Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 21au 27 décembre 2020.
Cette semaine, le MET nous propose des fééries (quoique la Bohème de PUCCINI…).
(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)
Puisque nous entrons en hiver, intéressons-nous à celui des quatre éléments (le feu – l’eau – l’air – la terre) qui symbolise cette saison. C’est à l’eau que l’hiver est associé.
Dans l’étude de la symbolique de ces quatre éléments, l’eau est d’abord la source de toute vie. Mais comme le feu avait le double pouvoir de réchauffer comme celui de détruire ou de brûler, l’eau, source de vie, a aussi le pouvoir de dissoudre ou de noyer. Le caractère symbolique de l’eau, c’est d’être humide et froide.
Il faut distinguer l’eau calme et pure, celle de la source ou de la rivière (ou des lacs) et l’eau violente, celle de la tempête sur la mer. En symbolique, on distingue également l’eau souterraine, ou chtonienne de l’eau de pluie, la plus pure, celle qui vient du ciel.
Dans pratiquement toutes les civilisations, on trouve une légende des dieux qui inonde la Terre pour en faire disparaître l’homme, coupable d’offenses envers eux. On en trouve un exemple rapporté par Ovide dans ses Métamorphoses où Jupiter choisit l’eau pour soulager la Terre de la présence des hommes. Ce déluge a été mis en musique par Falvetti dans son Diluvio Universale.
WAGNER a été inspiré par l’eau puisque son premier opéra « de la maturité » est le Vaisseau fantôme, que le deuxième acte de son chef-d’œuvre Tristan und Isolde se passe sur la mer, et que la Tétralogie commence sur le Rhin, par le vol de l’Or du Rhin par le nain Alberich, et se termine seize heures de musique plus tard par le Rhin qui déborde et éteint l’incendie qui a détruit le Walhalla, laissant la place à l’homme sur la Terre à la fin du Crépuscule des dieux.
On retrouve cette notion d’engloutissement dans les légendes des villes englouties. Par exemple, le Roi d’Ys de LALO ou la légende de Kitège, la ville engloutie de RIMSKI-KORSAKOV.
Bien entendu, les mythologies sont riches en créatures de l’eau, les sirènes, ondines, naïades ou nixes. Une de mes préférées, à l’opéra, est Rusalka. L’héroïne de Rusalka est une naïade, une des filles de l’ondin, le génie des eaux. Elle habite un lac, mais pour son malheur tombe amoureuse d’un prince qui vient s’y baigner tout le jour. Quittant son statut de naïade par amour pour le prince, elle finit par errer entre les deux mondes des humains et de l’eau.
Debussy, qui était terrien avant que d’être marin nous a laissé, outre son poème symphonique la Mer, un prélude qu’il a appelé la Cathédrale engloutie (rappelons que Debussy écrivait d’abord la musique, et qu’il ne posait un titre dessous qu’après avoir composé ses morceaux).
Gloriana est un opéra écrit par Benjamin BRITTEN en 1953, pour les célébrations du couronnement de la reine Elizabeth II. Son sujet avait déjà été traité par DONIZETTI plus d’un siècle plus tôt, dans son Roberto Devereux (1837).
Ce billet s’inscrit dans le cadre de l’Agenda Ironique de décembre 2020, piloté de main de maître par « Le retour du Flying Bum« . Le thème, très général, est un retour sur l’Annus Horribilis de la reine Elizabeth II, 2020 pouvant être considéré comme une année particulièrement horrible ! Les participants devront utiliser au moins une fois le mot « régionalisme », au moins une expression ou locution régionale et un juron régional.
Je savais depuis longtemps que Britten avait écrit cet opéra, mais devant le caractère pompeux, voire pompier de la commande, j’avais jusqu’ici différé le moment de le regarder, craignant qu’il ne s’agisse ici d’un opus horribilis, malgré l’admiration profonde que j’ai pour Britten. En fait, ça va comme on dit par chez nous, vous pouvez y aller (si vous en avez l’occasion, car c’est loin d’être l’opéra le plus joué de ce compositeur.) On peut toutefois considérer que dans sa carrière musicale presque sans faute, il s’agisse là d’un régionalisme difficilement exportable hors des îles britanniques. 1953, c’est l’année où E.P. JACOBS commence un de ses chefs-d’œuvre, la Marque jaune. On sait que Blake et Mortimer, anoblis par la reine pour services rendus à la patrie, étaient présents à la création de Gloriana. À la sortie, Blake s’est même exclamé, « By Jove, c’est trop bien ! »
Le pitch : Robert Devereux (Lord Essex) et Lord Mountjoy se disputent les faveurs de la reine Elizabeth I. Celle-ci a un faible pour Essex. Mais Essex, ambitieux et fougueux est accusé de trahison par ses ennemis, qui convainquent la Reine de le condamner à mort.
