Divers, Histoire de l'opéra

RHAPSODES ET RHAPSODIES – Partie 1 – Le XIXe siècle

Puisque je vous ai proposé dans mon article sur le Danube la Rhapsodie roumaine d’ENESCO, je me propose de revenir sur cette notion de rhapsodie en musique. Étymologiquement, la rhapsodie vient du mot rhapsode. Le rhapsode était dans l’antiquité grecque un chanteur / acteur qui allait de ville en ville pour chanter / déclamer / dire des poèmes, par exemple l’Odyssée. Il ne faisait qu’interpréter, souvent sous forme d’improvisation, des textes écrits par d’autres, car le rhapsode n’avait pas reçu des dieux le don de créer, au contraire de l’aède qui, comme HOMÈRE, possédait ce don.

En musique, la rhapsodie est une forme libre, i.e. qui ne répond pas aux schémas classiques que sont la symphonie, la sonate, le concerto… Elle date du XIXe siècle, quand les compositeurs ont commencé à sortir de ces schémas, pour trouver plus de liberté dans leurs formes musicales. Elles ressortent souvent de la musique folklorique ou ethnomusicologique.

Franz LISZT, qui avait déjà « inventé » le poème symphonique, a popularisé ce genre avec ses Rhapsodies hongroises, souvent d’une très grande difficulté pianistique. Elles sont écrites sur des thèmes du folklore hongrois.

Liszt rhapsodie hongroise n 2Cliquez sur la pianiste

En 1869, Johannes BRAHMS écrit pour le mariage d’une fille de Clara et Robert SCHUMANN la Rhapsodie pour alto, chœur d’hommes et orchestre, œuvre qui sera créée par Pauline VIARDOT.

Brahms Rhapsodie pour altoCliquez sur l’enregistrement de légende

En 1874 Anton DVORAK, si proche musicalement de Brahms, écrit ses Rhapsodies slaves.

Dvorak Rhapsodie slaveCliquez sur l’image

En 1879, Édouard LALO écrit sa Rhapsodie norvégienne sur des airs populaires norvégiens.

Lalo rhapsodie norvégienneCliquez sur l’image

La célèbre pièce España d’Emmanuel CHABRIER est une rhapsodie pour orchestre, écrite suite à un voyage en Espagne qu’il avait fait en famille.

Chabrier EspanaCliquez sur l’image

En 1884 Camille SAINT-SAËNS, qui avait déjà écrit des Rhapsodies bretonnes pour orgue, écrit la Rhapsodie d’Auvergne.

Saint-Saëns rhapsodie d'AuvergneCliquez sur l’image

Le XXe siècle connaîtra son lot de rhapsodies, ne manquez donc pas sur ce blog, l’article « Rhapsodes et rhapsodies – Partie 2 – le XXe siècle« .

Géographie

LE DANUBE (PAS SI BLEU QUE ÇA)

Le Danube est le deuxième plus long fleuve d’Europe. Il prend naissance en Allemagne et se jette dans la mer Noire, après avoir traversé plusieurs capitales européennes, Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade.

Dès 1704, le gambiste hollandais Johannes SCHENCK (1660 – 1712) écrit une suite de pièce pour viole de gambe : L’Écho du Danube.

Schenck l'Écho du DanubeCliquez sur le duo viole de gambe / clavecin

Au XXe siècle, ce sont les sources du Danube qui sont mises en musique par Paul HINDEMITH (1895 – 1963) dans son Minimax :

Hindemith Minimax un matin à la source du DanubeCliquez sur ce matin aux sources du Danube

Restons un peu en Allemagne avec BRAHMS qui a chanté le Danube, notamment dans ses LiebesliederWälzer avec le chœur « Am Donaustrande ». (Donau est le nom allemand du Danube)

Brahms Liebesliederwalzer Am DonaustrandeCliquez sur le chœur

Après avoir traversé l’Allemagne, le Danube traverse l’Autriche. Il passe à Linz, et surtout arrose la ville de Vienne, une des capitales mondiales de la musique.

Pour le très viennois et très romantique SCHUBERT, le fleuve, qu’il mettra souvent en musique, est le Danube, le seul qu’il connaisse ! Écoutons cette invocation au travers de « Wasserflut », du Voyage d’hiver.

Schubert Winterreise WasserflutCliquez sur l’image

Le beau Danube bleu de Johann STRAUSS est certainement l’archétype de la valse viennoise, une sorte de signature musicale de la ville de Vienne.

Strauss le beau Danube bleuCliquez sur les valseurs

Après l’Autriche, le Danube traverse la Slovaquie, où il arrose la capitale Bratislava, avant d’entrer en Hongrie. Johann Nepomuk HUMMEL (1778 – 1837), un pianiste et compositeur contemporain de BEETHOVEN est né dans cette ville (qui s’appelait à l’époque Presbourg).

