Compositrices, Divers, Métiers, Mythologie

ELLES FILENT, ELLES FILENT, LES FILEUSES

Ayant rencontré dans mon billet récent sur le Viol de Lucrèce, de Britten, des fileuses, je me suis demandé quelles autres fileuses on peut rencontrer dans l’univers de la musique dite classique.

Une des plus connues est sans doute Marguerite au rouet (Gretchen am Spinrad) d’inspiration Gœthienne avec une superbe mise en musique par Schubert.

Cliquez sur l’image

Dans ses Romances sans paroles, Mendelssohn a écrit « la Fileuse ».

Cliquez sur le pianiste

Wagner nous en offre deux occurrences, la première dans le Vaisseau fantôme,

Cliquez sur les fileuses

et la deuxième dans le prologue du Crépuscule des dieux, quand les Nornes tressent la toile du destin pour voir l’avenir.

Cliquez sur la partition

En 1868, Pauline Viardot composait un chœur des fileuses dans son opérette l’Ogre.

À peu près à la même époque (en 1869), Saint-Saëns faisait filer le rouet à Hercule aux pieds de sa femme Omphale dans son poème symphonique le Rouet d’Omphale.

Cliquez sur l’image

Peu après, le conte de Perrault la Belle au bois dormant a été mis en musique par Tchaïkovski. Dans ce conte, la princesse Aurore victime de la malédiction d’une méchante fée se pique le doigt le jour des 18 ans. Avant lui, Hérold avait déjà composé un ballet sur ce même conte, avec un argument de Scribe.

Cliquez sur la princesse qui vient de se piquer le doigt sur une quenouille
Cliquez sur la princesse Aurore au moment où elle va se piquer au fuseau

À peu près à la même époque, en 1886, Cécile Chaminade composait ses 6 études de concert, dont la troisième est intitulée « fileuse ».

Cliquez sur l’image

En 1898, Fauré compose une musique de scène pour Pelléas et Mélisande, de Maeterlinck. La deuxième pièce est intitulée « la Fileuse ».

Cliquez sur la fileuse

Enfin, en 1946, Britten fait intervenir un duo de fileuses dans son opéra Le Viol de Lucrèce.

Cliquez sur les fileuses

Retrouvez bientôt un autre métier avec « Elles tissent, elles tissent, les tisseuses », et pour attendre vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère.

Cliquez sur le bonus surprise mystère
Compositeurs

Albert ROUSSEL (1869-1937)

Albert ROUSSEL naît à Tourcoing le 5 avril 1869. Il prend ses premières leçons de piano à 11 ans, mais son rêve, ce n’est pas la musique, c’est la mer !

Albert poursuit ses études au collège Stanislas, à Paris, avant d’intégrer l’École navale. Après quelques années passées à naviguer, il prend un congé pour approfondir ses connaissances musicales. À 25 ans, il démissionne de la marine pour devenir compositeur.

Roussel travaille avec Vincent d’Indy à la Scola Cantorum, où il enseignera pendant une dizaine d’années. Au début influencé par Debussy ou d’Indy, il trouve vite sa voix et sa voie, pour écrire des compositions aux rythmes hardis et aux orchestrations subtiles.

En 1903, Roussel écrit sa première œuvre symphonique, Résurrection, créée en 1904 d’après le roman de Tolstoï. 1904 est aussi l’année de sa première symphonie.

Roussel RésurrectionCliquez sur l’image

À 39 ans, il se marie avec Blanche Preysac. Avec sa femme, ils découvrent l’Inde et le Cambodge. Roussel revient de ce voyage avec de nouveaux rythmes qu’il traduira dans un triptyque, les Évocations.

En 1912, Roussel compose le ballet le festin de l’araignée pour le théâtre des Arts.

Cliquez sur l’image

En 1914, il s’engage pour défendre son pays. Pendant ces années de guerre, il compose un opéra-ballet, Padmâvatî, en souvenir de son voyage en Inde.

Roussel Padmâvatî préludeCliquez sur l’image

En 1920, Albert Roussel écrit un ballet en deux actes, Bacchus et Ariane pour une chorégraphie de Serge Lifar et avec des décors signés Giorgio de Chirico.

Roussel bacchus et Ariane
Cliquez sur l’image

Roussel s’est aussi inspiré de la dernière pièce de Sophocle, les Limiers, avec son conte lyrique La Naissance de la lyre, créé en 1925.

