Divers, Histoire de l'opéra

200e BILLET DU BLOG, l’ARBRE PHYLOGÉNÉTIQUE DE L’OPÉRA

Eh oui, ceci est le deux centième billet de mon blog !

À cette occasion, j’ai créé pour vous cette vidéo présentant l’arbre phylogénétique (l’évolution) de l’opéra, des origines à nos jours.

En presque un an et demi, j’ai écrit trente-huit billets consacrés à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à Tommy des WHO, vingt-cinq billets consacrés aux compositeurs, de Monteverdi à BRITTEN et vingt-huit billets consacrés à des écrivains, de l’ARIOSTE à PEREC.

Mon objectif au travers de ce blog est de parler de tout sujet (ou presque) en rapport avec l’opéra ou la musique, même si ces rapports peuvent paraître lointains.

Ainsi, les autres billets peuvent se ranger sous différentes catégories telles que Histoire, Nature, Mythologie, BD, Cinéma, Poésie, animation… ce qui me permet de vous parler aussi bien de MALLARMÉ que de Walt DISNEY, ou de passer des mythes d’Orphée ou de Faust à une invitation à flâner dans le quartier de l’Opéra (à Paris), en passant par le studio GHIBLI ou les Pokémons.

J’ai encore plein d’idées en réserve, mais vous pouvez aussi vous manifester si vous le souhaitez en m’indiquant vos billets préférés, ou en me demandant de traiter tel ou tel point que vous voudriez voir aborder.

Pour que la vidéo ait une taille raisonnable, j’ai dû couper drastiquement dans les extraits choisis. Les voici donc dans leur entièreté :

Création de l’opéra : Ouverture de l’Orfeo de Monteverdi

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’image

L’opéra classique : Air « Voi che sapete » des Noces de Figaro de MOZART.

Mozart Figaro Voi che sapeteCliquez sur Chérubin

L’opéra romantique est illustré par le « Chœur des chasseurs » du Freischütz, de WEBER (oui, oui, promis, il y aura bientôt un billet consacré à cet opéra.)

Weber Freischutz jagerchorCliquez sur le chœur

L’opéra-comique est illustré par l’air « La Fleur que tu m’avais jetée » de Carmen de BIZET.

Bizet Carmen la fleur AlagnaCliquez sur Don José

Enfin, le drame lyrique est illustré par l’air « Adio del passato » de La Traviata de VERDI.

verdi traviata adio del passato netrebkoCliquez sur la Traviata

Enfin, pour avoir plus de détail sur les étapes de cette évolution, retrouvez les billets consacrés à l’histoire de l’opéra :

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

Les années 1800 – 1850

Les années 1850 – 1880

Les années 1880 – 1915

Les années 1915 – 1945

Des années 1945 à nos jours.

 

 

 

Histoire de l'opéra, littérature

LE VÉRISME

Mouvement limité à une vingtaine d’années et à l’Italie, le vérisme a pourtant produit quelques chefs-d’œuvre de l’opéra.

Le vérisme est né en Italie à la fin du XIXe siècle, par opposition au romantisme et post-romantisme mettant en scène des héros trop éloignés de la vie quotidienne des spectateurs. C’est en musique un prolongement du mouvement naturaliste fondé par ZOLA en France, qui vise à nous parler de la vraie vie des vraies gens.

Le premier succès dû au vérisme est Cavalleria Rusticana (1890) de MASCAGNI (1863 – 1945).

Mascagni Cavalleria CarusoCliquez sur l’image

Viendront ensuite Pagliacci (Paillasse) (1892) de LEONCAVALLO (1857 – 1919),

Leoncavallo Paillasse PavarottiCliquez sur Paillasse

puis Andrea Chenier (1896) de GIORDANO (1867 – 1948)

Giordano Andrea Chenier Nemico della patriaCliquez sur l’image

et Adrienne Lecouvreur (1902) de CILEA (1856 – 1950).

Cilea Adriana LecouvreurCliquez sur Adrienne Lecouvreur

De par son sujet, la Bohème de PUCCINI (1858 – 1924) ressort également du vérisme, mais on classe toute son œuvre dans le vérisme.

