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Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes, Maria Callas

PARIS SERA TOUJOURS PARIS

Après « Elle voulait qu’on l’appelle Paris« , je vous propose une nouvelle sélection de musiques ayant Paris pour toile de fond.

PUCCINI qui avait déjà traité de Paris avec son Manon Lescaut y reviendra avec La Bohème, d’après les Scènes de la vie de Bohème de MURGER, puis avec la Rondine (1917).

Puccini la Bohème Mi chiamani Mimi (Callas)Cliquez sur Mimi

Adriana Lecouvreur (1902), de CILEA, nous raconte l’histoire de deux femmes, l’actrice Adrienne LECOUVREUR et la princesse de BOUILLON, qui se disputent l’amour du même homme, le maréchal de Saxe, à Paris en 1730. Adrienne gagne son cœur, mais elle meurt empoisonnée par un bouquet de violettes envoyé par sa rivale !

Cilea Adriana LecouvreurCliquez sur Adrienne Lecouvreur

Toujours dans le vérisme, Andrea Chenier de GIORDANO, d’après la vie du poète André Chénier se passe à Paris pendant la Révolution française. À la fin, Chénier, en prison, chante cet air.

Giordano Andrea Chenier Come un bel di di maggioCliquez sur André Chénier

Plus souriante est la Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) (1905) de Franz LEHAR, dont une partie de l’action se passe chez Maxim’s ®

Lehar Die lustige Witwe Les p'tit's femmes frivolesCliquez sur les p’tit’s femmes de Paris

EN 1921, c’est le GROUPE DES SIX qui compose le ballet Les Mariés de la tour Eiffel sur un argument de COCTEAU. (Ou plus précisément, cinq des six participants à ce groupe.)

Groupe des six les mariés de la tour EiffelCliquez sur la toile de scène de Marc CHAGALL

L’acte III de Lulu (1929 – 1935), de BERG, se passe à Paris, dans un salon bourgeois où cette mangeuse d’hommes fait la fête avec ses amis (avant que de partir à Londres, où elle se fera tuer sous les coups de Jack L’Éventreur.)

Berg Lulu Suite III Lied der LuluCliquez sur Alban Berg

L’action du dernier opéra de STRAUSS, Capriccio (1942), se passe également à Paris.

Strauss Capriccio scène finaleCliquez sur la scène finale de Capriccio

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Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE RICHARD STRAUSS CHEZ VOUS – Semaine du 5 au 11 juillet


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 5 au 11 juillet 2021.

Cette semaine du jour de l’indépendance des États-Unis, le MET nous propose des opéras écrits par Richard STRAUSS, dont deux versions du Chevalier à la rose.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Dans cette semaine Strauss, nous irons des premiers opéras post-wagnériens que sont Salomé et Elektra à son dernier, Capriccio, en passant par le retour au classicisme mozartien retrouvé avec le Chevalier à la rose ou Ariane à Naxos.

Lundi 5 juillet Der Rosenkavalier (le Chevalier à la rose)

Strauss Rosenkavalier (MET 1982)Cliquez sur l’image

Mardi 6 juillet Elektra

Strauss Elektra (MET 2016)Cliquez sur Électre et Oreste

Mercredi 7 juillet Ariadne auf Naxos

Strauss Aradne auf NAxos (MET 2003)Cliquez sur l’image

Jeudi 8 juillet Capriccio

Strauss Capriccio METCliquez sur la comtesse

Vendredi 9 juillet Salome

Strauss Salomé (Met)

Samedi 10 juillet Arabella

Strauss Arabella (MET 1994)Cliquez sur Fiakermilli

Dimanche 11 juillet Der Rosenkavalier

Strauss Rosenkavalier METCliquez sur Octavian et Sophie

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike.

littérature, Mallarmé, Maria Callas, Oulipo, Poésie

« LA CHEVELURE VOL D’UNE FLAMME A L’EXTRÊME », de MALLARMÉ

Après Renouveau de Stéphane MALLARMÉ, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans le riche corpus mallarméen. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

Aujourd’hui, donc, lisons « La chevelure vol d’une flamme à l’extrême », un poème de 1887 qui est une allégorie de l’idée mallarméenne de la femme, « cette divinité qui n’est que soi ».

