Gabriel FAURÉ (1845 – 1924), est un des plus fins musiciens français de la fin du XIXe – début du XXe siècle.
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Fauré naît le 12 mai 1845 à Pamiers dans l’Ariège, où son père est instituteur. Il part ensuite à Foix, toujours en Ariège, avant que de partir faire ses études musicales à Paris en 1854, à l’école Niedermeyer. Il y reste 11 ans et étudie le piano, l’orgue, la composition et l’harmonie. Il y a notamment comme professeur Camille Saint-Saëns. En 1865, pour le concours de sortie de l’école, il écrit le Cantique de Jean Racine, qui obtient le premier prix de composition.
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En 1870, Fauré s’engage dans l’armée pour combattre les Prussiens qui assiégeaient Paris, et en 1871, pendant la Commune, il part en Suisse. De retour à Paris, il devient titulaire de l’orgue de Saint-Sulpice. À cette époque, il fréquente, grâce à Saint-Saëns, le salon de Pauline Viardot-Garcia.
Quand Saint-Saëns fonde la Société nationale de musique, qui avait pour vocation, après la guerre de 1870, de libérer la musique française de son influence prussienne, Fauré le rejoint. C’est pour lui l’occasion d’exprimer son talent au travers de musiques pour le piano, de musique de chambre ou de ses mélodies.
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En 1874, il prend la place de Saint-Saëns à l’orgue de La Madeleine, où il est également chef de chœur. C’et pour ce chœur qu’il écrit en 1875 les Djinns, sur un poème de Victor HUGO.
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Alors qu’il était fiancé avec Marianne Viardot, la fille de Pauline, Marianne rompt ses fiançailles, ce qui affectera fortement Fauré. C’est de cette époque que naîtra la bouleversante Élégie.
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En 1883, Fauré se marie avec Marie Grémiet, avec qui il aura deux enfants.
En 1886, il rencontre la comtesse Grefhule (qui a servi de modèle à la duchesse de Guermantès de Proust), qui l’aidera dans sa carrière. C’est à elle qu’il dédie sa Pavane, une de ses premières partitions restées célèbres.
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En 1888, il donne à La Madeleine une première version de son Requiem, sans doute son œuvre la plus connue, dans une version avec une orchestration légère : pas de cordes hormis un violon solo, et le « Pie Jesu » final chanté par un jeune garçon de la maîtrise. Par là, Fauré voulait rompre avec la tradition des « grosses machines » à la Berlioz, qui avait plus de rapport avec l’opéra qu’avec la musique religieuse. Une version réorchestrée, plus lourde, fut réalisée par un de ses élèves, Roger Ducasse. Pour des raisons financières, c’est cette version qui a longtemps été mise en avant par l’éditeur, qui pouvait ainsi louer aux orchestres un matériel plus important. Je crois que je vais m’arrêter là pour le Requiem, mais j’ai tellement de choses à raconter sur ce Requiem que je crois que je faire un billet rien que sur lui. Qu’en pensez-vous ?
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En 1896, Fauré succède à Massenet comme professeur de composition au conservatoire de Paris, où il a comme élèves Ravel, Enesco, Koechlin ou encore Nadia Boulanger (la grande sœur de Lili).
En 1898, il écrit une musique de scène pour le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck (1893). (Le « Pelléas et Mélisande » de Debussy date de 1894 – 1902.)
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En 1899, pour écrire son opéra Prométhée, qui sera créé aux arènes de Béziers en 1900, il se rend dans cette ville où avait été créé le Déjanire de Saint-Saëns en 1898. La création a lieu sous un déluge d’eau (source {BNF, Gallica) !

À partir de 1903, il commence à devenir sourd et, chose très gênante pour un musicien, il entendait « faux ».
En 1913, c’est la création de son second opéra, Pénélope, sur Pénélope attendant le retour d’Ulysse dans sa patrie, qui n’aura malheureusement pas beaucoup de succès.
En 1920, Fauré prend sa retraite du conservatoire. Il meurt de pneumonie à l’âge de 79 ans le 4 novembre 1924, quelques mois après avoir achevé son dernier Quatuor à cordes.
La mélodie aura occupé Fauré pendant toute sa vie, et ce jusqu’à l’Horizon chimérique en 1921.
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Ce billet vous a plu ? Retrouvez une autre sélection de musiques de Gabriel Fauré dans le billet consacré à JANKÉLÉVITCH et Fauré.
Et puis, tiens, pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de ce billet, un petit cadeau Bonus.
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