Hummel Concerto pour trompetteCliquez sur le trompettiste

De par la proximité de la Tchéquie avec le fleuve, les musiciens tchèques n’ont pas manqué de chanter le Danube. Ainsi de DVORAK avec « A já ti uplinu preč po Dunaječku » (« Et je vais vous emmener sur le Danube ») de ses duos moraves opus 32.

Dvorak duos moraves a ja Ti uplynuCliquez sur l’image

ou de JANACEK avec sa pièce Dunaj (Danube) :

Janacek le Danube (Dunaj)Cliquez sur l’image

Le pays suivant traversé par le Danube est la Hongrie, dont il arrose la capitale Budapest. La Hongrie, c’est évidemment le pays de Franz LISZT. En 1838, suite à une crue du Danube ayant fait des dégâts terrribles, Liszt organise à Vienne un concert pour venir en aide à ses compatriotes sinistrés, inventant ainsi le concert de charité. Mais il y a bien d’autres compositeurs hongrois. Ainsi un des opéras hongrois les plus populaires est Háry János, de Zoltan KODALY (1882 – 1967).

Kodaly Hary JanosCliquez sur l’opéra de Budapest

Béla BARTOK (1881 – 1945) mettra en musique le Danube dans son étude n° 1 de l’opus 18.

Bartok Étude opus 18 n 1Cliquez sur le pianiste

Le Danube traverse ensuite la Croatie, puis la Serbie et sa capitale Belgrade, la Bulgarie, la Roumanie. Écoutons la Rhapsodie roumaine de Georges ENESCO (ENESCU) (1881 – 1955).

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

Il finit ensuite en Moldavie (où il marque la frontière avec l’Ukraine) avant d’aller se jeter dans la mer Noire.

Enfin, je ne peux m’empêcher de vous faire profiter du Post-Prae-ludium per Donau (1987) de l’italien Luigi NONO.

Nono Post-Prae-Ludium per DonauCliquez sur la superbe partition contemporaine

Richard STRAUSS Die Donau (1941)

(Sources [partielles] je me suis servi, entre autres sources, de l’excellent site consacré au Danube dont voici le lien : http://www.danube-culture.org/danube-musiques-et-musiciens-suite/ . J’ai mis ici le lien sur l’onglet compositeurs, mais vous pouvez évidemment passer sur les autres onglets, tous plus passionnants les uns que les autres.)

Et si vous voulez en savoir plus sur la mer Noire, cliquez sur le bonus surprise :

Point d'interrogationCliquez sur le bonus surprise si vous voulez en savoir plus sur la mer Noire

Compositeurs

Bedrich SMETANA (1824 – 1884)

Bedrich SMETANA est un compositeur tchèque né en Bohème le 2 mars 1824.

Dans le bouillonnement des nationalismes du milieu du XIXe siècle, il est considéré comme le « père » de la musique tchèque.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder directement à la la liste de lecture

Musicien précoce, il apprend le piano et le violon et compose sa première œuvre à l’âge de huit ans. Il part ensuite étudier la musique à Prague. Il a l’occasion de rencontrer Robert et Clara SCHUMANN et Franz LISZT. C’est le soutien financier de Liszt en 1848 qui lui permet d’ouvrir une école de musique et de publier ses premières œuvres.

Il se marie à une pianiste en 1849 mais perd rapidement trois de ses quatre filles.

En 1856, il part à Göteborg en Suède, où il enseigne la musique, est chef d’orchestre et pratique la musique de chambre.

Il revient à Prague en 1863, où il ouvre une autre école de musique dans le but de promouvoir la musique tchèque. Il est alors chef d’orchestre de l’Opéra de Prague en 1866, orchestre dans lequel joue DVORAK et avec qui il se lie d’amitié.

Smetana a écrit une dizaine d’opéras. Le premier, Les Brandebourgeois en Bohème (Braniboři v Čechách) (1863) est le premier opéra écrit en langue tchèque.

Smetana les Brandeb ourgeois de BohèmeCliquez sur l’image

La plus connue de ses œuvres lyriques est La fiancée vendue (Prodaná nevěsta), écrit en 1864 – 1866 et créé en 1866. Après différentes révisions, il obtient un succès mondial à partir de 1870. Son ouverture fait partie des ouvertures d’opéras que les orchestres aiment bien programmer en première partie de leurs concerts.

Smetana la fiancée vendue (Prodana nevesta) ouvertureCliquez sur l’orchestre

Syphilitique, sa maladie lui cause une surdité totale en 1874. Il doit alors mettre fin à sa carrière de chef d’orchestre et se consacre désormais uniquement à la composition.

