Compositrices, Mythologie, Théâtre

OEDIPE

Sujet complexe que celui d’Œdipe. On connaît ce héros essentiel de la mythologie grecque grâce aux deux pièces Œdipe roi et Œdipe à Colone de SOPHOCLE.

Œdipe était le fils de Laïos et Jocaste, abandonné à sa naissance parce qu’un oracle avait prédit à Laïos que son fils le tuerait. Recueilli par le roi Polybe, et ayant appris qu’il devait tuer son père, il quitte la cour de son père adoptif et se dirige vers Thèbes. En chemin, il croise Laïos et le tue. Arrivé à Thèbes, et après avoir résolu l’énigme du sphynx (voire de la sphynge), il épouse sa mère, la reine Jocaste, qui lui donnera quatre enfants, Antigone, Ismène, Étéocle et Polynice. Lorsqu’il apprend son forfait du devin Tirésias, il se crève les yeux et quitte Thèbes.

En 1786, SACCHINI a composé un opéra, Œdipe à Colone.

Sacchini Oedipe à Colone

À la même époque, le prolifique GRÉTRY avait entamé un Œdipe à Colonne qu’il n’achèvera pas.

En 1845, Félix MENDELSSOHN, le frère de la compositrice Fanny, écrit une musique de scène pour Œdipe à Colone.

Mendelssohn Oedipe à ColoneCliquez sur le chœur

En 1861, c’est MOUSSORGSKI qui écrit Œdipe à Athènes, une musique de scène pour une pièce de OZEROV.

Moussorgski OedipeCliquez sur l’image

En 1927, STRAVINSKY écrit son Œdipus Rex, sur un livret de COCTEAU.

Stravinsky Oedipus RexCliquez sur l’image

Le compositeur LEONCAVALLO n’aura pas la chance de voir la création de son opéra Œdipe-roi (Edipo Re) en 1930, un an après sa mort.

Leoncavallo Oedipe roi (Edipo Re)Cliquez sur l’image

alors qu’en 1931, le trop méconnu ENESCO achève son opéra Œdipe, qui reprend toute la vie du personnage.

Enesco Oedipe Voyez, Thébains, voyez !Cliquez sur l’image

Antigone, une des filles d’Œdipe, connaîtra le même succès que son père. Voir ici https://toutloperaoupresque655890715.com/2020/12/29/antigone/le billet qui lui est consacré.

(P.S. De nos jours, Œdipe est généralement connu par le « complexe d’Œdipe » théorisé par le médecin viennois Sigmund FREUD. En effet, en 1897, alors qu’il avait commencé à élaborer sa théorie de la psychanalyse, il s’est rendu compte qu’il y avait en lui un désir pour sa mère doublé d’une jalousie envers son père. Privé de repères externes, il en a déduit, à l’encontre de toute rationalité scientifique, que ces envies étaient communes à tous les jeunes garçons !)

Compositeurs

Claude DEBUSSY ( 1862 – 1918)

Achille-Claude DEBUSSY naît en 1862 à Saint-Germain-en-Laye, de parents commerçants.

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La famille s’installe à Paris en 1867. En 1870, madame Debussy part à Cannes avec ses enfants pendant que son mari reste à Paris. C’est à Cannes que le petit Claude reçoit ses premières leçons de piano. À la fin de la Commune, la famille rentre à Paris mais le père, communard, est mis en prison. Là, il se lie d’amitié avec un autre prisonnier, le beau-frère de Paul Verlaine. Cet ami lui conseille de confier Claude à sa mère, excellente pianiste. Au bout d’un an, celle-ci recommande aux parents de le faire entrer au conservatoire de Paris, ce qu’il fait en 1872. Il a LAVIGNAC, wagnérien de la première heure, comme professeur de solfège.

Après des années d’études pas toujours couronnées de succès, son professeur de piano, MARMONTEL, le recommande à une riche veuve russe, qui cherchait un pianiste pour l’accompagner durant l’été. Il s’agit de Nadejda von MECK, que nous avons déjà rencontrée à propos de TCHAÏKOVSKI. En 1880, elle s’installe pour l’été avec ses enfants à Interlaken, en Suisse, où Debussy les rejoint. Après la Suisse, ils s’installent à Arcachon, puis partent en voyage à travers la France et l’Italie. C’est de cette époque que datent les premières compositions de Debussy, dont une transcription pour piano du Lac des Cygnes de Tchaïkovski commandée par Nadejda. À l’automne, il rentre à Paris et au Conservatoire.

