Compositrices, Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Voici le récapitulatif de mon calendrier de l’avent 2024, consacré aux compositrices :

Le 2 décembre : Hildegarde von Bingen, O Vis eternitatis.

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Le 3 décembre : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggerio dall’isola d’Alcina « Ahi, Melissa ».

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Le 4 décembre : Barbara Strozzi, « Che si puo fare ».

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Le 5 décembre : Elisabeth Jacquet de la Guerre, Le Sommeil d’Ulysse, « La Tempête ».

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Le 6 décembre : Louise Farrenc, Sextuor.

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Le 7 décembre : Louise Bertin, Esmeralda, « Air des cloches ».

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Le 9 décembre : Fanny Mendelssohn Trio avec piano.

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Le 10 décembre : Clara Schumann, Abendfeier in Venedig.

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Le 11 décembre : Pauline Viardot, La chanson du pêcheur.

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Le 12 décembre : Clémence de Grandval, Mazeppa.

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Le 13 décembre : Augusta Holmès, Roland furieux.

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Le 14 décembre : Mel Bonis, Ave Maria.

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Le 16 décembre : Ethel Smyth, La Marche des femmes.

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Le 17 décembre : Germaine Tailleferre, Adagio.

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Le 18 décembre : Lili Boulanger, Du Fond de l’abîme.

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Le 19 décembre : Isabelle Aboulker, Douce et Barbe-Bleue.

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Le 20 décembre : Claire Renard, Orimita.

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Le 21 décembre : Kaija Saariaho, L’Amour de loin.

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Le 23 décembre : Zelda Ocarina, Symphony of the Goddesses.

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Le 24 décembre : Sophie Lacaze, O Sapientia.

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Et pour le 25 décembre, un bonus surprise mystère :

Vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire ce qu’est le bonus surprise mystère ?
Compositrices

BETSY JOLAS, née en 1926

Betsy Jolas naît le 5 août 1926 à Paris.

À l’âge de 14 ans, Betsy part aux États-Unis avec sa famille. En 1946, elle retourne en France et s’inscrit au Conservatoire de Paris, où elle a comme professeurs Darius Milhaud et Olivier Messiaen.

Son travail musical porte beaucoup sur la voix. Ainsi en 1961 sa cantate L’Œil égaré dans les plis d’obéissance du vent, d’après Victor Hugo en 1961 ou en 1964 son Quatuor II pour soprano colorature, violon alto et violoncelle, où la voix est considérée comme un instrument à cordes comme les autres.

Cliquez sur quatuor à cordes
Cliquez sur le Caprice à une voix

Un autre centre d’intérêt pour Betsy Jolas est sa recherche sur l’équilibre des formes instrumentales. Points d’aube, pour alto solo et treize instruments à vent, date de 1968. Le Trio « Les Heures », pour trio à cordes, de 1991 et Wanderlied, pour violoncelle solo et petit ensemble instrumental date de 2003.

Cliquez sur Wanderlied
Cliquez sur les Onze lieder pour trompette et orchestre de chambre

Autre exemple de son souci de la jouabilité de sa musique avec A little Summer Suite (2015). Pour cette commande de l’Orchestre philharmonique de Berlin, Betsy Jolas a précisé que, pour honorer cette commande, elle a voulu faire plaisir aux instrumentistes et ainsi écrit beaucoup de solos permettant à ceux-ci de briller.

Cliquez sur la petite suite d’été

En ce qui concerne l’opéra, elle écrit en 1975 Le Pavillon au bord de la rivière, et en 1986 Le Cyclope.

En 1995, elle revient à l’opéra avec Schliemann, sur le découvreur de la ville de Troie. En 2013, elle écrit une nouvelle version de cette œuvre : Iliade l’amour.

Outre sa carrière de compositrice, Betsy Jolas a aussi enseigné l’analyse et la composition, à Yale et à Harvard aux États-Unis, et au Conservatoire de Paris où elle succède à Messiaen.

Betsy Jolas est titulaire de nombreux grands prix internationaux, et en 1982, la SACEM récompense son travail par son grand prix de la SACEM. Betsy Jolas est également commandeure dans l’ordre de la Légion d’honneur (2021)

(Source principale : la fiche biographique de la Philharmonie de Paris).