De 1874 à 1879, il compose Ma Patrie (Ma Vlast), un ensemble de poèmes symphoniques célébrant son pays, la Bohème. Le deuxième de ces poèmes est la Moldau (Vltava), du nom du fleuve qui traverse Prague. Cette pièce est certainement l’œuvre la plus connue de Smetana.

Smetana la Moldau (Vltava)Cliquez sur l’image

Sa santé décline et il est interné en 1883. Il meurt à Prague le 12 mai 1884.

Parmi ses œuvres, outre sa dizaine d’opéras, il nous laisse de la musique de chambre : trois quatuors à cordes et un trio piano, violon violoncelle, de la musique pour piano et des poèmes symphoniques.

Quatuor à cordes n° 1 : De ma vie (1876).

Smetana Quatuor 1 De ma vie 1er mouvementCliquez sur le quatuor

Trio piano, violon violoncelle.

Smetana Trio piano violon violoncelleCliquez sur le trio

(P.S. comme pour mes récents articles consacrés à un écrivain ou à un compositeur, j’ai fait appel pour le portait de Smetana à un jeune artiste qui peut réaliser à la demande vos portraits, ceux des gens que vous aimez, ou de vos animaux familiers, à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : https://adrian-mercure-fr.carrd.co/# )

Et pour rester encore un peu avec Smetana, cliquez sur le bonus surprise :

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise pour rester un peu avec Smetana

Mes opéras préférés

SIMON BOCCANEGRA, de VERDI (1857, puis 1881)

Simon Boccanegra répond à une commande du théâtre la Fenice de Venise à Verdi, composé sur un livret du fidèle Piave, avec qui Verdi avait déjà collaboré pour Macbeth, Rigoletto et la Traviata. Sa création en 1857 est un échec, que le temps ne gommera pas. En 1880, Verdi reprend sa partition en confiant à un autre de ses librettistes, Boïto, le soin de rééquilibrer l’argument, quelque peu boiteux de l’aveu même de Verdi. Cette nouvelle version est donnée à la Scala de Milan en 1881, et rencontre cette fois les faveurs du public. Il retravaillera avec Boïto pour ses deux derniers chefs-d’œuvre que sont Otello et Falstaff.

Comme pour la Force du Destin (La Forza del destino), Verdi a su transcender les « faiblesses » du livret, pour nous offrir une partition toujours lyrique et chantante.

Le pitch : À Gênes au XIVe siècle, la jeune Amelia Grimaldi aime Gabriele Adorno. Simon Boccanegra, le doge de Gênes cherche à marier Amelia avec son ami Paolo. Face à ce danger, Gabriele demande à Andrea, le tuteur d’Amelia, de favoriser leur union. Mais quand Simon vient demander la main d’Amelia pour Paolo, il appert que celle-ci est Maria, la fille de Simon, et la petite-fille de Jacopo Fiesco, qui se fait maintenant appeler Andrea et qui était l’ennemi de Simon 25 ans plus tôt (j’espère que vous suivez parce que je ne le répéterai pas). Après un enlèvement de Maria/Amelia, Simon oblige Paolo à maudire le coupable du forfait, mais comme c’était Paolo le coupable, il se maudit donc lui-même. Paolo réussit à empoisonner Simon avant que de mourir sur l’échafaud. Avant de mourir, Simon bénit le mariage d’Amelia et de Gabriele, désignant ce dernier comme successeur en tant que doge. (Oui, je sais c’est un peu long pour un pitch, mais c’est pas ma faute si cette histoire est acadabrantesque !)

PROLOGUE : Les patriciens et les plébéiens se disputent le pouvoir à Gênes. Les plébéiens, menés par Paolo et Pietro, veulent faire élire Simon Boccanegra comme doge de Gênes. Celui-ci accepte, pensant que ce titre lui donnerait du poids pour obtenir la main de Maria, la fille du patricien Jacopo Fiesco. En effet, Simon aime Maria, la fille de Jacopo, et de cet amour est née une fille. Depuis, Jacopo séquestre sa fille dans son palais. Lors d’une rencontre entre Simon et Jacopo, ce dernier réclame l’enfant de sa fille, et Simon doit avouer que la petite fille a été enlevée. Fiesco laisse alors Simon entrer dans son palais, où il découvre le cercueil de Maria.

