Compositrices, Fables de la Fontaine

Isabelle ABOULKER (née en 1938)

Isabelle Aboulker est née à Boulogne-Billancourt le 23 octobre 1938. Son père, Marcel Aboulker, était cinéaste et écrivain, et lui transmet très tôt le goût de la littérature. Sa mère, Henriette Février, était la fille du compositeur Henry Février, et la sœur du pianiste légendaire Jacques Février.

Isabelle suit des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. C’est là qu’elle rencontre Edmond Rosenfeld, qui deviendra son mari. En 1959, Isabelle interrompt ses études auprès de Maurice Duruflé pour s’occuper de son premier fils, David. En 1963, elle obtient le premier prix d’accompagnement.

Parallèlement à ces études, Isabelle commence à écrire des musiques pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.

En 1968, c’est la naissance de son second fils, Michael. Michael sera également compositeur et professeur de musique.

C’est dans un poste d’assistante de la classe de chant de la soprano Jeannine Micheau au Conservatoire que s’affirme son goût pour la vocalité dans la pédagogie musicale et la composition.

En 1981, Isabelle Aboulker est professeur d’accompagnement au Conservatoire d’Amiens. En 1983, elle prend le poste de professeur de formation musicale et déchiffrage pour les élèves chanteurs du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, poste où elle restera jusqu’en 2003. Elle écrit des ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs.

Dans ses compositions, Isabelle Aboulker est attentive aux liens entre la prosodie et la musique, et attache une grande importance au choix de ses livrets. Elle s’attache également à écrire pour les plus jeunes avec des contes musicaux ou des opéras « jeunes publics ».

En 1977 (?), elle écrit un opéra de poche, Jean de la Fontaine parmi nous. Isabelle Aboulker reviendra souvent à la Fontaine et à ses fables.

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En 1978, c’est la Lacune, d’après Eugène Ionesco.

1979 voit la création de sa première œuvre lyrique, Les Surprises de l’enfer, sur un texte de Jean-Pierre Vaguier, opéra qui remporte un beau succès.

En 1983, Isabelle Aboulker écrit pour l’Atelier lyrique de Tourcoing les Leçons de français aux étudiants américains, sur un texte d’Ionesco.

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En 1989, elle obtient le prix « musique » de l’Académie des Beaux-Arts.

En 1998, elle compose l’oratorio 1918, l’homme qui titubait dans la guerre, une commande d’état à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale.

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En 2001, c’est les Enfants du Levant, créé au CRÉA (Centre de CRÉAtion vocale et artistique) d’Aulnay-sous-Bois, dont le sujet est le bagne pour enfants installé par Napoléon III sur l’île du Levant.

En 2002, Isabelle Aboulker répond à une commande de Radio-France avec le conte-opéra Douce et Barbe-Bleue, d’après Charles Perrault.

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2002 est également l’année de l’opéra pour enfants Cendrillon, d’après des contes de Perrault.

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En 2015, Isabelle compose Myla et l’Arbre-bateau, une pièce commandée pour les maternelles. Elle y aborde le thème de la mort pour ce (très) jeune public.

En 2018, Isabelle Aboulker est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et Lettres. C’est l’année de création de Olympe la rebelle, dont l’héroïne est Olympe de Gouge, cette révolutionnaire féministe morte sur l’échafaud pendant la terreur.

En 2021, elle reçoit le Grand Prix du répertoire jeune public en 2021 de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACD).

Sa dernière création (à ce jour) est Archipel(s), une commande de l’Opéra-Comique.

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Et pour en savoir (beaucoup) plus, allez sur son site :

http://www.isabelle-aboulker.com/2024-03-27.html

Compositeurs

Nicola PORPORA (1686-1768)

Nicola Porpora naît le 10 août 1686 à Naples.

Fils d’un libraire, Nicola suit ses études musicales au conservatoire de Naples. Il commence sa carrière de compositeur avec l’opéra Basilio re di Oriente.

En 1708, il présente son premier opéra, Agrippina.

