu pour se consacrer à des tâches plus sociales. Léon a décrit ses années de joueur dans le Joueur idiot (1846). Le joueur idiot a fait l’objet d’un opéra écrit en 2013 par le compositeur russe Weinberg.
Entre 1866 et 1869, il se consacre à son premier grand succès, le Crime et la Paix. Dans cette œuvre, on voit un étudiant désargenté, Raskal Nikoff, s’engager dans l’armée russe pour fuir l’horreur d’un crime qu’il a commis sur une vieille usurière. Dans les faubourgs de Moscou, il rencontre l’amour avec la belle comtesse Anna Doubroveskaïa. Le Crime et la Paix a fait l’objet d’un opéra par Serge Prokofiev. On trouve aussi son influence chez Woody Allen dans les films Guerre et amour (Love and Death) (1975) et Crimes et Délits (1990).
Devant le succès rencontré par le Crime et la Paix, il s’attelle à une suite, Guerre et Châtiment. Guerre et Châtiment a inspiré à Sutermeister son célèbre Requiem.
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En 1873, Tolstoïevski commence Anna Kafénine, roman qu’il terminera en 1877. Sa rédaction a été retardée par une succession de drames familiaux, puisqu’il perd un de ses fils à l’âge de 18 mois, et le suivant à l’âge de 1 an. L’argument, amusant, en est celui d’un père exaspéré de voir sa fille boire du café toute la journée. Il réussit à la convaincre d’arrêter en la laissant se marier, mais la rouée sait bien qu’elle ne se mariera qu’à un homme qui la laissera boire autant de café qu’elle le voudra. Anna Kafénine fera l’objet d’un ballet de Chtchedrine et, par une remarquable anticipation, d’une cantate de Bach en 1732.
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En 1889, il publie la Sonate à Tolstoï, roman s’inspirant de la vie du compositeur Léon Tolstoï, et dont la vision des rapports homme-femme dans le couple reflète des positions que l’on qualifierait aujourd’hui de machistes. Sa femme Anna qui, en effet, est restée à la maison pour s’occuper des tâches domestiques et élever ses treize enfants, fera le point sur cette vision avec les écrits À qui la faute ? (éditions PUF, 2015) et Romance sans paroles. Romance sans paroles a été mis en musique par Félix Mendelssohn.
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Vers la fin de sa vie, Tolstoïevski se prend d’une vive passion pour une jeune femme de trente-huit ans sa cadette. Il relate cet amour dans le Journal d’un disparu, qui sera brillamment mis en musique par Léos Janacek en 1917.
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Léon Tolstoïevski meurt d’une pneumonie le 20 novembre 1910, à l’âge de 89 ans.
L’œuvre de Leon Feodorovitch Tolstoïveski a complètement disparu de l’histoire de la littérature depuis que Staline a décidé de la mettre à l’index pour formalisme excessif.
(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)
Retrouvez ici d’autres articles publiés un 1er avril :
Après Démons et merveilles, de Jacques Prévert, le poème « mis en musique » de ce mois est Réception d’Orion, de René Char. Ce poème est paru en 1975.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Après La Beauté, de Charles Baudelaire, le poème « mis en musique » de ce mois est Sables mouvants, de Jacques Prévert. Ce poème est paru en 1942 dans le film Les Visiteurs du soir, de Carnet et Prévert, avec une musique de Kosma.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Démons et merveilles Vents et marées Au loin déjà la mer s’est retirée
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Et toi Comme une algue doucement caressée par le vent
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Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles Vents et marées Au loin déjà la mer s’est retirée Mais dans tes yeux entrouverts Deux petites vagues sont restées
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Démons et merveilles Vents et marées Deux petites vagues pour me noyer
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Citations musicales :
Vents et marées : DebussyLa Mer, « Dialogue du vent et de la mer ».
Doucement caressée par le vent : Mozart, Idoménée , « Zéphyr léger et charmant » (« Zeffiretti lusinghieri »).
Thomas Corneille naît à Rouen le 20 août 1625. C’est le petit frère de Pierre Corneille qu’il suivra tout au long de sa vie.
Comme son grand frère, il fait des études de droit avant de s’orienter vers l’écriture.
Thomas se marie avec Marguerite de Lamperière, avec qui ils auront un enfant, François. Marguerite était la sœur de Marie, la femme de Pierre.
Lorsque Pierre quitte Rouen pour Paris, Thomas le suit. Il commence sa carrière littéraire par des comédies.
En 1656, il s’essaye à la tragédie avec Timocrate, qui connaît un très beau succès.
En 1675, il écrit la tragédie en musique Circé, une « pièce à machines », c’est-à-dire pleine d’effets spéciaux, qui était accompagnée d’une musique de Marc-Antoine Charpentier.
