Compositrices, Contes et légendes, Divers, Mythologie

LES ANIMAUX FANTASTIQUES – 2 – SPHINX, SIRÈNES ET AUTRES.

Ayant récemment visité l’exposition Les Animaux fantastiques au Louvre-Lens, quelques idées de mise en musique me sont venues à l’esprit.

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, des créatures fantastiques hantent l’imaginaire collectif. La puissance imaginaire de ces créatures est toujours vivace aujourd’hui, où on la retrouve dans toutes sortes de médias modernes, comme le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo ou encore cette partie de la littérature que l’on appelle fantasy.

Les Métamorphoses d’Ovide.

Cinq animaux emblématiques peuplent l’exposition : Dragons, griffons, sphinx, licornes et phénix, mais d’autres créatures font également leur apparition.

J’ai déjà traité des dragons dans un premier billet sur les animaux fantastiques.

Le Sphinx : Le sphinx est un personnage central dans toutes les représentations mettant en scène Œdipe. Ainsi dans Œdipe, d’Enesco, la sphinge pose à Œdipe la question, « qu’est-ce qui est plus fort que le destin ? » Œdipe connaît la réponse, ce qui causera la mort de la sphinge.

Cliquez sur la sphinge

Le griffon : je n’ai pas trouvé de représentations des griffons dans le domaine musical.

Les licornes : Dans l’adaptation assez libre des aventures de Tintin par Spielberg, le Secret de la licorne, on retrouve Bianca Castafiore, le Rossignol milanais, pour qui le compositeur John Williams a écrit une partition.

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La Dame à la licorne est un ballet de Jacques Chailley chorégraphié par Heinz Rosen, dont les décors et les costumes sont signés Jean Cocteau.

Le phénix : …

Les autres animaux fantastiques : Parmi les autres créatures fantastiques, on trouve les sirènes. Les sirènes, dans la mythologie grecque, étaient des créatures marines mi-femmes, mi-oiseaux. Musiciennes, elles étaient dotées d’une voix telle que quand un marin les entendait, il était fatalement attiré vers elles et se noyait.

Cliquez sur les sirènes

Dans Alcina de Haendel, écrit d’après l’Orlando furioso, la magicienne Alcina transforme ses anciens amants en monstres affreux qui veillent sur son royaume enchanté. Heureusement, Ruggiero réussira à vaincre ses enchantements et à libérer les malheureux.

Cliquez sur Ruggiero libérant les malheureux

Dans la fameuse scène de la Gorge aux loups du Freischütz de Weber, scène où Max et Kaspar invoquent le diable à minuit dans une gorge perdue au fond de la forêt, toutes sortes d’animaux fantastiques font leur apparition.

Cliquez sur la fameuse scène de la gorge aux loups

Le Freischütz est dernier avatar du mouvement gothique et le premier opéra vraiment romantique. Comment dès lors ne pas penser aux loups-garous et autres vampires qui illustrent ce mouvement littéraire ?

Cliquez sur l’ouverture du Vampire de Marschner

Dans Les Trachiniennes, Sophocle nous raconte la mort d’Héraclès, tué par sa femme Déjanire qui, jalouse, a enduit la tunique de Nessus (un centaure vaincu par Héraclès dans ses douze travaux) du sang de l’hydre de Lerne (un autre monstre tué par Héraclès), pour le rendre fidèle. Malheureusement, c’est en revêtant cette tunique empoisonnée que le héros trouve la mort. Déjanire se tuera quand elle comprendra son erreur. Cette pièce a servi de base à Haendel pour son oratorio Hercules.

La légende de Déjanire a également été portée à l’opéra par Camille SAINT-SAËNS en 1898 aux arènes de Béziers. (Attention, rareté !)

Saint-Saëns DéjanireCliquez sur l’image

(Source principale : l’exposition Animaux fantastiques du Louvre-Lens, du 27 septembre 2023 au 22 janvier 2024.)

Et pour prolonger ce petit tour des animaux fantastiques, je vous propose de vous rendre sur les pages que l’éminent vexillologue qu’est John Duff a consacrées à ces aimables bestioles.

