Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs », destiné à vous faciliter la recherche par thème.




































































































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What happened between Joan of Arc and Bluebeard ?
Quel curieux rapprochement que celui de Jeanne d’Arc et de Barbe Bleue. Il prend pourtant son sens quand on sait qu’un des modèles historiques de Barbe Bleue était Gilles de Rais, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent Ans et nommé maréchal de France, mais aussi violeur et égorgeur de petits enfants.
On peut noter que les deux personnages de Gilles de Rais et de Barbe-Bleue ont fait l’objet d’un album de la série de bande dessinée Jhen, série créée par Jacques Martin (Alix, Lefranc) et dessinée par Pleyers.
Et puisque je suis dans la bande dessinée, je ne peux résister au plaisir de citer F’murrr et sa Jehanne Darques, mariée avec Gilles de Retz (?) et compagne d’aventures d’Attila.
Mais revenons à l’opéra:
La Barbe bleue (1697) est un des contes de PERRAULT, qui raconte l’histoire de Barbe-Bleue qui confie à sa nouvelle femme toutes les clés de son château, dont une qu’elle n’a pas le droit d’utiliser. Évidemment, dès qu’il a le dos tourné, sa femme brave l’interdit et trouve une pièce avec les cadavres de ses précédentes épouses. Au retour de Barbe-Bleue, celui-ci veut tuer sa femme.
Le premier opéra écrit sur le conte de Perrault est Raoul Barbe-Bleue (1789) de GRÉTRY.
OFFENBACH, qu’aucun sujet ne rebutait, a également écrit son opéra-bouffe Barbe-Bleue en 1866.
Au XXe siècle, où les apports de la psychologie ou de la psychanalyse nourrissent les livrets d’opéras, il y a au moins deux opéras importants écrits sur le mythe de Barbe-Bleue : Ariane et Barbe-Bleue (1906) de Dukas, d’après le symboliste MAETERLINCK (Celui de Pelléas et Mélisande et justement il y a une Mélisande parmi les femmes de Barbe-bleue) et le Château de Barbe-Bleue (1911) de BARTOK.
En 2002, la compositrice Isabelle Aboulker écrit un opéra pour enfants, Douce et Barbe-bleue.
Quant à Jeanne d’Arc, avant de rejoindre le roman historique français, elle a été célébrée par SCHILLER (encore un qui défendait les libertés) dans sa Pucelle d’Orléans (1801), pièce qui a inspiré VERDI pour Giovanna d’Arco (1845) et TCHAÏKOVSKY pour La Pucelle d’Orléans (1881).
Mais avant eux, ROSSINI avait écrit dès 1832 la cantate Giovanna d’Arco.
Et en 1874, c’est LISZT qui écrit son Jeanne d’Arc au bûcher, quelques décennies avant HONEGGER.
Wolfgang GOETHE was a great german writer. His work had been adapted by a lot of classical composers.
Je me suis rendu compte il n’y a guère que je n’avais pas consacré de billet sur ce blog au grand GOETHE. Et pourtant, le génie de Weimar y tient toute sa place.
Né à Francfort en 1749, cet esprit curieux de tout s’installe à Weimar en 1775. Dramaturge, romancier et poète, Goethe s’est également intéressé à la science, notamment à l’optique (il est l’auteur d’un traité des couleurs.)
Admirateur de MOZART, il considère son Don Giovanni comme étant l’idéal de l’opéra, et il écrit une suite à La Flûte enchantée. Goethe a lui-même écrit des livrets, mais ses tentatives n’ont pas été couronnées de succès.
Son œuvre littéraire sera abondamment mise en musique par les compositeurs, qu’ils soient romantiques :
ou post-romantiques :
Quant à l’opéra, l’abondante production littéraire de Goethe a inspiré bien des musiciens, à commencer par les nombreuses adaptations de ses deux livres de Faust, l’adaptation par MASSENET des Souffrances du jeune Werther avec son célèbre Werther ou encore le Mignon d’Ambroise THOMAS d’après les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister.
Enfin, il est intéressant de noter qu’au cours de sa longue vie, Goethe aurait pu voir naître et mourir Mozart (1756 – 1791) le classique, Beethoven (1770 – 1727) le préromantique et romantique et Schubert (1797 – 1828) le romantique.
(Victor HUGO and opera)
« Défense de déposer de la musique sur mes vers » aurait déclaré Victor HUGO (1802 – 1885).
Son œuvre dramatique a pourtant inspiré bien des compositeurs, puisqu’une centaine d’opéras ont été composés d’après cette œuvre.
VH donc, chef de file du romantisme français, a créé le scandale en 1830 avec son Hernani. Cette pièce sera adaptée à l’opéra par VERDI, avec Ernani (1844). Ce n’est pas la seule adaptation de VH par Verdi puisqu’à partir de la pièce Le Roi s’amuse (1832), il composera Rigoletto en 1851.
Autre Italien à adapter VH, on peut citer DONIZETTI qui mettra en musique Lucrèce Borgia (1833), avec Lucrezia Borgia, et ce dès 1833, soit l’année même de la création du drame d’Hugo !
