André Messager, caricature au crayon de Gabriel Fauré. Gallica-BnF
André Messager naît le 30 décembre 1853 à Montluçon.
À sept ans, il commence à apprendre le piano. En 1870, il vient à Paris et étudie à l’école Niedermeyer où il a comme professeur Saint-Saëns et comme condisciple Fauré, avec qui il se liera d’amitié. En 1882 Messager compose avec Fauré la Messe des Pêcheurs de Villerville pour chœur de femmes.
Cliquez sur l’image
Après ses études, en 1874, il succède à Fauré à l’orgue de Saint-Sulpice. Devenu chef d’orchestre aux Folies-Bergères, il y compose des ballets comme Fleur d’oranger ou les Vins de France.
Messager fait ensuite un passage à Bruxelles avant de revenir à Paris où il devient maître de chapelle à Sainte-Marie des Batignolles.
En 1882, il se rend au Festival de Bayreuth en compagnie de Fauré. À leur retour, ils écriront à quatre mains leurs Souvenirs de Bayreuth.
Cliquez sur les pianistes
En 1886, Messager écrit la musique d’un ballet, les deux Pigeons d’après la Fontaine, pour l’Opéra de Paris.
Cliquez sur l’image
En 1896, c’est le Chevalier d’Harmental un opéra-comique de Messager d’après Alexandre Dumas.
En 1898, Messager est nommé chef d’orchestre de l’Opéra-Comique. Parmi les créations qu’il dirige, on trouve Louise de Charpentier ou Pelléas et Mélisande de Debussy. Il dirigera ensuite à Covent Garden (à Londres), à la Société des concerts du Conservatoire (à Paris) avant de devenir codirecteur l’Opéra de Paris de 1908 à 1914.
Aujourd’hui, le nom de Messager reste associé à ses opérettes comme Véronique (1898), les P’tites Michu ou Fortunio (1907) d’après le Chandelier d’Alfred de Musset.
La compositrice Zelda Ocarina est une princesse musicienne née au Japon le 1er avril 1966. Ses parents, qui étaient proches de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, lui donnent le prénom Zelda en hommage à leur ami (son petit frère, de deux ans son cadet, s’appelle Gatsby).
C’est à l’âge de 1986 que Zelda fait ses débuts mondiaux avec son poème symphonique The Legend of Zelda. Malheureusement pour elle, son statut de princesse ne lui permettait pas une reconnaissance de compositrice, et ses partitions ont été publiées sous le pseudonyme de Koji Jondo, à qui on attribue de nos jours sa musique.
Entendant ce poème symphonique à Tokyo, les concepteurs de jeux vidéo Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka s’inspireront de la vie de la princesse Zelda pour créer leur série Legend of Zelda.
Dès lors, les succès s’enchaînent pour Zelda avec The Adventures of Link (1987), A Link to the Past (1991) ou Link’s Awakening (1993).
Mais c’est en 1998 que sa renommée devient vraiment mondiale avec son titre Ocarina of Time, composé pour son instrument aussi éponyme que favori, l’ocarina.
Cliquez sur l’ocarinatiste
En 2010 paraît le poème symphonique Symphonic Legends, qui sera créé à Cologne.
Cliquez sur l’image
En 2011, c’est une nouvelle symphonie qui est créée au Japon, avec Symphony of the Goddesses, qui fera ensuite l’objet d’une tournée mondiale.
Cliquez sur l’image
Il faut également noter l’adaptation en comédie musicale de ses poèmes symphoniques qui sera créée à l’Opéra de Saint-Glinglin. Il n’existe pas d’enregistrement de cette comédie musicale, mais je vous propose de trouver ici le top 10 des musiques de Zelda Ocarina.
Cliquez sur l’image
Vous pourriez également aimer Hyrule Field
Cliquez sur l’image
ou encore Twilight Princess
Cliquez sur l’image
Outre ses talents cachés de compositrice, la princesse Zelda était également chanteuse (ça faisait partie de l’éducation des princesses !) Retrouvez-la ici dans un pot-pourri de ses succès.
Cliquez sur l’image
(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)
Et si vous voulez d’autres articles publiés un 1er avril, en voici quelques-uns.
Jeanne Thieffry naît le 7 janvier 1886 à Lille. Issue d’une famille modeste, elle manifeste son intérêt pour la musique dès l’âge de 7 ans.
