Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».
En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).
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En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).
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C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).
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En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).
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En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).
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C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).
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En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).
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C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).
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En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).
On me demande souvent quel mon opéra préféré ? En général, je réponds celui que je suis en train d’écouter. Mais aujourd’hui, je vais quand même tenter de répondre à cette question, avec par ordre d’entrée en scène :
1) le Théâtre des Arts de Rouen, où j’ai découvert tout jeune tous les Wagner (ou presque), dans d’excellentes distributions (les solistes venant travailler leurs rôles avant de les chanter à Bayreuth !) Le premier que j’ai vu était la Walkyrie.
Cliquez sur la Walkyrie et son père, Wotan
2) Le Palais Garnier à Paris avec comme première fois, un rêve pour le provincial fraîchement arrivé à Paris que j’étais, la création du Saint-François d’Assise de Messiaen.
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3) La salle Favart, encore appelée Opéra-Comique, où j’ai pu découvrir Atys de Lully ou the Turn of the Screw de Britten, la création de l’Écume des jours de Boris Vian et Edison Denisov, et des années plus tard la création de Les Éclairs de Echenoz et Hersant. J’ai aussi eu l’occasion d’y retourner, sur scène, pour y chanter dans les chœurs d’une reprise de Céphale et Procris, une production du théâtre impérial de Compiègne.
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Cliquez sur la bande-annonce de les Éclairs
4) Le théâtre du Châtelet à Paris, où j’ai vu notamment Fidelio de Beethoven.
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5) Le théâtre des Champs-Élysées à Paris, où j’ai pu voir notamment la fabuleuse trilogie Da Ponte / Mozart dirigée par Barenboïm avec des mises en scène de Jean-Pierre Ponnelle, ainsi que la tétralogie de Wagner mise en scène par Daniel Mesguich.
Cliquez sur le décor de cette production de tristan
7) le théâtre impérial de Compiègne, opéra que j’ai inauguré (eh oui, quand même !) en 1992 avec Gustave III ou le Bal masqué, de D.F.E. Auber et où j’ai chanté quelques années plus tard Céphale et Procris de Grétry.
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8) l’opéra Bastille, avec tant de beaux (et parfois de moins beaux) spectacles.
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8) l’opéra de Lille, avec ici aussi de beaux spectacles, notamment les opéras baroques dirigés par Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm ou encore la création de Like Flesh de Sivan Eldar.
Cliquez sur Jupiter et Sémélé
Cliquez sur la bande-annonce de Like Flesh
9) le théâtre royal de la Monnaie de Munt de Bruxelles, où j’ai pu voir la création de On purge Bébé de Feydeau / Boesmans, le Nez de Chostakovitch ou encore le Conte du tsar Saltan de Rimski-Korsakov.
Il y a un mois, je vous proposais le calendrier de la Nativité, soit 24 vidéos à voir autour du thème de Noël et de la Nativité. Voici maintenant le récapitulatif de ces 24 vidéos.
Mardi 12 décembre : Reinecke 2 fantaisies sur Stille Nacht, Geilige Nacht
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Mercredi 13 décembre : Augusta HolmèsTrois anges sont venus ce soir
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Jeudi 14 décembre : WagnerSiegfried Idyll (cette œuvre a été composée par Wagner pour l’anniversaire de sa femme Cosima, et interprétée pour la 1ère fois un 25 décembre.)
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Vendredi 15 décembre : LisztWeinachtbaum (l’Arbre de Noël) : pièces écrites par Liszt à l’usage de sa petite-fille Daniela, et créées un jour de Noël.
Cliquez sur les 2 pianistes d’Argentine
Samedi 16 décembre : Vaughan Williams Fantasia on Christmas Carols
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Lundi 18 décembre : Tchaïkovskiles Saisons « Noël »
Prosper Mérimée, l’auteur de la nouvelle Carmen, est né à Paris le 28 septembre 1803.
Jeune homme, il fréquente dans les salons littéraires Stendhal ou Sainte-Beuve. Il a aussi l’occasion de traduire les vers d’Ossian. Attiré par la redécouverte du gothique au début du XIXe siècle, Mérimée est un préfigurateur du romantisme en France.
