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5 - Liste des poèmes mis en musique

LISTE DES POÈMES TRAITÉS À MA FAÇON

Ceci n’est pas un article, mais un meta-article reprenant la liste des poèmes « mis en musique à ma façon ».

Ces poèmes que je mets en musique à ma façon au début de chaque mois sont classés ici par poète et par ordre alphabétique.

Guillaume Apollinaire :

Marie

Le Pont Mirabeau

Charles Baudelaire :

L’albatros

Alchimie de la douleur

La beauté

À une dame créole

L’homme et la mer

La musique (1 – Wagner)

La musique (2 – Debussy)

La musique (3 – Fauré)

La musique (4 – Beethoven)

La musique (5 – Britten)

Les phares

Sed non satiata

Le vampire

Jacques Bens :

Ultime

René Char :

Réception d’Orion

Paul Éluard :

La halte des heures

La terre est bleue

Jean de la Fontaine :

Le chêne et le roseau

Le corbeau et le renard

Le lion et le rat

Le loup et l’agneau

Louise Labé :

Ô beaux yeux bruns, ô regars destournez

Je vis, je meurs : je me brule et me noye

François Le Lionnais :

La rien que la toute la

Stéphane Mallarmé :

Apparition

Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos

Brise marine

La chevelure vol d’une flamme à l’extrême

Don du poème

En envoyant un pot de fleurs

Feuillet d’album

Hommage

M’introduire dans ton histoire

Le nuage

Oh si chère de loin, et proche, et blanche

Quand l’ombre menaça de la fatale loi

Le pitre châtié

Ses purs ongles très haut dédiant leur inox

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx

Remémoration d’amis belges

Renouveau

Sainte

Au seul souci de voyager

Le Tombeau de Charles Baudelaire

Le tombeau d’Edgar Poe (Tel qu’en lui-même enfin…)

Tombeau (de Verlaine)

Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui.

Victorieusement fui le suicide beau

Gérard de Nerval :

El Desdichado.

Fantaisie.

Edgar Allan Poe :

Le Corbeau (the Raven)

Jacques Prévert :

Le Miroir brisé

Sables mouvants (Démons et merveilles).

Le Temps perdu

Raymond QUENEAU :

Cent mille milliards de poèmes

Les fontaines ne chantent plus

le quai lembour

Jean Racine :

Il est temps que la nuit termine sa carrière

Arthur Rimbaud :

Le bateau ivre (quatrains 1 à 5)

Le bateau ivre (quatrains 6 à 10)

Le bateau ivre (quatrains 11 à 15)

Le bateau ivre (quatrains 16 à 20)

Le bateau ivre (quatrains 21 à 25)

Le dormeur du val

Le sonnet des voyelles

Pierre de Ronsard :

Mignonne, alons voir si la rose

Paul Verlaine :

À Clymène

Art poétique

Chanson d’automne

Clair de lune

Colloque sentimental

Marine

Mon Rêve familier

Compositeurs

Dimitri CHOSTAKOVITCH (1906-1975)

Dimitri Chostakovitch naît à Saint-Pétersbourg le 25 septembre 1906. C’est sa mère, pianiste, qui lui donne ses premières leçons de piano alors qu’il a 9 ans.

En 1919, Dimitri entre au conservatoire de Petrograd où il étudie le piano et la composition. Le directeur du conservatoire, Alexandre Glazounov, reconnaît vite ses talents musicaux.

Chostakovitch démarre une carrière de pianiste concertiste et écrit ses premières pièces, dont un Scherzo pour orchestre (opus 1).

Son père meurt en 1922 et l’année suivante, Chostakovitch quitte le conservatoire. Pour gagner sa vie, il devient pianiste dans un cinéma où il accompagne la projection des films muets. Il tient cet emploi pendant deux ans avant de retourner au conservatoire, où il choisit la composition. Sa Symphonie n° 1 date de cette époque.