En 1710, Porpora est appelé à Rome pour écrire l’opéra Berenice. Haendel qui était à Rome à cette même époque en loue les qualités musicales.

De retour à Naples, Porpora écrit l’opéra Flavio Anicio Olibrio (1711) ainsi que des œuvres religieuses.

En 1712, Porpora qui était également pédagogue ouvre à Naples une école de chant. Le plus illustre des chanteurs qu’il a formé est le castrat Carlo Broschi, dit Farinelli, Gaetano Majorano, dit Caffarelli et Antonio Uberti, dit Porporino.

En 1719, il fait représenter l’opéra Faramondo. Cette même année, Porpora est nommé au conservatoire de Naples, où il avait suivi des études dans sa jeunesse. Parmi ses élèves, on peut noter l’Allemand Hasse, mais aussi celle du grand librettiste qu’était Métastase.

En 1725, Porpora se rend à la cour de l’empereur Charles VI à Vienne. L’empereur n’appréciant pas les ornements de la musique baroque italienne, Porpora se trouve obligé d’écrire un oratorio sans fioritures pour s’attirer les faveurs de l’empereur.

En revenant de Vienne, Porpora s’arrête à Venise où il compose Sifece (1726). Grâce au succès de cette œuvre, il est nommé maître au conservatoire des Incurables. Toujours à Venise, il compose en 1727 Arianna e Teseo (Ariane et Thésée).

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En 1729, Porpora est invité à Londres par la compagnie Opera of the Nobility, rivale de la Royal Academy of Music de Haendel. Il fait alors venir son ami Farinelli à Londres. Pour la scène londonienne, Porpora compose 5 opéras, dont Polifemo (1735), sur un sujet que Haendel avait mis en musique en 1732.

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En 1736, il reprend et modifie pour Londres un opéra créé à Rome en 1730, Mitridate.

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Après Mitridate, Porpora quitte l’Angleterre et revient s’installer à Venise où il séjourne deux ans. En 1738, il retourne à Naples, sa ville natale, où il est maître de chapelle jusqu’en 1741.

En 1748, il est appelé à la cour du prince-électeur de Saxe, à Dresde. Il retrouve son ancien élève Hasse, devenu un concurrent.

En 1752, Porpora quitte Dresde et se rend à Vienne, où il a pour élève (et valet) Josef Haydn. Ses affaires périclitent et en 1760, Porpora revient à Naples où il crée son dernier opéra, Il Trionfo di Camilla, et se consacre à l’enseignement de la musique dans les conservatoires de cette ville.

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En plus de la cinquantaine d’opéras qu’il a écrit, on trouve dans ses œuvres de la musique religieuse : cantates, messes et motets et de la musique de chambre.

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Nicola Porpora meurt à Naples le 3 mars 1768, à l’âge de 81 ans.

Postérité. Si, comme je l’espère, vous avez lu Consuelo de George Sand, il vous reviendra que dans ce roman, la jeune chanteuse vénitienne a pour maître de musique Porpora, et que pour cela, on la surnomme « la Porporina ».

Par ailleurs, le castrat Antonio Uberti, un des élèves de Porpora, était surnommé « Il Porporino ». On le retrouve dans le beau roman Porporino, ou les Mystères de Naples de Dominique Fernandez, paru chez Grasset en 1974, et qui s’est vu attribuer le prix Médicis cette même année.

Compositeurs

Johann Christian BACH (1735-1782)

Johann Christian Bach (en français Jean-Chrétien Bach) est né le 5 septembre 1735 à Leipzig. Son père, Jean-Sébastien Bach, a connu quelque notoriété dans le monde musical. Jean-Chrétien est son dix-huitième enfant (le onzième des treize enfants que J.-S. a eu avec sa deuxième femme Anna-Magdalena), et son plus jeune fils. À sa naissance, Jean-Sébastien avait alors 50 ans, et il lui restait 15 ans à vivre.