Acte I : Vingt-cinq ans plus tard, dans le palais des Grimaldi, une famille noble tombée en disgrâce pour avoir comploté contre le doge (Simon), Amelia Grimaldi attend son amoureux, Gabriele Adorno. (Air : « Come in quest’ora bruna »)

Verdi Simon Boccanegra Come in quest'ora bruneCliquez sur Amelia

Ayant appris que Simon veut la marier avec son ami Paolo, Gabriela demande à Andrea, le tuteur d’Amelia, de bénir leur union. Celui-ci est en fait Jacopo, qui se cache sous ce faux nom.

Quand Simon vient demander à Amelia sa main pour Paolo, elle lui révèle alors qu’elle n’est pas une Grimaldi, mais qu’elle a été recueillie par cette famille. Elle lui montre un médaillon de sa mère, où Simon reconnaît son amour de jeunesse. Amelia est donc sa petite-fille ! Il ne veut plus contraindre Amelia à un mariage dont elle ne veut pas, ce qui provoque la hargne et le courroux de l’ambitieux Paolo.

Verdi Simon Boccanegra Duo Amelia Simon 1er acteCliquez sur Amelia et Simon

Gabriele et Andrea se présentent devant Simon pour lui annoncer qu’Amelia a été enlevée (encore une fois !) Gabriele, pensant que Simon est à l’origine de ce rapt, lève son épée contre le doge, mais Amelia, ayant réussi à s’échapper, revient. Alors que patriciens et plébéiens s’accusent de l’enlèvement, Simon demande à Paolo de maudire avec lui l’auteur du rapt, et fait mettre en prison Gabriele et Andrea.

Verdi Simon Boccanegra Plebe ! Patrizi !Cliquez sur Simon

Acte II : Paolo poussé par sa haine verse du poison dans le verre de Simon. Il libère Gabriele et Andrea, et leur demande de tuer le doge. Pour s’assurer de la complicité de Gabriele, il lui fait croire que Simon est l’amant d’Amelia. Fou de jalousie, Gabriele veut se venger d’Amelia et de Simon.

Verdi Simon Boccanegra Cielo pietoso, rendilaCliquez sur Gabriele

Après une rencontre entre Amelia et Gabriele, le doge arrive. Gabriele se cache et Amelia avoue à Simon que l’élu de son cœur est Gabriele, l’ennemi de son père. Fatigué, le doge boit son verre et s’assoupit. Alors que Gabriele s’apprête à le frapper dans son sommeil, Amelia arrive, et lui révèle que Simon est son père. Dehors, une émeute fomentée par les patriciens éclate. Gabriele se joint alors aux troupes du doge pour sauver le palais.

Acte III : La rébellion a échoué. Simon pardonne aux meneurs, sauf à Paolo qui sera exécuté. Sur le chemin de l’échafaud, Paolo révèle à Andrea que Simon est empoisonné et mourant. Fort de sa haine, Fiesco (Andrea) se présente devant Simon sous sa véritable identité, mais Simon le conduit vers Amelia, lui révélant qu’elle est sa petite fille. Simon et Fiesco se réconcilient alors.

Verdi Simon Boccanegra Piango perche mi parlaCliquez sur Simon et Fiesco

Avant de mourir, Simon a encore le temps de bénir l’union d’Amelia et Gabriele, et laisser la place de doge à ce dernier.

(Source principale : la production de l’Opéra de Paris en 2018, et le programme de ce spectacle.)

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Divers

ILS OU ELLES ONT JOUÉ DU CLASSIQUE (4e série)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas d’interpréter des airs dits classiques. Après la troisième série de ces airs, en voici donc une nouvelle.

On a déjà rencontré sur ce blog Klaus NOMI chantant l’air du génie du froid, extrait du King Arthur de PURCELL. Il a aussi chanté l’air « Mon cœur s’ouvre à ta voix », extrait du Samson et Dalila de Camille SAINT-SAËNS. Retrouvons-le dans la mort de Didon, extrait de Didon & Enée de PURCELL.

Purcell Didon et Enée la mort de didon Klaus NomiCliquez sur Klaus Purcell

Boris VIAN a déposé des paroles sur La marche turque de MOZART.

Mozart-Vian marche turqueCliquez sir Wolfgang Amadeus Vian

Quand j’étais (beaucoup) plus jeune (eh oui, je n’ai pas toujours été jeune, j’ai aussi été très jeune), je ne connaissais pas le Canon de PACHELBEL, mais j’écoutais Rain and Tears, la version que VANGELIS avait composée pour Aphrodite’s Child et Demis ROUSSOS.

Pachelbel Vangelis Rain and tearsCliquez sur Johann Pachelbel Roussos

Encore un tube avec Carmen de BIZET : « l’amour est un oiseau rebelle ». Écoutons-le interprété par Nolwenn LEROY.