La chevelure vol d’une flamme à l’extrême

Debussy Pelléas et Mélisande Mes longs cheveux descendentCliquez sur Mélisande

Occident de désirs pour la tout éployer

Se pose (je dirais mourir un diadème)

Haendel Giulio Cesare Caro Bella Piu amabile beltaCliquez sur l’image

Vers le front couronné son ancien foyer

Mais sans or soupirer que cette vive nue

L’ignition du feu toujours intérieur

Berlioz Béatrix et Bénedict l'amour est un flambeau l'amour est une flamme (Domingo)Cliquez sur l’image

Originellement la seule continue

Dans le joyau de l’œil véridique ou rieur

Une nudité de héros tendre diffame

Celle qui ne mouvant astre ni feux au doigt

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur Marguerite

Rien qu’à simplifier avec gloire la femme

Accomplit par son chef fulgurante l’exploit

De semer de rubis le doute qu’elle écorche

Ainsi qu’un joyeuse et tutélaire torche

Citations musicales :

La chevelure : DEBUSSY Pelléas et Mélisande air : « Mes longs cheveux descendent » de l’acte III.

un diadème : HAENDEL Giulio CESARE in Egitto duo « Caro ! Bella ! Piu amabile belta ». À la fin de cet opéra, César remet le diadème royal à Cléopâtre et ils se déclarent leur amour.

L’ignition du feu toujours intérieur : BERLIOZ Béatrix et Bénédict, air « l’Amour est un flambeau, l’amour est une flamme ».

ne mouvant astre ni feux : GOUNOD Faust Air des bijoux.

Et pour vous permettre d’apprécier ce poème sans être géné(e) par mes disgressions musicales, le voici dans sa version originale.

Mes opéras préférés

LES HUGUENOTS, de MEYERBEER (1836)

Archétype du GOF, le Grand Opéra à la Française, les Huguenots est un opéra de MEYERBEER datant de 1836, sur un livret de l’incontournable SCRIBE, écrit d’après les Chroniques du règne de Charles IX, de Prosper MÉRIMÉE. L’action se passe à la cour, dans les jours qui précèdent le Massacre de la Saint-Barthélemy.

Meyerbeer, qui a sa plaque de rue dans le quartier de l’opéra à côté de celle d’HALÉVY, a eu une influence durable sur l’opéra français, de BERLIOZ à GOUNOD, voire jusqu’à BIZET.

Le pitch : Roméo et Juliette (Raoul et Valentine) entre un protestant et une catholique, à l’époque du massacre de la Saint Barthélemy.

Ouverture : Meyerbeer s’est servi pour l’ouverture d’un choral de Martin LUTHER, « Ein feste Burg ist unser Gott », choral que l’on retrouve ensuite, par exemple dans l’air du protestant Marcel.

Meyerbeer les huguenots ouvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Le comte de Nevers et ses amis catholiques font la fête dans son château tourangeau. Nevers a invité un de ses amis protestants, Raoul, à se joindre à eux. Raoul raconte qu’il a eu l’occasion de sauver une belle inconnue, dont il est tombé immédiatement amoureux. (Air: « Plus blanche que la blanche hermine ».

Meyerbeer les huguenots plus blanche que la blanche hermineCliquez sur Raoul

Marcel, le serviteur de Raoul, ne voit pas d’un bon œil son maître « pactiser » avec les catholiques, et entonne un air de guerre protestant. (Air : « Piff, paff, pouff ».) (Quand j’ai entendu cet air à l’opéra de Paris en 2018, je l’ai intégré en rentrant à mon billet sur les onomatopées.)

