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LES GRANDS CHŒURS DE VERDI

Il n’y a guère, je vous parlais des grands chœurs composés par WAGNER dans ses opéras. Son exact contemporain, VERDI (1813 – 1901), a lui aussi composé de très beaux chœurs, parmi les plus populaires de cet art, et que l’on retrouve souvent, par exemple, dans les publicités.

Ainsi Nabucco (1842), son premier grand succès, contient le fameux « chœur des esclaves » (Va pensiero), presque le second hymne national italien.

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur l’image

(J’adore cette version et surtout ne ratez pas la déclaration (politique) du chef Riccardo MUTI à 5 mn 28 s, avant qu’il ne fasse reprendre le chœur par le public).

Dans Macibeth (1847), il y a plusieurs chœurs, dont celui des sorcières (Tre volte miagola la gatta).Verdi Macbeth Tre volte miagola la gattaCliquez sur les sorcières

Dans Le Trouvère (1853), on trouve le célébrissime « chœur des enclumes » (« Vedi ! Le fosche notturno spoglie »).

Verdi Il trovatore Vedi le fosche notturneCliquez sur le chœur

Toujours en 1853, il écrit La Traviata, qui contient deux chœurs tout aussi célébrissimes, le « Libiamo » du 1er acte et le chœur des gitanes du 2d acte (Noi siamo zingarella).

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(et encore vous avez échappé aux serviettes périodiques)

Dans Don Carlos (1867) on peut entendre le chœur « Charles Quint, l’auguste empereur ».

Verdi Don Carlos Choeur Charles Quint auguste empereur

À la fin d’Aïda (1871), on entende le peuple commenter la condamnation de Radamès (Spirto del nume).

Verdi Aïda Spirto del numeCliquez sur l’image

Dans Otello (1886), le peuple chante la beauté et la bonté de Desdémone (Dove guardi splendono raggi).

Et enfin Falstaff, son dernier opéra (1892) se termine par un extraordinaire octuor avec chœur, ébouriffant comme un final de ROSSINI !

Verdi Falstaff finalCliquez sur l’image

Voilà, il y a bien entendu d’autres chœurs dans les opéras de Verdi. N’hésitez pas à me signaler ceux que vous préférez !

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Vincenzo BELLINI

Vincenzo BELLINI est né à Catane, en Sicile, en 1801. Son père, organiste, lui donne ses premières leçons de musique.

Il fait ses études au Conservatoire de Naples et commence sa carrière en écrivant de la musique religieuse, mais aussi une dizaine de symphonies aujourd’hui bien oubliées.

C’est dans le domaine de l’opéra qu’il se distingue avec, en 1826, la création de son opéra Bianca e Fernando, une commande du Théâtre San Carlo de Naples. Devant le succès rencontré, on lui commande Il Pirata (1837) pour le théâtre de la Scala de Milan.

Bellini Il Pirata Oh s'io potessi CallasCliquez sur l’image

En 1830, il écrit I Capuletti e i Montecchi, soit son Roméo et Juliette.

En 1831, il écrit pour deux théâtres rivaux de Milan La Somnambule

Bellini La Somnambule Ah non giunge DessayCliquez sur l’image

et Norma qui, après un début difficile, lui valent un large succès européen.

Bellini Norma Casta Diva (Gaultier)Cliquez sur la pub

Et puis comme ce blog, ce n’est pas que de la rigolade, retrouvez ici une autre version de l’air « Casta Diva » qui permet de saisir ce qu’est un vibrato réussi !

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur l’image

En 1833, à l’appel de ROSSINI, il vient en France pour composer un ouvrage pour le Théâtre-Italien de Paris. Il s’installe alors à Puteaux, où il écrit Les Puritains, qui connaît un véritable triomphe.

Bellini les Puritains NetrebkoCliquez sur l’image

Bellini meurt à Puteaux quelques jours après la création de cette œuvre en 1835, à l’âge de trente-quatre ans.

Son génie spontané pour la mélodie a fait de lui le représentant le plus parfait du bel canto (littéralement beau chant).

À sa mort, son rival pour la scène et ami dans la vie DONIZETTI, a écrit un Requiem à sa mémoire.