Je vous parlais récemment de l’ésotérisme à l’opéra, et depuis, je suis allé à Berlin écouter Mittwoch aus Licht, de Stockhausen, opéra hyper ésotérique, et dans lequel on retrouve la symbolique du nombre SEPT. Dès lors, me suis-je demandé, comment retrouve-t-on ce sept dans notre musique classique ?
Pour commencer parmi les grands anciens, Dante Alighieri décrit dans sa Divine Comédie les sept cercles de l’enfer, avant d’arriver aux sept cercles du paradis.
Parmi les oratorios de Joseph Haydn figure Les sept dernières paroles du Christ.
Beethoven, qui a été élève de Haydn, a écrit neuf symphonies dont une, la septième, contient un adagio sublime. Wagner avait appelé cette symphonie l’apothéose de la danse.
Le même Beethoven a écrit un septuor, une formation musicale peu courante.
À l’époque des grands opéras du XIXe siècle, certains compositeurs aimaient terminer leurs actes par des septuors vocaux ébouriffants, tels que le septuor de l’Italienne à Alger de Rossini ou celui des Huguenots de Meyerbeer.
La danse des sept voiles de Salomé de Richard Strauss.
Barbe-Bleue avait sept femmes, et dans les opéras de Dukas (Ariane et Barbe-Bleue) ou de Bartok (Le Château de Barbe-Bleue), l’héroïne cherche la vérité de Barbe-Bleue en ouvrant sept portes.
Sept est le nombre des péchés capitaux. Les sept péchés capitaux est un opéra de Kurt Weill et Bertold Brecht.
Parmi mes œuvres vocales préférées de Poulenc, il y a les sept Chansons, que j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à chanter.
Enfin, et je reviens à mon introduction, il y a l’heptalogie Licht de Stockhausen.










