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LES NUITS D’ÉTÉ, de BERLIOZ et al.

Vous connaissez probablement les Nuits d’été de Berlioz, un ensemble de six mélodies écrites sur des poèmes de Théophile Gautier, initialement pour mezzo ou ténor, avec accompagnement au piano. Elles étaient dédicacées à Louise Bertin. Berlioz en réalisera une orchestration quelques années plus tard. Mais connaissez-vous les versions alternatives écrites par d’autres compositeurs ou compositrices? Tendez l’oreille, ça vaut la peine.

1 – Villanelle (Quand viendra la saison nouvelle). Outre par Berlioz, ce poème a été mis en musique par Duprato, Gédalge, Reber et Lavigne.

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2 – Le Spectre de la Rose (Soulève ta paupière close).

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Ce poème a été mis en musique par Radoux et Pessard.

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3 – Sur les lagunes (Ma belle amie est morte), encore appelé la Chanson du Pêcheur.

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Ce poème a été mis en musique par Gabriel Fauré,

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Gounod,

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Paladilhe, Mathilde de Rothschild, Gédalge, Hippolyte Mompou, Pauline Viardot, Offenbach, Félicien David.

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4 – Absence (Reviens, reviens).

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Ce poème a été mis en musique par Bizet, Félicien David et Lavigne.

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5 – LamentoAu cimetière (Connaissez-vous la blanche tombe).

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Ce poème a été mis en musique par Mompou, Gounod, Viardot, Offenbach, Duparc, Philippe Hersant.

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6 – Barcarolle – L’Île inconnue. (Dites la jeune et belle, où voulez-vous aller).

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Ce poème a été mis en musique par Gounod et Offenbach.

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Anniversaire, Divers

SIXIÈME ANNIVERSAIRE DU BLOG

Voilà déjà six ans que je me suis lancé dans cette aventure d’un blog consacré à la musique et à la littérature. En six ans, j’ai publié presque 865 articles. Au début, j’en publiais beaucoup pour enrichir ma base de connaissances, et maintenant je suis arrivé à un rythme d’un article tous les 3 jours (sauf événement spécial).

Vous vous êtes mis à plus de 115 000 visiteurs cumulés, venus de 159 pays, pour voir plus de 196 000 vues sur ce blog.

Carte des vues par pays

J’ai consacré 139 articles à mes opéras préférés, de l’Orfeo de Monteverdi aux Ailes du Désir de Louati, ou d’Adrienne Lecouvreur de Cilea à Zoroastre de Rameau. Le plus regardé est celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, juste devant Norma de Bellini.

barcarolle

J’ai également consacré 80 articles à des compositeurs ou des compositrices, de Monteverdi à Othman Louati. Le compositeur qui vous a le plus intéressés est Franz Schubert. Parmi ces articles, 18 concernent des compositrices, pour la plupart injustement méconnues.

Schubert FierrabrasCliquez sur Fierrabras (de Schubert)

Ces chiffres de 139 opéras et 80 compositeurs (ou compositrices) chroniqués sont à rapprocher de mon objectif initial, quand j’ai commencé mon livre sur l’opéra (livre qui s’est transformé au cours du temps en ce blog), de retenir 99 opéras et 49 compositeurs (j’avais en tête, pour la structure de ce livre, La vie mode d’emploi de Perec).

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 61 écrivains passés à ma moulinette, d’Homère à Échenoz, le billet le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma (pas encore assez par rapport à mon objectif initial), à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

Une catégorie très prisée est celle sur les publicités se servant de musique classique pour vendre pâtes, lessive ou autres grosses ouatures. Cette catégorie très populaire vient en tête des vues puisque l’article le plus consulté est « De l’emploi de la musique classique dans la pub » suivi de près par « la Musique de Vivaldi dans la publicité« , avec environ 4000 vues pour chacun de ces 2 articles.

Côté classique, la vidéo la plus regardée est l’Ave Maria de Schubert interprété par Maria Callas.

