Divers, Géographie, histoire, Mythologie

PHÉNICIE… AUSSI !

La Phénicie est un pays de l’antiquité, plutôt discret, et qui s’est trouvé coincé entre divers empires. Son origine historique le situe à la place de l’actuel Liban, avec quatre villes sur la côte est de la Méditerranée, Tyr, Sidon, Beyrouth et Byblos.

Les Égyptiens, qui adoraient les dieux Osiris et Isis, allaient chercher dans cette région, qui ne s’appelait pas encore la Phénicie, des bois durs pour fabriquer des barques funéraires pour leurs dieux.

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On a ainsi la trace du pharaon Akhénaton (Akhnaten) qui envoie chercher du bois de cèdre. La vie d’Akhénaton a fait l’objet d’un opéra de Philipp Glass en 1983.

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Le futur territoire de la Phénicie se trouve coincé entre les Hittites et les Égyptiens, et quand vers l’an 1000 av. J.-C. ces empires s’effondrent, les cités phéniciennes apparaissent et se développent. Malheureusement, les empires se suivent et se ressemblent. C’est au tour des Assyriens (correspondant à l’actuel Irak) de se tourner vers la Méditerranée et de « coloniser » les Phéniciens.

Vers 900 av. J.-C., les Phéniciens, qui sont de bons marins, partent vers l’ouest jusqu’à Chypre, puis la mer Égée, puis la Sicile, Carthage et vont même jusqu’à la côte atlantique, où ils fondent la ville de Cadix.

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Dès lors, on appelle les Phéniciens de l’ouest les Puniques (comme les guerres du même nom.) Ils établissent des comptoirs commerciaux et recherchent des matières premières.

Vers 600 av. J.-C. la Phénicie se trouve à nouveau prise entre deux empires, les Égyptiens et les Babyloniens de Nabuchodonosor. Après sa victoire, Nabuchodonosor déporte les élites phéniciennes à Babylone, comme il le fera avec les Hébreux.

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Quand arrive le tour d’Alexandre le Grand, la Phénicie change à nouveau d’occupants.

Lorsque l’Empire romain s’étend, il intègre la Phénicie à la province de Syrie. Le contrôle de la Sicile sera l’occasion des guerres puniques, qui opposeront Carthage et Rome.

Le soulèvement des barbares employés par Carthage lors de la 1re guerre punique fournira à Flaubert le sujet de son roman épique Salammbô.

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Après la 3e guerre punique, Rome crée le royaume numide (il ne faut jamais parler sèchement à un Numide) et rase Carthage, marquant ainsi la fin du royaume punique.

Parmi l’héritage que nous ont laissé les Phéniciens, il y a l’invention de l’alphabet, par imitation/déformation de hiéroglyphes. Mozart le savait-il quand il a écrit son abécédaire ?

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Divers

CARNAVAL

Voici venu le temps des carnavals. Le carnaval est une fête liée au Mardi gras, qui précède le carême. À cette occasion, le peuple sort dans la rue, se déguise, défile et chante. Il y en a de très connus, comme ceux de Nice, de Venise, de Rio ou de Dunkerque. Voyons ce que nous en dit le Dictionnaire de la musique en France au XVIIe et XVIIIe siècles. « Le carnaval est un genre lyrique prenant pour thème les fêtes liées au Mardi gras… Il correspond, avec l’opéra ballet au changement de goût survenu dans l’opéra, notamment à la désaffection croissante du roi pour le théâtre lyrique ».

Je vais vous proposer ici quelques carnavals musicaux (ou peut-être faut-il dire quelques carnavaux musicals).

En 1675, Lully écrit, avec l’aide de Molière et de Quinault, le ballet-mascarade le Carnaval.

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En 1699, c’est Campra qui nous offre son Carnaval de Venise, une œuvre très originale qui mélange le français et l’italien.

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En 1834, Robert Schumann écrit son premier Carnaval, opus 9.

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Il retournera au carnaval en 1839, avec son Carnaval de Vienne.

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En 1836, Louise Bertin fait s’ouvrir son opéra la Esmeralda, écrit sur un livret de Victor Hugo, sur le jour des fous (une autre forme du carnaval).

Quelques années plus tard, en 1844, Berlioz incorporera son Carnaval romain dans l’opéra Benvenuto Cellini.

