Jean de la FONTAINE (1621 – 1695) est contemporain de RACINE, MOLIÈRE, CORNEILLE, BOILEAU, mais aussi de QUINAULT, le librettiste phare de LULLY.
Il est né le 6 juillet 1621 à Château-Thierry. Le petit Jean suit ses études au collège de Château-Thierry, à la suite desquelles il est tenté par une vocation religieuse. Cette vocation ne durera toutefois pas.
En 1647, La Fontaine se marie avec Marie Héricart, avec qui ils auront un fils, Charles. Ils partent à Paris et La Fontaine fait la connaissance de Fouquet, pour qui il écrit Adonis (1658) et Le Songe de Vaulx (1659-1661). Hélas, la disgrâce de Fouquet l’oblige à quitter Paris.
En 1664, il entre au service de la duchesse d’Orléans, ce qui vaut promesse d’anoblissement. Il publie les Nouvelles en vers tirées du Boccace et de l’Arioste. Ce recueil de contes sera suivi de plusieurs autres, dont le contenu, licencieux, lui vaudra quelques problèmes.
En 1674, il rédige le livret de Daphné pour Lully, mais celui-ci le refuse ce qui provoquera chez La Fontaine un vif ressentiment. Une autre tragédie musicale, Astrée et Céladon, sera mise en musique par Collasse, un élève de Lully, en 1691, mais ne connaîtra pas le succès. (Pour les cinéphiles, Éric Rohmer en tirera son dernier film en 2006).
C’est entre 1678 et 1679 qu’il fait paraître ses premiers livres de Fables, qui le rendront célèbres jusqu’à nos jours. Une nouvelle série de fables sera publiée quelque temps avant sa mort.
En 1684, la Fontaine entre à l’Académie française.
La Fontaine meurt le 13 avril 1695, à Paris
Il est connu essentiellement pour ses fables, dont certaines sont des adaptations du fabuliste ÉSOPE, mais il est également auteur de contes licencieux qui lui ont valu quelques problèmes. Sur la fin de sa vie, il s’essaiera aussi à l’opéra, mais ce n’est pas pour ces essais qu’il est resté à la postérité.
Retrouvez en fin de ce billet quelques fables musicalisées par mes soins.
Le XVIIIe siècle verra beaucoup d’opéras-comiques signés par les maîtres du genre qu’étaient DAUVERGNE, PHILIDOR ou DALAYRAC.
RAMEAU écrit Les Paladins (1760) d’après le conte Le petit chien qui secoue de l’argent et des pierreries.
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GLUCK écrit l’Ivrogne corrigé (1760) d’après la fable l’Ivrogne et sa femme, ainsi que L’Arbre enchanté, ou le Tuteur dupé (1775).
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Le prolifique GRÉTRY écrit le Magnifique (1773) d’après un de ses contes et le Comte d’Albert (1786).
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La Fontaine meurt le 13 avril 1695, à Paris, à l’âge de 73 ans, mais son œuvre lui survit.
Au XIXe siècle, GOUNOD met en musique des fables et écrit La Colombe, d’après la fable le Faucon.
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Il écrit aussi l’opéra Philémon et Baucis sur la fable du même nom, elle-même inspirée des Métamorphoses d’OVIDE.

OFFENBACH met en musique six fables, avant d’écrire Le Financier et le Savetier (1856).
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La Fontaine continuera à être largement mis en musique au XXe siècle, avec notamment le ballet Les Animaux modèles de POULENC ou les œuvres d’Isabelle ABOULKER qui écrit un opéra de poche Jean de la Fontaine parmi nous, ainsi qu’une fabl’opéra La Fontaine et le Corbeau.
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Outre les opéras, ses fables ont été mises en musique par de très nombreux compositeurs.
Parmi eux/elles, citons
Pauline VIARDOT-GARCIA avec le Chêne et le Roseau et le Savetier et le Financier.
Charles LECOQ (six fables)
Camille SAINT-SAËNS (La Cigale et la Fourmi)
André MESSAGER (Les deux pigeons)
André CAPLET (Le Corbeau et le renard, la Cigale et la Fourmi, le Loup et l’Agneau)
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Graciane Finzi (le Lièvre et la Tortue)
VILLA-LOBOS, ALBENIZ, TUTTI & QUANTI
Il y aurait de quoi écrire un billet de ce blog rien que sur ces mises en musique.
Je vais laisser le mot de la fin à Pierre PERRET et sa version très personnelle du Corbeau et du Renard, Le Corbaque et le Frometon.
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Avec sa morale :
… Et entonnant « Rigoletto » il laissa choir son calendo.
On doit reconnaître en tout cas
Que grâce à Monsieur Jean de La Fontaine
Très peu de chanteurs d’opéra
Chantent aujourd’hui la bouche pleine.
(Principales sources : Hérodote.net le média de l’Histoire. https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=2476&ID_dossier=500
Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éditions Fayard, 1992
Amin MAALOUF, un Fauteuil sur la Seine, éditions Grasset, 2016)
Le Lion et le Rat
Le Loup et l’Agneau.
Le Corbeau et le Renard.
Le Chêne et le Corps beau (d’après La Fontaine).
Le Chêne et le Roseau.
Le Lièvre et la Tordue (d’après La Fontaine).