Debussy le Lac des CygnesCliquez sur l’image

Il suit la classe d’orgue de César FRANCK et, pour gagner sa vie, devient accompagnateur dans un cours de chant. Là, il rencontre une femme mariée et mère de deux enfants, Marie VASNIER, dont il s’éprend. Il compose alors des mélodies pour Marie. Il écrit néanmoins à Nadejda von Meck pour passer un nouveau séjour avec sa famille, et elle l’invite à Moscou, où il passe deux mois, avant de partir à Florence avec la famille von Meck. Il rentre à Paris en décembre 1881, mais passe plus de temps chez les Vasnier qu’au Conservatoire. Il publie sa première œuvre, la mélodie Nuit d’étoiles.

Debussy Nuit d'étoiles (Véronique Gens)Cliquez sur l’image

Après deux échecs au concours du Grand-Prix de Rome, il est reçu en 1884, et part pour la Villa Médicis. Il découvre la musique de PALESTRINA, comme GOUNOD l’avait fait quelques années auparavant.

Au bout de deux ans (au lieu de trois), il donne sa démission et rentre à Paris. Il s’installe rue de Londres avec Gabrielle DUPONT, avec qui il vit pendant près de 10 ans. En 1887, on le voit fréquenter les mardis de Stéphane MALLARMÉ. En 1888, il fait le voyage à Bayreuth, où il entend Les Maîtres Chanteurs, Tristan et Parsifal. En 1890, il compose sa première œuvre à succès, la Suite bergamasque. En 1893, c’est son quatuor à cordes, et en 1894, le Prélude à l’après-midi d’un faune, une mise en musique des impressions laissées par le poëme de Mallarmé.

Debussy Prélude à l'après-midi d'un fauneCliquez sur l’image

En 1894, il commence son opéra Pelléas et Mélisande, d’après l’œuvre de MAETERLINCK. Après un long travail de composition, Pelléas est représenté à l’Opéra-Comique en 1902. La première est catastrophique, mais au bout de quelques représentations, la situation évolue et l’opéra triomphe.

Debussy Pelléas et MélisandeCliquez sur Mélisande

En 1897, il met en musique trois chansons de Bilitis, sur des poèmes (érotiques) de son ami Pierre LOUYS.

Debussy Trois chansons de Bilitis la chevelureCliquez sur l’image

En 1899, il quitte Gabrielle Dupont pour épouser Rosalie TEXIER. Il passe l’été avec elle dans l’Yonne de 1902 à 1904, et c’est là, au cœur des terres, qu’il écrit son poème symphonique La Mer.

Debussy la Mer Dialogue du vent et de la merCliquez sur l’orchestre

Il rencontre Emma, l’épouse d’un banquier avec qui il a une relation, ce qui provoque une tentative de suicide de sa femme. Il divorce pour se marier avec Emma en 1908. En attendant, ils avaient déjà eu une fille en 1905, surnommée Chouchou, à qui il dédie la suite pour piano Children’s Corner.

Debussy Children's CornerCliquez sur Debussy

En 1908, il signe un contrat avec le Metropolitan Opéra de New York, lui réservant la première d’un opéra, La Chute de la Maison Usher, d’après Edgar Allan POE. Il y travaille en 1909, mais un cancer, diagnostiqué en 1910, commence à le faire souffrir. Il travaille à son nouvel opéra jusque vers 1916 – 1917, mais le laisse inachevé à sa mort en 1918.

En 1912, il écrit Jeux, pour DIAGHILEV et ses ballets russes, pièce qui sera créée en 1913, la même année que le Sacre du Printemps, de STRAVINSKY. Enfin, parmi ses autres chefs-d’œuvre, notons les deux livres de Préludes pour le piano, écrits entre 1909 et 1913, musique souvent qualifiée d’impressionniste, ses pièces portant des titres tels que « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir », « Les fées sont d’exquises danseuses », ou encore « Ce qu’a vu le vent d’ouest ». En 1915, il publie également un cahier d’Études pour le piano.

Debussy La Cathédrale engloutieCliquez sur la cathédrale engloutie

En 1921 paraît un recueil de ses articles de critiques musicales, Monsieur Croche antidilettante.

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Compositrices, Historique

LA MARSEILLAISE

La Marseillaise est l’hymne national français depuis 1795. Elle a été écrite par Rouger de Lille en 1792 sous le titre Chant de marche de l’Armée du Rhin.

En tant qu’hymne révolutionnaire, elle a été citée par bien des compositeurs.

Dès 1793, Claude Balbastre, organiste à Notre-Dame de Paris écrit cette Marche des Marseillois.

Cliquez sur le grand orgue

Ainsi, dès 1799, SALIERI la citera dans sa cantate Der Tyroler Landsturm.

2021-07-13_22h20_04Cliquez sur Salieri

La version la plus connue de nos jours est celle orchestrée par BERLIOZ en 1830.

Robert SCHUMANN (le mari de Clara) a écrit le lied « les deux Grenadiers » sur un poème de HEINE datant de 1822, décrivant les mésaventures de deux grenadiers de l’armée napoléonienne en déroute. (Robert citera également la Marseillaise dans son Carnaval de Vienne.)