Elle assure sa formation musicale au Conservatoire de Lille : prix de solfège à 11 ans, prix de piano à 15 ans, prix d’harmonie à 18 ans ! Sa première composition, un Andante pour quatuor et piano, date de 1899.
En 1904, Jeanne épouse un peintre, Salomon Clément Robert. Celui-ci se suicide et Jeanne Thieffry se retrouve veuve à 20 ans.
Brillante pianiste, elle se produit à Lille et à Paris, où elle devient l’élève d’Alfred Cortot.
En 1910-1911, elle suit des cours de contrepoint et de fugue à la Scola Cantorum de Vincent d’Indy à Paris, auprès d’Auguste Serieyx.
À la fin de la Première Guerre, Cortot lui propose d’enseigner le piano à l’École normale de musique de Paris qu’il venait de fonder. Elle a ainsi l’occasion de rédiger les Cours d’interprétation d’Alfred Cortot, une synthèse de 15 ans de travail auprès du maître. Ce livre sera salué par de nombreux pianistes, comme le prouve cette lettre de Wladimir Jankelevitch à Jeanne Thieffry. Il sera traduit en anglais, en espagnol et en italien.
Outre ses œuvres pour piano comme Flandre ou un Choral qu’elle dédie à Cortot, Jeanne Thieffry met en musique les poètes qu’elle apprécie, Verlaine, Gautier ou Klingsor ou son compatriote Albert Samain.
En 1923, lors du concert d’ouverture du nouvel opéra de Lille, elle joue Cloches et Carillons, extrait de son œuvre maîtresse Flandre, dédicacée au roi des Belges.
Jeanne doit quitter Paris pour s’occuper à Lille de sa mère malade. Ceci la coupera petit à petit du milieu parisien de la musique.
Parallèlement à son travail de pédagogue, Jeanne anime pendant 30 ans sur Radio Lille l’émission l’Art du piano.
Outre son activité de musicienne, Jeanne Thieffry était également poétesse et peintre.
Ses talents pour la peinture font que ses amis la poussent à quitter la musique pour se consacrer au dessin et à la peinture.
Ses poésies étaient publiées régulièrement dans la Revue septentrionale, le bulletin des Rosati du nord de la France. Jeanne Thieffry obtient la récompense suprême avec la rose d’or des Rosati, en 1946 pour son poème Le Beffroi.
Médaille d’or des Rosati (1946) conservée à la bibliothèque municipale de Lille.
La fin de la vie de Jeanne Thieffry est triste. Oubliée de tous, elle survit grâce aux Petits frères des pauvres et Jeanne Thieffry meurt à Lille le 25 décembre 1970, à l’âge de 84 ans. Sur son acte de décès figure la mention « sans profession » !
(Sources principales : l’exposition de la bibliothèque municipale de Lille, visible jusqu’au 30 mars 2024, et le catalogue de ses œuvres, disponible sur le site internet de cette bibliothèque.)
Et si vous voulez d’autres articles consacrés aux compositrices, cliquez ICI.
La compositrice Sophie LACAZE naît le 9 septembre 1963 à Lourdes.
Dans une interview (cf. le lien en fin d’article), Sophie raconte qu’un matin, elle avait alors 14 ou 15 ans, elle s’est réveillée en sachant qu’elle deviendrait compositrice.
Elle suit des études scientifiques, obtient son diplôme d’ingénieur à Toulouse tout en étudiant la musique au CNR de cette même ville. Elle entre par la suite à l’École normale de Musique de Paris, d’où elle sort avec un diplôme de composition.
Sophie Lacaze travaille ensuite avec Antoine Tisné, Allain Gaussin et Philippe Manoury avant d’aller étudier à Sienne avec Franco Donatoni et Ennio Morricone. Elle a également suivi les cours de Pierre Boulez au Collège de France. Elle aborde aussi le théâtre musical auprès de Georges Aperghis.
En 1998, lors de son premier voyage en Australie, elle découvre la culture aborigène. En 2002, elle est invitée en résidence à l’Electronic Music Unit de l’Université d’Adélaïde.
Sophie Lacaze a su développer une esthétique musicale personnelle visant à retrouver la vocation première de la musique dans son aspect incantatoire, rythmique ou dansant, tout en portant une attention particulière aux timbres.
Cliquez sur l’image
Son œuvre est jouée dans le monde entier et comprend (aujourd’hui) une centaine de numéros d’opus, allant d’œuvres pour solistes ou pour orchestre à des œuvres avec voix ou accompagnées de danses, en passant par 3 opéras.