Compositrices, Fables de la Fontaine

Isabelle ABOULKER (née en 1938)

Isabelle Aboulker est née à Boulogne-Billancourt le 23 octobre 1938. Son père, Marcel Aboulker, était cinéaste et écrivain, et lui transmet très tôt le goût de la littérature. Sa mère, Henriette Février, était la fille du compositeur Henry Février, et la sœur du pianiste légendaire Jacques Février.

Isabelle suit des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. C’est là qu’elle rencontre Edmond Rosenfeld, qui deviendra son mari. En 1959, Isabelle interrompt ses études auprès de Maurice Duruflé pour s’occuper de son premier fils, David. En 1963, elle obtient le premier prix d’accompagnement.

Parallèlement à ces études, Isabelle commence à écrire des musiques pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.

En 1968, c’est la naissance de son second fils, Michael. Michael sera également compositeur et professeur de musique.

C’est dans un poste d’assistante de la classe de chant de la soprano Jeannine Micheau au Conservatoire que s’affirme son goût pour la vocalité dans la pédagogie musicale et la composition.

En 1981, Isabelle Aboulker est professeur d’accompagnement au Conservatoire d’Amiens. En 1983, elle prend le poste de professeur de formation musicale et déchiffrage pour les élèves chanteurs du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, poste où elle restera jusqu’en 2003. Elle écrit des ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs.

Dans ses compositions, Isabelle Aboulker est attentive aux liens entre la prosodie et la musique, et attache une grande importance au choix de ses livrets. Elle s’attache également à écrire pour les plus jeunes avec des contes musicaux ou des opéras « jeunes publics ».

En 1977 (?), elle écrit un opéra de poche, Jean de la Fontaine parmi nous. Isabelle Aboulker reviendra souvent à la Fontaine et à ses fables.

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En 1978, c’est la Lacune, d’après Eugène Ionesco.

1979 voit la création de sa première œuvre lyrique, Les Surprises de l’enfer, sur un texte de Jean-Pierre Vaguier, opéra qui remporte un beau succès.

En 1983, Isabelle Aboulker écrit pour l’Atelier lyrique de Tourcoing les Leçons de français aux étudiants américains, sur un texte d’Ionesco.

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En 1989, elle obtient le prix « musique » de l’Académie des Beaux-Arts.

En 1998, elle compose l’oratorio 1918, l’homme qui titubait dans la guerre, une commande d’état à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale.

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En 2001, c’est les Enfants du Levant, créé au CRÉA (Centre de CRÉAtion vocale et artistique) d’Aulnay-sous-Bois, dont le sujet est le bagne pour enfants installé par Napoléon III sur l’île du Levant.

En 2002, Isabelle Aboulker répond à une commande de Radio-France avec le conte-opéra Douce et Barbe-Bleue, d’après Charles Perrault.

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2002 est également l’année de l’opéra pour enfants Cendrillon, d’après des contes de Perrault.

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En 2015, Isabelle compose Myla et l’Arbre-bateau, une pièce commandée pour les maternelles. Elle y aborde le thème de la mort pour ce (très) jeune public.

En 2018, Isabelle Aboulker est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et Lettres. C’est l’année de création de Olympe la rebelle, dont l’héroïne est Olympe de Gouge, cette révolutionnaire féministe morte sur l’échafaud pendant la terreur.

En 2021, elle reçoit le Grand Prix du répertoire jeune public en 2021 de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACD).

Sa dernière création (à ce jour) est Archipel(s), une commande de l’Opéra-Comique.

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Et pour en savoir (beaucoup) plus, allez sur son site :

http://www.isabelle-aboulker.com/2024-03-27.html

Compositrices

LOUISE FARRENC (1804-1875)

Jeanne-Louise Dumont naît le 31 mai 1804 à Paris, dans une famille d’artistes. Son père, et son frère, étaient sculpteurs.

Louise débute le piano avec sa marraine, avant de prendre des cours avec Moscheles et Hummel, soit à peu près ce qui se faisait de mieux comme professeurs de piano à son époque. Elle suit ensuite des cours d’harmonie auprès de Reicha, professeur au Conservatoire de Paris.

À 17 ans, Louise Dumont se marie avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc, et continue ses cours auprès de Reicha avec l’étude du contrepoint, de la fugue et de l’instrumentation.

En 1826, ils ont une fille, Victorine.

En 1834, Louise Farrenc écrit deux Ouvertures. À la différence d’autres compositrices de son époque, Louise bénéficiera toujours du soutien de son mari (Louise Farrenc était l’exacte contemporaine de Louise Bertin ou Fanny Mendelssohn).