En France, parmi les représentants du vérisme (ou naturalisme), citons BRUNEAU (1857 – 1934) qui a travaillé avec Zola (Le Rêve – 1891) et CHARPENTIER (1860 – 1956) et son « roman musical » Louise (1900).

Divers, histoire

LES OUVERTURES DE WAGNER

​Dans le découpage d’un opéra figure l’ouverture. Historiquement, les ouvertures étaient des morceaux de musique que l’on mettait avant que l’action ne commence. Elles permettaient aux retardataires de s’installer sans trop perturber le spectacle.

C’est à peu près avec MOZART que l’ouverture devient un morceau à part entière de l’opéra, avec l’introduction des thèmes principaux.

Ainsi, les ouvertures de WAGNER sont particulièrement développées, et ceci dès le Vaisseau fantôme (1842). Elles exposent les leitmotivs, c’est-à-dire des cellules musicales qui servent de base à la narration musicale, en parallèle à la narration dramatique du livret.

Commençons par l’ouverture de Tannhaüser (1845).

Wagner Tannhaüser ouverure SoltiCliquez sur l’image

Viendront ensuite le prélude de Lohengrin (1850),

Wagner Lohengrin préludeCliquez sur l’image

le prélude de Tristan und Isolde (1858 – 1859)

Wagner Tristan prélude mehtaCliquez sur l’image

et l’ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg (1861).

Wagner les Maîtres chanteurs ouvertureCliquez sur l’image

Terminons ce billet avec le prélude de Parsifal (1882), ce « drame sacré » qui est le dernier opéra de Wagner.

Wagner Parsifal préludeCliquez sur l’image

P.S. Je me suis limité ici aux cinq opéras qui seront donnés cette année au festival de Bayreuth, mais je reviendrai ultérieurement sur les ouvertures « de jeunesse » de Wagner.

histoire, littérature, philosophie

LOUIS XV ET L’OPÉRA

Après mon billet sur Louis XIV, intéressons-nous à son successeur, Louis XV (1710 – 1774). Petit-fils de Louis XIV, il a cinq ans à la mort de celui-ci. Il y a donc une période de régence avant sa majorité (le jour de ses quatorze ans) et son accession au trône.

La période du règne de Louis XV est extrêmement intéressante par le bouillonnement intellectuel qui s’y déroule, période qui assure la transition entre la monarchie absolue que pouvait représenter Loulou XIV et le début de la fin de la monarchie avec Louis  XVI.

Dans le domaine des idées, c’est l’époque des encyclopédistes avec des penseurs tels que DIDEROT et D’ALEMBERT, mais aussi VOLTAIRE et ROUSSEAU. Pour la musique, c’est l’époque de la querelle des lullistes et des ramistes, qui a opposé le style ancien hérité de LULLY et le style nouveau apporté par RAMEAU. C’est aussi la querelle des Bouffons, qui opposa Rameau et Rousseau.

Parmi les compositeurs qui ont œuvré durant le règne de Louis XV, le plus connu est probablement Jean-Philippe RAMEAU (1683 – 1764) qui a écrit La Princesse de Navarre sur un livret de VOLTAIRE, œuvre jouée pour le premier mariage du dauphin Louis (le père de Louis XVI) en 1745, et les Fêtes de l’hymen et de l’amour, opéra-ballet donné pour le second mariage du dauphin en 1747.

Rameau les Fêtes de l'HymenCliquez sur l’image

En 1752, à l’occasion d’une représentation du Mariage secret de PERGOLÈSE à Paris débuta la querelle des Bouffons. En fait derrière cette querelle, c’est une opposition de style profonde qui se révélait, entre Rousseau intéressé par l’expression mélodique qui était « naturelle » et Rameau, plus occupé par l’harmonie que par la mélodie, c’est-à-dire par une conception « culturelle » de la musique. On était donc en pleine opposition nature/culture. Dans cette querelle qui a occupé bien des intellectuels à cette époque, la reine a soutenu le clan des Siciliens Italiens alors que le roi et la Pompadour soutenaient le clan des Français.

