Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 1 – LES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».

En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).

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En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).

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C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).

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En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).

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En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).

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C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).

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En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).

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C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).

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En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).

Cette même année naissait Francis Poulenc (1899-1963).

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En 1924, il ya un siècle, disparaissaient Puccini (1858-1924) et Gabriel Fauré (1845-1924).

En 1949, il y a 75 ans, disparaissait Richard Strauss (1864-1949).

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Enfin en 1974, il a 50 ans, disparaissait Darius Milhaud (1892-1974).

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Compositrices

Hildegarde von BINGEN (1098-1179)

Hildegarde von BINGEN (1098-1179) est une des premières femmes compositrices recensées. Son activité ne se limitait pas à la composition, c’était d’abord une femme de lettres, une herboriste et une théologienne, récemment reconnue comme Docteur de l’Église (une des quatre femmes à obtenir cette reconnaissance).

Hildegarde naît à Bermersheim, en Hesse, en 1098. Elle est issue d’une famille noble du Palatinat. Dès l’âge de 8 ans, elle est élevée par les bénédictines et à 15 ans, elle reçoit le voile des apprenties religieuses.

En 1136, à l’âge de 38 ans, elle devient abbesse. Onze ans plus tard, elle fonde un nouveau couvent et y transfère sa communauté religieuse. En 1165, elle fonde l’abbaye d’Eibigen de l’autre côté du Rhin. Elle effectue des voyages en Allemagne, poussée par ses visions divines. Ces visions ont servi de base au Sci Vias.

Mystique, elle traduit ses visions dans trois livres principaux, le Sci Vias [Dei] (Connais les voies [du Seigneur]), le Liber vitae meritorum (le livre des mérites) et le Liber divinorum operum (le livre des œuvres divines).

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Outre ses écrits mystiques, Hildegarde s’intéresse également à la nature, aux plantes, aux animaux et aux minéraux, ainsi qu’à l’usage thérapeutique que l’on peut en faire.

Dans le domaine de la musique, elle a composé des chants liturgiques ainsi que des hymnes, ainsi qu’un drame liturgique Ordo Virtutum (le Jeu des vertus).

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Hildegarde von Bingen meurt à Rupertsberg le 17 septembre 1179, à quelque 81 ans. 833 ans plus tard, elle sera canonisée et nommée Docteure de l’église par Benoît XVI.

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Hildegarde von Bingen est toujours présente parmi nous. Par exemple, en 2013 la compositrice Sophie Lacaze a écrit O Sapientia d’après une œuvre d’Hildegarde.

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Et retrouvez Aliette de Laleu nous parlant d’Hildegarde von Bingen dans une de ses chroniques sur France Musique.

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Compositeurs

Pierre BOULEZ (1925-2016)

S’il n’a pas écrit lui-même d’opéra, le compositeur et chef d’orchestre Pierre Boulez, qui a pourtant déclaré « il faut dynamiter les opéras », a joué un rôle très important pour l’évolution de cet art dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Pierre Boulez est né le 26 mars 1925 à Montbrison, dans la Loire. Il apprend le piano à l’âge de 7 ans. À l’âge de 16 ans, il entre en math sup à Lyon, mais arrête vite ses études scientifiques pour préparer le concours d’entrée au Conservatoire national de musique de Paris, où il est admis en 1943. En 1944, il entre dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen.

Ses premières œuvres à être jouées en public sont les Douze notations et les Trois psalmodies, en 1946. Le jeune Boulez a alors 25 ans.

Cette même année 1946, il travaille avec Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, et devient vite le directeur de la musique de scène de cette prestigieuse compagnie. Dans ces années 47-48, il compose deux cantates sur des poèmes de René Char, le Visage nuptial et le Soleil des eaux, ainsi que sa deuxième sonate pour piano, une des œuvres marquantes du piano du XXe siècle.

En 1947 encore, il découvre l’œuvre du peintre Paul Klee, ce qui alimentera sa réflexion sur la modernité en art, en dressant un parallèle peinture/musique.