Schumann les deux grenadiersCliquez sur l’image

En 1861, VERDI compose l’hymne des Nations pour faire connaître la jeune Italie, qui sera créé à l’Exposition universelle de Londres en 1862. Cette cantate reprend la plupart des hymnes nationaux, dont évidemment la Marseillaise pour la France.

Verdi Hymne des nationsCliquez sur Toscanini

En 1880, c’est TCHAÏKOVSKI qui se sert de la Marseillaise dans son ouverture 1812 célébrant la victoire des Russes contres les armées napoléoniennes.

Tchaïkovski Ouverture 1812Cliquez sur l’image

En 1913, DEBUSSY conclut ses Feux d’artifices par une citation de quelques notes de la Marseillaise.

Debussy Feux d'artifice finalCliquez sur le pianiste

Plus tars, STRAVINSKY a écrit cette transcription pour violon :

Stravinsky la MarseillaiseCliquez sur l’image

Et en 1967, ce sont les BEATLES qui la citent en ouverture du célèbre « All you need is love ».

The Beatles All you need is loveCliquez sur le Yellow Submarine

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Compositeurs, opéra russe

Alexandre BORODINE (1833 – 1887)

Alexandre BORODINE est né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833. Durant ses études, il étudie à la fois la flûte et la médecine, avant de se spécialiser en chimie.

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Ses premières œuvres musicales sont de la musique de chambre et des mélodies (si on excepte une polka écrite à l’âge de neuf ans pour une dame dont il était « follement amoureux ».)

De 1856 à 1859, il exerce comme médecin militaire. C’est là qu’il rencontre MOUSSORGSKI (qui était également militaire à cette époque). En 1859, il rencontre une pianiste de talent avec qui il se mariera.

Son œuvre musicale est relativement étique, car Borodine a consacré plus de temps à sa carrière de chimiste qu’à sa carrière musicale.

En 1860, il écrit sa Sonate pour piano et violoncelle (il était lui-même violoncelliste).

Borodine sonate pour piano et violoncelleCliquez sur l’image

En 1862 à Saint-Pétersbourg, Borodine rencontre BALAKIREV et rejoint le Groupe des Cinq, avec RIMSKI-KORSAKOV et César CUI.

En 1864, il devient professeur de chimie à l’académie de Moscou, et c’est là qu’il travaille avec MENDELEÏEV, « l’inventeur » du tableau périodique des éléments.

En 1869, il écrit sa première symphonie, ainsi qu’une farce, les Preux, qui est un échec. (Il écrira trois symphonies, dont la troisième est restée inachevée.)

Borodine Symphonie n° 1 adagioCliquez sur l’image

En 1879, il écrit son premier quatuor à cordes.

Borodine Quatuor no 1 mouvement IVCliquez sur l’image

En 1880, il écrit, à l’occasion des 25 ans du règne d’Alexandre II, le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie centrale, sans doute son œuvre la plus connue de nos jours.

Borodine Dans les steppes de l'Asie centrale

En 1881, il compose son deuxième quatuor, dont le mouvement « nocturne » (« notturno ») est resté relativement connu.

Borodine quatuor n° 2 nocturneCliquez sur le quatuor

En 1869, il commence son opéra le Prince Igor, opéra sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort le 27 février 1887 à Saint-Pétersbourg, et qui sera terminé par GLAZOUNOV et Rimski-Korsakov. Ses « Danses polovtsiennes » sont également un morceau de bravoure pour les orchestres symphoniques.

Cliquez sur l’image

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Compositrices

Clara SCHUMANN (1819 – 1896)

Clara SCHUMANN fait partie de ces femmes artistes dont le talent a été éclipsé par celui d’un homme, en l’occurrence l’homme de sa vie, le compositeur Robert SCHUMANN.

Née le 13 septembre 1819 à Leipzig, elle est la fille d’un professeur de piano, Friedrich WIECK, qui la fait travailler très tôt pour en faire une virtuose, et comme les pères de MOZART ou BEETHOVEN, la lance encore enfant dans une série de tournées et de concerts.

Elle n’a que neuf ans quand elle rencontre Robert SCHUMANN, un élève de son père de 9 ans son aîné. Très vite une amitié se noue entre eux et ce jeune homme épris de littérature lui apprend à connaître les poètes contemporains, les JEAN-PAUL (RICHTER), HEINE, E.T.A. HOFFMANN. De cette époque datent les premières compositions de Clara, les quatre polonaises opus 1.

Clara Schumann 4 polonaises opus 1Cliquez sur l’image

Avec le temps, l’amitié va se transformer en amour, mais cet amour n’est pas du goût du père, tyran domestique, qui a d’autres ambitions pour sa fille et reproche à Robert de ne pouvoir lui assurer un train de vie correct en cas de mariage.

Le talent de pianiste de Clara a été reconnu par ses contemporains, comme LISZT ou PAGANINI.