Un autre compositeur, moins connu, était Antoine DAUVERGNE (1713 – 1797). Compositeur d’œuvres orchestrales, il passe à la scène avec Enée et Lavinée (1758), sur un livret de FONTENELLE, Hercule mourant (1761) ou encore Persée (1770) sur le livret que QUINAULT avait écrit pour Lully un siècle auparavant. Devenu directeur de l’académie Royale de Musique (l’ancêtre de notre Opéra de Paris), c’est lui qui fera jouer GLUCK quand il viendra à Paris, « recommandé » par son ancienne élève en Autriche, Marie-Antoinette.

Dauvergne Hercule mourantCliquez sur l’image

GRÉTRY (1741 – 1813) est un compositeur né à Liège qui ayant fait ses études musicales à Rome se trouve donc au cœur de l’opposition entre l’école italienne et l’école française. Il quitte Rome pour Genève, et c’est dans cette ville qu’il rencontre Voltaire qui le pousse à venir à Paris. Là, il commence une collaboration avec MARMONTEL. Leur première œuvre commune, Le Huron (1768) d’après l’Ingénu de Voltaire, conduit immédiatement Grétry au succès, succès qui se poursuivra avec Zémir et Azor (1771) et qui lui vaudra une rente royale. Dans La Dame de pique, TCHAÏKOVSKI fait chanter à la vieille comtesse russe un air de sa jeunesse, quand elle vivait à Paris, et rencontrait le roi et la marquise de Pompadour. Cet air est une citation du Richard Cœur de Lion de Grétry.

Grétry Richard Coeur de lion je crains de lui parlerCliquez sur l’image

À Versailles, Louis XV a continué la tâche de Louis XIV en faisant construire sur le domaine l’Opéra Royal, qui sera inauguré en 1770.

Louis XV meurt en 1774, l’année où GLUCK, arrivé à Paris en 1773, donne Iphigénie en Aulide (cinq ans avant son Iphigénie en Tauride).

Gluck Iphigénie en Aulide ouvertureCliquez sur l’image

Enfin, on peut noter que dans le délicieux L’Enfant et les sortilèges, COLETTE et RAVEL font discuter un fauteuil et une bergère Louis XV.

Ravel Enfant et Sortilège bergèreCliquez sur le fauteuil et la bergère Louis XV

 

Divers, Histoire de l'opéra

ILS ONT ÉCRIT DES REQUIEMS

Musique funèbre, messe des morts, le Requiem est une forme musicale prisée des compositeurs (ils en ont écrit plus de mille). Parmi eux, les compositeurs d’opéras ne se sont pas privés pour écrire des requiems, comme celui archiconnu de MOZART.

Basés, notamment, sur le très ancien thème grégorien (XIIIe siècle) Dies Irae, Dies illa, les requiems ont vocation à faire peur de l’enfer à ceux qui restent.

Grégorien Dies IraeCliquez sur l’image

Je vous propose ici quelques requiems écrits par des compositeurs d’opéras.

À la mort de BELLINI en 1835, son rival et ami DONIZETTI écrit un requiem à sa mémoire.

Donizetti Requiem dies iraeCliquez sur l’image

En 1837 BERLIOZ écrit sa Grande messe des morts pour l’exécution de laquelle il rêvait de moyens pléthoriques, 200 instrumentistes et 500 ou 600 choristes.

Berlioz requiem tuba mirumCliquez sur l’image

Le requiem de VERDI (1874) est également très théâtral.

Verdi Requiem tuba mirumCliquez sur les trompettistes du jugement dernier

Parmi les requiems devenus classiques, j’ai un gros faible pour le requiem allemand de BRAHMS, avec son ostinato de timbales, et j’en profite pour citer ici ce musicien qui, n’ayant pas composé d’opéra, trouve rarement sa place sur ce blog.

Brahms RequiemCliquez sur l’image

Le requiem de DVORAK date de 1890.

Dvorak requiem

Gabriel FAURÉ, l’auteur de Pénélope, a écrit en 1888 un requiem à la mémoire de sa mère qui, tout en douceur, est à l’opposé de ceux de Berlioz et Verdi. Encore une de mes œuvres préférées, peut-être  parce que c’est la première que j’ai eu l’occasion de chanter.

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur l’image

Le War Requiem (1962) de BRITTEN n’est pas une messe des morts. Il s’agit d’une œuvre à double chœur et double orchestre où alternent les parties liturgiques « classiques » et une mise en musique d’un poème d’OWEN, faisant dialoguer entre eux deux soldats morts pendant la guerre de 14 – 18 et dénonçant l’absurdité des guerres.