En 1953, pour faire entendre la musique contemporaine dans de bonnes conditions, Boulez fonde les concerts du Petit Marigny et, faute de trouver des chefs d’orchestre capables de défendre cette musique, prend lui-même la baguette. En 1954, il exécute la création de Déserts d’Edgar Varèse au Théâtre des Champs-Élysées. Entre 1953 et 1957, il compose le Marteau sans Maître, toujours sur des poèmes de René Char.

Toujours influencé par les poètes, il compose entre 1957 et 1960 Pli selon pli, sur 3 poèmes de Mallarmé.

En 1957, il écrit la musique de L’Impromptu chez la duchesse de Windsor, de Ionesco.

En 1958, Boulez quitte la France pour l’Allemagne où il devient l’assistant de Hans Rosbaud à Baden-Baden. En 1959, il remplace ce chef au pied levé pour une série de concerts à Donaueschingen. C’est le début d’une carrière internationale et Boulez dirige le prestigieux Concertgebouw d’Amsterdam.

En 1963, il enregistre pour le cinquantième anniversaire de sa création le Sacre du Printemps de Stravinsky, signant là une version de référence. Il dirige également Wozzeck de Berg, et est invité en 1966 à Bayreuth pour y diriger Parsifal de Wagner.

Boulez traverse l’Atlantique et prend les rênes de l’orchestre de Cleveland, puis celles de l’orchestre philharmonique de New York, où il succède à Léonard Bernstein.

Pour le centenaire du Festival de Bayreuth en 1976, il est invité à diriger la Tétralogie. Il fait équipe avec le metteur en scène Patrice Chéreau. Leur production provoque un énorme scandale, mais pour la dernière année de cette production, en 1980, l’enthousiasme est tel qu’ils ont droit à 85 minutes d’applaudissement et 101 levers de rideau !

À la demande du président Georges Pompidou, Boulez crée l’équivalent musical du Centre Pompidou Beaubourg avec la fondation de l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique), ainsi que de l’ensemble Intercontemporain, qui a vocation à exécuter la musique contemporaine. C’est à l’Ircam qu’il compose Répons, une œuvre spatialisée informatiquement, c’est-à-dire dont le son est réparti dans la salle au moyen de hauts parleurs.

En 1975, Boulez dirige Moïse et Aaron de Schönberg et en 1979, il dirige la version complétée de Lulu de Berg à l’Opéra de Paris, avec son complice Chéreau à la mise en scène. En 1992, il dirige Pelléas et Mélisande de Debussy.

En 2007, il dirige De la Maison des morts de Janacek, là encore avec Chéreau comme metteur en scène.

Boulez meurt le 5 janvier 2016 à Baden-Baden, à l’âge de 90 ans.

Dans son abondante discographie, on trouve essentiellement des œuvres du XXe siècle, dont celles de la seconde école de Vienne (Schönberg, Berg, Webern), mais aussi, outre les compositeurs déjà cités dans ce billet, Ravel ou Bartok.

À titre personnel, je garde de très bons souvenirs des concerts où j’ai pu entendre Boulez diriger, notamment le Et Expecto resurectionem mortuorum de Messiaen, ou les concertos pour piano de Bartok.

Compositrices, Divers

CONCERT D’INAUGURATION DE L’OPÉRA DE LILLE

programme inauguration opéra de Lille

Il y a cent ans, le 7 octobre 1923, l’opéra de Lille ouvrait ses portes avec un grand concert qui faisait la part belle aux gloires locales, Édouard Lalo bien sûr, mais aussi Jeanne Thieffry. C’est ce concert que je vais vous proposer ici de revivre.