Naturellement, Jean-Chrétien bénéficie de l’enseignement de son père, mais de tous ses frères et sœurs, c’est lui qui connaîtra la carrière la plus cosmopolite ! À la mort de son père, le jeune Jean-Chrétien est recueilli à Berlin chez son grand frère, Carl Philipp Emmanuel, qui complète son apprentissage du clavecin et de la composition.

En 1754, Jean-Chrétien part en Italie où il découvre la musique italienne. Il se fait appeler Giovanni et se rend à Bologne pour suivre les cours du padre Martini. Sa musique y perd en germanité au profit d’une certaine italianité. Si cette période est marquée par des œuvres de nature religieuse, il commence néanmoins à s’intéresser au genre maître en Italie, l’opéra.

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À 25 ans, il est nommé organiste de la cathédrale de Milan, même s’il doit pour cela changer de religion !

En 1761, Jean-Chrétien compose son premier opéra, Artaserse.

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Le succès de cet opéra et des deux autres qui suivent, Catone in Utica (1761) et Alessandro nelle Indie (1762) lui vaut d’être remarqué par des impresarios anglais qui lui commandent des opéras, et il écrit alors des opéras en italien (Orione, Zanaïda) pour Londres, comme l’avait fait quelques années plus tôt son auguste prédécesseur Haendel. En 1762, il se rend en Angleterre pour régler les répétitions, et il s’installe à Londres où son succès est tel qu’il devient maître de musique de la reine Charlotte. Il change encore de prénom pour se faire appeler John.

Avec un violiste de ses amis, Abel, il fonde une société de concert, les Bach-Abel-Concerts, et c’est pour cette société qu’il fait découvrir en Angleterre un tout nouvel instrument, le piano-forte.

En 1764, Jean-Chrétien rencontre le jeune Mozart, alors âgé de 8 ans. Il l’introduit à la cour d’Angleterre et lui donne des leçons de composition. Ils font de la musique ensemble et s’apprécient. Jean-Chrétien fait alors partie de la vie mondaine de Londres et en 1772, il entre à la loge maçonnique des Neuf Muses.

Jean-Chrétien fait deux voyages à Mannheim : en 1772 pour la création de Temistocle et en 1774 pour la création de Lucio Silla. En 1773, il se marie avec Cecilia Grassi, une chanteuse italienne. Ils n’auront pas d’enfant.

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En 1778, Jean-Chrétien se déplace également à Paris, où il écrit Amadis de Gaule, sur un livret de Quinault écrit un siècle avant pour Lully. Il retrouve Mozart à Paris.

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Il retourne alors en Angleterre, mais les goûts ont changé. Il connaît un dernier succès avec la Clemenza di Scipione.

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Jean-Chrétien Bach meurt d’une maladie de la poitrine le 1er janvier 1782 à Londres, à l’âge de 46 ans.

Parmi ses 24 opéras, on peut trouver un Olimpiade, d’après Métastase, un Orfeo ed Euridice et un Cefalo et Procri.

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On lui doit aussi de la musique de chambre, des airs de concert ainsi que des sonates pour clavier.

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(Source principale : le site de la Philharmonie de Paris et l’Encyclopedia Universalis)

Compositrices

LOUISE FARRENC (1804-1875)

Jeanne-Louise Dumont naît le 31 mai 1804 à Paris, dans une famille d’artistes. Son père, et son frère, étaient sculpteurs.

Louise débute le piano avec sa marraine, avant de prendre des cours avec Moscheles et Hummel, soit à peu près ce qui se faisait de mieux comme professeurs de piano à son époque. Elle suit ensuite des cours d’harmonie auprès de Reicha, professeur au Conservatoire de Paris.

À 17 ans, Louise Dumont se marie avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc, et continue ses cours auprès de Reicha avec l’étude du contrepoint, de la fugue et de l’instrumentation.

En 1826, ils ont une fille, Victorine.