Britten War Requiem SanctusCliquez sur l’image

Deux ans plus tard, c’est le français Olivier MESSIAEN qui compose un requiem à la mémoire des morts des deux guerres mondiales, son Et exspecto resurrectionem mortuorum (et j’attends la résurrection des morts).

messiaen et exspecto resurrectionem mortuorum

J’aurais voulu aussi vous parler de GOUNOD, SAINT-SAËNS ou DVORAK, mais ce billet aurait pris trop d’ampleur. Je me réserve de parler de leurs requiems dans les billets que j’écrirai à leur sujet.

Compositeurs, Histoire de l'opéra

Christoph Willibald GLUCK (1714 – 1787)

GLUCK est né à Erasbach (Bohème) en 1714. Fils d’un garde-chasse, il étudie la musique comme enfant de chœur dans un collège de jésuites, où il apprend le chant, le clavecin, l’orgue et le violon. Il gagne Prague en 1732, où il complète ses études et gagne sa vie comme violoniste.

En 1736, il se rend à Vienne, où il se fait remarquer par le prince MELZI, qui l’emmène à Milan. Il fait ses débuts au théâtre en 1741 avec Artaserse, qui est un grand succès suivi d’autres commandes. Il écrit alors une vingtaine d’opéras serias (dans le style italien) pour Londres, Copenhague, Prague, Vienne, Rome, etc., œuvres qui n’ont pas été conservées.

Gluck est appelé à Londres en 1745. Il passe par Paris, où il entend des opéras de RAMEAU, et arrive à Londres alors qu’y triomphe HAENDEL.

Il quitte Londres pour Vienne où il donne Semiramide (1748) et où il se marie en 1750. En 1754, il obtient un poste de Kappelmeister à Vienne. Son style évolue alors vers l’opéra-comique français, ses livrets lui étant envoyés de Paris par FAVART. C’est ainsi qu’en 1760, il écrit l’Ivrogne corrigé d’après LA FONTAINE. En 1761, il fait la connaissance du librettiste CALZABIGI. De leur collaboration naîtra Orfeo ed Euridice (1762) qui est une révolution pour l’époque, la primauté étant donnée à l’action et l’expression des sentiments plutôt qu’à la virtuosité des chanteurs. Orfeo est suivi par Alceste en 1767.

gluck orfeo che faro senza EuridiceCliquez sur l’image

Mais Gluck veut triompher à Paris. (Comme Haendel, musicien allemand ayant composé en Angleterre des opéras écrits en italien, Gluck musicien bohème est parti en France écrire des opéras en français, après avoir composé des opéras en italien à Vienne). L’ambassadeur de France à Vienne lui propose un livret sur Iphigénie en Aulide, d’après RACINE, et recommande Gluck à Antoine DAUVERGNE, le directeur de l’Académie de musique. En fin politique, Gluck demande également sa protection à sa compatriote MARIE-ANTOINETTE, qui l’appelle à Paris en 1773. Iphigénie en Aulide est créé en 1774, la même année que sa réécriture d’Orphée en français. En 1776 paraît la version française d’Alceste, opéra que Gluck avait créé pour Vienne en 1767.

Gluck alceste ombres, larves ...Cliquez sur l’image

Après des débuts laborieux, le succès va croissant. En 1777 paraît Armide, que Gluck a écrit sur le même livret que LULLY un siècle auparavant. C’est un immense succès. En 1779, c’est le triomphe d’Iphigénie en Tauride, qui avait été mis en compétition entre Gluck et son rival PICCINI. Ce triomphe fut terni par l’échec de son opéra suivant, Écho et Narcisse (1779). Il se retire à Vienne, et n’écrira plus pour le théâtre. Victime de plusieurs attaques cérébrales, il meurt à Vienne en 1787.

À noter que ses différentes déclarations sur la musique dramatique, opposant la conception française et la conception italienne de l’art dramatique contribueront à la naissance de la querelle des bouffons.

