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Divers, Maria Callas

SEPT CENTIÈME BILLET DU BLOG

Eh oui, ce billet est le 700e que je publie sur ce blog consacré, de manière très ouverte, à l’opéra et à la littérature !

À ce jour, vous avez été plus de 66 000 visiteurs cumulés, venus de 145 pays, pour regarder plus de 125 000 vues sur ce blog, en presque quatre ans et demi.

J’ai consacré 110 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo (1607) de MONTEVERDI à Like Flesh (2022) de Sivan ELDAR, ou de Aïda de VERDI à Zoroastre de RAMEAU.

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’acte de naissance de l’Opéra

Le plus regardé est toujours celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH, devant Le Barbier de Séville de ROSSINI.

barcarolleCliquez sur l’image

J’ai également consacré 71 billets à des compositeurs, dont 8 à des compositrices, de Monteverdi à BRITTEN. Le compositeur qui vous a le plus intéressé reste Franz SCHUBERT. 57 d’entre eux ont été sélectionnés pour mon premier livre « Compositeurs et compositrices », que je vous conseille d’acheter si ce n’est pas déjà fait.

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 54 écrivains passés à ma moulinette, de ESCHYLE à ECHENOZ, le plus consulté étant celui consacré à Victor HUGO. Une cinquantaine d’entre eux feront l’objet de mon second livre « les Écrivains et la musique », livre qui devrait sortir prochainement.

couverture-du-livre-image

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé… Une de mes (petites) joies est l’accueil réservé à mes fantaisies sur le nom de MALLARMÉ (Mallarmuche pour les intimes 🙂), qui cumulent plus de 3400 vues !

Dans ces catégories moins conventionnelles, les billets les plus regardés restent « Magical Maestro (Tex Avery) » « Des opéras pour les enfants« , « les Onomatopées« , et « ils ou elles ont écrit des Ave Maria« .

Fin 2020, j’ai commencé une nouvelle série sur l’emploi de musique classique par les réclamiers et, à ma grande surprise, cette série marche très fort puisque le premier billet, toutes catégories confondues, est celui qui vient en tête avec déjà plus de 2600 vues !

Une des vidéos les plus regardées (si j’excepte les réclames) est Camille jouant les quatre Saisons de VIVALDI.

Vivaldi les 4 saisons l'étéCliquez sur Camille

Elle est suivie de près par l’Ave Maria de BACH chanté par Maria Callas.

Voilà, j’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour tous ces thèmes qui gravitent autour de la musique et de la littérature !

Et pour finir ce billet, un grand classique, interprété par une des plus grandes cantatrices de tous les temps.

callas casta divaCliquez sur l’une des plus grandes cantatrices de tous les temps

C’est tout pour aujourd’hui. Si vous aimez la musique et la littérature, parlez de mon blog à vos amis, et si vous n’aimez pas, parlez-en à ceux que vous n’aimez pas ! 🙂

Et pour voir l’évolution de cete fréquentation, vous pouvez comparer avec le huit centième article de ce blog.

Mes opéras préférés

FIERRABRAS, de SCHUBERT (1823)

Un des rares opéras de SCHUBERT que l’on monte encore, parfois, et que l’on a donc l’occasion de pouvoir entendre. Il s’agit d’un Singspiel, opéra chanté en allemand avec des parties parlées, comme La Flûte enchantée ou le Freischütz. En 1822, un théâtre de Vienne a commandé Fierrabras à Schubert et Euryanthe à WEBER pour essayer d’enrichir le répertoire allemand, mais la déferlante ROSSINI de passage à Vienne à cette époque a ruiné la carrière de ces deux pièces. Après le naufrage de la création d’Euryanthe, Fierrabras n’a même pas été monté, et il faudra attendre le centenaire de la naissance de Schubert pour qu’on en donne une version complète. Cette partition mérite l’écoute, car on y retrouve le génie de Schubert pour la mélodie et les ensembles (duos, trios, chœurs).