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En 1839, elle aborde la musique de chambre avec son quintette, qui sera suivi de nombreuses autres œuvres, dont un nonette, faisant d’elle un des pionniers de la musique de chambre française du XIXe siècle, et qui lui valent, en 1861 et en 1867 le prix Chartier de l’Académie des Beaux-Arts pour la musique de chambre.

Cliquez sur le sextuor
Cliquez sur le nonette

En 1842, Louise Farrenc est professeur(e) de piano pour la classe des jeunes filles du Conservatoire de Paris. Elle occupera ce poste jusqu’en 1872, allant jusqu’à obtenir l’égalité de son salaire avec celui des professeurs hommes. En 1843, elle accueille sa fille Victorine parmi ses élèves.

En 1845, ses Trente études dans tous les tons majeurs et mineurs sont adoptées officiellement pour l’étude du piano au conservatoire, devenant ainsi un ouvrage de référence !

Si elle n’a pas écrit d’ouvrage lyrique, elle a effectué des réductions ou des variations pour le piano de grands airs d’opéra.

Cliquez sur les variations

Louise Farrenc écrit également trois symphonies en 1841, 1845 et 1847, dont la dernière sera jouée par l’orchestre de la société des concerts du Conservatoire (l’ancêtre de l’Orchestre de Paris).

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Louise Farrenc meurt le 15 septembre 1875 à Paris, à l’âge de 71 ans.

Outre son activité de pianiste et d’enseignante, Louise Farrenc travaillera à une grande anthologie des œuvres pour clavier, le Trésor des pianistes, publié entre 1861 et 1872.

(Sopurce principale : Que demander à Clara ?https://www.presencecompositrices.com/compositrice/farrenc-louise/ )

Et si vous voulez en savoir un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère pour en savoir un peu plus


Compositrices

Clémence de GRANDVAL (1828-1907)

Marie-Félicie Clémence de Grandval naît au château de la Cour du Bois, dans la Sarthe, le 21 janvier 1828. Son père était le baron de Reiset. Elle étudie la musique dès l’enfance et aurait commencé la composition à l’âge de 10 ans. Elle a comme professeurs von Flotow, l’auteur de l’opéra Martha, très célèbre à son époque, et Chopin pour le piano.

En 1851, Clémence de Reiset se marie avec le vicomte Amable de Grandval, avec qui ils auront deux filles, Thérèse et Isabelle. Après Flotow, elle étudie la composition auprès de Camille Saint-Saëns qui lui dédicacera son Oratorio de Noël en 1858.

Bonne pianiste, Clémence se consacre à de la musique de chambre.

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Cantatrice, elle écrit de nombreuses mélodies qu’elle interprète elle-même en concert.

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Dans le domaine lyrique, Clémence de Grandval doit user de pseudonymes pour le Sou de Lise (1860) signé Caroline Blangy ou les fiancés de Rosa (1863) signé Clémence Valgrand (elle signera aussi Maria-Felicita de Reiset, italianisant ainsi son nom de jeune fille). En 1864, on joue l’opéra la Comtesse Eva à Baden-Baden. Son grand œuvre est l’opéra Mazeppa créé en 1892 à Bordeaux et repris à Bordeaux et Paris l’année suivante.

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En 1868, elle écrit Jeanne d’Arc, une pièce pour contralto ou baryton.

Clémence écrit de la musique sacrée : une Messe (1867), un Stabat Mater (1870) et des oratorios,

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mais aussi de la musique symphonique : la Forêt (1874) ou un Concerto pour hautbois (1878).

En 1871, elle fait partie des fondateurs de la Société nationale de musique à côté notamment de Saint-Saëns, Franck, Fauré et Duparc. Cette société s’était donné pour but de faire jouer la musique française, en réaction à la prévalence de la musique germanique.

En 1880, Clémence de Grandval est la première lauréate du prix Rossini pour son oratorio la Fille de Jaïre.

Clémence de Grandval meurt à Paris le 15 janvier 1907, à l’âge de 79 ans.