En 1834, Louise Farrenc écrit deux Ouvertures. À la différence d’autres compositrices de son époque, Louise bénéficiera toujours du soutien de son mari (Louise Farrenc était l’exacte contemporaine de Louise Bertin ou Fanny Mendelssohn).

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En 1839, elle aborde la musique de chambre avec son quintette, qui sera suivi de nombreuses autres œuvres, dont un nonette, faisant d’elle un des pionniers de la musique de chambre française du XIXe siècle, et qui lui valent, en 1861 et en 1867 le prix Chartier de l’Académie des Beaux-Arts pour la musique de chambre.

Cliquez sur le sextuor
Cliquez sur le nonette

En 1842, Louise Farrenc est professeur(e) de piano pour la classe des jeunes filles du Conservatoire de Paris. Elle occupera ce poste jusqu’en 1872, allant jusqu’à obtenir l’égalité de son salaire avec celui des professeurs hommes. En 1843, elle accueille sa fille Victorine parmi ses élèves.

En 1845, ses Trente études dans tous les tons majeurs et mineurs sont adoptées officiellement pour l’étude du piano au conservatoire, devenant ainsi un ouvrage de référence !

Si elle n’a pas écrit d’ouvrage lyrique, elle a effectué des réductions ou des variations pour le piano de grands airs d’opéra.

Cliquez sur les variations

Louise Farrenc écrit également trois symphonies en 1841, 1845 et 1847, dont la dernière sera jouée par l’orchestre de la société des concerts du Conservatoire (l’ancêtre de l’Orchestre de Paris).

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Louise Farrenc meurt le 15 septembre 1875 à Paris, à l’âge de 71 ans.

Outre son activité de pianiste et d’enseignante, Louise Farrenc travaillera à une grande anthologie des œuvres pour clavier, le Trésor des pianistes, publié entre 1861 et 1872.

(Sopurce principale : Que demander à Clara ?https://www.presencecompositrices.com/compositrice/farrenc-louise/ )

Et si vous voulez en savoir un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère pour en savoir un peu plus


Compositeurs

Léonard BERNSTEIN (1918-1990)

Le grand chef d’orchestre et compositeur Léonard BERNSTEIN est né à Lawrence (Massachussetts) le 25 août 1918.

Né dans une famille où la musique ne tenait aucune place, il découvre le piano à l’âge de dix ans. Il progresse très vite et à seize ans, joue le Concerto de Grieg.

Bernstein suit ses études à Harvard jusqu’en 1939, puis il rencontre le chef d’orchestre Serge Koussevitsky dont il devient l’assistant à Tanglewood. En 1943, il devient chef assistant de l’Orchestre philharmonique de New York. Il a été également un des nombreux élèves de Nadia Boulanger.

En 1951, Bernstein se marie à Felicia Montealegre, avec qui il aura 3 enfants.

Pédagogue hors pair, il n’hésite pas à se produire à la télévision dans un programme destiné à révéler la musique dite classique aux plus jeunes, dans ses Young People’s concerts.

Cliquez sur Lenny

En 1944, il écrit le ballet Fancy free pour le chorégraphe Jérôme Robbins. Cette œuvre sera reprise en comédie musicale sous le titre On the Town. Robbins a alors l’idée de monter un Roméo et Juliette à Brooklyn, mais Bernstein n’a pas de temps à y consacrer, coincé entre sa carrière de chef d’orchestre et ses activités de compositeur. De cette époque datent l’opéra Trouble in Tahiti et l’opérette Candide, d’après Voltaire. L’ouverture de Candide reste encore régulièrement donnée en concert. En 1957 enfin, West Side Story est monté à Broadway, mais c’est vraiment le film de 1961 qui lui apporte la reconnaissance internationale avec ses 10 oscars. Spielberg a tourné son propre West Side Story en 2021.

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De 1958 à 1969, Bernstein est directeur musical de l’Orchestre philharmonique de New York.

Outre West Side Story, les œuvres lyriques de Bernstein sont donc On the Town (comédie musicale 1944), Wonderful Town (comédie musicale 1953) et Candide (opérette 1956) (d’après Voltaire), Trouble in Tahiti (1952) et sa suite A quiet Place (1983).

Cliquez sur l’ouverture de Candide
Cliquez sur la fermeture de candide

Bernstein a aussi écrit les ballets Facsimile (1946) et Dybbuk (1975), trois symphonies Jeremiah (1944), The Age of anxiety (1949) et Kaddish (1963), une commande de Koussevitsky pour le 75e anniversaire de l’Orchestre de Boston.

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Dans le domaine religieux, Bernstein a écrit les Chichester Psalms (1965) écrits pour la cathédrale de Chichester et l’OMNI (Objet Musical Non Identifié) Mass (1971), où le jazz et le rock se mêlent au classique.

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En France on a pu voir et entendre Bernstein diriger l’Orchestre philharmonique de Radio-France dans des concerts mémorables.

Léonard Bernstein est mort le 14 octobre 1990 à New York, à l’âge de 72 ans.

Compositrices

Clémence de GRANDVAL (1828-1907)

Marie-Félicie Clémence de Grandval naît au château de la Cour du Bois, dans la Sarthe, le 21 janvier 1828. Son père était le baron de Reiset. Elle étudie la musique dès l’enfance et aurait commencé la composition à l’âge de 10 ans. Elle a comme professeurs von Flotow, l’auteur de l’opéra Martha, très célèbre à son époque, et Chopin pour le piano.

En 1851, Clémence de Reiset se marie avec le vicomte Amable de Grandval, avec qui ils auront deux filles, Thérèse et Isabelle. Après Flotow, elle étudie la composition auprès de Camille Saint-Saëns qui lui dédicacera son Oratorio de Noël en 1858.

Bonne pianiste, Clémence se consacre à de la musique de chambre.

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Cantatrice, elle écrit de nombreuses mélodies qu’elle interprète elle-même en concert.

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Dans le domaine lyrique, Clémence de Grandval doit user de pseudonymes pour le Sou de Lise (1860) signé Caroline Blangy ou les fiancés de Rosa (1863) signé Clémence Valgrand (elle signera aussi Maria-Felicita de Reiset, italianisant ainsi son nom de jeune fille). En 1864, on joue l’opéra la Comtesse Eva à Baden-Baden. Son grand œuvre est l’opéra Mazeppa créé en 1892 à Bordeaux et repris à Bordeaux et Paris l’année suivante.

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En 1868, elle écrit Jeanne d’Arc, une pièce pour contralto ou baryton.

Clémence écrit de la musique sacrée : une Messe (1867), un Stabat Mater (1870) et des oratorios,

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mais aussi de la musique symphonique : la Forêt (1874) ou un Concerto pour hautbois (1878).

En 1871, elle fait partie des fondateurs de la Société nationale de musique à côté notamment de Saint-Saëns, Franck, Fauré et Duparc. Cette société s’était donné pour but de faire jouer la musique française, en réaction à la prévalence de la musique germanique.

En 1880, Clémence de Grandval est la première lauréate du prix Rossini pour son oratorio la Fille de Jaïre.

Clémence de Grandval meurt à Paris le 15 janvier 1907, à l’âge de 79 ans.

(Source principale : le portrait du portail « Présence compositrices » et la vidéo associée :

Cliquez sur la vidéo associée).
2 ter Liste alphabétique des compositeurs et compostrices, Compositeurs, Compositrices

LISTE ALPHABÉTIQUE DES COMPOSITEURS ET COMPOSITRICES

Ceci n’est pas un billet, mais un méta-billet servant de sommaire pour les billets enregistrés dans la catégorie « Compositeurs et compositrices », destiné à vous faciliter la recherche par thème.

image Aboulker

DFE Auber

image Jean-Chrétien Bach

Beethoven

Bellini

berlioz

bernstein-candide-ouverture

image-hildegarde-von-bingen

image Boïto

Mel Bonis par Adrian

bizet

boieldieu

Brahms Fest und Gedenkspruche opus 109

Britten

bartok-musqiue-pour-cordes-percussions-et-celesta

francesca-caccini-par-adrian

debussy-par-adrian

Donizetti

image Dukas

Dvorak Symphonie du nouveau monde mvt 4

image-enesco

image De Falla

image Louise Farrenc

Fauré

image César Franck

Image Galuppi

Gershwin

Glinka

gluck image

Gounod

image-de-grandval

Grieg

haendel

image Haydn

image Jacquet de la Guerre

janacek

Image Jolas

image Sophie Lacaze

lalo-portrait

liszt

image Louati

lully

massenet

mecc81hul-par-adrian

fanny-mendelssohn-1

Felix Mendelssohn par Adrian

image-messager

image olivier Messiaen

Meyerbeer

Monteverdi par Adrian

Moussorgski

Mozart par Adrian

offenbach

image Camille Pépin,

arnoldo-poivrieri-petit-format

Image Nicola Porpora

Prokofiev

Puccini

Purcell

rachmaninov

Rameau

Ravel

image Claire Renard

Rimski-Korsakov

rossini

image Roussel

image Saariaho

Chevalier de Saint-Georges portrait

Camille Saint-Saëns

Salieri la Locandiera

image Erik Satie

Schubert image

image-robert-schumann

Clara Schumann Adrian Mercure 2021

Heinrich Schütz

Smetana par Adrian

image Ethel Smyth

barbara-strozzi

Richard Strauss portrait

Stravinsky

image Tailleferre

tchaikovsky

tchaikovsky le retour

ambroise thomas

image-thieffry

Compositrices, littérature, Mes opéras préférés, Théâtre

LA ESMERALDA, de Louise BERTIN (1836)

Parmi les dizaines d’opéras adaptés d’œuvres de Victor Hugo, il y en a un seul dont le livret a été écrit par VH lui-même. Il s’agit de La Esmeralda, écrit d’après Notre-Dame de Paris pour Louise Bertin. L’œuvre, créée le 14 novembre 1836 à Paris, est tombée assez vite, non pour des raisons musicales, mais pour des raisons politiques, Bertin étant la fille du directeur du Journal des Débats dont les positions politiques conservatrices étaient critiquées. La musique en a pourtant été jugée suffisamment bonne pour qu’on l’attribue à Berlioz.

On peut noter que ce livret a servi plus tard à Dargomijski.

Acte I : De nuit, à la Cour des Miracles. C’est le jour des fous. Le chœur des truands acclame Clopin, le roi de Thune. (chœur des truands « vive Clopin, roi de Thune »). Esmeralda, une orpheline qui vit parmi eux, chante son chant (Air : « Je suis orpheline »).

Frollo, déguisé sous une cape, se cache parmi eux. Il souffre car il est amoureux d’une bohémienne, Esmeralda, ce que son statut de prêtre de Notre-Dame de Paris ne permet pas. (Air : « Ô ciel, avoir donné ma pensée aux abîmes »).

Les truands élisent « pape des fous » Quasimodo, une créature difforme qui vit dans le clocher de la cathédrale. Quand celui-ci arrive vêtu d’habits pontificaux, Frollo se jette sur lui pour lui arracher ce costume sacrilège. Les truands grondent quand Clopin arrive, se mettant au service de Frollo pour le sauver. La foule partie, Frollo demande à Clopin et Quasimodo d’enlever Esmeralda.

Le capitaine Phœbus intervient, sauvant Esmeralda. Esmeralda le regarde avec admiration, mais quand Phœbus demande un baiser, elle le lui refuse. (Duo: « Un beau capitaine/Pour un capitaine »).

Air de Quasimodo « L’amour conseille »

Acte 2 : Quasimodo a été mis au pilori sur la place de grève. Les truands le vilipendent (Chœur des truands « Il enlevait une fille ») quand Esmeralda s’avance et , prise de pitié, lui donne à boire.