Écrivains, Compositrices, littérature, Théâtre

Alfred de MUSSET (1810 – 1857)

Alfred de Musset naît à Paris le 11 décembre 1810. Fils d’une famille aristocratique, il suit des études classiques, qui ne l’intéressent guère, et commence à écrire très tôt. En 1829, il publie son premier recueil de poésies, les Contes d’Espagne et d’Italie.

Fin 1830, Musset a donc 20 ans quand il publie sa première pièce de théâtre, la Nuit vénitienne. L’insuccès de cette pièce fera qu’il se bornera ensuite à écrire pour la Revue des deux mondes, sans chercher à faire représenter son œuvre. La Coupe et les Lèvres (1831), paru ainsi dans un Spectacle dans un fauteuil, le premier recueil de ces pièces, servira d’argument à Puccini pour son deuxième opéra, Edgar.

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En 1832, il écrit André del Sarte, qui sera adapté à l’opéra 150 ans plus tard par Daniel-Lesur, sous le titre Andrea del Sarto (1968).

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En 1833, Musset part à Venise avec son amante, George Sand, mais le couple ne dure pas longtemps, Alfred fréquentant les grisettes pendant que George est malade. Elle se réfugie alors dans les bras de son médecin alors qu’Alfred tombe malade à son tour. Il restera de cette liaison un des chefs-d’œuvre de Musset, Lorenzaccio (1834), écrit sur un texte aimablement fourni par Sand, ainsi que le roman autobiographique les Confessions d’un enfant du siècle (1836).

Auparavant, il avait écrit les Caprices de Marianne en 1833, qui fera l’objet d’une adaptation à l’opéra par Henri Sauguet en 1954.

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1834 est l’année d’On ne badine pas avec l’amour. Saint-Saëns écrira une musique de scène en 1917. C’est aussi l’année de Fantasio, qui sera mis en musique en 1872 par Offenbach, alors qu’Ethel Smyth écrira son premier opéra, Fantasio, en 1898.

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En 1835, c’est le Chandelier. Offenbach écrira une suite avec l’opéra-comique la Chanson de Fortunio (1861), et Messager Fortunio (1907).

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Musset se sépare définitivement de George Sand. Musset tombe amoureux d’une femme mariée. Leur liaison dure trois semaines, mais les deux êtres resteront amis pendant 22 ans. C’est chez elle qu’il rencontre une cousine, avec qui il entame une liaison durable, elle lui proposera même de l’épouser, mais Musset rencontre Pauline Viardot et se désintéresse de sa cousine. Pauline n’est pas intéressée par les amours du poète, mais a écrit de la musique sur ses textes.

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Entre-temps, il écrit les Nuits de 1835 à 1837, un recueil de quatre longs poèmes très représentatifs du romantisme à la française.

En 1845, Musset est nommé chevalier de la Légion d’honneur et en 1852, il entre à l’Académie française. Mais la santé de Musset, alcoolique et syphilitique décline.

En 1850, il écrit encore Carmosine, qui fera l’objet d’une mise en musique en 1907 par Henry Février et en 1928 par Ferdinand Poise.

Musset meurt de la tuberculose à Paris le 2 mai 1857, à l’âge de 46 ans.

Outre son théâtre, certaines poésies ont été également mises en musique. C’est le cas de Nous venions voir le taureau que Léo Delibes a transformé en les Filles de Cadix, alors que Lalo a composé les mélodies À une fleur, Chanson de Barberine et la célébrissime Ballade à la lune.

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(Source principale : Musset Théâtre complet, Gallimard, la bibliothèque de la Pléiade, 1934)

Compositrices, Divers, Métiers, Mythologie

ELLES FILENT, ELLES FILENT, LES FILEUSES

Ayant rencontré dans mon billet récent sur le Viol de Lucrèce, de Britten, des fileuses, je me suis demandé quelles autres fileuses on peut rencontrer dans l’univers de la musique dite classique.

Une des plus connues est sans doute Marguerite au rouet (Gretchen am Spinrad) d’inspiration Gœthienne avec une superbe mise en musique par Schubert.

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Dans ses Romances sans paroles, Mendelssohn a écrit « la Fileuse ».

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Wagner nous en offre deux occurrences, la première dans le Vaisseau fantôme,

Cliquez sur les fileuses

et la deuxième dans le prologue du Crépuscule des dieux, quand les Nornes tressent la toile du destin pour voir l’avenir.