Entre 1927 et 1928, Chostakovitch compose le Nez, d’après une nouvelle de Gogol extraite des Nouvelles de Petersbourg. Le jeune Chostakovitch avait eu connaissance des avancées musicales effectuées par Stravinsky ou Berg (Wozzeck date de 1922). Le Nez a été créé partiellement en 1929 à Leningrad mais, dans la Russie soviétique de l’époque, ses hardiesses ont été critiquées. Il quitte l’affiche en 1930 et il faudra attendre 1974 pour que le Nez soit à nouveau joué en Russie.

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En 1929, il reçoit une commande d’état pour sa Symphonie n°2, à l’occasion du dixième anniversaire de la révolution d’Octobre. Il écrit aussi un ballet, l’Âge d’or, qui quitte l’affiche assez rapidement. Chostakovitch est sévèrement critiqué et ses œuvres sont de moins en moins jouées.

En 1932, Chostakovitch se marie avec Nina Varzar.

En 1933, il écrit son concerto pour piano, trompette et orchestre à cordes n° 1.

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En 1934, il compose une suite pour orchestre de jazz, dont vous connaissez probablement le thème.

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L’influence de Staline qui voulait régenter le monde de l’art lui pose de gros problèmes. En 1934, Chostakovitch écrit l’opéra Lady Macbeth de Mzensk. Écrit d’après un roman de Leskov datant de 1865, il se passe dans une ville de province russe où l’héroïne, Katerina, s’ennuie. (Le roman Madame Bovary de Flaubert est paru en 1857.) L’œuvre a été jouée avec succès pendant deux ans, avant que Staline ne l’entende début 1936, qualifie cette musique de « chaos musical » et ne l’interdise. Il faudra attendre 1962 pour que cette interdiction soit levée.

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Après deux autres symphonies, Chostakovitch prend un poste de professeur au conservatoire de Léningrad. On joue ses symphonies 5 et 6, avec succès, et son Quintette pour piano lui vaut en 1941 le prix Staline récompensant les œuvres musicales marquantes de l’année.

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En 1941, Chostakovitch participe à la défense de Léningrad. Il rend hommage à cette bataille dans sa Symphone n°7, Leningrad. Il est alors considéré comme un héros.

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Cette idylle avec le public, et avec les autorités, s’interrompt après la guerre et Chostakovitch figure sur une liste des compositeurs « formalistes », à côté de Prokofiev ou Khatchaturian. Il est renvoyé du conservatoire et ses œuvres ne sont plus jouées. Il doit alors faire amende honorable et ne compose plus que des œuvres de propagande.

Heureusement pour Chostakovitch, Staline meurt en 1953, et un vent relatif de liberté souffle sur les milieux artistiques. Chostakovitch crée sa Symphonie n° 10, qui connaît un grand succès. Le pouvoir l’oblige toutefois à accepter le poste de secrétaire de l’Union des compositeurs soviétiques, et certaines de ses déclarations convenues de secrétaire l’éloignent de certains de ses amis.

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Dimitri Chostakovitch meurt le 9 août 1975 à Moscou, à l’âge de 68 ans.

(Source principale : le site de la Philharmonie de Paris).

Agenda Ironique

UNE HISTOIRE DE POISSONS

Ce mois-ci, c’est Mijo qui pilote l’Agenda Ironique.

Et kèsskel nous demande, Mijo ?

Ça se passe ici :

C’est au cours d’un repos de famille qu’il eut une raie vélation. Aucun membre n’avait comme lui des yeux de merlan frit, mais tous avaient quelque chose de poisson heureux. Le Thon-thon, par exemple, c’était son air saumon.

Le père, qui avait le rein beau, aurait voulu montrer aux enfants ces dorades du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants. Pour cela il fallait aller à la pêche, tel Peter Grimes.

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Mais ce qu’ils voulaient, les enfants, c’était rencontrer Ponyo, le poisson rouge qu’ils avaient vu dans Ponyo sur la falaise de Miyazaki.

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La grand-mère, elle, n’en avait cure, car elle n’aimait que les coquillages et les crustacés.

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Le grand-père, qui avait appris la musique dans sa jeunesse, ne savait chanter qu’un air de fado : la raie dorée l’a mis, la sole.

Et si vous voulez reprendre du poisson , cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez reprendre un peu de poisson
Divers, Géographie, histoire, Mythologie

PHÉNICIE… AUSSI !