Chez madame Aloïse, qui s’apprête à célébrer le mariage de sa fille Fleur-de-Lys avec le capitaine Phœbus. Mais Fleur-de-Lys se doute bien que Phœebus aime ailleurs. (Duo Phoebus Fleur-de-Lys « Comme ma belle fiancée gronde aujourd’hui/Me trahir, moi, sa fiancée »). Fleur-de-Lys sortie, Phœbus chante son amour pour Esmeralda (Air : « Fille ravissante ! À toi mes amours ! »).

La fête bat son plein quand, par la fenêtre, de jeunes femmes voient Esmeralda danser sur la place. Elles reconnaissent la bohémienne que Phœbus a sauvée la veille. Phœbus lui fait signe de venir le rejoindre à la fête. Esmeralda arrive tout intimidée. (Ensemble Phoebus Esmeralda monsieur de Chevreuse « O la divine créature »).

Cliquez sur les actes 1 et 2

Acte 3 : Dans un cabaret. Phoebus et le chœur chantent une chanson à boire. Phœbus laisse entendre qu’il a rendez-vous avec une belle quand le couvre-feu sonne. Les buveurs sortent.

Phœbus + Chœur « Sois ma dame »

Frollo arrive et interroge Phœbus sur l’identité de celle qu’il aime. Quand Phœbus lui dit qu’il s’agit d’Esmeralda, Frollo lui prédit sa mort ! (Duo : « Il m’étonne, il me donne / Je l’étonne je lui donne »).

Esmeralda et Phœbus se sont donné rendez-vous (Duo : « Ô fille adorée »). Ils s’avouent leur amour mais dans l’ombre sont cachés Clopin et quelques sicaires payés par Frollo. Le prêtre poignarde Phœbus avant de prendre la fuite. (Trio : Phoebus Esmeralda Frollo « Fée ou femme sois ma dame »). Esmeralda tombe sur le corps sans vie de Phœbus et les sicaires se précipitent pour l’arrêter.

Acte 4 : En prison. Esmeralda ne comprend pas ce qui se passe, elle enfermée et Phœbus mort ! (Air : « Quoi, lui dans un sépulcre »).

Frollo entre et se dévoile. Il révèle son amour infâme pour Esmeralda (Duo Frollo Esmeralda : « Détresse extrême/Moment suprême »).

Sur le parvis de Notre-Dame. On entend les cloches. Quasimodo chante son bonheur simple de vivre dans les tours de Notre-Dame. (Air des cloches : « Mon Dieu, j’aime »).

Cliquez sur l’image

Frollo et Clopin entrent. Clopin annonce que Phœbus n’est pas mort. Frollo compte sur Clopin pour posséder Esmeralda. (Ensemble Frollo Esmeralda peuple: « C’est mon Phœbus qui m’appelle »).

Le cortège au supplice avance vers l’église. Frollo annonce à Esmeralda qu’il peut encore la sauver si elle se donne à lui, mais celle-ci refuse. Frollo prononce alors sa condamnation quand Quasimodo, qui assistait à la scène, se précipite sur Esmeralda et la conduit dans l’église, réclamant asile. La foule reprend le cri d’Asile ! (Chœur : « Asile, asile, asile »).

Frollo refuse. Esmeralda n’est pas chrétienne, elle ne peut pas bénéficier de la protection de l’église. Soudain, Phœbus intervient. Il s’est traîné jusqu’au parvis de Notre-Dame et accuse Frollo d’être son agresseur, innocentant Esmeralda. Mais Phœbus a présumé de ses forces, et il meurt. Esmeralda tombe sur son corps sans vie et le rejoint dans la mort.

Cliquez sur les actes III et IV

(Source principale : le livret.)

Compositeurs

André MESSAGER (1853-1929)

André Messager, carictaure au crayon de Gabriel Fauré © Gallica-BnF
André Messager, caricature au crayon de Gabriel Fauré. Gallica-BnF

André Messager naît le 30 décembre 1853 à Montluçon.