Meyerbeer les huguenots pif paf poufCliquez sur Piff paff pouff

Une jeune femme arrive qui demande à parler à Nevers en privé. Raoul reconnaît sa belle inconnue. Il s’agit de Valentine, belle comme une peinture, fiancée à Nevers et venant lui annoncer sa rupture. Raoul pense qu’il s’agit d’une des nombreuses conquêtes de Nevers.

Urbain, un jeune page, apporte une lettre à Raoul lui demandant de se laisser conduire en un lieu secret. Toute l’assemblée, sauf Raoul, reconnaît sur la lettre le sceau de Marguerite de Valois.

Meyerbeer les huguenots une dame noble et sageCliquez sur Urbain

Acte II : Marguerite de Valois se trouve dans le parc du château de Chenonceau avec ses suivantes. (Air: « Ô beau pays de la Touraine ».)

Meyerbeer les huguenots Ô beau pays de la TouraineCliquez sur Valentine

Valentine, sa demoiselle d’honneur préférée lui apprend qu’elle aime un huguenot et qu’elle a rompu ses fiançailles avec Nevers. Marguerite, qui veut rapprocher catholiques et protestants, lui promet d’essayer de favoriser son mariage. Quand on amène Raoul, Valentine, intimidée, s’enfuit. Raoul est frappé par la beauté de Marguerite et jure de lui obéir.

La noblesse du pays arrive, dont Nevers et Saint-Bris, le père de Valentine. Marguerite réussit à convaincre celui-ci de marier sa fille à Raoul. Quand les deux jeunes gens se rencontrent enfin, ils se reconnaissent, mais Raoul, toujours sur sa funeste illusion, refuse le mariage, provoquant la consternation générale.

Acte III : Quelques jours plus tard, à Paris. On entend le chœur des huguenots auquel répond le chœur des jeunes filles catholiques sur le chemin de Valentine et Nevers qui s’apprêtent pour leur mariage. Les deux chœurs finissent par se superposer dans un effet saisissant dont saura se souvenir Berlioz dans sa Damnation de Faust (Double chœur des étudiants et des soldats qui se croisent sur la scène.)

Meyerbeer les huguenots Vierge Marie vs RataplanCliquez sur l’image

Marcel vient prévenir Saint-Bris, qui les accompagnait, que Raoul le provoque en duel. Un gentilhomme catholique conseille à Saint-Bris de faire assassiner Raoul pour s’en débarrasser. Valentine, qui a entendu, demande à Marcel d’aller prévenir son maître.

À la nuit tombée Raoul, Saint-Bris et leurs témoins se retrouvent pour le duel. Marcel essaye de prévenir Raoul du piège qui lui est tendu, mais celui-ci ne peut y croire. (Septuor du duel : « En mon bon droit faisons confiance ».)

Meyerbeer les huguenots Septuor du duelCliquez sur l’image

Quand les catholiques arrivent, Marcel appelle des huguenots en train de boire dans un cabaret proche pour qu’ils défendent Raoul. (Chœur : « Rataplan, plan, plan ».)

Meyerbeer les huguenots C'est le jour RataplanCliquez sur l’image

La tension entre les deux camps est extrême quand Marguerite de Valois survient et interrompt le début du combat. Elle dissipe le malentendu de Raoul, qui se rend compte alors que Valentine vient de lui sauver la vie. Mais trop tard, Nevers vient la chercher pour se rendre au banquet de leurs noces.

Acte IV : Valentine est chez elle. Elle regrette son mariage et demande à Dieu de lui apporter l’oubli. Raoul se présente pour lui demander pardon. Quand Nevers et Saint-Bris arrivent à leur tour, Raoul a tout juste le temps de se cacher.

Les catholiques se réunissent pour sceller le sort des huguenots en déclenchant la nuit de la Saint-Barthelémy. Nevers refusant de participer est mis aux arrêts. Trois moines bénissent les poignards, demandant aux catholiques de massacrer un maximum de protestants. (Bénédiction des poignards : « Gloire, gloire au grand dieu vengeur ».)