Acte I : À l’issue d’un tournoi (que l’on ne voit pas), Mountjoy est récompensé par la reine, suscitant l’ire et la jalousie d’Essex. Ils se battent en duel et Mountjoy blesse Essex. La reine arrive et leur rappelle qu’il est interdit de se battre à la Cour. Elle leur demande de se réconcilier. La foule acclame Elizabeth.
La reine s’entretient avec Robert Cecil, son conseiller, de la rivalité qui oppose Mountjoy et Essex. Elle admire ce dernier, mais Cecil la met en garde. Il prévient que l’armada espagnole menace la Grande-Bretagne. Essex survient. À la demande de la reine, il chante pour la distraire la reine, avant que de lui demander à être envoyé en Irlande pour mater la rébellion qui s’y trame.
Elizabeth demande à réfléchir. Restée seule, elle prie Dieu de lui donner la force d’être une bonne reine.
Acte II : La reine assiste à un masque* donné sur le thème du Temps et de l’Harmonie.
Essex, sa sœur Lady Rich, Lord Mountjoy et la femme d’Essex, Frances, discutent. Essex se plaint de ce que la reine ne veut pas le laisser partir en Irlande. Ils voudraient prendre plus de pouvoir alors que la reine vieillit. Frances leur recommande d’être prudents.
Lors d’un bal à la cour, la femme d’Essex porte une robe magnifique. La reine entre et fait jouer une danse énergique aux musiciens, puis elle demande aux femmes de sortir changer de tenue.
Lady Essex change de robe et revient en se plaignant qu’on ait volé sa robe. La reine apparaît, portant la robe volée, ce qui cause la colère d’Essex.
Elizabeth entre à nouveau et donne son accord pour envoyer Essex en Irlande.
Acte III : Dans les appartements de la reine, les servantes parlent du manque de réussite d’Essex face à la rébellion irlandaise. Essex arrive et exige de parler immédiatement à la reine. La reine s’agace en l’écoutant se plaindre de ses ennemis à la cour. Il sort et les servantes habillent la reine. Sir Cecil entre et la met en garde contre le comportement d’Essex, de plus en plus insubordonné.
Dans une rue de Londres, on entend un chanteur de rue décrire l’insubordination d’Essex. Le crieur public annonce qu’il a été déclaré traître !
La garde rapprochée de la reine essaie de la convaincre de signer la condamnation à mort d’Essex. Elizabeth hésite à cause de l’affection qu’elle garde pour lui. Lord Mountjoy, lady Rich et lady Essex viennent demander la grâce d’Essex. La reine leur répond avec sympathie, mais lady Rich la met en colère en lui disant qu’au fond, elle a besoin d’Essex pour bien régner. La reine signe la condamnation d’Essex.
Restée seule, elle songe à sa relation avec Essex, et qu’il lui faut maintenant désigner un successeur au trône, avant une mort qu’elle sent prochaine.
EURIPIDE (- 480, – 403) fait partie, avec ESCHYLE et SOPHOCLE de ceux qu’on appelle les tragiques Grecs. On connaît peu de choses fiables de sa vie, mais il semble qu’il ait été ami avec SOCRATE. Les tragédies grecques portaient sur les récits mythologiques de l’époque, que ce soit la Guerre de Troie ou le destin des Atrides.
Historiquement, l’opéra cherchant à retrouver l’art de la tragédie grecque, il n’est pas surprenant que les pièces d’Euripide aient fait l’objet d’adaptations musicales, et ce plus de 2 000 ans après leur écriture !
Parmi ses tragédies ayant inspiré les compositeurs, on peut noter :
Andromaque. Andromaque est l’épouse d’Hector, le prince troyen, et est un modèle de l’époque fidèle. Sa descendance littéraire est due à Racine, qui a écrit son Andromaque en adaptant la pièce d’Euripide. Parmi les œuvres lyriques inspirées par la tragédie de Racine, on peut citer :
Andromaque, une tragédie lyrique de GRÉTRY représentée en 1780.