(Source principale : le portrait du portail « Présence compositrices » et la vidéo associée :

Cliquez sur la vidéo associée).
2 ter Liste alphabétique des compositeurs et compostrices, Compositeurs, Compositrices

LISTE ALPHABÉTIQUE DES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs et compositrices », destiné à vous faciliter la recherche par thème.

image Aboulker

DFE Auber

image Jean-Chrétien Bach

Beethoven

Bellini

berlioz

bernstein-candide-ouverture

image-hildegarde-von-bingen

image Boïto

Mel Bonis par Adrian

bizet

boieldieu

Brahms Fest und Gedenkspruche opus 109

Britten

bartok-musqiue-pour-cordes-percussions-et-celesta

francesca-caccini-par-adrian

debussy-par-adrian

Donizetti

image Dukas

Dvorak Symphonie du nouveau monde mvt 4

image-enesco

image De Falla

image Louise Farrenc

Fauré

image César Franck

Image Galuppi

Gershwin

Glinka

gluck image

Gounod

image-de-grandval

Grieg

haendel

image Haydn

image Jacquet de la Guerre

janacek

Image Jolas

image Sophie Lacaze

lalo-portrait

liszt

image Louati

lully

massenet

mecc81hul-par-adrian

fanny-mendelssohn-1

Felix Mendelssohn par Adrian

image-messager

image olivier Messiaen

Meyerbeer

Monteverdi par Adrian

Moussorgski

Mozart par Adrian

offenbach

image Camille Pépin,

arnoldo-poivrieri-petit-format

Image Nicola Porpora

Prokofiev

Puccini

Purcell

rachmaninov

Rameau

Ravel

image Claire Renard

Rimski-Korsakov

rossini

image Roussel

image Saariaho

Chevalier de Saint-Georges portrait

Camille Saint-Saëns

Salieri la Locandiera

image Erik Satie

Schubert image

image-robert-schumann

Clara Schumann Adrian Mercure 2021

Heinrich Schütz

Smetana par Adrian

image Ethel Smyth

barbara-strozzi

Richard Strauss portrait

Stravinsky

image Tailleferre

tchaikovsky

tchaikovsky le retour

ambroise thomas

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Compositrices, littérature, Mes opéras préférés, Théâtre

LA ESMERALDA, de Louise BERTIN (1836)

Parmi les dizaines d’opéras adaptés d’œuvres de Victor Hugo, il y en a un seul dont le livret a été écrit par VH lui-même. Il s’agit de La Esmeralda, écrit d’après Notre-Dame de Paris pour Louise Bertin. L’œuvre, créée le 14 novembre 1836 à Paris, est tombée assez vite, non pour des raisons musicales, mais pour des raisons politiques, Bertin étant la fille du directeur du Journal des Débats dont les positions politiques conservatrices étaient critiquées. La musique en a pourtant été jugée suffisamment bonne pour qu’on l’attribue à Berlioz.

On peut noter que ce livret a servi plus tard à Dargomijski.

Acte I : De nuit, à la Cour des Miracles. C’est le jour des fous. Le chœur des truands acclame Clopin, le roi de Thune. (chœur des truands « vive Clopin, roi de Thune »). Esmeralda, une orpheline qui vit parmi eux, chante son chant (Air : « Je suis orpheline »).

Frollo, déguisé sous une cape, se cache parmi eux. Il souffre car il est amoureux d’une bohémienne, Esmeralda, ce que son statut de prêtre de Notre-Dame de Paris ne permet pas. (Air : « Ô ciel, avoir donné ma pensée aux abîmes »).

Les truands élisent « pape des fous » Quasimodo, une créature difforme qui vit dans le clocher de la cathédrale. Quand celui-ci arrive vêtu d’habits pontificaux, Frollo se jette sur lui pour lui arracher ce costume sacrilège. Les truands grondent quand Clopin arrive, se mettant au service de Frollo pour le sauver. La foule partie, Frollo demande à Clopin et Quasimodo d’enlever Esmeralda.

Le capitaine Phœbus intervient, sauvant Esmeralda. Esmeralda le regarde avec admiration, mais quand Phœbus demande un baiser, elle le lui refuse. (Duo: « Un beau capitaine/Pour un capitaine »).

Air de Quasimodo « L’amour conseille »

Acte 2 : Quasimodo a été mis au pilori sur la place de grève. Les truands le vilipendent (Chœur des truands « Il enlevait une fille ») quand Esmeralda s’avance et , prise de pitié, lui donne à boire.