Sophie Lacaze occupe une place importante dans la défense de la musique contemporaine, créant par exemple le Printemps Musical d’Annecy, en grande partie dédié à la création musicale, festival qu’elle dirigera pendant 5 ans, comme aussi le Festival Turbulences Sonores de Montpellier ou le Festival Musiques Démesurées de Clermont-Ferrand.
Sophie Lacaze attache beaucoup d’importance à la transmission. Ainsi, plusieurs de ses œuvres ont été pensées pour les enfants. Elle a aussi enseigné la composition et l’histoire de la musique à l’Université Paul Valéry de Montpellier pendant une douzaine d’années.
Cliquez sur l’image
En 2009, Sophie Lacaze reçoit le grand prix lycéen Compositeurs, et en 2010 le prix Claude Arrieu de la Sacem pour l’ensemble de son œuvre. En 2023, elle fait partie des 100 lauréates de « Femmes de Culture ».
En 2013, elle crée l’association Plurielles 34, qu’elle présidera jusqu’en 2020. C’est Claire Renard qui lui succédera à la tête de cette association.
Sophie Lacaze travaille en collaboration avec des comédiens et des metteurs en scène, ainsi que des danseurs et des chorégraphes. Parmi eux, Alain carré lui a écrit les livrets de Marco Polo, du Petit Prince, ou de l’Étoffe inépuisable du rêve (création en 2024 au Printemps des Arts de Monte-Carlo).
Cliquez sur la bande-annonce
Pour vous permettre d’apprécier son œuvre, en voici donc quelques extraits.
Cliquez sur en Quête
Cliquez sur le pianiste
Cliquez sur le quatuor avec accordéoniste et récitante
Ou encore l’Espace et la Flûte, sur des poèmes de Jean Tardieu illustrés par Picasso.
Cliquez sur l’image
Sophie Lacaze a aussi rendu hommage à Hildegarde von Bingen, comme dans la pièce O Sapientia.
Cliquez sur l’image
En 2024 a été créé À la surface de l’eau, sur des poèmes japonais.
Cliquez sur l’image
Interview intéressante où Sophie Lacaze s’exprime sur son métier de compositrice :
Ayant récemment visité l’exposition Les Animaux fantastiques au Louvre-Lens, quelques idées de mise en musique me sont venues à l’esprit.
Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, des créatures fantastiques hantent l’imaginaire collectif. La puissance imaginaire de ces créatures est toujours vivace aujourd’hui, où on la retrouve dans toutes sortes de médias modernes, comme le cinéma, la bande dessinée, le jeu vidéo ou encore cette partie de la littérature que l’on appelle fantasy.
Les Métamorphoses d’Ovide.
Cinq animaux emblématiques peuplent l’exposition : Dragons, griffons, sphinx, licornes et phénix, mais d’autres créatures font également leur apparition.
J’ai déjà traité des dragons dans un premier billet sur les animaux fantastiques.
Le Sphinx : Le sphinx est un personnage central dans toutes les représentations mettant en scène Œdipe. Ainsi dans Œdipe, d’Enesco, la sphinge pose à Œdipe la question, « qu’est-ce qui est plus fort que le destin ? » Œdipe connaît la réponse, ce qui causera la mort de la sphinge.
Cliquez sur la sphinge
Le griffon : je n’ai pas trouvé de représentations des griffons dans le domaine musical.
Les licornes : Dans l’adaptation assez libre des aventures de Tintin par Spielberg, le Secret de la licorne, on retrouve Bianca Castafiore, le Rossignol milanais, pour qui le compositeur John Williams a écrit une partition.
Cliquez sur l’image
La Dame à la licorne est un ballet de Jacques Chailley chorégraphié par Heinz Rosen, dont les décors et les costumes sont signés Jean Cocteau.
Le phénix : …
Les autres animaux fantastiques : Parmi les autres créatures fantastiques, on trouve les sirènes. Les sirènes, dans la mythologie grecque, étaient des créatures marines mi-femmes, mi-oiseaux. Musiciennes, elles étaient dotées d’une voix telle que quand un marin les entendait, il était fatalement attiré vers elles et se noyait.
Cliquez sur les sirènes
Dans Alcina de Haendel, écrit d’après l’Orlando furioso, la magicienne Alcina transforme ses anciens amants en monstres affreux qui veillent sur son royaume enchanté. Heureusement, Ruggiero réussira à vaincre ses enchantements et à libérer les malheureux.