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En 1853, c’est Verdi qui nous fait entendre le carnaval par les fenêtres de la chambre où Violetta se meurt, dans la Traviata.

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Enfin, en 1886, Saint-Saëns compose son fameux Carnaval des animaux.

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Cinéma, Divers, Mythologie

LES OPÉRAS PEPLUMS

À l’occasion de la production de Polifemo de Porpora à l’opéra de Lille, le metteur en scène avait transposé l’action dans le monde du cinéma hollywoodien des années 50, lors du tournage d’un peplum. Mais qu’est-ce qu’un peplum ? À l’origine, dans l’antiquité grecque, le peplum était une espèce de toge qui s’agrafait à l’épaule.

Depuis le XXe siècle, un autre sens du mot peplum est apparu pour désigner des films à grand spectacle s’inspirant de l’antiquité, et pour lesquels les acteurs portaient des peplums.

Je vous propose ici une petite sélection d’opéras peplums :

Sans grande surprise, le XVIIIe siècle regorge d’opéras de cette catégorie. Ainsi en 1723, Haendel écrit Jules César en Égypte.

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En 1734, c’est son contemporain Vivaldi qui écrit cette amusante Olimpiade.

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Parmi les héros ayant inspiré un grand nombre de peplums figure Hercule. On le trouve aussi au générique de bon nombre d’opéras, dont le Hercules (1744) de Haendel.

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Une génération plus tard, c’est Gluck qui s’affrontera à l’antiquité, avec par exemple son Iphigénie en Tauride (1779).

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Faisons encore un bond d’une génération pour retrouver Méhul et sa Légende de Joseph en Égypte (1807).

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Au siècle suivant, Verdi sacrifiera par deux fois au peplum. Une première fois avec Nabucco (1841).

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Une seconde fois trente ans plus tard avec Aïda, créé en 1872.

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Entre ces deux dates, Offenbach a frappé, pour notre plus grand bonheur avec une relecture de la figure mythologique d’Orphée dans Orphée aux enfers (1858).

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Et une seconde fois avec sa Belle Hélène en 1864.

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Saint-Saëns, lui, nous propose Samson et Dalila (1877).

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Au XXe siècle, on trouve encore des opéras peplums avec par exemple l’Œdipe d’Enesco.

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Ou Britten et son Viol de Lucrèce.

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Divers, Histoire de l'opéra

JAZZ ET OPÉRA

Apparu aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, par la rencontre entre la musique occidentale et les musiques africaines, le jazz n’a pas tardé à interagir avec le monde de la musique dite classique.

Dès 1911, Scott JOPLIN (1868-1917), aujourd’hui connu pour l’utilisation de ses ragtimes dans le film L’arnaque (The Sting), écrit Treemonisha, qui est probablement le premier opéra « Jazz », et aussi le premier opéra écrit par un noir pour les noirs. Le ragtime est une déformation de la musique de salon pour piano, qui y introduit les syncopes caractéristiques du jazz.

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En 1917, Stravinsky sera inspiré par la jazz, avec son Ragtime pour onze instruments.

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Il sera suivi de peu par Ravel, qui intégrera à L’Enfant et les sortilèges des composantes du jazz, ou encore dans le blues de sa Sonate pour piano et violon.

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En 1934, Chostakovitch compose sa Suite pour orchestre de jazz n° 1. Peut-être en reconnaîtrez-vous la valse.

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L’opéra « Jazz » le plus connu est certainement Porgy and Bess (1935) de Gershwin. L’air « Summertime » en est devenu un standard, ainsi que I got plenty o’ nutin’.

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Léonard Bernstein, qui a exploré à peu près toutes les ressources musicales de son époque, a bien évidemment intégré du jazz à ses musiques, comme ici dans l’ouverture de Trouble in Tahiti (1951).

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Divers

QUELQUES AIRS DE POULENC QUE J’AI EU LE BONHEUR DE CHANTER

Parmi les compositeurs que j’ai eu l’occasion de chanter, il y en a un qui me plaît particulièrement. Il s’agit de Francis Poulenc.

Tout petit déjà (façon de parler), je l’ai abordé via son Salve Regina et ses Sept Chansons sur des textes de Guillaume Apollinaire et Paul Éluard.