Schubert Ave Maria CallasCliquez sur la Callas

En septembre 2022, j’ai fait une petite sélection de 57 compositeurs et compositrices d’opéra dans un livre, Compositeurs et compositrices, très beau et pas cher. Il m’en reste une cinquantaine, donc vous pouvez encore le commander. Cela me fera de la place pour le second volume qui sera consacré aux Écrivains et librettistes.

couverture-du-livre-image

À la sortie de ce livre, je suis passé dans le poste, et vous pouvez trouver cidsous le podcast de l’émission.

image podcastCliquez sur le podcast

Et pour finir ce billet, je vous propose de retrouver une de mes vidéos préférées, Nathalie Stutzmann et Philip Jaroussky dans un duo de HAENDEL.

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur Philippe Jaroussky et Nathalie Stutzmann

Point d'interrogationCliquez sur le bonus surprise

Divers

LES PLUS BEAUX CRIS DU CŒUR

Cet article est le support d’une présentation qu’une association lommoise m’a demandé de faire à ses adhérents pour un récital de la basse Alexandre Baldo, accompagné au piano par Antoine Palloc, et qui aura lieu le 10 avril à l’opéra de Lille, et dont le titre est « Les plus beaux cris du cœur ».

Cliquez sur l’interview d’Alexandre Baldo

Son programme alterne des airs de compositeurs (très) connus (Mozart, Donizetti, Bellini, Rossini, Gounod) et d’autres moins (Thomas, Tosti) allant essentiellement de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe. Il est complété par deux pièces pour piano seul de Chopin et de Catalani.

Cliquez sur l’affiche de film

Stefano Donaudy (1879-1925) est un compositeur palermitain, surtout connu pour ses 36 chants dans le style antique.

O del mio amato ben (extrait des 36 airs dans le style antique)

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Ô mon enchantement bien-aimé et bien perdu !
C'est loin de mes yeux
qui étaient ma gloire et ma fierté !
Maintenant pour les salles silencieuses
Je [le cherche toujours et] 1 appel
avec le cœur plein d'espoir ?
Mais je cherche en vain, j'appelle en vain !
Et pleurer m'est si cher,
qui ne nourris mon cœur que de larmes.

Sans lui, chaque endroit me semble triste.
La nuit me semble être le jour ;
le feu me semble froid.
Même si j'espère parfois
pour me donner à d'autres soins,
Une seule pensée me tourmente :
Mais sans lui, que ferai-je ?
La vie me semble si vaine
sans mon bien.

Mozart (1756-1791) a eu une courte vie, mais bien remplie musicalement.
Per questa bella mano (Air de concert)

Cliquez sur le baryton

Tosti (1846-1916)

Non t’amo più (Je ne t’aime plus)

Cliquez sur le ténor

Vous souvenez-vous encore du jour où nous nous sommes rencontrés ?
Vous souvenez-vous encore de vos promesses ?
Fou d’amour je t’ai suivi, on s’aimait
Et à côté de toi j’ai rêvé, fou d’amour
Je rêvais joyeusement de caresses et de baisers
Une chaîne qui disparaît dans le ciel
Mais tes paroles étaient mensongères
Parce que ton âme est faite de gel
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !
Dans les chers jours que nous avons passés ensemble
J’ai parsemé ton chemin de fleurs
Tu étais le seul espoir de mon cœur
Tu es la seule pensée de l’esprit
Tu m’as vu prier, pâle
Tu m’as vu pleurer devant toi
Et moi, juste pour satisfaire ton désir
J’aurais donné mon sang et ma foi
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !

Chopin (1810-1848)

Nocturne n° 20 (piano solo)

Cliquez sur le clavier

Donizetti (1797-1848) est, avec Bellini, un des plus illustres représentants du bel canto.

Amore e morte (ariette)

Cliquez sur la soprano

Bellini (1801-1935)

La Sonnambula : «Il mulino ! » (« Vi ravviso »)

Cliquez sur la basse

Rossini (1792-1868) ferme le XVIIIe siècle et ouvre le XIXe.

Semiramide : « Si, vi sarà vendetta » (« Deh, ti ferma »)

Cliquez sur le baryton

Catalani (1854-1893)

In sogno (en songe) (piano solo)

Cliquez sur le pianiste

Et le récital se termine par deux gloires françaises du XIXe siècle.

Gounod (1818-1893)

La Reine de Saba : « Sous les pieds d’une femme »

Cliquez sur le chanteur

et le trop méconnu Ambroise Thomas (1811-1896)

Le Caïd : « Je comprends que la belle aime le militaire » (air du tambour-major)

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Bande dessinée, Divers

LES MIROIRS

L’air favori de Bianca Castafiore, dans les Aventures de Tintin et Milou d’Hergé et le fameux Air des bijoux extrait du Faust de Gounod, et commençant par « Ah je ris de me voir si belle en ce miroir ».

