Gustave FLAUBERT naît à Rouen le 12 décembre 1821. Son père, Achille, est chirurgien à l’Hôtel-Dieu de cette ville. En 1831, il entre au collège royal de Rouen et commence à écrire. En 1834, il travaille à un roman, Isabeau de Bavière, dont on n’a pas gardé la trace.
En 1837, il écrit Bibliomanie, premier de ses textes à être publié, l’année suivante, dans une revue rouennaise.
En 1841, Gustave descend à Paris pour suivre des études de droit. En 1843, il commence la première version de l’Éducation sentimentale, version qui sera achevée en 1845. En 1844, il s’installe au Croisset, près de Rouen, où il demeurera jusqu’à sa mort le 8 mai 1880.
Le style de Flaubert est reconnaissable par le souci qu’il avait de trouver toujours le mot le plus juste, et par-dessus tout, le rythme de la phrase.
Si vous avez lu Madame BOVARY (1856) de l’ami Tatave, vous vous souvenez peut-être de ce chapitre où Emma va écouter Lucia di Lammermoor, de DONIZETTI, à l’Opéra de Rouen.
Il faudra attendre presque un siècle pour que ce roman soit adapté à l’opéra. En 1933, Darius MILHAUD écrit deux chansons sur ce thème, puis en 1951, c’est un autre Rouennais, Emmanuel BONDEVILLE, qui l’adapte dans un opéra-comique.
Salammbô (1857 – 1862) semble avoir une forme faite pour l’opéra. C’est à VERDI que Flaubert pense dès la fin de 1862 pour mettre son roman en musique, mais ce projet ne se réalisera pas. En 1863 – 1864, MOUSSORGSKI travaille au Lybien, un projet d’opéra d’après Salammbô. Finalement, c’est le post-wagnérien REYER (1823 – 1909) qui compose en 1890 un opéra inspiré de ce roman, opéra qui connaîtra un beau succès à son époque.
Encore en 1998, le compositeur FÉNELON crée son Salammbô. Parmi les projets non aboutis de mise en musique de ce roman, on peut encore citer ceux de DEBUSSY ou de RACHMANINOFF, et celui de CAPLET en 1902.
À signaler encore le Salaambô (2021) d’Othman Louati, 9 tableaux électroniques avec trompette.
Le conte Hérodias, tirés des trois contes (1877) servira à MASSENET pour son opéra Hérodiade (1881). C’est ce même sujet biblique qui inspirera MALLARMÉ pour son Hérodias, qui deviendra Salomé en 1905 sous la plume de Richard STRAUSS.
De Flaubert, on connaît le Dictionnaire des idées reçues (publié à titre posthume en 1913). Si on le feuillette, on trouve :
à l’entrée Opéra : « Paradis de Mahomet sur la terre. »
à l’entrée WAGNER : « Ricaner quand on entend son nom, faire des plaisanteries sur la musique de l’avenir. »
Enfin, comme j’ai aussi une casquette Bande Dessinée (et une casquette space opera), je m’en voudrai de ne pas citer l’adaptation de Salammbô par Philippe DRUILLET en 1980.

Pour boucler la boucle, et puisque j’ai commencé ce billet avec l’air de la folie de Lucia di Lammermoor, je vais le terminer avec ce même air en version space opera, puisque Luc BESSON, dans son film le 5e élément fait chanter cet air par une diva galactique, Plavalaguna, qui chante l’air de la folie, de Lucia de Lammermoor, de DONIZETTI.
(P.S. promis, vous aurez un jour un billet sur le space opera.)
(P.P.S. j’avais presque terminé ce billet quand j’ai découvert le lien suivant, qui m’a permis de l’enrichir. Je vous le livre donc, si vous voulez en savoir plus sur Flaubert et sa mise en musique :
Cliquez sur Lucia
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