Cliquez sur Ruggiero libérant les malheureux
Dans la fameuse scène de la Gorge aux loups du Freischütz de Weber, scène où Max et Kaspar invoquent le diable à minuit dans une gorge perdue au fond de la forêt, toutes sortes d’animaux fantastiques font leur apparition.
Cliquez sur la fameuse scène de la gorge aux loups
Le Freischütz est dernier avatar du mouvement gothique et le premier opéra vraiment romantique. Comment dès lors ne pas penser aux loups-garous et autres vampires qui illustrent ce mouvement littéraire ?
Cliquez sur l’ouverture du Vampire de Marschner
Dans Les Trachiniennes, Sophocle nous raconte la mort d’Héraclès, tué par sa femme Déjanire qui, jalouse, a enduit la tunique de Nessus (un centaure vaincu par Héraclès dans ses douze travaux) du sang de l’hydre de Lerne (un autre monstre tué par Héraclès), pour le rendre fidèle. Malheureusement, c’est en revêtant cette tunique empoisonnée que le héros trouve la mort. Déjanire se tuera quand elle comprendra son erreur. Cette pièce a servi de base à Haendel pour son oratorio Hercules.
La légende de Déjanire a également été portée à l’opéra par Camille SAINT-SAËNS en 1898 aux arènes de Béziers. (Attention, rareté !)
(Source principale : l’exposition Animaux fantastiques du Louvre-Lens, du 27 septembre 2023 au 22 janvier 2024.)
Et pour prolonger ce petit tour des animaux fantastiques, je vous propose de vous rendre sur les pages que l’éminent vexillologue qu’est John Duff a consacrées à ces aimables bestioles.
Alfred de Musset naît à Paris le 11 décembre 1810. Fils d’une famille aristocratique, il suit des études classiques, qui ne l’intéressent guère, et commence à écrire très tôt. En 1829, il publie son premier recueil de poésies, les Contes d’Espagne et d’Italie.
Fin 1830, Musset a donc 20 ans quand il publie sa première pièce de théâtre, la Nuit vénitienne. L’insuccès de cette pièce fera qu’il se bornera ensuite à écrire pour la Revue des deux mondes, sans chercher à faire représenter son œuvre. La Coupe et les Lèvres (1831), paru ainsi dans un Spectacle dans un fauteuil, le premier recueil de ces pièces, servira d’argument à Puccini pour son deuxième opéra, Edgar.
Cliquez sur l’image
En 1832, il écrit André del Sarte, qui sera adapté à l’opéra 150 ans plus tard par Daniel-Lesur, sous le titre Andrea del Sarto (1968).
Cliquez sur l’image
En 1833, Musset part à Venise avec son amante, George Sand, mais le couple ne dure pas longtemps, Alfred fréquentant les grisettes pendant que George est malade. Elle se réfugie alors dans les bras de son médecin alors qu’Alfred tombe malade à son tour. Il restera de cette liaison un des chefs-d’œuvre de Musset, Lorenzaccio (1834), écrit sur un texte aimablement fourni par Sand, ainsi que le roman autobiographique les Confessions d’un enfant du siècle (1836).
Auparavant, il avait écrit les Caprices de Marianne en 1833, qui fera l’objet d’une adaptation à l’opéra par Henri Sauguet en 1954.
Cliquez sur l’image
1834 est l’année d’On ne badine pas avec l’amour. Saint-Saëns écrira une musique de scène en 1917. C’est aussi l’année de Fantasio, qui sera mis en musique en 1872 par Offenbach, alors qu’Ethel Smyth écrira son premier opéra, Fantasio, en 1898.
Cliquez sur l’image
En 1835, c’est le Chandelier. Offenbach écrira une suite avec l’opéra-comique la Chanson de Fortunio (1861), et Messager Fortunio (1907).
Cliquez sur l’image
Musset se sépare définitivement de George Sand. Musset tombe amoureux d’une femme mariée. Leur liaison dure trois semaines, mais les deux êtres resteront amis pendant 22 ans. C’est chez elle qu’il rencontre une cousine, avec qui il entame une liaison durable, elle lui proposera même de l’épouser, mais Musset rencontre Pauline Viardot et se désintéresse de sa cousine. Pauline n’est pas intéressée par les amours du poète, mais a écrit de la musique sur ses textes.
Cliquez sur l’image
Entre-temps, il écrit les Nuits de 1835 à 1837, un recueil de quatre longs poèmes très représentatifs du romantisme à la française.