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Mais quel autre usage fait-on des miroirs à l’opéra ?

Pauline Viardot nous a laissé dans ses mélodies ce Miroir (« Oh Vénus éternelle »).

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Alors que Debussy nous propose ces Reflets dans l’eau,

Cliquez sur le pianiste

Ravel, lui, nous propose ces Miroirs

Cliquez sur l’autre pianiste

Dans l’opéra quelque peu ésotérique de Strauss la Femme sans ombre (Die Frau ohne Schatten), la femme sans ombre ne peut évidemment pas se regarder dans un miroir.

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Plus près de nuit, c’est Boulez qui appelle dans sa Sonate n°3 un mouvement « miroir ».

Cliquez sur le 1/2 Boulez

Dans Tommy des Who, la mère excédée de voir son fils se regarder dans le miroir sans s’occuper d’elle finit par briser le miroir.

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Othman Louati a écrit en 2017 Miroirs.

Le maître de la musique planante, Arvo Pärt, a écrit ce Spiegel im Spiegel (Miroir en miroir).

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On pourrait aussi invoquer l’Alice de Lewis Carroll, qui passe de l’autre côté du miroir (Through the looking Glass).

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Divers

QUELS ANNIVERSAIRES FÊTER CE 29 FÉVRIER

Eh oui, on est le 29 février, puisque 2024 est une année bissextile. Alors quels anniversaires peut-on fêter, en ce jour qui ne revient qu’une fois tous les quatre ans, et encore ?

Pour commencer, on peut fêter un joyeux anniversaire à Gioacchino Rossini, naît le 29 février 1792, il y a tout juste 55 ans (rappel, les années se terminant par 00 ne sont pas bissextiles.) Est-ce pour celà que Rossini a su donner un caractère si pétillant à sa musique ?

Je vous propose ainsi d’écouter le duo des chats, dont les paroles sont dues aux célèbres duettistes Havre et Caumartin. Il est d’ailleurs piquant de remarquer que Ludovic Caumartin est lui-même né le 29 février 1833.

Cliquez sur le duo des chats

Sinon, on peut noter qu’en 1828, on a créé la Muette de Portici de D.-F.-E Auber, œuvre qui a donné deux ans plus tard à Bruxelles le signal de la révolution belge, devant aboutir à la création de ce pays.

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En 1836, c’est un 29 février qu’a été créé les Huguenots, de Meyerbeer, opéra qui a lancé les bases du Gof (Grand opéra à la française.)

Cliquez sur Valentine

Enfin, last but not Liszt, comme disent les musiciens, c’est le 29 février que le dessinateur Christophe a choisi comme date de naissance pour son héros le Sapeur Camember, un ancêtre de la bande dessinée. C’est en l’honneur de ce héros que la seule revue paraissant tous les 29 février porte le titre la Bougie du sapeur.

Compositrices, Contes et légendes, Divers, Mythologie

LES ANIMAUX FANTASTIQUES – 2 – SPHINX, SIRÈNES ET AUTRES.

Ayant récemment visité l’exposition Les Animaux fantastiques au Louvre-Lens, quelques idées de mise en musique me sont venues à l’esprit.

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, des créatures fantastiques hantent l’imaginaire collectif. La puissance imaginaire de ces créatures est toujours vivace aujourd’hui, où on la retrouve dans toutes sortes de médias modernes, comme le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo ou encore cette partie de la littérature que l’on appelle fantasy.

Les Métamorphoses d’Ovide.

Cinq animaux emblématiques peuplent l’exposition : Dragons, griffons, sphinx, licornes et phénix, mais d’autres créatures font également leur apparition.

J’ai déjà traité des dragons dans un premier billet sur les animaux fantastiques.

Le Sphinx : Le sphinx est un personnage central dans toutes les représentations mettant en scène Œdipe. Ainsi dans Œdipe, d’Enesco, la sphinge pose à Œdipe la question, « qu’est-ce qui est plus fort que le destin ? » Œdipe connaît la réponse, ce qui causera la mort de la sphinge.

Cliquez sur la sphinge

Le griffon : je n’ai pas trouvé de représentations des griffons dans le domaine musical.