Roussel La Naissance de la lyreCliquez sur l’enregistrement historique (1930)

En 1933, il écrit l’opérette le Testament de la tante Caroline. Dans cette œuvre, la tante Caroline meurt en laissant derrière elle 40 millions, qu’elle lègue à la première de ses trois vieilles sœurs qui aura un enfant, pendant l’année qui va s’écouler, faute de quoi la fortune serait léguée à l’armée du Salut !

Roussel le Testament de la tante CarolineCliquez sur les trois vieilles tantes sans descendance

En 1934, Roussel écrit la très rythmique Sinfonietta pour orchestre à cordes, une de ses œuvres les plus connues.

Cliquez sur la très rythmique Sinfonietta

Roussel meurt à Royan le 23 août 1937, à l’âge de 68 ans.

(Source principale : le dossier de la Philhamonie de Paris)

Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 3 – LES ÉCRIVAINS ET LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras », puis encore « les écrivains et les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

En 1474, il y a 550 ans naissait Ludovico Ariosto, dit l’Arioste (1474-1533), dont l’œuvre majeure Orlando furioso a suscité une pléiade d’opéras, de Lully à Augusta Holmès.

Cliquez sur Orlando

Il y a 500 ans, en 1524, naissait Pierre de Ronsard.

Cliquez sur le jeune Wagner (sic !)

En 1699, il y a 325 ans, disparaissait Jean Racine (1639-1699).

Cliquez sur le cantique

Cette même année, Vivaldi écrivait son opus VIII, contenant ses célébrissimes Quatre saisons, alors qu’en Italie Metastase écrivait son premier succès, Dido abandonnata (Didon abandonnée) avec deux mises en musique dès cette année (Sarro et Albinoni).

Cliquez sur l’image

En 1749, il y 350 ans naissait Lorenzo Da Ponte (1749-1838) qui est resté dans l’histoire essentiellement pour sa trilogie prodigieuse écrite avec Mozart, soit le Nozze di Figaro, Cosi fan Tutte et Don Giovanni.

Cette même année naissait le grand Goethe (1749-1832).

Cliquez sur l’image

À propos de Goethe, en 1774, il écrivait Les Souffrances du jeune Werther, dont le succès provoqua une véritable épidémie de suicide à travers toute l’Europe. Werther a été mis en musique par Massenet.

Cliquez sur Werther (et Charlotte)

En 1799, il y a 225 ans, naissait Pouchkine (1799-1837). Les deux opéras les plus célèbres de Tchaïkovski, Eugène Onéguine et la Dame de pique sont des adaptations de cet écrivain.

Cliquez sur Tatiana

Cette même année 1799 disparaissait Beaumarchais (1732-1799).

Cliquez sur Figaro

En 1824, il y a deux cents ans, naissait Lord Byron (1788-1824),

alors que Beethoven créait une des œuvres les plus connues du répertoire classique, sa neuvième symphonie. Il terminait aussi son douzième quatuor à cordes.

Cliquez sur le 12e quatuor

En même temps et dans la même ville, 1724 était pour Schubert une année « musique de chambre » avec les quatuors Rosamonde et la jeune Fille et la Mort, son octuor et la sonate Arpeggione.

Cliquez sur le violoncelliste

En 1849, il y a 175 ans, Berlioz composait son Te Deum,

Cliquez sur l’image

et Liszt son poème symphonique Tasso Lamento e triumfo.

Cliquez sur l’image

1849 est également l’année de la disparition d’Edgar Allan Poe (1809-1849).

Cliquez sur le quatuor

En 1874, il y a 150 ans, Verdi écrivait son très théâtral Requiem,

Cliquez sur le très théâtral requiem de Verdi

alors que Saint-Saëns écrivait sa Danse macabre.

Verlaine, lui, écrivait ses Romances sans paroles.

Cliquez sur le chanteur

1874 est aussi l’année de naissance de Hugo von Hoffmannsthal (1874-1929), dont la collaboration avec Richard Strauss nous a donné quelques-uns des plus beaux opéras de ce dernier.

Cliquez sur l’image

En 1899, il y a 125 ans, Tolstoï publie son troisième « grand » roman, Résurrection, qui sera rapidement mis en musique par Albert Roussel en 1903.

En 1924, il y a cent ans, Germaine Tailleferre écrivait son Adagio pour violon et piano,

Cliquez sur l’image

alors que Gershwin composait sa Rhapsody in blue,

et que Thomas Mann écrivait la Montagne magique.