Comme beaucoup d’autres, Prosper suit des études de droit avant d’entamer une carrière d’écrivain. Il prend également des cours de piano, de chant et de direction de chœur et apprend plusieurs langues, dont le russe. En 1825, il prend un pseudonyme pour publier ses premières pièces sous le nom de Théâtre de Clara Gazul, dont le Carrosse du saint-Sacrement. Le Carosse du Saint Sacrement a inspiré la Périchole à Offenbach, ainsi qu’un opéra de Lord Berners en 1924, et un opéra d’Henri Busser en 1948.
Cliquez sur la Périchole
En 1829, Mérimée publie, toujours sous pseudonyme, les Chroniques du règne de Charles IX. Cette œuvre a inspiré à Hérold son Pré aux clercs,
En 1830, il travaille dans les ministères de la Marine et du Commerce avant d’accéder au poste d’Inspecteur général des monuments historiques, poste qui le mène à effectuer de nombreux voyages dans toute la France. Il confie alors, pour le meilleur et pour le pire, à l’architecte Viollet le Duc la restauration d’un certain nombre de monuments très dégradés, dont Notre-Dame de Paris.
En 1830 également, lors d’un voyage en Espagne, il fait la connaissance de la famille Montijo. C’est la comtesse de Montijo qui lui donne l’idée de Carmen. Mérimée est proche de ses filles, Maria et Eugénie et bien plus tard, quand Eugénie deviendra impératrice, Mérimée entrera dans le cercle des proches de la famille impériale. En 1853, il est nommé sénateur. C’est pour l’impératrice qu’il écrit en 1857 sa fameuse dictée.
En 1833, Mérimée a une brève liaison avec George Sand, avec qui il allait à l’opéra.
En 1835, il publie sous son nom la nouvelle fantastique la Vénus d’Ille. Cette nouvelle inspirera Schoek en 1922 et Büsser en 1964.
Ses voyages en Corse inspirent Mérimée qui, après Matteo Falcone en 1829, publie Colomba en 1840. Mateo Falcone inspirera César Cui en 1906-1907 et Colomba Büsser en 1921 et Jean-Claude Petit en2004.
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Entre-temps, en 1844, Mérimée est entré à l’Académie des Inscriptions et belles lettres et à l’Académie française. En 1845, il publie sa nouvelle la plus connue, Carmen.
C’est encore pour faire frémir la famille impériale qu’il écrit en 1869 sa dernière œuvre, la nouvelle fantastique Lokis.
Prosper Mérimée meurt à Cannes le 23 septembre 1870, à l’âge de 66 ans, et cinq ans avant la création de l’adaptation de Carmen à l’opéra par Bizet.
La Périchole est une opérette d’Offenbach écrite sur un livret des joyeux duettistes Meilhac et Halévy. L’argument en est tiré d’une comédie de Prosper Mérimée, le Carosse du Saint-Sacrement, contenue dans le Théâtre de Clara Gazul.
Initialement composée de deux actes, un troisième acte a été rajouté à la reprise en 1874.
Le pitch : À Lima, un chanteur et une chanteuse de rues réussissent à duper le vice-roi du Pérou, coureur de jupons impénitent.
Acte I : Le vice-roi du Pérou sort incognito de son palais, pour savoir ce que son peuple pense de lui. Il espère bien ausi pouvoir s’occuper d’une p’tite femme dans un petit pied-à-terre qu’il possède en ville.
Cliquez sur le vice-roi incognito
Pendant ce temps, la Périchole et son amant Piquillo chantent sur la place, mais ne rencontrent guère de succès. Dommage, car ils auraient besoin d’argent pour se marier.
Cliquez sur la Périchole et Piquillo
Pendant que Piquillo fait la quête, la Périchole s’endort. Le vice-roi de retour est frappé par la beauté de la jeune femme et lui propose de devenir demoiselle d’honneur de la vice-reine. La Périchole accepte, et écrit une lettre à Piquillo pour l’assurer de son amour.