La Phénicie est un pays de l’antiquité, plutôt discret, et qui s’est trouvé coincé entre divers empires. Son origine historique le situe à la place de l’actuel Liban, avec quatre villes sur la côte est de la Méditerranée, Tyr, Sidon, Beyrouth et Byblos.

Les Égyptiens, qui adoraient les dieux Osiris et Isis, allaient chercher dans cette région, qui ne s’appelait pas encore la Phénicie, des bois durs pour fabriquer des barques funéraires pour leurs dieux.

Cliquez sur Zarastro

On a ainsi la trace du pharaon Akhénaton (Akhnaten) qui envoie chercher du bois de cèdre. La vie d’Akhénaton a fait l’objet d’un opéra de Philipp Glass en 1983.

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Le futur territoire de la Phénicie se trouve coincé entre les Hittites et les Égyptiens, et quand vers l’an 1000 av. J.-C. ces empires s’effondrent, les cités phéniciennes apparaissent et se développent. Malheureusement, les empires se suivent et se ressemblent. C’est au tour des Assyriens (correspondant à l’actuel Irak) de se tourner vers la Méditerranée et de « coloniser » les Phéniciens.

Vers 900 av. J.-C., les Phéniciens, qui sont de bons marins, partent vers l’ouest jusqu’à Chypre, puis la mer Égée, puis la Sicile, Carthage et vont même jusqu’à la côte atlantique, où ils fondent la ville de Cadix.

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Dès lors, on appelle les Phéniciens de l’ouest les Puniques (comme les guerres du même nom.) Ils établissent des comptoirs commerciaux et recherchent des matières premières.

Vers 600 av. J.-C. la Phénicie se trouve à nouveau prise entre deux empires, les Égyptiens et les Babyloniens de Nabuchodonosor. Après sa victoire, Nabuchodonosor déporte les élites phéniciennes à Babylone, comme il le fera avec les Hébreux.

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Quand arrive le tour d’Alexandre le Grand, la Phénicie change à nouveau d’occupants.

Lorsque l’Empire romain s’étend, il intègre la Phénicie à la province de Syrie. Le contrôle de la Sicile sera l’occasion des guerres puniques, qui opposeront Carthage et Rome.

Le soulèvement des barbares employés par Carthage lors de la 1re guerre punique fournira à Flaubert le sujet de son roman épique Salammbô.

Cliquez sur Salammbô

Après la 3e guerre punique, Rome crée le royaume numide (il ne faut jamais parler sèchement à un Numide) et rase Carthage, marquant ainsi la fin du royaume punique.

Parmi l’héritage que nous ont laissé les Phéniciens, il y a l’invention de l’alphabet, par imitation/déformation de hiéroglyphes. Mozart le savait-il quand il a écrit son abécédaire ?

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Compositeurs

André CAMPRA (1660-1744)

André Campra naît à Aix-en-Provence au début du mois de décembre 1660.

André commence ses études musicales à la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, où il est enfant de chœur. En 1680, il devient maître de chapelle en Arles, où il reste jusqu’en 1683, avant de partir à Toulouse.

En 1694, Campra arrive à Paris. Il est nommé maître de la musique de Notre-Dame de Paris. En 1695, il publie un recueil de petits motets.

Encouragé par le futur régent Philippe d’Orléans, il semble intéressé par le théâtre, activité peu compatible avec sa fonction d’ecclésiastique. C’est pourquoi Campra publiera son opéra-ballet l’Europe galante (1697) sans nom de compositeur.

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La mort de Lully en 1687 avait débarrassé l’art lyrique français du carcan que Lully faisait régner. Ceci permettra à Campra un rapprochement avec la musique italienne. Le Carnaval de Venise (1699) est publié sous le nom de son frère cadet, mais l’astuce ne trompera personne. Dans cet opéra-ballet, on chante aussi bien en français qu’en italien, chose impensable vingt ans plus tôt.

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En 1700, Campra démissionne de son poste à Notre-Dame pour pouvoir se consacrer librement à ses penchants lyriques. C’est ainsi qu’il fait paraître Hésione (1700), Aréthuse (1701), Tancrède (1702), les Muses (1703), Iphigénie en Tauride (1704), Alcine (1705), Hippodamie (1708), les Fêtes vénitiennes (1710).