Dans les 30 ans qui séparent RAMEAU de Gluck, la philosophie des Lumières est passée par là, et on passe du baroque de Rameau au préromantisme de Gluck, dont l’influence s’exercera sur les compositeurs à venir tels que BERLIOZ ou WAGNER. On considère ainsi qu’il est le premier compositeur à s’être servi des deux langages, musique et texte, pour raconter simultanément deux histoires différentes (cf. l’air : « Le calme rentre dans mon cœur » de Iphigénie en Tauride), presque un siècle avant Wagner, qui révérait Gluck. Il faut noter aussi le resserrement de l’action, et l’importance redonnée aux chœurs, qui sont là pour souligner et commenter l’action, comme dans le théâtre antique.

Gluck iphigénie en Tauride la calme rentre...Cliquez sur Oreste

 

bande dessinée, histoire, littérature

UN OPÉRA DE PAPIER (Edgar P. JACOBS)

À l’occasion de la sortie du nouvel album des aventures de Blake et Mortimer, le dernier Pharaon, par François SCHUITEN, il m’est revenu qu’avant d’être dessinateur, E.P.JACOBS (1904 – 1987), le créateur de la série, était baryton.

Il a raconté ses souvenirs dans sa biographie, Un Opéra de papier (Gallimard, 1981), où on apprend qu’après avoir découvert Faust à la Monnaie de Bruxelles, il se fait à tout le répertoire français, italien et allemand pour arriver aux « modernes », Pelléas de DEBUSSY, Marouf de RABAUD et l’Heure espagnole de RAVEL.

Se découvrant une jolie voix de baryton, il entre en 1921 comme figurant puis comme choriste à la Monnaie, où il débute dans Guillaume Tell de ROSSINI, avant de jouer les gardes dans Carmen, Aïda ou Salomé. Après ces rôles de figuration, il commence dans le chant en tant que choriste dans la revue de… MISTINGUETT !

À la saison suivante il chante, enfin, dans les chœurs de la Monnaie où il a l’occasion de jouer de petits rôles, tel celui de Sylvio dans Paillasse.

leoncavallo paillasse duo Sylvio NeddaCliquez sur Sylvio et Nedda

En 1929, il obtient son grand prix de chant et entre immédiatement à l’opéra de Lille où il débute dans le rôle de Brétigny, de Manon. Il a chanté le Méphistophélès de La Damnation de Faust de BERLIOZ,

jacobs méphisto

ou encore le rôle de Frédéric dans Lakmé de DELIBES.

Delibes lakmé quand une femme est si jolieCliquez sur l’image

Las, la crise de 1929 – 1930 fait que la France ferme ses frontières aux étrangers et Jacobs est obligé de repartir en Belgique.

Dès lors, il exerce de plus en plus ses talents d’illustrateurs jusqu’à ce qu’en 1942, on lui demande d’achever les Aventures de Flash Gordon, dont les planches venues des États-Unis n’arrivaient plus en Belgique. En 1943, il entre au studio Hergé et en 1948, il fait partie de la création du journal Tintin, où il commence les aventures de Blake & Mortimer.

HERGÉ s’amusera à le faire apparaître dans ses albums de Tintin & Milou.

On le voit ainsi sur la couverture des Cigares du pharaon, sous le pseudonyme transparent d’E.P.Jacobini ou dans le bas de la page 38 du Sceptre d’Ottokar, où il est représenté discutant avec Hergé.

hergé jacobs

On le trouve aussi dans l’Affaire Tournesol sur l’affiche du Faust de Gounod, où il partage la vedette avec La Castafiore L’Affaire Tournesol.

Pour revenir à Blake & Mortimer, notons que l’album S.O.S. Météores débute place de l’Opéra à Paris.

jacobs SOS météores opéraCliquez sur le palais Garnier

Dans le dernier Pharaon, quand Mortimer pénètre enfin dans le palais de Justice de Bruxelles, il entend Aïda de VERDI, dans ce qui est probablement un hommage de Schuiten au passé lyrique de Jacobs.

jacobs pharaon aïdaCliquez sur Mortimer

(Sources : Edgar P.Jacobs, Un opéra de papier, Gallimard, 1981

Blake et Mortimer, Œuvres complètes, éditions Blake et Mortimer

Hergé, les Aventures de Tintin et Milou, éditions Casterman).