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En 1677, après la mort de Molière et à la demande d’Armande Béjart, il versifie le Festin de pierre (Dom Juan), de celui-ci.
En 1681, il écrit une pièce, La Pierre philosophale, avec une musique de scène de Charpentier. Peut-être à cause de son sujet ésotérique, cette pièce n’a aucun succès.
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Parmi les livrets d’opéra de Thomas Corneille, on peut citer Psyché (1678), mis en musique par Lully,
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Bellérophon (1679), écrit en collaboration avec Fontenelle et mis en musique par Lully,
Nous venons d’apprendre la mort, le 5 décembre 2024, du polymathe oulipien Jacques Roubaud, mathématicien, écrivain et poète, spécialiste des troubadours et/ou du sonnet.
Jacques Roubaud naît le 5 décembre 1932 à Calluire, dans le Rhône.
Il démarre des études littéraires, qu’il interrompt assez tôt. En 1944, il publie un premier recueil de poésies, Poésies juvéniles.
Laissant tomber les études de lettre, il se tourne vers les mathématiques, qu’il enseigne à Rennes, puis à l’université de Paris-Nanterre. Dès lors, des aspects formels mathématiques apparaissent dans son œuvre littéraire, rendant indissociables ces deux aspects de sa personnalité.
En 1966, Roubaud entre à l’Oulipo sous le parrainage de son ami Raymond Queneau. La trilogie de La belle Hortense (1985) est d’ailleurs une « suite » du roman Pierrot mon ami, de Queneau. Roubaud est également proche de Georges Perec, avec qui il écrit un Traité invitant à la découverte de l’art subtil du jeu de Go. À l’Oulipo, Roubaud est le créateur de la fameuse contrainte « Tout texte bâti suivant une contrainte doit contenir la description de cette contrainte ». Dans La Disparition, Perec se sert de textes écrits par Roubaud, dont le sonnet liminaire de ce roman, sonnet qui décrit, respectant ainsi le principe de Roubaud, la contrainte que Perec s’est imposée pour son gigantesque lipogramme en E.
Jacques Roubaud se marie en 1980 avec la photographe Alix Cléo, qui meurt en 1983. Roubaud transpose sa peine au travers de Quelque chose noir et du premier volume de son grand œuvre, Le Grand Incendie de Londres.
Le Grand Incendie de Londres (1989) est la première branche d’une sorte d’autobiographie qui en comprend six. Suivront La Boucle (1993), consacré à ses souvenirs d’enfance, Mathématique (1997) où il nous parle de ses liens avec Bourbaki et où il rend hommage à son maître Hadamas, Dans Poésie (2000), il revient à un autre de ses centres d’intérêt, puisque Roubaud, outre sa somme sur les poèmes des troubadours, a exploré la forme du sonnet et de l’alexandrin. La branche cinq, La Bibliothèque de Warburg (2002), Impératif catégorique (2008) constitue la deuxième partie de la branche 3 (Mathématique) et enfin la sixième branche, La Dissolution (2008).
En 1991, la compositrice Kaija Saarihao met en musique les Échanges de la lumière, et en 2004, elle écrit pour le violon Graal théâtre, d’après la pièce de Roubaud et Florence Delay.
En 2002, Roubaud travaille avec le compositeur François Sarhan pour qui il écrit la Grande Kyrielle du sentiment des choses.
En 2021, Roubaud est lauréat du prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre.
Jacques Roubaud meurt le 5 décembre 2024 à Paris, à l’âge de 92 ans.
En hommage à Jacques Roubaud, je vous propose une lecture orientée de l’Ode à la ligne 29 des autobus parisiens (2014), un formidable exercice de style oulipien.
Dans l’ode à la ligne 29 … (2014), il décrit ainsi tout ce qu’un voyageur qui emprunte de bout en bout cette ligne d’autobus peut observer.
C’est ainsi que, très vite, partant de Saint-Lazare, il passe par l’opéra (Garnier), où il évoque Falstaffou Don Juan.
Page 43, il passe par l’avenue E. Reyer, compositeur post-wagnérien auteur des opéras Sigurd et Salammbô.
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Page 48, il est bien question à nouveau d’opéra, mais il s’agit de la pâtisserie qui porte ce nom, et dédiée aux petits rats de l’opéra.
Page 66, il évoque Beaumarchais, et page 69, à propos d’Apollinaire, il cite « Le fleuve est pareil à ma peine, il s’écoule et ne tarit pas », du poème Marie si bellement mis en musique par Francis Poulenc.