Enfin en 1949, il y a 75 ans, disparaissait Maurice Maeterlinck (1862-1949). Si toutes ses pièces ont fait l’objet d’adaptations musicales, la plus célèbre est probablement le Pelléas et Mélisande de Debussy.

Cliquez sur l’image
Anniversaire, Compositrices

LES ANNIVERSAIRES DE 2024 – 1 – LES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».

En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).

Cliquez sur l’image

En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).

Cliquez sur l’image

C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).

Cliquez sur l’image

En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).

Cliquez sur l’image

En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).

Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image

C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).

Cliquez sur la sicilienne

En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).

Cliquez sur le pianiste

C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).

Cliquez sur Boulez
Cliquez sur Savitri
Cliquez sur Ciboulette

En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).

Cette même année naissait Francis Poulenc (1899-1963).

Cliquez sur l’image

En 1924, il ya un siècle, disparaissaient Puccini (1858-1924) et Gabriel Fauré (1845-1924).

En 1949, il y a 75 ans, disparaissait Richard Strauss (1864-1949).

Cliquez sur l’image

Enfin en 1974, il a 50 ans, disparaissait Darius Milhaud (1892-1974).

Cliquez sur l’image
Compositrices

Hildegarde von BINGEN (1098-1179)

Hildegarde von BINGEN (1098-1179) est une des premières femmes compositrices recensées. Son activité ne se limitait pas à la composition, c’était d’abord une femme de lettres, une herboriste et une théologienne, récemment reconnue comme Docteur de l’Église (une des quatre femmes à obtenir cette reconnaissance).

Hildegarde naît à Bermersheim, en Hesse, en 1098. Elle est issue d’une famille noble du Palatinat. Dès l’âge de 8 ans, elle est élevée par les bénédictines et à 15 ans, elle reçoit le voile des apprenties religieuses.

En 1136, à l’âge de 38 ans, elle devient abbesse. Onze ans plus tard, elle fonde un nouveau couvent et y transfère sa communauté religieuse. En 1165, elle fonde l’abbaye d’Eibigen de l’autre côté du Rhin. Elle effectue des voyages en Allemagne, poussée par ses visions divines. Ces visions ont servi de base au Sci Vias.

Mystique, elle traduit ses visions dans trois livres principaux, le Sci Vias [Dei] (Connais les voies [du Seigneur]), le Liber vitae meritorum (le livre des mérites) et le Liber divinorum operum (le livre des œuvres divines).

Cliquez sur l’image

Outre ses écrits mystiques, Hildegarde s’intéresse également à la nature, aux plantes, aux animaux et aux minéraux, ainsi qu’à l’usage thérapeutique que l’on peut en faire.

Dans le domaine de la musique, elle a composé des chants liturgiques ainsi que des hymnes, ainsi qu’un drame liturgique Ordo Virtutum (le Jeu des vertus).

Cliquez sur l’image

Hildegarde von Bingen meurt à Rupertsberg le 17 septembre 1179, à quelque 81 ans. 833 ans plus tard, elle sera canonisée et nommée Docteure de l’église par Benoît XVI.

Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image

Hildegarde von Bingen est toujours présente parmi nous. Par exemple, en 2013 la compositrice Sophie Lacaze a écrit O Sapientia d’après une œuvre d’Hildegarde.

Cliquez sur l’image

Et retrouvez Aliette de Laleu nous parlant d’Hildegarde von Bingen dans une de ses chroniques sur France Musique.

Cliquez sur l’image
Compositeurs

Pierre BOULEZ (1925-2016)

S’il n’a pas écrit lui-même d’opéra, le compositeur et chef d’orchestre Pierre Boulez, qui a pourtant déclaré « il faut dynamiter les opéras », a joué un rôle très important pour l’évolution de cet art dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Pierre Boulez est né le 26 mars 1925 à Montbrison, dans la Loire. Il apprend le piano à l’âge de 7 ans. À l’âge de 16 ans, il entre en math sup à Lyon, mais arrête vite ses études scientifiques pour préparer le concours d’entrée au Conservatoire national de musique de Paris, où il est admis en 1943. En 1944, il entre dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen.

Ses premières œuvres à être jouées en public sont les Douze notations et les Trois psalmodies, en 1946. Le jeune Boulez a alors 25 ans.

Cette même année 1946, il travaille avec Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, et devient vite le directeur de la musique de scène de cette prestigieuse compagnie. Dans ces années 47-48, il compose deux cantates sur des poèmes de René Char, le Visage nuptial et le Soleil des eaux, ainsi que sa deuxième sonate pour piano, une des œuvres marquantes du piano du XXe siècle.