Cliquez sur la Périchole un peu grise
Désespéré, Piquillo veut se pendre, mais heureusement, un gentilhomme de la Cour, qui cherchait un mari pour la (future) favorite du vice-roi, lui propose ce mariage. Piquillo, qui a trop bu, accepte et le voilà marié à la Périchole, sans même qu’il s’en soit rendu compte.
Acte II : Le lendemain, Piquillo annonce qu’il aime une autre femme que celle qu’on lui a fournie, mais avant de retrouver la Périchole, il doit présenter officiellement sa femme au vice-roi. Quand il se rend compte que la Périchole est la maîtresse du vice-roi, il se met en colère et se retrouve illico au « cachot des maris récalcitrants ».
Cliquez sur le vice-roi et la Périchole
La Périchole réussit toutefois à le faire libérer. Réunis, ils chantent leur malheur devant le vice-roi qui, ému, les laisse partir ensemble.
Cliquez sur la Périchole
Acte III (variante de 1874) : La Périchole rend visite à Piquillo dans son cachot. Elle informe son mari que son honneur est sauf et qu’elle va soudoyer le geôlier. Quand celui-ci arrive, on se rend compte que c’est le vice-roi déguisé. Il fait enfermer la Périchole avec son mari et s’en va. Un vieux prisonnier les aide à s’évader par un tunnel qu’il a creusé.
En ville, les trois évadés sont repérés par la garde qui prévient le vice-roi. Nos deux héros lui chantent leurs malheurs et le vice-roi, ému, les laisse se marier et avoir des enfants qui grandiront car ils sont espagnols (gnols gnols gnols).
Hildegarde von BINGEN (1098-1179) est une des premières femmes compositrices recensées. Son activité ne se limitait pas à la composition, c’était d’abord une femme de lettres, une herboriste et une théologienne, récemment reconnue comme Docteur de l’Église (une des quatre femmes à obtenir cette reconnaissance).
Hildegarde naît à Bermersheim, en Hesse, en 1098. Elle est issue d’une famille noble du Palatinat. Dès l’âge de 8 ans, elle est élevée par les bénédictines et à 15 ans, elle reçoit le voile des apprenties religieuses.
En 1136, à l’âge de 38 ans, elle devient abbesse. Onze ans plus tard, elle fonde un nouveau couvent et y transfère sa communauté religieuse. En 1165, elle fonde l’abbaye d’Eibigen de l’autre côté du Rhin. Elle effectue des voyages en Allemagne, poussée par ses visions divines. Ces visions ont servi de base au Sci Vias.
Mystique, elle traduit ses visions dans trois livres principaux, le Sci Vias [Dei] (Connais les voies [du Seigneur]), le Liber vitae meritorum (le livre des mérites) et le Liber divinorum operum (le livre des œuvres divines).
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Outre ses écrits mystiques, Hildegarde s’intéresse également à la nature, aux plantes, aux animaux et aux minéraux, ainsi qu’à l’usage thérapeutique que l’on peut en faire.
Dans le domaine de la musique, elle a composé des chants liturgiques ainsi que des hymnes, ainsi qu’un drame liturgique Ordo Virtutum (le Jeu des vertus).
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Hildegarde von Bingen meurt à Rupertsberg le 17 septembre 1179, à quelque 81 ans. 833 ans plus tard, elle sera canonisée et nommée Docteure de l’église par Benoît XVI.
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Hildegarde von Bingen est toujours présente parmi nous. Par exemple, en 2013 la compositrice Sophie Lacaze a écrit O Sapientia d’après une œuvre d’Hildegarde.
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Et retrouvez Aliette de Laleu nous parlant d’Hildegarde von Bingen dans une de ses chroniques sur France Musique.
Et qu’est-ce qu’elle nous demande, la Licorne ? Elle nous demande de dérouler, d’égrener, de raconter, l’attente du jour « magique » de Noël ; pour aider (ou pas), elle nous propose de nous inspirer (ou pas, c’est selon, ça dépend, faut voir), d’une photographie tirée du film Miracle sur la 34e rue ; ainsi qu’un titre de livre (là, c’est obligatoire) : « Décembre ou les 24 jours de Juliette » d’Hélène Desputeaux.