Hymne à l’harmonie de Lavainne

« Ouverture » du Roi d’Ys de Lalo

Lalo le Roi d'Ys ouvertureCliquez sur l’image

Concerto de Chaminade

Cheminade concertini pour flûteCliquez sur la flûtiste

Aubade du roi d’Ys et air de Carmen de Bizet

Lalo le Roi d'Ys aubadeCliquez sur l’image

Cloches graves et carillon de Jeanne Thieffry

Gopak de Moussorgski

Moussorgski GopakCliquez sur l’image

Air de Mireille de Gounod

Air du Barbier de Séville de Rossini

Watteau, scène chorale de Carlier

Près du fleuve étranger de Gounod

Gounod Près du fleuve étrangerCliquez sur l’image

Romance de Svendsen

Svendsen RomanceCliquez sur l’image

Air d’Hérodiade de Massenet

Le Cygne de Saint-Saëns

Saint-Saëns le CygneCliquez sur le Cygne

« Finale » du Concerto de Goltermann

Goltermann concerto finalCliquez sur l’image

Marine et Chant breton de Lalo

Lalo le Chant bretonCliquez sur Lalo

Grand air de Margared du roi d’YS

Duo du roi d’Ys

« Marche hongroise » de la Damnation de Faust de Berlioz

Berlioz Marche hongroiseCliquez sur l’image

Compositrices

AUGUSTA HOLMÈS (1847-1903)

Image Augusta Holmès

Augusta HOLMÈS naît à Paris le 16 décembre 1847 d’un père irlandais et d’une mère anglaise. Elle grandit à Versailles et, grâce à sa mère qui était peintre et poète, fréquente les salons où elle rencontre Rossini, Gounod ou Saint-Saëns. Elle commence par suivre les traces de sa mère (qui ne voulait pas de piano dans sa maison), mais s’intéresse assez vite à la musique. Après la mort de sa mère en 1858, elle peut suivre des cours de piano, ainsi que d’harmonie et de chant. En 1875, elle devient l’élève de César Franck.

Poussée par son père, elle fait vite merveille dans le milieu mondain, tant par ses talents de musicienne que par sa grande beauté.

Camille Saint-Saëns lui demande de l’épouser, mais c’est avec le poète Catulle Mendès qu’elle a une liaison. Ils auront cinq enfants, trois filles et deux garçons. Les trois filles feront l’objet d’un tableau de Renoir : les Filles de Catulle Mendès.

Poète et musicienne, c’est tout naturellement qu’Augusta se tourne vers la mélodie. Elle en écrira plus de 130 depuis son premier concert public en 1868 jusqu’en 1902, presque toutes sur ses propres poèmes. Et Liszt et Wagner font partie de ses admirateurs.

Holmès Trois Anges sont venus ce soirCliquez sur l’image

Dans le domaine symphonique, elle reçoit le soutien des trois grands chefs d’orchestre que sont Jules Pasdeloup, Édouard Colonne et Charles Lamoureux. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883), qui n’ont rien à envier à ceux de Franck ou de Saint-Saëns.

Homès PologneCliquez sur l’image

Holmès AndromèdeCliquez sur l’image

On peut aussi citer son Roland furieux d’après l’Arioste.

Holmès Roland furieuxCliquez sur l’image

Augusta écrit aussi des symphonies dramatiques ou lyriques : Lutèce (1877), les Argonautes (1880), Ludus pro patria (1887), ainsi qu’au Pays bleu (1890) sur ses propres poèmes.

Holmès la Nuit et l'AmourCliquez sur le Virago Orchestra

En 1895, elle a accès à l’Opéra de Paris avec l’opéra la Montagne noire, écrit en 1885 sur son propre livret.

Pour l’exposition universelle de 1889, elle compose l’Ode triomphale en l’honneur du centenaire de 1789, qui requiert plus de mille exécutants. Si La Montagne noire a connu les honneurs de la scène, ses autres opéras Astarté, Lancelot du lac et Héro et Léandre ne seront jamais représentés de son vivant.

Augusta Holmès meurt à Paris le 28 janvier 1903, à l’âge de 55 ans.

(Sources principales : les notices de la Philharmonie de Paris, du Palazetto Bru Zane et de Présence compositrices.)

Et si vous voulez une surprise surprenante, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez une surprise surprenante

Compositeurs

Othman LOUATI, né en 1988

image Louati

Le jeune compositeur Othman LOUATI est né le 14 décembre 1988 à Épinal. Sa famille déménage à Tourcoing quand il a 4 ans, et c’est là qu’il suivra ses études et se dotera de bases musicales solides tourquennoises. Il complète son cursus de formation par une licence de musicologie à la Sorbonne, étudie les percussions au Conservatoire de Versailles, retourne dans le Nord au Conservatoire de Roubaix avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il parfait ses connaissances en percussions, en analyse musicale, en écriture musicale (avec Thierry Escaiche) et en harmonie (avec Fabien Waxman).