Iphigénie à Aulis qui est comme pour Andromaque la source de l’Iphigénie de Racine, dont GLUCK s’est servi pour son Iphigénie en Aulide (1774). Iphigénie est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, et la sœur d’Électre et d’Oreste (et de Chrysothémis, moins connue).
Électre est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, et la sœur d’Iphigénie et d’Oreste. C’est elle qui pousse Oreste à tuer leur mère pour venger le meurtre d’Agamemnon. Son histoire a inspiré un grand nombre d’œuvres dont :
Elektra, opéra de Richard STRAUSS (1909) (son librettiste HOFMANNSTHAL s’est en fait plutôt servi de l’Électre de Sophocle).
Electra, opéra en deux actes de Mikis THEODORAKIS (1993).
Iphigénie en Tauride qui a inspiré Campra (1704), Iphigénie en Tauride de Gluck (1779) et son rival PICCINNI (1781) en France et de nombreux autres opéras en Italie (GALUPPI en 1768, JOMMELLI en 1771).
Alceste qui a inspiré LULLY et l’Alceste de Gluck. Alceste, épouse du roi Admète, se sacrifie pour prendre la place de son mari aux Enfers. Héraclès, amoureux d’elle, va la rechercher et la rend à son mari.
Médée. Médée, fille du roi de Colchide, tombe amoureuse de Jason venu chercher la Toison d’Or. Elle propose de l’aider dans les tâches imposées par son père pour conquérir ladite toison. Elle quitte la Colchide avec Jason, mais un peu plus tard, Jason tombe amoureux d’une autre. Prise de folie meurtrière, elle sacrifie les deux enfants qu’elle a eus avec Jason. (Je vous le fais simple, mais toute son histoire est jalonnée de meurtres horribles).
L’histoire de cette mère infanticide est de loin celle qui a le plus été représentée sur les scènes lyriques, avec notamment la Médée de Charpentier (1693), celle de Cherubini (1797), la Suite pour orchestre de d’Indy (1898), un opéra de Milhaud (1939), un de Barber (1946), un de Theodorakis (1991) jusqu’à Dusapin (1992) et Reverdy (2003).
Hippolyte est le fils de Thésée et de la reine des Amazones (rien à voir avec une entreprise multinationale dont le but est de supprimer le maximum d’emplois à valeur ajoutée partout à travers le monde pour les remplacer par des emplois à très faible valeur ajoutée, au niveau mondial, on estime que cette entreprise crée un emploi chaque fois qu’il en supprime 2,5 ailleurs.) Quand plus tard, Thésée se remarie avec Phèdre, celle-ci tombe amoureuse de son beau-fils Hippolyte, et ça se passe très mal !
Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 14 au 20 décembre 2020.
Cette semaine, le MET nous propose des opéras aux dimensions épiques.
(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)
En cette époque de fin d’année, et même si on sait que Noël et Jour de l’An auront un goût particulier cette année, il est encore temps de penser à faire des cadeaux à vos parents ou à vos proches. Vous rêvez d’offrir une voiture de luxe à votre femme ou un parfum à votre homme, la PUBLICITÉ est là pour vous guider dans votre choix ! Et comme il est très facile d’associer musique classique et produits de luxe, nombre de publicités se servent de cette musique pour promouvoir leur produit.
C’est ainsi que l’on peut entendre la « méditation » de Thaïs, de MASSENET, comme support à la pub pour l’eau de parfum de Repetto.
J’ai encore plein de spots de pub à vous passer (gratuitement) et vous ai réservé une série uniquement à base des musiques de Vivaldi, eu une autre sur le Lacrimosa du Requiem de Mozart !
Si vous connaissez d’autres clips utilisant le classique, n’hésitez pas à me les signaler !
Quel est le lien entre ces différents personnages, me demanderez-vous (peut-être) ? Eh bien, c’est l’incarnation d’un même symbole, celui du bien et de la lumière.
Zoroastre est un personnage issu de la mythologie perso-indienne, datant d’environ mille ans av. J.-C. On retrouve dans son nom les notions de « vieux » et de « chameau ». De là à le traduire par « vieux chameau », il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Je préfère retenir la racine S.TR. que l’on retrouve dans Ishtar, cette déesse babylonienne de l’amour et de la guerre associée à la planète Vénus, ou encore dans « astre » et « aster » (français et anglais).