Après des années où le père interdit aux jeunes gens de se voir, voire de s’écrire, quand Clara devient majeure, elle veut imposer son mariage contre la volonté de son père, qui intente alors un procès aux jeunes gens pour faire interdire ce mariage, accusant Robert de fainéantise et d’alcoolisme. Heureusement, les nombreux amis du jeune couple, dont Félix MENDELSSOHN, viennent témoigner en leur faveur.

Malgré l’amour et l’admiration que Clara a pour son Robert de mari, la situation est compliquée pour la musicienne qu’elle est. Robert monopolise souvent le piano familial pour ses compositions, et Clara doit jouer les maîtresses de maison, et très vite les mères au foyer, puisque huit enfants naîtront de leur union. « Heureusement » pour Clara, ce ne sont pas les revenus de Robert qui permettent au foyer de vivre, et Clara doit régulièrement donner des concerts, lui permettant d’exercer sa vraie vie, la musique, le piano, les concerts et elle fait ainsi des tournées dans toute l’Europe.

Le couple était proche du violoniste Joseph JOACHIM, qui apprend à Clara l’art d’interpréter la musique de Beethoven. C’est pour lui qu’elle écrit les trois Romances pour violon et piano.

Clara schumann trois romances pour violon et piano opus 22

En 1853, un jeune homme vient se placer sous leur amicale protection, Johannes BRAHMS, avec qui ils font de la musique dans une collaboration féconde.

Malheureusement, après dix ans de mariage, Robert sombre dans la folie. En 1854, il se jette dans le Rhin et, repêché, demande à être placé à l’asile. Il y restera plus de deux ans avant de mourir, sans que Clara ne puisse le revoir.

Dès lors, elle vit dans le souvenir de son mari, et se rapproche de Brahms. Elle continue à écrire, essentiellement pour le piano, donne des leçons de piano et continue ses séries de concerts jusqu’à la fin de sa vie.

Elle meurt le 20 mai 1896 à Francfort.

Le catalogue de ses œuvres comprend de la musique pour piano, des lieder, de la musique chorale, et quelques pièces pour piano et orchestre.

Clara Schumann Abendfeier in VenedigCliquez sur le chœur

Clara Schumann Ich stand in dunklen TraümenCliquez sur l’image

(P.S. comme pour le compositeur Arnoldo POIVRIERI, et pour Charles PERRAULT, j’ai fait appel pour le portrait de Clara Schumann à un jeune artiste qui peut réaliser vos portraits, ceux des gens que vous aimez, vos animaux familiers, et à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co ).

Animation 1, Écrivains, Compositrices, Contes et légendes, littérature

Charles PERRAULT (1628 – 1703)

Charles Perrault était un écrivain et homme de loi, né à Paris le 12 janvier 1628. Ce protégé de Colbert a été membre de la commission chargée de « rédiger les inscriptions » sur les monuments publics (la future « Académie des Inscriptions et Belles Lettres ») et fut élu à l’Académie française en 1671. Il prit part à la Querelle des Anciens et des Modernes, soutenant que le XVIIe siècle était de loin supérieur à l’antiquité. En musique, il défendit ainsi la musique de Lully par rapport à la musique antique.

Après avoir écrit Peau d’Âne en 1694, c’est en 1697 qu’il fait paraître son œuvre qui reste la plus connue de nos jours, le recueil de contes les Contes de ma mère l’Oye.

Il meurt le 16 mai 1703, à Paris.

Peau d’Âne a été adapté dans un opéra-comique par Raoul Laparra en 1899. Plus près de nous, la compositrice Graciane Finzi en a fait en 2015 un conte (musical) pour enfants.

Finzi Peau d'Ane

Dans les Contes de ma mère l’Oye, on trouve :

La Belle au bois dormant dont Tchaïkovski a fait un de ses ballets les plus célèbres.

Tchaïkovski la belle au bois dormantCliquez sur la danseuse

L’Italien Otorino Respighi a écrit un opéra en 1922 La bella addormentata nel bosco.

Respighi La Bella dormente Nel boscoCliquez sur la Belle au bois dormant

Tex Avery n’a pas été le seul à adapter Le Petit Chaperon rouge. Il y a eu un opéra-comique de Boïeldieu, écrit en 1818, et plus près de nous, Georges Aperghis en a fait un conte musical pour enfants en 2001.

Aperghis le petit Chaperon rougeCliquez sur le petit Chaperon rouge

Les œuvres inspirées par La Barbe bleue ont déjà fait l’objet d’un article sur ce blog, « Jeanne-d’Arc et Barbe-bleue« .

Le Maître chat ou le Chat botté a été adapté à l’opéra par César Cui, un membre du Groupe des cinq.