Il intègre l’ensemble « le Balcon » de Maxime Pascal en tant que percussionniste et compositeur/arrangeur, voire chef d’orchestre et fait partie du comité artistique de la compagnie « Miroirs étendus », une compagnie de création lyrique fondée sur une compréhension contemporaine de l’opéra : une forme chantée qui raconte une histoire. Cette collaboration lui permet de présenter les grandes œuvres du répertoire dans des endroits où il n’y a pas de maison d’opéra.

C’est ainsi qu’il a réalisé des réductions de Faust d’après la Damnation de Faust de Berlioz en 2017, d’Orphée et Eurydice d’après Gluck en 2019, ou des Vêpres de Monteverdi en 2021. C’est à l’issue d’un concert des Vêpres que j’ai eu la chance de rencontrer Othman Louati, puis de préparer cet article.

Dans son travail d’écriture, Louati accorde une grande importance au geste, au geste qui va avec le son, au geste qui donnera le plus de plaisir à l’interprète.

Son catalogue déjà riche comporte :

Dracula (2017), une réécriture d’une œuvre de Pierre Henry, réalisée avec Augustin Muller de L’IRCAM.

Louati DraculaCliquez sur la bande-annonce

Miroirs (2017)

Faust (2017)

Louati FaustCliquez sur l’image

Bowie-Cage (2018)

Orphée et Eurydice (2019)

Louati Orphée et EurydiceCliquez sur l’image

Vestiges (2020)

La Messe là-bas (2020), une musique de scène pour la pièce de Claudel, écrite pour la Comédie française.

3 Mélodies sur des poèmes de Ronsard (2020)

La réponse des hommes (2021)

Les Vêpres (2021)

Louati VêpresCliquez sur Othman

Nocturne (2021)

Nuits (2021), une commande de Radio France.

Louati NuitsCliquez sur Nuits

Salammbô (2021) une commande faite à l’occasion du bicentenaire de Flaubert, en collaboration avec Jacques Perconte, 9 tableaux électroniques avec trompette (à double pavillon !) et récitant.

Les Ailes du désir (2022), opéra d’après le film de Wim Wenders, sur un livret de Gwendoline Soublin, un projet mené avec Johanny Bert et Grégory Voillemet. (Création le 9 novembre 2023 à Dunkerque, j’y étais !).

Louati les Ailes du désirCliquez sur la bande-annonce

Les Illuminations (2022) d’après Britten, sur un texte de Rimbaud.

Solaris (2026), d’après le roman de science-fiction de Stanislav Lem, et le film de Tarkovsky.

Et pour en savoir beaucoup plus sur ce jeune compositeur, allez donc sur son site : https://www.othmanlouati.com/

(Sources principales : l’entretien que nous avons eu avec Othman le 1er juillet 2023).

Compositrices, Divers

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – partie 2 les XXe et XXIe siècles

Après vous avoir récemment parlé des compositeurs et compositrices enterré(e)s dans le cimetière du Père-Lachaise, voici une deuxième série, ceux et celles enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Le compositeur d’opérettes Robert Planquette (les Cloches de Corneville) y fut inhumé en 1903.

Planquette les Cloches de Corneville Chanson des clochesCliquez sur l’image

Son collègue Charles Lecoq (la Fille de madame Angot) en 1918.

Lecoq la Fille de madame Angot chanson politiqueCliquez sur l’image

Le compositeur et mélodiste Henry Duparc en 1933.

Duparc Chanson tristeCliquez sur l’image

Gabriel Pierné en 1937.

Pierné la Croisade des enfantsCliquez sur l’image

Reynaldo Hahn (Ciboulette) en 1947.

Hahn Ciboulette Moi, j'm'appelle CibouletteCliquez sur Ciboulette

Le Roumain Georges Enesco en 1955.

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

L’auteur de Louise, Gustave Charpentier, en 1959.