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En 1712, il écrit Idoménée, qui inspirera Mozart, Camille, reine des Vosges (1717), les Âges (1718).

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En parallèle de cette carrière lyrique, Campra continue à écrire de la musique sacrée, quatre livres de motets, des psaumes ou des messes.

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En 1718, Louis XV lui octroie une pension annuelle de 500 livres.

En 1722, Campra devient directeur de la musique du prince de Conti et, quand Michel-Richard Delalande démissionne des trois quarts de ses fonctions à la Chapelle royale, Campra en récupère une partie. C’est pour cet ensemble qu’il écrit ses psaumes à grand chœur.

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André Campra meurt à Versailles le 29 juin 1744, à l’âge de 84 ans.

(Source principale : dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoît, éditions Fayard, 1992.)

Divers

CARNAVAL

Voici venu le temps des carnavals. Le carnaval est une fête liée au Mardi gras, qui précède le carême. À cette occasion, le peuple sort dans la rue, se déguise, défile et chante. Il y en a de très connus, comme ceux de Nice, de Venise, de Rio ou de Dunkerque. Voyons ce que nous en dit le Dictionnaire de la musique en France au XVIIe et XVIIIe siècles. « Le carnaval est un genre lyrique prenant pour thème les fêtes liées au Mardi gras… Il correspond, avec l’opéra ballet au changement de goût survenu dans l’opéra, notamment à la désaffection croissante du roi pour le théâtre lyrique ».

Je vais vous proposer ici quelques carnavals musicaux (ou peut-être faut-il dire quelques carnavaux musicals).

En 1675, Lully écrit, avec l’aide de Molière et de Quinault, le ballet-mascarade le Carnaval.

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En 1699, c’est Campra qui nous offre son Carnaval de Venise, une œuvre très originale qui mélange le français et l’italien.

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En 1834, Robert Schumann écrit son premier Carnaval, opus 9.

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Il retournera au carnaval en 1839, avec son Carnaval de Vienne.

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En 1836, Louise Bertin fait s’ouvrir son opéra la Esmeralda, écrit sur un livret de Victor Hugo, sur le jour des fous (une autre forme du carnaval).

Quelques années plus tard, en 1844, Berlioz incorporera son Carnaval romain dans l’opéra Benvenuto Cellini.

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En 1853, c’est Verdi qui nous fait entendre le carnaval par les fenêtres de la chambre où Violetta se meurt, dans la Traviata.

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Enfin, en 1886, Saint-Saëns compose son fameux Carnaval des animaux.

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littérature, Oulipo, Poésie

« RÉCEPTION D’ORION », de René Char

Après Démons et merveilles, de Jacques Prévert, le poème « mis en musique » de ce mois est Réception d’Orion, de René Char. Ce poème est paru en 1975.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Réception d’Orion

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Qui cherchez-vous brunes abeilles

Dans la lavande qui s’éveille ?

Passe votre roi serviteur.

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Il est aveugle et s’éparpille.

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Chasseur il fuit

Cliquez sur Actéon

Les fleurs qui le poursuivent.

Il tend son arc et chaque bête brille.

Haute est sa nuit ; flêches risquez vos chances.

Cliquez sur Guillaume Tell

Un météore humain a la terre pour miel.

Citations musicales :

Réception d’Orion : Kaija Saariaho Orion.

Votre roi serviteur : Wagner Parsifal « Amfortas ! Die Wunde ! ».

Il est aveugle : Stravinsky Œdipus Rex.

Chasseur il fuit : Marc-Antoine Charpentier Actéon.

Flêches risquez vos chances : Rossini Guillaume Tell.

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Cinéma, Divers, Mythologie

LES OPÉRAS PEPLUMS

À l’occasion de la production de Polifemo de Porpora à l’opéra de Lille, le metteur en scène avait transposé l’action dans le monde du cinéma hollywoodien des années 50, lors du tournage d’un peplum. Mais qu’est-ce qu’un peplum ? À l’origine, dans l’antiquité grecque, le peplum était une espèce de toge qui s’agrafait à l’épaule.