En 1947 encore, il découvre l’œuvre du peintre Paul Klee, ce qui alimentera sa réflexion sur la modernité en art, en dressant un parallèle peinture/musique.

En 1953, pour faire entendre la musique contemporaine dans de bonnes conditions, Boulez fonde les concerts du Petit Marigny et, faute de trouver des chefs d’orchestre capables de défendre cette musique, prend lui-même la baguette. En 1954, il exécute la création de Déserts d’Edgar Varèse au Théâtre des Champs-Élysées. Entre 1953 et 1957, il compose le Marteau sans Maître, toujours sur des poèmes de René Char.

Toujours influencé par les poètes, il compose entre 1957 et 1960 Pli selon pli, sur 3 poèmes de Mallarmé.

En 1957, il écrit la musique de L’Impromptu chez la duchesse de Windsor, de Ionesco.

En 1958, Boulez quitte la France pour l’Allemagne où il devient l’assistant de Hans Rosbaud à Baden-Baden. En 1959, il remplace ce chef au pied levé pour une série de concerts à Donaueschingen. C’est le début d’une carrière internationale et Boulez dirige le prestigieux Concertgebouw d’Amsterdam.

En 1963, il enregistre pour le cinquantième anniversaire de sa création le Sacre du Printemps de Stravinsky, signant là une version de référence. Il dirige également Wozzeck de Berg, et est invité en 1966 à Bayreuth pour y diriger Parsifal de Wagner.

Boulez traverse l’Atlantique et prend les rênes de l’orchestre de Cleveland, puis celles de l’orchestre philharmonique de New York, où il succède à Léonard Bernstein.

Pour le centenaire du Festival de Bayreuth en 1976, il est invité à diriger la Tétralogie. Il fait équipe avec le metteur en scène Patrice Chéreau. Leur production provoque un énorme scandale, mais pour la dernière année de cette production, en 1980, l’enthousiasme est tel qu’ils ont droit à 85 minutes d’applaudissement et 101 levers de rideau !

À la demande du président Georges Pompidou, Boulez crée l’équivalent musical du Centre Pompidou Beaubourg avec la fondation de l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique), ainsi que de l’ensemble Intercontemporain, qui a vocation à exécuter la musique contemporaine. C’est à l’Ircam qu’il compose Répons, une œuvre spatialisée informatiquement, c’est-à-dire dont le son est réparti dans la salle au moyen de hauts parleurs.

En 1975, Boulez dirige Moïse et Aaron de Schönberg et en 1979, il dirige la version complétée de Lulu de Berg à l’Opéra de Paris, avec son complice Chéreau à la mise en scène. En 1992, il dirige Pelléas et Mélisande de Debussy.

En 2007, il dirige De la Maison des morts de Janacek, là encore avec Chéreau comme metteur en scène.

Boulez meurt le 5 janvier 2016 à Baden-Baden, à l’âge de 90 ans.

Dans son abondante discographie, on trouve essentiellement des œuvres du XXe siècle, dont celles de la seconde école de Vienne (Schönberg, Berg, Webern), mais aussi, outre les compositeurs déjà cités dans ce billet, Ravel ou Bartok.

À titre personnel, je garde de très bons souvenirs des concerts où j’ai pu entendre Boulez diriger, notamment le Et Expecto resurectionem mortuorum de Messiaen, ou les concertos pour piano de Bartok.

Compositrices, Divers

CONCERT D’INAUGURATION DE L’OPÉRA DE LILLE

programme inauguration opéra de Lille

Il y a cent ans, le 7 octobre 1923, l’opéra de Lille ouvrait ses portes avec un grand concert qui faisait la part belle aux gloires locales, Édouard Lalo bien sûr, mais aussi Jeanne Thieffry. C’est ce concert que je vais vous proposer ici de revivre.