Charpentier Louise Depuis le jour où je me suiis donnéeCliquez sur Louise

Mon cher Francis Poulenc en 1963.

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

Le Rouennais Emmanuel Bondeville en 1987.

Bondeville Emma BovaryCliquez sur l’image

Georges Delerue y a son monument, érigé en 1994, mais son corps est enterré en Californie, à Glendale, Delerue ayant fait une grande partie de sa carrière à Hollywood.

Delerue La Nuit américaineCliquez sur l’image

Jean Françaix en 1997.

Françaix Petit quatuorCliquez sur le petit quatuor

Le compositeur et chef d’orchestre Manuel Rosenthal en 2003.

Rosenthal la Souris d'AngleterreCliquez sur la souris d’Angleterre

La Finlandaise Kaija Saariaho en 2023.

Saariaho L'Amour de loinCliquez sur l’image

Compositrices, Divers, Maria Callas

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – 1ère partie, au XIXe siècle

Parmi les lieux parisiens les plus visités par les touristes se trouve le cimetière du Père-Lachaise. Une des tombes les plus fréquentées est celle de Jim Morrison, le chanteur des Doors.

The Doors the EndCliquez sur la star fauchée dans la fleur de l’âge

Mais quels autres compositeurs ou compositrices sont enterré(e)s au Père-Lachaise ? Sans viser l’exhaustivité, en voici une petite liste.

André Grétry, le compositeur liégeois mort en 1813, y a sa tombe, même si son cœur repose dans le socle de sa statue, à Liège.

Nicolas Méhul, mort en 1817.

La compositrice de salon Sophie Gaïl est morte en 1819.

Gaïl N'est-ce pas d'elleCliquez sur les interprètes

Le compositeur révolutionnaire Gossec, mort en 1829, repose lui aussi au Père-Lachaise.

Gossec Marche lugubre 1790Cliquez sur la marche lugubre

François Boïeldieu (1834). Son cœur est à Rouen, au cimetière monumental.

Boïeldieu la Dame blanche Viens, gentille dameCliquez sur l’image

Vincenzo Bellini (1835). Bellini est mort à Puteaux et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Catane en 1876.

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur la diva

Le Sueur, mort en 1837, a été un des professeurs de Berlioz ou d’Ambroise Thomas.

Le Sueur Messe du sacre de NapoléonCliquez sur l’image

Hippolyte Monpou (1841)

Cherubini (1842)

Cherubini Médée final CallasCliquez sur l’image

Chopin (1849)

Chopin Marche funèbreCliquez sur le pianiste

Gioacchino Rossini (1868). Rossini est mort à Passy et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’ un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Florence en 1887.

rossini barbierCliquez sur le divo

D.F.E. Auber (1871)

amour sacré de la patrieCliquez sur le Manneken

Georges Bizet (1875)

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur la star du rock progressif

Louise Bertin (1877)

Gounod (Bertin) Si la mort est le butCliquez sur l’image

Édouard Lalo (1892)

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur le violoniste

Chausson (1899)

Chausson poème de l'amour et de la merCliquez sur l’image

Retrouvez ici la deuxième partie, avec les compositeurs et compositrices enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Compositrices, Religion

ILS OU ELLES ONT ÉCRIT DES « STABAT MATER »

L’assomption est une fête catholique célébrée le 15 août, en mémoire de la Vierge Marie, qui serait montée directement au Ciel, sans passer par la case « mort ».

Les cinq chants adressés à la Vierge Marie sont l’Ave Maria, le Magnificat, le Stabat Mater, le Regina Caeli et le Salve Regina.

J’ai déjà consacré des billets aux « Ave Maria » (Je vous salue Marie), cette prière que les catholiques font à la mère de Dieu pour lui demander d’intercéder pour le salut de leurs âmes auprès de Dieu, ainsi qu’aux Magnificats. Voici donc maintenant quelques Stabat Mater, un chant sur la douleur de la Vierge Marie au pied de la Croix.

« Stabat Mater dolorosa. Juxta crucem lacrimosa, Dum pendenat Filius »/

« la Mère de douleur se tient en larmes près de la Croix où pendait son Fils ».