Meyerbeer les huguenots Gloire, gloire au grand dieu vengeurCliquez sur l’image

Une fois les conspirateurs sortis, Raoul sort de sa cachette. Il veut aller prévenir ses amis quand Valentine essaie de le retenir, lui avouant son amour. Il la repousse pour aller défendre les siens. (Duo : « Ô ciel, où courez-vous ? »)

Meyerbeer les huguenots duo acte IV Où courez-vous, RaoulCliquez sur le duo de l’acte IV

Acte V : Raoul, couvert de sang, fait irruption dans la fête du mariage entre Marguerite de Valois et Henry de Navarre. Raoul avertit les chefs huguenots du massacre qui a commencé à l’extérieur.

Raoul et Marcel se sont réfugiés dans un cimetière protestant. Valentine arrive. Nevers est mort et elle est donc libre d’épouser Raoul. Elle demande à Raoul de se convertir au catholicisme, ce qu’il refuse. Valentine décide alors de se convertir, elle, au protestantisme et de mourir aux côtés de Raoul. Les catholiques envahissent le cimetière et le massacre commence.

Un peu plus tard, sur les quais de Seine, Raoul gravement blessé est aidé par Valentine et Marcel. Saint-Bris arrive et, reconnaissant des huguenots, ordonne à sa troupe de tirer. Il est trop tard quand il se rend compte qu’il vient de faire tuer sa fille.

Le massacre continue jusqu’au matin.

(Source principale : les représentations de l’opéra de Paris en 2018, et le programme de ce spectacle)

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Écrivains, littérature, Mallarmé, Poésie

Edgar Allan POE (1809 – 1849)

Edgar Allan POE est un écrivain américain, né à Boston en 1809 et mort à Baltimore en 1849. Romancier, nouvelliste, poète, journaliste, critique littéraire, Poe est un des premiers écrivains américains.

Il commence sa carrière littéraire en 1817 par une livraison de poèmes qu’il ne signe pas. Il entre dans un journal comme critique littéraire et publie en 1838 les Aventures d’Arthur Gordon Pym (qui sera traduit en français par BAUDELAIRE en 1858.)

Les Aventures d’Arthur Gordon Pym a fait l’objet d’une pièce musicale d’Einojuhani RAUTAVAARA, On the last Frontier, en 1997. (Vous, je ne sais pas, mais moi, j’adore la musique de Rautavaara.)

Rautavaara On the last FrontierCliquez sur l’image

Baudelaire traduira également les Histoires extraordinaires (1856) et les nouvelles Histoires extraordinaires (1857), et surtout le fantastique poème The Raven (le Corbeau) dont l’original date de 1845. The Raven a fait l’objet d’une transcription musicale de la part du chef d’orchestre américain Léonard SLATKIN.

Une fois par un minuit lugubre,

comme je m’appesantissais, faible et fatigué,

sur maint curieux et bizarre volume,

de savoir oublié.

Je dodelinais la tête

quand soudain se fit un heurt,

soudain se fit un heurt,

à la porte de ma chambre…

(Je m’arrête là, mais il y aura peut-être un jour un billet sur ce fabuleux Corbeau d’Edgar Poe.)

Un autre traducteur en français de Poe sera MALLARMÉ, qui publiera sa propre traduction du Corbeau en 1875. L’édition de cette traduction se fera avec un frontispice de MANET.

Et je rappelle que Mallarmé a écrit un de ses plus beaux poèmes à la mémoire d’Edgar Allan Poe : « Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change« .

Pour certains, Poe est considéré comme l’inventeur du roman policier. En effet, dans les nouvelles recueillies dans les Histoires extraordinaires se trouve un personnage, le chevalier DUPIN, qui est considéré comme l’ancêtre des détectives qui résolvent les énigmes en faisant fonctionner leurs petites cellules grises. Dupin apparaît dans les trois nouvelles que sont le Double assassinat dans la rue Morgue (1841), le Mystère de Marie ROGET (1843) et la Lettre volée (1844).