Hymne à l’harmonie de Lavainne

« Ouverture » du Roi d’Ys de Lalo

Lalo le Roi d'Ys ouvertureCliquez sur l’image

Concerto de Chaminade

Cheminade concertini pour flûteCliquez sur la flûtiste

Aubade du roi d’Ys et air de Carmen de Bizet

Lalo le Roi d'Ys aubadeCliquez sur l’image

Cloches graves et carillon de Jeanne Thieffry

Gopak de Moussorgski

Moussorgski GopakCliquez sur l’image

Air de Mireille de Gounod

Air du Barbier de Séville de Rossini

Watteau, scène chorale de Carlier

Près du fleuve étranger de Gounod

Gounod Près du fleuve étrangerCliquez sur l’image

Romance de Svendsen

Svendsen RomanceCliquez sur l’image

Air d’Hérodiade de Massenet

Le Cygne de Saint-Saëns

Saint-Saëns le CygneCliquez sur le Cygne

« Finale » du Concerto de Goltermann

Goltermann concerto finalCliquez sur l’image

Marine et Chant breton de Lalo

Lalo le Chant bretonCliquez sur Lalo

Grand air de Margared du roi d’YS

Duo du roi d’Ys

« Marche hongroise » de la Damnation de Faust de Berlioz

Berlioz Marche hongroiseCliquez sur l’image

Compositrices

AUGUSTA HOLMÈS (1847-1903)

Image Augusta Holmès

Augusta HOLMÈS naît à Paris le 16 décembre 1847 d’un père irlandais et d’une mère anglaise. Elle grandit à Versailles et, grâce à sa mère qui était peintre et poète, fréquente les salons où elle rencontre Rossini, Gounod ou Saint-Saëns. Elle commence par suivre les traces de sa mère (qui ne voulait pas de piano dans sa maison), mais s’intéresse assez vite à la musique. Après la mort de sa mère en 1858, elle peut suivre des cours de piano, ainsi que d’harmonie et de chant. En 1875, elle devient l’élève de César Franck.

Poussée par son père, elle fait vite merveille dans le milieu mondain, tant par ses talents de musicienne que par sa grande beauté.

Camille Saint-Saëns lui demande de l’épouser, mais c’est avec le poète Catulle Mendès qu’elle a une liaison. Ils auront cinq enfants, trois filles et deux garçons. Les trois filles feront l’objet d’un tableau de Renoir : les Filles de Catulle Mendès.

Poète et musicienne, c’est tout naturellement qu’Augusta se tourne vers la mélodie. Elle en écrira plus de 130 depuis son premier concert public en 1868 jusqu’en 1902, presque toutes sur ses propres poèmes. Et Liszt et Wagner font partie de ses admirateurs.

Holmès Trois Anges sont venus ce soirCliquez sur l’image

Dans le domaine symphonique, elle reçoit le soutien des trois grands chefs d’orchestre que sont Jules Pasdeloup, Édouard Colonne et Charles Lamoureux. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883), qui n’ont rien à envier à ceux de Franck ou de Saint-Saëns.

Homès PologneCliquez sur l’image

Holmès AndromèdeCliquez sur l’image

On peut aussi citer son Roland furieux d’après l’Arioste.

Holmès Roland furieuxCliquez sur l’image

Augusta écrit aussi des symphonies dramatiques ou lyriques : Lutèce (1877), les Argonautes (1880), Ludus pro patria (1887), ainsi qu’au Pays bleu (1890) sur ses propres poèmes.

Holmès la Nuit et l'AmourCliquez sur le Virago Orchestra

En 1895, elle a accès à l’Opéra de Paris avec l’opéra la Montagne noire, écrit en 1885 sur son propre livret.

Pour l’exposition universelle de 1889, elle compose l’Ode triomphale en l’honneur du centenaire de 1789, qui requiert plus de mille exécutants. Si La Montagne noire a connu les honneurs de la scène, ses autres opéras AstartéLancelot du lac et Héro et Léandre ne seront jamais représentés de son vivant.

Augusta Holmès meurt à Paris le 28 janvier 1903, à l’âge de 55 ans.

(Sources principales : les notices de la Philharmonie de Paris, du Palazetto Bru Zane et de Présence compositrices.)

Et si vous voulez une surprise surprenante, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez une surprise surprenante

Compositeurs

Othman LOUATI, né en 1988

image Louati

Le jeune compositeur Othman LOUATI est né le 14 décembre 1988 à Épinal. Sa famille déménage à Tourcoing quand il a 4 ans, et c’est là qu’il suivra ses études et se dotera de bases musicales solides tourquennoises. Il complète son cursus de formation par une licence de musicologie à la Sorbonne, étudie les percussions au Conservatoire de Versailles, retourne dans le Nord au Conservatoire de Roubaix avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il parfait ses connaissances en percussions, en analyse musicale, en écriture musicale (avec Thierry Escaiche) et en harmonie (avec Fabien Waxman).