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Cliquez sur le Salve Regina

Un peu plus tard, j’ai eu l’occasion de chanter son Stabat Mater sous la voûte de l’abbaye de Cléry. Quel grand moment de musique !

Cliquez sur le Stabat Mater

Et puis, il y a eu les Quatre motets pour le temps de Noël.

Cliquez sur un des quatre motets

En cours de chant, j’ai aussi eu l’occasion de travailler certaines mélodies, dont ce sublime Sanglots.

Cliquez sur Francis Poulenc et son compagnon Pierre Bernac
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LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 3 – LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

Il y a 400 ans, en 1625, Heinrich Schütz composait ses Cantiones Sacrae.

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Il y a 250 sans, en 1775, Grétry écrit L’Arbre enchanté ou le Tuteur dupé, d’après Jean de la Fontaine.

1775, c’est aussi l’année où est censée se dérouler l’action de Capriccio, de Strauss, dans un château près de Paris.

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L’année 1825, il y a 200 ans donc, est particulièrement riche en création. Il faut dire qu’elle correspond à une période d’activité extraordinaire de Beethoven et de Schubert !

Pour Beethoven, c’est la création/échec du 12e quatuor, alors que la création du 15e quatuor est un vrai succès. Il ébauche aussi le 14e et commence à travailler à la 10e symphonie (!)

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Pour Schubert, 1825 est l’année où il succombe à la Walter Scott-mania, de cet écrivain écossais dont le romantisme a conquis toute l’Europe. Il écrit notamment sept lieder sur La Dame du Lac, les Ellens Gesang. Le troisième de ces lieder est particulièrement connu, puisqu’il s’agit de son Ave Maria ! Il commence sa dernière symphonie, la Grande Symphonie en Ut n°9. Sa réputation croît et ses sonates commencent à être publiées et jouées par les pianistes de son époque.

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En 1825, Berlioz prend des leçons auprès de Lesueur et fait créer sa Messe Solennelle.

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En 1825, Mendelssohn écrit son Octuor opus 20.

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Il y a 150 ans, en 1875, Moussorgski écrit le cycle Chants et danses de la mort.

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Pour Tchaïkovski, 1875 est l’année où il écrit son premier Concerto de piano, qu’il dédie à Hans von Bülow, et que ce dernier va jouer dans le monde entier. En 1875 encore, il écrit sa troisième Symphonie, et il reçoit une commande du Bolchoï : le ballet du Lac des Cygnes.

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En 1875, Grieg écrit pour le dramaturge Ibsen une musique de scène pour sa pièce Peer Gynt, sans doute sa partition la plus connue.

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Il y a 100 ans, en 1925, Albert Roussel écrit La Naissance de la lyre d’après Sophocle.

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Pour Gershwin, 1925 est l’année de son Concerto en fa.

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Il y a 50 ans, en 1975, Britten écrit sa cantate Phaedra.

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Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 2 – LES OPÉRAS

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras », puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 400 ans Francesca Caccini composait la Liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina (la Libération de Roger de l’île d’Alcina). Cet opéra, le premier écrit par une femme, a été créé le 3 février 1625.

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Il y aura 350 ans en 1675 qu’avait lieu la création de Thésée de Lully, le 15 janvier 1675.

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Il y aura 300 ans le 13 février avait lieu la création de Rodelinda de Haendel.

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Il y a 250 ans ont eu lieu les créations de :

La Finta Giardinera de Mozart, le 13 janvier 1775.

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Il Re pastore de Mozart le 23 avril 1775.

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Il y aura 200 ans le 10 décembre avait lieu la création de La Dame blanche de Boïeldieu (1825).

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1825 est aussi l’année de la création de Guy Mannering (1825) de Louise Bertin, d’après Walter Scott.

Il y a 150 ans avait lieu la création de Carmen de Bizet, le 3 mars.

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Il y a 100 ans étaient créés :

le 21 mars, L’Enfant et les sortilèges de Ravel.

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le 14 décembre Wozzeck de Berg, à Vienne,

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le 18 décembre, L’affaire Makropoulos de Janacek à Brno.

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Il y a 50 ans étaient créés les Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains de Gérard Calvi, sur un texte d’Ionesco.

Le Pavillon au bord de la rivière de Betsy Jolas a été créé en juillet 1975.