Parmi ses Histoires extraordinaires figurent :

Le diable dans le beffroi (1902 – 1912) : opéra inachevé de Claude DEBUSSY.

Debussy le Diable dans le beffroiCliquez sur la pochette de disque

Gérard PESSON en a fait un de ses Trois contes (2019)

Pesson Le Diable dans le beffroiCliquez sur le beffroi

La Chute de la maison USHER, opéra inachevé de DEBUSSY (1908 – 1917)

Debussy la Chute de la maison UsherCliquez sur l’image

L’Américain Philip GLASS a écrit sa propre version de The Fall of the House of Usher en 1978.

Glass The Fall of the House UsherCliquez sur l’image (et obtenez la version Debussy en prime)

En 1912, la harpiste Henriette RENIÉ écrit une ballade pour harpe d’après le Cœur révélateur.

Renié Ballade fantastique pour harpe (Poe)Cliquez sur la harpiste

En 1923, André CAPLET, un disciple de Debussy, écrit Le masque de la mort rouge , un conte musical pour quatuor à cordes et harpe.

Caplet le Masque de la mort rougeCliquez sur le quatuor à cordes et la harpe

RACHMANINOV écrit Les Cloches (1912 – 1913), une symphonie chorale d’après le poème éponyme (traduit en français par Mallarmuche) qui représente les quatre âges de la vie.

Rachmaninov les Cloches (The bells)Cliquez sur l’image

(P.S. comme pour mes récents articles consacrés à un écrivain ou à un compositeur, j’ai fait appel pour le portait de Poe à un jeune artiste qui peut réaliser à la demande vos portraits, ceux des gens que vous aimez, ou de vos animaux familiers, à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co ].

Vous pouvez retrouver d’autres musiques inspirées par notre ami Poe sur le site de Claude CAPRIOLO, La Regina Gioiosa.



Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE DES COMPOSITEURS AMÉRICAINS CHEZ VOUS – Semaine du 28 juin au 4 juillet


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 28 juin au 4 juillet.

Cette semaine du jour de l’indépendance des États-Unis, le MET nous propose des opéras écrits par des compositeurs américains.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 28 juin MUHLY Marnie (une adaptation à l’opéra de Pas de Printemps pour Marnie d’Alfred HITCHCOCK.)

Muhly Marnie I see ForioCliquez sur Marnie

Mardi 29 juin ADAM Doctor Atomic (un opéra sur Robert OPPENHEIMER, le « père » de la bombe atomique.)

Adams Doctor Atomic (MET)Cliquez sur le père de la bombe atomique

Mercredi 30 juin CORIGLIANO The Ghosts of Versailles (un opéra d’après la Mère coupable, la troisième pièce de la trilogie de BEAUMARCHAIS.)

Corigliano The ghosts of Versailles (MET)Cliquez sur l’image

Jeudi 1er juillet GLASS Satyagraha (un opéra d’après la vie de GANDHI.)

Glass SatyagrahaCliquez sur Gandhi

Vendredi 2 juillet Adams Nixon in China (un opéra sur la visite historique de NIXON en Chine.)

Adams Nixon in China METCliquez sur l’image

Samedi 3 juillet WEILL Rise and Fall of the City of Mahagonny

Weill Mahagonny Alabama SongCliquez sur l’image

Dimanche 4 juillet Glass Akhnaten (Akhénaton)

Glass Akhnaten (Met 2019)Cliquez sur l’image

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike pour des opéras de Richard STRAUSS.

Contes et légendes, Mythologie, Nature

TROIS PETITES POMMES (ET UN DRAGON ?)

Et même quatre petites pommes si l’on considère le début de la cinquième Symphonie de BEETHOVEN pour ce qu’il est : Pomme pomme pomme pomme.