Nolwen Bizet Carmen l'amour est un oiseau rebelleCliquez sur Nolwen Bizet

Nana MOUSKOURI a chanté le classique du XXe siècle Like a bridge over troubled water de SIMON & GARFUNKEL.

Nana Mouskouri Like a bridge over troubled waterCliquez sur Nana Simon & Garfunkel

La chanteuse libanaise FAYROUZ chante son amour pour sa ville, Beyrouth, sur l’air du Concerto de Aranjuez, de RODRIGO.

Rodrigo Fairouz Aranjuez Li BeyrouthCliquez sur Fayrouz Rodrigo

On connaît parfois le duo Montserrat CABALLE et Freddy MERCURY, mais connaissiez-vous celui formé par Luciano PAVAROTTI et le chanteur de QUEEN ? Écoutons-les dans « Nessun Dorma », extrait de Turandot de PUCCINI.

Puccini turandot Nessun dorma (Pavarotti et Mercury)Cliquez sur Luciano Mercury

Et je terminerai ce billet avec STING, dans « la Complainte de Mackie », extrait de l’Opéra de quat’sous de WEILL et BRECHT.

Weill la complainte de Mackie (Sting)Cliquez sur Sting Weill

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Agenda Ironique, Fables de la Fontaine, Oulipo

LE CHÊNE ET LE CORPS BEAU, d’après La FONTAINE

ESOPE RESTE ICI ET SE REPOSE

Ce palindrome mériterait de figurer sur la tombe du fabuliste ÉSOPE, un des inspirateurs de ce bon monsieur de La FONTAINE, l’ineffable homme à fables. La fable qui suit, très librement inspirée du corpus La Fontainien, est donc ma contribution à l’Agenda Ironique d’août 2021, dont le thème est proposé par l’affable Max-Louis.

Le thème : Fable

J’explique : la fable est de tout temps parmi nous entre le mensonge et l’imaginaire en passant par l’érotisme et le pamphlet, elle couvre tous les pans de la société. Le récit nous transporte où nous enfonce qu’importe la fable est la chair de notre chair sans nous en rendre compte, qu’elle soit anodine ou prégnante.

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, une citation à placer où bon vous semble dans le texte proposé :

« Une lettre se détache de notre nom et nous ne sommes déjà plus » Edmond Jabès : Le Livre des Questions Tome 2

Agenda Ironique Août 2021 | Le dessous des mots (wordpress.com)

La raison du plus fort n’est toujours la meilleure

Nous l’allons montrer tout à l’heure

Le chêne un jour dit au corps beau

Blow Vénus & AdonisCliquez sur l’image

Que vous êtes joli, que vous me semblez beau

Sans mentir, tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.

Mozart Idoménée Zeffiretti lusinghieriCliquez sur Ilea

Mais que faisiez-vous au temps chaud ?

Vous chantiez, j’en suis fort aise

et bien dansez maintenant

Rameau les Indes galantes Forêts paisiblesCliquez sur les danseurs

À ces mots, le corps beau ne se sent plus de joie

Il pousse un large contre-ut

Donizetti La Fille du régiment pour mon âme quel destinCliquez sur « l’air aux neuf contre-ut »

En vain le chêne lutte

Le corps beau souffle si fort qu’à la fin il déracine

Celui de qui la tête au Ciel était voisine

C’en est fini de lui

Une lettre se détache de son nom, le chne n’est déjà plus

Adieu veaux, vaches, cochons, couvées.

Citations : le corps beau, ce ne peut-être que celui d’Adonis, mis en musique par John BLOW dans son masque Venus & Adonis.

Dansez maintenant : RAMEAU Les Indes galantes Air : « Forêts paisibles »

un large contre-ut : DONIZETTI La Fille du régiment air : « pour mon âme »

Tout me semble zéphyr : MOZART Idoménée air « Zeffireti lusinghieri ».

Et si vous avez eu la patience d’arriver jusqu’ici, vous pouvez cliquer sur le bonus mystère.

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Divers, Métiers

LES NOTAIRES À L’OPÉRA

Après avoir traité il n’y a guère du thème « Droit et opéra« , dans un billet consacré aux avocats et aux jugements, place maintenant à la représentation du notaire à l’opéra.

Le rôle du notaire, le plus souvent, est de faire signer un contrat de mariage. Il peut également apparaître pour faire exécuter des dispositions testamentaires. Il peut intervenir à la demande d’un vieux barbon qui veut épouser une jeunesse. Ce classique de la comédie est déjà le sujet de l’École des femmes, de MOLIÈRE.

Je vous propose ici quelques rôles de notaires (vrais ou faux).