VH a participé à la mise en musique de ses œuvres puisqu’il a écrit lui-même en 1836 le livret de La Esmeralda, un opéra composé par Louise BERTIN (notez bien ce nom, il n’y a pas beaucoup de femmes compositrices dans le monde décrit par ce blog). Il s’agit évidemment d’une adaptation de son roman Notre Dame de Paris (1831).
C’est ce même livret qui servira à DARGOMIJSKY, un élève de GLINKA pour son Esméralda (1839).
En 1872, c’est MASSENET qui écrit son premier opéra Don César de Bazan, d’après une pièce de DUMANOIR, elle-même bâtie autour d’un des personnages de Ruy Blas (1838). On peut noter que MENDELSSOHN a écrit une ouverture pour Ruy Blas, et ce dès 1839 pour les représentations en allemand de cette pièce.
Un peu plus tard, PONCHIELLI adapte Angelo, tyran de Padoue (1835) pour son opéra La Gioconda (1876). On peut voir une adaptation complètement déjantée de la « Danse des heures » de cet opéra dans le dessin animé Fantasia de Walt DISNEY. Cette même année, le Russe César CUI créait son Angelo, opéra également inspiré par Angelo, tyran de Padoue.
Enfin, si on considère que la comédie musicale est l’adaptation du genre opéra à la fin du XXe siècle (i.e. le fait de raconter une histoire en la faisant chanter et danser par ses interprètes), l’œuvre de VH figure toujours en très bonne place, puisque Les Misérables (1980) et Notre-Dame de Paris (1999) sont deux des plus grands succès du genre. On retrouve également Disney dans son dessin animé le Bossu de Notre-Dame, encore une adaptation de Notre-Dame de Paris (même si, de mémoire, VH n’apparaît pas au générique).
Il faut encore noter que, en dehors du champ opératique, de très nombreux poèmes de VH ont été mis en musique, que ce soit par LISZT, GOUNOD, FAURÉ ou SAINT-SAËNS… ou BRASSENS !
Notamment avec les Orientales (1829) où Hugo nous décrit la chevauchée de Mazeppa. Pour VH, Mazeppa est le symbole du génie qui, lancé dans une course effrénée, « court, vole, tombe, et se relève roi ».
Ce thème a particulièrement inspiré Franz LISZT, qui s’y est pris à quatre reprises pour traduire le poème en musique, en insistant sur le symbole final. Les trois premières versions correspondent aux trois versions des Douze études, redoutablement difficiles. La quatrième version est le poème symphonique Mazeppa.
L’adaptation du Faust de MARLOW (Christopher [1564 – 1593], pas Philip [1934 – 1961]) par le grand GOETHE (1749 – 1832) en 1808 a produit un grand nombre d’œuvres musicales. Goethe a par ailleurs écrit un second Faust en 1832.
Schématiquement, le thème de Faust est celui du savant qui a consacré sa vie à la science et qui, arrivé au soir de sa vie, se demande s’il a suivi la bonne voie. Il passe alors un pacte avec le diable Méphistophélès par lequel en échange de son âme, il a droit à une seconde chance. Il découvre alors les plaisirs terrestres avant de tomber amoureux d’une jeune fille, Marguerite.
On peut noter que l’Allemand Louis SPOHR a écrit un Faust dès 1813, mais son opéra n’était pas inspiré par le drame de Goethe.
Enthousiasmé par la traduction de Gérard de NERVAL, le romantique BERLIOZ met en musique huit scènes de Faust en 1829, avant de compléter son drame avec La Damnation de Faust en 1845.
Louise BERTIN, une compositrice proche de Berlioz, écrira Fausto (sur un livret en italien) en 1831.
Après lui, GOUNOD écrira son Faust en 1859, mais le thème en est si dénaturé (il n’y a pas trace de philosophie là-dedans) que les Allemands prendront l’habitude d’appeler son œuvre Gretchen (Marguerite). Ce Faust sera d’ailleurs parodié par HERVÉ qui écrira l’opérette le petit Faust en 1869.
BOÏTO, le librettiste de Verdi, écrira un Mefistofele en 1868 et plus près de nous, BUSONI écrira un Docktor Faust de 1916 à sa mort en 1924.
Outre ses adaptations à l’opéra, les personnages de Faust ont beaucoup inspiré les compositeurs romantiques, que ce soit SCHUBERT et son Marguerite au rouet,
MENDELSSOHN et sa Nuit de Walpurgis, SCHUMANN et ses Scènes de Faust, LISZT et sa Faust-Symphonie et ses Méphisto valses, et même WAGNER qui a écrit une Ouverture pour Faust.
En 1880, la compositrice Emilie MAYER écrit cette Faust Ouverture.
En 1914, Lili BOULANGER est la première femme à remporter le Grand prix de Rome, avec sa cantate Faust et Hélène.
On retrouve partiellement le thème faustien dans Phantom of the Paradise, le film culte de Brian de PALMA, une transposition dans le milieu du rock du Fantôme de l’opéra (1910) de Gaston LEROUX. On peut noter que dans ce roman qui se passe au palais Garnier, l’héroïne chante le rôle de Marguerite dans le Faust de Gounod.
Et côté bande dessinée, Bianca Castafiore, la célèbre héroïne des aventures de Tintin chante souvent le grand air des bijoux, du même Faust. Et quant à Edgar P. JACOBS, le créateur de Blake et Mortimer, son passé de baryton l’a mené à chanter le personnage de Méphistophélès sur les scènes lyriques.