Chez madame Aloïse, qui s’apprête à célébrer le mariage de sa fille Fleur-de-Lys avec le capitaine Phœbus. Mais Fleur-de-Lys se doute bien que Phœebus aime ailleurs. (Duo Phoebus Fleur-de-Lys « Comme ma belle fiancée gronde aujourd’hui/Me trahir, moi, sa fiancée »). Fleur-de-Lys sortie, Phœbus chante son amour pour Esmeralda (Air : « Fille ravissante ! À toi mes amours ! »).

La fête bat son plein quand, par la fenêtre, de jeunes femmes voient Esmeralda danser sur la place. Elles reconnaissent la bohémienne que Phœbus a sauvée la veille. Phœbus lui fait signe de venir le rejoindre à la fête. Esmeralda arrive tout intimidée. (Ensemble Phoebus Esmeralda monsieur de Chevreuse « O la divine créature »).

Cliquez sur les actes 1 et 2

Acte 3 : Dans un cabaret. Phoebus et le chœur chantent une chanson à boire. Phœbus laisse entendre qu’il a rendez-vous avec une belle quand le couvre-feu sonne. Les buveurs sortent.

Phœbus + Chœur « Sois ma dame »

Frollo arrive et interroge Phœbus sur l’identité de celle qu’il aime. Quand Phœbus lui dit qu’il s’agit d’Esmeralda, Frollo lui prédit sa mort ! (Duo : « Il m’étonne, il me donne / Je l’étonne je lui donne »).

Esmeralda et Phœbus se sont donné rendez-vous (Duo : « Ô fille adorée »). Ils s’avouent leur amour mais dans l’ombre sont cachés Clopin et quelques sicaires payés par Frollo. Le prêtre poignarde Phœbus avant de prendre la fuite. (Trio : Phoebus Esmeralda Frollo « Fée ou femme sois ma dame »). Esmeralda tombe sur le corps sans vie de Phœbus et les sicaires se précipitent pour l’arrêter.

Acte 4 : En prison. Esmeralda ne comprend pas ce qui se passe, elle enfermée et Phœbus mort ! (Air : « Quoi, lui dans un sépulcre »).

Frollo entre et se dévoile. Il révèle son amour infâme pour Esmeralda (Duo Frollo Esmeralda : « Détresse extrême/Moment suprême »).

Sur le parvis de Notre-Dame. On entend les cloches. Quasimodo chante son bonheur simple de vivre dans les tours de Notre-Dame. (Air des cloches : « Mon Dieu, j’aime »).

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Frollo et Clopin entrent. Clopin annonce que Phœbus n’est pas mort. Frollo compte sur Clopin pour posséder Esmeralda. (Ensemble Frollo Esmeralda peuple: « C’est mon Phœbus qui m’appelle »).

Le cortège au supplice avance vers l’église. Frollo annonce à Esmeralda qu’il peut encore la sauver si elle se donne à lui, mais celle-ci refuse. Frollo prononce alors sa condamnation quand Quasimodo, qui assistait à la scène, se précipite sur Esmeralda et la conduit dans l’église, réclamant asile. La foule reprend le cri d’Asile ! (Chœur : « Asile, asile, asile »).

Frollo refuse. Esmeralda n’est pas chrétienne, elle ne peut pas bénéficier de la protection de l’église. Soudain, Phœbus intervient. Il s’est traîné jusqu’au parvis de Notre-Dame et accuse Frollo d’être son agresseur, innocentant Esmeralda. Mais Phœbus a présumé de ses forces, et il meurt. Esmeralda tombe sur son corps sans vie et le rejoint dans la mort.

Cliquez sur les actes III et IV

(Source principale : le livret.)

Compositrices, Fantaisie, Premier avril

Zelda OCARINA

image Zelda

La compositrice Zelda Ocarina est une princesse musicienne née au Japon le 1er avril 1966. Ses parents, qui étaient proches de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, lui donnent le prénom Zelda en hommage à leur ami (son petit frère, de deux ans son cadet, s’appelle Gatsby).

C’est à l’âge de 1986 que Zelda fait ses débuts mondiaux avec son poème symphonique The Legend of Zelda. Malheureusement pour elle, son statut de princesse ne lui permettait pas une reconnaissance de compositrice, et ses partitions ont été publiées sous le pseudonyme de Koji Jondo, à qui on attribue de nos jours sa musique.

Entendant ce poème symphonique à Tokyo, les concepteurs de jeux vidéo Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka s’inspireront de la vie de la princesse Zelda pour créer leur série Legend of Zelda.