Il intègre l’ensemble « le Balcon » de Maxime Pascal en tant que percussionniste et compositeur/arrangeur, voire chef d’orchestre et fait partie du comité artistique de la compagnie « Miroirs étendus », une compagnie de création lyrique fondée sur une compréhension contemporaine de l’opéra : une forme chantée qui raconte une histoire. Cette collaboration lui permet de présenter les grandes œuvres du répertoire dans des endroits où il n’y a pas de maison d’opéra.

C’est ainsi qu’il a réalisé des réductions de Faust d’après la Damnation de Faust de Berlioz en 2017, d’Orphée et Eurydice d’après Gluck en 2019, ou des Vêpres de Monteverdi en 2021. C’est à l’issue d’un concert des Vêpres que j’ai eu la chance de rencontrer Othman Louati, puis de préparer cet article.

Dans son travail d’écriture, Louati accorde une grande importance au geste, au geste qui va avec le son, au geste qui donnera le plus de plaisir à l’interprète.

Son catalogue déjà riche comporte :

Dracula (2017), une réécriture d’une œuvre de Pierre Henry, réalisée avec Augustin Muller de L’IRCAM.

Louati DraculaCliquez sur la bande-annonce

Miroirs (2017)

Faust (2017)

Louati FaustCliquez sur l’image

Bowie-Cage (2018)

Orphée et Eurydice (2019)

Louati Orphée et EurydiceCliquez sur l’image

Vestiges (2020)

La Messe là-bas (2020), une musique de scène pour la pièce de Claudel, écrite pour la Comédie française.

3 Mélodies sur des poèmes de Ronsard (2020)

La réponse des hommes (2021)

Les Vêpres (2021)

Louati VêpresCliquez sur Othman

Nocturne (2021)

Nuits (2021), une commande de Radio France.

Louati NuitsCliquez sur Nuits

Salammbô (2021) une commande faite à l’occasion du bicentenaire de Flaubert, en collaboration avec Jacques Perconte, 9 tableaux électroniques avec trompette (à double pavillon !) et récitant.

Les Ailes du désir (2022), opéra d’après le film de Wim Wenders, sur un livret de Gwendoline Soublin, un projet mené avec Johanny Bert et Grégory Voillemet. (Création le 9 novembre 2023 à Dunkerque, j’y étais !).

Louati les Ailes du désirCliquez sur la bande-annonce

Les Illuminations (2022) d’après Britten, sur un texte de Rimbaud.

Solaris (2026), d’après le roman de science-fiction de Stanislav Lem, et le film de Tarkovsky.

Et pour en savoir beaucoup plus sur ce jeune compositeur, allez donc sur son site : https://www.othmanlouati.com/

(Sources principales : l’entretien que nous avons eu avec Othman le 1er juillet 2023).

Compositrices, Divers

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – partie 2 les XXe et XXIe siècles

Après vous avoir récemment parlé des compositeurs et compositrices enterré(e)s dans le cimetière du Père-Lachaise, voici une deuxième série, ceux et celles enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Le compositeur d’opérettes Robert Planquette (les Cloches de Corneville) y fut inhumé en 1903.

Planquette les Cloches de Corneville Chanson des clochesCliquez sur l’image

Son collègue Charles Lecoq (la Fille de madame Angot) en 1918.

Lecoq la Fille de madame Angot chanson politiqueCliquez sur l’image

Le compositeur et mélodiste Henry Duparc en 1933.

Duparc Chanson tristeCliquez sur l’image

Gabriel Pierné en 1937.

Pierné la Croisade des enfantsCliquez sur l’image

Reynaldo Hahn (Ciboulette) en 1947.

Hahn Ciboulette Moi, j'm'appelle CibouletteCliquez sur Ciboulette

Le Roumain Georges Enesco en 1955.

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

L’auteur de Louise, Gustave Charpentier, en 1959.

Charpentier Louise Depuis le jour où je me suiis donnéeCliquez sur Louise

Mon cher Francis Poulenc en 1963.

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

Le Rouennais Emmanuel Bondeville en 1987.

Bondeville Emma BovaryCliquez sur l’image

Georges Delerue y a son monument, érigé en 1994, mais son corps est enterré en Californie, à Glendale, Delerue ayant fait une grande partie de sa carrière à Hollywood.

Delerue La Nuit américaineCliquez sur l’image

Jean Françaix en 1997.

Françaix Petit quatuorCliquez sur le petit quatuor

Le compositeur et chef d’orchestre Manuel Rosenthal en 2003.

Rosenthal la Souris d'AngleterreCliquez sur la souris d’Angleterre

La Finlandaise Kaija Saariaho en 2023.

Saariaho L'Amour de loinCliquez sur l’image