Les licornes : Dans l’adaptation assez libre des aventures de Tintin par Spielberg, le Secret de la licorne, on retrouve Bianca Castafiore, le Rossignol milanais, pour qui le compositeur John Williams a écrit une partition.

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La Dame à la licorne est un ballet de Jacques Chailley chorégraphié par Heinz Rosen, dont les décors et les costumes sont signés Jean Cocteau.

Le phénix : …

Les autres animaux fantastiques : Parmi les autres créatures fantastiques, on trouve les sirènes. Les sirènes, dans la mythologie grecque, étaient des créatures marines mi-femmes, mi-oiseaux. Musiciennes, elles étaient dotées d’une voix telle que quand un marin les entendait, il était fatalement attiré vers elles et se noyait.

Cliquez sur les sirènes

Dans Alcina de Haendel, écrit d’après l’Orlando furioso, la magicienne Alcina transforme ses anciens amants en monstres affreux qui veillent sur son royaume enchanté. Heureusement, Ruggiero réussira à vaincre ses enchantements et à libérer les malheureux.

Cliquez sur Ruggiero libérant les malheureux

Dans la fameuse scène de la Gorge aux loups du Freischütz de Weber, scène où Max et Kaspar invoquent le diable à minuit dans une gorge perdue au fond de la forêt, toutes sortes d’animaux fantastiques font leur apparition.

Cliquez sur la fameuse scène de la gorge aux loups

Le Freischütz est dernier avatar du mouvement gothique et le premier opéra vraiment romantique. Comment dès lors ne pas penser aux loups-garous et autres vampires qui illustrent ce mouvement littéraire ?

Cliquez sur l’ouverture du Vampire de Marschner

Dans Les Trachiniennes, Sophocle nous raconte la mort d’Héraclès, tué par sa femme Déjanire qui, jalouse, a enduit la tunique de Nessus (un centaure vaincu par Héraclès dans ses douze travaux) du sang de l’hydre de Lerne (un autre monstre tué par Héraclès), pour le rendre fidèle. Malheureusement, c’est en revêtant cette tunique empoisonnée que le héros trouve la mort. Déjanire se tuera quand elle comprendra son erreur. Cette pièce a servi de base à Haendel pour son oratorio Hercules.

La légende de Déjanire a également été portée à l’opéra par Camille SAINT-SAËNS en 1898 aux arènes de Béziers. (Attention, rareté !)

Saint-Saëns DéjanireCliquez sur l’image

(Source principale : l’exposition Animaux fantastiques du Louvre-Lens, du 27 septembre 2023 au 22 janvier 2024.)

Et pour prolonger ce petit tour des animaux fantastiques, je vous propose de vous rendre sur les pages que l’éminent vexillologue qu’est John Duff a consacrées à ces aimables bestioles.

Divers

QUELQUES GRANDS AIRS POUR TÉNOR DE PUCCINI

Ayant assisté récemment à une très bonne version de Turandot de Puccini, avec son fameux air pour ténor « Nessun Dorma », et ayant vu il n’y a pas si longtemps une belle version de Tosca du même Puccini, avec son fameux « E lucevan le stelle », je me suis demandé quels étaient les autres grands airs que Puccini a ainsi offerts aux ténors, et aux auditeurs.

Dès son premier opéra, Manon Lescaut, on trouve l’air « Donna non vidi mai ».

Cliquez sur des Grieux

Ensuite, dans la Bohème, il nous offre l’air « Che gelida manina ».

Cliquez sur Rodolfo

Dans Tosca, donc, on trouve le fameux « E luccevan le stelle »

Cliquez sur Cavaradossi

Puis dans Madame Butterfly « Adio, fiorito asile »

Cliquez sur Pinkerton

Dans son western la Fanciulla del West, il offre au ténor l’air « Ch’ella mi creda libero e lontano »

Cliquez sur Johnson

Et dans Gianni Schicchi « Avete torto ! »

Cliquez sur Gianni

Enfin, un tube des tubes dans Turandot avec « Nessun dorma »

Cliquez sur Calaf
Compositrices, Divers, Métiers, Mythologie

ELLES FILENT, ELLES FILENT, LES FILEUSES

Ayant rencontré dans mon billet récent sur le Viol de Lucrèce, de Britten, des fileuses, je me suis demandé quelles autres fileuses on peut rencontrer dans l’univers de la musique dite classique.