Dès lors, les succès s’enchaînent pour Zelda avec The Adventures of Link (1987), A Link to the Past (1991) ou Link’s Awakening (1993).

Mais c’est en 1998 que sa renommée devient vraiment mondiale avec son titre Ocarina of Time, composé pour son instrument aussi éponyme que favori, l’ocarina.

Cliquez sur l’ocarinatiste

En 2010 paraît le poème symphonique Symphonic Legends, qui sera créé à Cologne.

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En 2011, c’est une nouvelle symphonie qui est créée au Japon, avec Symphony of the Goddesses, qui fera ensuite l’objet d’une tournée mondiale.

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Il faut également noter l’adaptation en comédie musicale de ses poèmes symphoniques qui sera créée à l’Opéra de Saint-Glinglin. Il n’existe pas d’enregistrement de cette comédie musicale, mais je vous propose de trouver ici le top 10 des musiques de Zelda Ocarina.

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Vous pourriez également aimer Hyrule Field

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ou encore Twilight Princess

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Outre ses talents cachés de compositrice, la princesse Zelda était également chanteuse (ça faisait partie de l’éducation des princesses !) Retrouvez-la ici dans un pot-pourri de ses succès.

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(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)

Et si vous voulez d’autres articles publiés un 1er avril, en voici quelques-uns.

Havre et Caumartin

L’Opéra de Saint Glinglin s’invite chez vous

Arnoldo Poivrieri

La Fée nommée mène au logis (de l’esprit)

Le cantique des quantiques

Compositrices

Jeanne THIEFFRY (1886-1970)

Jeanne Thieffry naît le 7 janvier 1886 à Lille. Issue d’une famille modeste, elle manifeste son intérêt pour la musique dès l’âge de 7 ans.

Elle assure sa formation musicale au Conservatoire de Lille : prix de solfège à 11 ans, prix de piano à 15 ans, prix d’harmonie à 18 ans ! Sa première composition, un Andante pour quatuor et piano, date de 1899.

En 1904, Jeanne épouse un peintre, Salomon Clément Robert. Celui-ci se suicide et Jeanne Thieffry se retrouve veuve à 20 ans.

Brillante pianiste, elle se produit à Lille et à Paris, où elle devient l’élève d’Alfred Cortot.

En 1910-1911, elle suit des cours de contrepoint et de fugue à la Scola Cantorum de Vincent d’Indy à Paris, auprès d’Auguste Serieyx.

À la fin de la Première Guerre, Cortot lui propose d’enseigner le piano à l’École normale de musique de Paris qu’il venait de fonder. Elle a ainsi l’occasion de rédiger les Cours d’interprétation d’Alfred Cortot, une synthèse de 15 ans de travail auprès du maître. Ce livre sera salué par de nombreux pianistes, comme le prouve cette lettre de Wladimir Jankelevitch à Jeanne Thieffry. Il sera traduit en anglais, en espagnol et en italien.

Outre ses œuvres pour piano comme Flandre ou un Choral qu’elle dédie à Cortot, Jeanne Thieffry met en musique les poètes qu’elle apprécie, Verlaine, Gautier ou Klingsor ou son compatriote Albert Samain.

En 1923, lors du concert d’ouverture du nouvel opéra de Lille, elle joue Cloches et Carillons, extrait de son œuvre maîtresse Flandre, dédicacée au roi des Belges.

Jeanne doit quitter Paris pour s’occuper à Lille de sa mère malade. Ceci la coupera petit à petit du milieu parisien de la musique.

Parallèlement à son travail de pédagogue, Jeanne anime pendant 30 ans sur Radio Lille l’émission l’Art du piano.

Outre son activité de musicienne, Jeanne Thieffry était également poétesse et peintre.

Ses talents pour la peinture font que ses amis la poussent à quitter la musique pour se consacrer au dessin et à la peinture.

Ses poésies étaient publiées régulièrement dans la Revue septentrionale, le bulletin des Rosati du nord de la France. Jeanne Thieffry obtient la récompense suprême avec la rose d’or des Rosati, en 1946 pour son poème Le Beffroi.

Médaille d’or des Rosati (1946) conservée à la bibliothèque municipale de Lille.

La fin de la vie de Jeanne Thieffry est triste. Oubliée de tous, elle survit grâce aux Petits frères des pauvres et Jeanne Thieffry meurt à Lille le 25 décembre 1970, à l’âge de 84 ans. Sur son acte de décès figure la mention « sans profession » !