Le pitch : L’action se passe à l’époque de Charlemagne et Roland, dans leur combat contre les Maures. Après la victoire contre les Maures, les Francs de Charlemagne capturent Fierrabras, le fils du prince Boland. Boland découvre qu’Emma la fille de Charlemagne est la jeune fille inconnue dont il est tombé amoureux lors d’un séjour à Rome. Emma, elle, est amoureuse d’Eginhard, un jeune noble pauvre. Et Roland, lui, est amoureux de la sœur de Fierrabras, Florinda. (J’espère que vous suivez.) Emma et Eginhard décident de s’enfuir, mais Charlemagne pense que c’est Fierrabras le coupable de leur disparition et le fait arrêter. Eginhard se sent coupable envers Fierrabras alors que Florinda veut sauver son frère et Roland, dont la vie est menacée.

Charlemagne et Boland finissent par faire la paix, les deux couples d’amoureux se trouvent réunis, alors que Fierrabras reste seul.

Ouverture :

Schubert Fierrabras OuvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Dans le quartier des femmes du château de Charlemagne, les femmes tissent, chantant une allégorie de la vie (les langes du nouveau-né, le voile de la mariée et le linceul de la mort). Eginhard arrive, annonçant que Charlemagne a battu les Maures et revient au château. Eginhard et Emma, la fille de Charlemagne, chantent leur amour, mais ils pensent qu’à cause du peu de fortune d’Eginhard, Charlemagne ne voudra pas de cette union.

Dans la grande salle du château, le peuple chante la gloire de Charlemagne vainqueur. Celui-ci envoie Roland, Ogier et Eginhard au camp des Maures pour négocier la paix, à condition que les Maures se convertissent. Charlemagne déclare que les prisonniers pourront aller librement dans son château, en attendant que la paix soit signée. Il veut savoir qui est un prisonnier particulièrement fier, et que seul un héros comme Roland a pu vaincre. C’est Fierrabras, le fils de Boland, le roi des Maures. Emma arrive avec les femmes pour remettre la couronne du vainqueur à Charlemagne, mais celui-ci déclare que c’est à Roland qu’il faut la remettre. Emma se tourne vers Roland, et Fierrabras reconnaît en elle une jeune femme dont il est tombé amoureux. Tout le monde se trouble, sentant que le drame se noue (sextuor et chœur). Charlemagne se retire, laissant seuls Roland et Fierrabras. Fierrabras révèle alors qu’il a été envoyé quatre ans auparavant à Rome, et que là, il s’est converti au catholicisme et qu’il a croisé Emma, dont il est tombé amoureux. À son tour, Roland dit que lui-même est tombé amoureux de Florinda, la sœur de Fierrabras (Duo : « Lass uns mutvoll hoffen »).

De nuit dans le jardin, Eginhard chante son amour pour Emma. Son chant est repris par Emma, avant de devenir un duo passionné (Duo : « Der Abend sinkt auf stiller Flur »). Ils se cachent.

Schubert Fierrabras Der Abend sinkt auf stillerCliquez sur l’image

Fierrabras apparaît. Il se plaint que son cœur a été trompé par Emma. Soudain des hommes surgissent dans la nuit, cherchant quelqu’un dans le jardin. Fierrabras découvre Emma et Eginhard. Quand il découvre de qui il s’agit, il pense d’abord à se venger (Trio : Ha, hier waltet Verrat). Malgré son désir de vengeance, il laisse Eginhard fuir, et quand Charlemagne arrive, il trouve Emma avec Fierrabras. Il appelle Eginhard (Trio : Das Blut fühl’ ich erstarren) et lui demande de mettre Fierrabras au cachot. Mais le jour arrive. Il demande alors à Eginhard de partir négocier la paix avec les Maures, alors que lui-même gardera Fierrabras.

Acte II : Avant de partir négocier la paix, les hommes de Charlemagne saluent leur patrie (Chœur : « Im jungen Morgenstrahle »).

Schubert Fierrabras Im jungen MorgenstrahleCliquez sur l’image

Les Francs avancent, laissant derrière eux Eginhard. Des Maures arrivent et le capturent. Quand les Francs, appelés par le cor d’Eginhard, reviennent, ils décident de suivre les traces des ravisseurs.