Beethoven Pom pom pom pomCliquez sur les instrumentistes

Carnets paresseux avait commencé une histoire avec trois petites pommes qui chantaient et un dragon, mais il semble que la suite se soit perdue dans une faille spatio-temporelle. Pour vous permettre de patienter en attendant cette suite, voici un entremets sur le thème de la pomme. [Le dragon dans la pomme – Carnets Paresseux (wordpress.com).]

La pomme est un fruit très ancien, puisqu’on en trouve trace dans la Bible, et même dans le premier livre de la Bible, la Genèse, autant dire au commencement de tout. Il y est dit qu’au jardin d’Eden, la pomme était le fruit de l’arbre de la Connaissance. Ce fruit était interdit aux deux premiers humains, mais le malin, tentateur, s’est débrouillé pour qu’Adam croque la pomme. Pour cela, Adam et Eve ont été chassés du Paradis.

On trouve des pommes dans presque tous les grands mythes de l’humanité. Ainsi chez les Grecs, Dionysos, le dieu du vin, aurait créé la pomme pour l’offrir à Aphrodite, la déesse de l’amour. Un peu plus tard, la déesse de la discorde (eh oui, il y avait une déesse de la discorde !) jeta une pomme d’or au milieu des dieux, la fameuse pomme de la discorde. Il revint au berger Pâris de remettre cette pomme à la plus belle des déesses.

En 1667, l’Italien CESTI écrira à l’occasion du mariage de l’empereur Léopold et de l’infante Marguerite d’Espagne un opéra sur cette légende, Il pomo d’oro, qui devait dépasser en fastes tout ce qui s’était fait jusque là, et qui durait dix heures (sur deux soirées).

Cesti Il pomo d'OroCliquez sur l’image

Deux siècles plus tard, en 1864, OFFENBACH nous rappellera la légende dans son opérette la belle Hélène, (air « Au mont Ida trois déesses ».)

Offenbach la belle Hélène Au mont Ida trois déessesCliquez sur Pâris

Encore des pommes pour Héraklès (Hercule), puisque dans ses douze travaux, il a dû aller cueillir les Pommes d’or du jardin des Hespérides.

Dans la mythologie nordique, c’est la déesse Idunn qui possédait des pommes qui donnaient la jeunesse éternelle à ceux qui les mangeaient. Cette déesse a été recyclée par WAGNER dans sa lecture des mythologiques Germano-Nordiques qu’est la Tétralogie, en la personne de Freia. Freia, donc, possédait des pommes qui donnaient la jeunesse éternelle à ceux qui les mangeaient. Malheureusement Wotan, le dieu en chef, avait promis Freia pour le paiement de la construction du Walhalla aux deux géants Fafner et Fasholt. (Cette histoire nous est racontée dans l’Or du Rhin [Rheingold].) Suite au vol de l’Or du Rhin par le gnome Alberich, Wotan propose aux géants cet or (qu’il va voler) en échange de Freia. Et c’est là que nous retrouvons le dragon du titre, puisqu’après avoir reçu l’or du Rhin, Fafner tue son frère Fasholt pour garder l’or et va se retirer dans une grotte, métamorphosé en dragon pour mieux veiller sur son or.

Wagner Das Rheingold FreiaCliquez sur Freia, ses pommes, et Wotan

On trouve une pomme plus récente dans la légende de Guillaume Tell, mise en musique par ROSSINI. Au troisième acte, Guillaume n’ayant pas voulu se prosterner devant le chapeau du bailli Gessler, le bailli le fait arrêter avec son fils Jemmy, et demande qu’on place une pomme sur la tête de celui-ci, Guillaume devant transpercer cette pomme avec une flèche (ce qui est très dangereux, n’essayez pas ce tour à la maison).