Depuis le XXe siècle, un autre sens du mot peplum est apparu pour désigner des films à grand spectacle s’inspirant de l’antiquité, et pour lesquels les acteurs portaient des peplums.

Je vous propose ici une petite sélection d’opéras peplums :

Sans grande surprise, le XVIIIe siècle regorge d’opéras de cette catégorie. Ainsi en 1723, Haendel écrit Jules César en Égypte.

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En 1734, c’est son contemporain Vivaldi qui écrit cette amusante Olimpiade.

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Parmi les héros ayant inspiré un grand nombre de peplums figure Hercule. On le trouve aussi au générique de bon nombre d’opéras, dont le Hercules (1744) de Haendel.

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Une génération plus tard, c’est Gluck qui s’affrontera à l’antiquité, avec par exemple son Iphigénie en Tauride (1779).

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Faisons encore un bond d’une génération pour retrouver Méhul et sa Légende de Joseph en Égypte (1807).

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Au siècle suivant, Verdi sacrifiera par deux fois au peplum. Une première fois avec Nabucco (1841).

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Une seconde fois trente ans plus tard avec Aïda, créé en 1872.

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Entre ces deux dates, Offenbach a frappé, pour notre plus grand bonheur avec une relecture de la figure mythologique d’Orphée dans Orphée aux enfers (1858).

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Et une seconde fois avec sa Belle Hélène en 1864.

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Saint-Saëns, lui, nous propose Samson et Dalila (1877).

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Au XXe siècle, on trouve encore des opéras peplums avec par exemple l’Œdipe d’Enesco.

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Ou Britten et son Viol de Lucrèce.

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Histoire de l'opéra

LE GOF (LE GRAND OPÉRA À LA FRANÇAISE)

Je vous ai souvent parlé du GOF, le Grand Opéra à la Française, mais qu’est-ce donc que ce genre musical ?

Dans les années 1820-1830, Paris est devenu la capitale européenne de la musique, et on y rencontre les grands virtuoses, tels que Liszt ou Paganini.

C’est ainsi qu’après Rossini qui s’était installé à Paris, deux autres Italiens, Donizetti et Bellini, viennent se faire adouber dans la capitale française et y terminer leur carrière, pourtant brillamment commencée en Italie. Berlioz représente à lui seul la musique romantique française.

Devant cette concentration parisienne de compositeurs, on assiste alors à la création d’un nouveau genre, le Grand Opéra à la française, sous l’impulsion de l’Italien Cherubini (1760–1842), de l’Allemand Meyerbeer (1791–1864) ou du Français Auber (1782–1871). Ce genre est caractérisé par un drame bâti sur une trame historique ou biblique, avec des décors somptueux et un grand ballet. Avec les chœurs et les danseurs, il pouvait y avoir plusieurs centaines de personnes sur la scène !

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En 1828, l’Opéra de Paris confie à Auber la composition d’un opéra en cinq actes. Ce sera la Muette de Portici, un triomphe qui fondera les bases du nouveau genre.

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À la même époque, Meyerbeer entame une collaboration avec Eugène Scribe, un des plus fameux librettistes de son temps. Cette collaboration débute par Robert le Diable, créé en 1831 à l’Opéra de Paris, et qui est un véritable triomphe. Avec ces deux œuvres, le GOF est bien parti, et il faudra à tout compositeur qui se respecte un grand opéra.

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Eugène Scribe semble être la cheville ouvrière du GOF, puisqu’il signera pour Meyerbeer, outre Robert le Diable, Les Huguenots et Le Prophète, et pour Auber trente-sept livrets d’opéra, presque tous des succès.

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Même Wagner et Verdi devront écrire pour l’Opéra de Paris. L’exercice n’a pas trop réussi à Wagner, puisque dans sa reprise de Tannhäuser pour l’Opéra de Paris, on lui a demandé de rajouter un ballet, qui n’avait évidemment rien à faire dans l’histoire imaginée par Wagner. Il s’est exécuté en plaçant ce ballet au début du 1er acte, mais ce qu’il ne savait pas, c’est que les tout puissants membres du Jockey Club qui avaient leurs petites amies dans le corps de ballet avaient l’habitude d’aller souper avant le spectacle, et de n’arriver qu’après le 1er acte. Le soir de la première, vexés d’avoir raté l’apparition des danseuses, ils ont organisé la chute de l’œuvre.