À propos d’Ishtar, Vincent D’INDY (1851 – 1931) a écrit un poème symphonique relatant sa descente aux enfers pour rechercher son amant (ça ne vous dit rien ?). À chaque porte de l’enfer (il y en a sept), elle doit se dépouiller d’un bijou ou d’une pièce de vêtement (telle Salomé dans sa danse des sept voiles).
Revenons à Zoroastre, qui a commencé comme prêtre dans la religion mazdéiste, la religion d’Ahura Mazda. Il aurait eu en songe la vision de Ahura Mazda, la divinité suprême, le dieu de la lumière. Dès lors, il prônera la venue du dieu de justice, l’abandon des anciennes religions barbares, et la consommation des boissons enivrantes. La religion mazdéiste est aussi connue sous le nom de zoroastrisme.
Le siècle des Lumières est celui qui a connu une ouverture de l’Occident à d’autres cultures, notamment orientales. On retrouve ainsi l’influence du zoroastrisme dans le conte philosophique Zadig (1747) de VOLTAIRE.
Deux ans plus tard, c’est Jean-Philippe RAMEAU qui écrit son opéra Zoroastre (1749), s’inspirant des concepts maçonniques de son époque, soit une lutte entre le mal et l’ombre représentée par Abramane, et le bien et la lumière représentée par Zoroastre.
Quelque quarante ans plus tard, on trouve un personnage du nom de Zarastro (Sarastro en français) dans l’opéra maçonnique la Flûte enchantée (1791) de MOZART. Dans cette œuvre qui voit l’opposition entre le bien / le mal ou la lumière / l’obscurité, Zarastro, Grand-prêtre d’Isis et Osiris, représente la lumière et il est gardien du disque solaire.
Au XIXe siècle, c’est NIETZSCHE qui s’empare du personnage de Zarathoustra, dans son Also spracht Zarathustra, (Ainsi parla Zarathoustra) (1885). Richard STRAUSS écrira dès 1896 le poème symphonique qui porte ce nom. On trouve au début de la partition cette citation du philosophe : « La musique a trop longtemps rêvé; nous voulons maintenant nous réveiller. »
L’utilisation du début de ce poème symphonique par Stanley KUBRICK dans son film 2001, a Space odyssey (2001, l’Odyssée de l’espace), sorti en 1969, a contribué à ressortir cette œuvre d’un oubli où elle était quelque peu tombée.
À la demande de John Duff, qui m’a fait remarquer que je ne parlais pas de Zorro dans billet, voici en complément « Zorro est arrivé » (rappelons que s’il est tout de noir vêtu, Zorro représente le bien) :
Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 6 au 12 décembre 2020.
Cette semaine, le MET nous propose des opéras chantés en anglais, pour la plupart des commandes du MET aux compositeurs contemporains.
(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)
Lundi 7 décembre ADÈS The Tempest (la Tempête)d’après la pièce de SHAKESPEARE.
Dimanche 13 décembre CORIGLIANO The Ghosts of Versailles (Les Fantômes de Versailles)d’après la Mère coupable, le troisième volet de la trilogie de Figaro de BEAUMARCHAIS (après le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro.)
Écrit en 1847, cet opéra est la première adaptation d’une pièce de SHAKESPEARE par VERDI. Son livret est de Piave et il a été créé à Florence cette même année 1847. Vu la place importante réservée au personnage de Lady Macbeth, on aurait presque pu appeler cet opéra Lady Macbeth, comme le fera un siècle plus tard CHOSTAKOVITCH avec son Lady Macbeth de Mzensk.
Acte I : Dans une forêt d’Écosse, des sorcières sont occupées à jeter leurs sorts sur les humains (Chœur des sorcières : « Che faceste »).
Macbeth et Banco, deux généraux du roi Duncan arrivent. Les sorcières saluent Macbeth du triple titre de thane (comte) de Glamys, thane de Caudore et roi d’Écosse. Puis elles prédisent à Banco une descendance royale. Des messagers du roi arrivent, et annoncent à Macbeth qu’il est devenu thane de Caudore. L’ancien thane ayant trahi, il a été destitué et le roi a donné son titre à Macbeth. La première prophétie s’est réalisée.