Cui le Chat bottéCliquez sur l’image

Les Fées. Je n’ai pas trouvé d’opéra directement inspiré par ce conte, mais pourtant les fées ont inspiré un grand nombre d’œuvres musicales.

Les adaptations de Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre ont déjà fait l’objet d’un billet sur ce blog, « Cendrillon, Cinderella, la Cenerentola« .

Riquet à la houppe qui a fait l’objet d’une adaptation dans un opéra-comique de Georges HÜE en 1928.

Le Petit Poucet. En 1904, Louis Aubert écrit son premier opéra, la Forêt bleue, où il fait se côtoyer le Petit Poucet, la Belle au bois dormant et le petit Chaperon rouge. Cet opéra sera créé en 1911 à Boston.

En 1908, Maurice Ravel écrit Ma mère l’Oye un ensemble de cinq pièces pour le piano à quatre mains destiné à des enfants de ses amis. Les deux premières pièces de cet ensemble sont « Pavane de la Belle au bois dormant » et « le petit Poucet ». Les trois dernières sont tirées d’autres livres de contes.

Ravel Ma Mère l'Oye Petit PoucetCliquez sur toutes les mains

Retrouvez ici d’autres opéras pour enfants.

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(P.S. comme pour le compositeur Arnoldo POIVRIERI, j’ai fait appel pour le portait de Perrault à un jeune artiste qui peut réaliser vos portraits, ceux des gens que vous aimez, vos animaux familiers, à des prix tout à fait raisonnables. Si vous voulez leur faire une surprise, un cadeau, c’est ici : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co )

Compositeurs, Jazz, littérature, Mythologie

Igor STRAVINSKY (1882 – 1971)

Il y a 50 ans ce 6 avril 2021 disparaissait Igor STRAVINSKY, une des figures majeures de la musique du XXe siècle.

Je dois avouer que quand j’ai commencé mon travail sur l’opéra, le nom de STRAVINSKY ne s’est pas spontanément imposé à moi. Et pourtant, ses compositions dans le domaine des histoires racontées en musique sont importantes.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture

Compositeur né en Russie, élève de RIMSKI-KORSAKOV, il vient à Paris en 1910 où il se fait très vite reconnaître par ses musiques écrites pour les ballets russes de DIAGHILEV. Dès 1910, c’est l’Oiseau de feu,

Stravinsky l'Oiseau de feuCliquez sur la danse infernale du roi Katscheï

suivi en 1911 par Petrouchka, et surtout en 1913 le Sacre du Printemps, qui provoque un énorme scandale lors de sa création au Théâtre des Champs-Élysées tout récemment inauguré.

Stravinsky le Sacre du prinyemps (Béjart)Cliquez sur le ballet

Contemporain de ces ballets qui sont peut-être les œuvres les plus connues de Stravinsky, il écrit un conte lyrique, Le Rossignol (1908 – 1914).

Outre ces trois classiques, Stravinsky a eu par ailleurs dès 1910 un projet de ballet avec COCTEAU, David, ballet qui deviendra finalement Parade, mais avec une musique de SATIE.

Après ses « années de jeunesse » où le bouillant Stravinsky a révolutionné la manière d’aborder les rythmes, le compositeur prend un virage pour revenir à des musiques qualifiées de néo-classiques. C’est ainsi que pour Pulcinella (1920), il s’inspire d’un thème de PERGOLÈSE (1710 – 1736.)

Stravinsky PulcinellaCliquez sur l’image

Après la révolution russe de 1917, il vit en France et en Suisse, et il écrit l’Histoire du soldat (1918) d’après RAMUZ, les Noces (1917 – 1923), un opéra-bouffe : Mavra (1922) d’après POUCHKINE, Oedipus Rex (1927) d’après SOPHOCLE et sur un livret de Cocteau, et Perséphone (1934) sur un livret de GIDE.

Pour les chœurs, il écrit la majestueuse Symphonie de Psaumes (1929 – 1930).

Stravinsky Symphonie de PsaumesCliquez sur l’orchestre

En 1940, il émigre aux États-Unis comme beaucoup de compositeurs européens, et il prendra d’ailleurs la nationalité américaine. En musique symphonique, il écrit la délicieuse Symphonie en trois mouvements (1945).

Stravinsly Symphonie en trois mouvementsCliquez sur le first movement

Cette même année, il écrit pour le clarinettiste de jazz Woody HERMAN le Concerto pour clarinette « Ebony concerto ».

Stravinsky Ebony concertoCliquez sur le chef d’orchestre et le clarinettiste

Sa période néoclassique s’achève vers 1950, après The Rake’s Progress (1948) sur un livret de W.H.AUDEN, un des librettistes de BRITTEN.

Stravinsky The Rake's ProgressCliquez sur Tom Rakewell et Ann Trulove

Il commence alors sa troisième période, plus formelle, où il se rapproche d’un sérialisme à la WEBERN.

Stravinsky meurt le 6  avril 1971 à New York.