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le rôle du notaire était surtout de faire signer les contrats de mariage. Ainsi, dans Cosi fan Tutte (1789) de MOZART, la servante Despina se déguise en notaire pour célébrer les noces des deux jeunes inconstantes avec les beaux Albanais qu’on leur a tendus sur un plateau.

Mozart Cosi fan Tutte le notaireCliquez sur Despina déguisée en notaire

En 1816, dans le Barbier de Séville (Il Barbieri di Siviglia) de ROSSINI, le vieux Bartolo qui veut se marier avec sa jeune pupille Rosine fait venir le notaire pour sceller cette union.

Rossini le Barbier de Séville finalCliquez sur la plume du notaire

Après Rossini, les as du bel canto italien feront la part belle à ces notaires qui sont là juste pour faire signer un contrat de mariage.

Ainsi, dans la Somnambule (1831) de BELLINI, dans l’Élixir d’amour (l’Elisir d’amore) (1832) de DONIZETTI, dans Lucia di Lammermoor (1835), toujours de Donizetti ou encore dans la Fille du régiment (1840) (encore de Donizetti).

Le dernier avatar bel cantiste est Don Pasquale (1843) de l’incontournable Donizetti. Don Pasquale est un de ces vieux barbons qui veut se marier avec une jeune femme, Norina, après avoir déshérité son neveu Ernesto. Le notaire qui rédige le contrat de mariage est en fait un cousin, qui veille sur les amours de Norina et Ernesto. Le faux contrat signé, Norina va rendre la vie impossible à son faux mari, jusqu’à ce que celui-ci soit content d’apprendre qu’il n’est pas vraiment marié.

Donizetti Don Pasquale Fra da una parte ecceteraCliquez sur l’air du (faux) notaire

Un peu plus tard, on retrouvera un notaire dans La Périchole (1868) d’OFFENBACH.

Offenbah la Périchole Chœur des notairesCliquez sur le chœur des notaires

Au XXe siècle, on ne demande plus aux notaires de faire signer ces contrats, et leur rôle (à l’opéra) est de faire respecter des dispositions testamentaires.

Ainsi dans Gianni Schicchi (1918) de PUCCINI. L’histoire est celle d’une famille triste non d’avoir perdu un oncle qui vient de mourir, mais d’apprendre l’existence d’un testament léguant toute la fortune du défunt à un monastère. La famille fait alors appel à Gianni Schicchi, qui va prendre la place du mort dans son lit et, faisant venir un notaire, dicter un autre testament. Tout se passerait bien si l’ingénieux Schicchi jouant les mourants ne se mettait à léguer tous ses biens à… Gianni Schicchi !

Puccini Gianni SchicchiCliquez sur la bande-annonce

On trouve encore un notaire dans l’inattendu Testament de la tante Caroline (1933), une opérette d’Albert ROUSSEL. Dans cette œuvre, la tante Caroline meurt en laissant derrière elle 40 millions, qu’elle lègue à la première de ses trois vieilles sœurs qui aura un enfant, pendant l’année qui va s’écouler, faute de quoi la fortune serait léguée à l’armée du Salut !

Roussel le Testament de la tante CarolineCliquez sur les trois vieilles tantes sans descendance

(Source principale : Le Notaire à l’Opéra, Michel BERETTI, Caisse des Dépots et Consignations, 1987.)

Cinéma, Maria Callas

James IVORY (né en 1928)

James IVORY, le plus anglais des cinéastes américains, a toujours autant soigné la musique de ses films qu’il en a soigné l’image, en utilisant souvent de la musique classique ou de l’opéra dans les B.O.F. de ses films.

Il a réalisé une vingtaine de longs métrages, dont plusieurs récompensés dans les festivals internationaux. Ses principaux films, dont la musique classique occupe une part importante de la B.O.F., sont :

Dans Quartett (1981), qui se passe dans le Paris des années 1920, on se trouve dans une ambiance de cabaret ou de café-concert. Pourtant, si vous tendez l’oreille, vous pourrez entendre l’air des bijoux, extrait du Faust de Gounod.

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur l’air des bijoux

Dans les Bostoniennes (The Bostonians) (1984), un film sur les féministes de la fin du XIXe siècle, on peut entendre l’ouverture Poète et paysan de SUPPÉ, ainsi que le prélude de Lohengrin, de Wagner.

Ivory the bostoniansCliquez sur l’affiche du film

Le générique du somptueux A room with a view (Chambre avec vue) se déroule sur le « O mio babbiono caro », extrait de Gianni Schicchi de Puccini, somptueusement chanté par Kiri Te Kanawa.