Cliquez sur la scène de ballet rajoutée

Pour Verdi, c’est l’incontournable Scribe qui lui écrira le livret des Vêpres siciliennes (1855). Verdi reviendra à Paris avec Don Carlos (1867), et le semi-échec de cette œuvre marquera peu ou prou la fin du GoF.

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Agenda Ironique

UNE HISTOIRE DE CRÊPES

Ce mois-ci, c’est Isabelle-Marie qui s’occupe de l’Agenda Ironique. Et que nous demande-t-elle, Isabelle-Marie ? Eh bien, c’est esspliqué ici :

Tu n’as pas vu l’heure passer, tu n’as rien entendu, bref, peu importe comment c’est arrivé, mais tu t’es laissé enfermer dans un magasin, peu importe lequel, je te laisse le choix.

Comment vas-tu t’en sortir ? Sachant que l’alarme ne se met pas en route ou du moins, tu n’arrives pas à la déclencher. Tu vas devoir chanter, danser, faire du bruit et surtout, tu dois absolument être sortie pour faire des crêpes car, mois de février oblige, c’est la Chandeleur.

Mais… tu n’es pas seul(e) dans le magasin. Ce ne serait pas moi si je ne te rajoutais pas des lutins, des fées, des gnomes, des gentils ou des méchants, je te laisse le choix.

N’oublie pas, les lutins adorent les crêpes et ils sont très farceurs.

Consignes pour t’en sortir… peut-être…

* Chanter un air d’opéra pour tenter de déclencher l’alarme (j’attends des paroles existantes ou pas),

* Glisser l’expression Appuyer sur le champignon,

* Quelques mots à ajouter : bigre, diantre, mugueter et babillard.

Et pour finir, ta recette de crêpes, existante ou pas 😁.

Bigre, je ne sais pas comment je m’y suis pris, mais toujours est-il que je me suis trouvé enfermé dans ce magasin où j’étais entré pour choisir mon futur cercueil. J’ai beau appeler, secouer la porte, chanter à tue-tête la Danse macabre de Saint-Saëns pour déclencher l’alarme, rien n’y fait, nulle alarme ne se déclenche et personne ne vient.

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Personne ? Vraiment ? Mais qui sont ces petits êtres qui soudain m’entourent ? Diantre, je les reconnais, ce sont les sept nains de Blanche-Neige qui sont venus chercher du crêpe pour mettre à leurs bonnets, après la mort de leur charmante invitée.

Coquets comme ils sont, ils veulent vite que je leur fasse des galettes de crêpes pour se couvrir le chef. S’il est trop tard pour mugueter auprès de Blanche-Neige, ils tiennent quand même à être présentables pour se recueillir auprès de son cercueil. C’est le plus babillard d’entre eux, Bavard, qui s’adresse à moi. Dis, monsieur, dessine nous un modèle de bonnet à crêpe ! Prof, lui, se transforme vite en ordonnateur de pompes funèbres : pour la musique, je veux la Marche funèbre de Chopin.

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Gourmand, lui, veut à tout prix connaître la recette du crêpe. C’est assez simple, pour réussir ce tissu à fils torsadés, il faut de la farine et lier la farine avec des zœufs et du lait.

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Après, il faut bien mélanger et laisser reposer deux heures. À ces mots dormeur se prend pour la belle au bois dormant et s’endort aussitôt pour une petite sieste de cent ans.

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Si vous voulez des crêpes salées, encore appelées galettes, vous pouvez les faire cuire avec du jambon, en appuyant sur le champignon que vous aurez au préalable émincé. Si vous voulez des crêpes sucrées, il existe plusieurs accompagnements. Un de mes préférés est le fameux carasel au beurre malais (la difficulté étant de trouver du beurre malais frais.)

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Et si vous voulez un bonus surprise mystère, vous pouvez cliquer sur l’image cidsous.

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