Et quoi encore ? les 7 mots suivants : Juliette, mètre, vespéral, surenchérir, péroreur, guipure et buissonnière, ainsi que cette phrase de Georges Perros : « La mémoire est comme le dessus d’une cheminée. Pleine de bibelots qu’il sied de ne pas casser, mais qu’on ne voit plus. »
Juliette, ou la clé des songes, est une pièce de théâtre d’inspiration surréaliste de Georges Neveux datant de 1930. En 1950, Marcel Carné en tirera un film avec Gérard Philippe, mais c’est surtout l’opéra de Bohuslav Martinů, créé en 1937, que j’ai choisi de retenir.
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Le pitch : « La mémoire est comme le dessus d’une cheminée. Pleine de bibelots qu’il sied de ne pas casser, mais qu’on ne voit plus. »
Michel, un commis voyageur, arrive dans un ville de province un 1er décembre. Il y entend une jeune femme avec une très jolie guipure (Juliette) interpréter une chanson d’amour. De retour à Paris, la mémoire de ce moment l’obsède. Trois ans plus tard, passant à nouveau dans cette ville, il cherche à retrouver la jeune femme, mais la jeune femme semble ne pas avoir laissé de trace dans la mémoire du lieu. Heureusement, Michel finit par retrouver Juliette qui lui donne rendez-vous sous un Balcon dans la forêt.
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Avant de retrouver Juliette pour ce rendez-vous aussi vespéral que buissonnier, Michel croise plusieurs personnages, dont le marchand de souvenirs qui, en tant qu’habile péroreur, persuade Juliette qu’elle connaît Michel depuis longtemps et qu’ils partagent de nombreux souvenirs. Quand Michel cherche à la raisonner, Juliette prend la fuite. Ce petit jeu dure 24 jours, ce sont les 24 jours de décembre de Juliette.
Finalement, Michel embarque sur un bateau qui le mène au Bureau central des rêves. Là, on lui explique que maintenant qu’il a réalisé son rêve, il doit revenir dans le monde réel, sous peine de sombrer dans la folie. Michel décide de rester dans le monde des rêves, à quelques mètres de Juliette.
Cliquez sur Juliette qui veut vivre dans son rêve
Dans le film de Carné, le scénariste surenchérit en rajoutant que Juliette est courtisée par un mystérieux châtelain, qui n’est autre que Barbe-Bleue (eh oui, le monde est petit !)
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Que messieurs Neveux, Martinu et Carné me pardonnent si j’ai (un peu) tordu leur histoire, c’était pour le bien de l’Agenda Ironique.
Après mon année lyrique 2022, je vous propose un petit retour sur les spectacles lyriques que j’ai pu voir en 2023, avec encore de belles découvertes !
Le 5 octobre, ouverture de la saison du centenaire de l’Opéra de Lille avec Don Giovanni de Mozart. Musicalement très beau et juste, mais une représentation gâchée par une dernière scène grand-guignolesque.
Le 24 octobre, Lohengrin de Wagner à l’Opéra Bastille, musicalement merveilleux, mais avec un parti pris de mise en scène visant à prouver que Wagner, c’est la guerre, pas l’amour ! Je n’ai pas du tout été convaincu par ce parti pris.
Personnage cité dans les Évangiles, mais pas nommé, Salomé devient à la fin du XIXe siècle l’archétype de la femme enfant fatale, avec Mallarmé, Baudelaire, Flaubert, et les tableaux de Gustave Moreau qui lui donneront un visage. C’est enfin Oscar Wilde qui fixe sa légende en 1891, dans une pièce écrite en français. Une représentation de cette pièce à Berlin donnera à Strauss l’idée de mettre cette histoire en musique et de composer son opéra vénéneux.