Cinéma, Compositeurs, Fantaisie, Premier avril

Arnoldo POIVRIERI (1755 – 1825)

(c) Adrian Mercure 2021

Dans la trop longue liste des compositeurs qui ont connu un grand succès de leur vivant, avant que de disparaître complètement aux yeux de la communauté, il en est un dont le sort m’apitoie particulièrement.

Il s’agit de Arnoldo POIVRIERI, un compositeur vénitien venu exercer ses talents à Vienne puis à Paris, ville où il mourra. Et il n’a même pas sa rue dans le quartier de l’opéra !

Contemporain de MOZART, BEETHOVEN et SCHUBERT, Arnoldo Poivrieri ne connaît pas aujourd’hui une reconnaissance à la hauteur de son talent.

Né dans la région de Venise le 4 mai 1755, il part à 15 ans faire ses études musicales à Vienne. En 1770, il est présenté à METASTASE et à GLUCK. En 1774, il est en rivalité avec SALIERI pour le poste de compositeur de la Cour et directeur de l’opéra italien de Vienne. Il voyage alors en Italie et en France pour assister aux représentations de ses opéras. C’est ainsi qu’à Paris, Gluck donne un opéra, le Tonneau, sous son propre nom, avant de révéler que Poivrieri en est l’auteur.

À Vienne, Poivrieri entre à la loge maçonnique déjà fréquentée par Mozart et Haydn, et des contemporains ont avancé l’hypothèse que la musique funèbre maçonnique de Mozart aurait en fait été co-écrite par Mozart et Poivrieri.

Mozart Musqiue funèbre maçonniqueCliquez sur l’image

Il écrit pour la cantatrice Consuelo La Festa d’Imeneo, titre qui lui sera honteusement piqué par son contemporain Porpora, comme le relate George Sand dans son roman La Comtesse de Rudolstadt.

Porpora la festa d'imeneo vaghi amori

Parmi ses illustres élèves à Vienne, il faut relever les noms de Beethoven et Schubert, déjà cités, mais aussi ceux de LISZT ou de MEYERBEER.

Poivrieri vivait à Vienne en même temps que Schubert, mais avec des fonctions et une reconnaissance beaucoup plus importantes que celles d’ycelui. En fait, Poivrieri admirait l’œuvre de son élève et cadet. Il a écrit plusieurs opéras pour le Théâtre impérial et il a dû confier à Schubert le livret de Fierrabras, n’ayant pas le temps d’en composer la musique.

Schubert FierrabrasCliquez sur l’image

Une légende colporte que Salieri aurait fait empoisonner Schubert. C’est POUCHKINE qui est à l’origine de cette infox, dans sa nouvelle intitulée Schubert et Poivrieri (1830), nouvelle reprise par RIMSKY-KORSAKOV dans son opéra éponyme (1899).

Après son succès avec Amadeus (1984), Milos FORMAN avait été pressenti pour adapter cette nouvelle au cinéma, sous le titre Franz Peter, mais il a dû décliner cette offre pour se consacrer à son Valmont, une adaptation des Liaisons dangereuses. (Il a certainement eu raison.)

En 1820, alors qu’il s’était installé à Paris, il écrit Il pescatori di pesce, d’après un roman de son exact contemporain Pietro LOTTI (1750 – 1823), opéra qu’il fait représenter au Théâtre des Italiens, sans grand succès. L’intérêt de cet opéra réside surtout dans le fait qu’il a probablement inspiré BIZET pour ses Pêcheurs de perles.

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur l’image

Aujourd’hui totalement disparu, le souvenir de Poivrieri à Vienne était encore suffisamment présent à Vienne 50 ans après son décès le 1er avril 1825 pour que les parents de SCHÖNBERG donnent son prénom à leur enfant. (Et il est amusant de constater que le livret de Moses und Aron (1930 – 1932) est assez proche de celui de Mosè e Aronne (1815), un opéra « viennois » de Poivrieri.

Schönberg Moïse et AaronCliquez sur l’image

Enfin, il faut noter qu’outre ses dons musicaux, Poivrieri avait une autre passion, la vexillologie. Et dans cette Europe aux frontières sans cesse mouvantes, il s’est livré à un passionnant travail sur l’évolution des drapeaux qui accompagnait ces nations changeantes !

Voilà, vous en savez autant que moi sur Arnoldo Poivrieri. Et si vous avez eu le courage de me lire jusqu’ici, vous avez le droit de cliquer sur le cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur la vidéo bonus

P.S. Si vous avez aimé le portrait d’Arnoldo Poivrieri qui ouvre ce billet, il a été réalisé par un jeune artiste d’après une gravure d’époque. Si vous aussi, vous souhaitez avoir votre portrait numérique, ou celui d’un de vos proches, vous pouvez passer commande à Adrian Mercure à l’adresse suivante : Adrian Mercure (adrian-mercure.carrd.co

Retrouvez ici d’autres articles publiés un 1er avril :

HAVRE & CAUMARTIN

L’opéra de Saint-Glinglin s’invite chez vous.