Dans son château, Lady Macbeth lit une lettre reçue de son mari, où il lui parle de la prophétie des sorcières. Quand on lui annonce que le roi arrive accompagné de Macbeth, elle sait que son mari doit tuer le roi pour prendre sa place sur le trône d’Écosse, ce qu’elle lui fait comprendre dès son arrivée au château. Celui-ci hésite, puis se résout à tuer Duncan. Quand il sort de la chambre du roi, Lady Macbeth prend le poignard et entre pour couvrir de sang les gardes et faire croire qu’ils sont coupables (Duo : « Fatal mia donna! »).
Au matin, MacDuff vient chercher le roi et découvre son corps sans vie. Tout le monde maudit l’assassin inconnu, y compris Macbeth et sa femme (Chœur et ensemble : « Schiudi, inferno »).
Acte II : Dans leur château, Macbeth et sa femme discutent. Malcolm, le fils du roi Duncan s’est exilé en Angleterre. Pour tous, cette fuite le rend coupable du meurtre de son père. Mais la prophétie dit que les fils de Banco prendront la succession. Ils décident alors de les supprimer et la reine se réjouit (Air : « La luce langue »).
Dans une forêt, près du château, une bande de sicaires guettent Banco et son fils, pour les assassiner, sur ordre de Macbeth. Banco, pris d’un sombre pressentiment, enjoint à son fils de prendre la fuite.
Dans la salle du château, tout est prêt pour le banquet. La foule acclame le nouveau couple royal (Air : « Si colmi il calice »). Un des sicaires s’approche et annonce à Macbeth qu’ils ont tué Banco, mais que son fils a pu s’enfuir. Macbeth prend place à table, mais il voit le spectre de Banco se dresser devant lui. Ses propos hallucinés donnent des soupçons à MacDuff et aux invités (Chœur et ensemble : « Biechi arcani »).
Macbeth paraît qui veut connaître son destin. D’abord, les sorcières font apparaître un premier spectre, qui lui dit de se méfier de MacDuff. Secundo celui d’un enfant, qui lui dit de ne rien craindre d’un homme non né d’une femme. Troisièmement le spectre d’un enfant couronné lui dit que sa fin viendra quand la forêt marchera. Macbeth veut savoir si le fils de Banco régnera, mais une succession de spectres défile et Macbeth s’évanouit. Survient Lady Macbeth à qui Macbeth révèle ses visions. Pour se venger de MacDuff qui a fui en Angleterre, ils décident de tuer sa famille.
Acte IV : À la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse, le peuple se désole (Chœur : « Patria oppressa »). Le fils de Duncan, Malcolm, arrive, suivi de soldats anglais. Il ordonne qu’on arrache des branches aux arbres de la forêt pour masquer leur avancée.
La nuit, dans le château de Macbeth. Un médecin et une comtesse attendent Lady Macbeth qui, somnambule, erre toutes les nuits dans les couloirs, et cherche à se laver les mains (Air : « Una macchia è qui tuttora »). Son manège et ses propos font comprendre sa culpabilité.
On prévient Macbeth de l’arrivée d’une armée, mais celui-ci, se croyant invincible de par la prophétie des sorcières, veut aller à sa rencontre. Mais on lui annonce que la forêt est en marche. MacDuff lui révèle qu’étant né avant terme, il n’est donc pas « né d’une femme ». Il tue Macbeth et est proclamé roi (Chœur : « Vittoria »).
Et le résultat est sans appel, la participation qui a recueilli la majorité ABSOLUE de vos suffrages est « Un temps pour chaque chose » de Flying Bum ! Tous les participants ont eu droit à au moins un vote.
« S’en fiche le poussin, de l’anapodoton » de Carnets Paresseux et « Des Arts et des mots » de Jean-Pierre Lacombe remportent les accessits.
Pour le choix du gentil hébergeur de l’Agenda Ironique de décembre, les résultats sont un peu plus serrés, mais on retrouve, dans l’ordre, Flying Bum (majoritaire), Jean-Pierre Lacombe et Carnets Paresseux.
Comme tout ceci ne me permet pas de vous parler musique, je vous propose de retrouver les vidéos qui rencontrent le plus de succès sur mon blogue.
P.S. Un certain Donald T., qui pourtant n’avait pas participé, conteste le résultat, proclame qu’il a gagné, et demande que l’on recompte les voix de Pennsylvanie. N’importe quoi !