Compositrices, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 1 – LES COMPOSITEURS ET LES COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 300 ans le 24 octobre disparaissait Alessandro Scarlatti (1660–1725).

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Il y a 250 ans naissait, le 7 décembre, François-Adrien Boïeldieu.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 7 mai, Antonio Salieri (1750-1825).

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C’était aussi le cas de son « frère jumeau », comme on l’appelait à l’époque, Arnoldo Poivrieri (1755-1825), mort le 1er avril.

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Toujours en 1825, mais le 25 octobre, naissait Johann Strauss II.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 31 mai, Louise Farrenc.

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Trois jours plus tard, c’est son collègue Georges Bizet (1838–1875) qui disparaissait.

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Maurice Ravel (1875-1937), lui, a eu la bonne idée de naître le 7 mars, quatre jours après la création de Carmen de Bizet.

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Il y a 100 ans, le 26 mars 1925, naissait Pierre Boulez (1925-2016).

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Enfin, il y a 50 ans, le 9 août, disparaissait Dimitri Chostakovitch (1906–1975).

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Compositrices, Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Voici le récapitulatif de mon calendrier de l’avent 2024, consacré aux compositrices :

Le 2 décembre : Hildegarde von Bingen, O Vis eternitatis.

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Le 3 décembre : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggerio dall’isola d’Alcina « Ahi, Melissa ».

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Le 4 décembre : Barbara Strozzi, « Che si puo fare ».

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Le 5 décembre : Elisabeth Jacquet de la Guerre, Le Sommeil d’Ulysse, « La Tempête ».

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Le 6 décembre : Louise Farrenc, Sextuor.

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Le 7 décembre : Louise Bertin, Esmeralda, « Air des cloches ».

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Le 9 décembre : Fanny Mendelssohn Trio avec piano.

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Le 10 décembre : Clara Schumann, Abendfeier in Venedig.

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Le 11 décembre : Pauline Viardot, La chanson du pêcheur.

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Le 12 décembre : Clémence de Grandval, Mazeppa.

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Le 13 décembre : Augusta Holmès, Roland furieux.

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Le 14 décembre : Mel Bonis, Ave Maria.

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Le 16 décembre : Ethel Smyth, La Marche des femmes.

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Le 17 décembre : Germaine Tailleferre, Adagio.

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Le 18 décembre : Lili Boulanger, Du Fond de l’abîme.

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Le 19 décembre : Isabelle Aboulker, Douce et Barbe-Bleue.

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Le 20 décembre : Claire Renard, Orimita.

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Le 21 décembre : Kaija Saariaho, L’Amour de loin.

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Le 23 décembre : Zelda Ocarina, Symphony of the Goddesses.

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Le 24 décembre : Sophie Lacaze, O Sapientia.

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Et pour le 25 décembre, un bonus surprise mystère :

Vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire ce qu’est le bonus surprise mystère ?
Divers

LES POÈMES SYMPHONIQUES DE CÉSAR FRANCK

On considère souvent que Franz Liszt est l’inventeur de la forme poème symphonique. Pourtant, le véritable inventeur est César Franck, qui a écrit son poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne, d’après un poème de Victor Hugo, dès 1846, alors que Liszt a composé le sien en 1847.

Cette forme a occupé Franck tout au long de sa vie.

Ce qu’on entend sur la montagne (1846) a été écrit sur un poème de Victor Hugo.

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Le Chasseur maudit (1881) s’inspire d’un poème allemand narrant l’histoire d’un comte allemand préférant aller à la chasse plutôt qu’à la messe un dimanche matin. Au milieu de sa chevauchée, il entend une voix qui le maudit et de chasseur devient chassé, poursuivi par une horde de diables. Il commence par une extraordinaire évocation de la chasse avec l’appel des cors, suivie par les cloches de l’église qui appellent les fidèles à la messe.

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Les Djinns (1885) s’inspire d’un poème de Victor Hugo, déjà porté en musique par Gabriel Fauré ou Louis Vierne.

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Psyché (1886) s’inspire des aventures de la jeune Psyché qui était si belle qu’elle provoqua la jalousie de Vénus. Avec Psyché, Franck se rapproche encore plus de l’opéra (i.e. une histoire racontée en musique et au chant), puisqu’il intègre un chœur à son poème symphonique.

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