Compositrices, Divers

LE REQUIEM DE FAURÉ (1888 – 1893)

Je vous l’annonçais dans mon billet sur Gabriel FAURÉ, son Requiem est une de mes œuvres préférées, et c’est probablement celle que j’ai le plus chantée en concert.

En opposition aux deux autres grands Requiems du XIXe siècle, ceux de BERLIOZ et de VERDI qui avaient perdu tout sens religieux, Fauré a voulu revenir a une forme plus retenue et plus intime. La structure de son Requiem est donc plus légère, et ne comporte que sept parties :

I – Introït et Kyrie

II – Offertoire (Offertorium)

III – Sanctus

IV – Pie Jesu

V – Agnus Dei et Lux Aeterna

VI – Libera me

VII – In Paradisum.

On n’y trouve donc pas ce morceau de bravoure obligé qu’est le Dies Irae (Jour de colère).

Lully Dies IraeCliquez sur le Dies Irae de Lully

La première ébauche date de 1877 avec le Libera me, une œuvre écrite pour baryton et orgue. En 1887, Fauré à l’idée d’écrire une messe des morts (un requiem, donc)

La première exécution date du début 1888 en l’église de La Madeleine, à Paris, sans l’Offertorium ni le Libera Me, et avec un effectif orchestral relativement réduit, pas de cordes sauf un violon solo. Les deux derniers morceaux sont achevés rapidement, et dès 1893, c’est avec cette structure qu’est donné le Requiem, toujours à La Madeleine. C’est la version de 1893, dite pour orchestre de chambre.

Ensuite, Fauré confia à son élève Roger DUCASSE le soin d’écrire une réduction pour piano (celle que les choristes ont le plus souvent en main quand ils le chantent), mais Ducasse ira plus loin en fournissant aussi une version pour orchestre complet. C’est cette version de 1900 – 1901 qui deviendra vite populaire et sera jouée un peu partout dans le monde.

Il faudra attendre environ un siècle pour que les musicologues retrouvent les versions originales à la BNF et établissent une version critique de la partition. J’ai eu la chance de la travailler sous la direction de Jean-Michel NECTOUX, un des musicologues qui a réalisé cette édition critique (et par ailleurs auteur d’un livre, Gabriel Fauré, les voix du clair-obscur, paru chez Flammarion en 1990 et tout à fait remarquable).

Et donc pour moi, le Requiem de Fauré, c’est :

La première œuvre que j’ai chantée, au cours d’un stage dirigé par Michel PIQUEMAL en 1986. Nous l’avions donné à l’époque notamment à Pamiers, ville natale de Fauré.

Je l’ai également travaillée plusieurs fois avec l’ensemble vocal Intermezzo, dirigé par Claire MARCHAND, et donnée à La Madeleine, mais aussi aux Invalides et dans différentes autres églises de Paris ou de la région parisienne.

C’est enfin, une œuvre travaillée avec Jean-Michel NECTOUX, et donnée dans sa version de chambre dans les salons de l’hôtel particulier du prince de Polignac, dans le XVIe arrondissement parisien.

Bref, que des souvenirs extraordinaires !

Mais assez parlé de moi, revenons à la musique.

I – « Introït » : Requiem aeternam…

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur le chœur

II – « Offertorium »

Fauré requiem OffertoriumCliquez sur le disque

III – « Sanctus »

Fauré Requiem Sanctuscliquez sur l’image

IV – « Pie Jesu » (pour la soprano)

Fauré Requiem Pie JesuCliquez sur la soprano

V – « Agnus Dei » & « Lux Aeterna »

Fauré Requiem Agnus DeiCliquez sur l’image

VI – « Libera me » (pour le baryton et le chœur). Attention, écoutez bien de 1 mn 57 s à 2 mn 50 s, vous avez les seules 17 mesures « forte » de la partition.

Fauré Requiem Libera meCliquez sur le baryton et la cheffe

VII – Le séraphique « In Paradisum » (pour les sopranos, ou de jeunes garçons) avec léger accompagnement du chœur.

Fauré Requiem In ParadisumCliquez sur l’image

Voilà, normalement après ce morceau, il n’y a plus de place que pour le silence, mais comme aujourd’hui, le printemps est revenu (il revient toujours le printemps), je vous propose un petit cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus

Compositeurs

Gabriel FAURÉ (1845 – 1924)

Gabriel FAURÉ (1845 – 1924), est un des plus fins musiciens français de la fin du XIXe – début du XXe siècle.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder directement à la liste de lecture

Fauré naît le 12 mai 1845 à Pamiers dans l’Ariège, où son père est instituteur. Il part ensuite à Foix, toujours en Ariège, avant que de partir faire ses études musicales à Paris en 1854, à l’école Niedermeyer. Il y reste 11 ans et étudie le piano, l’orgue, la composition et l’harmonie. Il y a notamment comme professeur Camille Saint-Saëns. En 1865, pour le concours de sortie de l’école, il écrit le Cantique de Jean Racine, qui obtient le premier prix de composition.