Rossini Guillaume Tell Ah que ton âme se rassure (Jemmy)Cliquez sur l’image

Rossini était un fin gourmet et aimait donner des noms de ses œuvres à ses créations culinaires, c’est donc très logiquement qu’il a appelé une recette de Tarte aux pommes « Tarte Guillaume Tell ».

On retrouve Offenbach avec son opérette Pomme d’Api (1873).

Offenbach Pomme d'ApiCliquez sur l’image

Quand les explorateurs occidentaux sont revenus d’Extrême-Orient avec des oranges, ce fruit inconnu chez nous a été appelé « pomme de Chine » ou « pomme d’orenge ». On en trouve trace dans l’opéra de PROKOFIEV, l’Amour des trois oranges.

Prokofiev 3 oranges NinetteCliquez sur la princesse Ninette et le prince

(Source principale [pour la mythologie] : Encyclopédie des Symboles, le Livre de poche, collection la Pochothèque, 2013.)

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Divers

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 6 – LA COLÈRE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil et la gourmandise, la luxure, l’avarice et la jalousie, la colère est donc le sixième péché capital.

On trouve des scènes de colère dans toute l’histoire de l’opéra, et les dieux se montrent aussi irascibles que les humains.

Jean-Philippe RAMEAU avait mauvais caractère. Au cours de sa vie, il a participé à trois « querelles » importantes dans l’histoire des idées de son siècle : La querelle des lullistes et des ramistes, la querelle des bouffons et la querelle des encyclopédistes. Est-ce pour cela que l’on trouve tant de personnages irascibles dans ses opéras ?

Ainsi dans les Indes galantes de RAMEAU, Huascar, le grand prêtre du soleil, prétend que la colère divine se manifeste alors qu’il simule une éruption volcanique pour faire fléchir les héros Phani et Carlos.

indes galantes 2Cliquez sur Huascar

Dans Zoroastre, c’est le couple formé par Érinice et Abramane qui est emporté par la fureur presque du début à la fin de l’œuvre.

Et dans les Boréades, c’est Borée, le dieu du vent, qui ne peut contenir sa colère quand il voit la reine Alphise renoncer à son trône pour n’avoir pas à choisir entre ses fils (les Boréades) comme époux.

La reine de la nuit, dans la Flûte enchantée de MOZART, exprime toute sa colère contre Zarastro dans l’air « der hölle Rache ».

Flûte enchantée Reine de la nuitCliquez sur la reine de la nuit

Chez WAGNER, c’est Fricka, l’épouse de Wotan, le dieu en chef, qui se met en colère dans La Walkyrie quand elle apprend que son mari veut favoriser un « champion », au mépris des lois qu’il est censé protéger.

Wagner die Walküre FrickaCliquez sur Fricka

Chez VERDI, c’est dans Otello que le héros, poussé par sa jalousie, pique une colère meurtrière qui lui fait tuer sa femme, Desdémone.

Verdi Otello Dio Mi potevi scagliarCliquez sur Otello

Dans L’Enfant et les Sortilèges, de COLETTE et RAVEL, l’enfant se fait punir par sa mère parce qu’il n’a pas fait ses devoirs. Il se met alors en colère et déchire tout ce qu’il trouve.

Ravel l'Enfant et les Sortilèges débutCliquez sur l’enfant

Dans la scène des énigmes de Turandot de PUCCINI, la princesse de Chine, qui veut venger le viol de sa grand-mère en faisant mettre à mort tous ses prétendants, propose ses énigmes à Calaf. Celui-ci trouve les réponses, faisant croître la colère de Turandot.

Puccini Turandot Straniero, ascoltaCliquez sur Turandot

Il y a une autre colère très populaire dans la musique classique, c’est un des thèmes principaux des Requiems : Dies Irae, dies illa… (Jours de colère que ces jours-là.)

Verdi Requiem Dies IraeCliquez sur l’image

Il y a d’autres scènes de colère dans l’opéra, mais il faut savoir se limiter. En tout cas ne manquez pas le dernier billet de cette série, celui sur la paresse.