Salomé a été créé à Dresde avec succès fin 1905, avant de connaître l’hostilité des publics de Berlin, Londres et New York, la pièce étant jugée sulfureuse et immorale.
Notons que Salomé avait déjà inspiré un opéra à Massenet (Hérodiade, 1881)
Le pitch : Salomé, fille d’Hérode et Hérodias, est amoureuse du prophète Jochanaan qui le premier a éveillé sa sensualité. Ne parvenant pas à se faire aimer de lui, elle réclame sa tête, transformant sa pulsion sexuelle inassouvie en pulsion de mort.
Scène I : Dans le désert, alors que le tétrarque Hérode offre un festin, les gardes parlent de la beauté de la princesse Salomé, la belle-fille d’Hérode. Leur capitaine, Narraboth, n’a d’yeux que pour Salomé. Le page d’Hérodiade, comparant la beauté de la lune à celle de Salomé, pressent quelque malheur.
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Naraboth ne l’écoute pas et n’entend pas plus les prophéties de Jochanaan, un prophète enfermé dans une citerne qui annonce l’arrivée du Messie.
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Scène II : Salomé apparaît, fuyant le regard lubrique de son beau-père. Elle compare la beauté de la lune à celle d’une vierge chaste et pâle. La voix de Jochanaan se fait entendre, jetant l’anathème sur sa mère, Hérodiade. En entendant cette voix, Salomé est saisie d’une violente pulsion de voir le prophète, malgré l’interdiction du Tétrarque. Consciente de l’effet qu’elle produit sur Narraboth, elle s’arrange pour qu’il lui ouvre la citerne où Jochanaan et le fasse sortir.
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Scène III : Sortant de la citerne, Jochanaan défie Hérode, et insulte Hérodias. Fascinée, Salomé exprime le désir de toucher le corps et les cheveux du prophète, de baiser sa bouche, mais le prophète la repousse. Désespéré de ne pas exister pour la princesse, Narraboth se tue. Jochanaan lui dit de chercher le seul homme qui peut la sauver et pardonner ses péchés, mais Salomé ne l’écoute pas. Il maudit Salomé avant de retourner en prison dans sa citerne.
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Scène IV : Hérode et Hérodiade arrivent, cherchant Salomé. Hérodiade reproche à Hérode sa manière de regarder Salomé. Il répond en regardant la lune, la comparant à une femme hystérique. Il découvre le cadavre de Naraboth et un soldat lui apprend qu’il s’est tué. Il invite Salomé à boire et manger avec lui. La foule des juifs et des Nazaréens commence une dispute sur la venue du sauveur, sur fond d’imprécations du prophète. Le prophète reprend ses imprécations. Hérodiade demande qu’on le fasse taire, puis qu’on le remette aux juifs, qui se lancent alors une dispute théologique. Hérode demande à Salomé de danser pour lui. Elle refuse, mais il lui promet de lui donner ce qu’elle demandera si elle s’exécute. Salomé commence une danse provocante, où elle se défait un à un de ses voiles (Célébrissime danse des sept voiles).
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À la fin, Hérode lui demande ce qu’elle veut. Comme prix de sa danse, elle réclame qu’on lui apporte la tête de Jochanaan sur un plateau d’argent. Hérodiade est enchantée, mais Hérode refuse, lui propose des bijoux, tout ce qu’il a de précieux. Salomé insiste et Hérode finit par céder. On apporte la tête du prophète à Salomé, qui l’embrasse sur la bouche, en lui faisant une déclaration d’amour. Horrifié, Hérode ordonne que l’on tue Salomé.
Après Tombeau de Stéphane MALLARMÉ, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans le riche corpus mallarméen. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport, pour moi, avec ces images.)
Probablement le dernier poème écrit par Mallarmuche, Au seul souci de voyager est un hommage au navigateur Vasco de Gama écrit pour un recueil publié à l’occasion de 400e anniversaire de l’ouverture de la route des Indes.
Au-delà de l’aspect formel de l’hommage, on y retrouve des thèmes chers à Mallarmé, qui fait le parallèle entre l’aventure du navigateur et le cheminement intérieur du poète.