Une des toutes premières mises en musique date de 1616 et a été l’œuvre d’une compositrice, Sulpitia Cesis :

Cesis Stabat MaterCliquez sur le Stabat Mater

Une des premières mises en musique de ce texte est celle réalisée par Vivaldi en 1712.

Vivaldi Stabat MaterCliquez sur le Stabat Mater

Une des mises en musique les plus connues de ce texte est celle de Pergolèse, écrite en 1736.

Pergolèse stabat materCliquez sur le Stabat Mater

Un peu moins connu et à peu près de la même époque est celui de Bononcini.

Bononcini Stabat MaterCliquez sur le Stabat Mater

Le XIXe siècle connaît encore quelques Stabat Mater, par exemple avec Schubert :

Schubert Stabat MaterCliquez sur le Stabat Mater

ou Rossini (j’ai choisi ici l’extrait « Cujus animam ».

« Cujus animam gemetem, Contristam et delentem, Peretransivit gladius ».

« Un glaive transperça son âme, gémissante, affligée et toute désolée ».)

Rossini Stabat Mater (Cujus animam)Cliquez sur le Stabat Mater

ou Clémence de Grandval en 1870 :

(J’ai choisi ici l’extrait « Juxta crucem ».

« Juxta crucem tecum stare, et me tibi sociare in planctu desidero »

« Je veux me tenir avec vous près de la Croix et m’unir à vous dans votre deuil ».)

de Grandval Stabat Mater Juxta CrucemCliquez sur le Stabat Mater

et jusqu’au tardif Dvorak :

(J’ai choisi ici l’extrait « Eja Mater »

« Eja Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac, ut tecum lugeam ».

Ô Mère, source d’amour, faîtes moi sentir la violence de vos douleurs afin que je pleure avec vous ».)

Dvorak Stabat Mater Eia mater, fons amorisCliquez sur le Stabat Mater

Au XXe siècle, c’est Poulenc qui nous livre un de ses chefs-d’œuvre :

Poulenc Stabat MaterCliquez sur l’image

Compositeurs, Compositrices

ÉLISABETH JACQUET DE LA GUERRE (1665-1729)

Élisabeth Jacquet de la Guerre naît à Paris le 17 mars 1665. Son père, Claude Jacquet était organiste et maître de clavecin.

Enfant prodige, elle est présentée à l’âge de 5 ans à Louis XIV, qui loue ses qualités musicales. À l’âge de 10 ans, Élisabeth est capable de chanter à livre ouvert et de s’accompagner au clavecin.

En 1684, elle épouse un autre organiste, Marin de la Guerre. En 1685, elle donne dans les appartements du Dauphin un petit opéra, les Jeux à l’honneur de la victoire.

En 1687, elle publie son premier livre de pièces pour le clavecin, et en 1690, dans son second livre, elle publiera sa Tocade (de l’italien Toccata), une nouveauté pour son époque.

Jacquet de la Guerre TocadeCliquez sur le claveciniste

En 1694, on donne sa tragédie en musique Céphale et Procris, le premier opéra composé par une femme donné à l’Académie royale de musique (l’actuel Opéra de Paris)

Jacquet de la Guerre Céphale et Procris Funeste mortCliquez sur l’image

En 1707, elle publie ses Sonates pour violon et clavecin où on retrouve son goût pour le style italien.

Jacquet de la Guerre sonate en ré mineur pour violon et clavecin 1er mouvementCliquez sur l’image

Elle s’est également illustrée par ses cantates, notamment ses Cantates françaises sur des sujets de l’Écriture (1708-1711) sur des textes de Houdar de la Motte.

Jacquet de la Guerre SéméléCliquez sur l’image

Et de la cantate le Sommeil d’Ulysse, je vous propose encore cette superbe « Tempête » !

Jacquet de la Guerre la Tempête (le Sommeil d'Ulysse)Cliquez sur l’image

Élisabeth Jacquet de la Guerre meurt à Paris le 27 juin 1729, à l’âge de 64 ans.

(Sources principales : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, Fayard, 1992 – Mozart était une femme, Aliette de Laleu, Stock 2022)