Fauré Cantique de Jean Racine opus 11Cliquez sur l’image

En 1870, Fauré s’engage dans l’armée pour combattre les Prussiens qui assiégeaient Paris, et en 1871, pendant la Commune, il part en Suisse. De retour à Paris, il devient titulaire de l’orgue de Saint-Sulpice. À cette époque, il fréquente, grâce à Saint-Saëns, le salon de Pauline Viardot-Garcia.

Quand Saint-Saëns fonde la Société nationale de musique, qui avait pour vocation, après la guerre de 1870, de libérer la musique française de son influence prussienne, Fauré le rejoint. C’est pour lui l’occasion d’exprimer son talent au travers de musiques pour le piano, de musique de chambre ou de ses mélodies.

Fauré sonate pour piano et violon opus 13Cliquez sur l’image

En 1874, il prend la place de Saint-Saëns à l’orgue de La Madeleine, où il est également chef de chœur. C’et pour ce chœur qu’il écrit en 1875 les Djinns, sur un poème de Victor HUGO.

Fauré les DjinnsCliquez sur l’image

Alors qu’il était fiancé avec Marianne Viardot, la fille de Pauline, Marianne rompt ses fiançailles, ce qui affectera fortement Fauré. C’est de cette époque que naîtra la bouleversante Élégie.

Fauré Élégie opus 24Cliquez sur la pianiste et la violoncelliste (et le tourneur de pages)

En 1883, Fauré se marie avec Marie Grémiet, avec qui il aura deux enfants.

En 1886, il rencontre la comtesse Grefhule (qui a servi de modèle à la duchesse de Guermantès de Proust), qui l’aidera dans sa carrière. C’est à elle qu’il dédie sa Pavane, une de ses premières partitions restées célèbres.

Fauré PavaneCliquez sur la partition

En 1888, il donne à La Madeleine une première version de son Requiem, sans doute son œuvre la plus connue, dans une version avec une orchestration légère : pas de cordes hormis un violon solo, et le « Pie Jesu » final chanté par un jeune garçon de la maîtrise. Par là, Fauré voulait rompre avec la tradition des « grosses machines » à la Berlioz, qui avait plus de rapport avec l’opéra qu’avec la musique religieuse. Une version réorchestrée, plus lourde, fut réalisée par un de ses élèves, Roger Ducasse. Pour des raisons financières, c’est cette version qui a longtemps été mise en avant par l’éditeur, qui pouvait ainsi louer aux orchestres un matériel plus important. Je crois que je vais m’arrêter là pour le Requiem, mais j’ai tellement de choses à raconter sur ce Requiem que je crois que je faire un billet rien que sur lui. Qu’en pensez-vous ?

Fauré Requiem Pie JesuCliquez sur le Pie Jesu

En 1896, Fauré succède à Massenet comme professeur de composition au conservatoire de Paris, où il a comme élèves Ravel, Enesco, Koechlin ou encore Nadia Boulanger (la grande sœur de Lili).

En 1898, il écrit une musique de scène pour le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck (1893). (Le « Pelléas et Mélisande » de Debussy date de 1894 – 1902.)

Fauré Pelléas et Mélisande sicilienneCliquez sur l’image

En 1899, pour écrire son opéra Prométhée, qui sera créé aux arènes de Béziers en 1900, il se rend dans cette ville où avait été créé le Déjanire de Saint-Saëns en 1898. La création a lieu sous un déluge d’eau (source {BNF, Gallica) !

Fauré Prométhée création (source Gallica)

À partir de 1903, il commence à devenir sourd et, chose très gênante pour un musicien, il entendait « faux ».

En 1913, c’est la création de son second opéra, Pénélope, sur Pénélope attendant le retour d’Ulysse dans sa patrie, qui n’aura malheureusement pas beaucoup de succès.

En 1920, Fauré prend sa retraite du conservatoire. Il meurt de pneumonie à l’âge de 79 ans le 4 novembre 1924, quelques mois après avoir achevé son dernier Quatuor à cordes.

La mélodie aura occupé Fauré pendant toute sa vie, et ce jusqu’à l’Horizon chimérique en 1921.

Fauré Clair de Lune opus 46 n 2Cliquez sur l’image

Ce billet vous a plu ? Retrouvez une autre sélection de musiques de Gabriel Fauré dans le billet consacré à JANKÉLÉVITCH et Fauré.

Et puis, tiens, pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de ce billet, un petit cadeau Bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus