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Vincenzo BELLINI

Vincenzo BELLINI est né à Catane, en Sicile, en 1801. Son père, organiste, lui donne ses premières leçons de musique.

Il fait ses études au Conservatoire de Naples et commence sa carrière en écrivant de la musique religieuse, mais aussi une dizaine de symphonies aujourd’hui bien oubliées.

C’est dans le domaine de l’opéra qu’il se distingue avec, en 1826, la création de son opéra Bianca e Fernando, une commande du Théâtre San Carlo de Naples. Devant le succès rencontré, on lui commande Il Pirata (1837) pour le théâtre de la Scala de Milan.

Bellini Il Pirata Oh s'io potessi CallasCliquez sur l’image

En 1830, il écrit I Capuletti e i Montecchi, soit son Roméo et Juliette.

En 1831, il écrit pour deux théâtres rivaux de Milan La Somnambule

Bellini La Somnambule Ah non giunge DessayCliquez sur l’image

et Norma qui, après un début difficile, lui valent un large succès européen.

Bellini Norma Casta Diva (Gaultier)Cliquez sur la pub

Et puis comme ce blog, ce n’est pas que de la rigolade, retrouvez ici une autre version de l’air « Casta Diva » qui permet de saisir ce qu’est un vibrato réussi !

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur l’image

En 1833, à l’appel de ROSSINI, il vient en France pour composer un ouvrage pour le Théâtre-Italien de Paris. Il s’installe alors à Puteaux, où il écrit Les Puritains, qui connaît un véritable triomphe.

Bellini les Puritains NetrebkoCliquez sur l’image

Bellini meurt à Puteaux quelques jours après la création de cette œuvre en 1835, à l’âge de trente-quatre ans.

Son génie spontané pour la mélodie a fait de lui le représentant le plus parfait du bel canto (littéralement beau chant).

À sa mort, son rival pour la scène et ami dans la vie DONIZETTI, a écrit un Requiem à sa mémoire.

 

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Vous chantiez ? Eh bien, valsez maintenant

.. comme ne l’a pas dit ce bon monsieur La FONTAINE, auteur de fables et de contes, pas que pour les enfants (billet à venir…)

Pour bien passer le changement d’année, je vous propose quelques valses telles que l’on peut les entendre à l’opéra.

La valse, cette danse populaire à 3 temps typiquement viennoise a gagné ses lettres de noblesse vers la fin du XVIIIe siècle. Dès lors, les compositeurs n’ont pas hésité à en écrire.

Sans surprise, les romantiques ouvrent le bal (sic !) et le très viennois SCHUBERT a ainsi écrit des valses, valses nobles, valses sentimentales, valses tout court. CHOPIN et LISZT ont aussi sacrifié à la valse, alors que WEBER, l’auteur du Freischütz a écrit une Invitation à la valse (pour piano), plus tard orchestrée par BERLIOZ.

liszt valses

 

LISZT et ses Méphisto-valses.

Très vite, les opéras ont intégré des valses. C’est le cas du Faust (1859) de GOUNOD avec « Ainsi que la brise légère ». Lors de la kermesse du village, Méphisto présente Marguerite à Faust. Faust invite Marguerite pour une valse, mais celle-ci refuse.

que la valse

cliquez sur l’image

Quelques années plus tard, le roi de la valse, Johann STRAUSS, nous en livre une dans La Chauve-souris (die FlederMaus) (1874).

Autre valse célèbre, celle de l’acte II d’Eugène Onéguine (1878) de TCHAÏKOVSKI (Vot tak surpriz). Lors du bal, les vieilles cancanent sur l’attitude d’Onéguine et de Tatiana. Lassé par ces commérages, Onéguine invite alors à danser Olga, la fiancée de son ami Lenski. Jaloux, celui-ci finit par provoquer Onéguine en duel.

valse d'onéguine.pngcliquez sur l’image

En 1881, au premier acte de son seul opéra « sérieux », Les Contes d’Hoffman, OFFENBACH fait tomber amoureux son héros Hoffmann d’une poupée mécanique, Olympia, des lunettes magiques lui fait faisant croire qu’il s’agit d’une vraie femme. Après un air virtuose d’Olympia, Hoffmann et la poupée se mettent à valser.

En 1905, dans l’opérette La Veuve joyeuse (die Lustige Witwe), le très viennois Franz LEHAR, nous entraîne avec ses valses.

La valse est également omniprésente dans le crépusculaire Chevalier à la rose (Rosenkavalier) (1910) de Richard STRAUSS. Écoutons, dans le final, le mariage miraculeux de trois belles voix et de l’orchestre d’un raffinement inouï.

rosenkavalier valseCliquez sur l’image

Au XXe siècle, la valse subit les transformations que toute la musique vit. Ainsi, La Valse (1919) de RAVEL n’a plus rien d’une valse de salon. Ravel cherche plutôt à rendre l’essence de la valse. Il a également écrit, pour le piano des valses nobles et sentimentales.

Écoutons encore CHOSTAKOVICH et sa Valse n° 2 rendue célèbre grâce à une publicité.

Terminons enfin par une réinvention de la valse par Jacques BREL et sa Valse à 1000 temps.