Puccini Gianni Schicchi O mio babbino caro a Room wtrh a viewCliquez sur Bellatrix Lestrange et le professeur Mac Gonnagal (jeunes)

La jeune héroïne, Lucy, une jeune anglaise qui fait son « Voyage en Italie », y découvre la chaleur de l’Italie et des Italiens avant de rencontrer l’amour. On l’entend interpréter Beethoven au piano.)

Le film Maurice date de 1987. Il y est question de la difficulté d’être homosexuel en Angleterre au début du XXe siècle.

Ivory Maurice afficheCliquez sur l’affiche

On y trouve cette définition de la musique de Wagner : « Wagner, une foutaise, de grosses femmes encornées hurlent à tue-tête le bonheur de mourir ».

Wagner la Walkyrie (Die Walküre) chevauchéeCliquez sur les walkyries (avec casque mais sans cornes)

On y entend aussi la symphonie pathétique de Tchaïkovski, ainsi que le Miserere d’Allegri.

Allegri miserereCliquez sur l’envoûtant Miserere d’Allegri

Dans Howards end (Retour à Howards end), l’audition de la cinquième Symphonie de Beethoven tient une place importante dans l’histoire.

ivory howards end afficheCliquez sur l’affiche

Beethoven 5e symphonie 1er mouvementCliquez sur l’image

Enfin dans Jefferson à Paris (1995), qui évoque la vie de Jefferson, ambassadeur à Paris de 1785 à 1789, on peut entendre des extraits de Dardanus de Rameau, et aussi des musiques de Marc Antoine Charpentier et de Corelli.

Rameau Dardanus mostre affreux monstre redoutableCliquez sur un extrait de Dardanus

Il existe un autre lien entre l’univers d’Ivory et la musique. En effet, plusieurs de ces films sont des adaptations de l’écrivain E.M. Forster (A Room with a View, Howards End, Maurice). Or, c’est cet écrivain qui a écrit pour Britten le livret de son opéra Billy Budd (1951).

Contes et légendes, Divers

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 7 – LA PARESSE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, et la colère, la paresse est donc le septième péché capital.

Bizarrement, j’ai trouvé peu de scènes de paresseux dans l’histoire de l’opéra, et j’aurai peut-être du mal à écrire un deuxième billet sur ce sujet, au contraire de la luxure, la jalousie ou la colère.

Au début du Tannhaüser de WAGNER, le héros paresse voluptueusement chez la déesse Vénus.

Wagner Tannhauser VenusbergCliquez sur le Venusberg

Une des plus grandes paresseuses de l’opéra est Brünnehilde, qui s’endort à la fin de la Walkyrie pour ne se réveiller qu’à la fin de l’opéra suivant, Siegfried, une vingtaine d’années plus tard.

wagner walkyrie Leb wohlCliquez sur Wotan (en colère) qui va endormir sa fille

Elle est toutefois largement battue par la Belle au bois dormant de PERRAULT, qui elle va faire une petite sieste de cent ans, et dont TCHAÏKOVSKI tirera un de ses plus fameux ballets.

Cliquez sur l’image

Au tournant du siècle dernier, dans l’opéra Jenufa de JANACEK, le héros Steva passe plus de temps à ne rien faire en buvant avec ses amis qu’à travailler, ce qui n’est pas du goût de sa future belle-mère.

Janacek Jenufa Dusa moja, Stevo, StevuskoCliquez sur l’image

L’enfant et les Sortilèges de RAVEL et COLETTE commence par une déclaration de l’enfant, qui n’a pas envie de faire sa page, mais plutôt d’aller se promener (et accessoirement de tirer la queue du chat.)

Ravel l'Enfant et les sortilèges j'ai pas envie de faire ma pageCliquez sur l’enfant paresseux

En 1933, Kurt WEILL écrit le ballet Les sept péchés capitaux avec l’aide de son complice Bertold BRECHT.

Weill les 7 Péchés capitaux la paresseCliquez sur l’image

Raynaldo Hahn est connu pour ses opérettes, comme Ciboulette. Dans son opérette RIP, il nous offre ce « Vive la paresse ».

Messager RIP Vive la paresseCliquez sur les années TSF !

Dans ses Banalités, sur des textes d’APOLLINAIRE, Francis POULENC nous offre cet « Hôtel », où la chanteuse (ou le chanteur) ne veut pas travailler, mais veut fumer.

Poulenc Banalités Hôtel (Crespin)Cliquez sur l’image

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Maria Callas, Mes opéras préférés

PAILLASSE (PAGLIACCI), de LEONCAVALLO (1892)

Opéra vériste de LEONCAVALLO, créé en 1892 à Milan. Leoncavallo a écrit lui-même le livret de son opéra, d’après un fait divers qui l’avait marqué.