(Sources principales : l’exposition de la bibliothèque municipale de Lille, visible jusqu’au 30 mars 2024, et le catalogue de ses œuvres, disponible sur le site internet de cette bibliothèque.)

Et si vous voulez d’autres articles consacrés aux compositrices, cliquez ICI.

Compositrices, Poésie

Sophie LACAZE (née en 1963)

(photo Guy Bompais)

La compositrice Sophie LACAZE naît le 9 septembre 1963 à Lourdes.

Dans une interview (cf. le lien en fin d’article), Sophie raconte qu’un matin, elle avait alors 14 ou 15 ans, elle s’est réveillée en sachant qu’elle deviendrait compositrice.

Elle suit des études scientifiques, obtient son diplôme d’ingénieur à Toulouse tout en étudiant la musique au CNR de cette même ville. Elle entre par la suite à l’École normale de Musique de Paris, d’où elle sort avec un diplôme de composition.

Sophie Lacaze travaille ensuite avec Antoine Tisné, Allain Gaussin et Philippe Manoury avant d’aller étudier à Sienne avec Franco Donatoni et Ennio Morricone. Elle a également suivi les cours de Pierre Boulez au Collège de France. Elle aborde aussi le théâtre musical auprès de Georges Aperghis.

En 1998, lors de son premier voyage en Australie, elle découvre la culture aborigène. En 2002, elle est invitée en résidence à l’Electronic Music Unit de l’Université d’Adélaïde.

Sophie Lacaze a su développer une esthétique musicale personnelle visant à retrouver la vocation première de la musique dans son aspect incantatoire, rythmique ou dansant, tout en portant une attention particulière aux timbres.

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Son œuvre est jouée dans le monde entier et comprend (aujourd’hui) une centaine de numéros d’opus, allant d’œuvres pour solistes ou pour orchestre à des œuvres avec voix ou accompagnées de danses, en passant par 3 opéras.

Sophie Lacaze occupe une place importante dans la défense de la musique contemporaine, créant par exemple le Printemps Musical d’Annecy, en grande partie dédié à la création musicale, festival qu’elle dirigera pendant 5 ans, comme aussi le Festival Turbulences Sonores de Montpellier ou le Festival Musiques Démesurées de Clermont-Ferrand.

Sophie Lacaze attache beaucoup d’importance à la transmission. Ainsi, plusieurs de ses œuvres ont été pensées pour les enfants. Elle a aussi enseigné la composition et l’histoire de la musique à l’Université Paul Valéry de Montpellier pendant une douzaine d’années.

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En 2009, Sophie Lacaze reçoit le grand prix lycéen Compositeurs, et en 2010 le prix Claude Arrieu de la Sacem pour l’ensemble de son œuvre. En 2023, elle fait partie des 100 lauréates de « Femmes de Culture ».

En 2013, elle crée l’association Plurielles 34, qu’elle présidera jusqu’en 2020. C’est Claire Renard qui lui succédera à la tête de cette association.

Sophie Lacaze travaille en collaboration avec des comédiens et des metteurs en scène, ainsi que des danseurs et des chorégraphes. Parmi eux, Alain carré lui a écrit les livrets de Marco Polo, du Petit Prince, ou de l’Étoffe inépuisable du rêve (création en 2024 au Printemps des Arts de Monte-Carlo).

Cliquez sur la bande-annonce

Pour vous permettre d’apprécier son œuvre, en voici donc quelques extraits.

Cliquez sur en Quête
Cliquez sur le pianiste
Cliquez sur le quatuor avec accordéoniste et récitante

Ou encore l’Espace et la Flûte, sur des poèmes de Jean Tardieu illustrés par Picasso.

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Sophie Lacaze a aussi rendu hommage à Hildegarde von Bingen, comme dans la pièce O Sapientia.

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En 2024 a été créé À la surface de l’eau, sur des poèmes japonais.

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Interview intéressante où Sophie Lacaze s’exprime sur son métier de compositrice :

https://www.stretta-music.fr/journal/portraits/vocation-compositrice-entretien-avec-sophie-lacaze

Et pour en savoir beaucoup plus sur Sophie Lacaze et sa musique, une seule adresse, son site internet : https://www.sophielacaze.com/

(Cet article a été relu (et amélioré) par Sophie Lacaze avant sa parution).