En 1845, Musset est nommé chevalier de la Légion d’honneur et en 1852, il entre à l’Académie française. Mais la santé de Musset, alcoolique et syphilitique décline.
En 1850, il écrit encore Carmosine, qui fera l’objet d’une mise en musique en 1907 par Henry Février et en 1928 par Ferdinand Poise.
Musset meurt de la tuberculose à Paris le 2 mai 1857, à l’âge de 46 ans.
Outre son théâtre, certaines poésies ont été également mises en musique. C’est le cas de Nous venions voir le taureau que Léo Delibes a transformé en les Filles de Cadix, alors que Lalo a composé les mélodies À une fleur, Chanson de Barberine et la célébrissime Ballade à la lune.
Cliquez sur l’image
(Source principale : Musset Théâtre complet, Gallimard, la bibliothèque de la Pléiade, 1934)
Ayant rencontré dans mon billet récent sur le Viol de Lucrèce, de Britten, des fileuses, je me suis demandé quelles autres fileuses on peut rencontrer dans l’univers de la musique dite classique.
Une des plus connues est sans doute Marguerite au rouet (Gretchen am Spinrad) d’inspiration Gœthienne avec une superbe mise en musique par Schubert.
Cliquez sur l’image
Dans ses Romances sans paroles, Mendelssohn a écrit « la Fileuse ».
et la deuxième dans le prologue du Crépuscule des dieux, quand les Nornes tressent la toile du destin pour voir l’avenir.
Cliquez sur la partition
En 1868, Pauline Viardot composait un chœur des fileuses dans son opérette l’Ogre.
À peu près à la même époque (en 1869), Saint-Saëns faisait filer le rouet à Hercule aux pieds de sa femme Omphale dans son poème symphonique le Rouet d’Omphale.
Cliquez sur l’image
Peu après, le conte de Perraultla Belle au bois dormant a été mis en musique par Tchaïkovski. Dans ce conte, la princesse Aurore victime de la malédiction d’une méchante fée se pique le doigt le jour des 18 ans. Avant lui, Hérold avait déjà composé un ballet sur ce même conte, avec un argument de Scribe.
Cliquez sur la princesse qui vient de se piquer le doigt sur une quenouille
Cliquez sur la princesse Aurore au moment où elle va se piquer au fuseau
À peu près à la même époque, en 1886, Cécile Chaminade composait ses 6 études de concert, dont la troisième est intitulée « fileuse ».
Cliquez sur l’image
En 1898, Fauré compose une musique de scène pour Pelléas et Mélisande, de Maeterlinck. La deuxième pièce est intitulée « la Fileuse ».
Retrouvez bientôt un autre métier avec « Elles tissent, elles tissent, les tisseuses », et pour attendre vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère.
Albert ROUSSEL naît à Tourcoing le 5 avril 1869. Il prend ses premières leçons de piano à 11 ans, mais son rêve, ce n’est pas la musique, c’est la mer !
Albert poursuit ses études au collège Stanislas, à Paris, avant d’intégrer l’École navale. Après quelques années passées à naviguer, il prend un congé pour approfondir ses connaissances musicales. À 25 ans, il démissionne de la marine pour devenir compositeur.
Roussel travaille avec Vincent d’Indy à la Scola Cantorum, où il enseignera pendant une dizaine d’années. Au début influencé par Debussy ou d’Indy, il trouve vite sa voix et sa voie, pour écrire des compositions aux rythmes hardis et aux orchestrations subtiles.
En 1903, Roussel écrit sa première œuvre symphonique, Résurrection, créée en 1904 d’après le roman de Tolstoï. 1904 est aussi l’année de sa première symphonie.
À 39 ans, il se marie avec Blanche Preysac. Avec sa femme, ils découvrent l’Inde et le Cambodge. Roussel revient de ce voyage avec de nouveaux rythmes qu’il traduira dans un triptyque, les Évocations.
En 1912, Roussel compose le ballet le festin de l’araignée pour le théâtre des Arts.
Cliquez sur l’image
En 1914, il s’engage pour défendre son pays. Pendant ces années de guerre, il compose un opéra-ballet, Padmâvatî, en souvenir de son voyage en Inde.
En 1920, Albert Roussel écrit un ballet en deux actes, Bacchus et Ariane pour une chorégraphie de Serge Lifar et avec des décors signés Giorgio de Chirico.