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En 1868, Pauline Viardot composait un chœur des fileuses dans son opérette l’Ogre.

À peu près à la même époque (en 1869), Saint-Saëns faisait filer le rouet à Hercule aux pieds de sa femme Omphale dans son poème symphonique le Rouet d’Omphale.

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Peu après, le conte de Perrault la Belle au bois dormant a été mis en musique par Tchaïkovski. Dans ce conte, la princesse Aurore victime de la malédiction d’une méchante fée se pique le doigt le jour des 18 ans. Avant lui, Hérold avait déjà composé un ballet sur ce même conte, avec un argument de Scribe.

Cliquez sur la princesse qui vient de se piquer le doigt sur une quenouille
Cliquez sur la princesse Aurore au moment où elle va se piquer au fuseau

À peu près à la même époque, en 1886, Cécile Chaminade composait ses 6 études de concert, dont la troisième est intitulée « fileuse ».

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En 1898, Fauré compose une musique de scène pour Pelléas et Mélisande, de Maeterlinck. La deuxième pièce est intitulée « la Fileuse ».

Cliquez sur la fileuse

Enfin, en 1946, Britten fait intervenir un duo de fileuses dans son opéra Le Viol de Lucrèce.

Cliquez sur les fileuses

Retrouvez bientôt un autre métier avec « Elles tissent, elles tissent, les tisseuses », et pour attendre vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère.

Cliquez sur le bonus surprise mystère
Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 3 – LES ÉCRIVAINS ET LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras », puis encore « les écrivains et les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

En 1474, il y a 550 ans naissait Ludovico Ariosto, dit l’Arioste (1474-1533), dont l’œuvre majeure Orlando furioso a suscité une pléiade d’opéras, de Lully à Augusta Holmès.

Cliquez sur Orlando

Il y a 500 ans, en 1524, naissait Pierre de Ronsard.

Cliquez sur le jeune Wagner (sic !)

En 1699, il y a 325 ans, disparaissait Jean Racine (1639-1699).

Cliquez sur le cantique

Cette même année, Vivaldi écrivait son opus VIII, contenant ses célébrissimes Quatre saisons, alors qu’en Italie Metastase écrivait son premier succès, Dido abandonnata (Didon abandonnée) avec deux mises en musique dès cette année (Sarro et Albinoni).

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En 1749, il y 350 ans naissait Lorenzo Da Ponte (1749-1838) qui est resté dans l’histoire essentiellement pour sa trilogie prodigieuse écrite avec Mozart, soit le Nozze di Figaro, Cosi fan Tutte et Don Giovanni.

Cette même année naissait le grand Goethe (1749-1832).

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À propos de Goethe, en 1774, il écrivait Les Souffrances du jeune Werther, dont le succès provoqua une véritable épidémie de suicide à travers toute l’Europe. Werther a été mis en musique par Massenet.

Cliquez sur Werther (et Charlotte)

En 1799, il y a 225 ans, naissait Pouchkine (1799-1837). Les deux opéras les plus célèbres de Tchaïkovski, Eugène Onéguine et la Dame de pique sont des adaptations de cet écrivain.

Cliquez sur Tatiana

Cette même année 1799 disparaissait Beaumarchais (1732-1799).

Cliquez sur Figaro

En 1824, il y a deux cents ans, naissait Lord Byron (1788-1824),

alors que Beethoven créait une des œuvres les plus connues du répertoire classique, sa neuvième symphonie. Il terminait aussi son douzième quatuor à cordes.

Cliquez sur le 12e quatuor

En même temps et dans la même ville, 1724 était pour Schubert une année « musique de chambre » avec les quatuors Rosamonde et la jeune Fille et la Mort, son octuor et la sonate Arpeggione.

Cliquez sur le violoncelliste

En 1849, il y a 175 ans, Berlioz composait son Te Deum,

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et Liszt son poème symphonique Tasso Lamento e triumfo.

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1849 est également l’année de la disparition d’Edgar Allan Poe (1809-1849).

Cliquez sur le quatuor

En 1874, il y a 150 ans, Verdi écrivait son très théâtral Requiem,

Cliquez sur le très théâtral requiem de Verdi

alors que Saint-Saëns écrivait sa Danse macabre.

Verlaine, lui, écrivait ses Romances sans paroles.

Cliquez sur le chanteur

1874 est aussi l’année de naissance de Hugo von Hoffmannsthal (1874-1929), dont la collaboration avec Richard Strauss nous a donné quelques-uns des plus beaux opéras de ce dernier.

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En 1899, il y a 125 ans, Tolstoï publie son troisième « grand » roman, Résurrection, qui sera rapidement mis en musique par Albert Roussel en 1903.

En 1924, il y a cent ans, Germaine Tailleferre écrivait son Adagio pour violon et piano,

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alors que Gershwin composait sa Rhapsody in blue,

et que Thomas Mann écrivait la Montagne magique.

Enfin en 1949, il y a 75 ans, disparaissait Maurice Maeterlinck (1862-1949). Si toutes ses pièces ont fait l’objet d’adaptations musicales, la plus célèbre est probablement le Pelléas et Mélisande de Debussy.

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Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 1 – LES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».

En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).

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En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).

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C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).

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En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).

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En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).

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C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).

Cliquez sur la sicilienne

En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).

Cliquez sur le pianiste

C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).

Cliquez sur Boulez
Cliquez sur Savitri
Cliquez sur Ciboulette

En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).

Cette même année naissait Francis Poulenc (1899-1963).

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En 1924, il ya un siècle, disparaissaient Puccini (1858-1924) et Gabriel Fauré (1845-1924).

En 1949, il y a 75 ans, disparaissait Richard Strauss (1864-1949).

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Enfin en 1974, il a 50 ans, disparaissait Darius Milhaud (1892-1974).

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Compositrices

Hildegarde von BINGEN (1098-1179)

Hildegarde von BINGEN (1098-1179) est une des premières femmes compositrices recensées. Son activité ne se limitait pas à la composition, c’était d’abord une femme de lettres, une herboriste et une théologienne, récemment reconnue comme Docteur de l’Église (une des quatre femmes à obtenir cette reconnaissance).

Hildegarde naît à Bermersheim, en Hesse, en 1098. Elle est issue d’une famille noble du Palatinat. Dès l’âge de 8 ans, elle est élevée par les bénédictines et à 15 ans, elle reçoit le voile des apprenties religieuses.

En 1136, à l’âge de 38 ans, elle devient abbesse. Onze ans plus tard, elle fonde un nouveau couvent et y transfère sa communauté religieuse. En 1165, elle fonde l’abbaye d’Eibigen de l’autre côté du Rhin. Elle effectue des voyages en Allemagne, poussée par ses visions divines. Ces visions ont servi de base au Sci Vias.

Mystique, elle traduit ses visions dans trois livres principaux, le Sci Vias [Dei] (Connais les voies [du Seigneur]), le Liber vitae meritorum (le livre des mérites) et le Liber divinorum operum (le livre des œuvres divines).

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Outre ses écrits mystiques, Hildegarde s’intéresse également à la nature, aux plantes, aux animaux et aux minéraux, ainsi qu’à l’usage thérapeutique que l’on peut en faire.

Dans le domaine de la musique, elle a composé des chants liturgiques ainsi que des hymnes, ainsi qu’un drame liturgique Ordo Virtutum (le Jeu des vertus).

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Hildegarde von Bingen meurt à Rupertsberg le 17 septembre 1179, à quelque 81 ans. 833 ans plus tard, elle sera canonisée et nommée Docteure de l’église par Benoît XVI.

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Hildegarde von Bingen est toujours présente parmi nous. Par exemple, en 2013 la compositrice Sophie Lacaze a écrit O Sapientia d’après une œuvre d’Hildegarde.

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Et retrouvez Aliette de Laleu nous parlant d’Hildegarde von Bingen dans une de ses chroniques sur France Musique.

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Compositrices, Divers

CONCERT D’INAUGURATION DE L’OPÉRA DE LILLE

programme inauguration opéra de Lille

Il y a cent ans, le 7 octobre 1923, l’opéra de Lille ouvrait ses portes avec un grand concert qui faisait la part belle aux gloires locales, Édouard Lalo bien sûr, mais aussi Jeanne Thieffry. C’est ce concert que je vais vous proposer ici de revivre.

Hymne à l’harmonie de Lavainne

« Ouverture » du Roi d’Ys de Lalo

Lalo le Roi d'Ys ouvertureCliquez sur l’image

Concerto de Chaminade

Cheminade concertini pour flûteCliquez sur la flûtiste

Aubade du roi d’Ys et air de Carmen de Bizet

Lalo le Roi d'Ys aubadeCliquez sur l’image

Cloches graves et carillon de Jeanne Thieffry

Gopak de Moussorgski

Moussorgski GopakCliquez sur l’image

Air de Mireille de Gounod

Air du Barbier de Séville de Rossini

Watteau, scène chorale de Carlier

Près du fleuve étranger de Gounod

Gounod Près du fleuve étrangerCliquez sur l’image

Romance de Svendsen

Svendsen RomanceCliquez sur l’image

Air d’Hérodiade de Massenet

Le Cygne de Saint-Saëns

Saint-Saëns le CygneCliquez sur le Cygne

« Finale » du Concerto de Goltermann

Goltermann concerto finalCliquez sur l’image

Marine et Chant breton de Lalo

Lalo le Chant bretonCliquez sur Lalo

Grand air de Margared du roi d’YS

Duo du roi d’Ys

« Marche hongroise » de la Damnation de Faust de Berlioz

Berlioz Marche hongroiseCliquez sur l’image

Compositrices

AUGUSTA HOLMÈS (1847-1903)

Image Augusta Holmès

Augusta HOLMÈS naît à Paris le 16 décembre 1847 d’un père irlandais et d’une mère anglaise. Elle grandit à Versailles et, grâce à sa mère qui était peintre et poète, fréquente les salons où elle rencontre Rossini, Gounod ou Saint-Saëns. Elle commence par suivre les traces de sa mère (qui ne voulait pas de piano dans sa maison), mais s’intéresse assez vite à la musique. Après la mort de sa mère en 1858, elle peut suivre des cours de piano, ainsi que d’harmonie et de chant. En 1875, elle devient l’élève de César Franck.

Poussée par son père, elle fait vite merveille dans le milieu mondain, tant par ses talents de musicienne que par sa grande beauté.

Camille Saint-Saëns lui demande de l’épouser, mais c’est avec le poète Catulle Mendès qu’elle a une liaison. Ils auront cinq enfants, trois filles et deux garçons. Les trois filles feront l’objet d’un tableau de Renoir : les Filles de Catulle Mendès.

Poète et musicienne, c’est tout naturellement qu’Augusta se tourne vers la mélodie. Elle en écrira plus de 130 depuis son premier concert public en 1868 jusqu’en 1902, presque toutes sur ses propres poèmes. Et Liszt et Wagner font partie de ses admirateurs.

Holmès Trois Anges sont venus ce soirCliquez sur l’image

Dans le domaine symphonique, elle reçoit le soutien des trois grands chefs d’orchestre que sont Jules Pasdeloup, Édouard Colonne et Charles Lamoureux. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883), qui n’ont rien à envier à ceux de Franck ou de Saint-Saëns.

Homès PologneCliquez sur l’image

Holmès AndromèdeCliquez sur l’image

On peut aussi citer son Roland furieux d’après l’Arioste.

Holmès Roland furieuxCliquez sur l’image

Augusta écrit aussi des symphonies dramatiques ou lyriques : Lutèce (1877), les Argonautes (1880), Ludus pro patria (1887), ainsi qu’au Pays bleu (1890) sur ses propres poèmes.

Holmès la Nuit et l'AmourCliquez sur le Virago Orchestra

En 1895, elle a accès à l’Opéra de Paris avec l’opéra la Montagne noire, écrit en 1885 sur son propre livret.

Pour l’exposition universelle de 1889, elle compose l’Ode triomphale en l’honneur du centenaire de 1789, qui requiert plus de mille exécutants. Si La Montagne noire a connu les honneurs de la scène, ses autres opéras AstartéLancelot du lac et Héro et Léandre ne seront jamais représentés de son vivant.

Augusta Holmès meurt à Paris le 28 janvier 1903, à l’âge de 55 ans.

(Sources principales : les notices de la Philharmonie de Paris, du Palazetto Bru Zane et de Présence compositrices.)