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Page 70, il arrive à Bastille, dont il évoque l’opéra. Page 80, se rappelant son éducation musicale, il cite Bach, Beethoven, Mozart et les airs de Haendel, et poursuit page 81 avec les « contemporains » Brahms, Debussy, Bartok, Schoenberg et Webern.
Page 92, il cite le Fairy Queen de Shakespeare, mis en musique par Purcell,
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et enfin, arrivé vers le bout de la ligne, il arrive à l’arrêt Ravel dont il cite le Concerto pour la main gauche, écrit pour le pianiste Paul Wittgenstein.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Cliquez sur l’homme de pierre
Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
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Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poètes, devant mes grandes attitudes, Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études ;
Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
Cliquez sur la nuit paisible et sereine des amants
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Cliquez sur le miroir
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, a été baptisé le 15 janvier 1622 à Paris. Il est donc probablement né le 13 ou le 14 janvier.
En 1631, son père achète un office de tapissier et de valet de chambre du roi. En 1632, la mère de Molière meurt. Son père se remarie l’année suivante.
Molière suit des études de droit et devient avocat en 1640. En 1643 il fonde, avec d’autres comédiens, « l’Illustre Théâtre ». Au début, cette troupe connaît de graves difficultés financières. En 1645, ils partent en tournée en province.
En 1654, ils jouent à Lyon la première pièce de Molière, L’Étourdi. Cette pièce sera suivie en 1662 par Le Dépit amoureux. En 1658, la troupe s’installe à Rouen, sans doute avec l’espoir de revenir à Paris. Molière fait la connaissance de Corneille.
Fin 1658, la troupe joue à nouveau à Paris et obtient les faveurs du roi. Dans leur répertoire figurent des pièces de corneille. En 1659, Molière écrit sa troisième pièce, Les Précieuses ridicules, alors qu’en 1660, ce sera Sganarelle, ou le Cocu imaginaire.
En 1661, il fait jouer L’École des maris et crée le genre comédie-ballet avec Les Fâcheux. Lully compose une danse pour cette dernière pièce. (La comédie-balletest un genre qui s’apparente à l’opéra (voir l’arbre phylogénétique de l’opéra).
Début 1662, Molière se marie avec Armande Béjart, une actrice de la troupe de vingt ans sa cadette. À la fin de cette même année, on joue la première de L’École des femmes.
En 1664 naît le petit Louis, qui aura pour parrain le roi et pour marraine la duchesse d’Orléans. Louis ne vivra que dix mois. 1664 est l’année des fêtes des Plaisirs de l’île enchantée avec la comédie-ballet Le Mariage forcé et une musique de Lully. Plus tard, quand Molière se sera brouillé avec Lully, Charpentier écrira d’autres musiques pour Le Mariage forcé.
En 1665, c’est la création de Dom Juan et de L’Amour médecin. Molière a une petite fille, Esprit-Madeleine, ce sera le seul enfant qui lui survivra. Dom Juan suscitera un des plus fameux opéras de Mozart avec son Don Giovanni(1787).
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En 1666, Molière écrit Le Misanthrope et Le Médecin malgré lui. Il a de plus en plus d’ennuis avec son théâtre, qui est accusé d’immoralité. Alors que Molière a été malade en 1667, il fait jouer Georges Dandin et Amphitryon en 1668 et le Tartuffe début 1669. Le prolifique Grétry composera en 1786 son propre Amphitryon.
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Après Monsieur de Pourceaugnac en 1669 et Les Amants magnifiques début 1670, on joue Le Bourgeois gentilhomme à la fin de cette année. En 1671, c’est Psyché et Les Fourberies de Scapin.
Sa collaboration avec Lully, le musicien officiel de Louis XIV, porte notamment sur Monsieur de Pourceaugnac (1669), Le Bourgeois Gentilhomme (1670) et surtout Psyché (1671), pour le livret duquel il se fera aider par Thomas Corneille.
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En 1672, c’est la brouille avec Lully pour de sombres histoires de droits d’auteur (Lully a obtenu le privilège du roi pour l’impression de la musique qu’il composait, mais aussi des vers mis en musique par lui. Ainsi, une pièce de Molière mise en musique par Lully devenait propriété de Lully). Molière collaborera désormais avec Marc-Antoine Charpentier, notamment pour Le Malade Imaginaire (1673). C’est après une représentation de cette pièce que Molière meurt à Paris, le 17 février 1673, à l’âge de 51 ans. Un petit siècle plus tard, notre Gounod national écrira un opéra-comique d’après Le Médecin malgré lui (1858).
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Enfin, on trouve un dernier avatar de l’esprit de Molière dans l’opéra Ariane à Naxos (1912), de Richard Strauss, cet opéra étant censé être joué à la fin d’une représentation du Bourgeois Gentilhomme.