Ce court opéra (environ 1 h 15 min) est souvent donné avec un autre opéra, par exemple Cavalleria Rusticana de MASCAGNI.

Son classement dans la typologie de G.B. SHAW est un peu particulier puisque nous avons ici un type (S+T/T+B) (une soprano [Nedda] et un ténor [Silvio] s’aiment alors qu’un ténor [Canio] et un baryton [Tonio] cherchent à les empêcher.)

Le pitch : Drame de la jalousie dans un cirque. Nedda trompe son mari Canio. Le soir, ils rejouent leur vie sur scène, où Colombine (Nedda) trompe son mari Paillasse (Canio). Jaloux, Canio tue sa femme.

Prologue : Tonio apparaît devant le rideau. Il explique qu’il fait revivre la tradition du théâtre antique, en présentant dans le prologue ce qui va se passer. Dans un véritable manifeste du vérisme, il nous prévient que l’auteur va présenter une tranche de vie réelle (Air : « Un nido de memorie »).

Leoncavallo PAillasse (Pagliacci) Un nido di memorieCliquez sur le prologue

Acte I : Sur la place du village, la foule (avec chœur d’enfants carmennien !) attend la parade du cirque, qui donnera une représentation le soir. On attend surtout Paillasse, le « roi des clowns ». Canio, le directeur fait la pub pour le spectacle du soir. Il empêche Tonio de tourner autour de Nedda, sa jeune femme. Avant de partir prendre un verre, il prévient d’un ton menaçant qu’il ne faut pas jouer à ce jeu-là avec lui, que le théâtre et la vraie vie ne sont pas la même chose, et que si Nedda le trompait, ça se terminerait mal. Nedda, troublée, se demande si son mari se doute de quelque chose. La parade du cirque s’avance vers l’église et Nedda, restée seule, pense à la menace proférée par Canio (air : « Qual fiamma avea nel guardo »), mais ne veut pas céder à la peur de son mari jaloux.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Quel fiamma avea nel guardoCliquez sur Nedda

Elle se rappelle le chant des oiseaux, chantant la liberté de voler (Air : « Stridone lassu »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Stridono lassuCliquez encore sur Nedda

Tonio, revenu, dit qu’il a été attiré par son chant. Il sait qu’il est laid et difforme, mais il n’en a pas moins un cœur, comme tout le monde. Nedda repousse ses avances, lui disant de les réserver pour le spectacle du soir, mais comme il insiste, elle le blesse en se défendant. Il sort et Silvio, l’amant de Nedda entre. Nedda lui dit que Tonio devient dangereux, qu’il l’a agressée en lui déclarant son amour. Silvio demande à Nedda de se décider, et de rester au village avec lui quand le cirque repartira. Nedda hésite, mais Silvio lui demande pourquoi elle l’a séduit, lui rappelant les bons moments passés ensemble (Air : « E allor perché »). Silvio se laisse convaincre (Duo : « Tutto scordiam ») et ils s’embrassent.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Duo Nedda SilvioCliquez sur Nedda et Silvio

Tonio, revenu, les surprend et appelle Canio. Silvio s’enfuit, et Canio exige de savoir avec qui était sa femme, mais Nedda refuse de répondre. Tonio calme Canio, lui rappelant que le spectacle doit commencer. Canio se résout à jouer la comédie et enfile son costume de scène (Air : « Vesti la giubba »). Le clown doit rire (Air : « Ridi, Pagliaccio »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) Vesti la giubbaCliquez sur Canio

Acte II : La foule arrive et le spectacle va commencer. Colombine (Nedda) annonce que Paillasse (Canio) ne rentrera que tard ce soir. Elle attend Arlequin. Celui-ci arrive en lui chantant une sérénade (Air : « Oh Colombina »).

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) O ColombinaCliquez sur Arlequin

Taddeo (Tonio) arrive et lui déclare son amour, mais Colombine n’a que mépris pour lui. Arlequin entre, et ils s’apprêtent à dîner, mais Paillasse arrive plus tôt que prévu. Arlequin s’esquive, en laissant un somnifère à Colombine pour endormir son mari et protéger leur fuite. Paillasse veut savoir qui était avec Colombine, rejouant ainsi sur scène son drame dans la vie réelle, au point que Canio, furieux, ne veut plus jouer ce rôle de clown que sa femme trompe (Air : « No, Pagliaccio non son ! »), lui rappelant tout ce qu’il a fait pour elle, mais elle le nargue. Canio tue sa femme, qui meurt en appelant Silvio au secours. Canio tue alors Silvio qui s’était avancé.

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) No, pagliaccio non sonNe cliquez pas sur Canio qui ne veut plus jouer le rôle de Paillasse

La comedia e finita.

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