Une des plus connues est sans doute Marguerite au rouet (Gretchen am Spinrad) d’inspiration Gœthienne avec une superbe mise en musique par Schubert.

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Dans ses Romances sans paroles, Mendelssohn a écrit « la Fileuse ».

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Wagner nous en offre deux occurrences, la première dans le Vaisseau fantôme,

Cliquez sur les fileuses

et la deuxième dans le prologue du Crépuscule des dieux, quand les Nornes tressent la toile du destin pour voir l’avenir.

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En 1868, Pauline Viardot composait un chœur des fileuses dans son opérette l’Ogre.

À peu près à la même époque (en 1869), Saint-Saëns faisait filer le rouet à Hercule aux pieds de sa femme Omphale dans son poème symphonique le Rouet d’Omphale.

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Peu après, le conte de Perrault la Belle au bois dormant a été mis en musique par Tchaïkovski. Dans ce conte, la princesse Aurore victime de la malédiction d’une méchante fée se pique le doigt le jour des 18 ans. Avant lui, Hérold avait déjà composé un ballet sur ce même conte, avec un argument de Scribe.

Cliquez sur la princesse qui vient de se piquer le doigt sur une quenouille
Cliquez sur la princesse Aurore au moment où elle va se piquer au fuseau

À peu près à la même époque, en 1886, Cécile Chaminade composait ses 6 études de concert, dont la troisième est intitulée « fileuse ».

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En 1898, Fauré compose une musique de scène pour Pelléas et Mélisande, de Maeterlinck. La deuxième pièce est intitulée « la Fileuse ».

Cliquez sur la fileuse

Enfin, en 1946, Britten fait intervenir un duo de fileuses dans son opéra Le Viol de Lucrèce.

Cliquez sur les fileuses

Retrouvez bientôt un autre métier avec « Elles tissent, elles tissent, les tisseuses », et pour attendre vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère.

Cliquez sur le bonus surprise mystère
Divers

MES 10 OPÉRAS PRÉFÉRÉS

On me demande souvent quel mon opéra préféré ? En général, je réponds celui que je suis en train d’écouter. Mais aujourd’hui, je vais quand même tenter de répondre à cette question, avec par ordre d’entrée en scène :

1) le Théâtre des Arts de Rouen, où j’ai découvert tout jeune tous les Wagner (ou presque), dans d’excellentes distributions (les solistes venant travailler leurs rôles avant de les chanter à Bayreuth !) Le premier que j’ai vu était la Walkyrie.

Cliquez sur la Walkyrie et son père, Wotan

2) Le Palais Garnier à Paris avec comme première fois, un rêve pour le provincial fraîchement arrivé à Paris que j’étais, la création du Saint-François d’Assise de Messiaen.

Cliquez sur le programme

3) La salle Favart, encore appelée Opéra-Comique, où j’ai pu découvrir Atys de Lully ou the Turn of the Screw de Britten, la création de l’Écume des jours de Boris Vian et Edison Denisov, et des années plus tard la création de Les Éclairs de Echenoz et Hersant. J’ai aussi eu l’occasion d’y retourner, sur scène, pour y chanter dans les chœurs d’une reprise de Céphale et Procris, une production du théâtre impérial de Compiègne.

Cliquez sur le programme
Cliquez sur la bande-annonce de les Éclairs

4) Le théâtre du Châtelet à Paris, où j’ai vu notamment Fidelio de Beethoven.

Cliquez sur le quatuor vocal

5) Le théâtre des Champs-Élysées à Paris, où j’ai pu voir notamment la fabuleuse trilogie Da Ponte / Mozart dirigée par Barenboïm avec des mises en scène de Jean-Pierre Ponnelle, ainsi que la tétralogie de Wagner mise en scène par Daniel Mesguich.

Cliquez sur Dorabella et Fiordiligi

6) Le festspielhaus de Bayreuth, où j’ai pu voir en 1986 et 1987 Tristan und Isolde, Tannhäuser, Lohengrin et les Maîtres chanteurs de Nuremberg.

Cliquez sur le décor de cette production de tristan

7) le théâtre impérial de Compiègne, opéra que j’ai inauguré (eh oui, quand même !) en 1992 avec Gustave III ou le Bal masqué, de D.F.E. Auber et où j’ai chanté quelques années plus tard Céphale et Procris de Grétry.