Florinda déclare qu’elle est prête à suivre Roland, quitte à trahir son père et son peuple. Boland arrive. On lui dit qu’on a capturé un Franc venu discuter de la paix. Il demande des nouvelles de son fils Fierrabras. Eginhard dit que Roland l’a battu au combat et que lui-même l’a mis au cachot. On lit le message dont Eginhard est porteur, et le peuple maure chante la paix qui doit régner dans leur royaume. Les Francs arrivent et chantent à leur tour leur souhait d’harmonie universelle. Quand ils annoncent à Bolland que Fierrabras s’est converti, Boland se met en colère et leur promet la mort. Il les envoie en prison pendant que Florinda prie pour la vie de Roland. Elle souhaite mourir avec lui.

Dans leur prison, les Francs chantent leur détresse avant de se résigner à la mort. Eginhard se confesse à ses compagnons : par sa faute, Charlemagne a cru que Fierrabras avait séduit sa fille, et l’a fait jeter au cachot. Florinda arrive, elle veut voir une dernière fois son Roland avant de se donner la mort. Ils se retrouvent et chantent l’espoir. Elle révèle qu’elle a blessé leur gardien pour entrer, et qu’ils peuvent en profiter pour s’enfuir. Les Francs chantent leur espoir quand des trompettes au loin se font entendre. Ils vont être repris. Roland et Eginhard partent seuls dans la nuit chercher du secours (Trio et chœur). Mais Roland est fait prisonnier, il n’y a plus d’espoir.

Acte III : Dans une salle du château, les femmes chantent. Emma espère que ce chant va lui faire retrouver le bonheur. Charlemagne s’inquiète : voilà deux jours que ses messagers sont partis, et on n’est toujours sans nouvelle d’eux. Il s’inquiète surtout pour le jeune Eginhard, mais voyant sa fille se troubler, il la fait parler. Elle dévoile le sacrifice de Fierrabras et Charlemagne ordonne qu’on le libère aussitôt. Il rejette sa fille, qui se sent perdue (Duo : « Bald wird es klar »).

Schubert Fierrabras Bald wie es klarCliquez sur Emma et Charlemagne

Eginhard arrive, porteur de mauvaises nouvelles : les Francs sont en prison et Roland promis à la mort. Il demande une troupe pour aller délivrer ses camarades. Charlemagne la lui accorde et demande à Fierrabras de prendre sa place s’il venait à mourir. Fierrabras accepte, pour l’amour d’Emma et par amitié pour Eginhard, derrière qui il s’efface. (Trio).

Florinda pleure sur le sort de Roland promis à la mort. Les Francs lui recommandent de ne pas perdre confiance, mais déjà des hommes porteurs de torches se dirigent vers le bûcher. Florinda implore la pitié de Boland, mais celui-ci ne connaît plus sa fille et demande qu’elle meure avec les Francs. Les ennemis arrivent alors guidés par Eginhard. Celui-ci s’apprête à tuer Boland, mais Fierrabras arrête son bras. Charlemagne suit et, reconnaissant la bravoure de Boland, lui offre la paix. Celui-ci, heureux d’avoir retrouvé son fils, accepte. Charlemagne pardonne à Eginhard qui s’est racheté et lui donne la main de sa fille. Un chœur final réunit tout le monde célébrant ce happy end.

Schubert Fierrabras finalCliquez sur la fin heureuse

(Souce principale : l’enregistrement de l’opéra de Zurich de 2007.)

Compositrices, Divers

MON ANNÉE LYRIQUE 2022

En cette fin d’année, je vous propose un petit retour sur les spectacles lyriques que j’ai pu voir en 2022.

L’année a commencé très fort avec la création mondiale de Like Flesh de Sivan ELDAR le 21 janvier à l’opéra de Lille.

Création Like Flesh saluts (1)Cliquez sur les saluts des artistes

Elle s’est poursuivie en février avec La Khovantchina de MOUSSORGSKI le 9 février à Bastille. L’occasion de nous rappeler avec cet opéra que de tout temps, les Russes ont adoré massacrer les Ukrainiens.

Saluts la Khovantchina 2022 02 09Cliquez sur les saluts

J’ai poursuivi avec un classique, Manon de MASSENET à Bastille le 14 février.

Saluts Manon 2022 02 14Cliquez sur les saluts

Il y a eu ensuite la création française du pénible A quiet Place, de Bernstein le 10 mars à Garnier.

A quiet Place 2022 03 10

Retour à Bastille avec Wozzeck de BERG le 24 mars.

Saluts Wozzeck 2022 03 24Cliquez sur les saluts

Il y a eu ensuite le pur enchantement qu’est Le Songe d’une nuit dété de BRITTEN le 6 mai à Lille.

Le Songe d'une nuit d'été 2022 05 06Cliquez sur les saluts

A suivi une version intéressante d’Elektra de STRAUSS à Bastille le 26 mai.

Salurs Elektra 22 05 26Cliquez sur les saluts

Nouvel enchantement lillois avec Sémélé de HAENDEL les 6 et 16 octobre.

Sémélé 22 10 06Cliquez sur les saluts

Encore un opéra contemporain, Freitag aus Licht de STOCKHAUSEN le 8 novembre à Lille.

Freitag aus Licht 2022 11 07

Je n’ai heureusement pas raté l’Armide de GLUCK le 15 novembre à l’opéra comique.

Armide 2022 11 15Cliquez sur les saluts

Et enfin, l’année s’est terminée comme elle avait commencé, par une création mondiale, avec On purge bébé de BOESMANS à la Monnaie (De Munt) à Bruxelles, le 15 décembre. (Vous pouvez encore y aller jusqu’au 29 décembre !)

On purge bébé 2022 12 15

Et cliquez ici pour connaître mon année lyrique 2023.

Écrivains, littérature, Théâtre

Philippe QUINAULT (1635-1688)

image Quinault

Philippe QUINAULT était contemporain de Molière, Racine ou Corneille et, à son époque, connaissait les mêmes succès qu’eux. Pourtant il n’est plus guère connu de nos jours, sauf par les amateurs de lyrique.

Quinault naît à Paris le 3 juin 1635. Fils d’un boulanger, il fait des études de droit, avant de fréquenter les salons parisiens. Il écrit sa première comédie, les Rivales, en 1653 qui signe le début de son succès.

En 1660, il se marie avec une jeune veuve avec la dot de laquelle il achète la charge de « valet de chambre ordinaire du roi », charge qui lui confère un titre de noblesse et lui permet de s’approcher de Louis XIV. Ceci ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière d’écrivain jusqu’à sa pièce Bellérophon (1671).

En parallèle de cette carrière, Quinault écrit des arguments pour des ballets ou des mascarades (on se souvient que Loulou XIV était friand de ballet.) Dès 1656, il écrit Armide et Renaud pour une comédie mise en musique par Michel Lambert. Il collabore aussi avec Molière pour le Ballet des muses (1666-1667) ainsi que pour Psyché (1671) de Lully.

Lully Psyché Plainte italienneCliquez sur l’image

En 1670, Quinault entre à l’Académie française (un an avant PERRAULT).

En 1672, quand Lully rachète le privilège de l’Académie royale de musique, c’est vers Quinault qu’il se tourne pour l’écriture de ses livrets, après sa brouille avec Molière. Cette collaboration démarre avec les Fêtes de l’Amour et de Bacchus (1672) suivi par la tragédie en musique Cadmius et Hermione (1673). En 1674, c’est Alceste, qui désarçonne le public. La FONTAINE, Racine et Boileau tentent alors de prendre sa place, et Quinault est mis sous la tutelle artistique de la « petite académie », un cercle restreint de poètes mis en place par COLBERT pour gérer le mécénat artistique du roi.

Dès lors, Lully et Quinault produisent une tragédie lyrique par an, avec Thésée (1675), Atys (1676), Isis (1677). L’insuccès de cette dernière le fait remplacer par Thomas Corneille, mais après la disgrâce de la Maintenon, l’attelage Lully / Quinault peut redémarrer.

Lully Atys songes funestesCliquez sur l’image

Suivent alors Proserpine (1680), Persée (1682), Phaëton (1683), Amadis (1684), Roland (1685) et Armide (1686) ainsi que des ballets.

Lully Armide enfin il est en ma puissanceCliquez sur Armide

Quand Louis XIV commence à s’occuper plus de son salut que de la vie mondaine, laissant ces plaisirs au Dauphin, Quinault, malade, décide de prendre sa retraite et de songer à son salut.

Quinault meurt à Paris le 26 novembre 1688, à l’âge de 53 ans, mais ses livrets, de par la perfection de leurs constructions, connaîtront encore une vie longtemps après sa mort, et c’est ainsi que Jean-Chrétien BACH (le dernier fils de Jean-Sébastien) écrira son propre Amadis des Gaules en1779.

Bach J.-C. Amadis de Gaule Venez, dans de plus doux asilesCliquez sur l’image

Lors de la querelle des gluckistes et des piccinnistes, GLUCK sera amené à écrire son Armide en 1777 alors que l’année suivante PICCINNI reprendra le livret de Roland (et en 1780 celui d’Atys.)

Gluck Armide enfin il est en ma puissanceCliquez sur l’image

Piccinni Atys OuvertureCliquez sur Piccinni

(Sources principales : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle BENOIT, Fayard 1992).

Compositeurs, Compositrices, littérature

César FRANCK (1822-1890)

image César Franck

César FRANCK est né le 10 décembre 1822 à Liège. Son père rêve d’en faire un enfant prodige, à l’instar d’un Mozart ou d’un Liszt, et le fait entrer à 8 ans au Conservatoire de Liège. César y remporte les grands prix de piano et d’harmonie à l’âge de 12 ans.

En 1835, sa famille vient à Paris, mais il doit attendre d’être naturalisé pour entrer au Conservatoire de cette ville. Ce sera chose faite fin 1837, et en 1838, il emporte un grand prix extraordinaire de piano. Sous la férule de son père, il donne des concerts au cours desquels il rencontre d’autres virtuoses comme Liszt ou Alkan.

Il écrit son opus 1 en 1841 : trois Trios concertants que son père fera publier en 1843.

En 1843, il écrit un opéra, Stradella et l’année suivante Ruth, un oratorio. Son amitié avec Gounod, dont on connaît l’aspect mystique, le poussera à œuvrer dans ce genre de l’oratorio. (Rappel, un oratorio est une espèce d’opéra dont le sujet, tiré de la bible, empêche la représentation sur la scène d’un théâtre.) De ces musiques d’inspiration religieuses, il lui restera le surnom amical de Pater Seraphicus.

En 1846, Franck s’éprend de Félicité, une de ses élèves, ce que son père ne voit pas d’un bon œil. César quitte alors la maison paternelle et deux ans plus tard, en 1848, il épouse Félicité (ils auront quatre enfants, dont deux mourront en bas âge). Entre-temps, en 1846, il avait composé le poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne, d’après Victor Hugo. Il reviendra à Hugo avec les Djinns, en 1884. (Il peut être intéressant de noter que ce poème a été écrit un an avant celui de Franz Liszt, qui est pourtant considéré comme étant le créateur du genre.)

Franck Ce qu'on entend sur la montagneCliquez sur l’image

Après la création de ce poème symphonique, il écrit les brillantes Variations symphoniques pour piano et orchestre (1885).

Franck Variations symphoniquesCliquez sur le pianiste

En 1856, César Franck devient titulaire des grandes orgues de Sainte-Clotilde à Paris. Une part importante de sa production musicale sera réservée à cet instrument.

En 1870, il fait partie des fondateurs de la Société nationale de musique avec Saint-Saëns et Fauré.

Entre 1871 et 1872, il écrit Rédemption, une œuvre hybride entre l’opéra, l’oratorio et le poème symphonique.

Franck RédemptionCliquez sur l’image

En 1872, César Franck dirige la classe d’orgue au Conservatoire de Paris. Parmi ses élèves, outre Henri Duparc, Ernest Chausson et Vincent d’Indy, on peut aussi citer les compositrices Augusta Holmès et Mel Bonis.

En 1879, Franck achève son oratorio les Béatitudes, sur lequel il a travaillé près de dix ans, et en 1880, il compose son Quintette.

Franck Les BéatitudesCliquez sur l’image

Franck quintetteCliquez sur le quintette

En 1881, il écrit un nouvel oratorio, Rebecca, et un poème symphonique, le Chasseur maudit.

Franck le Chasseur mauditCliquez sur l’image

En 1886, c’est Psyché et la Symphonie en ré mineur.

Franck Symphonie en ré mineur 2ème partieCliquez sur l’image

La même année, César Franck écrit sa Sonate pour piano et violon, qui servira de modèle à Proust pour la Sonate de Vinteuil de la Recherche du temps perdu. Cette sonate est dédiée au compositeur et violoniste Eugène Isaye et lui est offerte en cadeau de mariage.

Franck Sonate piano violonCliquez sur le violoniste et la pianiste

Sur la fin de sa vie, il travaille encore à deux opéras, Hulda et Ghiselle, restés inachevés à sa mort.

César Franck meurt à Paris le 8 novembre 1890, à l’âge de 67 ans.

Agenda Ironique

QUI A L’ANGE DE NOEL ?

Ce mois-ci, l’Agenda Ironique est hébergé par Photonanie. Son thème : une histoire de Noël. Sa ou ses contraintes : utiliser le mot graffeur ou gaffeur, et si possible l’expression « être maquillée comme une ouature volée. Tout ceci est très bien expliqué sur son site : https://photonanie.com/2022/12/01/lagenda-ironique-de-novembre-2022-le-temps-du-vote-cloned-44684/

Pour rester dans l’ironie de cet agenda, je me suis servi d’une presque anagrame de « l’Agenda ironique », ce qui m’a fourni ce thème : « Qui a l’ange de Noël ? »

Quand j’étais enfant, nous avions coutume de chanter à cette époque de l’année Les Anges dans nos campagnes (tout en maquillant les voitures volées pendant la nuit).

Les anges dans nos campagnesCliquez sur l’image

Dès lors, me suis-je demandé quelles musiques tirées du répertoire classique annoncent ainsi les anges de Noël.

Le numéro 13 de l’Oratorio de Noël de J.-S. BACH est tiré de l’Évangile selon Saint-Luc et fait référence aux anges.

Bach Weinachts Oratorio les angesCliquez sur l’image

Le numéro 14 du Messie (Messiah) de HAENDEL fait intervenir l’Ange du Seigneur annonçant l’arrivée du Sauveur.

Haendel Messiah There were Shepherds abiding in their FieldsCliquez sur l’image

Un peu plus près de nous, César FRANCK a écrit pour l’orgue ce grand Chœur.

Franck Grand chœur (sortie pour Noël)Cliquez sur l’organiste

Une de ses élèves compositrices, Augusta Holmès a suivi ses traces avec Trois anges sont venus ce soir.

Holmes Trois anges sont venus ce soirCliquez sur l’image

Et la compositrice Corlynn Hanney a composé ce Christmas Angel.

Hanney Christmas AngelCliquez sur l’image

Et comme je n’ai pas réussi à placer de gaffeur agrafeur, je vous propose, hors sujet, ceci :

Gaston Lagaffe

Divers

ILS OU ELLES ONT JOUÉ DU CLASSIQUE (6e série)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs ou interprètes de variété ne dédaignent pas interpréter des airs dits classiques. Après la cinquième série de ces airs, en voici donc une nouvelle.

De VIVALDI, on peut écouter les 4 Saisons, « l’hiver » par SINFONITY.

Vivaldi l'Hiver SinfonityCliquez sur l’ensemble de guitares électriques

Je vous ai déjà proposé (dans la deuxième série), STING chantant DOWLAND. En voici un nouvel air.

Dowland Sting Can She Excuse my WrongsCliquez sur l’image

La chanteuse punk Nina HAGEN a interprété l’opéra de Quat’sous de BRECHT.

Brecht Hagen L'opéra de quat' sousCliquez sur Nina Brecht

Céline DION a chanté la Berceuse de BRAHMS.

Brahms Dion LullabyEndormez-vous en cliquant sur Céline Brahms

Le groupe DAYDREAM nous a proposé en 1969 cette version du Lac des Cygnes de TCHAÏKOVSKI.

Tchaïkovski le Lac des Cygnes (Daydream) - The Wallace CollectionCliquez sur Piotr Illitch Daydream

Même Elvis PRESLEY a réinterprété la barcarolle des Contes d’Hoffmann.

Offenbach Presley G.I. BluesCliquez sur Elvis Offenbach

Et puis, c’est promis, il y aura (un jour) une septième série.

littérature, Oulipo, Poésie

« MARIE », de Guillaume APOLLINAIRE (1913)

Après « le Nuage » de Mallarmé, j’ai choisi ce mois-ci pour mon poème mis en musique « Marie », de Guillaume APOLLINAIRE.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C’est la maclotte qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Rachmaninov les clochesCliquez sur l’image

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu’elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Debussy MasquesCliquez sur l’image

Les brebis s’en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d’argent
Des soldats passent et que n’ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Berlioz Damnation de Faust chœur des soldats et des étudiantsCliquez sur l’image

Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux

Fauré Automne d'Armand SylvestreCliquez sur l’image

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Paradis et Chedid la SeineCliquez sur l’image

Citations musicales :

les cloches : RACHMANINOV les Cloches.

les masques : DEBUSSY Masques.

Des soldats passent : BERLIOZ la Damnation de Faust double chœur des soldats et des étudiants.

Feuilles de l’automne : FAURÉ Automne.

la Seine : Vanessa PARADIS et Matthieu CHEDID la Seine.

Et si ce poème vous plaît, cliquez donc sur le bonus surprise.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise si ce poème vous a plu

Divers

LE CALENDRIER DE L’AVENT 2022

Il est une tradition d’offrir, quatre semaines avant Noël, des calendriers de l’avent, dont la durée dépend du jour de la semaine où tombe Noël. Il doit commencer un dimanche, quatre semaines avant cette fête. Noël tombant un dimanche en 2022, le calendrier de l’avent commence donc le dimanche 27 novembre.

Lundi 28 novembreCliquez sur le 28 novembre

Mardi 29 novembreNe cliquez pas sur le 29 novembre si vous êtes encore au 28 novembre

Mercredi 30 novembreNe cliquez pas sur le 30 novembre avant le 30 novembre 2022

Jeudi 1er décembrePrière de ne pas cliquer sur le 1er décembre avant le 1er décembre

Vendredi 2 décembreLao-Tseu l’a dit, si tu n’es pas arrivé(e) au 2 décembre, tu ne dois pas cliquer sur le vendredi 2 décembre

Samedi 3 décembreMerci de ne pas cliquer sur le 3 décembre avant le 3 décembre

Dimanche 4 décembrePour que l’harmonie règne en ce monde, évitez de cliquer sur le 4 décembre avant cette date

Lundi 5 décembreSi le 5 décembre vous êtes, cliquer sur le 5  décembre vous pouvez

Mardi 6 décembreSi vous n’êtes que le 5 décembre, attendez donc demain pour cliquer sur le 6 décembre.

Mercredi 7 décembreVous pouvez cliquer sur le 7 décembre à condition d’être arrivé à ce fameux 7 décembre

Jeudi 8 décembrePour protéger le monde de la dévastation, ne cliquez sur le 8 décembre qu’à partir du 8 décembre

Vendredi 9 décembreCliquez sur le 9 décembre

Samedi 10 décembreCliquez sur le 10 décembre

Dimanche 11 décembreNe cliquez pas sur le 11 décembre avant le 11 décembre

Lundi 12 décembreCliquez sur le 12 décembre

Mardi 12 décembreCliquez sur le 13 décembre

Mercredi 14 décembreCliquez sur le 15 décembre

Jeudi 15 décembreCliquez sur le 15 décembre

Vendredi 16 décembreCliquez sur le 16 décembre

Samedi 17 décembreCliquez sur le 17 décembre

Dimanche 18 décembreCliquez sur le 18 décembre

Lundi 19 décembreCliquez sur le 19 décembre

Mardi 20 décembreCliquez sur le 20 décembre

Mercredi 21 décembreCliquez sur le 21 décembre

Jeudi 22 décembreCliquez sur le 22 décembre

Vendredi 23 décembreCliquez sur le 23 décembre

Samedi 24 décembreCliquez sur le 24 décembre et préparez-vous à un joyeux Noël

Bande dessinée, littérature, Mythologie

EN RELISANT LES AVENTURES D’ASTÉRIX LE GAULOIS

Qu’elle est dure, la vie de blogueur ! Après avoir relu tous les albums des aventures de Tintin, de HERGÉ, et ceux de Blake et Mortimer, de JACOBS, ce sont les aventures d’Astérix le Gaulois que je viens de relire, en y cherchant les citations musicales que GOSCINNY et UDERZO ont pu glisser. En fait, elles sont moins nombreuses que ce que j’attendais, mais il y a quand même quelques évocations musicales, sans même parler du barde Assurancetourix, dont le répertoire est plus proche de notre chanson musicale populaire.

Dans Astérix gladiateur, justement, Assurancetourix entonne dans l’arène de Rome « Salut, o mon dernier latin », référence directe au « Salut, o mon dernier matin » du Faust de GOUNOD.

Astérix Salut o mon dernier latinCliquez sur Assurancetourix

Dans le Tour de Gaule d’Astérix, quand nos héros passent à Massiglia, ils rencontrent César Labeldecadix.

César LabeldecadixCliquez sur César Labeldecadix

Je n’ai pas trouvé de citation musicale directe dans Astérix et Cléopâtre, mais comment ne pas penser à Jules César en Égypte, de HAENDEL ?

Astérix, César et CléopatreCliquez sur Cléopâtre et César (Jules)

Dans La Zizanie, on trouve un sénateur nommé Stradivarius, qui parle « de sa voix bien modulée habituée à faire vibrer les foules ».

Astérix et StradivariusCliquez sur le sénateur Stradivarius

Dans Astérix en Helvétie, les auteurs font un clin d’œil à la légende de Guillaume Tell.

Astérix et Guillaume TellCliquez sur le petit garçon à la pomme sur la tête

Dans Astérix en Corse, le chef corse s’appelle Ocatarinabellatchitchix, alors que d’autres s’appellent Symphonix ou Violoncellix.

Astérix et OcatarinetabellatchixtchixCliquez sur les chefs corses

Dans Astérix en Hispanie, on voit passer Don Quichotte et Sancho Pança.

Astérix et Don QuichotteCliquez sur l’image

Dans la grande Traversée, une femme s’appelle Gudrun, et on trouve des allusions à la petite sirène et à Hamlet (il y a quelque chose de pourri dans mon royaume).

Astérix et HamletCliquez sur l’image

Dans Astérix chez les Belges, le légat s’appelle Wolfgangamadeus et un légionnaire SaintLouisblus !

Astérix et WolfgangamadeuxCliquez sur l’image

Dans Astérix et la Traviata (ça ne s’invente pas), il y a un romain qui s’appelle Romeomontaigus.

astérix et la traviataCliquez sur l’alboum

On retrouve la légende de Roméo et Juliette dans le grand Fossé, alors que l’héroïne nommée Fanzine menace de se faire vestale !

Astérix et la VestaleCliquez sur Fanzine

Enfin dans l’Odyssée d’Astérix, les légionnaires de César chantent « Pour faire un brave légionnaire », transposition directe de l’air « Pour faire un bon mousquetaire », extrait des Mousquetaires au couvent.

Les Mousquetaires au couvent Pour faire un brave mousquetaireCliquez sur l’image

(P.S. toutes les illustrations extraites des albums sont sous copyright Dargaud ou les éditions Albert René.)

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