Cliquez sur l’image
Roussel s’est aussi inspiré de la dernière pièce de Sophocle, les Limiers, avec son conte lyrique La Naissance de la lyre, créé en 1925.
En 1933, il écrit l’opérette le Testament de la tante Caroline. Dans cette œuvre, la tante Caroline meurt en laissant derrière elle 40 millions, qu’elle lègue à la première de ses trois vieilles sœurs qui aura un enfant, pendant l’année qui va s’écouler, faute de quoi la fortune serait léguée à l’armée du Salut !
Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras », puis encore « les écrivains et les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».
En 1474, il y a 550 ans naissait Ludovico Ariosto, dit l’Arioste (1474-1533), dont l’œuvre majeure Orlando furioso a suscité une pléiade d’opéras, de Lully à Augusta Holmès.
En 1699, il y a 325 ans, disparaissait Jean Racine (1639-1699).
Cliquez sur le cantique
Cette même année, Vivaldi écrivait son opus VIII, contenant ses célébrissimes Quatre saisons, alors qu’en Italie Metastase écrivait son premier succès, Dido abandonnata (Didon abandonnée) avec deux mises en musique dès cette année (Sarro et Albinoni).
Cette même année naissait le grand Goethe (1749-1832).
Cliquez sur l’image
À propos de Goethe, en 1774, il écrivait Les Souffrances du jeune Werther, dont le succès provoqua une véritable épidémie de suicide à travers toute l’Europe. Werther a été mis en musique par Massenet.
Cette même année 1799 disparaissait Beaumarchais (1732-1799).
Cliquez sur Figaro
En 1824, il y a deux cents ans, naissait Lord Byron (1788-1824),
alors que Beethoven créait une des œuvres les plus connues du répertoire classique, sa neuvième symphonie. Il terminait aussi son douzième quatuor à cordes.
Cliquez sur le 12e quatuor
En même temps et dans la même ville, 1724 était pour Schubert une année « musique de chambre » avec les quatuors Rosamonde et la jeune Fille et la Mort, son octuor et la sonate Arpeggione.
Cliquez sur le violoncelliste
En 1849, il y a 175 ans, Berlioz composait son Te Deum,
Verlaine, lui, écrivait ses Romances sans paroles.
Cliquez sur le chanteur
1874 est aussi l’année de naissance de Hugo von Hoffmannsthal (1874-1929), dont la collaboration avec Richard Strauss nous a donné quelques-uns des plus beaux opéras de ce dernier.
Cliquez sur l’image
En 1899, il y a 125 ans, Tolstoï publie son troisième « grand » roman, Résurrection, qui sera rapidement mis en musique par Albert Roussel en 1903.
En 1924, il y a cent ans, Germaine Tailleferre écrivait son Adagio pour violon et piano,
Enfin en 1949, il y a 75 ans, disparaissait Maurice Maeterlinck (1862-1949). Si toutes ses pièces ont fait l’objet d’adaptations musicales, la plus célèbre est probablement le Pelléas et Mélisande de Debussy.
Après les anniversaires de 2023, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2024 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2023, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs » puis « les opéras« , puis encore « les écrivains et les œuvres que c’est pas de l’opéra ».
En 1649, il y a 375 ans, naissait Pascal Collasse (1649-1709).
Cliquez sur l’image
En 1674, il y a 350 ans, naissait Reinhard Keiser (1674-1729).
Cliquez sur l’image
C’est aussi l’année de naissance de Cimarosa (1749-1801).
Cliquez sur l’image
En 1799, il y a 225 ans, naissait Fromental Halevy (1799-1862), l’auteur de la Juive (et le beau-père de Bizet).
Cliquez sur l’image
En 1824, il y a 200 ans, naissait Bedrich Smetana (1824-1884) et Anton Bruckner (1824-1896).
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
C’est aussi l’année où disparaissait Maria Theresia von Paradis (1759-1824).
Cliquez sur la sicilienne
En 1849, il y a 175 ans, disparaissait Frédéric Chopin (1810-1849).
Cliquez sur le pianiste
C’est aussi le 150e anniversaire de la naissance d’Arnold Schönberg (1874-1951), celle de Gustav Holst (1874-1934) [merci France Musique de l’avoir signalé] et celle de Reynaldo Hahn (1874-1947).
Cliquez sur Boulez
Cliquez sur Savitri
Cliquez sur Ciboulette
En 1899, il y a 125 ans, disparaissaient Ernest Chausson (1855-1899) et Johann Strauss (1825-1899).