Cliquez sur la pochette du disque

8) l’opéra Bastille, avec tant de beaux (et parfois de moins beaux) spectacles.

Cliquez sur l’image

8) l’opéra de Lille, avec ici aussi de beaux spectacles, notamment les opéras baroques dirigés par Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm ou encore la création de Like Flesh de Sivan Eldar.

Cliquez sur Jupiter et Sémélé
Cliquez sur la bande-annonce de Like Flesh

9) le théâtre royal de la Monnaie de Munt de Bruxelles, où j’ai pu voir la création de On purge Bébé de Feydeau / Boesmans, le Nez de Chostakovitch ou encore le Conte du tsar Saltan de Rimski-Korsakov.

Cliquez sur la bande annonce

10) le Bateau feu de Dunkerque, où j’ai pu assister à la création des Ailes du désir d’Othman Louati.

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Et puis il y en a un onzième. Si vous voulez le découvrir, cliquez donc sur le bonus surprise mystère:

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez découvrir le onzième
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LA SOLUCE DU CALENDRIER DE LA NATIVITÉ

Il y a un mois, je vous proposais le calendrier de la Nativité, soit 24 vidéos à voir autour du thème de Noël et de la Nativité. Voici maintenant le récapitulatif de ces 24 vidéos.

Lundi 27 novembre : J.S. Bach Oratorio de Noël

Cliquez sur l’oratorio de Noël

Mardi 28 novembre : Schütz Histoire de la nativité

Cliquez sur l’Histoire de la Nativité

Mercredi 29 novembre : Haendel Le Messie « For unto us a child is born »

Cliquez sur le Messie

Jeudi 30 novembre : Britten A Ceremony of Carols « There is no rose »

Cliquez sur A Ceremony of carols

Vendredi 1er décembre : Berlioz l’Enfance du Christ Trio des Ismaëlites

Cliquez sur l’Enfance du christ

Samedi 2 décembre : Poulenc 4 motets pour le temps de Noël « Hodie Christus natus est »

Cliquez sur le Hodie christus natus est de Poulenc

Lundi 4 décembre : Messiaen La Nativité « la Vierge et l’enfant »

Cliquez sur l’image

Mardi 5 décembre : Massenet Werther « Noël »

Cliquez sur les enfants chantant Noël

Mercredi 6 décembre : Debussy Noël des enfants qui n’ont plus de maison

Cliquez sur le Noël des enfants qui n’ont plus de maison

Jeudi 7 décembre : The Who Tommy « Christmas »

Cliquez sur la rock star

Vendredi 8 décembre : Weber Weihnacht ist’s im ganzen Land

Cliquez sur le Noël de Weber

Samedi 9 décembre : Minoret Messe de Noël

Lundi 11 décembre : Marc-Antoine Charpentier Messe de Noël

Cliquez sur la messe de minuit de Noël

Mardi 12 décembre : Reinecke 2 fantaisies sur Stille Nacht, Geilige Nacht

Cliquez sur le pianiste

Mercredi 13 décembre : Augusta Holmès Trois anges sont venus ce soir

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Jeudi 14 décembre : Wagner Siegfried Idyll (cette œuvre a été composée par Wagner pour l’anniversaire de sa femme Cosima, et interprétée pour la 1ère fois un 25 décembre.)

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Vendredi 15 décembre : Liszt Weinachtbaum (l’Arbre de Noël) : pièces écrites par Liszt à l’usage de sa petite-fille Daniela, et créées un jour de Noël.

Cliquez sur les 2 pianistes d’Argentine

Samedi 16 décembre : Vaughan Williams Fantasia on Christmas Carols

Cliquez sur l’image

Lundi 18 décembre : Tchaïkovski les Saisons « Noël »

Cliquez sur l’image

Mardi 19 décembre : Gounod Noël

Cliquez sur le Noël de Gounod

Mercredi 20 décembre : Franck Noël « Grand chœur »

Cliquez sur le grand Chœur

Jeudi 21 décembre : Humperdinck Weinachten

Cliquez sur la diva

Vendredi 22 décembre : Mendelssohn (Félix) Weinachten

Cliquez sur la partition

Samedi 23 décembre : Zéspedes Convidando està la Noche

Cliquez sur le Noël baroque sud-américain