À sept ans, il commence à apprendre le piano. En 1870, il vient à Paris et étudie à l’école Niedermeyer où il a comme professeur Saint-Saëns et comme condisciple Fauré, avec qui il se liera d’amitié. En 1882 Messager compose avec Fauré la Messe des Pêcheurs de Villerville pour chœur de femmes.

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Après ses études, en 1874, il succède à Fauré à l’orgue de Saint-Sulpice. Devenu chef d’orchestre aux Folies-Bergères, il y compose des ballets comme Fleur d’oranger ou les Vins de France.

Messager fait ensuite un passage à Bruxelles avant de revenir à Paris où il devient maître de chapelle à Sainte-Marie des Batignolles.

En 1882, il se rend au Festival de Bayreuth en compagnie de Fauré. À leur retour, ils écriront à quatre mains leurs Souvenirs de Bayreuth.

Cliquez sur les pianistes

En 1886, Messager écrit la musique d’un ballet, les deux Pigeons d’après la Fontaine, pour l’Opéra de Paris.

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En 1896, c’est le Chevalier d’Harmental un opéra-comique de Messager d’après Alexandre Dumas.

En 1898, Messager est nommé chef d’orchestre de l’Opéra-Comique. Parmi les créations qu’il dirige, on trouve Louise de Charpentier ou Pelléas et Mélisande de Debussy. Il dirigera ensuite à Covent Garden (à Londres), à la Société des concerts du Conservatoire (à Paris) avant de devenir codirecteur l’Opéra de Paris de 1908 à 1914.

Aujourd’hui, le nom de Messager reste associé à ses opérettes comme Véronique (1898), les P’tites Michu ou Fortunio (1907) d’après le Chandelier d’Alfred de Musset.

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On peut noter également Madame Chrysanthème (1893) sur le même texte de Pierre Loti que celui qui a inspiré Madame Butterfly à Puccini.

En 1926, Messager est élu à l’Académie des Beaux-Arts.

André Messager meurt à Paris le 24 février 1929, à l’âge de 75 ans.

Compositrices, Fantaisie, Premier avril

Zelda OCARINA

image Zelda

La compositrice Zelda Ocarina est une princesse musicienne née au Japon le 1er avril 1966. Ses parents, qui étaient proches de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, lui donnent le prénom Zelda en hommage à leur ami (son petit frère, de deux ans son cadet, s’appelle Gatsby).

C’est à l’âge de 1986 que Zelda fait ses débuts mondiaux avec son poème symphonique The Legend of Zelda. Malheureusement pour elle, son statut de princesse ne lui permettait pas une reconnaissance de compositrice, et ses partitions ont été publiées sous le pseudonyme de Koji Jondo, à qui on attribue de nos jours sa musique.

Entendant ce poème symphonique à Tokyo, les concepteurs de jeux vidéo Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka s’inspireront de la vie de la princesse Zelda pour créer leur série Legend of Zelda.

Dès lors, les succès s’enchaînent pour Zelda avec The Adventures of Link (1987), A Link to the Past (1991) ou Link’s Awakening (1993).

Mais c’est en 1998 que sa renommée devient vraiment mondiale avec son titre Ocarina of Time, composé pour son instrument aussi éponyme que favori, l’ocarina.

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En 2010 paraît le poème symphonique Symphonic Legends, qui sera créé à Cologne.

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En 2011, c’est une nouvelle symphonie qui est créée au Japon, avec Symphony of the Goddesses, qui fera ensuite l’objet d’une tournée mondiale.

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Il faut également noter l’adaptation en comédie musicale de ses poèmes symphoniques qui sera créée à l’Opéra de Saint-Glinglin. Il n’existe pas d’enregistrement de cette comédie musicale, mais je vous propose de trouver ici le top 10 des musiques de Zelda Ocarina.

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Outre ses talents cachés de compositrice, la princesse Zelda était également chanteuse (ça faisait partie de l’éducation des princesses !) Retrouvez-la ici dans un pot-pourri de ses succès.

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(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)

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