Et si en voulez plus, cliques sur des femmes en colères.

Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE LA COMMUNAUTÉ LGBTQ+ CHEZ VOUS – Semaine du 21 au 27 juin


Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 21 au 27 juin 2021.

Cette semaine, le MET nous propose des opéras mis en scène ou chantés par des artistes de la communauté LGBTQ+, incluant le talent de Yannick NÉZET-SÉGUIN, Jamie BARTON, Thomas ADÈS, et d’autres.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

Lundi 21 juin ADÈS The Exterminating Angel

Adès l'Ange exterminateur (MET)Cliquez sur l’image

Mardi 22 juin DVORAK Rusalka

Dvorak Rusalka Song to the moon Opolais (MET 2017)Cliquez sur l’ondine

Mercredi 23 juin DONIZETTI Maria Stuarda

Donizetti Maria Stuarda Figlia impura di Bolena (MET 2013)Cliquez sur Marie Stuart

Jeudi 24 juin PUCCINI Tosca

Puccini Tosca mia gelosa (MET 2013)Cliquez sur Mario Cavaradossi et Flora Tosca

Vendredi 25 juin Puccini Turandot

Puccini Turandot Nessun dorma (MET)Cliquez sur Calaf

Samedi 26 juin BRITTEN Billy Budd

Britten Billy Budd (MET 1997)Cliquez sur Claggart

Dimanche 27 juin VERDI La Traviata

Verdi la traviata addio del passsato (MET)Cliquez sur Violetta

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike pour des compositeurs américains.

Compositeurs, opéra russe

Alexandre BORODINE (1833 – 1887)

Alexandre BORODINE est né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833. Durant ses études, il étudie à la fois la flûte et la médecine, avant de se spécialiser en chimie.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture

Ses premières œuvres musicales sont de la musique de chambre et des mélodies (si on excepte une polka écrite à l’âge de neuf ans pour une dame dont il était « follement amoureux ».)

De 1856 à 1859, il exerce comme médecin militaire. C’est là qu’il rencontre MOUSSORGSKI (qui était également militaire à cette époque). En 1859, il rencontre une pianiste de talent avec qui il se mariera.

Son œuvre musicale est relativement étique, car Borodine a consacré plus de temps à sa carrière de chimiste qu’à sa carrière musicale.

En 1860, il écrit sa Sonate pour piano et violoncelle (il était lui-même violoncelliste).

Borodine sonate pour piano et violoncelleCliquez sur l’image

En 1862 à Saint-Pétersbourg, Borodine rencontre BALAKIREV et rejoint le Groupe des Cinq, avec RIMSKI-KORSAKOV et César CUI.

En 1864, il devient professeur de chimie à l’académie de Moscou, et c’est là qu’il travaille avec MENDELEÏEV, « l’inventeur » du tableau périodique des éléments.

En 1869, il écrit sa première symphonie, ainsi qu’une farce, les Preux, qui est un échec. (Il écrira trois symphonies, dont la troisième est restée inachevée.)

Borodine Symphonie n° 1 adagioCliquez sur l’image

En 1879, il écrit son premier quatuor à cordes.

Borodine Quatuor no 1 mouvement IVCliquez sur l’image

En 1880, il écrit, à l’occasion des 25 ans du règne d’Alexandre II, le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie centrale, sans doute son œuvre la plus connue de nos jours.

Borodine Dans les steppes de l'Asie centrale

En 1881, il compose son deuxième quatuor, dont le mouvement « nocturne » (« notturno ») est resté relativement connu.

Borodine quatuor n° 2 nocturneCliquez sur le quatuor

En 1869, il commence son opéra le Prince Igor, opéra sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort le 27 février 1887 à Saint-Pétersbourg, et qui sera terminé par GLAZOUNOV et Rimski-Korsakov. Ses « Danses polovtsiennes » sont également un morceau de bravoure pour les orchestres symphoniques.

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