Et si vous voulez une surprise surprenante, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez une surprise surprenante

Compositrices, Divers

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – partie 2 les XXe et XXIe siècles

Après vous avoir récemment parlé des compositeurs et compositrices enterré(e)s dans le cimetière du Père-Lachaise, voici une deuxième série, ceux et celles enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Le compositeur d’opérettes Robert Planquette (les Cloches de Corneville) y fut inhumé en 1903.

Planquette les Cloches de Corneville Chanson des clochesCliquez sur l’image

Son collègue Charles Lecoq (la Fille de madame Angot) en 1918.

Lecoq la Fille de madame Angot chanson politiqueCliquez sur l’image

Le compositeur et mélodiste Henry Duparc en 1933.

Duparc Chanson tristeCliquez sur l’image

Gabriel Pierné en 1937.

Pierné la Croisade des enfantsCliquez sur l’image

Reynaldo Hahn (Ciboulette) en 1947.

Hahn Ciboulette Moi, j'm'appelle CibouletteCliquez sur Ciboulette

Le Roumain Georges Enesco en 1955.

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

L’auteur de Louise, Gustave Charpentier, en 1959.

Charpentier Louise Depuis le jour où je me suiis donnéeCliquez sur Louise

Mon cher Francis Poulenc en 1963.

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

Le Rouennais Emmanuel Bondeville en 1987.

Bondeville Emma BovaryCliquez sur l’image

Georges Delerue y a son monument, érigé en 1994, mais son corps est enterré en Californie, à Glendale, Delerue ayant fait une grande partie de sa carrière à Hollywood.

Delerue La Nuit américaineCliquez sur l’image

Jean Françaix en 1997.

Françaix Petit quatuorCliquez sur le petit quatuor

Le compositeur et chef d’orchestre Manuel Rosenthal en 2003.

Rosenthal la Souris d'AngleterreCliquez sur la souris d’Angleterre

La Finlandaise Kaija Saariaho en 2023.

Saariaho L'Amour de loinCliquez sur l’image

Compositrices, Divers, Maria Callas

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – 1ère partie, au XIXe siècle

Parmi les lieux parisiens les plus visités par les touristes se trouve le cimetière du Père-Lachaise. Une des tombes les plus fréquentées est celle de Jim Morrison, le chanteur des Doors.

The Doors the EndCliquez sur la star fauchée dans la fleur de l’âge

Mais quels autres compositeurs ou compositrices sont enterré(e)s au Père-Lachaise ? Sans viser l’exhaustivité, en voici une petite liste.

André Grétry, le compositeur liégeois mort en 1813, y a sa tombe, même si son cœur repose dans le socle de sa statue, à Liège.

Nicolas Méhul, mort en 1817.

La compositrice de salon Sophie Gaïl est morte en 1819.

Gaïl N'est-ce pas d'elleCliquez sur les interprètes

Le compositeur révolutionnaire Gossec, mort en 1829, repose lui aussi au Père-Lachaise.

Gossec Marche lugubre 1790Cliquez sur la marche lugubre

François Boïeldieu (1834). Son cœur est à Rouen, au cimetière monumental.

Boïeldieu la Dame blanche Viens, gentille dameCliquez sur l’image

Vincenzo Bellini (1835). Bellini est mort à Puteaux et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Catane en 1876.

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur la diva

Le Sueur, mort en 1837, a été un des professeurs de Berlioz ou d’Ambroise Thomas.

Le Sueur Messe du sacre de NapoléonCliquez sur l’image

Hippolyte Monpou (1841)

Cherubini (1842)

Cherubini Médée final CallasCliquez sur l’image

Chopin (1849)

Chopin Marche funèbreCliquez sur le pianiste

Gioacchino Rossini (1868). Rossini est mort à Passy et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’ un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Florence en 1887.

rossini barbierCliquez sur le divo

D.F.E. Auber (1871)

amour sacré de la patrieCliquez sur le Manneken

Georges Bizet (1875)

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur la star du rock progressif

Louise Bertin (1877)

Gounod (Bertin) Si la mort est le butCliquez sur l’image

Édouard Lalo (1892)

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur le violoniste

Chausson (1899)

Chausson poème de l'amour et de la merCliquez sur l’image

Retrouvez ici la deuxième partie, avec les compositeurs et compositrices enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.